Semaine de l’architecte: Les meilleurs promoteurs récompensés

L’Ordre des architectes du Burkina Faso a clos la 4e édition de la Semaine de l’architecte, le samedi 12 janvier 2019 à Ouagadougou.

La 4e édition de la Semaine de l’architecte tenue sous le thème « Construisons ensemble l’avenir » a pris fin le samedi 12 janvier 2019. Cette cérémonie a été principalement marquée par la remise de prix des différents concours initiés par l’Ordre des architectes du Burkina Faso.

Il s’agit du concours d’idées pour la maison de l’Architecte, celui pour le plan du monument de l’Architecte et du concours Archi’Plume à l’intention des journalistes. Ainsi, l’architecte Arnaud Sawadogo a remporté le 1er prix du concours d’idées pour la maison de l’Architecte d’un montant d’un million F CFA.

Omar Zombré lauréat

Le 2e prix de ce concours est revenu à l’architecte Romaric Congo qui gagne la somme de 750 000 F CFA et le 3e prix d’un montant de 500 000 F CFA est arraché par Rachid Sana. En ce qui concerne le monument de l’architecte, c’est le projet « Le cristal du béton » de l’étudiant en Master, Kévin Olivier Ouédraogo qui a décroché le 1er prix. Le prix du concours Archi’Plume, a été remporté par le journaliste Omar Zombré de la RTB. Il a gagné un trophée et un chèque de 500 000 F CFA. Il s’est dit réconforté par ce prix et l’a dédié à tous ses confrères.

Le président de l’Ordre des architectes du Burkina Faso, Fabien Ouédraogo, s’est réjoui du succès de cette activité au regard de l’engouement des participants. « Nous avons à travers cette semaine, sensibilisé des populations sur le métier et l’importance de l’architecte », a-t-il signifié. Le conseiller technique du ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Roger Moyenga, a salué l’organisation de cette semaine qui a innové à travers des concours d’architecture.

 

La directrice du groupe GC INTER, Rita Sanwidi, s’est réjouie de sa participation à la semaine de l’architecte.

Il a souligné l’importance du rôle de l’architecte dans l’acte de bâtir. Il a rassuré les architectes de l’accompagnement du ministère en charge de l’habitat pour défendre et rendre ce corps de métier plus sain et profitable aux populations. La directrice du groupe GC INTER, Rita Sanwidi, s’est dit satisfaite de sa participation à ladite semaine. « Le domaine de l’architecture est partenaire pour nous, parce que nous intervenons dans la construction des maisons.

Nous sommes venus présenter notre projet dénommé ‘’La maison intelligente’’. C’est une maison que l’on peut contrôler à distance. Nous travaillons dans des solutions innovantes», a-t-elle mentionné. Pour elle, la Semaine de l’architecte est un véritable espace de communication permettant aux participants de présenter leurs services.

Kowoma Marc DOH

Bonification d’un échelon au profit du personnel du MENA

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 16 janvier 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un rapport relatif à deux (02) décrets.

Le premier décret porte modalités d’indemnisation de l’agent des forces de la police nationale, de la garde de sécurité pénitentiaire, des douanes ou des eaux et forêts ayant subi des préjudices dans l’exercice ou en raison de l’exercice de ses fonctions en cas d’attaques terroristes.

Le second décret porte modalités d’indemnisation de l’agent public de l’Etat et des collectivités territoriales ayant subi des préjudices dans l’exercice ou en raison de l’exercice de leurs fonctions lors d’attaques terroristes.

L’adoption de ces décrets permet de disposer de textes réglementaires en vue de l’indemnisation de l’agent des forces de la police nationale, de la garde de sécurité pénitentiaire, des douanes ou des eaux et forêts ou de l’agent public ayant subi des préjudices lors d’attaques terroristes.

– un rapport relatif à la Feuille de route pour la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) et l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).

L’élaboration de cette Feuille de route a pour objectif d’identifier les interventions susceptibles d’accélérer la réalisation des objectifs du PNDES, des ODD et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 (PDDH-2030) au Burkina Faso.

Ces accélérateurs sont une gouvernance transparente, simplifiée et efficace, la transformation économique et sociale, la gestion et la valorisation durable des ressources naturelles et le nexus humanitaire-développement-sécurité.

Le Conseil a instruit les ministres concernés à prendre les dispositions idoines pour la mise en œuvre de cette Feuille de route en vue de l’atteinte par notre pays, des objectifs du PNDES, des ODD et du PDDH.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
– un décret portant tableaux de reversement des agents contractuels permanents des établissements publics de santé dans le classement indiciaire de la fonction publique hospitalière.

L’adoption de ce décret permet le reversement des agents contractuels permanents des établissements publics de santé conformément à la loi n° 057-2017/AN du 19 décembre 2017 portant statut de la fonction publique hospitalière.

Le Conseil a donné instruction aux Ministres en charge de la Santé et de la Fonction publique de diligenter la finalisation des textes de l’Agence de gestion des soins primaires et du décret de reversement des agents concernés afin de parachever le processus de mise en œuvre de la fonction publique hospitalière.

– un décret portant bonification d’un échelon à titre exceptionnel au profit du personnel du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation (MENA).

L’adoption de ce décret permet d’accorder la bonification d’un échelon aux agents du MENA, avec pour date d’effet le 1er janvier 2018. Cette décision vient en application du protocole d’accord signé le 27 janvier 2018 entre le Gouvernement et la coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE).

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois et nomination de chercheurs au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) dans les emplois de Directeurs de recherche et de Maîtres de recherche.

L’adoption de ce rapport permet la création de quarante-six (46) emplois repartis ainsi qu’il suit :
– six (06) emplois de Directeurs de recherche ;
– seize (16) emplois de Maîtres de recherche ;
– vingt-quatre (24) emplois de Chargés de recherche.

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques :

– un rapport relatif à la demande de propositions n° 2018-007/MAAH/SG/DMP du 23/03/2018 pour la sélection d’un gestionnaire du projet d’Agriculture contractuelle et transition écologique (PACTE) auprès de la direction générale de la promotion de l’économie rurale (DGPER).
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise groupement SOFRECO/FAIRMATCH/CAFI-B pour un montant de trois milliards cinquante-cinq millions cinq cent quarante et un mille cinq cent huit (3 055 541 508) F CFA HT-HD, avec un délai maximum d’exécution de soixante (60) mois.

Le financement est assuré par l’Agence française de développement (AFD).

I.2.3. Pour le compte du ministère des Infrastructures :
– un rapport relatif à l’appel d’offres n° 2015-015/PM/MOAD/PRM du 03/09/2015 relatif aux travaux de construction du nouvel aéroport international de Ouagadougou-Donsin-lot 3.1 : voiries coté ville-assainissement eaux pluviales et eaux usées-espaces verts.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise SOROUBAT pour un montant de trente-un milliards cent cinquante-deux millions deux cent soixante-quatre mille deux cent quarante-sept (31 152 264 247) F CFA TTC.

Le financement est assuré par la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et le budget de l’Etat.

II. COMMUNICATION ORALE

II.1 Le ministre de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques a fait au Conseil une communication relative à la célébration de la 1ère journée mondiale des légumineuses qui se tiendra le 10 février 2019 à Meguet dans la province du Ganzourgou, région du Plateau-Central.

Cette journée, instaurée par l’Assemblée générale de l’ONU, suite à la recommandation dite « déclaration de Ouagadougou », à l’initiative du Burkina Faso, a pour thème « des légumineuses pour renforcer les sources de revenus et les moyens d’existence de ménages ». Elle vise à promouvoir la filière légumineuse et à offrir des opportunités de financement de projets majeurs par les partenaires techniques et financiers.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
– Madame Maminata TRAORE/COULIBALY, Mle 52 129, Maître de recherche en Biochimie-Microbiologie, est nommée Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/IRSS), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Madame Hagrétou SAWADOGO/ LINGANI, Mle 46 543, Maître de recherche en Biochimie-Microbiologie, est nommée Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/IRSAT), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Mahama OUEDRAOGO, Mle 218 481, Maître de recherche en Génétique et amélioration des plantes, est nommé Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Amadou TRAORE, Mle 58 518, Maître de recherche en Génétique animale, est nommé Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018;
– Monsieur Hamidou TRAORE, Mle 32 511, Maître de recherche en Malherbologie, est nommé Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018;
– Monsieur Ouola TRAORE, Mle 24 260, Maître de recherche en Agro-Pédologie, est nommé Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018;
– Monsieur Adama DIALLO, Mle 23 356, Chargé de recherche en Linguistique descriptive, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INSS), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Tiga Alain OUEDRAOGO, Mle 17 702, Chargé de recherche en Linguistique descriptive, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INSS), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Goama NAKOULMA, Mle 58 510, Chargé de recherche en Géographie rurale, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INSS), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Lucien OUEDRAOGO, Mle 271 728, Chargé de recherche en Géographie, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INSS), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Rémy Anogmain DABIRE, Mle 46 542, Chargé de recherche en Entomologie, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018;
– Monsieur Déhou DAKOUO, Mle 22 631, Chargé de recherche en Agro-Pédologie, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018;
– Madame Hama BA/FATOUMATA, Mle 110 939, Chargée de recherche en Nutrition-Sciences des aliments, est nommée Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/IRSAT), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Siédouba Georges YE, Mle 59 221, Chargé de recherche en Mécanique appliquée, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/IRSAT), pour compter du 18 juillet 2018;
– Madame Martine DIALLO/KONE, Mle 41 334, Chargée de recherche en Chimie : Chimie-physique (Chimie des eaux), est nommée Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/IRSAT), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Sacamba Aimé Omer HEMA, Mle 58 515, Chargé de recherche en Acarologie-Entomologie, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Honoré KAM, Mle 216 325, Chargé de recherche en Génétique et amélioration des plantes, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Bazoumana KOULIBALY, Mle 110 941, Chargé de recherche en Agronomie (Sciences du sol), est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Jacob SANOU, Mle 24 072, Chargé de recherche en Agronomie-Amélioration des plantes, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018;
– Monsieur Josias SANOU, Mle 271 613, Chargé de recherche en Agroforesterie/Ecophysiologie, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA), pour compter du 18 juillet 2018;
– Monsieur Hermann SORGHO, Mle 117 295, Chargé de recherche en Parasitologie, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/IRSS), pour compter du 18 juillet 2018 ;
– Monsieur Aristide TRAORE, Mle 77 996, Chargé de recherche en Physiologie Animale-Pharmacologie, est nommé Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/IRSS), pour compter du 18 juillet 2018.

III. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :
– Monsieur Antoine Emmanuel KY, Intendant-Colonel ;
– Monsieur Issa SARRE, Officier Logisticien.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement:
– Monsieur Kaongo Wilfried Séraphin KIENTEGA, Mle 54 645 E, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :
– Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Officier.

Au titre de la Coopération française :
– Monsieur Dominique Philippe CHANSON, Officier français, Attaché de défense et chef de la mission de coopération de défense au Burkina Faso (titulaire).

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :
– Monsieur Oumar TRAORE, Mle 59 244 F,

Au titre de la Représentation des enseignants et instructeurs permanents burkinabè de l’Institut:
– Monsieur Dinkou Ousseine KARAMBIRI, Officier Transmissions.

Le second décret nomme Monsieur Antoine Emmanuel KY, Intendant-Colonel, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO), pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat d’Administrateurs des personnes ci-après, au Conseil d’administration de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
– Madame Sarata Ousmane NIKIEMA/DIALLO, Mle 91 860 D, Inspecteur du travail.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :
– Monsieur Lokré Paul ZOUGMORE, Mle 217 047 S, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– Monsieur Seydou BARRO, Mle 43 129 A, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille :
– Madame Jacqueline KABORE/ OUEDRAOGO, Mle 51 989 N, Administrateur des affaires sociales.

Au titre du Collège représentant les Organisations professionnelles des travailleurs:
– Monsieur Rodolphe BASSOLE, Mle 88 40 V, Cadre de gestion, Union syndicale des travailleurs du Burkina (USTB) ;
– Monsieur Ninda Mahamoudou ZABDA, Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB) ;
– Monsieur Wendgoundi Germain ZONGO, Comptable, Force ouvrière-Union nationale des syndicats libres (FO-UNSL) ;
– Madame Marguerite BAMA/ROUAMBA, Confédération syndicale burkinabè (CSB) ;
– Monsieur Kelguebsom Blaise SONDO, Mle 11 355 L, Professeur titulaire des universités, Confédération générale du travail du Burkina (CGTB) ;
– Monsieur François Xavier OUEDRAOGO, Mle 09 74, Sociologue, Unité d’action syndicale (UAS).

Au titre du Collège représentant les observateurs :
– Monsieur K. Idrissa OUEDRAOGO, Association nationale des retraités du Burkina Faso (ANRBF).

Le second décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
– Monsieur Rasmané OUEDRAOGO, Mle 57 923 H, Inspecteur du travail.

Au titre du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :
– Madame Windlasida Pulchérie BAMBA/SAWADOGO, Mle 130 257 G, Magistrat.

Au titre du Collège représentant les Organisations professionnelles des travailleurs:
– Monsieur Fatogoma dit Sidiki TRAORE, Organisation nationale des syndicats libres (ONSL) ;
– Monsieur Aboudou TRAORE, Mle 40 203 C, Ingénieur de conception informatique, Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO).

Au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
– Monsieur Loro DRABO, Mle 200 558 W, Assistant des affaires économiques.

C. MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du Premier ministère :
– Monsieur Amado KABORE, Mle 40 585 E, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire ;
– Monsieur Félix KABORE, Mle 54 488 D, Professeur certifié des lycées et collèges.

Au titre du ministère de la Santé :
– Monsieur Samba DIALLO, Mle 80 516 W, Médecin spécialiste ;
– Monsieur Pazagwendé Brice Evance ZOUNGRANA, Mle 80 540 T, Pharmacien généraliste.

Au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
– Monsieur Komikiyoaba NALKESSE, Mle 91 973 N, Conseiller en économie et développement.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Madame Mariame HIEN/ZERBO, Mle 023 19 39 M, Enseignant-chercheur, administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement, au Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG), pour une dernière période de trois (03) ans .

Le troisième décret nomme Monsieur Samba DIALLO, Mle 80 516 W, Médecin spécialiste, Président du Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG), pour un premier mandat de trois (03) ans.

D. MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Christian Félix OUEDRAOGO, Directeur général adjoint de Bissa Gold SA, Administrateur représentant les usagers de l’eau au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Nakambé, pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Nakambé, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement :
– Monsieur Habdoulaye KOUDAKIDIGA, Mle 32 201 H, Ingénieur du génie rural.

Au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques :
– Madame Bibata BOLY/SERME, Mle 245 348 U, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :
– Monsieur Ousmane DEMBELE, Mle 22 482 E, Inspecteur principal des eaux et forêts.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :
– Monsieur Hamadé OUEDRAOGO, Mle 87 299 M, Ingénieur d’élevage.

Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat:
– Monsieur Sami MIDIOUR, Mle 078 P,

Au titre des Collectivités territoriales :
– Monsieur Irisso MANDE, Mle 29 470 X, Maire de Titao ;
– Monsieur Ambasda Paul SANDWIDI, Mle 214 822 R, Maire de Tensobentenga ;
– Monsieur Niondia Daouda ZOROME, Maire de Kongoussi ;
– Monsieur Firmen CONOMBO, Mle 87 772 Z, Maire de Bindé ;
– Madame Fizéta Safiatou SORE/KOANDA, Maire de Bingo.

Au titre de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) :
– Monsieur Mahamadou KONE, Mle 746, Ingénieur hydrogéologue.

Au titre des représentants des usagers de l’eau:
– Monsieur Bernard Marie KABORE, Secrétaire général du Syndicat national des entrepreneurs du Bâtiment et des travaux publics (BTP) ;
– Monsieur Mahamadi ROUAMBA, Chargé de Programme à l’Association mains unies du Sahel (AMUS).
– Monsieur Abdoulaye SAWADOGO, Mle 32 329 E, Coordonnateur de l’Association Song-Taap La Paongo ;
– Monsieur Boubié Léonard 1er Jumeau BATIONO, Mle 254 953 M, Ingénieur agronome.

Le troisième décret nomme Monsieur Habdoulaye KOUDAKIDIGA, Mle 32 201 H, Ingénieur du génie rural, Président du Conseil d’administration de l’Agence de l’Eau du Nakambé, pour un premier mandat de trois (03) ans.

E. MINISTERE DE L’ENERGIE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Lassina SANOU, Mle 520, Ingénieur hydraulicien, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), pour une dernière période de trois (03) ans.

Le second décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
– Monsieur Abdoul-Aziz SANA, Mle 119 326 X, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :
– Monsieur Rasmané SAWADOGO, Mle 247 956 W, Ingénieur en génie civil.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– Monsieur Wendwaoga Jean Jacques KABORE, Mle 111 103 H, Inspecteur du trésor.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Victimes terrorisme: Les agents publics désormais indemnisés

Le conseil des ministres du mercredi 16 janvier 2019, a adopté des textes relatifs à la prise en charge des agents publics de l’Etat victimes d’attaques terroristes, selon le point fait par le ministre, porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou. Des explications ont été données aussi sur la situation sécuritaire du pays et la prise en charge des personnes déplacées dans le Centre-Nord et le Sahel par les chefs des départements concernés.

Désormais, les agents de l’Etat, victimes d’attaques terroristes (cas de décès, blessures ou destruction de biens personnels), doivent pouvoir bénéficier d’une prise en charge. Le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou l’a révélé à l’issue du Conseil des ministres du 16 janvier 2019. Il a, en effet, indiqué que deux décrets ont été adoptés au titre du ministère de l’Economie et des Finances pour l’indemnisation des agents publics de l’Etat ayant subi des préjudices dans l’exercice de leurs fonctions ou en raison de leurs fonctions lors des attaques terroristes.

Selon le ministre, il s’agit de prendre en compte le contexte actuel d’insécurité qui expose à la fois les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les agents publics, lorsqu’ils sont touchés dans leurs fonctions par des actes terroristes. Le gouvernement a aussi pris des mesures concrétisant le processus de mise en œuvre de la Fonction publique hospitalière et du protocole d’accord avec les syndicats de l’éducation.

Ainsi, un décret portant tableau de reversement des agents contractuels permanents des établissements publics de santé dans le classement indiciaire de la Fonction publique hospitalière a été adopté, le ministre annonçant un prochain décret relatif au reversement, cette autre fois, des agents de gestion des soins primaires. Quant au milieu éducatif, la bonification d’un échelon à titre exceptionnel au profit du personnel du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation est maintenant effective.

Rémis Fulgance Dandjinou a expliqué que cette mesure entre en application du protocole d’accord entre les syndicats de l’enseignement et le gouvernement, alors que les négociations se poursuivent sur la question du statut valorisant du corps enseignant. A propos de la situation sécuritaire du pays, le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo, s’est prononcé sur le drame survenu le 12 janvier 2019 à Nafona, dans la Comoé, qui a enregistré « la mort accidentelle par balle » d’une dame et le lynchage à mort de deux agents de police. « Il n’y avait aucune volonté de la police d’utiliser des armes contre la population », a précisé Clément Sawadogo.

Justice sera rendue

Le ministre a assuré que tout sera mis en œuvre pour que justice soit rendue et que les auteurs du forfait soient punis, soulignant que les personnes qui devaient faire l’objet d’interpellation le seront effectivement. « Nous allons engager toutes les actions nécessaires en la matière pour que cette situation soit réglée de manière républicaine », a-t-il laissé entendre.

Clément Sawadogo a en outre signalé l’enlèvement d’un Canadien, employé d’une entreprise minière (Progress Minerals) à Tiabongou dans la commune de Mansila dans le Sahel, le 15 janvier 2019. Cet enlèvement survient après la disparition d’un couple canado-italien.

« Nous avons mis en alerte tout notre dispositif sécuritaire pour rechercher ces personnes », a indiqué le ministre de la Sécurité, notant que la situation frontalière de cette zone avec deux pays (Mali et Niger) constitue une difficulté pour les recherches. Interrogé sur la situation à Gasseliki, localité située à environ 16 km de Yirgou, le ministre a expliqué qu’il s’agit d’activités terroristes destinées, entre autres, à semer la confusion entre les communautés au motif de venger des personnes en tuant dans un premier temps 12 personnes puis une dizaine d’autres lors d’une seconde attaque. Les terroristes cherchent à opposer les communautés, a dénoncé M. Sawadogo.

« Des mesures énergiques ont été prises par l’armée en rapport avec la gendarmerie pour que cette zone puisse bénéficier d’un dispositif sécuritaire exceptionnel à la hauteur de la situation », a-t-il affirmé. Ces différentes attaques ont généré un flux important de populations vers la localité de Foubè. La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laurence Ilboudo, a fait état d’environ 5 388 déplacés sur ce nouveau site de Foubè, portant le nombre total de personnes déplacées dans la zone à 12 345 au jour du 15 janvier 2019.

Elle n’exclut pas une progression des chiffres. La ministre a annoncé que le plan de riposte humanitaire du gouvernement pour la prise en charge totale des déplacés s’évalue à 13 milliards F CFA sur les six prochains mois, prenant en compte les questions alimentaire, sanitaire, scolaire, d’éclairage, d’assainissement, etc. Un plan de financement de ce besoin est en étude avec l’aide des partenaires, a-t-elle précisé. A ce jour, ce sont plus de 345 millions F CFA qui ont été dépensés dans le cadre de cette question humanitaire, foi de la ministre.

Fabé Mamadou OUATTARA

Direction générale des impôts: Plus de 737 milliards F CFA recouvrés en 2018

Le Directeur général de la direction générale des impôts, Adama Badolo, a dressé le bilan des activités réalisées en 2018, à l’occasion de la 4e rentrée fiscale, lors d’une conférence de presse animée, le mercredi 16 janvier 2019 à Ouagadougou.

La Direction générale des impôts veut réussir la mobilisation de recettes budgétaires pour répondre aux besoins fixés par le Plan national de développement économique et social (PNDES). Pour ce faire, elle doit être une administration moderne et performante conforme aux standards internationaux. C’est à ce titre qu’elle a placé sa 4e rentrée fiscale sous le thème : « Poursuite de la modernisation et de la digitalisation du paiement des impôts et taxes au Burkina Faso ».

Les objectifs ont été déclinés aux journalistes, le 16 janvier 2019 à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse animée par le patron de la DGI, Adama Badolo. Pour lui, ce thème s’inscrit dans le cadre d’un devoir de recevabilité. Au titre des performances de recouvrement 2018, il a indiqué que les objectifs des recettes assignés à sa direction concernant le budget de l’Etat et contenus dans la loi de finances rectificative pour l’année précédente ont été fixés à 746,943 milliards FCFA.

2018, une année riche

En fin décembre 2018, les recouvrements effectifs réalisés étaient de l’ordre de 737 391 418 220 F CFA correspondant à un taux de réalisation de 98,72% contre 93,43% enregistré en 2017. L’analyse comparée de ces niveaux de recouvrement, a-t-il poursuivi, indique un accroissement d’au moins de 64 milliards F CFA, ce qui équivaut à une augmentation en valeur relative de 9,5%.

« Les performances de la DGI au titre de l’année 2018 ont été positives. Je peux même dire que nous sommes dans la bonne dynamique et que nous devons poursuivre nos efforts sur l’année 2019″, a affirmé le DG Badolo. Quelles ont été les grandes réalisations au cours de l’année 2018 ? En réponse, iI a cité la mise en place du portail de téléprocédures fiscales eSINTAX, du nouveau logiciel de gestion de l’identifiant unique, la stratégie d’apurement des Restes à recouvrer (RAR), l’édition et la diffusion du code général des impôts, et l’élaboration des manuels de procédures.

L’année 2018 ayant été riche et dynamique, il a souhaité que 2019 soit tout aussi soutenue avec la mise en œuvre des chantiers en cours.
Quels sont les perspectives ? Adama Badolo a fait savoir que de nouvelles mesures fiscales seront mises en œuvre selon la loi de finances 2019 comme par exemple l’institution d’une taxe sur les véhicules à moteur.  » Cette taxe permettra de trouver des ressources pour le financement des budgets des collectivités.

L’accroissement prévisionnel de ce budget est de l’ordre de 7 355 323 417 FCFA », a-t-il précisé. En outre, il a noté la poursuite de la mise en place du cadastre fiscal et celui du projet eSINTAX.

Il a expliqué qu’en complément du manuel de procédures fiscales qui sera communiqué à l’ensemble des contribuables, il est prévu la rédaction d’une doctrine fiscale qui contribuera à la transparence et à une meilleure compréhension de l’action administrative par le citoyen.

Elélé KANTORO

Amélioration du climat des affaires: Communiquer davantage sur les réformes opérées

Le comité de suivi de l’amélioration du climat des affaires au Burkina Faso a tenu sa quatrième session, le mardi 15 janvier 2019 à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Au cours de la rencontre, les membres ont passé en revue les réformes opérées en 2018 et leur impact.

En régression de deux places dans le classement Doing Business de la Banque mondiale en 2018 qui mesure la réglementation des affaires et son application dans 190 pays, le Burkina Faso veut désormais améliorer son rang en mettant l’accent sur la communication. En effet, lors de la quatrième session tenue le mardi 15 janvier 2019 à Ouagadougou, le comité de suivi du climat des affaires au pays des Hommes intègres, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, par ailleurs président du comité a donné des orientations aux départements ministériels d’améliorer la communication avec les contributeurs mais aussi à intégrer un sous-comité sur la question.

« L’évaluation qui a été faite du Burkina Faso indique clairement que nous sommes un pays qui a amélioré son dispositif en matière de facilitation des affaires. Seulement, nous sommes en compétition et beaucoup de pays ont réalisé des réformes, donc c’est ceux qui ont fait plus de réformes et les ont communiquées qui sont les mieux évalués », a laissé entendre le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré.

Les membres du comité ont passé en revue les réformes entreprises en 2018 pour améliorer le climat des affaires au Burkina Faso.

A l’écouter, le pays a fait une matrice de 8 points avec un taux de réalisation intéressant et lors d’une rencontre avec les contributeurs que la Banque mondiale interroge, ces derniers ont reconnu qu’il y a eu des réformes mais ils n’étaient pas informés. Selon le ministre Kaboré, le comité a également fait le point des réformes et adopté le plan triennal 2019-2021. « Nous avons analysé le traitement fait des réformes, les points à améliorer et les moyens qu’il faut pour réussir les meilleurs réformes afin de faire de notre pays une plaque tournante pour les affaires », a expliqué le ministre en charge du commerce.

Il a précisé que chaque mois le comité va se réunir pour réévaluer les réformes et les départements ont été appelés à accélérer pour que dès le premier trimestre de l’année en cours, il y ait de l’amélioration. Le comité de suivi de l’amélioration du climat des affaires est composé entre autres, des ministères en charge du commerce, de la justice, des infrastructures, de l’urbanisme, des mines et de l’eau.

 Joseph HARO

Frères des écoles chrétiennes: 70 ans d’éducation célébrés à Toussiana

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L’archevêque de Bobo-Dioulasso, Monseigneur Paul Yemboado Ouédraogo, a présidé le dimanche 13 janvier 2019, à Toussiana, une messe d’action de grâces à l’occasion des 70 ans de présence des Frères des écoles chrétiennes au Burkina Faso et au Niger.

Les Frères des écoles chrétiennes du Burkina Faso et du Niger rendent grâce à Dieu pour le chemin parcouru en 70 ans dans ces pays, depuis l’arrivée des cinq premiers membres de la congrégation le 25 septembre 1948 à Toussiana.

C’est par une messe d’action de grâces célébrée le dimanche 13 janvier 2019 à Toussiana qu’ils ont exprimé leur gratitude à Dieu par des louanges et d’Eucharistie. Au cours de la célébration, l’archevêque de Bobo-Dioulasso, Mgr Paul Yemboado Ouédraogo, a glorifié Dieu pour toute l’œuvre éducative des Frères lasalliens au pays des Hommes intègres et ailleurs et l’a imploré pour qu’il permette la perpétuation de l’action de la congrégation.

L’archevêque de Bobo-Dioulasso, Mgr Paul Yemboado Ouédraogo, a glorifié Dieu pour l’œuvre éducative des Frères lasalliens pendant 70 ans.

Il s’est réjoui que celle-ci ne soit plus constituée d’Européens mais est devenue essentiellement africaine. Le 70e anniversaire de la présence au Burkina et au Niger des religieux ayant pour saint patron, Jean Baptiste De La Salle, a été l’occasion pour cinq d’entre eux de célébrer leur jubilé de 25 et 40 ans de vie consacrée.

Pour sa part, le frère conseiller général de la congrégation, Pierre Ouattara, qui a vécu 40 ans en tant que Lasallien, s’est félicité d’une œuvre dont les impacts sont difficiles à mesurer en termes de statistiques et de réalisations. Cela dans la mesure où l’action des frères comporte un volet qui est invisible, qui va au-delà même de leur présence physique. Invité à la messe commémorative, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Kalifa Traoré, lui-même ancien élève d’école lasallienne, a salué le grand nombre de cadres formés par les Frères et qui travaillent dans les secteurs public et privé.

« Dans les établissements des Frères, il y a surtout la qualité, la rigueur, la discipline. Ils font aujourd’hui partie des meilleurs du Burkina. On devrait pouvoir s’en inspiré »

« Dans les établissements des Frères, il y a surtout la qualité, la rigueur, la discipline. Ils font aujourd’hui partie des meilleurs du Burkina. On devrait pouvoir s’en inspiré », a confié le SG. Il a félicité les religieux pour les efforts fournis pour surmonter les difficultés et toujours dispenser un enseignement de qualité. Selon lui, l’avenir est prometteur avec les Frères des écoles chrétiennes qui se sont désormais lancés dans l’enseignement supérieur.

Jean Philibert SOME

Affrontements à Yirgou : Le CISAG appelle à l’apaisement des cœurs

Le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) a animé, le mardi 15 janvier 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse pour se prononcer sur les évènements de Yirgou.

Les évènements de Yirgou, dans lesquels de nombreuses personnes ont perdu la vie en début d’année, sont une preuve que les Burkinabè sont tombés dans le piège tendu par les terroristes. C’est la conviction des responsables de Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG), une Organisation de la société civile (OSC), qui a animé une conférence de presse, le mardi 15 janvier 2019 à Ouagadougou.

«Les violents affrontements meurtriers ont montré à la face du monde, l’image d’un Burkina Faso qui n’honore pas ses habitants. Ils ont mis à rude épreuve notre vivre-ensemble et cela est fort regrettable», a affirmé le président du CISAG, Issiaka Ouédraogo. La situation est d’autant plus incompréhensible, que ces évènements sont survenus au moment où le pays est de plus en plus la cible d’attaques terroristes, a-t-il ajouté.

Pour les membres du CISAG, il faut éviter (pour l’heure), toute attitude visant à indexer des personnes comme étant les auteurs des crimes odieux, afin de faciliter un retour rapide au calme et l’apaisement des cœurs. Tout en présentant ses sincères condoléances aux familles éplorées, et souhaitant prompt rétablissement aux blessés, les conférenciers ont exprimé leur indignation. «Nous condamnons avec fermeté les actes de barbaries perpétrés par les forces du mal et demandons aux autorités gouvernementales d’équiper nos Forces de défense et de sécurité (FDS) afin de pouvoir faire face à l’ennemi», a plaidé le président du CISAG.

Les membres ont, par ailleurs, appelé les forces vives de la nation à une synergie d’actions: «Nous invitons les acteurs politiques, les professionnels des médias, les chefs coutumiers et religieux et l’ensemble des citoyens à œuvrer au renforcement des liens entre les différentes communautés au Burkina Faso».

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

CPI: Remise en liberté confirmée pour Gbagbo et Blé Goudé

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo et son ministre de la Jeunesse, Blé Goudé, ont été acquittés, le mardi 15 janvier 2019 par la Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI). Leur libération immédiate telle qu’ordonnée par la Chambre était suspendue à la requête introduite par le Bureau de Fatou Bensouda. Lors de l’audience du mercredi 16 janvier, la CPI a rejeté la demande de l’accusation. L’ancien président ivoirien et son ministre de la Jeunesse sont désormais libres, mais sous conditions.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé peuvent quitter le pénitencier de Scheveningen aux Pays-Bas. En effet, la demande du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de les maintenir en détention a été rejetée par les juges de la Cour, le 16 janvier, après avoir annoncé mardi leur acquittement pour crimes contre l’humanité.

La Chambre à la majorité (2 juges/3), avec l’opinion dissidente de la juge Herrera Carbuccia, a rejeté la requête présentée par le procureur de maintenir Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en détention. La Chambre a également demandé au greffe d’obtenir les assurances nécessaires auprès de l’ex-président ivoirien et de son ancien ministre de la Jeunesse et de leurs conseils principaux respectifs, de leur présence au siège de la Cour en cas d’appel.

Les deux hommes attendent donc désormais la date de leur sortie de prison.
Tout au long de l’audience d’hier 16 janvier, l’accusation s’est opposée à leur remise en liberté immédiate. Pour le procureur Eric McDonald, certains éléments, notamment la gravité des charges, le risque de fuite des accusés et la probabilité d’un procès en appel, ne permettaient pas la libération immédiate de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

Par ailleurs, parce que «les tensions sont encore vives en Côte d’Ivoire», l’avocate des victimes a demandé à la Cour de «maintenir les accusés en détention en attendant l’appel». Des arguments réfutés par la défense, notamment celle de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Concernant le risque de fuite, «le procureur reprend les mêmes vieux arguments contestés lors de l’audience du 13 décembre», a indiqué son avocat principal, Me Emmanuel Altit.

Pour la défense de Charles Blé Goudé, «le simple fait» que l’accusation fasse appel ne pourrait suffire à maintenir une personne acquittée en détention. Après avoir entendu les arguments du procureur, le juge président Cuno Tarfusser a exigé des accusés la signature d’un document pour une comparution en cas d’appel éventuel. Exigence à laquelle ont promis de se plier les avocats de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

Synthèse de Jean-Marie TOE

Attaque terroriste du 15 Janvier 2016: Des artistes-musiciens invitent les Burkinabè à « rester debout »

Des artistes-musiciens et slameurs ont organisé, le mardi 15 janvier 2019 sur l’avenue Kwame N’Krumah, un concert dénommé « Restons debout » en hommage aux victimes des attentats du 15 janvier 2016.

A la faveur de l’an III de l’attaque terroriste du 15 janvier 2016 sur l’avenue Kwame N’Krumah, un collectif d’artistes-musiciens et slameurs a rendu un hommage aux victimes à travers un concert baptisé « Restons debout ». Ils ont organisé, en effet, une soirée musicale en signe de reconnaissance aux femmes et hommes tombés le 15 janvier 2016.

Sur l’avenue Kwame N’Krumah, à la hauteur du café Cappuccino où a eu lieu l’attentat, Don Sharp, Floby, Malika la Slameuse, Oskimo, Mr Léo, Awetou, Grand Silga et bien d’autres artistes nationaux et étrangers ont, ainsi, devant un public composé de personnes venues d’horizons divers, interpellé les Burkinabè à résister à l’obscurantisme. Ils ont invité les Ouagalais à vivre et faire revivre la fameuse avenue en la fréquentant plus qu’auparavant.

Entre deux prestations, le maire de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé, qui était de la partie s’est adressé à l’assistance et à ses concitoyens en ces termes : «Des individus ayant perdu toute humanité ont tenté de nous arrêter, ils nous ont administré une gifle. Nous avons titubé, trébuché mais nous sommes restés debout». Et d’ajouter : « Nous sommes là pour dire aux terroristes que Ouagadougou restera toujours la ville où il fait bon vivre, la plus attractive de la sous-région et que l’avenue Kwame N’Krumah retrouvera vie grâce aux Ouagalais et à ceux qui y travaillent ».

Pour sa part, le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, dont l’intervention a été précédée du titre «Stand up for your right» de Bob Marley, a félicité les organisateurs du concert qui permet au peuple burkinabè de faire face avec courage à la menace terroriste. «Nous devons éviter la sinistrose. N’arrêtons pas de vivre, d’aller au concert ou au maquis. Nous devons danser, et chanter», a lancé le ministre Kaboré. Il a proposé à tous les Ouagavillois de faire une semaine de « selfie » sur ladite avenue, dans ses restaurants, maquis et cafés.

Cela, s’est-il convaincu, pour dire qu’en toute chose, c’est le Faso d’abord. Présent au concert, Jean Marc Tiendrébéogo a, quant à lui, dit résister à «la peur indicible» que veulent imposer les auteurs des attentats. S’adressant à ces derniers, il dira que malgré leur méchanceté, les Burkinabè continuent de vivre, refusent de se retrancher dans leurs maisons. Le concert « Restons debout » a été l’occasion pour l’artist- musicien Naël Mellerd, de présenter son nouveau single de résistance au terrorisme intitulé «Dans cent millions d’années».

 Jean Philibert SOME