Attention, cette chronique n’est pas dégoupillée !

Nous aurions bien voulu toucher où ça fait mal, mais nous avons déjà mal, tout le monde a mal. Nous aurions bien voulu dire notre vérité avec rage, mais restons sages, parce que la page est trop noire. De toute façon, qu’est-ce qu’un pauvre chroniqueur sans talent sécuritaire peut apporter de plus au capharnaüm suicidaire ? Non, nous ne sommes pas dignes de pointer du doigt et cracher à bout portant sur qui a fait quoi, qui aurait dû faire quoi, quand, comment, avec quel moyen. Nous ne dirons rien !
Mais nous sommes convaincus que seule une introspection sans complaisance nous permettra de nous élever au-dessus de tout ego et reconnaître que nous marchions pied-bot. Depuis le 15 janvier 2016, nous nous sommes rendu compte que nous n’étions pas aussi bénis des dieux. Diantre, où était Dieu le 15 janvier 2016 ? Pourquoi nous a-t-il abandonnés ? Pourquoi nous ? En quoi avons-nous péché ? Même le « Bataclan » ne peut pas répondre, « Radison Blue » n’arrive toujours pas à comprendre. Le « Splendid » était si candide pour mériter un sort si sordide. Que de bobos au Cappuccino ! Finalement, le bouclier tant vanté n’était qu’une passoire maquillée, truffée de mailles et de failles. Le 15 janvier, nous avons subi la furie de la fratrie de l’incurie au cœur même de nos bastions. Ça n’arrive pas qu’aux autres !
II faudra surtout garder la tête sur les épaules sans hâtivement jeter la pierre à Paul, sans bomber non plus le torse ou tomber dans l’amalgame identitaire, politique ou religieux. Aucune récupération n’est décente, parce qu’aucune raison ne doit dépasser celle de la Nation. Oui, nous avons été frappés peut-être par surprise, peut-être par méprise, peut-être même par traitrise. Pour certains, nous avons manqué de maîtrise, faute de marquise. Pourtant, le ciel était assez gris ! Le parapluie a pris du temps pour s’ouvrir. Et il a plu des cordes sur Ouagadougou ! Pour d’autres, il n’y a pas de risque zéro. Même si nous sommes des héros, nous avons servi de terreau aux bourreaux. Comptez ! Combien sont restés sur le carreau ?
Nous avons intérêt à nous tenir à carreau au lieu de jouer au tarot en faisant le faraud ! Il faut savoir lire entre les barreaux, il y a des taureaux au regard de moineau tapis sous le boisseau, attendant de faire le dernier saut. A chacun sa vérité, à chacun sa version, la nôtre n’aura peut-être pas d’apôtre, elle reste la nôtre. Il faudra surtout éviter un recto verso et pour ce faire, il faudra aller au-delà de l’écho de nos «micro-égo-perso». Il faudra endiguer les déboires de cette histoire noire et passer vite de la rhétorique à la pratique sans mimiques politiques. Si malgré tout, certains voient en cette chronique éthylique une réplique maléfique aux relents politiques, alors puissions-nous être pardonnés pour toutes les idées mal données.
Nous sommes Burkinabè et personne ne nous traitera au rabais dans notre havre de paix. Mais que faisons-nous chaque jour pour tendre toujours vers cette paix ? Sommes-nous assez alertes pour être en faction contre les sentinelles de la désolation ? Combien sommes-nous à être attentifs au moindre geste indigeste, à fouiner et à flairer comme le blaireau ? Combien sommes-nous à dénoncer le voisin suspect au comportement louche ? Comme toujours, « ce n’est pas notre boulot», « de quoi je me mêle ? », « que la police fasse son travail ! ». Nous manquons de culture du danger, parce que nous sommes dans un «pays d’intègres».
Nous n’avons pas toujours les bons réflexes, nous sommes rarement perplexes et quand on nous vexe, on crie à tue-tête : « il faut les feuilleter ! ». On ne fouillette pas un djihadiste les mains nues comme on s’insurge. Un terroriste n’est pas un enfant de chœur et il faut vite se réviser. On ne défie pas un « cadavre vivant » qui n’a plus rien à perdre. La curiosité est un défaut, mais dans la nuit du 15 janvier, il y avait des badauds essaimés autour de l’épicentre des feux, juste pour voir le sensationnel « film d’action » aux dépens de leur naïve vie.
Le couvre-feu a été ramené  de 1h à 4h du matin, mais il y a toujours des noctambules sans scrupule en divagation qui déambulent en murmurant le long de nos murs. Force doit rester à la loi, parce que nul n’est censé ignorer la loi. Enfin, il faudra que nous soyons moins bavards et moins suffisants face à la situation. Du politique qui use de tiques pour rassurer au média sans scoop qui augure sans être sûr, n’oubliez pas que celui qui écoute apprend plus que celui qui parle. Puissent nos morts reposer en paix et nos blessés se rétablir.
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Une loi pour lutter efficacement contre le terrorisme au Sahel

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Les députés du Conseil national de la Transition ont examiné en plénière, le samedi 19 décembre 2015, à Ougadougou et adopté 15 projets de loi. Il s’agit de la loi portant autorisation de ratification du statut de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, de celle de la création du G5 Sahel et treize autres, relatifs à des accords adoptés dans le cadre de l’OUA/UA.
Les parlementaires du Conseil national de la Transition (CNT) ont été en plénière dans l’après-midi, du samedi 19 décembre 2015. De 13 heures à 14heures 40 minutes, après présentation de trois différents rapports par la Commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la défense (CAESED) de l’Assemblée nationale, suivie de débats. Les députés ont à l’unanimité adopté les quinze projets de loi inscrits à l’ordre du jour.  Il s’agit entre autres, du projet de loi portant autorisation de ratification du protocole de la Cour de justice de l’Union africaine, adopté à Maputo au Mozambique le 11 juillet 2003 ; de celui portant statut de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire (OISA) adopté en Guinée Conakry en décembre 2013 et de la convention portant création du G5 Sahel adoptée à Nouakchott en Mauritanie, le 19 décembre 2014. Face aux défis sécuritaires que connaît la région sahélienne, au regard des sévices perpétrés par des groupes armés dans cette partie de l’Afrique. Les Chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad ont décidé de conjuguer leurs efforts, afin de se doter d’un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politique de développement et de sécurité. Ainsi, pour marquer leur adhésion à la politique commune de lutte contre le terrorisme et le développement économique, ces cinq pays ont créé le G5 Sahel. Ce groupe entend être la réponse aux questions sécuritaires qui troublent la quiétude des populations de cette zone de l’Afrique. En effet, le « pays des Hommes intègres » a signé la Convention portant création de l’institution mais ne l’avait pas encore ratifiée. A sa sortie de la plénière, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Moussa Nébié, s’est dit satisfait. «Le G5 Sahel a été créé en raison des menaces terroristes qui pèsent sur les pays situés dans cette zone en particulier le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad et sa ratification par notre pays démontre une fois de plus sa ferme volonté de lutter contre le fléau», a-t-il mentionné.
Kadi RABO

Le candidat Zéphirin Diabré « confiant « 

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 Zéphirin Diabré a voté à 10 heures à Ouagadougou à l’école Medersa de Zogona au bureau de vote n°1. Après  avoir accompli son devoir civique, il s’est dit animé par une grande émotion et une grande gravité.
Il a souligné que des ratés ont été signalés dans quelques bureaux de vote. « Jusqu’à cette heure il y a certains bureaux de vote qui n’ont pas ouvert », a-t-il dévoilé.
 Cependant il a dit espérer que la Commission électorale indépendante (CENI) prendra les mesures idoines pour résoudre ces problèmes afin de garantir des scrutins libres, équitables et transparents. Qu’à cela ne tienne, le candidat du « vrai changement » s’est dit confiant quant à son élection. « Mon état d’esprit de vainqueur est renforcé par l’engouement suscité par mon projet de société dans les 45 provinces du Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Aussi avant de quitter l’école, il a donné rendez-vous aux électeurs ce soir ou demain pour célébrer sa victoire.
E.S

Des bureaux de vote ont commencé avec une heure de retard

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A l’école primaire publique de Rimketa dans l’arrondissement 3 de Ouagadougou, le Bureau de vote (BV)  n°5 s’est ouvert avec un retard d’une heure. La cause absence de feuille pour le procès-verbal de la présidentielle et de feuille de dépouillement pour les législatives. 
Aussi au bureau de vote n °1 à  l’Ecole les leaders, à l’arrondissement 11, y avait une longue file qui attendait de voter, jusqu’à 7 h où on était sur les lieux, le bureau de vote n’était pas encore opérationnel. La raison : la liste des inscrits étaient  celle d’un autre centre de vote.
  Dans le même arrondissement,  à l’école Zemstaaba , les bureaux de vote  attendaient jusqu’à 7h50 leur matériel électoral.
A l’Ecole Widtoghin au BV n° 1 au quartier  Bendogo sur les trois listes d’électeurs une manquait. Des représentants de l’ UPC menaçaient de suspendre le vote jusqu’à ce que la 3è liste soit envoyée. Jusqu’à à 7h 30 mn une trentaine d’électeurs attendaient devant ce bureau de vote.
Sidwaya

Elections : Briefing de la Francophonie et de l’UE à Cheriff Sy

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Les observateurs de l’Union européenne des élections du 29 novembre 2015, conduits par la chef de la mission d’observation électorale de l’institution, Cecile Kashetu kyenge, ont  été reçus en audience par le président du Conseil national de la Transition,  Moumina  Cheriff Sy,  le vendredi 27 novembre 2015.
   Une délégation de la mission déployée au Burkina Faso par l’Union européenne pour l’observation des élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre, et une autre de la Francophonie sont allées s’entretenir avec le président du Conseil national de la Transition (CNT), Cheriff Sy, le vendredi 27 novembre 2015.
Pour la chef de la délégation,Cécile Kashetu kyenge, cette visite  entre dans le cadre de leur mission d’observation électorale au Burkina Faso. Elle a indiqué qu’une déclaration préliminaire de leur observation   est attendue après le scrutin. La délégation a par ailleurs informé le président Cheriff Sy de la présence de 40 observateurs de courte durée. « Notre déclaration préliminaire que nous ferons le 1er décembre va faire ressortir tous les éléments que nous avons observés de la campagne électorale en passant par le déroulement du scrutin jusqu’au dépouillement », a-t-elle indiqué. Elle  a aussi souligné que les observateurs ont pu rencontrer les différents acteurs impliqués dans le processus électoral notamment les acteurs de la société civile, les différents partis politiques et les institutions. Sur son appréciation sur le déroulement de la campagne elle s’est refusée à tout commentaire. Elle a souligné que cela fera l’objet  de la même déclaration du 1er décembre 2015. « La supervision du processus électoral  est notre travail et nous n’avons pas encore terminé, nous allons observer le comptage et la compilation des résultats au niveau des communes mais aussi au niveau de la CENI », a fait comprendre Mme Kyenge.
Pour elle, la présence  de spécialistes pluridisciplinaires notamment des  analystes de données et des medias contribueront à faire un travail d’observation de qualité. A leur suite ce sont les observateurs de la Francophonie qui ont été reçus par le président du CNT, Cheriff Sy.
Moussa CONGO

Le Chef d’Etat-major général des Armées invite le RSP à déposer les armes

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Après concertation avec tous les Chefs d’Etat-major d’armée face aux graves tensions et risques d’affrontement entre les frères d’armes de nos Forces armées nationales dont les conséquences seraient imprévisibles pour tout le peuple burkinabè et la nation entière et compte tenu de la volonté toujours affirmée du Chef d’Etat-major général des Armées de renforcer la fraternité et la cohésion, je tiens à déclarer que chaque militaire ne devrait ménager aucun effort pour préserver la fraternité et la paix, par conséquent j’ordonne :

 Primo au Chef d’Etat-major particulier de la présidence du Faso

–  De relayer au RSP l’engagement des Chefs d’Etat-major de ne rien entreprendre pour nuire à la fraternité entre les personnels du RSP et les autres composantes de nos Forces armées nationales.

–  De rassurer les personnels du RSP que les personnels des autres unités ne nourrissent aucune hostilité à leur rencontre.

–  De les inviter à déposer les armes et les moyens de combat.

–  Et de se mettre immédiatement sous les ordres du Chef d’Etat-major général des Armées.

Secundo à tout Chef d’Etat-major d’armée

–  Prendre toutes les dispositions pour éviter tout affrontement et réserver un bon accueil aux frères d’armes du RSP# Sans aucune distinction.

Enfin, je demande aux populations du Burkina Faso de rester sereines et de faire confiance aux Forces armées nationales qui réaffirment leur engagement sans faille à préserver l’unité nationale.

Général de brigade Pingrenoma ZAGRE

Grand Officier de l’Ordre National

Crise au Burkina: les 13 points du Projet de Protocole d’accord 21/09/2015

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Les 13 points du Projet de Protocole d’accord

1. La libération sans condition des personnalités détenues au cours des événements du 17 septembre.

2. La restauration des autorités de la transition avec Kafando comme président.

3. Le retrait des militaires du gouvernement.

4. La reprise du processus électoral avec les élections au plus tard le 22 novembre

5. La CENI doit prendre toutes dispositions nécessaires pour la tenue de la nouvelle date ;

6. Le gouvernement organisera les élections.

7. Le CNT s’abstiendra de légiférer dans les matières autres que celles relevant des élections et des conclusions du présent accord.

8. Les personnes inéligibles pourront prendre part aux élections.

9. Toutes les réformes profondes telles que celles liées à la réforme de l’armée seront laissées à l’appréciation du gouvernement d’après transition.

10. La cessation de la violence.

12. Les Forces de Défense et de Sécurité assureront la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire national.

12. L’acceptation du pardon et de l’amnistie pour les conséquences liées à la présente crise.

13. Le comité des médiateurs veillera à l’application de ces recommandations.

c’est ce projet d’accord qui sera présente aux chefs d’États de la CEDEAO le mardi 22 SEPTEMBRE

Sidwaya

Burkina : proclamation du Conseil National pour la Démocratie

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Aujourd’hui 17 Septembre 2015, les forces patriotiques et démocratiques alliant toutes les composantes de la nation et réunies au sein du Conseil National pour la Démocratie (CND), ont décidé de mettre un terme au régime déviant de la transition.
Instauré à la suite de l’insurrection victorieuse du peuple des 30 et 31 Octobre 2014, le régime de transition s’est progressivement écarté des objectifs de refondation d’une démocratie consensuelle.
La loi électorale taillée sur mesure pour des individus et décriée par les instances et les hommes de droit, se dresse alors, comme un outil de négation des valeurs de notre peuple fondée sur l’esprit de justice, d’équité et de tolérance.
Cette loi a créé une division et une grave frustration au sein du peuple, érigeant deux catégories de citoyens.
Malgré les recommandations fortes des chefs d’Etats de la CEDEAO, malgré une condamnation ferme de la Cour de justice de la CEDEAO, enjoignant au Burkina Faso de lever tous les obstacles à la libre participation des candidats aux élections, le Conseil Constitutionnel va être instrumentalisé pour violer cette décision internationale.
La démocratie, c’est le droit de tout citoyen d’être électeur et d’être éligible !
La loi portant statut général des personnels des Forces Armées Nationales et celle portant code de l’information ont été promulguées à des fins personnelles et pour museler la presse.
Cette transition s’est également illustrée par des arrestations arbitraires en négation des règles de droit faisant le lit d’une justice sélective au service des vainqueurs.
Dans un contexte sécuritaire sous régional caractérisé par le terrorisme et le grand banditisme, la question militaire a été politisée et instrumentalisée.
Les propositions de l’armée visant un traitement adéquat des questions en suspens ont fait l’objet d’engagements solennels au plus haut niveau qui n’ont pas été respectées : le but ultime étant de créer une crise factice permanente au sein des forces de défense et de sécurité.
Nombre d’acteurs de cette transition se sont illustrés par des comportements aux antipodes des règles de bonne gestion de la chose publique.
Peuple du Burkina, patriotes et démocrates amis du Burkina, l’intervention du CND a pour but principal d’enclencher un processus cohérent, juste et équilibré devant conduire à la mise en place d’un système institutionnel robuste.
Ancré sur les principes cardinaux de la démocratie comme l’égalité politique devant la loi, la libre expression politique et l’alternance, ce système institutionnel sera le socle du développement socioéconomique partagé du Burkina Faso.
Pour faire place à cette exigence, les mesures immédiates suivantes sont prises :
1. Le Président de la Transition est démis de ses fonctions ;
2. Le gouvernement de transition est dissout ;
3. Le Conseil national de transition est dissout ;
4. Une large concertation est engagée pour former un gouvernement qui se dévouera à la remise en ordre politique du pays et à la restauration de la cohésion nationale pour aboutir à des élections inclusives et apaisées.
Le CND voudrait également rassurer la communauté régionale et internationale, les partenaires au développement de sa détermination à respecter les accords qui engagent le Burkina Faso.
Peuple du Burkina, le Conseil National pour la Démocratie appelle tous les Burkinabè à soutenir activement et massivement dans un esprit de tolérance et de solidarité, le processus de reconstruction politique engagé dans le calme, la discipline et le travail.

QUE DIEU PROTEGE LE BURKINA FASO. 

 

Le Conseil National pour la Démocratie (CND).

Groupe international de suivi et d’accompagnement de la Transition : Une invite à des élections apaisées et transparentes au Burkina

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Le Groupe international de suivi et d’accompagnement de la Transition au Burkina Faso (GISAT-BF) a tenu sa quatrième et dernière session, le mardi 15 septembre 2015, à la salle des Banquets de Ouaga-2000. A l’orée de la présidentielle et des législatives du 11 octobre prochain, les représentants de la CEDEAO, de l’Union africaine et de l’ONU ont appelé l’ensemble des acteurs de la scène politique burkinabè à préserver la paix pour bien parachever la Transition.
Evaluer la Transition et inciter les acteurs politiques burkinabè à des élections démocratiques, libres, transparentes et pacifiques. Tel était le but visé par la quatrième session du Groupe international de suivi et d’accompagnement de la Transition au Burkina Faso (GISAT-BF). Les responsables du CISAT-BF, notamment le président de la commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour le Sahel, Pierre Buyoya, l’envoyé spécial de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas ont rencontré le 15 septembre les autorités de la Transition, la classe politique et les représentants d’Organisations de la société civile (OSC), le corps diplomatique et les Partenaires techniques et financiers à Ouaga-2000.
A la fin de la session, le porte-parole du GISAT-BF, Pierre Buyoya, a dressé le constat général que la Transition se trouve sur de bons rails. « Les échanges que nous avons eus avec le président du Faso, Michel Kafando, le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, et les autres acteurs nous ont indiqué qu’au plan politique, le climat est favorable aux élections. Au plan financier, les moyens sont disponibles et au plan social il y a un certain apaisement », a-t-il indiqué. Les membres du GISAT-BF ont félicité les autorités de la Transition, les partis politiques, les OSC et l’ensemble du peuple burkinabè et ont demandé à tous d’avoir « le même comportement jusqu’au bout pour que cette Transition soit vraiment exemplaire ». Les représentants de la communauté internationale ont remercié les différents partenaires qui contribuent à la réussite de la Transition.
« Ce qui s’est passé jusqu’à présent fait la fierté du Burkina Faso et de l’Afrique. Nous souhaitons que ça soit toujours ainsi et que les élections du 11 octobre soient un nouvel évènement dans la consolidation de la démocratie dans ce pays, dans la sous-région et tout le continent », a lancé M. Buyoya.
A l’ouverture des travaux, le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, a indiqué que la dernière session du GISAT-BF a relevé l’importance particulière de cette session. A quelques semaines des élections et de la fin de la Transition, Kadré Désiré Ouédraogo a exhorté tous les acteurs politiques à aller résolument dans le sens indiqué par tous les amis du Burkina Faso y compris, en recourant exclusivement aux voies légales pour défendre leurs intérêts. « La responsabilité leur incombe d’encourager leurs militants et partisans à faire preuve de retenue et de maturité en toutes circonstances dans leurs comportement comme dans l’expression de leurs positions », a-t-il poursuivi.

Recourir aux voies légales de manière pacifique

La CEDEAO a appelé les forces de défense et de sécurité ainsi que les forces vives de la nation burkinabè à s’abstenir dans cette phase délicate, de toute initiative pouvant mettre en péril la bonne conclusion du processus de la Transition. « L’intérêt du peuple burkinabè vaut tous les sacrifices ! », a lancé le président de la commission de la CEDEAO aux fils et filles du « pays des Hommes intègres ». L’envoyé spécial de l’ONU, Mohamed Ibn Chambas, a également félicité les acteurs politiques burkinabè pour le sens de responsabilité qu’ils ont démontré avec l’adoption du pacte de bonne conduite. « Nous les encourageons à exprimer leurs positions par des voies légales et politiques et de manière pacifique tenant compte de l’intérêt supérieur de la nation burkinabè », a mentionné Ibn Chambas.
La communauté internationale a-t-il promis, restera engagée pour le retour à l’ordre constitutionnel normal par des élections apaisées et crédibles fondées sur une large adhésion populaire, gage de l’enrichissement de la démocratie participative et conformément aux aspirations légitimes du peuple burkinabè. Par ailleurs, le président de la Transition, président du Faso, Michel Kafando, a fait un bilan avant-terme de la Transition. Il a aussi relevé la signature du pacte de bonne conduite le 21 août 2015 par les acteurs politiques, les médias et les OSC afin d’encadrer et de discipliner la campagne électorale et les scrutins. Dans le même temps, a-t-il précisé, le gouvernement de la Transition a poursuivi sa mission d’œuvrer à une véritable réconciliation nationale, de relever les défis en matière de gouvernance politique, de répondre aux besoins de base des populations vulnérables…
« Si les premiers mois de la Transition ont été consacrés à la réorganisation de l’administration et des institutions, la période qui a suivi a permis d’orienter de façon décisive l’action gouvernementale vers d’autres préoccupations, notamment économiques et dans le domaine du développement », a-t-il soutenu. Au plan sociopolitique, a ajouté le président du Faso, le gouvernement de la Transition continue de privilégier le dialogue social et la concertation pour résoudre tout différend, aplanir les divergences et partant, préserver la paix et la concorde nationale.
Bachirou NANA
Fabiola OUEDRAOGO (Stagiaire)

L’«Independence Day» des USA : Tulinabo Mushingi annonce une batterie d’aides au Burkina Faso

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Le 4 juillet est la date-anniversaire de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique (USA). A cette occasion, les Américains partout où ils sont,  marquent un arrêt pour célébrer l’accession à l’indépendance de leur pays. Et c’est ce que l’ambassadeur des USA au Burkina Faso, Tulinabo Mushingi, a fait cette année encore en offrant un dîner, le samedi 4 juillet 2015 au sein de l’institution à Ouagadougou pour commémorer le 239ème anniversaire de l’indépendance du « pays de l’oncle Sam ». 
C’est avec un hommage bien mérité au peuple burkinabè que l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Tulinabo Mushingi, a débuté la commémoration du 239ème anniversaire de l’accession à l’indépendance  (Independence Day en anglais) de son pays au sein de l’institution à Ouagadougou, le samedi 4 juillet 2015. « Représentants du gouvernement burkinabè, peuple burkinabè, je vous félicite pour tout ce que vous avez fait jusqu’à présent pour amener le Burkina Faso dans les rangs démocratiques. (…) c’est à vous de canaliser et faire prospérer l’espoir suscité par cet élan de patriotisme, de soif de démocratie et de quête d’un avenir meilleur pour sa jeunesse », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Comme le président Obama a dit au début de cette année, se projeter vers l’avenir au lieu du passé…c’est cela qui nous rend fort. En d’autres termes, comme on le dit ici : plus rien ne sera comme avant ».
 Cette citation lui a valu un tonnerre d’applaudissements et a suscité des éclats de rires au sein surtout de la partie burkinabè sortie nombreuse pour soutenir leurs frères américains. Le diplomate américain s’est dit heureux de savoir que le partenariat entre son pays et le Burkina Faso reste une coopération fructueuse et croissante surtout dans les secteurs comme la sécurité, le développement économique, la bonne gouvernance et la santé. Au passage, le diplomate américain a exprimé ses sincères condoléances aux familles éplorées des soldats du bataillon «Badenya» morts au Mali pour la cause de la paix.  Il a profité de cette occasion pour annoncer une batterie d’aides que son pays va apporter au Burkina Faso. « A partir de cette année, le gouvernement américain va augmenter son investissement dans la lutte contre le paludisme à hauteur de 7 milliards de FCFA (…).
Le Burkina Faso a été désigné comme un des pays sur la liste restreinte des 17 pays dans le monde à recevoir l’aide des Etats-Unis dans le cadre du nouveau programme ’’Global Health Security Agenda (GHSA)’’. Plus de 15,5 milliards de FCFA seront investis en vue de préparer le Burkina Faso à riposter contre des risques potentiels de maladies infectieuses», a-t-il fait savoir. Et, a-t-il poursuivi, une équipe d’experts des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies sera déployée pour renforcer les capacités du ministère de la Santé. En matière d’aide à la croissance économique, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso a indiqué que son pays va investir plus de 55 milliards de F CFA jusqu’en 2017 dans le Programme de résilience au Sahel (RISE). Et d’ajouter qu’il va financer la participation de quatre jeunes entrepreneurs burkinabè au sommet mondial sur l’entrepreneuriat qui se tiendra au cours de ce mois à Nairobi au Kenya.

« Inclure l’inclusion »

Pour ce qui concerne la bonne gouvernance, outre le financement des élections à hauteur de plus de 1,5 milliard de F CFA, M. Mushingi a révélé que son gouvernement va faire bénéficier le Burkina Faso d’un nouveau programme pour promouvoir la responsabilité démocratique et le contrôle parlementaire avec un investissement initial d’environ 580 millions de F CFA. Cela, en vue de créer une assemblée nationale forte et démocratique. Concernant ce secteur surtout et faisant allusion aux élections à venir, il a insisté sur la nécessité d’inclure l’inclusion dans toutes les sphères de décisions comme prôné dans la déclaration d’indépendance des USA. Car à l’entendre, c’est ce qui va assurer une cohésion sociale et renforcer la démocratie dans le pays. Une fois de plus, l’Homme a été fortement acclamé pour cette prise de position.
En réponse à cette préoccupation de la représentation diplomatique américaine au Burkina Faso,   le ministre délégué en charge de la Coopération régionale, Moussa Nébié, chef de la délégation gouvernementale forte de plus de six ministres, a souligné que  le gouvernement burkinabè est en train de tout mettre en œuvre, avec la participation de toutes  les composantes de la société et des formations politiques,  pour mener à bon port la Transition et organiser les élections à bonne date comme prévue. Il a remercié le gouvernement américain pour toutes ses actions en faveur du développement  et de la bonne gouvernance au «pays des Hommes intègres ». Et de se réjouir de la bonne collaboration entre les deux pays qu’il souhaite voir prospérer les années à venir. A chaque 4 juillet, les Américains commémorent la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique qui fut proclamée le 4 juillet 1776 par les treize colonies britanniques en Amérique du Nord.  Elle marque selon eux l’indépendance du pays vis-à-vis des Britanniques. Ce jour est l’occasion de fête et de cérémonies célébrant l’histoire du pays, son gouvernement et ses traditions.
Somborigna Djélika DRABO