Journées de l’exemplarité fiscale : le ministre Yacouba Zabré Gouba et ses collaborateurs paient leurs impôts

Dans le cadre des journées de l’exemplarité fiscale, le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba et ses collaborateurs se sont acquittés de leurs obligations fiscales, le mercredi 25 mars 2026, à Ouagadougou. 

Dans le cadre de la promotion du civisme fiscal, une initiative dénommée : « journées de l’exemplarité fiscale » a été instituée en 2024. Ces journées ont pour finalité d’amener les responsables publics et l’ensemble des agents de l’administration publique à donner l’exemple en matière de respect de leurs obligations fiscales. C’est dans ce sens que le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a donné l’exemple en s’acquittant de ses impôts et taxes au titre de cette année, le mercredi 25 mars 2026, à Ouagadougou.

Pour lui, cette initiative rappelle à chaque citoyen l’importance du paiement des impôts et taxes, mais aussi l’engagement collectif dans le financement du développement national. « C’est une fierté pour moi de pouvoir m’acquitter aujourd’hui du paiement de mes impôts et taxes », a-t-il déclaré.

Selon le ministre, les recettes fiscales constituent un levier essentiel pour soutenir l’économie et accompagner les initiatives de développement portées par l’Etat.  Les impôts et taxes, a-t-il souligné, participent au financement de l’économie nationale et des différents projets du gouvernement. Insistant sur l’enjeu de souveraineté, il a relevé que ces contributions permettent de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre des projets structurants. « Nous avons besoin de ressources pour financer nos projets et offrir des services essentiels à nos populations », a-t-il indiqué.

Un grand engouement

Dans cette dynamique, le ministre en charge des mines a invité ses collaborateurs et, au-delà, l’ensemble des citoyens, à faire du paiement des impôts un réflexe. « Chacun de nous est invité à faire ce geste, un geste de fierté, sans contrainte », a-t-il exhorté, appelant à un respect des échéances fiscales pour soutenir durablement les actions de développement.

Le directeur régional des impôts du Kadiogo, Pierre Zida, s’est réjoui de la forte mobilisation des agents du ministère en charge des mines. Il a précisé que les « journées de l’exemplarité fiscale » concernent essentiellement les impôts personnels, notamment la taxe de résidence, la taxe sur les véhicules à moteur, la contribution foncière sur le bâti et le non-bâti, la taxe sur les armes, ainsi que l’impôt sur les revenus fonciers.

De son avis, l’engouement observé au sein du ministère des Mines est révélateur d’une prise de conscience croissante. « Depuis ce matin, nous avons constaté un très grand engouement, comme dans la majeure partie des institutions où nous sommes passés », a-t-il confié.

Pour Pierre Zida, cette mobilisation traduit l’adhésion des travailleurs à la vision des plus hautes du pays. « On sent aujourd’hui que les autorités et les travailleurs ont compris l’esprit de la gouvernance par l’exemple. Beaucoup ont emboité le pas, et cela est très important », a-t-il conclu.

Mahamadi SEBOGO

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Promotion du biodigesteur : l’accompagnement du département diplomatie burkinabè sollicité

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, avec à ses côtés le ministre délégué, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a accordé une audience, le mardi 24 mars 2026, à une équipe de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre, conduite par son secrétaire exécutif, Mourima Maï Moussa.

Il était question pour le secrétaire exécutif et ses collaborateurs, de présenter leur institution ainsi que ses missions au ministre des Affaires étrangères, en vue de recueillir ses recommandations pour le succès de la mise en œuvre de son premier plan stratégique 2026-2030.

Au cours des échanges, la délégation a exprimé sa reconnaissance au gouvernement burkinabè pour les efforts consentis dans la mise en place de la politique nationale de vulgarisation du biodigesteur, considérée comme un outil de dialogue permettant de mutualiser les expériences pour une meilleure promotion de la technologie biodigesteur en Afrique.

Le chef de la délégation a par ailleurs sollicité l’accompagnement du chef de la diplomatie burkinabè en vue de porter la cause de la jeune Alliance au sein du gouvernement de la Confédération de l’AES et à l’étranger, en vue de susciter une adhésion plus élargie.

Karamoko Jean Marie Traoré a félicité ces techniciens qui œuvrent au quotidien pour la promotion de la technologie du biodigesteur dans notre pays, qui fait figure de pionnier dans le domaine avec seize mille biodigesteurs implantés.

Il a aussi appelé les membres de l’Alliance à intensifier la communication pour une meilleure appropriation de la technologie au niveau des communautés, en mettant en exergue les avantages et les bénéfices du biodigesteur pour les utilisateurs.

Le ministre Traoré a traduit à ses visiteurs sa disponibilité à les accompagner dans la promotion du bien-fondé de la technologie et s’est engagé à jouer sa partition pour l’adhésion des pays à l’Alliance en vue d’élargir le réseau et susciter plus d’engagement pour une mise en route de cette technologie qui est un grand potentiel face aux défis énergétiques.

Crée en 2018, l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre a son siège à Ouagadougou et regroupe 8 pays que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Elle a pour mission de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de résilience des populations rurales et péri-urbaines, à travers la promotion de la technologie du biodigesteur qui porte sur la valorisation des déchets en les transformant en biogaz, en fertilisants et en engrais organiques.

DCRP/MAE

Actionnariat populaire: la LONAB mobilise ses travailleurs

L’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) a organisé une conférence de sensibilisation sur le programme de l’actionnariat populaire au profit des travailleurs de la Loterie nationale burkinabè (LONAB), le mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou.

L’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) poursuit sa dynamique de vulgarisation du programme de l’actionnariat populaire. Dans cet élan, elle a tenu une conférence de sensibilisation à l’intention des travailleurs de la Loterie nationale burkinabè (LONAB), le mardi 24 mars 2026, à Ouagadougou, en vue de susciter leur adhésion à ce mécanisme d’investissement inclusif.

Le directeur général de l’APEC, Karim Traoré, a situé le contexte et les enjeux de cette initiative. Selon lui, cette campagne de sensibilisation s’inscrit dans une dynamique nationale visant à toucher l’ensemble des institutions publiques et privées. « Nous parcourons toutes les institutions de la République, les grandes sociétés d’Etat, ainsi que les grandes entreprises », a-t-il indiqué.

M. Traoré a expliqué que l’actionnariat populaire constitue un levier stratégique pour promouvoir un développement endogène fondé sur la mobilisation des ressources internes. A cet effet, il a relayé la vision portée par les plus hautes autorités qui ambitionnent de voir chaque Burkinabè devenir un investisseur au service de l’économie nationale. « Nous ne devons pas compter en permanence sur les ressources extérieures », a-t-il martelé, tout en insistant sur la nécessité pour les Burkinabè de s’approprier ce mécanisme.

Plus qu’un dispositif financier

Le directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani, quant à lui, a salué la tenue de cette activité qu’il a qualifiée d’initiative porteuse de transformation économique. Pour lui, l’actionnariat populaire s’inscrit dans une vision nationale, avec pour objectif de faire de chaque Burkinabè un acteur du développement. « Ce n’est pas seulement un dispositif financier, mais un appel à la participation et un levier d’inclusion économique », a-t-il souligné.

Le premier responsable de la nationale des jeux a invité ses collaborateurs à s’approprier pleinement cette opportunité, qui permet à chaque citoyen de contribuer activement à la construction d’un tissu entrepreneurial solide, durable et partagé. A l’en croire, il s’agit d’une opportunité de devenir co-bâtisseurs d’un modèle économique national où chaque Burkinabè peut « détenir une part de valeur, une part d’espoir et une part d’avenir », dans un contexte où le développement du pays repose de plus en plus sur l’implication de tous.

Il a, en outre, remercié l’APEC pour son accompagnement et les efforts consentis dans la mise en œuvre de ce programme. M. Zarani a exhorté les participants à faire preuve d’ouverture, à poser des questions et à mieux comprendre les mécanismes de l’actionnariat populaire, afin de s’inscrire dans cette dynamique d’investissement collectif. A travers cette conférence, l’APEC entend renforcer la culture de l’investissement participatif et encourager les citoyens à devenir des bailleurs de fonds pour le développement du Burkina.

Mahamadi SEBOGO

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Gassan à nouveau connecté au réseau après 4 ans d’interruption

Alors que Kantigui se rendait à Dédougou, il a fait une escale dans le village de Gassan, province du Nayala (Toma) où il a constaté un soulagement généralisé des populations depuis peu. Lorsque Kantigui a voulu savoir le motif, il a appris que le village vient enfin d’être « remis en orbite », après quatre ans d’interruption du signal du réseau téléphonique du fait de l’insécurité. « Quatre ans sans connexion fiable ; quatre ans d’isolement numérique, de (…)

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Kantigui 

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Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes: des fils à tisser et des pagnes tissés de plus de 20 millions FCFA saisis

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a annoncé la saisie de fils à tisser et des pagnes tissés d’une valeur de 20 504 725 FCFA, au cours d’une conférence de presse, mardi 24 mars 2026, à Ouagadougou.   

Des sorties de terrain de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) pour le contrôle des fils à tisser et des pagnes tissés ont été lancées en octobre 2025. Pour faire le bilan de ce contrôle, la BMCRF a animé une conférence de presse, mardi 24 mars 2026, à Ouagadougou. Les professionnels des médias ont, en effet, été informés que la Brigade a saisi des fils à tisser et des pagnes tissés d’une valeur de 20 504 725 FCFA, lors des sorties. Le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibé Faho, a indiqué que l’opération nationale de contrôle du secteur des fils de tissage et des pagnes tissés importés n’entendait pas pénaliser les artisans ou les commerçants.

Toutefois, a-t-il avancé, elle avait pour objectif de protéger la production nationale et stimuler la transformation locale, gage de création d’emplois et de valeur ajoutée, dans l’optique de renforcer la souveraineté économique nationale. Pour Sanibé Faho, avant l’application du communiqué conjoint portant interdiction de l’importation des fils de tissage et des pagnes tissés, un délai de trois mois a été accordé aux acteurs du secteur. Ce, a-t-il signifié, pour se conformer, en procédant à la déclaration de leurs stocks et à l’utilisation des fils produits au niveau national. « Au terme de ce délai, les structures de contrôle notamment celles du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat ont lancé, au début du mois d’octobre 2025, une opération nationale de contrôle du secteur des fils de tissage et des pagnes tissés importés conformément à la réglementation en vigueur », a précisé le coordonnateur général de la BMCRF.

L’opération, a-t-il poursuivi, a mis la main sur 243 véhicules de transport de marchandises, 21 véhicules de transport en commun,17 tricycles transportant des marchandises, 37 motos transportant des bagages, 37 lieux de commerce d’articles de mercerie et de tissus, 67 importateurs, grossistes, demi-grossistes et détaillants de fils et pagnes tissés. « Ces contrôles ont permis de saisir 319 pièces de pagnes Faso Dan Fani contrefaits, d’infliger 3 100 000 F CFA d’amende au profit du trésor public, de saisir 174 lots de pagnes, 10 160 bobines de fils à tisser importés, 12 rouleaux de tissus imprimés au motif de Faso Dan Fani, 2 108 pièces de pagnes tissés importés, 10 pagnes imprimés et remis aux Femmes déplacées internes », a-t-il ajouté.

Quid de l’importation de fils de tissage et de pagnes tissés ?

Le coordonnateur général de la BMCRF a insisté que l’interdiction de l’importation des fils de tissage et des pagnes tissés reste pleinement en vigueur. Il a également annoncé que les opérations vont être élargies à d’autres régions, notamment celle de Nando. Sanibé Faho a aussi invité les acteurs à prendre leurs dispositions pour se conformer aux mesures, car tout contrevenant s’expose à des sanctions conformément à la règlementation. « Protéger la production nationale, c’est protéger nos emplois, soutenir nos industries et défendre notre souveraineté économique », a-t-il avisé.

Valentin KABORE

(Collaborateur)   

  

Chronique du gouvernement : « Les Etudiants nourrissent les étudiants », le renouveau du système d’enseignement supérieur et de la recherche

« A l’horizon 2030, le Burkina Faso disposera d’un système d’enseignement supérieur et de recherche performant, générateur de compétences, de savoirs et de solutions pour un développement durable et endogène », telle est la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Pour y parvenir, des actions concrètes sont engagées avec la mobilisation du monde universitaire et de la recherche et parmi elles, il y a la mise en adéquation des offres de formations universitaires en lien avec le marché de l’emploi.

Pour l’atteinte de ces objectifs, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a adopté et mis en œuvre trois initiatives majeures. Ces réformes se veulent une réponse à la vision du chef de l’Etat, à savoir offrir à chaque Burkinabè des villes et des campagnes, une alimentation saine, accessible, équitable et équilibrée à travers l’Initiative présidentielle pour la souveraineté alimentaire et nutritionnelle. Il s’agit du « Projet d’incubateur de technologies et de valorisation agricole (PITVA) au Burkina Faso », de l’initiative « Les Etudiants nourrissent les étudiants (ENE) », renforcée par une autre initiative pour occuper les étudiants pendant les vacances dénommée « TOP Vacances étudiants volontaires agricoles (TOP-VEVA) ».

C’est en mai 2023 que le PITVA au Burkina Faso, a été lancé. Il a permis de recruter et de former 50 étudiants issus des universités publiques et privées du pays dans le domaine agro-sylvo-pastoral à Bagré.

Après une année de formation, chaque étudiant incubé a reçu du matériel agricole et des fonds de roulement d’une valeur totale de 11 millions de francs CFA pour son installation.

Au regard du succès qu’a connu la première cohorte, 88 étudiants ont été recrutés pour la deuxième, en 2024 et placés dans plusieurs centres de recherche tels que Bagré, Saria, Samandéni, Farako-Bâ, Banfora et Bazèga dans deux grands domaines d’incubation à savoir l’agriculture et la pisciculture.

Cette deuxième cohorte effectuera très prochainement sa sortie officielle et rejoindra les incubés de la première cohorte, installés à leur propre compte, à la grande satisfaction du ministère en charge de l’Enseignement supérieur.

Produisons ce que nous consommons !

L’initiative « Les Etudiants nourrissent les étudiants (ENE) » a été lancée le 24 mars 2025 à Koudougou. Elle consiste à faire en sorte que toutes les productions des incubés (sortis ou en cours de formation) soient achetées directement par les prestataires des restaurants universitaires pour nourrir les autres étudiants dans tous les campus du pays, créant ainsi une chaîne de solidarité entre étudiants et une opportunité pour les universités de contribuer au développement socio-économique. C’est ainsi que l’initiative a permis aux incubés d’écouler leur première production de campagne sèche 2025 dont 41,5 tonnes d’oignon soit un montant d’environ 12 millions F CFA.

Quant à l’initiative TOP Vacances étudiants volontaires agricoles (TOP-VEVA), elle avait pour objectif principal d’occuper utilement les étudiants pendant les vacances universitaires en leur donnant la possibilité d’être formés à travers une immersion de bonnes pratiques agricoles sur un champ collectif.

Au nombre de 50, ces étudiants volontaires ont été formés sur le périmètre aménagé de Gampèla pendant quatre mois autour des techniques de production de niébé et de mil.

L’étudiant, un important levier de souveraineté alimentaire !

Avec ces différentes initiatives, l’étudiant burkinabè devient un important maillon de l’Offensive agropastorale et halieutique, un acteur de développement et une solution au problème du chômage de la jeunesse à travers l’entrepreneuriat agricole.

Les réformes entreprises dans l’enseignement supérieur constituent un signal fort qui place désormais l’université burkinabè parmi les secteurs contributeurs à l’économie nationale à travers l’émergence de compétences décomplexées, dignes et fières.

Et quand les « Cerveaux » du pays sèment l’espoir, c’est une preuve inéluctable que les acteurs du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche ont aussi leur rôle à jouer dans le développement national et la réalisation des objectifs de la Révolution progressiste populaire.

Ces réformes engagées par le gouvernement telles que l’Initiative « les Etudiants nourrissent les étudiants » constituent un renouveau du système d’enseignement supérieur pour un entrepreneuriat agricole et une employabilité durable des étudiants en fin de cycle au Burkina Faso, et les résultats engrangés en seulement 3 ans en sont une preuve palpable.

DCRP-MESRI

SONATUR: 500 titres fonciers remis aux acquéreurs de Ziniaré et Silmiougou

La Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) a remis, mardi 24 mars 2026, à Ziniaré, 500 titres fonciers aux acquéreurs de parcelles des sites de Ziniaré et de Silmiougou. La cérémonie, présidée par le ministre de la Construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé, a également été marquée par un don de matériel d’une valeur de 40 millions F CFA au profit de la Direction générale des impôts (DGI), dans une dynamique de renforcement de la sécurisation foncière au Burkina.

500 acquéreurs des parcelles sur les sites Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) de Ziniaré et de Silmiougou sont rentrés en possession de leurs titres fonciers. Ils ont reçu le précieux sésame, mardi 24 mars 2026, à Ziniaré, en présence de Mikaïlou Sidibé, ministre de la Construction de la Patrie. Au total, 300 titres fonciers concernent le site de Silmiougou et 200 celui de Ziniaré. Pour le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara, cette remise constitue « une avancée significative dans le processus de sécurisation foncière ». « En remettant ces titres fonciers à leurs légitimes propriétaires, nous leur offrons bien plus qu’un document administratif : nous leur garantissons une sécurité juridique, un droit reconnu et une sérénité durable dans la jouissance de leurs biens », a-t-il souligné.

La présente opération s’inscrit dans la mission de la SONATUR de produire des parcelles viabilisées, sécurisées et conformes aux normes. Selon le directeur technique, Richard Bazié, le site de Ziniaré s’étend sur environ 60 hectares, avec 614 parcelles mises en vente, tandis que celui de Silmiougou couvre près de 200 hectares pour plus de 2 000 parcelles. Il a précisé que les titres sont délivrés progressivement, en fonction du paiement intégral des parcelles par les acquéreurs.

Le président de la délégation spéciale de Ziniaré, Florent Daboné, a salué une initiative qui participe à « un développement urbain maîtrisé » de la commune. Pour lui, l’accès sécurisé à la propriété foncière contribue à la reconnaissance du droit à un logement décent et à l’amélioration du cadre de vie des populations.

La cérémonie a également mis en lumière le rôle central de la Direction générale des impôts (DGI) dans le processus foncier. Sa directrice générale, Eliane Djiguemdé, a rappelé que son institution intervient à une étape déterminante, celle de la sécurisation juridique des droits à travers l’immatriculation, la délivrance des titres fonciers et l’enregistrement des mutations. « L’activité de délivrance des titres ne constitue pas seulement une formalité administrative. Elle est au cœur de notre mission et participe pleinement à la consolidation de la sécurité juridique et économique », a-t-elle affirmé. Elle a également indiqué que chaque titre délivré contribue à alimenter le système d’information foncière en cours de constitution, socle d’une gestion moderne, fiable et transparente du patrimoine foncier national.

Forte mobilisation des équipes techniques

Mme Djiguemdé a mis en exergue les résultats obtenus grâce à la collaboration entre la DGI et la SONATUR. 530 titres fonciers ont été délivrés en 2023, 347 en 2024 et 500 en 2025. Des performances qu’elle a attribuées à la forte mobilisation des équipes techniques des deux institutions. Toutefois, elle a relevé la nécessité de structurer davantage cette coopération. C’est dans cette optique qu’un protocole de collaboration a été signé en septembre 2025 entre les deux entités. Pour la DGI, ce cadre formel vise à améliorer la planification, la coordination et l’efficacité des actions conjointes en matière foncière.

En signe de reconnaissance pour l’accompagnement de la DGI, la SONATUR a remis un important lot de matériel dont la valeur est estimée à plus de 40 millions F CFA. Il est composé notamment de 45 armoires de rangement, 10 imprimantes, 120 cartons de rames de papier, 120 cartouches d’encre, 260 cartons de chemises à sangles et 70 boîtes de stylos. Selon les donateurs, cet appui va renforcer les capacités opérationnelles des services fiscaux et améliorer la qualité du service rendu aux usagers.

Djakaridia SIRIBIE

1ère phase JEPPC 2026: un appel patriotique autour du consommer local

Le ministère de la Justice a animé une conférence de presse à Ouagadougou, mardi 24 mars 2026, sur le thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ». Cette activité entre dans le cadre de la première phase de la IIIe édition des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, prévue du 26 mars au 9 avril 2026.

C’est une invite patriotique à l’endroit des Burkinabè à consommer les produits du terroir afin d’encourager les producteurs de tous les secteurs, et les transformateurs. C’est sous cette vision affirmée que le secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, a annoncé la tenue de la première phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), lors d’une conférence de presse, mardi 24 mars 2026, à Ouagadougou. Il a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif pour renforcer la souveraineté nationale à travers la promotion du consommer local.

Harouna Kadio a salué le rôle déterminant de la presse dans la sensibilisation des populations et la consolidation des valeurs civiques. Il a rappelé que ces journées, instituées par décret en avril 2024, s’inscrivent dans une dynamique de mobilisation nationale visant à renforcer le patriotisme, l’intégrité et la participation citoyenne dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques.

Placée sur le thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté », cette édition ambitionne de réduire la dépendance économique du pays tout en dynamisant la production locale, a-t-il signifié. Selon le SG du ministère de la Justice, ce choix stratégique vise à soutenir les producteurs nationaux, créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes et valoriser le patrimoine culturel et culinaire du Burkina Faso.

M. Kadio a expliqué que la première phase des JEPPC, prévue du 26 mars au 9 avril 2026, sera rythmée par un programme riche comprenant une quinzaine d’activités majeures et plus de 130 initiatives connexes. Il a ajouté que parmi celles-ci figurent la montée des couleurs nationales, accompagnée de l’hymne national, des journées de salubrité, des opérations de don de sang, des actions de sensibilisation en milieu scolaire, ainsi que des foires dédiées à la promotion des produits locaux. Par ailleurs, M. Kadio a salué l’implication des organisations de la société civile qu’il considère comme des acteurs clés dans la réussite de ces journées, en contribuant à l’animation du débat citoyen et à la mise en œuvre d’initiatives concrètes sur le terrain. Insistant sur la responsabilité individuelle et collective, Harouna Kadio a appelé chaque Burkinabè à poser des actes simples mais significatifs, tels que privilégier les produits locaux et promouvoir les savoir-faire nationaux.

« Consommer burkinabè est désormais un acte de patriotisme et de souveraineté », a-t-il martelé. Répondant aux questions sur le bilan des éditions antérieures des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, le secrétaire général du ministère de la Justice reconnait l’absence d’un référentiel initial d’évaluation, rendant difficile une mesure comparative précise des progrès réalisés depuis leur lancement. Toutefois, il a souligné des résultats tangibles, notamment un changement progressif des mentalités et un regain d’engagement patriotique au sein de la population.

Wanlé Gérard COULIBALY

Ahmed Abdoul Aziz HEBIE

(Stagiaire)

Mariam Sanogo, directrice générale en charge des affaires religieuses: « Il n’est pas interdit de prier dans les services publics. Ce qui est interdit, c’est l’érection des lieux de culte »

Le Conseil des ministres a adopté, le 19 mars 2026, un projet de loi relatif aux libertés religieuses. Il s’agit pour l’exécutif de combler le vide juridique qui caractérisait jusque-là l’encadrement de l’exercice des libertés religieuses. La directrice générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles, Mariam Sanogo, revient sur le fondement de cet avant-projet de loi et donne des éclaircissements sur son contenu.

Sidwaya (S) : Dans quel contexte le projet de loi relatif aux libertés religieuses a-t-il été adopté ?

Mariam Sanogo (M.S.) : Je voudrais rappeler que ce texte a connu une évolution dans notre pays. Il a commencé depuis 2015. Et si on l’avait adopté en son temps, on ne serait pas dans la situation où se trouve actuellement notre pays. La situation actuelle de notre pays est préoccupante. Du fait religieux, le Burkina est marqué par la prolifération des discours de haine, des manifestations à caractère religieux dans le sectarisme, la radicalisation, l’extrémisme violent. Donc il y a des discours malveillants, des discours de haine, des Burkinabè contre des Burkinabè. On assiste également au développement des tendances religieuses fondamentalistes qui sont favorisées par les réseaux sociaux et aussi marquées par une méfiance entre les confessions religieuses elles-mêmes. Donc il est nécessaire aujourd’hui d’encadrer le domaine religieux.

S : Quels sont les objectifs de ce projet de loi du gouvernement ?

M.S. : Le premier objectif de ce texte, c’est d’abord encadrer le fait religieux dans notre pays. Pour préserver l’unité nationale et la cohésion sociale, il faut encadrer pour éviter les dérives provenant des confessions religieuses des adeptes, des comportements déviants de certains fidèles.

Le deuxième objectif c’est d’avoir un document juridique qui nous permettra de prévenir et de gérer des différends liés aux religions dans notre pays.

S : quelle innovation ce projet de loi apporte-t-il dans le cadre juridique existant ?

M.S. : Je peux dire qu’il n’y avait pas de cadre existant. Ce projet de loi permet de régler ces différends entre religions et permet de sanctionner certains comportements déviants. Donc l’innovation, c’est la disponibilité d’un outil juridique qui nous permettra dans l’avenir d’encadrer les comportements, d’encadrer le domaine religieux dans notre pays. Ça vient combler un vide juridique. C’est un document qui permettra de respecter toutes les confessions religieuses, vient aussi réglementer la construction et les modalités de construction des édifices religieux dans notre pays. Le document viendra valoriser le rôle social des religions et le rôle social des leaders religieux en particulier.

S :  La constitution du Burkina Faso consacre la laïcité de l’Etat. Que faut-il entendre par laïcité ? 

M.S. : Notre Constitution, en son article 7, garantit la liberté de religion à chaque Burkinabè. Donc la Constitution nous permet de croire comme de ne pas croire, de pratiquer des cultes, de choisir une religion comme de ne pas en choisir et la liberté d’association sous réserve du respect de la loi, de l’ordre public, des bonnes mœurs et de la personne humaine. Pour le cas de la laïcité, c’est simplement tout principe qui détermine la nature des relations entre les confessions religieuses et l’Etat, qui oblige l’Etat à ne pas accorder les privilèges à une confession religieuse. Je peux dire que c’est l’égalité de toutes les religions.

S : Pourquoi l’interdiction des lieux de culte dans les services publics, à l’exception de certains comme les hôpitaux et les casernes, est-elle jugée nécessaire par le gouvernement ?

M.S. : L’Etat n’a pas prévu la construction des lieux de culte dans les services publics. Ça ne se trouve nulle part. Je ne crois pas que l’Etat compte prévoir la construction des lieux de culte dans les services publics. Tout simplement parce qu’on a beaucoup de confessions religieuses, vous imaginez si l’Etat devait construire des lieux de cultes pour chaque religion ? Donc à défaut de ne pas pouvoir le faire, je crois que c’est mieux de l’interdire. L’interdiction, c’est l’érection sous toutes ses formes. Il n’y aura pas de construction des lieux religieux dans les services publics. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas prier. Il n’est pas interdit de prier. On peut prier partout où on veut. Seulement, le pratiquant qui veut prier doit prendre des dispositions selon la nécessité du service, selon la possibilité de prier.  En clair, il n’est pas interdit de prier dans les services publics. Ce qui interdit, c’est l’érection des lieux de prières sous toutes les formes.

S : Cette interdiction suscite déjà des réactions. S’agit-il d’une interdiction totale ou d’un encadrement de pratiques religieuses pendant les heures de travail ?

M.S. : Ce n’est pas une interdiction de prier, mais plutôt une interdiction de l’érection des lieux de culte. C’est aussi un encadrement de l’exercice des cultes dans les services publics. Je voudrais dire que ce texte garantit la liberté de culte, la liberté de la religion à chaque citoyen. On est libre de pratiquer sa religion. Et ce document n’indexe aucune religion. Il concerne toutes les confessions religieuses dans notre pays.

Propos recueillis par Adama SEDGO