SNC 2016 :20 promoteurs culturels décorés

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En marge des activités de la SNC, le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme a exprimé, le samedi 2 avril 2016 à Bobo-Dioulasso, la reconnaissance de la nation à l’endroit de 20 acteurs de la culture. 
Ce sont 20 promoteurs culturels en danse, chanson, cinéma, art graphique qui ont reçu des médailles de chevalier de l’Ordre du mérite, des arts, des lettres et de la communication avec agrafe de leur activités respectives. C’était dans une ambiance empreinte de joie et empreint de retrouvailles non seulement pour les récipiendaires mais aussi les amis, parents et connaissances dont la présence a été assez remarquable.
Ensuite, après cette étape, ce fut au tour d’gents admis à faire valoir leur droit à la retraite. Ils étaient au total, 18 agents à appelés à faire valoir leur droit à la retraite de recevoir des mains de leur ministre de tutelle, Tahirou Barry, des présents bien emballés.
Ce geste, a-t-on appris, de sources proches de ce département ministériel, vient récompenser une carrière professionnelle bien remplie.
 Frédéric OUEDRAOGO

Roch Marc Christian aux artistes: »Je m’engage à créer les conditions propices … »

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré s’est engagé à améliorer les conditions de vie et de travail des artistes. La réalisation de la citée des arts a particulièrement retenu l’attention du chef de l’Etat.
 « Je voudrais saluer les hommes et les femmes qui œuvrent chaque jour pour faire de notre pays une terre de culture et d’action culturelle en Afrique et dans le monde. J’apprécie votre engagement à mettre en œuvre la politique culturelle, artistique et touristique, résultant de mon programme quinquennal. Je m’engage à créer les conditions propices à l’expression et au rayonnement des talents des artistes, renforcer les capacités des acteurs, organiser régulièrement des salons thématiques afin de stimuler l’émergence des talents », s’est exprimé le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré face aux nombreuses doléances des artistes à qui il a offert un repas.
Au vu de l’hébergement des artistes dans des écoles à la SNC, le représentant des artistes Vincent Koala a émis le souhait de voir érigé la citée des arts pour leur bonheur. « Le projet de la réalisation de la citée des arts dont la réalisation est très attendue par les artiste a retenu toute mon attention. Je ne ménagerai aucun effort pour que ce projet soit une réalité » a réagit le président du Faso. Comme autres promesses faites par le président, la valorisation de la production artistique, la création d’un mécanisme pour repérer les jeunes talents qui bénéficieront des facilités d’accès aux structures de formation et d’encadrement, la favorisation de l’octroi de bourses aux artistes méritants pour des stages dans des structures offrants des meilleures conditions d’encadrement et l’amélioration de la disponibilité et l’accessibilité des infrastructures culturelles.
« Il s’agit en un mot d’accompagner les acteurs dans la perspective de développer une industrie culturelle nationale afin de promouvoir et défendre les valeurs culturelles nationales, tout en améliorant les conditions de vie et de travail des artistes et des promoteurs culturels », a indiqué le PF. Pour lui,  le Burkina Faso est plus jamais un pays aux richesses culturelles multiples, variées et reconnues que nous devons promouvoir pour cimenter l’unité nationale autour de valeurs fortes porteuses de paix, de cohésion et de prospérité.
« Je suis très satisfait de la réponse du président en ce sens qu’ une de nos attentes particulières à Bobo était la finalisation de la citée des arts. Bobo en tant que plate-forme des arts de la scène, les principaux animateurs de cette fête nationale sont les artistes. La construction de cette citée des arts permettra d’améliorer les conditions d’accueil des artistes à Bobo. Ceux qui sont destinés à créer la fête et sa magie sont dans des écoles et cela semble injuste », a répondu Vincent Koala sourire aux lèvres.
                                                                                                              Adama SALAMBERE

SNC : Quand des gendarmes disent « halte » à la piraterie

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Le Comité national de lutte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques (CNLPOLA) a initié une formation sur   les droits d’auteur  et la piraterie à l’intention des élèves sous-officiers. Ladite formation a eu lieu, le vendredi 1er avril 2016 à l’école nationale des sous-officiers de gendarmeriesise au camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso.  
La 42e promotion des élèves sous-officiers de l’école nationale des élèves sous-officiers de la gendarmerie (ENSOG), avec leur chef de bureau d’étude et de formation, l’adjudant-chef, Lassané Kafando, ont accueilli une équipe du CNLPOLA pour une formation sur la lutte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques. La formation qui s’est tenue le vendredi 1er avril au camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso a porté sur la connaissance du secteur culturel, les principes généraux du droit d’auteur et les méthodes de lutte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques. Cela  leur permettra, selon Ansomwin Ignace Hien, représentant le président du CNLPOLA, le colonel Serge Alain Ouédraogo, de s’ « armer » de connaissances suffisantes afin de barrer la route aux pirates.
« La piraterie est très nocive pour l’artiste et pour le développement de façon générale. Le choix s’est porté sur le corps de la gendarmerie, parce que c’est elle qui est essentiellement sur le terrain donc il était important que l’accent soit mis sur leur formation», a expliqué M. Hien. Le CNLPOLA espère qu’a l’issue de cette formation, ces sous-officiers soient assez outillés pour œuvrer dans la lutte contre la piraterie car elle est un fléau qui tue l’artiste et la culture en général. Pour renforcer l’instruction des élèves, une documentation a été remise à l’ENSOG à travers le lieutenant Kibsa Arnaud Zongo, chargé de l’expédition des affaires courantes. La formation qui a pris une journée a été assurée par des membres du CNLPOLA et des agents du BBDA.
Ini Heredia Inès HIEN

Prix spéciaux de la SNC : 13 lauréats récompensés

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La Maison de la culture a servi de cadre, le vendredi 1er avril 2016, à la proclamation des prix spéciaux suivi de leur remise. Au total, ce sont 6 200 000  F CFA, des attestations  et  de trophées qui ont été repartis entre 13 artistes. La cérémonie a été présidée par le 1er vice président de l’Assemblée nationale, Me Stanislas Sankara.
 Les pris spéciaux sont des bonus accordés par des institutions, des entreprises ou des structures déconcentrées afin de récompenser l’effort de créativité des artistes et de stimuler leur talent. Ainsi, pour la présente édition, ce sont huit donateurs qui ont bien voulu accompagner les artistes à traves une enveloppe globale de 6 200 000 F CFA. Parmi eux, figure le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA). Ce département ministériel a primé trois disciplines en art du spectacle, art culinaire et en arts plastiques. En art culinaire, le 1er prix équivalant à 200 000FCFA  plus une attestation est revenu à Mme Marie Noel du Houet avec sa recette « Amigo » ou le tôt de maïs. Le 2e  prix dans la même catégorie a échu à Natacha Nombré. Agée de 13 ans, cette lycéenne de Banfora a séduit le jury avec sa boisson « le cocktail de mil à la farine de pain de singe ». Pour ce mérite, elle a empoché 150 000FCFA. Le 3e prix  spécial du MCIA en arts plastiques,  option sculpture a été remporté par Ibrahim Zongo du Houet.
 L’Assemblée nationale a également consacré le mérite de la compagnie Farati en pool adulte et du Centre yélémbi en pool jeune,  tous du Houet. Les deux se sont réparties 600 000F à part égale.  Ensuite, le ministère des Sports et des Loisirs n’a pas été en reste. Il a primé la vedette de la chanson traditionnelle. Marie Gayérie à travers une somme de 200 000F plus un trophée et une attestation.
La commune de Bobo-Dioulasso, le Conseil régional des Hauts Bassins et la Générale des assurances étaient aussi dans le lot des donateurs avec respectivement des prix  de 600 000F  et  deux prix de 500 000F chacun. Enfin, dans le but de promouvoir la circulation routière, l’Office national pour la sécurité routière a décerné un prix de 500 000F. Ce prix a été remporté par le slameur, Urbain Nikiéma.
Frédéric OUEDRAOGO

L’espoir d’une vraie réconciliation

Le nouveau gouvernement du Burkina Faso a amorcé les chantiers de ses priorités. De prime abord, l’on constate que l’unité des Burkinabè, la réconciliation, la justice et la paix passent comme la sève nourricière de la démocratie et de la cohésion sociale. C’est pourquoi le chef de l’Etat lui-même a installé, le mardi 22 mars 2016, les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale. Une structure directement rattachée à la présidence du Faso et qui aura la lourde charge d’éplucher les dossiers de crimes de sang, économiques et politiques depuis l’indépendance du Burkina Faso à nos jours.
En actionnant cette structure, l’Etat burkinabè compte sur trois institutions principales pour éradiquer l’impunité et établir un modèle d’équité au « pays des Hommes intègres ». En plus du Haut conseil, le département de la justice est désormais «indépendant» dans son fonctionnement, et la mise en place effective de la Haute cour de justice.
« Il s’agit de partir des situations de détresse pour réussir un retour à une paix partagée et parvenir à une pacification éloquente de la société par l’apaisement des cœurs meurtris », a affirmé le président du Faso lors de l’installation des membres du Haut conseil. Cette action née de la volonté des dirigeants du Burkina de « traiter un passé douloureux pour en faire un présent fraternel » va consister à « exhumer » tous les dossiers pendants en justice afin de leur offrir un procès équitable.
Vraisemblablement, les autorités du moment entendent rompre définitivement avec les vieilles pratiques indues, autre fois, afin de  réinventer la roue de la vie au Faso, pour être en phase avec les aspirations du peuple. L’établissement de cet ordre nouveau dans la vie sociopolitique et économique du pays sous-entend l’implication de toutes les couches socioprofessionnelles. On peut ainsi se réjouir par anticipation de vivre dans un Burkina Faso nouveau où les manquements aux droits de l’Homme sont atténués. A bas donc les carcans qui, jadis, faisaient du Voltaïque devenu Burkinabè, un individu dont les droits n’étaient pas toujours respectés.
En tout état de cause, il est clair que la recherche de la paix va de pair avec l’application ferme des droits des populations à la justice. Ainsi, des milliers de dossiers de crime seront recensés et traités par le Haut conseil conformément aux textes en vigueurs au Burkina Faso. Un engagement très noble au sommet de l’appareil d’Etat burkinabè. Plus d’un espère de tout cœur qu’au-delà des discours, le droit sera dit et la justice rendue à tous ceux qui ont été victimes, directement ou non, d’exactions.
Mieux que la défunte journée du pardon, qui dans la forme avait escamoté et enjambé les principes de justice, pour rechercher une réconciliation édulcorée, les Burkinabè espèrent, cette fois-ci, un pardon vrai et sincère. Reste à ce que les ambitions du Haut conseil ne soient pas de la poudre aux yeux des citoyens. Et que tous les moyens techniques et financiers soient accordés à cette institution afin de lui permettre de relever le défi. Des montagnes de dossiers sont entassés dans des tiroirs et attendent d’être dépoussiérés et passés au prétoire.
Au niveau des crimes économiques, on doit pouvoir faire la lumière sur la privatisation ou la décadence de certaines entreprises comme Faso Fani, CIMAT, SOREMIB, etc. ; faute de bonne gestion, ces entreprises sont passées entre les mains des privés ou ont fermé à jamais leurs portes. Pour les crimes de sang, les plus marquants se situent entre la période du Conseil du salut du peuple (CSP) en 1982 et la fin de l’ère Compaoré en passant par la révolution d’Août 1983. Vivement que l’engagement des autorités à élucider les différentes violations depuis des décennies aboutisse pour permettre aux Burkinabè de rompre pour de bon avec un passé sombre afin de vivre dans une cohésion sociale parfaite.
Wanlé Gérard COULIBALY
gerard_coul@yahoo.fr

Le HCRUN va traiter un passé douloureux pour en faire un présent fraternel

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Les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) ont été installés, le mardi 22 mars 2016, à Ouagadougou, par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Présidé par Benoit Kambou, cette structure rattachée à la présidence du Faso a pour mission de traiter les dossiers de crimes de sang, de crimes politiques et économiques qui ont émaillé le pays depuis 1960.
Créer les conditions favorables à la réconciliation et à l’unité nationale au Burkina Faso. C’est la mission assignée au Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) dont les membres ont été installés, le mardi 22 mars 2016 à Ouagadougou par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Composée de 21 membres  issus des différentes couches socioprofessionnelles et présidée par Benoit Kambou, cette structure est chargée de mettre en œuvre les recommandations de la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR) créée sous la Transition.
Selon le président du HCRUN, Benoit Kambou, sa structure aura à examiner plus de cinq mille dossiers  pendants recensés  depuis  1960 en vue de « traiter un passé douloureux pour en faire un présent fraternel ». Pour M. Kambou, il sera question de permettre au pays de ne plus trainer, comme un boulet au pied, ni les rancœurs longtemps enfouies ni les crimes économiques et de sang, relégués aux oubliettes. «En un mot, la nation nous demande d’établir un ordre nouveau, en partant de situations de violence de natures diverses, en partant d’atteintes variées aux droits humains, qui mettent à rude épreuve la cohésion sociale, qui causent des désolations insoutenables dans de nombreuses familles », a soutenu Benoit Kambou.
Avant d’ajouter : « Il s’agit de partir de ces situations de détresse pour réussir un retour à une paix partagée, pour parvenir à une pacification éloquente de la société, par l’apaisement des cœurs meurtris ».
De l’avis du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le  travail  du HCRUN permettra d’asseoir les bases solides d’une nation démocratique, unie, paisible et prospère par le traitement diligent des maux sociaux qui ont été  la source des crises et des fractures sociales depuis 1960. « Au-delà du traitement des cas spécifiques de crimes de sang, de crimes politiques, de crimes économiques et de traumatismes divers dont il faut éviter la récidive, il est utile et indispensable d’appréhender les causes de ces transgressions et d’en éradiquer les germes depuis leurs racines », a soutenu le chef de l’Etat.
C’est pourquoi, il a exhorté les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale à se pencher  sereinement sur les dossiers pendants  pour l’établissement d’une société équitable et de paix au Burkina Faso. « C’est à ce prix que la gestion des milliers de dossiers qui sont déjà entre vos mains pourrait contribuer à l’apaisement des cœurs meurtris pour aboutir à un retour à la sérénité et à une paix durable et bienfaisante pour tous.
Ce sera un véritable tremplin pour un Burkina Faso de stabilité et de progrès continu », a affirmé Roch Marc Christian Kaboré.
Le chef de l’Etat a demandé aux partenaires techniques et financiers et à toutes les personnes ressources d’appuyer le HCRUN dans l’atteinte de ses objectifs.
Héritier de la Commission de réconciliation nationale et des réformes, dont il est chargé de mettre en œuvre les recommandations, le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale dispose d’un mandat de cinq ans pour accomplir sa mission.
Lassané Osée OUEDRAOGO
Les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) ont été installés, le mardi 22 mars 2016, à Ouagadougou, par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Présidé par Benoit Kambou, cette structure rattachée à la présidence du Faso a pour mission de traiter les dossiers de crimes de sang, de crimes politiques et économiques qui ont émaillé le pays depuis 1960.
Créer les conditions favorables à la réconciliation et à l’unité nationale au Burkina Faso. C’est la mission assignée au Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) dont les membres ont été installés, le mardi 22 mars 2016 à Ouagadougou par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Composée de 21 membres  issus des différentes couches socioprofessionnelles et présidée par Benoit Kambou, cette structure est chargée de mettre en œuvre les recommandations de la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR) créée sous la Transition.
Selon le président du HCRUN, Benoit Kambou, sa structure aura à examiner plus de cinq mille dossiers  pendants recensés  depuis  1960 en vue de « traiter un passé douloureux pour en faire un présent fraternel ». Pour M. Kambou, il sera question de permettre au pays de ne plus trainer, comme un boulet au pied, ni les rancœurs longtemps enfouies ni les crimes économiques et de sang, relégués aux oubliettes. «En un mot, la nation nous demande d’établir un ordre nouveau, en partant de situations de violence de natures diverses, en partant d’atteintes variées aux droits humains, qui mettent à rude épreuve la cohésion sociale, qui causent des désolations insoutenables dans de nombreuses familles », a soutenu Benoit Kambou. Avant d’ajouter : « Il s’agit de partir de ces situations de détresse pour réussir un retour à une paix partagée, pour parvenir à une pacification éloquente de la société, par l’apaisement des cœurs meurtris ».
De l’avis du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le  travail  du HCRUN permettra d’asseoir les bases solides d’une nation démocratique, unie, paisible et prospère par le traitement diligent des maux sociaux qui ont été  la source des crises et des fractures sociales depuis 1960. « Au-delà du traitement des cas spécifiques de crimes de sang, de crimes politiques, de crimes économiques et de traumatismes divers dont il faut éviter la récidive, il est utile et indispensable d’appréhender les causes de ces transgressions et d’en éradiquer les germes depuis leurs racines », a soutenu le chef de l’Etat.
C’est pourquoi, il a exhorté les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale à se pencher  sereinement sur les dossiers pendants  pour l’établissement d’une société équitable et de paix au Burkina Faso. « C’est à ce prix que la gestion des milliers de dossiers qui sont déjà entre vos mains pourrait contribuer à l’apaisement des cœurs meurtris pour aboutir à un retour à la sérénité et à une paix durable et bienfaisante pour tous.
Ce sera un véritable tremplin pour un Burkina Faso de stabilité et de progrès continu », a affirmé Roch Marc Christian Kaboré.
Le chef de l’Etat a demandé aux partenaires techniques et financiers et à toutes les personnes ressources d’appuyer le HCRUN dans l’atteinte de ses objectifs.
Héritier de la Commission de réconciliation nationale et des réformes, dont il est chargé de mettre en œuvre les recommandations, le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale dispose d’un mandat de cinq ans pour accomplir sa mission.
Lassané Osée OUEDRAOGO

Simon Compaoré et Rita Bogoré face aux personnels de l’Ambassade et du Consulat général à Abidjan

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Au terme de leur visite de 48 heures en Côte d’Ivoire, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Monsieur Simon Compaoré, et le ministre délégué, chargé de la coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Madame Rita Bogoré, ont échangé, le vendredi 18 mars 2016, avec les personnels de l’Ambassade et du Consulat général du Burkina à Abidjan.
Après les introductions respectives de présentation du Chargé d’affaires par intérim, Jean Kléna Ouattara, et du Consul général, Daouda Diallo, les deux ministres ont pris la parole pour donner les raisons de leur séjour en Côte d’Ivoire, à savoir, porteurs d’un message de condoléances du Président du Faso à son homologue ivoirien, à la suite de l’attaque terroriste du dimanche 13 mars 2016 contre la ville de Grand-Bassam.
Ensuite, Simon Compaoré et Rita Bogoré ont expliqué les missions et urgences du nouveau gouvernement issu des élections démocratiques au cours desquelles le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a été démocratiquement élu. Simon Compaoré a dévoilé les grands axes du programme quinquennal du Président du Faso, surtout dans les domaines de la sécurité, de l’énergie, de l’éducation, de la santé, des infrastructures, etc.
Au Consulat général, les deux ministres ont promis d’examiner l’envoi prochain d’une mission consulaire en vue de faciliter l’établissement des actes d’état-civil à de nombreux Burkinabè de la diaspora qui ne disposent pas de documents administratifs.
Avant de prendre congé des deux personnels, Simon Compaoré et Rita Bogoré, leur ont prodigué des conseils, formulé des encouragements et les invités à la cohésion. Les deux ministres ont promis d’être les avocats des deux personnels auprès du gouvernement.
Enfin, Simon Compaoré et Rita Bogoré sont allés constater de visu l’évolution du chantier de la Maison du Burkina dont les travaux se déroulent bien.
Service de Presse de l’Ambassade 
du Burkina en Côte d’Ivoire

Mercure : Bientôt la fin du drame syrien ?

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Bientôt la fin du drame syrien ?

La  guerre en  Syrie  a tellement  fait couler beaucoup d’encre et de salive, que  personne n’y  prévoit encore  une issue  heureuse.  Le  bourbier dans lequel le pays du grand dictateur, Bachar  El-Assad, s’est enfoncé, a achevé de convaincre plus d’un observateur  qu’il  court inéluctablement à sa perte. Il suffit de voir ce que la Syrie  est  devenue, un champ de ruines et de larmes, pour comprendre le pessimisme des uns et  des autres.  La crise politique et sociale en Syrie, inspirée du printemps arabe de 2011, a  viré à la guerre civile,  avec son lot de morts, de blessés et de réfugiés.

A ce jour, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) dénombre plus de 240 000 morts et des centaines de milliers de déplacés. Ainsi se joue  le sombre destin de la Syrie,  et ce, depuis que le président  Assad  a refusé  d’écouter  la  voix discordante de son peuple.  Son régime follement répressif et les rebelles font parler  les  plombs  à longueur de journées,  entre conquête et reconquête de territoires.  A  quelque chose malheur est  bon, dit-on.  L’Etat islamique a profité du chaos pour faire son  lit  en  terre syrienne, compliquant davantage  l’équation syrienne.  Et  ce  qui  pousse  à la fatalité,  c’est  l’impuissance de la communauté internationale  à  amener  les  frères ennemis syriens à  fumer le calumet de la paix.
Les considérations plus ou moins partisanes  ont pris le dessus sur  l’intérêt suprême du peuple syrien. Ces dernières semaines  offrent  toutefois une lueur d’espoir, puisque  la Russie, allié inflexible de Bachar El-Assad, et les Etats-Unis ont annoncé, en début de semaine,  un cessez-le-feu en Syrie,  le 27 février 2016 à minuit.  Bonne nouvelle  dirons-nous,  vu l’ampleur  du désastre  dans le pays !  Il reste  que   l’accord  y relatif   doit être   validé  par le régime Assad et  l’opposition,  avant  son entrée en  vigueur.  Le problème  djihadiste,  encore  plus complexe à résoudre,  n’est  évidemment  pas pris en compte.
  Les belligérants  ont jusqu’à vendredi  prochain pour  donner leur feu vert  à ce projet de  cessez-le-feu,  et  offrir  ainsi  une chance à la paix  tant recherchée et tant  attendue. Il est à espérer  donc  que les parties prenantes  à cet interminable   conflit  aient  les nerfs  moins  vifs que ce qu’ils ont montré jusque-là.  Du reste les choses semblent déjà aller dans le bon sens, puisque le régime  Assad a  donné, hier mardi,  son accord pour le cessez-le-feu avec les ennemis d’en-face.  Même si  le président syrien   se montrait   dubitatif,  quant  aux conditions à réunir  pour aller au cessez-le-feu.
«La République arabe syrienne annonce qu’elle accepte la cessation des hostilités, sur la base de la poursuite des opérations militaires pour lutter contre le terrorisme de Daech (…) », a indiqué le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué. Cette position est pour la moins inespérée, quand on connait  la réticence  du dictateur à  négocier  avec  ses  pourfendeurs.  Bachar El-Assad  prouve  donc qu’il est capable de franchir ce pas important vers la paix qu’on attendait de lui.  Le maître de Damas a-t-il fait preuve de réalisme ou est-il en train de faiblir  face à la pression des occidentaux ?
Dans l’un ou l’autre cas, il  a affiché une surprenante et agréable volonté de renoncer à la répression aveugle aux yeux de  toux ceux qui le considèrent  encore  comme représentant  légitime du peuple syrien. La balle est  maintenant dans le camp des opposants qui devraient  réagir incessamment  au projet de cessez-le-feu.  On imagine   qu’ils emprunteront  également  le chemin  de la paix,  pour mettre fin aux déluges de feu. Le Haut comité des négociations (HCN), structure rassemblant les groupes clés de l’opposition syrienne, avait conditionné  l’acceptation de l’accord à l’accès aux civils dans les zones assiégées et à la livraison d’aide humanitaire ; mais des  efforts ont été faits dans ce sens ces dernières heures.
Toujours  est-il que  la nouvelle  du cessez-le-feu est  réjouissante à plus d’un titre, en ce sens  que  l’arrêt des hostilités  va  «soulager  les souffrances du peuple  syrien »,  pour convenir  avec le président américain, Barack Obama.  Si ce projet  venait à se concrétiser le 27 février, il apportera du sourire aux  populations, et  permettra  à la coalition internationale de mieux  s’organiser  pour  combattre l’Etat islamique. N’empêche que l’on soit habité par un certain scepticisme,  étant  donné  qu’un premier projet  de cessez-le-feu  avait  échoué. Une chose  est de signer l’accord, une autre  est de le respecter  scrupuleusement.    Encore faut-il que ce soit ainsi  dans  cette chienlit syrienne.

 Kader Patrick KARANTAO
stkaderonline@yahoo.fr

Programme générateur de revenus de la FIFA

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Dans le cadre du programme générateur de revenus de la Fédération internationale de football association (FIFA), la fédération burkinabé de football a reçu 10 bus de 32 places. La cérémonie officielle de remise de ces moyens de locomotion a eu lieu, le jeudi 18 février 2016 à Ouagadougou.
La Fédération burkinabé de football (FBF) est désormais propriétaire de 10 bus de 32 places. Elle les a acquis grâce au programme générateur de revenus de la Fédération internationale de football association (FIFA). Et c’est le stade Issoufou-Joseph-Conombo de Ouagadougou qui a abrité, le jeudi 18 février 2016, la cérémonie officielle de remise de ce matériel roulant. D’une valeur d’environ 500 000 $ US, ces bus constituent une véritable bouffée d’oxygène pour la structure faitière du football burkinabé, selon son premier responsable, le colonel Sita Sangaré. «La FBF dépense plusieurs millions de FCFA chaque saison pour le transport des équipes. Et malgré tout les clubs rencontrent toujours des difficultés, car ils empruntent le plus souvent des cars en mauvais état », a-t-il avoué.
 De poursuivre : «Nous avons en mémoire, les cas malheureux du RCB et du Sanmantenga FC qui ont connu des accidents mortels. Il fallait donc trouver une solution. C’est ainsi qu’un dossier a été monté et soumis à la FIFA qui a marqué son accord».  Selon toujours le colonel Sita Sangaré, si ce projet est devenu une réalité aujourd’hui, c’est grâce à Etienne Maréchal. «Il a porté à bout de bras ce projet du Burkina» a-t-il mentionné.  Ces bus de 32 places serviront dans le transport des équipes dans le cadre des compétitions nationales. Pour leur exploitation, la FIFA a recommandé la société Excellium qui est désormais liée à la FBF par un contrat. Cette société est chargée de l’entretien et de l’exploitation des bus. Les équipes qui désireront utiliser ces bus débourseront une modique somme comme frais de location. Selon le président de la FBF, sa structure va continuer à supporter les frais de transport des équipes.
Cette somme ne variera pas ; seulement l’on déduira les frais de location des nouveaux bus qui reviennent moins cher aux clubs. Les bus du programme générateur de revenus de la FIFA ne sont pas réservés qu’aux seuls sportifs. Les particuliers peuvent aussi les louer, mais avec un coup différent.  «Le montant connaîtra une augmentation quant il s’agira d’un particulier qui veut louer ces bus», a précisé le président de la FBF. Avant de conclure : « les ressources générées seront reparties entre Excellium et la FBF avec une part de 60% qui reviendra à la structure faitière du football burkinabé ». Pour Zelkiffi N’Goufonja, responsable des programmes de développement de la FIFA en Afrique, l’assistance que la structure qu’il représente en Afrique n’est pas assez pour répondre aux défis auxquels font face les fédérations de football d’où la création de nos jours  d’un programme qu’on appelle gagnant-gagnant qui est un programme générateur de revenus.
Ollo Aimé Césaire HIEN

Simon Compaoré déballe les grands chantiers de son département

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, a animé, le jeudi 4 février 2016, un point de presse pour dévoiler les grands chantiers de son département. Il s’agit de la réorganisation des services du ministère, de la sécurisation du territoire et du renforcement du processus de la décentralisation.
Après la gestion des questions immédiates liées aux attaques  terroristes du 15 janvier 2016, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, et son équipe veulent s’attaquer aux grands dossiers de leur département.  Le ministre a  rencontré la presse le jeudi 4 février 2016 à Ouagadougou, pour  dévoiler les grands chantiers du ministère dont il a la charge. Le premier chantier de  Simon Compaoré et son secrétaire d’Etat en charge de la décentralisation, Alfred Gouba, est la réorganisation des services du département ministériel  pour une mise en œuvre efficace de la lettre de mission assignée au maroquin en charge de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la sécurité intérieure. Cette réorganisation s’explique, selon Simon Compaoré, par le regroupement des départements de l’Administration du territoire et de la Sécurité et participe de la mise en commun des ressources et de la recherche de l’efficience des actions dans ces domaines.
Le deuxième chantier du ministère, à entendre Simon Compaoré, est la sécurisation du territoire national au regard des récentes attaques qu’a connues le Burkina Faso. « Dans un contexte sous régional caractérisé par la recrudescence du grand banditisme et la multiplication des actes terroristes, la sécurité des biens et des personnes demeure notre priorité car elle est la condition sine qua non de la relance des activités économiques dans notre pays », a indiqué le ministre d’Etat. Tout en reconnaissant la nécessité des hommes et des moyens pour une sécurité efficace, Simon Compaoré a souligné l’ambition des nouvelles autorités à faire des renseignements, le socle de la sécurisation du pays. Il  est convaincu qu’une meilleure coordination des services de renseignement permettra de démanteler des réseaux et d’éviter le passage à l’acte. « Dans ce domaine, nous nous attellerons au renforcement des capacités opérationnelles de nos forces, ce qui passera nécessairement par la mise en œuvre de mesures permettant une adaptation des hommes et du matériel en fonction de l’évolution de la menace ». Une autre préoccupation du département de Simon Compaoré dans le domaine de la sécurité est la restauration de l’autorité de l’Etat face à l’incivisme et à la défiance de certaines populations vis-à-vis des Forces de défense et de sécurité (FDS). Pour un retour de la discipline et du civisme au Burkina Faso, tous les maillons de la chaîne sociale, des familles aux lieux de travail en passant par les écoles, doivent  être impliqués, à entendre le conférencier.
Le troisième chantier de Simon Compaoré et son équipe est le renforcement de la décentralisation qui est,  selon le ministre, le levier incontestable du développement des communautés de base. Au regard des attentes de la population en termes de lotissement, de gestion foncière et d’impulsion de développement à la base, le ministre a relevé que les défis dans ce domaine sont énormes. Il s’agit, entre autres, de formuler de nouveaux référentiels stratégiques de la décentralisation,  de poursuivre les transferts de ressources et de compétences de l’Etat vers les collectivités, de promouvoir la gouvernance locale participative et surtout, de réussir les élections municipales de mai 2016.

Mieux encadrer la structure « Kogl-wéogo »

Les affrontements intercommunautaires, les lotissements, la question des structures d’autodéfense appelées « Kogl-wéogo », les problèmes d’équipement des Forces de défense et de sécurité ont été les préoccupations majeures des journalistes. Abordant la question sur les affrontements récurrents entre  certaines communautés dans plusieurs provinces, le ministre a indiqué que son département va privilégier le dialogue dans la résolution de ces genres de conflits. Dans cette méthode de résolution de crise, le ministère en charge de l’administration du territoire et de la sécurité intérieure compte impliquer les personnes-ressources qui jouissent d’une certaine autorité dans les localités en conflit pour prévenir les affrontements. Toutefois, a précisé Simon Compaoré, lorsqu’il y a des affrontements avec des conséquences néfastes, la justice doit faire son travail comme dans tout Etat  de droit.  En ce qui concerne les lotissements, le ministre d’Etat a affirmé que la question ne relève pas seulement de son ministère. Il est donc nécessaire qu’il y ait des échanges  entre son département, celui de l’habitat et de l’urbanisme ainsi que le secrétaire d’Etat en charge de la décentralisation.
Répondant à la préoccupation sur la structure d’autodéfense qui œuvre dans plusieurs provinces, le conférencier a soutenu qu’une rencontre est prévue avec certains responsables de sections de « Kogl-wéogo » pour canaliser ses interventions. A entendre Simon Compaoré, l’initiative de la création de  la structure n’est  pas une mauvaise chose en soi. Cependant, le ministre a relevé qu’il s’agira pour le gouvernement d’encadrer  « Kogl-wéogo » en travaillant pour sa reconnaissance officielle et en lui fixant un cadre légal d’intervention. Interpelé sur les problèmes d’équipements des Forces de défense et de sécurité, le ministre a  affirmé que la question préoccupe le gouvernement qui travaille à bien équiper les FDS pour  faire face au grand banditisme et au terrorisme. Le ministre Simon Compaoré a profité de ce grand rendez-vous avec les journalistes  pour s’expliquer sur les incompréhensions et l’intervention de la sécurité à la télévision nationale pour arrêter l’émission spéciale lors de l’attaque du 15 janvier 2016. Pour lui, ce sont les questions sécuritaires qui expliquent cette intervention.
En outre, Simon Compaoré a réagi aux rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux par rapport aux fruits empoissonnés en vente au Burkina Faso. Il a indiqué qu’il n’en est rien et qu’il s’agit d’une pure désinformation de la part de personnes malintentionnées.
Lassané Osée OUEDRAOGO