Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré : « Chaque bouchée de produit local est un coup de pioche dans le mur de la domination économique »

Le Président du Faso, chef de l’Etat, a, à l’occasion du lancement de la IIIe édition des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, le jeudi 26 mars 2026,  adressé un message aux Burkinabè. Nous vous proposons l’intégralité de son message.

Camarades,

Au moment où s’ouvre la première phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, je voudrais porter à votre attention un sujet aussi simple que vital, aussi intime que sacré : le contenu de nos assiettes. Observons ce que nous mangeons. Que voyons-nous ? Du riz ayant traversé les océans ? Des pommes de terre venues de pays lointains ? Du lait en poudre importé ? Et que dire des couverts ? L’assiette, les fourchettes et les cuillères sont aussi importées.

Camarades,

L’impérialisme n’est pas qu’une question de livres d’histoire ou de médias dominants. Il est également présent dans nos assiettes. Comme le disait le père de la Révolution d’août 83, les grains de riz, de maïs, de mil importés que nous mangeons, c’est cela l’impérialisme. Il ne faut pas chercher plus loin. Le mal est d’autant plus pernicieux qu’il avance masqué dans notre quotidien. Il est dans ce grain de riz importé qui inonde nos marchés pendant que les récoltes de Bagré, du Sourou, de Samendeni, pourrissent faute de débouchés. Il est dans cette conserve de tomates venue d’Europe, alors que le fruit du travail de nos producteurs locaux reste sans acheteurs. Ne cherchez pas l’ennemi plus loin : il s’invite parfois deux ou trois fois par jour à notre table. L’ennemi c’est aussi ce commerçant véreux qui emprunte des circuits frauduleux pour importer des produits de grande consommation au détriment de notre production locale et de notre économie. L’Etat prend des mesures vigoureuses pour protéger les produits « made in Burkina» et il faut un sursaut patriotique à la fois des populations et des commerçants pour que les rayons de nos boutiques et alimentations soient des espaces où la production locale est reine. Pendant des décennies, nous avons été conditionnés, car en nous vendant leurs produits et en dévalorisant les nôtres, l’impérialisme a façonné nos habitudes de consommation. On nous a fait croire que ce qui vient de loin est meilleur. On nous a appris à trouver le Faso Dan Fani « trop cher », tout en trouvant normal d’acheter une chemise importée dix fois son prix. On nous a appris que le pain de blé est indispensable, au point de nous faire oublier la force du mil, du sorgho, du maïs, des aliments qui ont forgé la résistance de nos ancêtres. On nous a fait croire que nous sommes pauvres, alors que la terre sous nos pieds regorge de richesses. « L’enfant sage est celui qui achète les galettes de sa maman », nous dit un proverbe burkinabè. Soyons donc ces enfants sages ; soyons des Burkinabè, fiers et patriotes jusque dans nos assiettes.

Chers Camarades,

Le temps du conditionnement mental est révolu ! L’ère de la honte de nos produits est terminée ! Le Burkinabè nouveau, que nous appelons de nos vœux, c’est celui qui choisit de transformer ses habitudes avec conscience, c’est celui qui transmet à ses enfants cette valeur cardinale : le devoir sacré de produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons. Le thème retenu pour la présente édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne est donc un cri de ralliement : « souveraineté alimentaire et patriotisme économique : ensemble, cultivons notre dignité par la production et la consommation locales ». Et le slogan que chacun devra adopter est « mon assiette, ma fierté ! ». Ce thème nous met au défi. Il nous exhorte, chacun et de manière collective, à engager une guerre contre la dépendance alimentaire. Chaque bouchée de produit local est un coup de pioche dans le mur de la domination économique.  Produire ce que nous mangeons, transformer ce que nous produisons, et consommer ce que nous transformons, voilà le chemin de notre véritable indépendance !

Chers Camarades,

Comprenez bien la portée de vos actions : Quand vous achetez notre haricot vert, vous ne faites pas que nourrir les vôtres, vous irriguez l’économie du Burkina Faso. Quand vous revêtez le Faso Dan Fani, vous ne faites pas que vous habiller, vous couvrez la dignité de nos tisseuses. Quand vous préférez le soumbala au cube chimique importé, vous ne faites pas que cuisiner, vous brûlez les brevets de l’impérialisme. Aujourd’hui, nous lançons donc la grande offensive de la fierté. Durant ces Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, nous allons apprendre à réapprivoiser nos assiettes. Je souhaite que dans chaque administration, chaque école, chaque foyer, nous adoptions le réflexe de garnir nos assiettes de mets typiquement burkinabè. Le « consommer local » doit être un réflexe de tous les jours dans les cantines et sur les tables.  Du Liptako à la région des Tannounyan, le riz de nos plaines et les fruits de nos vergers doivent régner en maîtres. Faisons du manger local une tradition sacrée. Faisons de notre table un front de notre libération.

Camarades,

Notre combat doit être radical si nous voulons nous libérer véritablement. Unissons nos marchés ! Faisons circuler le lait de nos éleveurs, le riz de nos bas-fonds, le bétail de nos savanes ! Construisons un espace économique où la production nationale sera reine et l’importation, l’exception ! L’avenir de notre pays se joue également ici : dans nos champs, nos fermes et nos marchés. Aux propriétaires des boutiques dans nos quartiers, je lance ce message : privilégiez nos produits agricoles locaux. En choisissant nos produits, vous combattez la vie chère et vous bâtissez un Burkina souverain et fier. Je m’adresse aussi à ceux qui continuent de douter, à ceux qui craignent que ce chemin ne soit trop difficile ou que notre ambition soit déconnectée d’un monde globalisé. A ceux-là, je dis : ne vous laissez pas abuser par les mirages de la consommation facile. Le confort immédiat de l’importation est un piège qui hypothèque l’avenir de nos enfants. Nous avons choisi le chemin de la dignité. C’est un chemin exigeant, certes, mais c’est le seul qui mène à la véritable liberté. Souvenons-nous de cette vérité : celui qui remplit votre assiette finit par vous dicter sa volonté. Maîtriser ce que nous consommons, c’est reprendre les clés de notre destin et de notre santé. J’imagine déjà certaines voix parier sur notre échec. Elles pensent que notre élan s’essoufflera face aux réalités du marché mondial. Elles se trompent. Nous ne craignons pas l’isolement, car nous cultivons notre propre force. Si les flux extérieurs venaient à tarir, le Burkina Faso ne s’agenouillerait pas. Au contraire, nous puiserons dans notre terre, les ressources de notre résilience. Ce sont les bras de nos paysans et le courage de nos femmes qui nous font vivre ; et chaque épreuve sera révélatrice de notre génie communautaire. Chaque épreuve fera naitre un Burkina Faso nouveau : un espace de solidarité, invincible et souverain.

Camarades,

La bataille est devant nous. Regardez vos mains. Sont-elles faites pour quémander ou pour applaudir ce qui vient d’ailleurs ? Non ! Elles sont faites pour produire, pour construire, pour transformer. Alors, ensemble, à l’occasion de ces Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne 2026, engageons-nous ! Au champ, redoublons d’effort ! Au marché, choisissons nos produits ! A table, soyons fiers de ce que nous sommes ! Que ce que nous consommons devienne notre arme ! Que notre assiette devienne notre cri de ralliement ! Que notre souveraineté soit notre fierté ! Gloire à nos vaillants paysans ! Victoire à nos femmes battantes ! Honneur à nos artisans ! La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !

Capitaine Ibrahim Traoré Président du Faso, chef de l’Etat

Coopération Burkina Faso -Royaume de Belgique: un nouveau programme de coopération attendu en 2027

Le ministère des Affaires étrangères, l’ambassade de Belgique au Burkina Faso et l’Agence belge de coopération (Enabel), se sont entretenus, le jeudi 26 mars 2026, à Ouagadougou, dans le cadre du comité paritaire mixte entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique.

Les relations de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique sont au beau fixe. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider une coopération bilatérale solide et durable, lors du comité paritaire mixte de concertation belgo-burkinabè, tenu le jeudi 26 mars 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre a été l’occasion de présenter le bilan de l’exécution des programmes de coopération bilatérale Burkina Faso-Belgique des années antérieures (2019-2023) et en cours (2023-2027). Et par la suite, préparer l’amorce du nouveau programme à partir de 2027.

Selon le directeur général adjoint de la coopération belge au développement et diplomatie, Bart Pennewaert, cette rencontre est une étape stratégique permettant d’assurer le suivi des objectifs de la coopération dans un esprit de redevabilité. « Elle nous donne l’occasion de faire le bilan du chemin parcouru ensemble, d’échanger et de réaffirmer le cap que nous souhaitons donner à notre partenariat dans un contexte régional et international exigeant », a-t-il dit. Aussi, il a insisté sur la nécessité de maintenir une coopération fondée sur la confiance, la redevabilité et les résultats concrets au bénéfice des populations.

En foi de quoi, le royaume de Belgique prévoit, a-t-il indiqué, de lancer un nouveau programme de coopération bilatérale à partir de 2027. Bart Pennewaert a également félicité l’ensemble des acteurs des programmes pour la qualité de leur travail et indiqué qu’au vu de la multiplication des crises et conflits internationaux, les budgets consacrés à la coopération au développement ont connu une réduction globale de 25%. Mais, il a signifié que l’impact sur le Burkina Faso sera limité 8,5%, et que cela ne remet pas en cause les objectifs et l’engagement pris par la Belgique.

Au-delà des projets institutionnels, le diplomate belge a souligné le rôle déterminant des acteurs non gouvernementaux, des universités et du secteur privé dans le renforcement des liens entre les deux pays. Il a salué les acquis de 50 ans de coopération universitaire entre la Belgique et le Burkina Faso, ainsi que les appuis au secteur privé à travers des mécanismes de financement visant à renforcer la résilience économique et la création d’emplois.    M. Pennewaert a conclu en réaffirmant la solidité des partenariats entre les deux Etats, fondé sur la solidarité et une ambition commune, appelant à poursuivre les efforts conjoints pour bâtir un avenir plus résilient au profit des Burkinabè.

Selon le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères,
Hermann Yirgoin Toé, cette rencontre réaffirme le choix du gouvernement
de fonder un partenariat sur les aspirations profondes des
Burkinabè.

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hermann Yirgoin Toé, a salué la présence de la délégation belge à Ouagadougou, qu’il qualifie de « signal fort », malgré les nombreuses mutations.  Selon lui, cette rencontre réaffirme le choix du gouvernement de fonder un partenariat sur les aspirations profondes des populations.  Il a expliqué que dans la dynamique adoptée par le gouvernement, les partenariats sont appelés à évoluer, s’alignant sur la vision et les priorités nationales. Le comité mixte paritaire est selon lui, un outil stratégique de cette ambition.

Par ailleurs, le SG du ministère des Affaires étrangères a rappelé que les acquis engrangés sur le terrain lors des programmes de 2019-2023, ont permis à la population d’être autonome. « Mais cette réalité nous impose une exigence », a-t-il poursuivi.  M. Toé a appelé les acteurs à plus de rigueur dans les résultats, à plus d’efficacité et de redevabilité, car chaque ressource engagée doit produire un impact réel, chaque action doit répondre à un besoin concret et chaque programme doit s’inscrire dans la vision nationale du Burkina Faso.

Wanlé Gérard COULIBALY

Ahmed Abdoul Aziz HEBIE

(Stagiaire)

Journées nationales d’engagement patriotique: le personnel militaire réaffirme son attachement indéfectible à la Nation

Ce jeudi 26 mars 2026, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a présidé la cérémonie de montée des couleurs au sein du Ministère de la Guerre et de la Défense patriotique (MGDP).

Organisée dans le cadre du lancement des activités de la IIIe édition des journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, cette cérémonie a rassemblé les personnels militaires et civils de l’institution. Ensemble, ils ont réaffirmé leur attachement indéfectible à la Nation, ainsi que leur engagement envers les valeurs de discipline, de patriotisme et de civisme. A l’issue du cérémonial de montée du drapeau national, exécuté dans la solennité, le message du Président du Faso, chef de l’Etat, chef suprême des forces armées nationales , le capitaine Ibrahim Traoré, à l’occasion de cette IIIe  édition des journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, a été délivré aux personnels par le directeur de la communication et des relations publiques.

Dans son message, le Président du Faso, chef de l’Etat, chef suprême des forces armées nationales, le capitaine Ibrahim Traoré appele chacun à adopter le slogan : » mon assiette, ma fierté » pour cette édition placée sur le thème « Souveraineté alimentaire et patriotisme économique : ensemble, cultivons notre dignité par la production et la consommation locale « ,il émet le souhait : « que dans chaque administration, chaque école, chaque foyer, nous adoptions le réflexe de garnir nos assiettes de mets typiquement burkinabè » car dit-il : » le consommons local » doit être un réflexe de tous les jours dans les cantines et sur les tables ».

Prenant la parole, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a rappelé les attitudes et comportements attendus durant cette période d’engagement national. Il a, à cet effet, invité l’ensemble du personnel à faire preuve de responsabilité et d’implication active durant ces journées, tout en rappelant les orientations et directives issues de l’édition précédente. Les activités inscrites au programme desdites journées sont prévues du 26 mars au 9 avril 2026. Une conférence de sensibilisation se tiendra le mercredi 1er avril 2026 à 15h à la salle de conférence du MGDP et des journées de dégustation se dérouleront du 27 au 29 mars 2026 au centre culturel des Armées.

DCRP / MGDP

Consommons burkinabè !

La troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne se tiennent du 26 mars au 09 avril 2026 sur le thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè, notre assiette, notre fierté ». Plus qu’un thème passager ou circonstanciel, cet appel à l’impératif sonne à l’oreille du digne Burkinabè comme une consigne et un slogan de vie qui devrait retentir à vie dans nos modes de consommation au quotidien. Deux semaines pour apprendre à aimer ce que nous produisons ; deux semaines pour apprendre à nous connaître, à nous accepter et à aimer ce que nous sommes.

Consommons ce que nous produisons, c’est honorer l’énergie et la sueur du battant qui a remué la terre pour enfouir la graine de l’espoir qui fait pousser la fierté. Consommons ce que nous produisons, c’est se décider à choisir ce que nous avons de propre sans oublier d’être ce que nous sommes sans opprobre. Si notre assiette doit être notre fierté, c’est qu’elle contient en priorité ce que nous avons semé et cultivé. Chaque Burkinabè est une exclusivité dans toute sa singularité positive ; chaque Burkinabè doit être un homme de conviction. Ce n’est pas parce que le plat du voisin fume et sent bon que le nôtre manque de goût et de calories pour être boudé. Parfois, le vrai bonheur se laisse goûter par le cœur avant de remplir le ventre.

En plaçant la première quinzaine 2026 de l’engagement patriotique et de participation citoyenne sur le thème de la production locale, la Révolution progressiste et populaire veut insuffler en chaque Burkinabè le sens d’un combat : faire de nos produits locaux les principales ressources de notre subsistance et mieux, faire de nos assiettes, le reflet de notre identité en matière de consommation, le réceptacle de notre sentiment d’appartenance à la lignée de l’intégrité. Comme dit le dicton : « c’est l’enfant malin qui achète les beignets de sa mère ! ». Mais combien sommes-nous à manger le haricot national avec la fierté de celui qui apprécie sa ratatouille aux nouilles ?

Qui a déjà mangé du « babenda » enrichi de feuilles bio en se remémorant l’histoire de disette qui l’avait inventé ? Dans chaque communauté de la nation, il y a des recettes locales saines et nutritives, mais souvent, nous préférons arpenter les rayons de ce qui vient d’ailleurs pour nous sentir valorisés. Nos mets locaux sont innombrables, mais nos langues pendues aux papilles asservies ont perdu le goût exquis de nos terroirs. Entre les délices à risques des conserves parfois chargées de produits chimiques et le soumbala naturellement produit sans additifs de fioritures douteuses, le choix de la bonne recette relève parfois de bon sens.

Entre les boissons parfois chargées de conservateurs pernicieux et de colorants suspects, le choix n’est pas toujours un acte de citoyen avisé. Il suffit de penser à toutes ces cargaisons de produits saisis chaque jour par les services de douanes pour se rendre compte que consommer Burkinabè peut être une parade aux affres de l’intoxication alimentaire. Entre le dodu poulet surgelé aux origines incertaines qui parachutent dans nos assiettes et le tendre poulet local de nos bassecours, flambés à l’ail ou au « rabilé » de nos jarres, le choix de l’intégrité ne se discute pas.

Toutefois, il faut accompagner et veiller sans complaisance sur le respect des bonnes pratiques en matière d’hygiène et de production locale. Il faut sensibiliser les producteurs locaux au sens patriotique du « Consommons Burkinabè » et les inciter à contrôler la qualité sanitaire de leurs produits. Il faut débusquer et sanctionner les brebis galeuses qui sacrifient la santé des consommateurs sur l’autel de la cupidité. C’est dans ces conditions que nous mangerons les yeux fermés ce que nous produisons avec la fierté d’être Burkinabè !

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr    

Journées nationales d’engagement patriotique: le Guiriko mobilisé pour consommer local

Le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nakanabo, représentant la gouverneure, a officiellement lancé, le jeudi 26 mars 2026 à Bobo-Dioulasso, la première quinzaine de la IIIᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). La cérémonie s’est déroulée au bloc des écoles Kôkô B, en présence de nombreuses autorités administratives, militaires et coutumières, ainsi que d’acteurs de la société civile et du monde éducatif.

C’est par une montée solennelle des couleurs nationales, suivie de l’exécution de l’hymne national en langue Dioula par les élèves des écoles Kôkô B que la IIIᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) a été lancée le jeudi 26 mars 2026 à Bobo-Dioulasso. Cette séquence, empreinte d’émotion et de ferveur, a donné le ton d’une cérémonie placée sous le signe du patriotisme et de l’unité nationale.

Le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nakanabo, au nom de la gouverneure, a livré le message du chef de l’Etat à l’endroit des populations. Dans cette adresse, il a appelé les Burkinabè à renforcer leur engagement patriotique au quotidien. Cet engagement, a-t-il souligné, doit se traduire concrètement par des actes, notamment dans les habitudes de consommation, en privilégiant les produits locaux. Il a insisté sur la nécessité de lutter contre toute forme d’impérialisme économique en valorisant les ressources nationales et le savoir-faire local.

La première quinzaine de cette édition 2026 des JEPPC se tient du 26 mars au 9 avril 2026. Elle est placée sur le thème : « Souveraineté alimentaire et patriotisme économique : ensemble cultivons notre dignité par la production et la consommation locales ». Ce thème met en lumière l’importance stratégique de l’autosuffisance alimentaire et du soutien aux initiatives locales dans un contexte marqué par de nombreux défis économiques et sécuritaires.

Le slogan retenu pour cette édition, « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté », traduit clairement l’ambition des autorités de promouvoir un changement de comportement durable au sein des populations. Dans la région du Guiriko, plusieurs activités sont prévues durant cette période. Elles porteront notamment sur la sensibilisation, la valorisation des produits locaux, ainsi que l’encouragement à l’entrepreneuriat et à la consommation nationale. A travers ces initiatives, les autorités entendent mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun : bâtir une économie plus résiliente et renforcer la souveraineté nationale.

La rédaction de Bobo

Journées nationales d’engagement patriotique : le Kourittenga s’engage à promouvoir les mets locaux

La cérémonie officielle de montée des couleurs, marquant le début de la première phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) s’est tenue, le jeudi 26 mars 2026, à Koupéla.

Réunis au sein du haut-commissariat du Kourittenga, les membres des corps constitués, les autorités coutumières et religieuses, les partenaires au développement et les Organisations de la société civile (OSC) ont répondu à l’appel du haut-commissaire. Instituées par décret le 3 avril 2024, les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) visent à renforcer le civisme et la participation citoyenne à travers deux phases annuelles de 15 jours chacune. L’édition 2026 s’articule autour de la thématique : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ! ».

Cette période de mobilisation se poursuivra jusqu’au 9 avril 2026 sur l’ensemble du territoire national. Symbole fort de ce lancement, les participants arboraient des tenues issues de l’artisanat local. Le Faso Dan Fani et le Kôkô Dunda étaient particulièrement représentés, illustrant une adhésion concrète aux consignes de valorisation des produits du terroir. La cérémonie a été présidée par le représentant du haut-commissaire, le secrétaire général de la province, Fernand Wenceslas Yicinbalo N’Do.

Il a livré le message Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, invitant les Burkinabè à consommer les produits locaux. « Quand vous achetez notre haricot vert, vous ne faites pas que nourrir les vôtres, vous irriguez l’économie du Burkina Faso. Quand vous revêtez le Faso Dan Fani, vous ne faites pas que vous habiller, vous couvrez la dignité de nos tisseuses. Quand vous préférez le soumbala au cube chimique importé, vous ne faites pas que cuisiner, vous brûlez les brevets de l’impérialisme », a-t-il déclaré.

Amédée Wend-La-Sida SILGA

silgaamedee@yahoofr

Journées nationales d’engagement patriotique: l𝐞𝐬 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚𝐛è 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭é𝐬 𝐚𝐮 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐨𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬

‎Dans le cadre de la première phase de la IIIᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) 2026, une cérémonie de montée des couleurs nationales s’est tenue, le jeudi 26 mars 2026 à la Primature, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. A cette occasion, le chef du gouvernement a délivré le message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, marquant ainsi le lancement officiel des activités prévues du 26 mars au 9 avril 2026 sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques du Burkina Faso à l’étranger.

‎‎Dans cette adresse empreinte de fermeté et d’engagement, le chef de l’Etat a invité les Burkinabè à repenser leurs habitudes de consommation, en mettant un accent particulier sur la souveraineté alimentaire et le patriotisme économique. Pour le président du Faso, « le contenu de nos assiettes » constitue un enjeu majeur de souveraineté. Il a déploré la forte dépendance aux produits importés, en décalage avec les immenses potentialités agricoles du pays, souvent sous-exploitées ou confrontées à des difficultés de commercialisation. Le chef de l’Etat a dénoncé les mécanismes d’un impérialisme insidieux qui s’exprime jusque dans les choix alimentaires quotidiens. « Observons ce que nous mangeons. Que voyons-nous ? Du riz ayant traversé les océans ? Des pommes de terre venues de pays lointains ? Du lait en poudre importé ? », a-t-il interrogé.

…en coeur par le personnel de la Primature.

Il a appelé à un sursaut patriotique collectif, exhortant les populations comme les commerçants à privilégier les produits locaux afin de soutenir l’économie nationale. Le message présidentiel a également mis en lumière la nécessité de déconstruire certaines habitudes héritées de plusieurs décennies de conditionnement qui tendent à valoriser les produits importés au détriment des richesses nationales. « Ne cherchez pas l’ennemi plus loin : il s’invite parfois deux ou trois fois par jour à notre table », a-t-il averti, invitant les Burkinabè à renouer avec les valeurs culturelles et alimentaires endogènes, symboles de dignité et de résilience.

‎Promouvoir les produits nationaux

‎Placée sur le thème « Souveraineté alimentaire et patriotisme économique : ensemble, cultivons notre dignité par la production et la consommation locales », cette première phase des JEPPC 2026 se veut un appel à l’action collective. Le slogan retenu, « Mon assiette, ma fierté ! », traduit cette volonté de transformation des comportements à tous

Le chef de l’Etat par la voix du
Premier ministre, Rimtalba
Jean Emmanuel Ouédraogo, a
dénoncé les mécanismes d’un
impérialisme insidieux qui
s’exprime jusque dans les choix
alimentaires quotidiens.

les niveaux de la société. Le président du Faso a ainsi invité chaque citoyen, dans les administrations, les écoles et les foyers, à faire du consommer local un réflexe quotidien. Il a également encouragé les acteurs économiques à promouvoir les produits nationaux, contribuant ainsi à bâtir une économie plus résiliente et souveraine. Dans cette dynamique, il a dénoncé les pratiques frauduleuses qui fragilisent la production nationale et compromettent les efforts d’autonomisation économique du pays.

Au-delà de sa portée symbolique, cette initiative nationale, qui se déroule du 26 mars au 9 avril 2026, est un levier de mobilisation citoyenne en faveur de la production, de la transformation et de la consommation locales. En cohérence avec la thématique retenue, le personnel de la Primature a partagé, à l’issue de la cérémonie, un petit-déjeuner composé de mets locaux. Pour le directeur de cabinet, Mamadou Dembélé, cette action traduit un appel à l’engagement collectif, afin de faire de chaque geste quotidien un acte de souveraineté nationale.

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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Journées nationales d’engagement patriotique : le capitaine Ibrahim Traoré lance une guerre contre la dépendance alimentaire

La IIIe édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne a débuté, le jeudi 26 mars 2026, à travers une montée solennelle des couleurs dans plusieurs départements ministériels dont ceux de la Justice et de l’Administration territoriale et de la Mobilité.

« Mon assiette, ma fierté ! ». C’est ce slogan que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a appelé chaque Burkinabè à faire sien à l’occasion des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) dont la première phase de la IIIe édition se tient, du 26 mars au 9 avril 2026. Il l’a fait savoir dans un message solennel transmis à l’occasion de la traditionnelle montée des couleurs qui a marqué le lancement officiel des JEPPC dans plusieurs départements ministériels.

Au ministère de la Justice et celui de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le discours du chef de l’Etat a été prononcé par le ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale, Emile Zerbo. Dans son message axé sur le thème des JEPPC 2026 qui est : « Souveraineté alimentaire et patriotisme économique : ensemble, cultivons notre dignité par la production et la consommation locales », le président du Faso a appelé à un combat radical contre la dépendance alimentaire. « L’impérialisme n’est pas qu’une question de livres d’histoire ou de médias dominants.

Il est également présent dans nos assiettes », a-t-il tiré la sonnette d’alarme appelant à une « décolonisation mentale » des Burkinabè. « Pendant des décennies, on nous a fait croire que ce qui vient de loin est meilleur. Mais le temps du conditionnement mental est révolu ! L’ère de la honte de nos produits est terminée », a clamé le chef de la Révolution progressiste populaire. A l’occasion des JEPPC 2026, il a appelé à l’érection d’un Burkinabè nouveau : « celui qui choisit de transformer ses habitudes avec conscience, qui transmet à ses enfants cette valeur cardinale de produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons ».

Pour lui, le « consommons local » est le chemin de la véritable indépendance. « Quand vous achetez notre haricot vert, vous ne faites pas que nourrir les vôtres, vous irriguez l’économie du Burkina Faso. Quand vous revêtez le Faso Dan Fani, vous ne faites pas que vous habiller, vous couvrez la dignité de nos tisseuses. Quand vous préférez le soumbala au cube chimique importé, vous ne faites pas que cuisiner, vous brûlez les brevets de l’impérialisme », a-t-il lancé invitant ses compatriotes à une grande offensive de la fierté. « Durant ces JPPEC, je souhaite que dans chaque administration, école et foyer, nous adoptions le réflexe de garnir nos assiettes de mets typiquement burkinabè. Le consommer local doit être un réflexe de tous les jours dans les cantines et sur les tables. Faisons du manger local une tradition sacrée et de notre table un front de notre libération », a-t-il appelé de tous ses vœux.

Nadège YAMEOGO

Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne: Conférences publiques et journées de salubrité au Nakambé

Le secrétaire général de la région du Nakambé, Tasséré Nacoulma, a lancé, le 26 mars 2026, la deuxième édition des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

C’est parti pour la deuxième édition des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) dans la région du Nakambé. Le jeudi 26 mars 2026, après une montée des couleurs nationales au gouvernorat de Tenkodogo, suivie de la lecture du message du président du Faso par le secrétaire général de la région, Tasséré Nacoulma, le directeur régional des droits humains et de la promotion de la citoyenneté du Nakambé, Daniel Ouarma, a dévoilé les différentes activités inscrites au programme de cette édition.

Il a indiqué que cette journée, célébrée sur le thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ; notre assiette, notre fierté » est une occasion d’affirmer la souveraineté nationale, alimentaire, culturelle et sur tous les plans. Pour cela, M. Ouarma a détaillé les activités que sa direction entend mener dans la région du Nakambé. Parmi elles, il a cité la tenue d’émissions radiophoniques sur les antennes de certaines radios de la région afin d’échanger sur le thème de la journée et les activités attendues à cette occasion. Il a également précisé qu’il est prévu d’organiser, à Zabré, une conférence publique sur le civisme économique et fiscal au profit des acteurs économiques de la région.

Le directeur régional chargé de la promotion de la citoyenneté a également annoncé un concours sur le civisme au profit des élèves des classes de 4e de l’’enseignement secondaire et de 3e de l’enseignement technique. « Ce jeu est une occasion de promouvoir l’esprit de patriotisme, de civisme, les valeurs morales et culturelles qui promeuvent notre identité culturelle nationale », a-t-il déclaré. Ce jeu qui va se dérouler dans les communes de Béguédo et de Niagho, sera accompagné d’une journée de salubrité pour assainir leur cadre de vie de ces deux communes.

En outre, la direction régionale de la promotion de la citoyenneté prévoit tenir une conférence publique sur le civisme et la participation citoyenne sur le thème de la journée aux lycées départementaux de Kando et de Zabré puis à l’Institut des sciences et de technologies de Tenkodogo. Daniel Ouarma a rappelé que ces activités permettent d’inculquer l’esprit de patriotisme, les valeurs morales, notamment de probité, de dignité à la population en général et aux élèves et étudiants en particulier en vue de stimuler l’esprit d’appartenance à la mère patrie.

Le représentant du directeur régional de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Boulgou, Hyppolite Ouédraogo, a, pour sa part, fait savoir qu’il est prévu dans la direction régionale, les directions provinciales, les lycées et collègues, les centres de formation professionnelle, le port de tenues traditionnelles pour valoriser le « consommons burkinabè ». Il a ajouté qu’il est également envisagé la montée de drapeau, une journée de salubrité dans les collèges, des lycées et des directions. Il a appelé chaque acteur à s’approprier cette journée. « Nous sommes dans une Révolution progressiste populaire et chaque citoyen burkinabè doit s’inscrire dans cette dynamique. Nous demandons un engagement véritable pour la réussite de cette Révolution et de ces journées », a-t-il lancé.

Anselme KAMBIRE

Des ministres africains de la Santé partagent la vision d’une solidarité sanitaire du Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu le 26 mars 2026 en audience, ce jeudi, les ministres de la Santé des pays invités au 1er Forum national sur le Financement de la Santé du Burkina (FONAFIS). La délégation a été conduite par le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU.

Selon le porte-parole, le ministre sénégalais de la Santé, Dr Ibrahima SY, les échanges, avec le Chef de l’État, ont porté sur le Forum sur le financement de la Santé. L’objet de la visite est de porter une voix commune en faveur d’une diplomatie sanitaire et d’une solidarité entre États africains.

La délégation composée des ministres de la Santé de la Sierra Leone, de la Gambie, du Niger, du Tchad, du Mali, du Sénégal et du Burkina Faso a salué l’initiative du Burkina Faso qui, par la mobilisation des ressources endogènes, ouvre la voie à des mécanismes innovants pour renforcer la résilience des systèmes de santé.

« La maladie est transfrontalière. Elle ne se gère pas dans un seul pays », a rappelé Dr Ibrahima SY, qui insiste sur la nécessité d’une coopération dynamique. Pour lui, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ marque les esprits. « Sa vision est claire, non seulement pour son pays mais aussi pour l’Afrique », confie-t-il, impressionné par l’engagement du Chef de l’État sur les questions relatives à la santé des populations.

Les progrès du Burkina Faso en matière d’infrastructures de Santé et de réduction de la mortalité maternelle et infantile ont été cités en exemple, renforçant l’idée d’une solidarité sanitaire devenue, une priorité absolue.

Direction de la communication de la Présidence du Faso