Assemblée générale ordinaire de la Caisse populaire de Cissin: l’institution devient une société de microfinance

La Caisse populaire de Cissin a tenu sa 15e assemblée générale ordinaire, jeudi 9 avril 2026, à Ouagadougou. Elle a servi de cadre pour expliquer les changements qu’apporte la nouvelle loi sur la microfinance.

La Caisse populaire de Cissin, désormais appelée la société de microfinance, a fait le bilan de ses activités menées en 2025, au cours de sa 15e assemblée générale tenue, jeudi 9 avril 2026 à Ouagadougou. Selon le directeur de la Caisse, Amidou Alou, malgré le contexte, les résultats sont bons, car il y a eu une progression de l’épargne de 18% et un résultat satisfaisant net de 61%. « En termes de chiffres, au niveau du membership, on est passé de 57 000 à 59 000 membres, soit une progression de 3 %. L’épargne est passée de 17 milliards FCFA à 20 milliards FCFA. Cela fait une progression de 18 %.

Le résultat net est passé de 300 millions FCFA à 500 millions FCFA dont une progression de 61%. Il y a vraiment un motif de satisfaction sur tous les points », a-t-il expliqué. Pour l’année 2026, il y a plusieurs perspectives. Il s’agit, entre autres, d’organiser les coopérateurs par secteur d’activité pour mieux les prendre en charge. « Aussi, les innovations vont se poursuivre dans la digitalisation des produits, de sorte que tous les clients puissent accéder à leurs comptes à partir de leurs lieux de travail », a-t-il souligné. Cette assemblée générale a servi de cadre pour expliquer les implications de la nouvelle loi sur la microfinance adoptée le 13 février 2025 à l’Assemblée législative du peuple (ALP). Des modifications ont été opérées sur le statut de l’institution, son règlement intérieur et sa convention d’affiliation.

Le président du conseil d’administration de la Caisse populaire de Cissin, Remy Taita, a invité les coopérateurs à plus de mobilisation.

« Nous ne sommes plus une coopérative d’épargne et de crédits, mais une société de microfinance. Egalement, le terme membre a cédé sa place à coopérateur, désormais, tous ceux qui viennent à la caisse ne sont plus des membres, ils sont des coopérateurs. Cela implique des exigences en termes de participation, d’engagement et de contribution individuelle et collective pour que la coopérative se développe. Ainsi, la part sociale passe de 2 000 à 5 000 F CFA et les frais d’adhésion qui variaient de 2000 à 10 000 F CFA selon les catégories de personne, passent de 3000 à 20 000 F CFA », a relevé le secrétaire du comité national de réélection des textes internes du réseau de caisses populaires, Oumarou Yaro. Une nouvelle dynamique entamée Le quorum, lui, passe de 200 à 300 coopérateurs. La loi a prévu qu’il y ait aussi un observateur indépendant qui va siéger dans les organes pour éviter que les coopérateurs ou les administrateurs ne s’octroient des faveurs.

Mieux, le comité de crédits est supprimé et au conseil d’administration, un comité spécialisé sera mis en place pour examiner les dossiers des crédits des employés, des dirigeants pour éviter qu’il n’y ait un abus de pouvoir. A entendre M. Yaro, le travail des dirigeants qui était du bénévolat sera converti en indemnités de fonction conformément à la règlementation. Il a rappelé qu’en cas de manquement, le coopérateur a plusieurs voies de recours. « La plupart de ces voies sont d’abord à l’interne, mais si la personne épuise toutes ces voies, elle peut saisir d’autres structures à l’externe, notamment l’Observatoire pour la qualité des services. En sus, il existe un mécanisme de sanction qui concerne l’ensemble du Réseau des caisses populaires », a-t-il indiqué. Pour lui, ces nouveaux textes sécurisent davantage le métier, le secteur de la microfinance et les opérations de la caisse populaire, sans oublier la gouvernance qui également sera améliorée, grâce à la professionnalisation des équipes de direction. Et de préciser que ces modifications en principe seront mises en œuvre après la tenue de la présente assemblée générale ordinaire.

Fleur BIRBA

Conseil constitutionnel: une conférence pour sensibiliser sur le « consommons local »

Le Conseil constitutionnel a organisé une conférence publique sur le thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté », mercredi 8 avril 2026, à Ouagadougou.

Dans le cadre de l’organisation de la première la phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) édition 2026, le Conseil constitutionnel (C C) a tenu une conférence publique. Placé sur le thème : « Produisons bur-kinabè, consommons bur-kinabè : notre assiette, notre fierté », l’événement a été présidé par le président du Conseil constitutionnel, Barthélemy Kéré, dans la matinée du mercredi 8 avril 2026, à Ouagadougou.

Selon M. Kéré, la rencontre vise à sensibiliser les membres du Conseil constitutionnel, les décideurs politiques, ainsi que le grand public sur l’urgence de la souveraineté alimentaire, en tant que pilier essentiel de l’indépendance nationale. Il a ajouté que l’ambition du CC est d’apporter une réponse au souhait du chef de l’Etat dans le cadre des JEPPC. « Chaque comportement commence par une prise de conscience. C’est la raison pour laquelle le Conseil constitutionnel, en tant qu’organe garant de la souveraineté de l’Etat des droits fondamentaux, a souhaité donner l’exemple en organisant cette session de sensibilisation », a détaillé le président du C C.

Au cours de la conférence publique, le conseiller spécial du Premier ministre, Luc Damiba, à travers sa communication a présenté les défis des différents acteurs, notamment les producteurs, transformateurs, restaurateurs, commerçants et ménages pour faire du consommons local une réalité. « Chaque acteur a un rôle à jouer pour que le consommons local soit une chaîne complète, de sorte que nous produisions ce que nous consommons et nous consommions ce que nous produisons. Il faut que ceux qui font la production aient des assurances que leurs produits vont être consommés sur le marché. Il est aussi indispensable qu’une agence puisse acheter les productions pour le stockage afin d’assurer la sécurité alimentaire » a-t-il insisté.

Evariste YODA

Affrontement mortel à Piela en 2022 : Quatre personnes dont un chef kolgweogo condamnées à la prison à vie

Le 8 février 2022, un affrontement armé opposant les partisans de deux chefs coutumiers rivaux à Piela, dans la province de la Gnagna, avait coûté la vie à six personnes. Les présumés auteurs de ces violences ont comparu lors de la première session des assises criminelles du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma, tenue du 16 au 20 mars 2026. La juridiction a rendu son verdict, le 8 avril dernier. Quatre personnes, dont un chef kolgweogo et deux de ses anciens éléments, ont été condamnées à la réclusion criminelle à perpétuité.

Après quatre longues années d’attente, les familles des victimes de l’affrontement mortel survenu le 8 février 2022, à Piela, dans la province de la Gnagna, sont soulagées de « voir enfin la vérité jaillir ». Les présumés auteurs du massacre, ont été jugés, lors de la première session des assises criminelles du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma, tenue du 16 au 20 mars 2026. Au terme de quatre jours d’audience, la chambre a rendu son verdict, le 8 avril 2026, et prononcé de peines lourdes. Quatre accusés sur quinze ont été reconnus coupables d’assassinat et de coups et blessures volontaires, et condamnés à la prison à vie. Il s’agit de T.Y., chef kolgweogo, de deux de ses anciens éléments et d’un mécanicien. L.Y.D., reconnu coupable également, a écopé de 17 ans d’emprisonnement ferme.

Un mandat d’arrêt a été décerné contre N.L., tandis que des mandats de dépôt ont été délivrés à l’encontre des autres accusés. Par ailleurs, les faits de complicité d’assassinat reprochés à L.D., héritier d’un ancien chef, et à L.R., considéré comme le doyen des instigateurs, ont été requalifiés en incitation à la commission d’assassinat, infraction pour laquelle ils ont été déclarés coupables. L’action publique a été déclarée éteinte à l’égard de B.L., décédé. En revanche, sept accusés ont été relaxés au bénéfice du doute. Sur le plan pécuniaire, L.D. et L.R., ont été condamnés, chacun, à une amende ferme de 1 500 000 F CFA. Les sept accusés reconnus coupables ont été condamnés solidairement à verser à chaque victime 6 500 000 F CFA pour préjudices subis, ainsi que 500 000 F CFA au titre des frais non compris dans les dépens. Ils devront également payer symboliquement 1 F CFA au chef Labidiero, principal plaignant.

Un conflit, né du bicéphalisme dans le Gulmu

Selon le procureur du Faso près le TGI de Fada N’Gourma, Salam Ouédraogo, ces événements tragiques ont gravement troublé l’ordre public.

Durant quatre jours d’audience, la chambre criminelle a revisité les origines de cette crise liée au pouvoir traditionnel. Il ressort en fait qu’après le décès du chef Hampani de Piela, le roi Untaanba du Gulmu a désigné Labidiero comme son successeur, conformément aux usages coutumiers, la localité relevant du ressort traditionnel du Gulmu. Un choix contesté par un groupe de notables et de jeunes, mené notamment par L.D., fils du défunt chef, et par le vieux L.R., lesquels estimaient que Labidiero « n’est pas un fils authentique de Piela ». En réalité, le porte-parole du roi Untaanba, entendu comme témoin, a indiqué que L.D. faisait partie des onze candidats au trône, une version totalement rejetée par l’accusé. Les contestataires se seraient alors tournés vers Hampali, deuxième roi du Gulmu à l’époque, pour qu’il désigne Yentiabri comme chef légitime. Piela se retrouvait ainsi avec deux chefs rivaux. La tension est montée lorsque le chef Labidiero a entrepris d’accomplir le rituel annuel du tour du marché. Informé, le chef Yentiabri (décédé plus tard) a mobilisé ses partisans pour réaliser le même rituel avant lui. Lorsque le tour du rituel de Labidiero est arrivé, les partisans de Yentiabri s’y sont farouchement opposés, estimant qu’il était interdit à un autre chef de l’accomplir.

Selon le ministère public, des messages hostiles circulaient dans des groupes WhatsApp, appelant à la désobéissance et à la violence. Des réunions secrètes auraient également été tenues pour galvaniser les jeunes. Le 8 février 2022, jour prévu pour le rituel, les accès au marché étaient barricadés dès l’aube, annonçant un climat tendu. Vers 9h, des échauffourées ont éclaté entre partisans, avant que les autorités administratives et policières ne parviennent à calmer les esprits. La police avait ordonné la levée des barricades, et une médiation avait été initiée par la délégation spéciale pour tenter de désamorcer la crise.

Un mardi noir à Piela

Le président de la chambre a précisé que la juridiction observe une neutralité totale dans cette affaire de chefferie.

Selon le chef Labidiero, les partisans de Yentiabri, le camp rival, avaient feint d’accepter que le rituel se tienne dans l’après-midi. Rassurés, ses propres soutiens étaient ressortis aux environs de 14 heures pour faire le tour du marché. Ils sont alors tombés dans une embuscade tendue par le clan adverse, armé d’armes blanches et d’armes à feu. Sous les tirs nourris et la panique générale, Piela s’est retrouvée plongée dans la fumée et enveloppée d’un épais brouillard, a relaté le procureur. Le bilan est lourd : cinq morts dans le camp de Labidiero, un mort chez les partisans de Yentiabri, une quarantaine de blessés et d’importants dégâts matériels. Piela venait donc de vivre un mardi noir, malgré les tentatives d’apaisement des autorités policière et administrative d’alors.

Plusieurs victimes qui se sont présentées à la barre, certificats médicaux en main, pour raconter leur mésaventure, portent encore des balles et des éclats métalliques dans le corps. Pour le procureur du Faso près le TGI de Fada N’Gourma, Salam Ouédraogo, ces événements ont profondément ébranlé la conscience collective. « Ces agissements ont provoqué un trouble exceptionnel et durable à l’ordre public, dont les répercussions continuent d’affecter la stabilité sociale et la confiance des citoyens dans les institutions », a-t-il déclaré.

Joanny SOW

CHAMPAS Ouaga 2026: Ouagadougou, capitale africaine du Scrabble

Ouagadougou abrite, du 9 au 18 avril 2026, la 10ᵉ édition du Championnat d’Afrique de Scrabble Francophone (CHAMPAS). La cérémonie d’ouverture, présidée par madame la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, a scellé l’engagement de l’État burkinabè en faveur de la promotion des sports intellectuels.

Le cliquetis des jetons et la concentration des grands jours ont repris leurs droits dans la capitale burkinabè. Dix ans après la naissance de ce rendez-vous continental, Ouagadougou renoue avec sa tradition d’hospitalité en accueillant ce dixième anniversaire du CHAMPAS. Un événement d’envergure placé sous le très haut patronage du Premier ministre, témoignant de l’importance stratégique accordée par les autorités burkinabè aux disciplines intellectuelles. Pour Gnabéré Daouda Sanou, président de la Fédération burkinabè de scrabble, cette édition est celle de la maturité. Devant un parterre d’officiels et de délégations venues de toute l’Afrique, il a salué la reconnaissance des plus hautes autorités du pays pour une discipline qui participe au rayonnement du Burkina Faso sur la scène internationale.
« Cette dixième édition marque une étape symbolique importante : celle d’une décennie de championnats qui ont forgé une tradition d’excellence et de fraternité entre nos nations », a-t-il déclaré, tout en saluant l’engagement des bénévoles et des partenaires.
Dans son discours d’ouverture, madame la ministre Annick Pikbougoum a rappelé que le scrabble ne se limite pas à la compétition. Intégré dans la vision de son département, ce sport est perçu comme un outil d’éducation et de valorisation du capital humain. Pour le gouvernement, la maîtrise du langage, l’analyse stratégique et la concentration sont des compétences transversales essentielles pour la jeunesse.
« Le CHAMPAS apparaît comme un instrument de rayonnement du Burkina Faso et un levier d’intégration panafricaine au-delà des frontières », a-t-elle affirmé.
Le défi sportif s’annonce de taille. Eude Gnagne, représentant le président de la Fédération africaine de scrabble, a rappelé que les compétiteurs présents incarnent l’excellence intellectuelle du continent. Sur les grilles, la bataille pour les mots les plus chers sera rude entre les délégations du Bénin, du Congo-Brazzaville, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Togo, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Cameroun et de la RD Congo. Le Burkina Faso, pays hôte, compte bien garder les trophées à domicile. Avec une armada de 25 joueurs, les Étalons scrabbleurs sont prêts à démontrer que la terre des Hommes intègres est aussi celle de la stratégie lexicale.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

TGI de Dédougou : Une trentaine d’agents renforce la sécurité pénitentiaire

27 agents de sécurité pénitentiaire ont prêté serment, consacrant leur entrée en fonction, devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou au cours d’une audience solennelle extraordinaire, ce jeudi 9 avril 2026.

La famille judiciaire de Dédougou s’est agrandie par l’accueil de nouveaux agents. En effet, 27 agents de sécurité pénitentiaire constitués de deux contrôleurs de sécurité pénitentiaire et de 25 assistants de sécurité pénitentiaire ont prêté serment devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou lors d’une audience solennelle extraordinaire, ce jeudi 9 avril 2026. L’audience a été présidée par le président de cette institution judiciaire, Drissa Millogo. Cette prestation de serment a marqué l’entrée en fonction de ces nouveaux agents qui sont appelés à servir la justice burkinabé dans le « strict respect de la loi », pour emprunter les mots au procureur du Faso, près le TGI de Dédougou, Lamoussa Hema.

 

Ce dernier a précisé que l’exercice est une exigence légale revêtant d’une importance capitale. Car, il reste une occasion pour décortiquer le serment prononcé par chaque nouvel agent avant son entrée en fonction et en même temps un lieu de rappel de ses exigences. Il a rappelé aux impétrants que la prestation de serment est un engagement à exercer conformément à la déontologie. C’est pourquoi, il a invité chacun à garder constamment à l’esprit la formule prononcée. « Faites attention à vos actes et observez un strict respect de la loi. Pour ce faire, il faut vous approprier les textes qui régissent votre fonction », a-t-il conseillé.

 

Le procureur a appelé ces nouveaux agents publics à adopter des attitudes qui permettent à l’institution judiciaire dans son ensemble de soigner davantage son image. Cela, dit-il, passe par le bon comportement. Etant désormais sous serment, il a indiqué à ces agents de sécurité pénitentiaire qu’une mauvaise conduite de leur part sera sévèrement sanctionnée. Il a souhaité à chacun d’eux une bonne et fructueuse carrière avant de conclure que cette audience, loin d’être une simple formalité, est destinée à garnir les nouveaux venus de qualités tout en facilitant une intériorisation des bonnes pratiques pour réussir leur mission.

YB

TGI de Dédougou : Une trentaine d’agents renforce la sécurité pénitentiaire

27 agents de sécurité pénitentiaire ont prêté serment, consacrant leur entrée en fonction, devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou au cours d’une audience solennelle extraordinaire, ce jeudi 9 avril 2026.

La famille judiciaire de Dédougou s’est agrandie par l’accueil de nouveaux agents. En effet, 27 agents de sécurité pénitentiaire constitués de deux contrôleurs de sécurité pénitentiaire et de 25 assistants de sécurité pénitentiaire ont prêté serment devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou lors d’une audience solennelle extraordinaire, ce jeudi 9 avril 2026. L’audience a été présidée par le président de cette institution judiciaire, Drissa Millogo. Cette prestation de serment a marqué l’entrée en fonction de ces nouveaux agents qui sont appelés à servir la justice burkinabé dans le « strict respect de la loi », pour emprunter les mots au procureur du Faso, près le TGI de Dédougou, Lamoussa Hema.

Ce dernier a précisé que l’exercice est une exigence légale revêtant d’une importance capitale. Car, il reste une occasion pour décortiquer le serment prononcé par chaque nouvel agent avant son entrée en fonction et en même temps un lieu de rappel de ses exigences. Il a rappelé aux impétrants que la prestation de serment est un engagement à exercer conformément à la déontologie. C’est pourquoi, il a invité chacun à garder constamment à l’esprit la formule prononcée. « Faites attention à vos actes et observez un strict respect de la loi. Pour ce faire, il faut vous approprier les textes qui régissent votre fonction », a-t-il conseillé.

Le procureur a appelé ces nouveaux agents publics à adopter des attitudes qui permettent à l’institution judiciaire dans son ensemble de soigner davantage son image. Cela, dit-il, passe par le bon comportement. Etant désormais sous serment, il a indiqué à ces agents de sécurité pénitentiaire qu’une mauvaise conduite de leur part sera sévèrement sanctionnée. Il a souhaité à chacun d’eux une bonne et fructueuse carrière avant de conclure que cette audience, loin d’être une simple formalité, est destinée à garnir les nouveaux venus de qualités tout en facilitant une intériorisation des bonnes pratiques pour réussir leur mission.

YB

3e édition des JEPPC: immersion artistique des pupilles de la nation au Conservatoire national des arts et des métiers de la culture

Le Ministre de la Communication de la Culture des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a assisté à la prestation artistique des pupilles de la nation dans la soirée de ce mercredi 08 avril 2026 au Conservatoire national des arts et des métiers de la culture (CNAMC), situé à l’ex-Inafac à Gounghin, à Ouagadougou.
Placée sous le thème <<Souveraineté alimentaire et patriotisme économique : ensemble, cultivons notre dignité par la production et la consommation locales>>, cette immersion a connu la participation d’une trentaine d’enfants formés sur les valeurs patriotiques et citoyennes à travers les arts.
Durant plus de trois heures, les immergés du jour ont été coachés en théâtre sur le thème du consommer local, en musique sur l’exécution du Ditanyè en langue nationale mooré et en percussion sur des instruments traditionnels et modernes.
Une dizaine d’enfants pupilles de la nation ont pu, effectivement participé à la restitution de cette masterclass devant le chef du département de la Culture et des Arts en compagnie des membres de son cabinet.
Selon la Directrice générale de la Culture et des Arts, Madame Noélie SALOUKA, cette activité d’immersion artistique s’inscrit dans le cadre de la célébration de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) sont la première phase se déroule du 26 mars au 9 avril 2026.
Le Ministre Pingdwendé a relevé toute la porte de cette activité qui crée un cadre permettant d’enseigner des valeurs patriotiques, de découvrir les instruments et de voir les merveilles derrière l’art et la culture. <<Cette immersion permet aux enfants de découvrir d’abord les valeurs qui sont les leurs, avant de s’ouvrir au monde>>, a-t-il indiqué.
Satisfait de la prestation des immergés, le Ministre Pingdwendé a offert 30 bourses de participation aux prochaines vacances artistiques à l’ensemble des participants.
DCRP/MCCAT

Tour cycliste féminin « Yennenga » :la première édition prend son envol mardi prochain

Le Comité national d’organisation de la première édition du Tour Cycliste Féminin « Yennenga » a animé une conférence de presse ce jeudi 9 avril 2026 à Ouagadougou. Face aux médias, les organisateurs ont levé le voile sur les contours de cette compétition inédite qui réunira, du 13 au 19 avril, des cyclistes venues de sept pays africains.

Le bitume burkinabè s’apprête à célébrer la résilience au féminin. Pour la première fois de son histoire, le Burkina Faso lance un tour cycliste international exclusivement dédié aux femmes : le Tour Yennenga. Placée sous le haut patronage du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette grande première marque une étape importante dans la promotion du cyclisme féminin au pays des Hommes intègres. Pour Colette Ouédraogo, Secrétaire générale du ministère des Sports et superviseure de la compétition, l’évènement porte un message fort : « Cette initiative vise à faire du cyclisme un levier de cohésion sociale, de résilience et de développement », a-t-elle déclaré dans son adresse d’ouverture. Pour ce baptême de feu, sept nations ont confirmé leur participation : le Mali, le Ghana, le Cameroun, le Burundi, le Nigeria et la Mauritanie, ainsi que le pays hôte, le Burkina Faso.

 

 

Au total, huit équipes prendront part à l’épreuve, le Burkina Faso alignant deux formations. Les compétitrices auront à parcourir 373,6 km de course effective (plus de 874 km en incluant les transferts). Le tracé traversera six régions : le Kadiogo, le Nazinon, le Nakambé, l’Oubri, le Nando et le Guiriko, une manière de dynamiser les économies locales et de mettre en lumière les potentialités du territoire national. Sur le plan technique, le Directeur technique national, Martin Sawadogo, s’est montré optimiste malgré une préparation qu’il juge difficile, par manque de moyen financier. « Nous engageons deux équipes de quatre coureuses. L’équipe A Yennenga et l’équipe B Guimbi Ouattara. Malgré les difficultés rencontrées pour une mise au vert complète, nous restons très confiants », a-t-il assuré. L’objectif des représentantes burkinabè est de conquérir les maillots les plus convoités de la compétition. Le Tour Yennenga débutera officiellement le lundi 13 avril par la présentation des équipes à Ouagadougou. Les hostilités sportives seront lancées dès le lendemain, mardi, avec la première étape sur l’axe Ouagadougou – Kombissiri, prélude à une semaine de compétition intense sur les routes nationales.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

 

Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF)

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La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF), mène une lutte acharnée pour mettre fin à l’entrée des produits frauduleux au Burkina Faso. Et « malgré la récurrence des saisies et des produits frauduleux, les fraudeurs ne bénéficient aucunement de complicités au sein de l’administration publique (fiscale, douanière…) », rassure le Coordonnateur national de lutte contre la fraude (CNLF), Dr Mohamadi COMPAORÉ