Rapt de mineures à Koloko : l’amour à tout prix

A Koloko, l’enlèvement des filles mineures est une pratique courante. Ces dernières années, les élèves sont les premières victimes de ce phénomène qui met un terme à leur scolarité. Malgré les multiples campagnes de sensibilisation des autorités locales et des ONG, le phénomène prend des proportions inquiétantes dans cette commune rurale frontalière du Mali.

Le procureur près le tribunal de grande instance de Orodara, Abdoulaye Simporé, a indiqué que le rapt est puni par la loi.

Il est 11h 30 minutes, le vendredi 20 août 2018 à Koloko, commune rurale de la province du Kénédougou où vivent, à majorité, des Sénoufou. Le soleil est presqu’au Zénith. L’hivernage bat son plein. Dans cette localité frontalière du Mali, le rapt des jeunes filles mineures est d’actualité. Le constat est encore plus triste dans les lycées et collèges de la commune. Agée de 12 ans, Afou Sanogo en a été victime. Elève en classe de 6e, elle déclare avoir été enlevée par des jeunes, en plein jour au marigot. « J’y étais un jour pour laver des graines de néré. Soudain, trois jeunes ont surgi à moto sur les lieux. Ils me sont tombés dessus et m’ont chargée à l’arrière de la moto en direction du Mali », raconte-t-elle. Son père, Noumoutié Sanogo, dit avoir beaucoup souffert de cet enlèvement. La situation de Nafissatou Traoré est encore plus troublante.

L’air innocent, son large sourire laisse transparaître une âme en peine. Cette dernière est élève en classe de 4e dans un autre établissement scolaire. Elle se confie, mais refuse toute prise de vue : « Un homme m’a fait des avances au champ. Quand j’ai posé le problème à mes parents, ils se sont opposés à notre relation. C’est ainsi qu’il a décidé de m’enlever et m’a dit que si je refusais, il me tuerait. J’ai pris peur et je me suis laissé faire. Mais avant que nous n’allions à Wolonkoto, il a été voir un marabout et on a été interpellé par la police, vers quatre heures du matin ».

L’enlèvement de Nafi a suscité de vives réactions et a même été porté devant le tribunal de grande instance de Orodara, qui a condamné le ravisseur à cinq ans de prison avec sursis, doublé de l’interdiction de contacter la fille. Comment cette pratique est-elle organisée ? A Koloko, il n’est pas facile d’avoir des éclairages sur le phénomène auprès des populations, qui font preuve de méfiance face au sujet. Toutes nos tentatives d’avoir des informations sur le phénomène auprès des habitants ont été infructueuses. Finalement, c’est au service départemental de la femme, de la solidarité nationale et de la famille de Koloko, que nous trouvons gain de cause. A en croire le premier responsable, Bassirou Badjo, l’enlèvement des filles mineures est « très criant » dans sa zone de couverture, singulièrement à Koloko. Et d’ajouter que le phénomène est encore pire dans les lycées et collèges.

16 enlèvements en 9 mois

A ce propos, il a laissé entendre qu’en pleine année scolaire, il est parfois saisi par le lycée départemental ou des parents de filles victimes d’enlèvement. « Nous avons des filles de la classe de seconde qui ont même été enlevées et emmenées au Mali », précise-t-il. Selon M. Badjo, durant l’année scolaire 2017-2018, son service a enregistré 16 cas d’enlèvement dont 11 filles scolarisées. Parmi les élèves enlevées, trois sont tombées enceintes, une a abandonné ses études avant la fin de l’année scolaire et une autre a passé une année blanche. Une situation que déplore M. Badjo, car empêchant les jeunes de poursuivre ou d’achever leurs études.

Toute chose qui bafoue leur droit à l’éducation. En outre, il a indiqué que tous les cas enregistrés ne reflètent pas la réalité. Cette opinion est partagée par Daouda Diarra, 1er adjoint au maire de la commune rurale de Koloko. Peu bavard, celui-ci ne nie pas l’existence du phénomène dans sa cité. Personnellement, il dit déplorer cette pratique qui gagne du terrain en milieu scolaire dans sa commune. Pour venir à bout de ce « mal », M. Diarra propose que l’on mette l’accent sur la sensibilisation. Ce travail, a été entamé par les autorités communales avec l’appui du service départemental de la femme, de la solidarité nationale et de la famille et les forces de sécurité. D’un endroit à un autre, nous voici au lycée départemental de Koloko. La cour est vide de son monde habituel à cause des vacances scolaires. C’est dans ce calme apparent que le proviseur, Jérôme Sanou, nous reçoit dans son bureau. A l’écouter, le rapt des filles mineures, notamment celles scolarisées, est une réalité dans son établissement. «Chaque année nous enregistrons en moyenne trois ou quatre filles, victimes de cette pratique », confie-t-il. Au titre de l’année scolaire 2017-2018, son lycée, relève-t-il, a connu quatre cas d’enlèvement dans trois classes, notamment en 4e, 2nde et 1re.

Une autre victime qui a requis l’anonymat et n’a pas voulu se prononcer sur son enlèvement.

Mais avec l’appui de l’Action sociale, ils ont pu faire réintégrer trois filles. Une seule est portée disparue et les recherches sont restées vaines. M. Sanou souligne également que l’année surpassée, ce sont quatre cas qui ont été répertoriés dans son établissement. Le phénomène, a-t-il mentionné, réduit considérablement les chances de scolarisation et le maintien des filles à l’école dans cette localité. Le lycée départemental de Koloko n’est pas le seul à vivre cette situation. La responsable du service de l’Education des filles à la direction provinciale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kénédougou, Dan Ténè Sanon déclare qu’en 2017, une fillette de 11 ans de la classe de CM1 de l’école primaire publique de Guéna, dans la commune rurale de Kourinion, a été enlevée et violée par un homme de 50 ans. La fillette est, par la suite, tombée enceinte et a accouché.

La tradition pointée du doigt

L’affaire, a-t-elle dit, est au niveau du parquet à Orodara et jusque-là, le procès n’a pas encore eu lieu. « Ce sont des exemples parmi tant d’autres », martèle Mme Sanon. Selon elle, il existe des cas d’enlèvement de filles dans la province, mais qui ne sont pas portés à la connaissance des autorités compétentes.

A l’entendre, les chefs d’établissements scolaires communiquent peu autour du phénomène. Cependant, les avis sont divergents. Karim Ouattara, président de l’association des parents d’élèves du lycée départemental de Koloko, a une autre lecture. Il pointe un doigt accusateur sur les parents qui, selon lui, seraient en partie responsables de cette situation. « Tout tourne autour de la question de tuteurs », a-t-il martelé. A l’entendre, certains parents refusent de confier leurs enfants à des tuteurs pour qu’ils ne soient pas maltraités. « Les élèves n’ont pas de tuteurs, notamment les filles scolarisées qui viennent des villages environnants. Elles logent seules et sont abandonnées à elles-mêmes. Que voulez-vous ? », se désole-t-il. Selon lui, tout peut arriver, car les filles sont exposées à toutes sortes de risques, tels les viols et les enlèvements. A Koloko, plusieurs raisons sont souvent avancées pour justifier l’enlèvement des filles mineures. Mais, à en croire certaines indiscrétions, la tradition y est en partie pour quelque chose.

A ce sujet précis, le chef de service départemental de la femme, de la solidarité nationale et de famille de Koloko confie : « chez les Sénoufo à Koloko, lorsqu’une femme est promise à un homme, il y a une condition qui est posée. Lorsque cette dernière fait des enfants et que ceux-ci sont des filles, la première doit obligatoirement revenir dans la famille de sa maman, voire chez son oncle maternel ». En outre, il a rappelé que c’est la manière de faire qui a changé, sinon jadis, le phénomène ne concernait que les jeunes filles en âge de se marier. Un autre fait, qui nous a été signalé lors de notre passage à Koloko, est celui relatif à l’envoûtement des filles enlevées.

Un sujet sur lequel certaines personnes interrogées refusent de se prononcer, faute de preuves. Mais les suspicions ne manquent pas. Le proviseur du lycée départemental de Koloko, pour sa part, affirme : « on a l’impression qu’elles sont sous l’emprise de quelque chose. Elles ne peuvent même pas s’exprimer ». Et de renchérir : « Nous sommes en milieu traditionnel tout peut arriver… ». Un autre habitant de la localité précise : « ils (les ravisseurs) mettent souvent des produits dans la viande ou le repas et leur donnent à manger. On ne peut pas le démontrer sinon beaucoup d’hommes ici envoûtent les filles ».

La question de l’envoûtement est difficile à démontrer, opine David Ayoro, préfet du département de Koloko. « Il y a une fille qui nous a dit un jour qu’elle préfère se donner la mort, si on l’empêche d’aller avec son ravisseur. Comment peut-on agir ainsi ? », s’est-il interrogé. Interrogés, des ravisseurs sont restés motus et bouche cousu. Ils se refusent à tout commentaire de peur de se faire identifier. Sur notre insistance, l’un d’eux a accepté se confier dans l’anonymat : « moi je n’ai pas envoûté ma femme. Je l’ai tout simplement enlevée pour contourner le refus du mariage par ses parents».

A Koloko, il nous est revenu également qu’après leur enlèvement, certaines filles sont souvent confrontées à des cas de grossesses précoces, voire non désirées. Pour parer à cette situation, selon le chef de service départemental de la promotion de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, Bassirou Badjo, les filles interceptées sont automatiquement soumises à un test de grossesse pour une meilleure prise en charge. Le vrai danger viendrait du caractère transfrontalier du phénomène. A écouter les témoignages, la plupart des ravisseurs, après leur forfait, se réfugient soit au Mali soit en Côte d’Ivoire.

La rigueur de la loi

L’enlèvement des jeunes filles est un phénomène bien connu par le procureur du Faso près le Tribunal de grande Instance d’Orodara, Abdoulaye Simporé. Pour celui-ci, les enlèvements des filles mineures sont monnaie courante et font l’objet de nombreuses plaintes judiciaires. « Nous avons des statistiques mais celles dont nous disposons ne reflètent pas la réalité, car tous les cas d’enlèvements ne sont pas portés à notre connaissance », a-t-il avancé. Il a précisé toutefois que d’octobre à décembre 2017, quatre cas d’enlèvement ont été enregistrés au niveau de son service et trois cas en 2018. Il s’agit de cas d’enlèvement de mineures sans contrainte.

« La plupart des cas que nous enregistrons, c’est lorsqu’il n’y a pas eu de conciliation dans certains services comme l’Action sociale qu’on les réfère à nous », a-t-il ajouté. Il a indiqué que la majorité des sept cas enregistrés sont des filles scolarisées. Selon le procureur, les filles victimes d’enlèvements abandonnent généralement l’école et c’est ce qui crée souvent des tensions au niveau de la famille. Pour ce qui est du cas de la commune rurale de Koloko, il se souvient avoir géré un seul dossier venant de ladite localité l’année dernière où une fille a été enlevée par un jeune avec le consentement de la mineure. Après maintes recherches, les parents sont allés saisir l’Action sociale qui, à son tour, leur a référé le dossier.

Au procès, a-t-il dit, le ravisseur a été condamné à 60 mois avec sursis. Pour le cas spécifique, le procureur a laissé entendre que la fille a coopéré et a accepté rejoindre la famille. Sinon, a-t-il relevé, « on a vécu des cas ici où au moment du déferrement du ravisseur, la fille veut aussi aller en prison avec ce dernier. Elle ne veut plus aller à l’école si on ne libère pas son ‘’gars’’, car elle pense que ce sont les parents qui sont à la base de sa séparation avec lui ». Selon le magistrat Simporé, l’enlèvement des jeunes filles mineures ou rapt est une infraction punie par la loi. Il est défini par l’article 398 de l’ancien Code pénal qui stipule : « Est puni par la loi d’un emprisonnement de 5 ans à 10 ans quiconque par violences, menaces ou fraudes enlève ou fait enlever une mineure ou l’entraine, la détourne ou la déplace, la fait entraîner, détourner ou déplacer des lieux où elle était mise ».

Mais la peine s’aggrave lorsque la fille est âgée de moins de 13 ans. Par contre, fait remarquer le procureur, l’enlèvement ne peut pas donner lieu à une poursuite s’il n’est pas exercé sur la personne d’une mineure. Au regard de l’ampleur du phénomène dans certaines localités du Kénédougou, l’homme de droit estime que l’accent doit être mis sur la sensibilisation. Un avis partagé par Sié Pascal Poda, directeur provincial de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille. Par ailleurs, celui-ci a relevé au passage que le gouvernement a déjà pris le problème à bras-le-corps sur l’ensemble du territoire national à travers un projet dénommé « Sukaabe Rewlè » qui traine cependant à voir le jour.

Apollinaire KAM
kam.apollinaire.703@gmail.com

L’appel du Cardinal Philippe Ouédraogo à un sursaut patriotique

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A l’occasion de la fête de Noël qui sera célébrée demain 25 décembre 2018, dans le monde entier, le Cardinal Philippe Ouédraogo présente ses vœux de Noël 2018 et du nouvel an 2019 à tous les Burkinabè. Il a livré son message, le jeudi 20 décembre dernier à l’archevêché de Ouagadougou.

Fils et filles de l’Eglise famille de Dieu. « Le verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous ! »( Ju 1. 14).
Tel est le message de Noël que l’Eglise célèbre, le 25 décembre de chaque année! Le mois promis et donné au bénéfice de toutes les nations, c’est Jésus de Nazareth, le fils unique de Dieu, né de la vierge Marie, présence de Dieu parmi les Hommes. C’est Noël ! Un sauveur nous est né ! C’est le Christ, le seigneur, Emmanuel, Dieu avec nous!
– A l’occasion de la fête de Noël et du Nouvel an 2019 :
– Au nom de notre Eglise Famille de Dieu,
– En communion avec tous les prêtres, religieux (ses), catéchistes, fidèles laïcs de l’Archidiocèse de Ouagadougou.
J’adresse à tous et à toutes, adepte

s de la religion traditionnelle, musulmans, protestants, catholiques, nos meilleurs vœux et bon vœux. Le 18 novembre 2018, nous avons célébré à Ouagadougou, la journée Mondiale des Pauvres. Grâce à la solidarité agissante des uns et des autres, nous avons pu offrir un repas à plus de 3000 nécessiteux. Au nom de notre Eglise Famille de Dieu, je voudrais traduire notre sincère gratitude à tous et à toutes autorités gouvernementales, personnes morales et physiques pour les multiples contributions en faveur de nos frères et sœurs démunis. Daigne le seigneur soutien rendre à chacun au-delà de sa générosité. Dans son message du Noël et du Nouvel an, le Pape François souhaite au monde entier la paix, le dialogue, la justice : « La promotion du bien-être commun, dit-il appartient à chaque citoyen et en particulier à ceux qui ont reçu le mandat de protéger et de gouverner ».

Au regard du contexte d’insécurité et de la conjoncture socio-économique de notre pays, il faut à tous et à toutes un sursaut patriotique courageux et désintéressé pour sauvegarder la cohésion et l’unité nationale, dépasser nos égoïsmes et intérêts personnels, promouvoir une gouvernance vertueuse, nous mettre davantage au travail bien fait, en vue du bien du peuple burkinabè. Puisse chacun de nous apporter sa contribution effective pour l’édification d’un Burkina Faso plus solidaire et fraternel dans la justice véritable et une paix durable.

Joyeux et Saint Noël 2018!
Bonne et heureuse année 2019

Philipe Cardinal Ouédraogo
Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Un budget de combat

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La Représentation nationale a adopté le 18 décembre, la loi de Finances, exercice 2019 de l’Etat. Le budget de l’Etat, sensiblement différent de celui adopté en Conseil des ministres le 19 septembre 2018 se chiffre à 2 213 milliards de francs CFA en dépenses et 1 954 milliards de francs CFA en recettes.

Le gouvernement table sur une prévision de croissance de 6% en hausse tendancielle depuis 2016, mais timide du fait du règlement des questions sécuritaires. Les prévisions de 2019 ne sont pas seulement «transparentes, responsables et axées sur les couches les plus vulnérables», comme l’a souligné la ministre en charge des finances, Hadizatou Rosine Coulibaly lors de la conférence de presse explicative des grandes lignes du budget. La loi de finances 2019 connaît surtout une orientation sécuritaire avec des efforts exceptionnels consentis dans les domaines de la défense et de la sécurité, dans un contexte national marqué par une guerre asymétrique imposée par la nébuleuse terroriste.

En effet, les secteurs de la défense et de la sécurité connaissent une dotation conséquente. Ainsi, les allocations au ministère de la Défense nationale et des anciens combattants passent de 169 936 320 000 F CFA en 2018 à 209 726 310 000 F CFA en 2019, soit une hausse de 23,41%. Celles du département de la sécurité sont passées de 71 644 839 000 FCFA en 2018 à 99 577 834 000 FCFA, soit une hausse de 38,99%. C’est sans nul doute un budget de combat que l’exécutif a élaboré pour 2019 et qui, du reste, est en phase avec la loi de programmation militaire 2018-2022 d’un montant de 725 milliards de F CFA. Elle vise notamment à faciliter la réforme de l’armée, à adapter les moyens aux nouvelles exigences sécuritaires.

Les forces morales faisant la différence sur le terrain, il paraît tout aussi important qu’au-delà des efforts d’adéquation «mission-moyen», «besoins-ressources», ces hommes et femmes qui font preuve d’un sens du devoir, une détermination incroyable à l’Est, au Nord… bénéficient d’une attention à la hauteur des sacrifices personnels consentis au quotidien pour protéger les Burkinabè. Nonobstant l’impératif sécuritaire, comme l’a relevé la ministre des Finances, les secteurs sociaux et de soutien à la création de richesses n’ont pas été oubliés. Bien au contraire, les investissements ont été maintenus et se sont accrus. Malgré les vicissitudes du moment, la valorisation du capital humain chère au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, se poursuivra en 2019. Les secteurs de l’éducation et de la santé s’en tirent à bon compte avec respectivement 33 et 14% de plus de ressources qu’en 2018 pour répondre, en partie, à la forte demande sociale.

L’emblématique mesure de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de 0 à 5 ans, les programmes d’amélioration des infrastructures routières et de voiries, d’approvisionnement en eau potable, la productivité agricole seront conséquemment dotés l’année prochaine dans le but de toucher le plus grand nombre de concitoyens.

L’ensemble de ces engagements seront couvertes presqu’entièrement par la mobilisation des ressources internes, conformément au Plan national de développement économique et social (PNDES) et à la circulaire budgétaire 2019 : maîtrise des dépenses de fonctionnement, rationalisation de certaines rémunérations, relèvement du taux de pression fiscale, amélioration du recouvrement de l’impôt foncier et local…. L’essentielle est que ces réformes nous engagent véritablement dans la croissance économique et la prospérité.

Par Mahamadi TIEGNA

Le Père Noël, un mythe qui traverse des générations

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Les versions sur son origine divergent, mais toutes sont unanimes : le «Père Noël» est un vieil homme ventru et jovial à la barbe blanche fournie, vêtu de rouge, qui distribue des cadeaux aux «enfants sages», dans la nuit froide du 24 décembre.

Il n’y a pas de version officielle, mais tous s’accordent à dire que le Père Noël prend ses origines en Europe du Nord, plus précisément du côté de Nicolas de Myre. Plus connu sous le nom de Saint-Nicolas, ce personnage célèbre dans la chrétienté est né en 270 après Jésus Christ dans la cité de Patara, en Asie mineure, région correspondant à la Turquie actuelle. Dans les années 1820, Saint-Nicolas est décrit comme le Saint-Patron des enfants, représenté comme un lutin dodu et souriant, fumant la pipe et distribuant des cadeaux aux enfants, depuis son traîneau tiré par des rennes. Sa fête est alors célébrée les 5 et 6 décembre. Par la suite, sa légende sera reliée à la Nativité. Aux alentours de 1850, les Anglais commencent à abandonner sa célébration pour lui préférer la fête chrétienne de Noël. Le Père Noël tel que connu de nos jours est issu de mouvements en profondeur. Il est popularisé dans la deuxième moitié du XIXe siècle aux États-Unis, nation d’immigrants, et prend le nom de Santa Claus.

Si Saint Nicolas voyageait, lui, à dos d’âne, c’est l’écrivain américain Clément Clarke Moore qui lui fournit un attelage plus cossu. Dans ses écrits, il inventa en 1821 un conte de Noël pour ses enfants, intitulé «La nuit d’avant Noël» dans lequel apparaît le traîneau tiré par des rennes et un autre dans lequel la distribution de cadeaux se fait depuis une carriole tirée par huit rennes.

Le neuvième renne fut ajouté un siècle plus tard : Rudolf éclaira dès lors le chemin de son nez rouge lumineux. Puis en 1860, Thomas Nast, illustrateur pour un journal new-yorkais, remplaça les vêtements d’évêque par une robe rouge. Mais les Américains n’avaient pas fini de mettre leur grain de sel dans cette histoire… En 1931, le vieux bonhomme devenant, en effet, de plus en plus populaire aux États-Unis, la firme américaine Coca-Cola eut la brillante idée de le dessiner en train de boire du Coca-Cola pour reprendre des forces pendant sa distribution de jouets. Il fut ainsi habillé aux couleurs de la célèbre bouteille : rouge et blanc.

Ce n’est donc pas l’entreprise qui a inventé de toutes pièces ce personnage aimé des petits et grands, comme beaucoup le pensent, mais bien elle qui l’a relooké. Aujourd’hui, le Père Noël fait partie intégrante de la culture de la chrétienté. Le mythe est entretenu pour faire plaisir aux enfants, surtout à l’approche de la fête de la Nativité et nourrit bien la magie de l’enfance.

Diakaridia SIRIBIE.

« Les écoutes téléphoniques sont manipulées », général Bassolé

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Dernier accusé à passer à la barre au procès du coup d’Etat manqué de 2015, le général de gendarmerie, Djibrill Yipènè Bassolé, a vidé son sac en une vingtaine de minutes, le vendredi 21 décembre 2018. Reconnaissant avoir communiqué avec le président du parlement ivoirien, Guillaume Soro, l’accusé a toutefois déclaré que les écoutes téléphones, principal élément fondant sa mise en cause, sont « fabriquées et manipulées ».

Débouté en début d’audience du vendredi 21 décembre 2018 de sa demande de sursis à statuer, en raison d’une plainte en faux en cours contre certaines pièces du dossier et d’une requête tendant au retrait desdites pièces, le général Djibrill Yipènè Bassolé, a été « bref » dans le dérouler de son agenda des 16 septembre 2015 et jours suivants. Accusé de meurtre, coups et blessures volontaires, Djibrill Yipènè Bassolé a indiqué n’être pas responsable de l’infraction principale, l’attentat à la sûreté de l’Etat, encore moins de celles qui en découlent. « Mes activités n’avaient pas de lien direct de cause à effet avec les événements », a-t-il dit. D’après lui, en début d’après-midi du 16 septembre 2015, il a été informé au téléphone d’arrestations à la présidence du Faso. « Mon premier réflexe a été de quitter Ouagadougou, car à cette époque, j’étais l’objet de beaucoup de controverse au regard de ma position et de mon engagement politique. Je suis immédiatement parti pour Koudougou », a-t-il poursuivi. C’est de là qu’il aurait suivi l’évolution des événements, à l’aide de ses contacts sur lesquels il n’a pas donné de détails.

…le président du Parlement ivoirien, Guillaume Soro, pour rechercher des solutions à la crise d’alors.

Le samedi 19 septembre, aux dires du général de gendarmerie, il a transité par Ouagadougou pour se rendre au Niger à l’appel du président de ce pays. « Gêné de lever un coin de voile » sur ledit entretien, l’accusé fera savoir que le chef d’Etat nigérien a souhaité que le général Gilbert Diendéré, alors président du CND, accepte la feuille de route de la CEDEAO. M. Bassolé en informera Diendéré le lendemain matin à 8heures dès son retour de Niamey et regagnera Koudougou dans la même matinée. Il ne reviendra, selon lui, dans la capitale burkinabè que le 25 septembre, lorsque la situation était « redevenue normale ».

Mais à partir de cette date, ses ennuis auraient commencé par le gel de ses avoirs en banque. « Quelques temps après, quelque chose de terrible s’est produit pour moi. Alors que je m’occupais normalement sans contact avec les événements, le gouvernement de la Transition, après sa réinstallation, diffusait le 28 septembre, un communiqué », s’est plaint le pandore. Et de lire ledit message, insistant sur les aspects l’accusant de soutenir le général Diendéré qui, avec une « poignée d’irréductibles du RSP », avait brutalement remis en cause le désarmement amorcé la veille.

« Mon implication ne serait pas passée inaperçue »

La deuxième accusation réfutée par le général de gendarmerie est « la mobilisation de forces étrangères et de groupes djihadistes … pour réaliser le funeste dessein ».

« Dans quel intérêt je l’aurai fait et pour soutenir qui et quoi, puisque le général Diendéré était déjà prédisposé à se retirer ? », s’est interrogé l’ancien ministre des Affaires étrangères.
Le prévenu a indiqué avoir protesté en son temps comme il pouvait contre le contenu du communiqué gouvernemental et que le même soir du 28 septembre, le secteur de sa résidence a été bouclé et celle-ci encerclée. « J’ai instruit ma sécurité de ne rien faire. Le 29 matin, je suis arrêté », a-t-il soupiré. Il jugera nécessaire de marteler « la totale déconnexion » de ses activités privées avec le putsch. « Pour confirmation, aucune constatation, aucune déclaration de coaccusé ni de témoin ne me met en cause… Aucun acte concret de complicité n’a été relevé par un coaccusé. Mon implication ne serait pas passé inaperçue. », a-t-il insisté. Djibrill Yipènè Bassolé a terminé son récit en se prononçant sur les écoutes téléphoniques, principal élément sur la base duquel il est poursuivi : « Elles sont fabriquées et manipulées. Mes conseils et moi aurons l’occasion de prouver qu’elles ne proviennent pas d’une interception classique ».

Interrogé par le président du tribunal sur l’apport d’un soutien quelconque au président de l’ex-CND, l’ancien chef de la diplomatie burkinabè a expliqué que Gilbert Diendéré n’en avait pas besoin. « De mon appréciation, Diendéré n’avait pas dans son agenda de faire un putsch. Autrement, il m’aurait informé car nous sommes promotionnaires et avons de bonnes relations », s’est convaincu l’accusé. Au sujet de soutien financier, le général Bassolé reconnaîtra qu’ « une de ses filles » (Ndlr : Minata Guelwaré) lui a, après la dissolution du RSP, demandé de l’argent pour les éléments de ce corps militaire alors abandonnés à eux-mêmes. Mais il n’a pas pu la satisfaire contrairement au fils de M. Diendéré auquel il a donné cinq millions de francs CFA à l’insu du père. « Le sergent-chef Roger Koussoubé a révélé l’existence de trois clans au sein du RSP dont un serait proche de vous ! ».

A ces propos du président du tribunal, l’accusé a répondu ne rien en savoir et que sur le plan militaire ça n’existe pas. Il a ajouté n’avoir jamais fonctionné sur la base de clans. « En tant qu’officier, je suis flatté de savoir qu’il y a des soldats et des sous-officiers qui ont de la sympathie pour moi. », s’est-il exprimé. Concernant l’accusé Adama Ouédraogo dit Damiss, Djibrill Bassolé a tablé sur leurs relations de longue date et signifié que son assistant M. Sawadogo a, par coïncidence le 17 septembre, exécuté ses instructions de donner un million de francs CFA audit journaliste, alors en passe de devenir écrivain. L’audience du vendredi 21 décembre a aussi porté sur les échanges entre le président sénégalais Macky Sall et Bassolé dans la nuit du 16 septembre.

L’accusé, une fois de plus gêné d’en dire un mot, a lâché que son interlocuteur lui a dit que quelles que fussent les motivations du RSP, il n’était pas possible que le président Kafando soit privé de liberté. Par ailleurs, l’officier a reconnu ses appels téléphoniques réguliers avec le président du parlement ivoirien, Guillaume Soro, qui aurait aussi été en contact avec tout le monde, y compris l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida. Pendant la période du coup d’Etat, la recherche de solution, afin de sauvegarder ce que le RSP a toujours été, aurait été au menu de la conversion entre les deux hommes. Dans ce sens, selon Bassolé, le concept de DDR (désarmement-démobilisation-réinsertion) a été inventé pour permettre de sauver les meubles.

Le début de l’audition du 21 décembre avait été marqué par le refus du tribunal d’accorder une liberté provisoire pour raison de santé à Minata Guelwaré. Suspendu, le procès reprendra le lundi 7 janvier 2019.

Jean Philibert SOME

Télécommunications: le directeur Brahima Sanou salue le soutien des autorités

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a reçu en audience, le directeur du bureau de développement des télécommunications, Brahima Sanou, le vendredi 14 décembre 2018 à Ouagadougou. Ce dernier est allé remercier le chef du gouvernement pour l’accompagnement dont il a bénéficié lors de la 18e conférence de plénipotentiaire de l’Union internationale des télécommunications.

Le directeur du Bureau de développement des télécommunications, Brahima Sanou, est reconnaissant aux autorités du Burkina Faso pour leur soutien à sa candidature au poste de vice-secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Il est allé traduire sa gratitude au Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, au cours d’une audience, le vendredi 14 décembre 2018 à la Primature. Pour lui, bien que n’ayant pas été élu, c’est le pays des Hommes intègres qui est sorti grandi. « Je me suis senti fier d’être Burkinabè », s’est-il enorgueilli.

Il a indiqué que le Burkina Faso fait partie des 13 pays membres du conseil de l’UIT sur 48 ; ce qui est en son sens très important dans le milieu des télécommunications. « J’ai été élu, il y a huit ans, au poste de directeur du Bureau de développement des télécommunications. Cela a contribué à la participation du Burkina Faso à cette 18e conférence de plénipotentiaire de l’Union où il a été vivement félicité par l’ensemble des pays», a-t-il souligné. Pour lui, il y a un chemin créé et tracé que le pays suit en définissant sa place dans le milieu des télécommunications.
Selon Brahima Sanou, l’économie du futur est celle du numérique et que tout pays qui avancera dans ce domaine se positionne dans le futur. Il a fait savoir que tous les pays tirent bénéfice de l’UIT et le Burkina Faso contribue à ces normes.

« En tant que directeur du bureau de développement, il faut voir ce que nous apportons au monde entier », a rappelé le représentant burkinabè à l’UIT, Brahima Sanou qui a indiqué que les télécommunications et les Technologies de l’information et de la communication (TIC) sont devenues une diplomatie numérique si bien que dans une économie numérique qui se dessine, si le pays n’est pas à la bonne place, il risque de rester en arrière. Ainsi, il a invité les acteurs du domaine à travailler en synergie pour contribuer et recevoir du système international tous les éléments nécessaires pour amorcer le développement.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Gratuité des soins : 21 milliards FCFA de dette à la CAMEG

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Le ministre de la Santé, Pr Nicolas Méda, a échangé, le mardi 18 décembre 2018 à Ouagadougou, avec les journalistes sur les infrastructures sanitaires réalisées depuis 2016, la mise en œuvre de la gratuité des soins au profit des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes et les nouveaux chantiers de son département pour 2019.

De 2016 au 31 octobre 2018, 135 nouveaux Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) ont été construits et normalisés, dont 107 déjà équipés. 86 autres CSPS sont en cours de construction et d’équipements. La Boucle du Mouhoun et le Plateau central seront les mieux lotis avec respectivement 22 et 18 nouveaux centres de santé primaire. 14 CSPS des chefs-lieux de communes rurales ont été transformés en Centres médicaux (CM) et 33 autres sont en cours. L’objectif du département est de transformer 286 CSPS en CM, sur une période de cinq ans.

Le besoin en hôpitaux de district est estimé à 70 et 44 sont déjà aménagés. Cinq le seront en 2019. Plusieurs centres hospitaliers régionaux sont en chantier avec des taux d’avancement allant de 34 à 92%. Ces données ont été rendues publiques, le mardi 18 décembre 2018 à Ouagadougou, au cours d’une rencontre entre le ministre de la Santé et des journalistes. Selon le Pr Nicolas Méda, la réalisation de ces infrastructures visent à « garantir à tous, l’accès à des soins de qualité », à travers une couverture sanitaire universelle.

« Nous voulons faire de sorte qu’un Burkinabè ne marche pas plus d’une heure (soit 5 km), avant d’atteindre la première formation sanitaire », a-t-il mentionné. Pour les centres de santé de base, le ministre est convaincu que l’objectif sera doublé d’ici à 2020. Dans le but de rapprocher les populations des services de santé, le département du Pr Méda a entrepris de les doter de matériels roulants. «En 2019, chaque commune aura droit à une ambulance», a soutenu Nicolas Méda.

Les journalistes ont été informés des projets du département de la santé pour la nouvelle année.

L’exécutif a un projet d’acquisition de 262 véhicules de transport de malades et de 30 ambulances de soins d’urgence pour les transferts interrégionaux. «Ce sont des vannes plus équipées que les ambulances ordinaires pour maintenir les gens en vie», a-t-il expliqué. Dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, le ministre de la Santé a annoncé la création du Service d’assistance médicale d’urgence (SAMU). Aussi, il sera mis en place un Centre de régulation des appels d’urgence. Le contenu des offres de soins sera également amélioré.

Le ministre de la Santé a indiqué que l’exécutif a mobilisé, à cet effet, entre 17 et 20 milliards F CFA pour mettre à niveau les plateaux techniques des centres de santé et médicaux. Plus de 800 médecins sont inscrits dans différentes filières de spécialisation. «Nous avons des brebis galeuses dans la santé» L’une des priorités du gouvernement est aussi de protéger financièrement les usagers. Il s’agit de faire en sorte que «les dépenses de la poche d’un patient ne dépassent pas 20% du coût des soins de santé » dont il a besoin.

La gratuité des soins au profit des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes s’inscrit dans ce cadre, a précisé Pr Nicolas Méda. Selon des informations, cette opération prendra fin du fait que l’Etat n’arrive pas à payer ses dettes aux entreprises pharmaceutiques. «C’est une grosse rumeur… La gratuité ne va pas s’arrêter», a répondu le représentant du secrétaire technique chargé de la couverture sanitaire universelle, Dr Gérard Nonkané. Toutefois, le ministre Méda a reconnu que le programme a rencontré «d’énormes difficultés» en 2018.

Il a expliqué que de juin à décembre 2016, phase-pilote du programme, l’opération a coûté 16 milliards F CFA. Au cours de la programmation triennale du budget, l’Etat a inscrit pour 2017, 2018 et 2019, le même montant comme coût annuel de la gratuité. «On a programmé comme si 6 mois, valent 1 an. Voici le péché originel de la politique de gratuité. Il aurait fallu approvisionner 32 milliards FCFA», a affirmé Pr Nicolas Méda. Ce qui a conduit certains centres de santé à offrir des services alors qu’ils n’avaient rien reçu du gouvernement à cet effet. Plusieurs d’entre eux ont accumulé des prêts auprès de la Centrale d’achat de médicaments essentiels génériques (CAMEG).

«Aujourd’hui, ces dettes avoisinent 21 milliards F CFA », a précisé le ministre. Du coup, 23% de demandes de médicaments ne sont pas satisfaites. «2e problème, nous avons des brebis galeuses dans la santé», a-t-il admis. Mais, Pr Méda s’est voulu rassurant : les problèmes sont en voie de résolution et la CAMEG aura son argent. Pour cette année, l’opération sera approvisionnée entre 26 et 27 milliards FCFA.

Djakaridia SIRIBIE

dsiribie15@gmail.com

Match-retour, éliminatoires Coupe CAF : Salitas malgré tout, méfiant

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Salitas FC joue ce samedi 22 décembre 2018 au stade du 4-Août de Ouagadougou, le match retour des seizièmes de finale de la Coupe CAF contre Al-Masry d’Egypte. Lors de la rencontre-aller la semaine dernière à Port Saïd, l’équipe burkinabè s’était imposée par le score de 2 buts à 0.

Achever en apothéose à domicile, l’excellent match livré à l’extérieur la semaine dernière en Egypte. C’est à cette tâche que va s’atteler Salitas FC demain samedi 22 décembre, en match retour des seizièmes de finale de la Coupe CAF, face aux Egyptiens de Al Masry. En match aller joué le 15 décembre 2018 à Port Saïd, le coach Ladji Coulibaly et ses garçons avaient créer la surprise en s’imposant par le score de 2 buts à 0.

Au regard de cette avance de deux buts au compteur, Salitas dispose d’une marge assez confortable et devrait être en mesure de se qualifier pour le dernier tour des éliminatoires de la coupe CAF. Mais en football, tout peut arriver et Ladji Coulibaly et ses joueurs en sont conscients. Pour le technicien Burkinabè, en dépit de cet avantage au score, l’équipe doit encore se défoncer pour la qualification.

«C’est une autre rencontre que nous attendons. Nous gardons les pieds sur terre, et nous allons aborder le match avec beaucoup de sérénité comme si nous n’avons pas une avance», a-t-il laissé entendre. Ladji Coulibaly n’en a cure du classement de l’équipe égyptienne, actuelle 11e du championnat de son pays, à 18 points du leader, le Zamālek du Caire. Selon lui, Al Masry est et restera une grande équipe.

«Ce n’est pas parce que nous les avons gagnés chez eux que l’on doit les négliger. Loin de

Le représentant burkinabè en campagne africaine demande le soutien du public pour les pousser à la qualification.

là ! C’est une équipe professionnelle regorgeant de grands joueurs», a-t-il mentionné. L’international Burkinabè, Aristide Bancé, joueur de Al Masry, et actuellement en convalescence après une longue blessure, abonde dans le même sens en invitant Salitas à la vigilance, samedi au stade du 4-Août. Il a souligné que son équipe avait aligné lors du manche-aller, de nombreux joueurs de la réserve.

Ce qui d’ailleurs, avait valu à l’entraîneur, a-t-il poursuivi, d’être limogé à l’issue du match. Selon le buteur des Etalons, Al Masry est capable de rattraper son retard de Port Saïd. Pour Ladji Coulibaly, il n’ y a pas trop de calcul à faire. Il faudra, selon lui, tout faire pour garder l’avantage du match-aller. «Ce match est tout pour nous. Notre avenir dans la compétition en dépend. Mes garçons sont conscients de l’enjeu», a-t-il reconnu. Il s’est réjoui du fait que tout son effectif soit au complet.

«Il n’y a pas de blessé, pas de joueurs suspendus. Les garçons sont prêts et motivés. Ils en parlent entre eux», a-t-il affirmé. Pour préparer au mieux cette rencontre cruciale, les joueurs de Salitas sont au vert depuis quelques jours dans la capitale burkinabè.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO