Burkina : la Météo prévoit des orages accompagnés parfois de pluies, les 26 et 27 mars

Selon Météo Burkina à travers sa page Facebook, la soirée de ce jeudi sera marquée par une remontée de vents humides de mousson sur la majeure partie du territoire. Conséquences, des orages accompagnés parfois de pluies, sont attendus sur la majeure partie du pays à partir de cette soirée jusqu’à la matinée de demain.

Cependant, l’air sera dégradé par la poussière en suspension dans les localités du Nord-ouest, avec toutefois une amélioration progressive à partir de cette nuit. La Météo Burkina conseille donc de limiter l’exposition à la poussière dans les zones concernées, et d’être prudents en circulation en cas de visibilité réduite ou de chaussée mouillée.

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3ème édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne : message du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré

Camarades,

Au moment où s’ouvre la première phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, je voudrais porter votre attention sur un sujet aussi simple que vital, aussi intime que sacré : le contenu de nos assiettes. Observons ce que nous mangeons. Que voyons-nous ? Du riz ayant traversé les océans ? Des pommes de terre venues de pays lointains ? Du lait en poudre importé ? Et que dire des couverts ? L’assiette, les fourchettes et les cuillères sont aussi importées.

Camarades, L’impérialisme n’est pas qu’une question de livres d’histoire ou de médias dominants. Il est également présent dans nos assiettes. Comme le disait le père de la Révolution d’août 83, les grains de riz, de maïs, de mil importés que nous mangeons, c’est cela l’impérialisme. Il ne faut pas chercher plus loin. Le mal est d’autant plus pernicieux qu’il avance masquer dans notre quotidien. Il est dans ce grain de riz importé qui inonde nos marchés pendant que les récoltes de Bagré, du Sourou, de Samendeni, pourrissent faute de débouchés. Il est dans cette conserve de tomates venue d’Europe, alors que le fruit du travail de nos producteurs locaux reste sans acheteurs.

Ne cherchez pas l’ennemi plus loin : il s’invite parfois deux ou trois fois par jour à notre table. L’ennemi c’est aussi ce commerçant véreux qui emprunte des circuits frauduleux pour importer des produits de grande consommation au détriment de notre production locale et de notre économie. L’Etat prend des mesures vigoureuses pour protéger les produits « made in Burkina » et il faut un sursaut patriotique à la fois des populations et des commerçants pour que les rayons de nos boutiques et alimentations soient des espaces où la production locale est reine.

Pendant des décennies, nous avons été conditionnés, car en nous vendant leurs produits et en dévalorisant les nôtres, l’impérialisme a façonné nos habitudes de consommation. On nous a fait croire que ce qui vient de loin est meilleur. On nous a appris à trouver le Faso Dan Fani « trop cher », tout en trouvant normal d’acheter une chemise importée dix fois son prix. On nous a appris que le pain de blé est indispensable, au point de nous faire oublier la force du mil, du sorgho, du maïs, des aliments qui ont forgé la résistance de nos ancêtres. On nous a fait croire que nous sommes pauvres, alors que la terre sous nos pieds regorge de richesses.

« L’enfant sage est celui qui achète les galettes de sa maman » nous dit un proverbe burkinabè. Soyons donc ces enfants sages ; soyons des Burkinabè, fiers et patriotes jusque dans nos assiettes. Chers Camarades Le temps du conditionnement mental est révolu ! L’ère de la honte de nos produits est terminée ! Le Burkinabè nouveau, que nous appelons de nos vœux, c’est celui qui choisit de transformer ses habitudes avec conscience, c’est celui qui transmet à ses enfants cette valeur cardinale : le devoir sacré de produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons.

Le thème retenu pour la présente édition des Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne est donc un cri de ralliement : « souveraineté alimentaire et patriotisme économique : ensemble, cultivons notre dignité par la production et la consommation locales ». Et le slogan que chacun devra adopter est « mon assiette, ma fierté ! ». Ce thème nous met au défi. Il nous exhorte, chacun et de manière collective, à engager une guerre contre la dépendance alimentaire. Chaque bouchée de produit local est un coup de pioche dans le mur de la domination économique.

Produire ce que nous mangeons, transformer ce que nous produisons, et consommer ce que nous transformons, voilà le chemin de notre véritable indépendance ! Chers Camarades, Comprenez bien la portée de vos actions : Quand vous achetez notre haricot vert, vous ne faites pas que nourrir les vôtres, vous irriguez l’économie du Burkina Faso. Quand vous revêtez le Faso Dan Fani, vous ne faites pas que vous habiller, vous couvrez la dignité de nos tisseuses.

Quand vous préférez le soumbala au cube chimique importé, vous ne faites pas que cuisiner, vous brûlez les brevets de l’impérialisme. Aujourd’hui, nous lançons donc la grande offensive de la fierté. Durant ces Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne, nous allons apprendre à réapprivoiser nos assiettes. Je souhaite que dans chaque administration, chaque école, chaque foyer, nous adoptions le réflexe de garnir nos assiettes de mets typiquement burkinabè. Le « consommer local » doit être un réflexe de tous les jours dans les cantines et sur les tables.

Du Liptako à la Région des Tannounyan, le riz de nos plaines et les fruits de nos vergers doivent régner en maîtres. Faisons du manger local une tradition sacrée. Faisons de notre table un front de notre libération. Camarades Notre combat doit être radical si nous voulons nous libérer véritablement. Unissons nos marchés ! Faisons circuler le lait de nos éleveurs, le riz de nos bas-fonds, le bétail de nos savanes ! Construisons un espace économique où la production nationale sera reine et l’importation, l’exception ! L’avenir de notre pays se joue également ici : dans nos champs, nos fermes et nos marchés.

Aux propriétaires des boutiques dans nos quartiers, je lance ce message : privilégiez nos produits agricoles locaux. En choisissant nos produits, vous combattez la vie chère et vous bâtissez un Burkina souverain et fier. Je m’adresse aussi à ceux qui continuent de douter, à ceux qui craignent que ce chemin ne soit trop difficile ou que notre ambition soit déconnectée d’un monde globalisé. À ceux-là, je dis : ne vous laissez pas abuser par les mirages de la consommation facile. Le confort immédiat de l’importation est un piège qui hypothèque l’avenir de nos enfants. Nous avons choisi le chemin de la dignité.

C’est un chemin exigeant, certes, mais c’est le seul qui mène à la véritable liberté. Souvenons-nous de cette vérité : celui qui remplit votre assiette finit par vous dicter sa volonté. Maîtriser ce que nous consommons, c’est reprendre les clés de notre destin et de notre santé. J’imagine déjà certaines voix parier sur notre échec. Elles pensent que notre élan s’essoufflera face aux réalités du marché mondial. Elles se trompent. Nous ne craignons pas l’isolement, car nous cultivons notre propre force. Si les flux extérieurs venaient à tarir, le Burkina Faso ne s’agenouillerait pas. Au contraire, nous puiserons dans notre terre, les ressources de notre résilience.

Ce sont les bras de nos paysans et le courage de nos femmes qui nous font vivre ; et chaque épreuve sera révélatrice de notre génie communautaire. Chaque épreuve fera naitre un Burkina Faso nouveau : un espace de solidarité, invincible et souverain. Camarades, La bataille est devant nous. Regardez vos mains. Sont-elles faites pour quémander ou pour applaudir ce qui vient d’ailleurs ? Non ! Elles sont faites pour produire, pour construire, pour transformer. Alors, ensemble, à l’occasion de ces Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne 2026, engageons-nous !

Au champ, redoublons d’efforts ! Au marché, choisissons nos produits ! À table, soyons fiers de ce que nous sommes ! Que ce que nous consommons devienne notre arme ! Que notre assiette devienne notre cri de ralliement ! Que notre souveraineté soit notre fierté ! Gloire à nos vaillants paysans ! Victoire à nos femmes battantes ! Honneur à nos artisans ! La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !

Capitaine Ibrahim TRAORÉ Président du Faso, Chef de l’État

ARTEN CRÉATION: Un parcours inspirant:

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🏆 1995 – 2026 : plus de 30 ans d’innovation, de passion et d’excellence au Burkina Faso.

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⭐ 1999 — Première révélation sur la scène ouagalaise devant le reggaeman sud-africain Lucky Dube. Le monde commence à regarder.

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Arten Creation a 30 ans

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Financement de la santé de la reproduction au Burkina : le REMAPSEN appelle à miser sur les ressources locales

Face à la crise sécuritaire et à la baisse des financements extérieurs, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) plaide pour des solutions endogènes afin de garantir les droits en santé sexuelle et reproductive. Les échanges organisés par ledit réseau ont eu lieu le 24 mars 2026 à Ouagadougou.

Une vingtaine de journalistes membres du REMAPSEN Burkina ont pris part, mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou, à une session d’échanges autour du thème : « Crise sécuritaire et baisse des financements extérieurs : quelles alternatives endogènes pour garantir les droits en santé sexuelle et reproductive / planification familiale au Burkina Faso ? ».

Organisée avec l’appui de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), cette rencontre s’inscrit dans le cadre des « Rendez-vous du REMAPSEN ». Elle a été animée par le communicateur Désiré Thiombiano, de l’Association Pugsada, et modérée par Dr Clarisse Bougouma, de la Direction de la santé de la famille (DSF).

À l’ouverture, Dr Clarisse Bougouma a souligné la pertinence du thème, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et financiers. Elle a indiqué que cette rencontre se tient en prélude à la première édition du Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS), prévue le 25 mars 2026, sous la présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Ce forum mettra un accent particulier sur le financement endogène et la souveraineté sanitaire.

Dr Clarisse Bougouma, de la Direction de la santé de la famille (DSF) (milieu)

Elle a, à cet effet, invité les journalistes à jouer pleinement leur rôle dans la mobilisation des ressources et la promotion d’initiatives locales en faveur des droits en santé sexuelle et reproductive.

Dans sa communication, Désiré Thiombiano a dressé un tableau marqué par la persistance de la crise sécuritaire et le retrait progressif de certains partenaires techniques et financiers. Pour lui, cette double contrainte doit amener les acteurs des médias à changer d’approche.

« Il est temps de promouvoir un journalisme de solutions, qui valorise les initiatives locales et les innovations citoyennes », a-t-il insisté, appelant à dépasser une couverture centrée uniquement sur les difficultés.

Désiré Thiombiano, le communicateur

Selon lui, la souveraineté sanitaire est à portée de main : « La crise est brutale, mais elle impose une introspection salutaire. Il faut arrêter d’attendre l’extérieur et mobiliser les forces vives locales, notamment les tontines et les savoirs endogènes », a-t-il affirmé.

Au terme des échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations. Ils préconisent notamment la production de contenus médiatiques impliquant les leaders communautaires, en particulier sur la masculinité positive, afin de susciter un engagement collectif autour des questions de santé.

Le coordonnateur du REMAPSEN, Boureima SANGA

Ils recommandent également une plus grande responsabilisation des collectivités territoriales, avec la mobilisation de ressources locales dédiées à la santé sexuelle et reproductive, avec l’appui de l’État central.

Enfin, les journalistes envisagent l’organisation d’une caravane de presse pour valoriser les initiatives locales les plus innovantes en matière de financement de la santé.

B.S

 

Niger/ An1 de la mise en œuvre du Programme de refondation : le Président de la République tire un premier bilan partiel (Niger Fr)

Le Président de la République, le général d’armée, Abdourahamane Tiani  a fait état  le mercredi   des «  grandes réalisations accomplies» au cours  de la première année de mise en œuvre du Programme de Refondation 2025-2029, dans un message à la nation marquant le premier anniversaire de la proclamation de la Charte de la Refondation.

Le chef de l’Etat a mis en exergue ‘’Ces décisions et mesures qui sont inédites, de par leur portée et leur sens profond. Elles sont de nature à impulser un changement véritable dans la gouvernance de notre pays et nos objectifs de développement. Elles permettent de donner une nouvelle trajectoire à notre pays pour emprunter désormais le chemin de la souveraineté véritable et du progrès pour tous’’.

Au plan Politique et Institutionnel, le Président Tiani a affirmé  que ‘’nous avons réussi à ‘’normaliser’’ la situation politique de notre pays avec l’installation de toutes les institutions prévues par la Charte mais également, fait reposer l’exercice du pouvoir d’Etat sur le droit’’.

Dans le registre sécuritaire, le chef de l’Etat a mentionné que ‘’nous avons réussi à stabiliser la situation sécuritaire’’, ajoutant que ‘’nos vaillantes FDS ont bien le contrôle de la situation sur le terrain, en dépit des attaques subies par notre pays ces dernières semaines et la guerre informationnelle que nous mènent nos ennemis.’’

‘’Nous avons désormais repris l’initiative sécuritaire et agissons en toute liberté’’, a-t-il fait savoir, précisant que ‘’nos FDS, au niveau national ou dans le cadre confédéral, planifient et conduisent les opérations sur le terrain sans diktat, ni injonction et les multiples succès engrangés sont édifiants.

Dans le cadre des infrastructures, le général d’armée Abdourahamane Tiani a fait état ‘’de nombreuses infrastructures en cours de réalisation, notamment, de classes, d’amphithéâtres, de centres de Santé, d’aménagements hydrauliques ou hydro-agricoles, de pistes, de routes et de logements sociaux’’.

‘’Ces équipements sont importants, surtout dans notre contexte, où certaines puissances cherchent à asphyxier notre pays, économiquement et financièrement’’, a-t-il fait observer, en promettant de ‘’redoubler d’efforts à répondre aux attentes nombreuses et légitimes des Nigériens.’’

Dans le chapitre éducatif et sanitaire, le Président Tiani a relevé ‘’d’importants efforts sont en train d’être fournis pour améliorer la qualité de ces systèmes avec la création des Collèges Scientifiques, d’un Lycée Scientifique de Jeunes filles, mais aussi, la dotation de plusieurs de nos centres de santé en matériels de dernière génération participe de ces efforts’’.

Le chef de l’Etat a confirmé le processus du recrutement en cours de plus de onze mille contractuels   de l’éducation et le projet d’engagement de six mille agents de santé.

Le Président de la république a annoncé ‘’d’autres recrutements suivront, dans tous les domaines de la Fonction Publique de l’Etat, pour, non seulement, donner un emploi à notre jeunesse engagée et dynamique, mais également assurer un service public de qualité, à la hauteur des attentes de nos vaillantes populations dès que les conditions financières le permettront’’.

 

Source : Niger Fr

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Campagne nationale de solidarité: Dɛmɛ Sira Plus de 1,13 milliard FCFA mobilisé

La ministre de la Famille et de la Solidarité, lieutenant-colonel Pélagie Kabré était face à la presse, le mercredi 25 mars 2026, à Ouagadougou, pour dresser le bilan de la campagne nationale de solidarité Dɛmɛ Sira. 

La première édition de la campagne nationale de solidarité Dɛmɛ Sira a permis de mobiliser plus de 1 132 254 212 milliard FCFA, toutes contributions confondues. Ce montant est constitué de 635 473 509 millions FCFA en numéraire et des dons en nature composés principalement de vivres et de produits de première nécessité d’une valeur de 496 780 703 millions CFA.

Le point a été fait par la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Pélagie Kabré, au cours d’une rencontre avec les Hommes de médias. Elle a, par ailleurs, informé que la mobilisation se poursuit et que les contributions continuent d’être enregistrées.  La ministre chargée de la Famille qui a salué au passage l’engouement remarquable autour de cette campagne, est reconnaissante aux entreprises publiques et privées, aux organisations de la société civile, aux autorités coutumières et religieuses, aux jeunes et femmes ainsi qu’à la diaspora qui ont répondu à l’appel avec engagement et dignité.

Pour elle, Les ressources collectées ainsi que les dons en nature seront orientés vers la prise en charge des personnes et des ménages les plus vulnérables à travers des interventions prioritaires. Elle a cité notamment la réalisation et l’équipement d’infrastructures sociales de base dédiées notamment aux orphelins et enfants vulnérables, aux personnes handicapées, aux personnes âgées et la promotion de l’inclusion socioéconomique à travers la mise en place d’activités génératrices de revenus, l’octroi de kits d’installation.

Comme interventions, elle a, en outre, ajouté le renforcement d’infrastructures communautaires et d’initiatives d’appui à la réinstallation, à la stabilisation et au relèvement des personnes déplacées internes et le soutien à l’accès aux soins de santé des personnes vulnérables. « Toutes ces actions seront mises en œuvre dans un cadre de gestion rigoureux, transparent et conforme aux exigences de redevabilité à travers le Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale », a rassuré la ministre.

Relativement aux activités majeures de la campagne Dɛmɛ Sira , elle a relevé, entre autres, la caravane de la solidarité qui a parcouru toutes les régions, la Semaine thématique de la solidarité qui a constitué un espace d’échanges, de sensibilisation et de plaidoyer, le concours sur les initiatives endogènes de solidarité qui a mis en lumière des actions exemplaires portées par des communautés et enfin le Gala de la Solidarité a été l’expression visible d’un engagement collectif.

La première responsable du département en charge de la solidarité s’est dit satisfaite du succès de la campagne, car, elle a permis de raviver l’esprit d’entraide communautaire et de renforcer le sentiment d’appartenance nationale. C’est pourquoi, a indiqué le lieutenant-colonel Kabré, son département a décidé d’inscrire cette initiative dans la durée. Elle a annoncé donc le lancement de la deuxième édition de Dɛmɛ Sira pour 2027.  « Elle visera à élargir davantage la base des contributeurs, à renforcer les mécanismes de transparence et à consolider cette dynamique comme un rendez-vous national de solidarité », a-t-elle promis.

En rappel, la première édition de la campagne Dɛmɛ Sira a été lancée officiellement le 14 novembre 2025 par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Elle a refermé ses portes le 13 février 2026 au cours du gala de la solidarité.

Adama SEDGO

Célestine KINI (stagiaire)

Plaine agricole de Bidiga: la sève nourricière d’une population résiliente

L’Offensive agropastorale et halieutique impulsée par le gouvernement a engendré chez les agriculteurs, sur l’ensemble du pays, une nouvelle dynamique dans la production agricole et par conséquent, la quête de souveraineté alimentaire. Dans la province du Boulgou, région du Nakambé, le village de Bidiga en est une illustration parfaite. Grâce à la plaine agricole aménagée du barrage de la localité, plusieurs cultures y sont pratiquées se soldant par des résultats probants au profit de la population de cette partie du Pays des Hommes Intègres. Constat !

La campagne sèche tire à sa fin, partout, au Burkina Faso. Nous sommes au mois de mars 2026. Il est difficile de trouver des adultes dans certaines concessions. Nombre d’agriculteurs prennent d’assaut les périmètres irrigués aménagés à leur profit pour des productions diverses. Comme à l’accoutumée, les cultures maraichères occupent une place de choix dans le quotidien du monde paysan dans cette période de l’année. La population de Bidiga, un village situé à une quinzaine de kilomètres de Tenkodogo, dans la province du Boulgou (région du Nakambé), est dans la dynamique.

Ce patelin abrite l’une des plus importantes retenues d’eau de la province, cumulant un débit initial de 935 000 m3 d’eau. Sa plaine agricole s’étend sur près de 40 hectares aménagés. Elle est exploitée par des producteurs de 12 villages environnants, qui pour la culture maraîchère, qui pour des besoins pastoraux,  des besoins  des cultures vivrières, notamment. « La plaine agricole du barrage de Bidiga joue un rôle important non seulement pour le village et, partant, pour l’ensemble de la province », relève un responsable administratif de la localité.

La présidente de la coopérative de transformation du riz, Nombor de Bidiga, Korotimi
Lingani (milieu), souhaite la dotation de sa structure en matériel adéquat.

Il est environ 10 heures lorsque nous arrivions sur les lieux. Un vaste espace aménagé, à perte de vue, se laisse voir. Des exploitants de ces périmètres aménagés sont en plein travaux. La présence de nombreuses femmes est remarquable. En cette période de campagne agricole sèche, l’oignon, la tomate, le chou, les légumineuses et récemment le blé sont les spéculations cultivées. Le riz, le maïs, le niébé et bien d’autres sont les cultures les plus pratiquées en période humide.

Damata Bilgo, âgée d’une quarantaine d’années, travaille sur la plaine agricole depuis 5 ans. Mère de cinq enfants, elle s’intéresse à la production de l’oignon, de l’oseille et de la tomate. Bien que le tarissement précoce du barrage constitue l’une de ses principales difficultés, elle ne cache pas sa satisfaction pour ce qu’elle a récolté pendant les deux campagnes agricoles. « Les productions des femmes, c’est pour la famille. Avec nos revenus, ce sont nos maris qui sont soulagés », raconte-t-elle, dénouant son bébé pleurnichard de moins de deux ans au dos.

20 tonnes de riz cédées à l’Etat

Pour Dame Bilgo, l’importance de la plaine agricole du barrage n’est plus à démontrer, en raison de son apport à l’amélioration des conditions de vie des producteurs. « Ce sont les fruits de la plaine qui nourrissent tout notre village », confie-t-elle. C’est pourquoi, elle invite l’ensemble des occupants de la plaine à renforcer leur cohésion pour plus d’efficience dans leurs activités diverses. A ce propos, le chef de la plaine agricole de Bidiga, Clément Sanou, rassure que l’ensemble des producteurs sont organisés en coopératives permettant le bon déroulement des travaux.

« Nous avons pu mettre en synergie toutes les sociétés coopératives des différentes filières de production que sont les sociétés coopératives des producteurs maraichers, de riz, récemment de blé et des femmes transformatrices du riz. Tout est bien organisé à leur profit », soutient M. Sanou. Grâce à cette dynamique, atteste le chef de plaine, des résultats probants ont été réalisés au cours de la saison écoulée. « Les producteurs ont cédé environ 20 tonnes de céréales, composées majoritairement du riz à l’Etat dans le cadre de la collecte bord-champs de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) », a fait savoir M. Sanou.

Mais, se convainc-t-il, cela ne les empêche pas de subvenir à leurs besoins alimentaires et nutritionnels. C’est ce que confirme le président de la Société coopérative des maraichers, Boureima Saré. Il se dit confiant quant à la capacité des producteurs à toujours mettre à la disposition du village et des localités environnantes, le nécessaire pour s’alimenter. « Ici, nous n’avons pas peur », a laissé entendre laconiquement, ce père d’une dizaine d’enfants. Il indique que la coopérative qu’il dirige est forte de près de 200 personnes, avec en majorité des femmes. L’oignon, la tomate, le chou, les aubergines … sont produits par les membres de sa coopérative. Epoux de trois femmes, M. Saré, dit exploiter le périmètre agricole depuis plus d’une quinzaine d’années.

La plaine de Bidiga est l’une des sources de ravitaillement de la province du Boulgou en légumes frais.

Fort de cette expérience de maraicher, le sexagénaire confie que le regroupement des producteurs de la plaine en sociétés coopératives permet de faciliter l’appui de l’Etat à leur profit, à travers ses services déconcentrés. A ce sujet, M. Saré cite l’encadrement technique, l’octroi d’intrants, le traitement des cultures en cas d’attaque de maladies. «  Il arrive que chaque producteur se retrouve avec 20 caisses de tomate par saison. C’est grâce à la vente de ces produits que de nombreuses personnes prennent en charge la scolarité de leurs enfants et même les charges en cas de maladie », explique-t-il. Pour la continuité de leurs activités en saison sèche, il souhaite que le barrage soit curé afin que l’eau ne tarisse plus précocement. « Sur les conseils du technicien d’agriculture, nous avons débuté nos travaux tôt. C’est ce qui nous a permis d’avoir ce qui est là. Sinon, l’eau allait finir avant la maturité des plantes », relate-t-il.

« Tous les producteurs sont heureux cette année »

Sa préoccupation est partagée par le producteur, Yacouba Wandaogo. Il est le président d’une coopérative de producteurs de riz forte de 106 membres. Il garde espoir que la question de l’ensablement du barrage trouvera une solution diligente grâce à la volonté des autorités qui, de son point de vue, s’échinent à réunir toutes les conditions pour dynamiser le secteur agricole sur toute l’étendue du territoire national. En attendant, il indique qu’il y a de réels motifs de satisfaction dans l’exploitation de la plaine agricole. Ancien immigré, Yacouba Wandaogo, s’est finalement stabilisé sur la terre de ses ancêtres pour profiter du barrage de sa localité. Pendant la campagne humide, confie-t-il, il a cultivé du riz qui lui a permis de récolter plus de quatre tonnes par hectare. « Tous les producteurs sont heureux cette année », foi de M. Wandaogo.

En termes d’écoulement de la production, l’ex-aventurier se félicite de la facilité de la vente. « Il n’y a pas de mévente », dit-il. La raison, détaille-t-il, est qu’une bonne partie du riz produit dans la plaine est transformée localement par la société de transformation du riz Nombor de Bidiga. Composée de 86 femmes de la localité, la structure a vu le jour grâce au ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, qui a mis à leur disposition un local pour le stockage du riz. Selon sa présidente, Korotimi Lingani, le riz est acheté sur place, chez les exploitants de la plaine, transformé et conditionné dans des sacs de 25 et 50 kg, puis revendu respectivement à 11 000 et 22 000 F CFA. Traduisant sa reconnaissance aux autorités du secteur pour leur accompagnement, elle appelle à l’aide en vue d’acquérir une décortiqueuse pour renforcer le fonctionnement de la société. Par ailleurs, Korotimi Lingani et ses camarades appellent au bon entretien du barrage. Cela, soutient-elle, pour garantir la production notamment du riz qui constitue, de son point de vue, l’une des principales activités de la plaine.

C’est à cette tâche de sensibilisation pour garantir la pérennité de l’infrastructure hydraulique que le président du Comité des usagers de l’eau (CUE) de Bidiga, Ousmane Tarnagda, se livre dans le village. L’une de ses difficultés, c’est la réticence de certains riverains du barrage qui, souligne-t-il, en dépit des actions de sensibilisation, continuent de cultiver aux abords des berges. Toute chose, regrette M. Tarnagda, qui est à l’origine de l’ensablement du barrage que tous déplorent. C’est pourquoi, il appelle au bon sens de tous les usagers de l’infrastructure. « Le barrage est un bien commun. Il faut travailler à ce qu’il soit préservé », lance-t-il.

Un moteur dans la croissance économique de la province

Le chef de la plaine du barrage de Bidiga, Clément
Sanou : « il y a une très bonne synergie
d’actions entre les différents producteurs ».

Il est appuyé par le chef du village de Bidiga. Il invite à son tour, la population à son bon entretien pour le bien de tous. « En plus de la population locale, notre barrage profite à d’autres localités mais aussi aux Personnes déplacées internes (PDI) qui vivent avec nous. C’est grâce aux activités de la plaine que nous nous en sortons », laisse entendre le chef du village. Ces propos sont corroborés par le Directeur provincial (DP) de l’agriculture, de l’eau et des ressources halieutiques du Boulgou, Issa Pabgo, pour qui, le barrage de Bidiga est capital non seulement pour le village mais aussi pour l’ensemble de la province. « Grâce à sa plaine agricole, le barrage permet de ravitailler les différents marchés en légumes frais et en céréales », déclare-t-il. Cette performance, révèle M. Pabgo, est à l’actif des différents appuis permanents de l’Etat au profit des producteurs, dans la bataille lancée pour la souveraineté alimentaire. A ce titre, il énumère, entre autres, des dotations en intrants agricoles, en semences, en produits phytosanitaires etc., pour permettre aux exploitants d’avoir de bons rendements.

Toutefois, le directeur provincial reconnait que l’une des principaux goulots d’étranglement est l’ensablement du barrage. Il rassure que des actions sont déjà engagées au niveau local pour atténuer l’impact du tarissement précoce de l’eau, notamment le respect du cycle de

Les notabilités coutumières de Bidiga saluent les actions de l’Etat dans la dynamisation de la
production de la plaine.

production et la réadaptation du calendrier agricole. « Des dispositions ont été prises pour le curage du barrage afin que nous ayons plus de superficie irriguée et permettre à la plaine de Bidiga de jouer son rôle dans l’atteinte de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso », ajoute-t-il. Cela, fait savoir le responsable provincial, est d’autant plus crucial que l’infrastructure hydraulique joue un rôle important dans la vie socio économique des populations et dont l’impact est visible.

En effet, M. Pabgo observe que 80% de la production sont réinvestis dans la consommation locale et 20% vendus sur le marché. « C’est un moteur essentiel dans la croissance économique de la province », affirme-t-il. Par ailleurs, il félicite les producteurs de blé de la plaine qui, pour une première expérience, ont pu relever les défis. « Cinq hectares ont été emblavés avec des résultats satisfaisants. Et des engagements ont été pris pour doubler les superficies », affirme-t-il . Pour plus d’efficacité, il invite à une bonne gestion du barrage afin qu’il puisse toujours servir de sève nourricière pour l’ensemble de la population.

Soumaïla BONKOUNGOU


Plaine agricole de Bidiga, un levier contre l’immigration

A la faveur de l’offensive agropastorale et halieutique, l’engouement pour le retour à la terre est plus qu’une réalité avec des résultats tangibles dans diverses localités. Des jeunes de certaines régions, connues pour leur propension à l’immigration, ont été séduits par les initiatives de promotion de l’agriculture et de l’élevage et ont saisi l’occasion pour se réaliser. A Bidiga, dans la commune de Tenkodogo, le dynamisme de la plaine agricole du barrage a conduit à « sédentariser » nombre de jeunes au détriment de l’immigration. Sont de ceux-là, Yacouba Wandaogo qui, après quelques années à l’extérieur, a décidé de revenir à la terre d’où il tire de bons revenus pour le bien-être de sa famille. Cette nouvelle dynamique est reconnue par les autorités locales qui entendent accompagner les intéressés pour booster le développement endogène.

S.B


Une fourrière pour sécuriser les récoltes

Afin de sécuriser les productions dans la plaine agricole du barrage de Bidiga, des initiatives locales sont développées. Ainsi, il a été décidé de commun accord entre producteurs, de mettre en fourrière tout animal aperçu dans les périmètres aménagés. En application à cette directive, une dizaine d’espèces asines ont été « attrapées » et gardées dans un endroit clos. Les propriétaires devront s’acquitter d’une somme d’argent avant d’entrer en possession de leurs animaux. Cette mise en fourrière permet d’éviter les éventuels conflits en lien avec la divagation des animaux, préjudiciables à la cohésion sociale.

S.B

Coopération bilatérale: le consul général du Burkina à Lagos présente ses lettres de provision au chef de la diplomatie

Maxime Bengaly, consul général du Burkina Faso à Lagos a été reçu ,le 24 mars 2026, par le ministre des Affaires étrangères du Nigéria, Yusuf Maitama Tuggar, à qui il a présenté ses lettres de provision.

Il s’agit des lettres par lesquelles le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le nomme consul général du Burkina Faso à Lagos. Le consul général avait à ses cotés, l’ambassadeur Représentant permanent, chargée d’affaires a.i. madame Sidonie Bagué, qui a conduit la délégation burkinabè. Après la présentation des lettres de provision au ministre, le consul général et la chargée d’affaires a.i. ont eu des échanges avec lui, sur les liens historiques et culturels séculaires qui unissent le Burkina Faso et la République Fédérale du Nigéria, marqués par une dynamisation de la coopération au niveau économique, politique et sécuritaire.

Le consul général a exprimé sa gratitude au ministre des Affaires étrangères nigerian, pour toutes les facilités à lui accordées dans l’exercice de ses fonctions, notamment dans le cadre de la protection consulaire. Quant à la cheffe de la délégation burkinabè, l’ambassadeur, Représentant permanent adjoint, chargée d’affaires a.i. madame Sidonie Bagué, elle a salué l’excellence des relations entre les deux pays, et a rassuré que la mission diplomatique et le consulat joueront ensemble leur partition, en vue du raffermissement des liens d’amitié et de coopération qui existent entre les deux pays et les deux peuples.

En rappel, le consulat général du Burkina Faso à Lagos a été ouvert officiellement en 2017 et couvre sept Etats fédérés à savoir Lagos, Ogun, Oyo, Ondo, Osun, Ekiti, au Sud-Ouest du Nigéria, et Kwara au Centre-Nord. Cette représentation administrative déconcentrée à l’étranger, est chargée de protéger les intérêts de l’Etat burkinabè et de ses citoyens (diaspora) au Nigeria, à travers des services d’assistance, de délivrance de documents administratifs (passeports, cartes d’identité), et des documents de l’Etat civil, etc.

DCRP/MAE

Incendie au siège de Telecel Faso: les pompiers maitrisent le feu

Un incendie s’est déclaré dans l’après-midi du mercredi 25 mars 2026 au siège de Telecel Faso, situé à Ouagadougou, non loin du grand marché Rood-Woko. Le sinistre, dont l’origine reste inconnue, a mobilisé d’importants moyens d’intervention des sapeurs-pompiers, sans qu’un bilan officiel ne soit encore établi.

Une épaisse fumée s’échappant du deuxième étage du siège de Telecel Faso a semé l’inquiétude dans l’après-midi du 25 mars 2026 à Ouagadougou. Alertées, les équipes de la brigade nationale de sapeurs-pompiers sont rapidement intervenues pour tenter de maîtriser les flammes. Selon les constats faits sur place par Sidwaya, l’incendie s’est déclaré aux environs de 16 heures au niveau du deuxième étage de l’immeuble abritant le siège de l’opérateur de téléphonie mobile. Depuis lors, plusieurs unités de la brigade nationale de sapeurs-pompiers ont été déployées pour circonscrire le feu.

Le sinistre, qui a duré plusieurs heures, a suscité une vive inquiétude parmi les riverains et les usagers, attirant une foule importante aux abords du site. Malgré la mobilisation des secours, les flammes continuaient de ravager une partie du bâtiment au moment de notre passage. Sur les lieux, aucune source officielle n’a souhaité se prononcer sur les circonstances de l’incident, ni sur un éventuel bilan humain ou matériel. Toutefois, des dégâts matériels sont à redouter, au regard de l’ampleur de l’incendie.

La présence du président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, a également été constatée sur le site. Les opérations de secours se poursuivaient en fin d’après-midi, avec pour priorité la maîtrise totale du feu et la sécurisation des lieux. En attendant des informations officielles sur les causes et les conséquences de cet incendie, les populations restent dans l’expectative face à cet incident survenu dans l’un des principaux sièges d’opérateurs de téléphonie de la capitale. Les pompiers sont arrivés à bout des flammes peu avant 20 heures.

Gustave KONATE

(Collaborateur)