L’«Independence Day» des USA : Tulinabo Mushingi annonce une batterie d’aides au Burkina Faso

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Le 4 juillet est la date-anniversaire de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique (USA). A cette occasion, les Américains partout où ils sont,  marquent un arrêt pour célébrer l’accession à l’indépendance de leur pays. Et c’est ce que l’ambassadeur des USA au Burkina Faso, Tulinabo Mushingi, a fait cette année encore en offrant un dîner, le samedi 4 juillet 2015 au sein de l’institution à Ouagadougou pour commémorer le 239ème anniversaire de l’indépendance du « pays de l’oncle Sam ». 
C’est avec un hommage bien mérité au peuple burkinabè que l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Tulinabo Mushingi, a débuté la commémoration du 239ème anniversaire de l’accession à l’indépendance  (Independence Day en anglais) de son pays au sein de l’institution à Ouagadougou, le samedi 4 juillet 2015. « Représentants du gouvernement burkinabè, peuple burkinabè, je vous félicite pour tout ce que vous avez fait jusqu’à présent pour amener le Burkina Faso dans les rangs démocratiques. (…) c’est à vous de canaliser et faire prospérer l’espoir suscité par cet élan de patriotisme, de soif de démocratie et de quête d’un avenir meilleur pour sa jeunesse », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Comme le président Obama a dit au début de cette année, se projeter vers l’avenir au lieu du passé…c’est cela qui nous rend fort. En d’autres termes, comme on le dit ici : plus rien ne sera comme avant ».
 Cette citation lui a valu un tonnerre d’applaudissements et a suscité des éclats de rires au sein surtout de la partie burkinabè sortie nombreuse pour soutenir leurs frères américains. Le diplomate américain s’est dit heureux de savoir que le partenariat entre son pays et le Burkina Faso reste une coopération fructueuse et croissante surtout dans les secteurs comme la sécurité, le développement économique, la bonne gouvernance et la santé. Au passage, le diplomate américain a exprimé ses sincères condoléances aux familles éplorées des soldats du bataillon «Badenya» morts au Mali pour la cause de la paix.  Il a profité de cette occasion pour annoncer une batterie d’aides que son pays va apporter au Burkina Faso. « A partir de cette année, le gouvernement américain va augmenter son investissement dans la lutte contre le paludisme à hauteur de 7 milliards de FCFA (…).
Le Burkina Faso a été désigné comme un des pays sur la liste restreinte des 17 pays dans le monde à recevoir l’aide des Etats-Unis dans le cadre du nouveau programme ’’Global Health Security Agenda (GHSA)’’. Plus de 15,5 milliards de FCFA seront investis en vue de préparer le Burkina Faso à riposter contre des risques potentiels de maladies infectieuses», a-t-il fait savoir. Et, a-t-il poursuivi, une équipe d’experts des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies sera déployée pour renforcer les capacités du ministère de la Santé. En matière d’aide à la croissance économique, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso a indiqué que son pays va investir plus de 55 milliards de F CFA jusqu’en 2017 dans le Programme de résilience au Sahel (RISE). Et d’ajouter qu’il va financer la participation de quatre jeunes entrepreneurs burkinabè au sommet mondial sur l’entrepreneuriat qui se tiendra au cours de ce mois à Nairobi au Kenya.

« Inclure l’inclusion »

Pour ce qui concerne la bonne gouvernance, outre le financement des élections à hauteur de plus de 1,5 milliard de F CFA, M. Mushingi a révélé que son gouvernement va faire bénéficier le Burkina Faso d’un nouveau programme pour promouvoir la responsabilité démocratique et le contrôle parlementaire avec un investissement initial d’environ 580 millions de F CFA. Cela, en vue de créer une assemblée nationale forte et démocratique. Concernant ce secteur surtout et faisant allusion aux élections à venir, il a insisté sur la nécessité d’inclure l’inclusion dans toutes les sphères de décisions comme prôné dans la déclaration d’indépendance des USA. Car à l’entendre, c’est ce qui va assurer une cohésion sociale et renforcer la démocratie dans le pays. Une fois de plus, l’Homme a été fortement acclamé pour cette prise de position.
En réponse à cette préoccupation de la représentation diplomatique américaine au Burkina Faso,   le ministre délégué en charge de la Coopération régionale, Moussa Nébié, chef de la délégation gouvernementale forte de plus de six ministres, a souligné que  le gouvernement burkinabè est en train de tout mettre en œuvre, avec la participation de toutes  les composantes de la société et des formations politiques,  pour mener à bon port la Transition et organiser les élections à bonne date comme prévue. Il a remercié le gouvernement américain pour toutes ses actions en faveur du développement  et de la bonne gouvernance au «pays des Hommes intègres ». Et de se réjouir de la bonne collaboration entre les deux pays qu’il souhaite voir prospérer les années à venir. A chaque 4 juillet, les Américains commémorent la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique qui fut proclamée le 4 juillet 1776 par les treize colonies britanniques en Amérique du Nord.  Elle marque selon eux l’indépendance du pays vis-à-vis des Britanniques. Ce jour est l’occasion de fête et de cérémonies célébrant l’histoire du pays, son gouvernement et ses traditions.
Somborigna Djélika DRABO

Présidentielle 2015 : Zéphirin Diabré investi par l’UPC

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L’Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé  un congrès extraordinaire, les 27 et 28 juin 2015, à Ouagadougou sur le theme : « Désignation et investiture du candidat de l’UPC aux élections du 11 octobre  2015.»  A l’issue des travaux, le président du parti, Zéphirin Diabré, a été désigné pour défendre les couleurs du parti à l’élection présidentielle d’octobre prochain.
Sans surprise, le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré, a été investi candidat  du parti à l’élection présidentielle du 11 octobre prochain. C’était au cours du  congrès extraordinaire du parti, tenu les 27 et 28 juin 2015, à Ouagadougou. Pendant deux jours, la cuvette du palais  des sports de Ouaga 2000 était parée aux couleurs du parti du lion. Des militants venus des 45 provinces du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la France… ont réitéré, dans une atmosphère festive, leur adhésion aux idéaux de l’UPC et en son président, Zéphirin Diabré.
Des représentants des partis politiques d’obédience libérale arrivés de la Guinée Conakry, du Mali, de la République  démocratique du Congo (RDC) sont venus prêter main forte à leur camarade libéral, Zéphirin Diabré. « Nous, militantes et militants de l’UPC, réunis en congrès extraordinaire les 27 et 28 juin 2015, décidons que Zéphirin Diabré (…) est investi par acclamations, candidat de l’UPC à l’élection présidentielle du 11 octobre ». A la lecture de cette phrase par le vice-président de l’UPC, Denis Nikièma, la salle est devenue plus euphorique et Zéphirin Diabré n’a pas hésité à faire  la ronde pour témoigner sa reconnaissance à ce monde qui a placé sa confiance en lui, en le désignant comme candidat.
Après ce bain de foule, Zéphirin Diabré est invité à prendre place sur le fauteuil d’investiture. Devant lui, une carte du Burkina Faso taillée dans une large planche est placée sur un chevalet. Le maître de cérémonie invite les représentants des 13 régions du Burkina Faso à venir déposer l’image délimitée de chaque région sur la carte. Un signe pour dire que le candidat de l’UPC est celui de l’unité et de tous les Burkinabè, sans distinction. Un autre symbole marquant la cérémonie a été la remise à « Zeph », d’un chèque de 25 millions de F CFA, représentant le montant de la caution de sa candidature à la présidentielle.
Un geste de tous les militants du parti.
Mais qui est Zéphirin Diabré ? L’homme  qui va défendre les couleurs de l’UPC à la présidentielle d’octobre prochain est né le 26 août  1956 à Ouagadougou. Originaire du village de Foungou, dans le département de Gomboussougou, province du Zoundwéogo, il est docteur en sciences de gestion de l’Université de Bordeaux en France. Rentré au pays en 1987, il dispense des cours en tant que  professeur assistant de gestion à la faculté des Sciences économiques et de gestion à l’Université de Ouagadougou. Il dispense également des cours à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM).
En 1992, il a été élu député à l’Assemblée nationale. L’homme qui espère occuper le palais de Kosyam au soir du 11 octobre prochain a été deux fois ministre. Il a dirigé le ministère du Commerce, de l’industrie et des mines et celui de l’Economie et des Finances entre 1992 et 1996. En septembre 1996, il est nommé président du Conseil économique et social (CES). Réélu député en 1997, Zéphirin Diabré démissionne de son poste de président du CES et de celui de député au profit de son suppléant. En 1998, au moment où il travaillait avec l’économiste Jeffrey Sachs comme chercheur associé à l’Institute for international développement, il est  admis au PNUD en tant que directeur général adjoint.
En janvier 2006, il démissionne du PNUD pour rejoindre le groupe français du nucléaire AREVA comme président Afrique et Moyen orient.
Zéphirin Diabré  organise avec des camarades en 2009, un forum sur l’alternance, à l’issue duquel  l’idée  de création d’un parti politique  germe. Le 1er mars 2010, il porte sur les fonts baptismaux  avec des camarades, l’Union pour le progrès et le changement (UPC).

Le leadership de « Zeph » salué !

A cette occasion, le président de l’UPC a remercié tous les militants pour la confiance placée en lui. A ses camarades libéraux venus d’ailleurs, il a dit  sa reconnaissance. « En choisissant de faire la politique, j’ai choisi d’être au service des Burkinabè. Nous avons décidé d’aller à la bataille du 11 octobre parce que nous avons une ambition, un projet  pour ce pays. Nous avons décidé d’aller à cette bataille parce que nous aimons ce pays », a-t-il lancé à la salle acquise à sa cause. Il a indiqué que son rêve est de faire  du pays des Hommes intègres  une nation forte.
Pour y parvenir, il  entend exploiter un « puissant levier » qu’est l’identité nationale. Et d’ajouter que les pays asiatiques comme le Japon, la Chine, Singapour  et Taïwan ont pu se développer parce qu’ils ont su valoriser leur culture. Il a par ailleurs précisé que la jeunesse sera une cause à défendre d’autant plus qu’elle est le fer de lance de la nation. « Nous  allons exploiter judicieusement les avantages de la modernisation pour offrir à ces citoyens, un bien-être durable», a promis Zéphirin Diabré.
Une dizaine de partis politiques burkinabè sont venus apporter leur soutien à l’UPC. Parmi eux, l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), le Parti de la renaissance nationale (PAREN), le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l’Espoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le Faso Autrement, la Nouvelle alliance du Faso (NAFA)… Tous les représentants desdits partis ont salué le leadership de Zéphirin Diabré lorsqu’il occupait le poste de chef de file de l’opposition burkinabè.
« S’il n’est pas le fondateur de la vraie opposition démocratique sous la IVe République, il en est, en tout cas, l’amplificateur décisif qui a su crédibiliser cette autre face de la politique qu’est l’opposition politique et donner un sens concret au concept d’alternance », a souligné Moïse Nignan Traoré du CDP. Jean-Hubert Bazié du parti de l’Espoir dira de lui qu’il est un homme de foi, capable d’organisation, de rassemblement, de mobilisation et de sacrifice. « Vous avez une haute idée de votre devoir de dirigeant d’un parti qui compte dans ses rangs des hommes de valeur, d’honneur et de dignité qui crédibilisent votre image et valident votre engagement », a-t-il dit. Simon Compaoré du MPP n’en dira  pas le contraire.
 Karim BADOLO

Présidence du Parlement panafricain

La députée camerounaise, Marie Rose Effa Nguissi, s’est entretenue, le mercredi 6 mai 2015 au siège du Conseil national de la Transition (CNT) avec le vice-président de l’institution, Honoré Nombré. La députée est venue solliciter le soutien du Burkina Faso au poste de la présidence du Parlement panafricain auquel le Cameroun est candidat.
Le Cameroun est candidat pour le poste de la présidence du Parlement panafricain. L’élection est prévue ce mois au cours de la session ordinaire dudit parlement. Et c’est à cette cause que la députée Effa Marie Rose Nguissi est présente au Burkina Faso. Elle a été reçue en audience par le vice-président du Conseil national de la Transition (CNT), Honoré Nombré, le mercredi 6 mai 2015. «Je suis venue ici en tant que Parlementaire, membre du Parlement panafricain pour rencontrer le président du CNT et lui transmettre un pli fermé du président de l’Assemblée nationale du Cameroun», a-t-elle laissé entendre à sa sortie d’audience.
Elle a expliqué  que lors de cette session,  les bureaux du Parlement panafricain seront renouvelés et à cette occasion, l’actuel premier vice-président du Parlement, Roger Nkodo Dong est candidat pour la présidence. «Raison pour laquelle, je suis venue voir mes collègues du Burkina Faso pour qu’ils soutiennent cette candidature», a-t-elle déclaré. Elle dit espérer compter sur les députés du Burkina Faso pour hisser leur candidat au sommet du Parlement panafricain. «Il y a d’autres candidats et s’ils réussissent à gagner et que mon candidat perd, ce sera la démocratie; mais je crois vivement que mon candidat a de très fortes chances de passer », a-t-elle fait savoir.
Rassihdatou 
OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Etats généraux de la justice : un pacte pour un nouveau départ

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Les rideaux sont tombés sur les assises des états généraux de la justice, le samedi 28 mars 2015. Les travaux ont été couronnés par la signature d’un pacte national pour le renouveau de la justice. Un document riche de 114 articles qui, s’il venait à être mis en application, va donner un souffle nouveau à l’appareil judiciaire burkinabè.
Les états généraux de la justice ont accouché d’un pacte national pour le renouveau du 3e pouvoir. Pendant quatre jours de travaux, qui ont réuni à Ouagadougou toutes les couches socioprofessionnelles, les acteurs ont passé au peigne fin les maux qui gangrènent l’appareil judiciaire. Ensuite, ils ont, d’une même voix, proposé une ordonnance pour le renouveau de la justice. Ce document, fort de 114 articles, a été signé à la cérémonie de clôture, le samedi 28 mars 2015 à Ouagadougou. Il a été unanimement paraphé par les plus hautes autorités dont le chef de l’Etat, Michel Kafando, le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, le président du Conseil national de la Transition Chériff Sy, et le premier président de la Cour de cassation Thérèse Traoré. Le document qu’on pourrait qualifier d’acte de renaissance de la justice burkinabè, illustre dans les moindres détails, les mécanismes politico-administratifs devant concourir au rayonnement et à la dynamisation de l’appareil judiciaire. C’est le mémento qui permettra sans nul doute à la justice du pays de conquérir ses lettres de noblesse via son indépendance, son autonomie et l’équité.

Punir les coupables de l’insurrection

Le pacte recommande dans son chapitre 7, qu’un mécanisme de veille, de suivi et d’interpellation soit mis en place afin de garantir et assurer le respect des engagements. Dans l’article 4, le pacte formule qu’il est impératif de rendre effectif la séparation des pouvoirs et rendre le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) indépendant et autonome vis-à-vis de l’administration et de l’exécutif. L’article 27 soutient la création d’un corps de police judiciaire chargé des enquêtes. Dans le même ordre d’idées, le pacte consacre en son article 37, la poursuite des acteurs des crimes et délits commis à l’occasion de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.
La ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux Joséphine Ouédraogo, dans son discours de clôture, s’est réjouie de la manière dont les échanges ont été menés. « Toutes les opinions étaient permises (…). Plus d’une centaine de propositions ont été exprimées sous la forme d’engagements précis, touchant tous les contours de la magistrature et du système judiciaire dans ses rapports avec les autres membres de la société », a-t-elle indiqué. Selon elle, la prochaine étape dans le processus va consister à la mise en chantier de la loi qui consacrera le statut et les attributions dudit mécanisme encore appelé Autorité de mise en œuvre du pacte (AMP). En dépit des contingences politiques, matérielles, institutionnelles et financières, la Garde des Sceaux dit être confiante que la réalisation des engagements pris au cours des états généraux repose sur l’éveil des consciences et l’adhésion des acteurs du monde judiciaire aux principes d’intégrité, de droiture, et de respect du justiciable.
Le président de la Transition, Michel Kafando, a précisé que ledit pacte va permettre à la justice de se débarrasser du joug de la corruption, de l’aliénation et bien d’autres vices. « La justice est basée désormais sur une indépendance réelle », a affirmé le président du Conseil supérieur de la magistrature. Il a, en outre, rassuré qu’avec les nouvelles mesures, la place et le rôle des acteurs de l’administration de la magistrature seront une référence pour la démocratie au « pays des Hommes intègres ».
Wanlé Gérard COULIBALY
gerard_coul@yahoo.fr
Beyon Romain NEBIE

L’ Union européenne disposée à accompagner le Burkina Faso

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Le représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, Michel Reveyrand-de Menthon a été reçu en audience, le jeudi 22 janvier 2014 par le président du Faso, Michel Kafando. Les questions électorales, la sécurité dans la région ont été les principaux sujets abordés. 
«L’Union européenne accompagnera le Burkina Faso et les autorités de la transition jusqu’au bout de ce processus pour que la transition puisse être réussie». Tel est le message que le représentant spécial de cette institution pour le Sahel, Michel Reveyrand-de Menthon a livré à sa sortie d’audience, le jeudi 22 janvier 2014 à Kosyam. En particulier, le représentant spécial a rassuré le président du Faso, Michel Kafando, de l’appui de tout le processus électoral dans les mois à venir. « On a un grand savoir-faire dans l’aide à l’organisation des  élections et la supervision des scrutins électoraux et on est heureux de pouvoir mettre tout ce savoir à la disposition du Burkina Faso», a-t-il déclaré. Selon lui, il y a un enjeu très important en ce sens que le Burkina Faso est un pays stable à l’échelle de la région qui a réussi à construire un socle institutionnel avec des valeurs «très fortes» contre la corruption et cela fait, à l’en croire, honneur à l’Union.  Michel Reveyrand-de Menthon a aussi confié que l’Union européenne considère depuis plusieurs années, les questions sahéliennes, notamment la sécurité et le développement comme une priorité pour le continent européen.
Pour ce qui concerne la sécurité, il a rappelé que son institution est très sensible aux facteurs d’instabilité. A cet effet, il a annoncé que l’UE s’attache à trouver une solution rapide au sujet de Boko Haram au Nigéria. « Nous avons évoqué avec le président, les questions liées à l’extrémisme religieux qui se manifeste parfois dans la région comme c’est le cas au Niger. Pour ce qui est de l’Union européenne, la prévention de la radicalisation a été identifiée déjà comme un thème très fort de coopération. Nous sommes prêts à appuyer l’ensemble des pays de la région dans les programmes qui seront montés pays par pays, par les ambassadeurs des pays de l’Union en partenariat avec les différents acteurs», a-t-il indiqué.
A sa suite, Michel Kafando a reçu le vice- gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean Baptiste Compaoré. Ce dernier a confié à la presse que sa visite de courtoisie a porté sur des échanges sur certains domaines qui avaient déjà été abordés par le gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Koné, lors de son passage au Burkina Faso. M. Compaoré dit aussi être venu montrer la disponibilité de l’institution à être aux côtés des Etats pour traverser des périodes, qu’elles soient aisées ou difficiles en les conseillant.
Paténéma Oumar 
OUEDRAOGO

Portrait : Bamouni Nébila Jhony, un véritable cordon bleu

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Né en 1957 à Ténado, un département du Burkina Faso situé dans la province de Sanguié et dans la régionde Centre-Ouest, Bamouni Nébila Jhony est un passionné de la restauration. N’ayant été dans aucune école d’hôtellerie, il s’est formé sur le tas et détient aujourd’hui une expérience professionnelle qualitative de 40 ans dans le métier de restaurateur.

Le propriétaire du ’’Restaurant de la Maison des Savoirs’’ situé au cœur de la capital, Ouagadougou Bamouni Nébila Jhony a fait ses premiers pas dans la restauration dès l’âge de 17 ans en Côte d’Ivoire.

Il s’installe à son propre compte à son retour au pays en 2000 où il a décidé de valoriser  ses compétences à travers des prestations de service de restaurateur. Depuis  lors, c’est un talent  confirmé qui enchaine les prestations surtout lors des heureux évènements comme les mariages, baptêmes, anniversaires, réveillons de fin d’année.

Et la fête de Saint Sylvestre 2014, à l’occasion de laquelle il a reçu une commande de 40 plats à 18500FCFA l’unité a été un moment de satisfaction partagée entre ses clients et lui.

« Issu d’une famille paysanne, j’ai vite quitté les bancs dès la classe de CM2, non pas par manque de moyens financiers mais afin de renforcer l’équipe de bras valides qui œuvraient dans les plantations de mon père en Côte d’Ivoire ».

Une fois à destination, le jeune homme va cependant se soustraire à cette destinée. En lieu et place des travaux champêtres il se forge dans la restauration la seule chose qu’il dit savoir bien faire de ses doigts.

« Et si c’était à recommencer, je ne ferai que la restauration », confie-t-il. N’ayant fait aucune école d’hôtellerie, il a su s’imposer dans le domaine par son dynamisme et sa forte envie d’apprendre.

Et pour ce faire, il  a du passer par plusieurs paliers. Après six mois passés dans la section plonge (lavage, nettoyage et classement des ustensiles de cuisine) d’un hôtel et six autres dans un autre hôtel, qu’il fut déclaré cuisinier aguerri par l’hôtel Ivoire.

Il passe d’aide cuisinier à cuisinier. Bamouni Nébila Jhony est spécialiste de la cuisine Européenne et Africaine et ses clients s’accordent à lui reconnaitre des qualités certaines. Une d’elle, Madame Ella Samboué est assistante de direction bilingue et fidèle cliente. « Je viens manger ici parce que c’est très propre, l’accueil est chaleureux, les plats sont de qualité et les prix très compétitifs».

En effet, les tarifs des plats varient de 1000 F CFA à 2000 F CFA selon le menu. Avec un effectif de cinq personnes, M.Bamouni parvient jusqu’à présent à honorer ses commandes, et cela grâce au savoir faire et au dynamisme de l’équipe. Toute chose qui lui a permis de se faire des relations à travers le monde.

Former pour la bonne bouffe

Concernant ses projets, il envisage ouvrir un centre de formation en cuisine appliquée. Selon lui, cette école offrira une formation complète en restauration collective, celle fastfood ou snak et le pur gastronomique.

Ce projet, il le nourri depuis le jour où son ancien patron, Alain Fouchard, lui a laissé en souvenir la phrase suivante : ‘’Jhony, un jour, des universitaires diplômés viendront te demander comment apprendre à faire la bonne cuisine’’.

Marié et père de cinq enfants dont la première est titulaire d’une maitrise en macroéconomie, Bamouni Nébila Jhony parvient  largement à subvenir aux besoins de sa famille.

Notre cordon bleu dit n’avoir pas de loisirs car la cuisine lui permet déjà de se distraire en s’amusant avec le feu et en pratiquant le cirque avec ses casseroles.

Safia ZANGO (collaboratrice)

Coopération bilatérale : deux nouveaux ambassadeurs européens accrédités au Burkina Faso

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Les nouveaux ambassadeurs du royaume de Suède  au Burkina Faso, Eva Emnéus, et d’Allemagne, Dietrich Fritz Reinhold  Polh, ont présenté, hier jeudi 8 janvier 2015 au palais présidentiel  de Kosyam à Ouagadougou, leurs lettres de créance au chef de l’Etat, Michel Kafando. 
Le président de la Transition, Michel  Kafando,  a déroulé, dans la matinée du jeudi 8 janvier 2015,  le tapis rouge à deux nouveaux ambassadeurs européens accrédités au Burkina Faso.  Tous deux sont  venus lui présenter, respectivement,  leurs lettres de créance, comme l’exige la tradition diplomatique. La première à recevoir les honneurs de la république, avec  fanfare à l’appui, et à franchir   la porte du bureau  du  chef de  l’Etat,  est l’ambassadeur du royaume de Suède, Eva  Emnéus, qui défendra les intérêts de son pays au Burkina Faso, tout en résidant à Bamako au Mali.
La soixantaine révolue et  vêtue d’une combinaison en noir, cette diplomate rompue, à voir son CV, servait précédemment en qualité d’ambassadeur en Algérie. Auparavant, elle avait prêté ses services  dans les représentations diplomatiques de son pays, en République démocratique du Congo (RDC), en  Lettonie, en  Chine, en Thaïlande et en Pologne,  en tant que fonctionnaire.   Eva Emnéus est aussi nantie d’expériences que de diplômes.  Elle est diplômée, entre autres, de la faculté d’Anthropologie sociale de l’Université de Stockholm et en gestion des entreprises et en langues française et allemande de l’Arhus school of business administration de Danemark.
 Mme Emnéus aura la mission de dynamiser  la coopération burkinabè-suédoise, au beau fixe selon les témoignages, et  axée notamment sur l’éducation, la santé et la promotion des droits humains.  L’histoire indique  que  le partenariat entre la Suède et le Burkina Faso a été scellé en 1969.
Autre pays, autre personnalité. Le  nouvel ambassadeur d’Allemagne au Burkina Faso avec résidence à Ouagadougou,  Dietrich Fritz Reinhold  Polh, a été le deuxième à présenter ses lettres de créance au chef de l’Etat.  Costume sombre et nœud-papillon bien ajusté,  le diplomate allemand, 55 ans, marié et père de trois enfants, est en domaine conquis.
 Titulaire de deux doctorats, l’un en Droit et l’autre en Lettres,  il  roule sa bosse dans l’administration diplomatique depuis plus de vingt ans.  Il a servi, à divers niveaux de responsabilités, dans  plusieurs ambassades allemandes à l’étranger, précisément en Egypte, en Ethiopie et en Iran. Maîtrisant le service diplomatique et consulaire, comme sa poche, Dietrich Fritz Reinhold  Polh  est appelé à œuvrer au renforcement des « bonnes » relations  existant depuis des années entre son pays et le Burkina Faso.  L’Allemagne appuie essentiellement  le Burkina dans plusieurs secteurs.
Il s’agit, parmi tant d’autres, de la décentralisation, de l’agriculture, de l’eau potable et de l’assainissement.  Des objectifs transversaux sont définis, dont la lutte contre la pauvreté, la lutte contre le SIDA, la conservation des ressources naturelles et la prévention des conflits.   La coopération entre les deux pays, retient-on,  a débuté en 1961, au lendemain de l’accession à l’indépendance du Burkina Faso.
Kader Patrick KARANTAO
stkaderonline@yahoo.fr

Vote des Burkinabè de l’étranger : une préoccupation majeure du chef de l’Etat

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Le chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, a reçu en audience, le mercredi 12 novembre 2014 à Ouagadougou, les chefs coutumiers de Bobo-Dioulasso, Djibo, Fada N’Gourma, Kaya, Ouahigouya et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale. Les échanges ont porté sur la transition politique au Burkina Faso et le vote des Burkinabè de l’étranger.
C’est en fin de matinée, après trois autres audiences, que le chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, a rencontré ce mercredi 12 novembre 2014 à Ouagadougou, les chefs coutumiers de Bobo-Dioulasso, Djibo, Fada N’Gourma, Kaya et Ouahigouya. Les échanges, qui ont duré une trentaine de minutes, ont essentiellement porté sur le processus de transition en cours au Burkina Faso.
«Le chef de l’Etat nous a reçus ce matin pour nous faire le point des différentes concertations et des activités qui sont menées, dans le cadre de la transition politique, depuis qu’il est à la tête de l’Etat», a déclaré Soumaila Sanou, chef coutumier des Bobos mandarins, et porte-parole des chefs coutumiers, à leur sortie d’audience. Après l’avoir annoncé au Moogho Naaba en début novembre au cours d’une visite chez l’empereur des Moosés, le lieutenant-colonel a, à nouveau émis le vœu, de transférer le pouvoir à un civil et ce, conformément au souhait des partis politiques et des Organisations de la société civile. «Il (Ndlr : le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida) nous a rassurés de la volonté des militaires d’aller dans le sens souhaité par les différents acteurs politiques et de la société civile», a confié le chef Soumaila Sanou. Pour ce faire, «nous l’avons béni afin qu’il puisse réussir la mission, à lui confiée», a-t-il indiqué. «Nous ne sommes pas des acteurs à plein temps comme les autres. Mais nous donnons notre avis, nos conseils aux différentes autorités et à la population. Nous jouons un rôle d’accompagnement», a-t-il souligné.
Le vote des Burkinabè de l’étranger constitue également une préoccupation pour le chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, à en croire Marc Somda, le secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale (MAECR). «Le chef de l’état envisage sérieusement qu’on donne la possibilité à nos compatriotes qui vivent à l’étranger, de pouvoir prendre part à l’élection présidentielle de 2015», a-t-il dit. «Etant donné que la CENI (la Commission électorale nationale indépendante) a déjà créé les différentes commissions électorales indépendantes d’ambassade et de consulat, il serait de bon ton que la dynamique soit lancée, afin de rendre effective la participation des Burkinabè de l’étranger  au scrutin présidentiel de 2015», a souhaité le secrétaire général du MAECR. «Mais la décision appartient à nos autorités. C’est le chef de l’Etat qui envisage donc  que nos compatriotes puissent prendre part au vote en 2015», a-t-il précisé.
Wendesonguéda Aubin NANA
nanaubin@yahoo.fr

Burkina Faso: l’ONU salue un accord sur le principe d’une transition menée par les civils

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Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a félicité jeudi 06 novembre 2014 le peuple du Burkina  Faso au sujet de l’adoption d’un accord sur le principe d’une transition d’un an menée par les civils et qui aboutira à la tenue d’élections démocratiques en novembre 2015. 
«Le Secrétaire général félicite toutes les parties prenantes burkinabè pour leur sens des responsabilités et leur volonté d’engager un dialogue constructif. Il encourage en outre toutes les parties à continuer d’utiliser le dialogue pour parvenir rapidement à un accord sur une personnalité civile de premier plan pour mener le processus de transition», a dit son porte-parole, dans un communiqué de presse. «Le Secrétaire général salue les efforts de la médiation conjointe menée par les Nations Unies, l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et les Présidents du Ghana, du Nigéria et du Sénégal, ainsi que l’appui des partenaires intemationaux pour assurer un processus de transition pacifique et en douceur au Burkina Faso», a-t-il ajouté. De son côté, le Conseil de sécurité des Nations Unies a exhorté les forces de sécurité du Burkina Faso à remettre le pouvoir aux civils à la suite de la crise politique suscitée par la démission du Président Blaise Compaoré.
Dans une déclaration à la presse publiée mercredi soir, les membres du Conseil «ont exprimé leur profond préoccupation concernant la crise politique et sécuritaire au Burkina Faso et les informations selon lesquelle des personnes sont mortes à la suite des récents événements entourant la démission de M. Blaise Compaoré de son poste de Président». Le Conseil de sécurité a appelé «au calme» et exhorté «toutes les parties prenantes à éviter la violence». Les membres du Conseil ont appelé les autorités du Burkina Faso «à respecter le droit de réunion pacifique et le droit à la vie et à protéger les citoyens et leurs biens». «Les membres du Conseil de sécurité ont reconnu l’aspiration démocratique du peuple du Burkina Faso. Ils ont exhorté les forces de sécurité du Burkina Faso à remettre le pouvoir à une transition menée par les civils et à prendre des mesures immédiates pour restaurer l’ordre constitutionnel sans tarder», souligne le communiqué de presse. «Les membres du Conseil de sécurité ont appelé toutes les parties prenantes au Burkina Faso à collaborer ensemble pour lancer un processus de transition démocratique, pacifique et menée par les civils conduisant à l’organisation d’élections libres, justes et inclusives dès que possible, qui respectent la Constitution» du pay, ajoute-t-il.
Ouagadougou, le 07 novembre 2014 
Centre d’Information des Nations Unies (CINU)
Tél : (226) 50306076/50336503- 
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cinu.oui@fasonet.bf

Visite du MPP à l’UPC: les socio-démocrates chez les libéraux

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Le président du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Roch Marc Christian Kaboré a effectué, le jeudi 4 septembre 2014 à Ouagadougou, une visite de courtoisie au siège de l’Union pour le progrès et le Changement (UPC). 
De retour de Paris où il a effectué une mission, le président du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Roch Marc Christian Kaboré, s’est rendu hier jeudi 4 septembre 2014 au siège de l’Union pour le progrès et le Changement (UPC) de Zéphirin Diabré, pour échanger sur des questions politiques d’actualité. Après une demi-heure environ de concertation à huis clos, les «deux grands» de l’opposition politique burkinabè ont dit que cette visite est un cadre de renforcement de la coopération politique entre leurs deux partis. En dehors des différences idéologiques entre socio-démocrates du MPP et libéraux de l’UPC, plusieurs points, en l’occurrence l’alternance politique, unissent le parti de Zéphirin Diabré et celui de Roch Marc Christian Kaboré.
Ce dernier a, à l’occasion, souligné l’importance de cette visite de courtoisie. «Nous avons estimé qu’il était important de renforcer notre coopération, nos échanges et les questions politiques de manière à apporter un plus au combat politique que nous menons ensemble», a-t-il affirmé. Pour lui, les différences idéologiques entre les deux formations politiques ne doivent pas l’emporter sur leurs intérêts communs, à savoir le combat pour la démocratie et l’alternance au Burkina Faso. Le président du MPP a, par ailleurs, félicité l’UPC pour son engagement en faveur de la démocratie.

«Pas d’animosité entre les deux partis»

«Nous saluons l’UPC qui, dès le départ, s’est engagée dans le combat pour la consolidation de la démocratie tout en s’opposant fermement à des éventuels référendum, Sénat et modification de l’article 37», a-t-il exprimé. Dans le même ordre d’idée, le Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF), Zéphirin Diabré, a dit être ravi de cette visite, première du genre, du président du MPP. «Le MPP, par la voix de son premier responsable,  est venu nous féliciter pour notre contribution au combat pour l’alternance et a, en même temps, souhaité que les deux partis puissent garder un contact plus fréquent», a-t-il résumé.
M. Diabré a dit, en outre, reconnaître la contribution inestimable du MPP au combat de l’opposition par ses prises de positions politiques. «La création du MPP a contribué sans doute à faire de l’opposition politique, aujourd’hui, une force non négligeable», a-t-il dit. Pour lui, au-delà des divergences idéologiques qu’il trouve d’ailleurs insignifiantes, créer un cadre de dialogue et de concertation entre deux partis politiques qui appartiennent au CFOP-BF pour aborder des questions communes relatives à l’intérêt de la nation, est opportun. Le premier responsable de l’UPC a, également, réaffirmé que les rapports entre son parti et celui de M. Kaboré ainsi que ceux des autres sont bons. «Il n’y a pas une animosité entre les deux partis, il y en a pas non plus avec ceux des autres formations y compris le parti au pouvoir.
Tout cela fait qu’il est possible, qu’à un moment donné, en fonction des circonstances, qu’il y ait des accords entre partis mais tout cela se fait en ayant à l’esprit le fait que nous sommes une opposition plurielle qui doit se regrouper et se rassembler pour pouvoir, enfin, aller ensemble à la victoire», a-t-il fait savoir. A la question d’un éventuel obstacle politique que le MPP pourrait représenter pour l’UPC, le CFOP-BF a répondu par la négative. «Je ne vois pas en quoi le MPP pourrait être une menace pour l’UPC puisqu’il apporte des bataillons qui n’étaient pas acquis, les gens qui sont au MPP étaient au CDP. Nous avons notre base sociologique, les deux se rassemblent et cela permet d’envisager le combat politique avec sérénité», a-t-il confié. Zephirin Diabré s’est dit surtout convaincu que c’est à travers la formation d’une synergie d’action, tout en prenant en compte les aspirations du peuple, que l’opposition burkinabè réussira l’alternance.
Bachirou NANA
Joanny SOW  (Stagiaire)