Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice: « La Charte adoptée met fin à la Transition et non à la Révolution »

La loi portant Charte de la Révolution a été adoptée, le vendredi 27 mars 2026 par l’Assemblée legislative du peuple. Dans une interview accordée à la télévision nationale, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, nous donne des éclairages sur les innovations majeures de cette nouvelle loi.

Quelles sont les grandes réformes et innovations de la Charte de la Révolution?

Avant d’aborder les innovations de la Charte de la Révolution qui a été adoptée, permettez-moi de rappeler que le 25 mai 2024, les Assises ont procédé à une modification de la Charte initiale qui avait été adoptée le 14 octobre 2022. Donc, la Charte en vigueur était celle modifiée le 25 mai 2024. Dans cette Charte, il est prévu sa procédure de révision qui renvoyait à l’Assemblée legislative de Transition(ALT) aux deux tiers de ses membres. Donc ce matin, le 27 mars, l’ALT, devenue l’Assemblée legislative du peuple(ALP), a effectivement adopté à l’unanimité des 70 députés présents et votants, la révision, une loi portant révision de la Charte, bien entendu de la charte modifiée, qui devient Charte de la Révolution. En termes d’innovations majeures, il faut déjà noter le changement de dénomination, l’intitulé de la Charte qui change de Charte la Transition pour devenir Charte de la Révolution, et des innovations qui sont contenues dans cette révision de la Charte, dont la première est la prise en compte de la Révolution progressiste populaire(RPP), qui a été proclamée par le camarade président du Faso, le 1er avril 2025. Il y a également la prise en compte des évolutions institutionnelles, juridiques que notre pays a connues, et entre autres. Il y a eu la création des nouvelles circonscriptions administratives, c’est-à-dire les régions. En août 2025, il y avait 4 nouvelles régions. Comme vous le savez, les régions ont leurs représentants qui siègent au niveau de l’ALP. Donc, il fallait prendre en compte ces nouvelles régions, circonscriptions administratives, leurs représentants au niveau de l’ALP. Il y a eu également la loi, du 6 février 2026 qui a prononcé la dissolution des partis et formations politiques, qui suggeaient également, c’est une composante de l’ALT devenue ALP. Il fallait prendre en compte l’ensemble de ces évolutions au niveau de la Charte. L’innovation majeure également concerne la procédure de révision de la Charte qui est maintenant bien précisée au niveau de la Charte pour que les prochaines fois qu’il y aurait lieu de réviser la Charte de la Révolution, qu’on puisse bien s’accorder sur la procédure qui est prevue. En somme, c’est une procédure qui est déjà prévue au niveau de la Charte qui provoit l’ALT à compétence et pouvoir pour y procéder.

Désormais, on parle de l’Assemblée législative du peuple?

C’est l’une des innovations majeures parce qu’il y a le changement des dénominations également de l’ALT qui devient l’ALP.

Monsieur le ministre, quelles sont les implications, justement, de l’adoption de cette Charte sur l’architecture institutionnelle au Burkina Faso ?

Comme nous l’avons souligné, au-delà du changement des appellations, il y a effectivement des innovations majeures qui ont des répercussions sur l’environnement institutionnel. Il y aura la prise en compte des nouvelles régions pour siéger au niveau de l’ALP. Mais il y a, la prise en compte de valeurs et des missions au niveau de la Transition. Parce que quand vous prenez la Charte, qu’elle soit la Charte de la Transition ou la Charte de la Révolution maintenant adoptée, vous avez les principes qui régissent la transition, et vous avez aussi les missions. Par exemple, au niveau des missions, vous avez une nouvelle mission qui est majeure, qui a été prise en compte, qui est la lutte contre l’impérialisme de toutes formes de dominations, quelle que soit sa nature. Au niveau des valeurs également, vous avez l’intégration de la défense de la patrie qui sont prises en compte.

L’autre point qui mérite des éclairages au profit des populations burkinabè, c’est celui qui prévoit que le Président du Faso est désormais éligible aux prochaines élections présidentielles, législatives et municipales. Qu’est-ce qui a motivé cette disposition ?

Effectivement, il y a une sorte de confusion quand on a vu, après l’adoption de la loi, qui fait circuler cette information, comme quoi la Charte révisée dispose que le président du Faso est éligible aux élections qui seront organisées pour mettre fin à la Transition. Ce n’est pas une nouvelle disposition. La présente modification de la Charte ne concerne pas cette disposition. Cette disposition existe depuis les Assises du 25 mai 2000. Ce n’est pas une innovation du tout de cette loi, parce qu’elle existe déjà dans la Charte de la transition du 25 mai 2024, qui a été adoptée par les Assises. C’est également le cas pour le Premier ministre au chef du gouvernement. C’est également le cas pour le président de l’ALT à son temps, devenue ALP. Ce n’est pas du tout une nouvelle disposition. Ce n’est pas une innovation. Cela n’a pas été concerné par la présente modification.

D’autres informations circulent sur les réseaux sociaux concernant cette élection du président du Faso. On dit que cette élection va mettre fin à la Révolution. Qu’est-ce que vous en dites ?

La Révolution n’est pas temporelle. Je pense que ça doit être une mauvaise version de la Charte qui doit circuler. Sinon la version adoptée par l’ALP c’est pour mettre fin à la Transition et non à la Révolution.

Peut-on dire qu’il s’agit d’une Charte qui répond au contexte actuel de notre pays ?

Tout à fait. Comme je l’ai rappelé, la Charte prend en compte les idéaux et les valeurs de la RPP proclamer le 1er avril 2025. La Charte prend en compte les évolutions institutionnelles et juridiques que notre pays a connues à travers la dissolution des partis politiques, la création de nouvelles regions, et prend en compte un certain nombre de missions telles que la lutte contre toute forme de domination et l’impérialisme et le néo-colonialisme. La Charte intègre de nouvelles valeurs au niveau de ces dispositions.

Propos retranscris par La Rédaction

Aéroport international de Ouagadougou-Donsin: des mesures en cours pour livrer une infrastructure moderne à bonne date

La Société des aéroports du Faso a organisé, le samedi 28 mars 2026, une visite de presse sur le site de l’Aéroport international de Ouagadougou-Donsin. Il s’est agi de constater le niveau d’exécution des travaux et présenter quelques résultats d’un diagnostic technique confié à un cabinet indépendant.

La Société des aéroports du Faso (SAFA), fonctionnelle depuis le 1er janvier 2026, veut accélérer les travaux de l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin en vue de livrer enfin une infrastructure moderne aux voyageurs. Mais, auparavant, il lui faut corriger les défaillances techniques ayant entrainé le retard dans l’exécution du projet. C’est pourquoi un diagnostic technique a été confié à un cabinet indépendant. Pour constater l’état d’avancement des travaux et présenter les premiers résultats du diagnostic en cours, les premiers responsables de la SAFA ont conduit une équipe de journalistes sur le site à Donsin, ce samedi 28 mars 2026.

Cette sortie a permis aux Hommes de médias de toucher du doigt quelques infrastructures de l’aéroport. Au niveau de la piste d’atterrissage et du parking avions, a rassuré le chef du département du développement des infrastructures aéroportuaires de la SAFA, Fayçal Ouédraogo, les travaux sont complètement achevés. « La piste est longue 3,5 kilomètres et extensible à quatre kilomètres avec quatre brettelles permettant les sorties rapides des avions vers le parking. Cette piste peut accueillir tous les gros porteurs. Le parking peut recevoir autant d’avions que nécessite le trafic », a-t-il détaillé. Le château d’eau, les miradors, le bloc technique, la salle de conférence militaire et l’aérogare ont reçu la visite des journalistes.

Pour le représentant du cabinet indépendant, François Xavier Salambanga, le diagniostic a révélé des insuffisances dans les études initiales du projet notamment des omissions dans certaines réalisations et le manque de conformité de certains bâtiments. « L’ensemble de ces dysfonctionnements ont engendré d’autres coûts et rallongé les délais. Nous allons prendre le temps pour trouver des solutions. L’essentiel est de livrer un ouvrage durable au profit de la population », a-t-il dit.

Le directeur général de la SAFA, Saturnin Théophile Bikyenga, s’est réjoui de du fait que plusieurs infrastructures sont déjà achevées. Cependant, il a regretté les insuffisances qui sont marquées par des défaillances techniques et organisationnelles ayant entraîné des retards et des surcoûts. En termes de défaillances, il a cité notamment celles qui sont liées aux études initiales et aux contrats, à la contreperformance de certaines entreprises, ainsi qu’à l’absence claire des délais d’exécution. « Nous allons proposer des mesures de rattrapage des écarts et redimensionner le projet en fonction des orientations des plus hautes autorités. Et ce, pour permettre à ce projet d’envergure de voir le jour à travers la reprise des travaux et d’entrevoir la construction des infrastructures commerciales que sont l’aérogare et les autres infrastructures extra-aéronautiques », a indiqué le directeur général.

En termes de perspectives, a annoncé la secrétaire générale de la SAFA, Louisette Bassonon,  la SAFA a entrepris, entre autres, l’élaboration d’un modèle économique des aéroports du Burkina Faso, d’un schéma directeur de développement des infrastructures extra- aéronautiques qui a permis l’adhésion des opérateurs économiques et la révision des ambitions à la hausse pour certains travaux tels que l’aérogare passagers.

Adama SEDGO

Abidjan : le Salon LIFA 2026 célèbre la création féminine et révèle une innovation à fort impact

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Abidjan a vibré, les 27 et 28 mars 2026, au rythme de la première édition du Salon international de la littérature et de la création féminine (LIFA). Un rendez-vous inédit, marqué par deux temps forts : le lancement des Éditions Égalité des Chances et la remise du tout premier Grand Prix EKY de l’innovation féminine.

À la Bibliothèque nationale d’Abidjan, la littérature féminine s’est affirmée sous le thème : « Nos voix, nos histoires : la littérature féminine en mouvement ».

Nouvel acteur engagé, les Éditions Égalité des Chances (EC), fondées en 2024 par la ministre Euphrasie Kouassi Yao, ont officiellement fait leur entrée sur la scène éditoriale. Leur ambition : accompagner les auteur·e·s de l’idée à la publication, et amplifier des voix encore trop peu entendues.

En moins d’un an, la maison affiche déjà trois titres, dont EKY ou le secret de la réussite, désormais agréé pour les classes de 3e en Côte d’Ivoire — un signal fort de crédibilité.

Moment phare du Salon : la remise du Grand Prix EKY de l’Innovation Féminine, doté d’un million de FCFA.

Sur 41 candidatures, c’est le projet « 1 Femme : 1 Box & Kit TOP ATTIÉKÉ » qui a fait la différence. À sa tête, Mme Kouadio Akoua Bérénice, ingénieure agroéconomiste basée à Bouaké.

Son idée ? Structurer l’activité des vendeuses d’attiéké grâce à des box mobiles intégrant des solutions fintech. Résultat : une montée en compétences, une meilleure organisation et surtout des revenus stabilisés.

Déjà, dix femmes génèrent entre 100 000 et 160 000 FCFA par mois. Objectif affiché : accompagner 1 000 femmes à travers le pays.

Lire pour transformer l’avenir

Le Salon a également récompensé Mme Dro Deamon Rita avec le Prix spécial EC pour la promotion de la lecture.

Son initiative « Notre Boîte à livres » a permis d’installer 99 mini-bibliothèques et de toucher 20 000 élèves, dont la moitié de filles.

À la clé : un appui concret des Éditions EC, sous forme de dotation en livres pour renforcer ce réseau de lecture, notamment en milieu rural.

Une dynamique appelée à grandir

Placée sous le haut patronage de la ministre Euphrasie Kouassi Yao, cette première édition du Salon LIFA pose les bases d’un rendez-vous appelé à s’imposer dans le paysage culturel ivoirien.

Entre promotion de la lecture, valorisation du leadership féminin et soutien à l’innovation, le LIFA trace une voie claire : celle d’une parole féminine plus visible, plus forte — et résolument tournée vers l’avenir.

Le Salon a été placé sous le haut patronage de la ministre Euphrasie Kouassi Yao, titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de décisions » (CUEFPOD), et coordonné par Maître Judith Couloud et Mme Marie-Laure Angoran (CEO d’IMC Afrique).

Retenue par des contraintes d’agenda, la marraine s’est fait représenter par Mme Gisèle Harding, directrice générale du Cabinet Genre, Compétitivité des Entreprises et Développement Durable (GECED), qui a livré son message lors de la cérémonie d’ouverture.

T.K.

La CAF engage des réformes de ses Statuts et Règlements afin de renforcer la confiance envers l’arbitrage, la VAR et ses instances juridictionnelles

La Confédération Africaine de Football (CAF) a annoncé ce jour la mise en œuvre d’une série de réformes et d’améliorations de ses Statuts et Règlements, destinées à renforcer la confiance et la crédibilité des arbitres africains, des opérateurs VAR ainsi que des instances juridictionnelles de l’organisation, notamment le Jury Disciplinaire et la Commission d’Appel. Ces mesures visent également à prévenir la répétition des incidents survenus lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025.

La CAF rappelle que les prestations des arbitres et des opérateurs VAR lors de la TotalEnergies CAF CAN Côte d’Ivoire 2023 avaient été largement saluées à l’échelle continentale et internationale pour leur qualité. L’institution se dit déterminée à restaurer ce niveau de respect et de reconnaissance.

Dans cette dynamique, la CAF poursuivra sa politique consistant à désigner, au sein du Jury Disciplinaire et de la Commission d’Appel, des juges et avocats africains parmi les plus expérimentés et respectés. Ces nominations sont effectuées par le Comité Exécutif de la CAF ainsi que par l’Assemblée Générale Ordinaire, sur la base des candidatures proposées par les 54 Associations Membres et les Unions Zonales. La CAF souligne que l’indépendance et l’impartialité de ses organes juridictionnels demeurent des principes fondamentaux.

Le Président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, a déclaré :« La CAF met actuellement en œuvre des réformes structurelles importantes de ses Statuts et Règlements afin de renforcer la confiance envers les arbitres, les opérateurs VAR, les commissaires de match ainsi que les instances juridictionnelles de la CAF. Ces ajustements permettront également d’éviter que les incidents inacceptables observés lors de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 ne se reproduisent. »

Il a également précisé que la CAF s’est appuyée sur l’expertise de juristes spécialisés en droit du sport, tant en Afrique qu’à l’international, afin de garantir l’alignement de ses textes sur les meilleures pratiques mondiales en matière de gouvernance du football, sur et en dehors du terrain.

« Cette démarche est essentielle pour préserver le respect, l’intégrité et la crédibilité des arbitres africains, des opérateurs VAR ainsi que des instances disciplinaires de la CAF. Par ailleurs, la CAF travaille en étroite collaboration avec la FIFA pour renforcer la formation continue des arbitres, des opérateurs VAR et des commissaires de match africains, afin qu’ils atteignent les standards les plus élevés au niveau mondial. Nous devons également poursuivre la professionnalisation de l’arbitrage africain et garantir une rémunération appropriée à ces acteurs essentiels du jeu. »

Dr Motsepe a par ailleurs rappelé les progrès significatifs réalisés ces cinq dernières années en matière de gouvernance, d’éthique, de transparence et de management.

« Notre politique de tolérance zéro à l’égard de la corruption et des comportements inappropriés a été reconnue et saluée par les nombreux sponsors et partenaires qui nous ont rejoints. Notre engagement à traiter toutes les Associations Membres de manière équitable et sans favoritisme est également non négociable. Aucune association ne bénéficiera d’un traitement préférentiel. »

La CAF continuera par ailleurs à évaluer et à améliorer en permanence ses standards de gouvernance et ses pratiques sportives afin de renforcer la crédibilité et la compétitivité du football africain sur la scène internationale.

L’organisation précise également que les questions liées aux incidents survenus lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 sont actuellement examinées par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Dans l’intervalle, la CAF concentre ses efforts sur l’organisation de ses compétitions en cours, notamment la TotalEnergies CAF Coupe de la Confédération et la TotalEnergies CAF Ligue des Champions, ainsi que sur l’accompagnement des sélections africaines qualifiées pour la Coupe du Monde de la FIFA 26, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

« Nous sommes convaincus que les nations africaines engagées à la Coupe du Monde de la FIFA 26 représenteront dignement le continent », a conclu le Président de la CAF.

Sidwaya.info

Cohésion sociale et stabilité nationale : les agents de la Présidence du Faso à l’école du leadership et de l’engagement féminin

Le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria SORÉ, a présidé ce vendredi matin la cérémonie d’ouverture d’une conférence publique organisée par la Cellule pour la promotion du genre de la Présidence du Faso.

Placée sous le thème : « Leadership et engagement des femmes : leviers stratégiques pour la cohésion sociale et la paix durable au Burkina Faso », cette rencontre s’inscrit dans une dynamique nationale de réflexion sur le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, la cohésion sociale et la stabilité du pays.

Dr Zakaria SORÉ a rappelé que cette initiative cadre avec la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui estime qu’il est essentiel, pour transformer notre société, que chacun dispose des compétences, des attitudes et des aptitudes nécessaires. Dans le contexte de la Révolution progressiste populaire, il est indispensable de renforcer les capacités des acteurs afin de soutenir leur engagement dans le processus de changement.

Pour Mme Albertine OUATTARA, Présidente de la Cellule pour la promotion du genre, cette rencontre constitue un cadre stratégique de réflexion et de propositions concrètes. Elle offre l’opportunité de formuler des recommandations pertinentes à l’attention des plus hautes autorités, en vue de renforcer la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso.

Quatre communications ont été présentées par des spécialistes du Laboratoire Genre et Développement de l’Université Professeur-Joseph-KI-ZERBO, autour des fondamentaux du genre, de l’engagement des femmes fonctionnaires, du leadership transformateur pour le vivre-ensemble, ainsi que de l’autonomisation économique des femmes.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Forum de Zhongguancun 2026 : la technologie au service de la stabilité mondiale

Le Forum de Zhongguancun 2026, tenu à Beijing du 25 au 29 mars 2026, confirme plus que jamais la place centrale qu’occupe désormais l’innovation dans la stratégie de développement chinoise. Présenté par les autorités comme une plateforme nationale ouverte sur le monde, l’événement ne se limite plus à exposer des avancées scientifiques ou à mettre en scène des laboratoires de pointe. Il s’affirme surtout comme un espace où la Chine cherche à montrer comment la science peut être convertie en capacité industrielle et en levier économique.

À première vue, le Forum de Zhongguancun pourrait ressembler à un grand rendez-vous technologique parmi d’autres : intelligence artificielle, 6G, interfaces cerveau-machine, sciences spatiales, biotechnologies, neutralité carbone, industries du futur… Autrement dit, tout ce qui façonne déjà — ou promet de façonner — les prochaines décennies. Mais en réalité, ce forum dit quelque chose de bien plus large sur la manière dont la Chine conçoit aujourd’hui son développement, et surtout sur le rôle qu’elle entend jouer dans un monde devenu plus instable.

L’objectif affiché est clair : faire de l’innovation non seulement un moteur de croissance, mais aussi un outil d’adaptation à un environnement mondial plus fragmenté, plus concurrentiel et plus incertain.

Dans ce contexte, la technologie n’est plus seulement une affaire de performance ou de prestige. Elle est de plus en plus considérée comme un instrument de résilience. Résilience industrielle, d’abord, à l’heure où les chaînes d’approvisionnement mondiales sont régulièrement perturbées par les tensions géopolitiques, les restrictions commerciales ou les chocs économiques. Résilience énergétique et alimentaire, ensuite, dans un monde où les enjeux de sécurité des ressources redeviennent centraux. Et résilience économique, enfin, dans la mesure où la capacité à innover conditionne désormais la montée en gamme industrielle, la transition verte et la compétitivité à long terme.

C’est précisément cette logique qui traverse le Forum de Zhongguancun. Son thème 2026 — « l’intégration complète entre les innovations technologique et industrielle » — n’a rien d’anodin. Il traduit une idée simple mais structurante : une innovation n’a de valeur stratégique que si elle peut être transformée en capacité productive et en application concrète. Le forum ne met donc pas seulement en avant des technologies de pointe ; il insiste aussi sur la manière dont elles peuvent être intégrées dans l’économie réelle.

C’est ce qui explique l’importance accordée à un sujet souvent moins spectaculaire que les démonstrations technologiques elles-mêmes : la transaction technologique. À travers son Salon international technologique et ses dispositifs de mise en relation, le forum cherche à organiser la circulation de l’innovation entre laboratoires, entreprises, investisseurs et acteurs publics. L’idée n’est pas seulement de montrer ce qui est nouveau, mais de créer les conditions de sa transformation en produit, en service, en partenariat ou en solution industrielle.

Cette dimension est essentielle pour comprendre la stratégie chinoise actuelle. La puissance technologique ne repose pas uniquement sur la capacité à inventer, mais aussi sur la capacité à faire circuler l’innovation, à la financer, à l’industrialiser et à l’insérer dans des chaînes de valeur robustes.

Dans un monde où l’incertitude devient la norme, la capacité à innover, à transformer les découvertes en solutions concrètes, et à relier les acteurs scientifiques, industriels et internationaux devient en elle-même une source de stabilité. C’est cette idée, au fond, que le Forum de Zhongguancun met en scène : la technologie n’y est pas présentée comme une promesse abstraite du futur, mais comme un outil très concret pour renforcer la résilience, soutenir la croissance, faciliter la coopération et produire un peu plus de prévisibilité dans un environnement mondial marqué par l’incertitude.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

TERMES DE REFERENCE DE L’AVIS A MANIFESTATION D’INTERET POUR LA CONCEPTION D’UN LOGOTYPE ASSORTI D’UNE CHARTE GRAPHIQUE DE TAFOUK TV

Objet : Avis d’appel à manifestation d’intérêt pour la conception d’un logotype assorti d’une charte graphique de la télévision de la Confédération des Etats du Sahel dénommée TAFOUK TV.

Les citoyens de l’intérieur et de la diaspora de la Confédération des États du Sahel (AES) sont informés de l’ouverture d’un concours de création d’un logotype assorti de sa charte graphique, avec pour slogan « La télévision de l’Afrique authentique ».

La participation au concours est ouverte aux agences de communication et aux graphistes freelance ressortissants des trois (03) pays de l’AES (Burkina Faso, Mali et Niger). Chaque candidat ne peut postuler qu’une seule fois dans l’un des trois pays.

Les offres de candidatures sont recevables du 30 mars au 20 avril 2026.

Pour plus d’informations sur les conditions et les modalités de participation, veuillez consulter le dossier de l’appel à manifestation ci-joint.

Appel à manifestation d’intérêt pour la conception d’un logotype et l’élaboration d’une charte graphique de la télévision de la Confédération des Etats du Sahel dénommée TAFOUK TV

Contexte et justification

Le 16 septembre 2023, une étape importante a été franchie dans la coopération régionale entre les pays du Sahel avec la signature de la Charte du Liptako- Gourma par leurs Excellences le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État du Mali, et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’État.

Par cet acte, les trois chefs d’État ont matérialisé l’engagement commun de leurs pays pour la stabilité et la sécurité régionales. La signature de cette Charte a permis de créer officiellement la Confédération des États du Sahel, qui vise à renforcer la coopération entre ces nations dans un contexte marqué par des défis sécuritaires majeurs.

L’objectif principal de la Confédération est d’établir une architecture collective d’assistance mutuelle, permettant une réponse coordonnée face aux menaces communes. La mise en place de la Confédération intervient dans un contexte marqué par une hostilité persistante et des tensions politiques et sécuritaires amplifiées par la décision des pays membres de se retirer sans délai de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Face à cet environnement géopolitique sous-régional complexe, il devient crucial de développer une stratégie de communication efficace. Celle-ci doit permettre de mieux faire entendre la voix de la Confédération, de faire connaître sa vision à l’échelle sous-régionale, régionale et internationale, et de renforcer sa légitimité face aux enjeux actuels.

Il convient également de souligner que l’espace de communication de la Confédération est largement dominé par les réseaux sociaux à travers des plateformes qui diffusent des informations en son nom. Cette situation nécessite une réponse adaptée pour assurer une communication cohérente, crédible et représentative des valeurs de l’AES.

C’est dans cette optique et afin de porter la voix des peuples de la Confédération de l’AES, de valoriser leurs identités culturelles et de promouvoir les valeurs de souveraineté, de solidarité et de développement partagé, que la télévision a été créée. Cette télévision constitue un outil essentiel pour renforcer et harmoniser la communication des États membres et consolider les liens entre les populations de l’espace AES.

Afin de garantir une identité visuelle forte et cohérente, il est convenable d’élaborer une charte graphique spécifique pour TAFOUK TV. Le slogan de la télévision est : « La télévision de l’Afrique authentique ».

Cette charte graphique vise à asseoir une identité visuelle claire, professionnelle et facilement identifiable ; à renforcer la crédibilité et la visibilité de la télévision auprès des populations et des partenaires internationaux.

Le présent appel à manifestation d’intérêt est ouvert aux ressortissants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi qu’à la diaspora de ces trois (03) pays, pour sélectionner un prestataire chargé de la conception d’un logotype assorti d’une charte graphique pour TAFOUK TV.

  1. OBJECTIFS

2.1. Objectif général

Il s’agit d’élaborer un logotype assorti d’une charte graphique qui détermine l’ensemble des règles fondamentales d’utilisation des signes qui constituent l’identité visuelle. Cette charte reflète également l’identité, les valeurs et les missions de TAFOUK TV.

2.2. Objectifs spécifiques

De façon spécifique, il s’agit de :

  1. élaborer et codifier un logotype pour TAFOUK TV (couleurs, polices de caractères, tailles, etc.) ;
  2. intégrer des codes visuels liés à la télévision, et à l’information ;
  3. définir la typographie pour les documents (papier en-tête) administratifs (polices de caractères, tailles, etc.) ;
  4. définir le positionnement du logotype sur les différents supports (autorisés/interdits) ;
  5. organiser et harmoniser un contenu de timbre pour les papiers en-tête administratifs ;
  6. organiser et harmoniser un contenu de timbre pour les supports de communication;
  7. définir des orientations et prérequis pour des déclinaisons du logotype sur les supports suivants :
    • papier en-tête ;
    • communiqué de presse ;
    • page de couverture (rapport annuel, bloc-notes, chemise à rabat, etc.) ;
    • plaquettes/dépliants ;
    • kakemonos/dérouleur ;
    • autocollants (différentes tailles) ;
    • stylos, porte-clés, horloge ;
    • carte de visite ;
    • chemise, T-shirt polo, Casquette ;
    • affiche urbaine (1,2 m²) ;
    • fanion, Pins.

III. MÉTHODOLOGIE

Le processus de sélection du prestataire chargé de concevoir le logotype et la charte graphique de TAFOUK TV est ouvert aux agences de communication de droit des pays membres de la Confédération et aux graphistes freelance ressortissants des trois pays de l’AES, qu’ils soient résidents ou de la diaspora.

3.1. Conditions de participation

Peuvent prendre part à cet avis, les agences de communication et les graphistes freelance. Les candidats devront joindre à leurs dossiers les pièces suivantes :

  • une lettre de candidature ;
  • une fiche de présentation pour les agences de communication;
  • le CV du graphiste pour les graphistes freelances ;
  • une liste des références similaires ;
  • une proposition de logotype ;
  • une proposition de charte graphique.

3.2. Critères d’évaluation

La sélection se fondera sur les critères suivants :

  1. l’originalité : le logo doit se démarquer des logos existants tout en reflétant une certaine ingéniosité dans sa conception sans pour autant sacrifier la clarté ;
  2. la simplicité : le logo devra être lisible, facilement reconnaissable et mémorisable, et avoir une cohérence entre les différents éléments (formes, symboles, texte) ;
  3. la typographie : les polices de caractères utilisées doivent être lisibles, adaptées et renforcer le message du logo ;
  4. l’harmonie : le choix des couleurs doit être pertinent, harmonieux et avoir un sens psychologique.

Les œuvres proposées devront être en adéquation avec la vision et les missions de TAFOUK TV.

3.3 Critères de pondération

  • les références techniques du candidat : 10 points
  • l’originalité de la proposition : 25 points
  • la pertinence de la note explicative : 25 points
  • la pertinence et la précision de la charte graphique : 20 points
  • la qualité des illustrations (déclinaisons possibles du logo) : 20 points

Note globale sur 100

  1. DURÉE

Les candidats disposent d’un délai maximum de vingt-un (21) jours à partir du 30 mars 2026 pour transmettre leurs propositions.

  1. SUPPORTS À FOURNIR

Le logotype et la charte graphique doivent être fournis en supports physique et électronique, en version couleurs et monochrome (en format PNG, JPEG, PDF et EPS).

  1. DÉPÔT DES OFFRES

Les offres sont recevables chaque jour aux heures ouvrables, au Secrétariat général du Ministère en charge de la communication de chaque pays membre :

           souarma3@gmail.com 
Tel : (+226) 25 30 33 05

  • Niger :
    Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information.
    Bâtiment de Niger Poste,
    Mail :

titisad@yahoo.com
Tel : (+227) 96 02 46 03

  • Mali :
    Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration.
    Cité administrative, bâtiment 09, 3e étage,
    Mail : mkonate@communication.gouv.ml

ceciltounkcommunication@yahoo.com
Tel : (+223) 20 01 90 04

VII. RECOMPENSES ET PROPRIETE

La proposition du logotype et de la charte graphique ne sera pas rémunérée. Elle reste un acte de soutien patriotique et bénévole. Le lauréat recevra les félicitations du Président en exercice de la Confédération.

Le logotype retenu deviendra la propriété exclusive de TAFOUK TV.

TAFOUK est en langue Tamashek ; il signifie « Soleil » en français.

Journée mondiale de l’eau: La femme et l’accès à l’eau potable au cœur des débats

Dans le cadre de la journée mondiale de l’eau tenue le 22 mars 2026, le Réseau africain des médias pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène (RAN WASH) en collaboration avec l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA), a organisé un webinaire le mardi 24 mars 2026 sur le thème « L’eau, source d’égalité : défis et solutions pour l’Afrique ».

 

Malgré les progrès enregistrés en matière d’eau dans plusieurs pays africains, un nombre important de communautés demeure encore confronté à un accès limité à des services d’eau et d’assainissement. Ces insuffisances affectent particulièrement les femmes et les filles, qui doivent lier la collecte quotidienne de l’eau et l’insuffisance des infrastructures. Pour réduire cette inégalité, la journée mondiale de l’eau a été célébrée sous le thème le thème « L’eau, source d’égalité ». Une manière pour la communauté internationale d’interpeller les dirigeants à la nécessité de favoriser l’accès des femmes à la ressource sans difficulté. C’est dans ce cadre que le Réseau africain des médias pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène a organisé le 24 mars 2026 un webinaire. Il s’est agi de sensibiliser les parties prenantes aux liens étroits entre eau, assainissement et égalité de genre, tout en mettant en lumière les défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles quant à l’accès aux services WASH. Au menu, le visionnage d’un documentaire de sensibilisation quant à la difficulté d’accès à l’eau et des panels sur la thématique centrale.

Pour le directeur exécutif de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA), François Olivier Gosso, 400 millions de personnes en Afrique sont privées d’eau potable

Selon le président du Réseau africain des médias pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène, El Hadj Moussa Thiam, la journée mondiale de l’eau constitue un moment privilégié de mobilisation collective autour des enjeux liés à l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à la gestion durable des ressources hydriques. « Le réseau est une plateforme panafricaine rassemblant des professionnels des médias engagés sur les questions relatives au WASH, au climat et au développement durable. Notre rôle est de valoriser les bonnes pratiques et favoriser l’émergence de contenus susceptibles d’influencer positivement les politiques publiques. », a-t-il ajouté.

Pour le directeur exécutif de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA), François Olivier Gosso, environ 2,1 milliards de personnes sont privées d’eau potable dans le monde dont 400 millions en Afrique. « Les défis auxquels sont confrontés le continent africain demeure, entre autres, la pression accrue sur les ressources hydriques, les effets du changement climatique, l’insuffisance des infrastructures et des financements », a-t-il indiqué. Il a rappelé la persistance des inégalités de genre car ce sont les femmes et les filles qui sont les premières affectées par le manque d’accès à l’eau, avec des répercussions directes sur leur éducation, leur sécurité et leur autonomisation. « A cet effet, l’AAEA se positionne comme un acteur clé, à travers le renforcement des capacités, la promotion de l’innovation, le développement de partenariats stratégiques et le plaidoyer en faveur de politiques plus inclusives » a-t-il souligné.

Pour le paneliste Yasmine Zongo, les longues distances parcourues pour la collecte de l’eau, l’absence d’infrastructures sanitaires adaptées, ainsi que l’insuffisance de toilettes publiques ou scolaires, affectent directement la vie quotidienne, l’assiduité scolaire des filles et la capacité des femmes à participer pleinement à la vie économique et sociale. Face à cette situation, Mme Zongo a plaidé pour que les femmes ne soient plus seulement considérées comme des bénéficiaires, mais comme des actrices du changement et des solutions.

Fleur BIRBA

Fusion de l’Agence burkinabè des investissements et de l’Agence de promotion des exportations du Burkina

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 26 mars 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 44 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

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CONSEIL DES MINISTRES N°11 DU 26 MARS 2026

 

Secteur minier/Endeavour mining: les mines de Houndé et de Mana contribuent aux recettes publiques à hauteur de 210 milliards F CFA en 2025

Le Rapport 2025 de la société minière Endeavour mining met en exergue ses performances et sa contribution, à travers ses mines de Houndé et Mana, au développement socioéconomique du Burkina Faso.  210 milliards F CFA de contribution aux recettes publiques, 750 millions FCFA au profit de l’entrepreneuriat agricole, 396 milliards F CFA d’achats locaux, construction d’une caserne moderne pour l’Escadron de Gendarmerie Mobile de Houndé, dépistages gratuits de 2 117 patients, programmes de soutien à plus de 800 élèves, constituent, entre autres, des indicateurs d’impact de la Société au pays des Hommes intègres.

Au fil des ans, le Groupe Endeavour mining, à travers ses sociétés minières de Houndé et Mana, renforce son impact socioéconomique au Burkina Faso. Fidèle à son engagement en faveur du développement durable, la compagnie n’a pas dérogé à cette règle en 2025, comme en témoigne son rapport de l’année. En effet, après une production de 1,209 million d’onces, soit environ 37,6 tonnes, à un coût global de maintien de 1 433 $/once, qui confirme la discipline opérationnelle du Groupe et consolide sa position de premier producteur aurifère en Afrique de l’Ouest et parmi les dix premiers producteurs mondiaux, Endeavour a versé 547 milliards F CFA aux Etats de ses pays d’implantation en 2025.

Au Burkina Faso, par l’entremise des mines de Houndé et Mana, la contribution directe de Endeavour aux recettes publiques au cours de l’année dernière s’élève à 210 milliards FCFA, soit 38,3% du montant total versé aux Etats hôtes. Ces paiements, qui incluent les impôts, les redevances minières, les dividendes et autres contributions fiscales, constituent une bouffée d’oxygène pour les finances publiques burkinabè et participent au financement des priorités de développement national, notamment la réalisation des infrastructures de soutien à l’économie, les services sociaux de base comme l’éducation, la santé, etc. Au titre des Fonds miniers de développement, le Groupe a injecté 12,7 milliards FCFA au cours de l’année 2025.

En ce qui concerne son effet d’entrainement des autres secteurs de l’économie nationale, les mines de Houndé et Mana ont consacré 396 milliards F CFA pour les fournisseurs locaux. Outre son importante contribution aux ressources budgétaires de l’Etat burkinabè, le Groupe Endeavour mining, dans le cadre de sa politique de gouvernance sociale et environnementale (ESG), est resté proche des communautés locales, à travers des actions locales ciblées, répondant à leurs besoins.

Actions de développement ciblées au profit des communautés hôtes

Cet engagement communautaire et social s’est traduit, au niveau du secteur de l’éducation par des récompenses à 594 élèves burkinabè dans le cadre du programme « Pépites d’Or », le soutien à 144 bénéficiaires directs dans le cadre de la Journée de l’excellence éducative dans les cinq communes environnantes de Mana, l’accompagnement en cours de 74 jeunes filles burkinabè bénéficiaires d’une bourse au titre du programme de maintien des filles à l’école. 3 000 élèves à Houndé ont été sensibilisés à la santé sexuelle et reproductive à travers le programme « Je Choisis Mon Avenir », avec la création de 17 clubs santé dans les établissements partenaires.

Très attaché à la cohabitation pacifique avec les communautés hôtes, Endeavour a inscrit le dialogue social au rang de ses priorités. Et cela s’est traduit concrètement en 2025 par la conduite de 993 consultations communautaires autour de ses mines. Pour ce qui est de son action directe sur le développement économique local, le Groupe a construit une caserne moderne pour l’Escadron de Gendarmerie Mobile de Houndé, participant ainsi au renforcement de la sécurité des populations locales et de leurs biens, préalable à toute activité économique.

En 2025, Endeavour a également mobilisé 750 millions FCFA pour la mise en œuvre du projet « Agrifuturs » qui a permis de soutenir 150 jeunes et d’aménager 75 hectares agricoles pour favoriser l’entrepreneuriat local et la production agricole. A cela s’ajoute la mobilisation solidaire des employés de la mine de Houndé pour soutenir l’initiative présidentielle Faso Mêbo à Bobo-Dioulasso, avec un appui en ciment et en carburant pour la réalisation d’infrastructures communautaires.

Dans le domaine de la santé et de la protection de l’environnement, le Groupe a poursuivi la réalisation de ses actions ciblées. On peut citer le dépistage gratuit de 2 117 patients ayant bénéficié dans le cadre des caravanes de santé dédiées à la santé maternelle et infantile, la distribution de 869 casques dans le cadre de l’initiative « Un Casque, Une Vie », la sensibilisation de 3 000 employés et partenaires aux règles d’or, aux risques critiques et aux procédures HSE du Groupe, conformément aux normes ISO 45001 et ISO 14001 auxquelles la mine est certifiée. En soutien aux efforts locaux de reforestation et de sensibilisation environnementale, 1003 arbres ont été plantés dans le cadre du programme « Un Enfant, Un Arbre ».

Plus de 70 % des revenus réinvestis dans les économies hôtes

Au-delà du Burkina Faso, cette dynamique de redistribution/réinvestissement s’observe dans les autres économies d’implantation de Endeavour. En effet, au cours des cinq dernières années, il a contribué à hauteur de plus de 6 000 milliards FCFA aux économies des pays hôtes, soit près de sept fois plus que les montants redistribués à ses actionnaires sur la même période. En 2025, plus de 1 500 milliards FCFA, soit plus de 70 % de la contribution économique du Groupe, ont bénéficié directement aux économies des pays hôtes, autour de trois piliers complémentaires.

Au niveau de la fourniture locale, qui traduit son fort ancrage économique local, Endeavour a consacré plus de 1 000 milliards FCFA aux achats auprès de 86% de fournisseurs établis dans les pays hôtes du Groupe. « Cela inclut près de 870 milliards FCFA d’achats auprès d’entreprises nationales ou détenues nationalement et 32 milliards FCFA auprès de fournisseurs locaux situés à proximité de ses opérations. Par ailleurs, 20 milliards FCFA d’achats ont été réalisés auprès de fournisseurs issus de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tandis que 117 milliards FCFA concernent des fournisseurs internationaux. Le Groupe compte également 95 % d’employés nationaux », a souligné le Groupe.

Au niveau de sa contribution directe aux recettes publiques, ce sont 547 milliards FCFA qui ont été versés aux Etats de ses pays d’implantation. En fin, le Groupe contribue au développement du secteur financier, notamment bancaire, des pays d’exploitation. A titre illustratif, au cours de l’exercice écoulé, il a injecté près de 37 milliards FCFA de remboursements d’emprunts auprès d’institutions financières nationales.  L’exercice 2025 qui marque l’achèvement de son plan ESG 2021-2025 ouvre la voie à une nouvelle phase avec le déploiement de sa feuille de route 2026-2030.

Le Président-directeur général, Ian Cockerill, a salué l’ensemble de ses performances impactantes du Groupe. « 2025 a été une année record pour Endeavour, marquée par une solide performance opérationnelle et une création de valeur tangible. Portée par un environnement favorable du prix de l’or, cette performance s’est traduite par des résultats financiers robustes et par une contribution significative à nos pays hôtes. Nous continuons à renforcer la qualité et la durée de vie de notre portefeuille. (..) Nous abordons 2026 avec la même ambition : maintenir notre performance, consolider nos partenariats et partager durablement la valeur produite avec nos pays hôtes », a-t-il confié.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com