Spéculation sur les prix du ciment: Les cimenteries invitent les vendeurs au respect des prix plafonds en vigueur

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, a tenu le mercredi 18 mars 2026, à Ouagadougou, une rencontre d’échanges avec les responsables des cimenteries du Burkina Faso. Objectif, accorder les vues contre la désinformation relative à la spéculation sur les prix du ciment.

 Depuis quelques jours, les consommateurs éprouvent des difficultés à se procurer du ciment sur le marché national. Ils font également face à une surenchère du prix du ciment. Pour remédier à cette situation contraire à la règlementation, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, a initié une rencontre d’échanges avec les responsables des cimenteries du Burkina Faso, mercredi 18 mars 2026, à Ouagadougou. Il s’est agit de l’Association des Cimentiers du Burkina (ACB) et les représentants de CIMFASO et CIMASSO. Ces derniers ont tous confirmé que la situation de spéculation est réelle sur le marché, alors qu’elle n’a pas de lien avec une quelconque augmentation des prix dans les cimenteries.

Jacques Amiong de l’ACB a expliqué qu’entre 2024 et 2025, la demande du ciment a subi une augmentation de près de 20 % et est restée soutenue en 2026. Il a ajouté que les cimenteries enregistrent quelques difficultés mais ces contraintes n’ont pas entrainé une baisse de la production de ciment. « Dans les faits, le ciment n’est pas devenu plus cher. Les producteurs de ciment, membres de l’ACB, ont l’obligation de respecter les prix qui sont promulgués par l’administration publique. Jusqu’à ce jour, les prix du ciment n’ont pas évolué à notre niveau », a-t-il clarifié. Il a aussi reconnu que le ciment produit actuellement ne satisfait toujours pas les demandes des populations.

« Grâce au concours du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, nous avons pu entreprendre des séances de travail qui ont abouti à des actions qui, d’ici quelques jours, vont permettre de revenir graduellement à la normale », a-t-il assuré.  Au titre des mesures prises, il a confié que le ministère de tutelle s’est engagé à disponibiliser davantage l’énergie. Il a soutenu que l’association entend investir davantage sur la capacité à disponibiliser de l’énergie en interne, faisant allusion à des investissements sur des groupes électrogènes et des centrales énergétiques solaires, qui seraient autonomes. « Toutes ces actions combinées devraient nous permettre de rapidement de sortir de cette période tendue », a avancé M. Amiong.

Les prix de vente plafonds restés inchangés

Jacques Amiong a saisi l’occasion pour inviter l’ensemble des acteurs du secteur de la cimenterie à ne pas profiter de ce moment de forte demande pour jouer sur les prix du ciment. « Au niveau de l’ACB, nous respectons nos engagements pris vis-à-vis de l’administration publique, à savoir les arrêtés de prix applicables », a-t-il précisé. Il a rassuré les consommateurs que la situation actuelle relèvera bientôt du passé, grâce à la contribution du ministre en charge de l’Industrie et aux actions mises en œuvre.

Le directeur général de CIMFASO et CIMASSO, Kassoum Zampaligré, pour sa part, a indiqué que le Burkina Faso traverse actuellement une période de canicule. Selon lui, cette situation climatique provoque une hausse considérable de la demande en électricité sur l’ensemble du territoire national. « Le réseau électrique national se trouve ainsi soumis à une pression exceptionnelle. Ce qui engendre des difficultés de fourniture d’énergie aux grands consommateurs industriels, dont les cimenteries », a-t-il relaté.

Zampaligré a fait remarquer, cependant, que les prix de vente du ciment sont restés strictement inchangés et conformes aux prix réglementaires en vigueur, à savoir 100 000 F CFA la tonne pour le CPJ 35 et 115 000 F CFA la tonne pour le CPA 45. « Face à cette situation préoccupante, des rencontres ont eu lieu avec le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, afin de trouver des solutions urgentes palliatives. Des engagements ont été pris pour permettre l’accroissement de la fourniture en électricité au profit des producteurs de ciment et améliorer immédiatement le niveau de production et résorber rapidement une pénurie de ciment sur le marché», a-t-il renchéri. Le DG Zampaligré a exhorté les distributeurs de ciment et les détaillants à respecter scrupuleusement les directives du ministère en charge du commerce relativement aux prix de vente du ciment sur toute l’étendue du territoire burkinabè. Il a rassuré la population qu’en temps normal, leurs capacités de production installées se situent au-delà du double de la demande nationale de ciment. « Cette situation de pénurie n’est que conjoncturelle et à moyen terme, nous répartirons dans une situation normale grâce aux mesures mises en œuvre par le gouvernement pour juguler la situation », a-t-il promis.

Adama SAWADOGO

Légendes (Ph : Adama SAWADOGO)

Ramadan 2026 : Dédougou a prié pour la paix et la sécurité

À l’instar des autres régions du Burkina Faso, la communauté musulmane de la ville de Dédougou a célébré la fête du Ramadan 2026, ce vendredi 20 mars.

Tôt ce vendredi 20 mars 2026, les fidèles musulmans de la cité du Bankuy ont convergé vers plusieurs lieux de la ville pour célébrer la fête du Ramadan marquant la fin de 30 jours de jeûne. Sur la place de la grande mosquée, le grand imam de la localité, Mamadou Bâ, a officié la grande prière en présence de nombreux adeptes et notamment du gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, accompagné des autorités militaires et paramilitaires régionales ainsi que des représentants des autres confessions religieuses.

Le maître mot de cette célébration a été la prière pour la paix et la sécurité au Burkina Faso. Celle pour la protection des forces engagées sur le théâtre des opérations dans le cadre de la reconquête territoriale. Mais aussi pour le prompt rétablissement des malades et surtout pour que le bon Dieu gratifie les dirigeants du Burkina de sagesse, de clairvoyance et de force pour poursuivre l’œuvre de construction du pays.

Yacouba BELEM

Ramadan à Koudougou: Les fidèles ont imploré Allah pour le retour de la paix au Burkina.

La grande prière marquant la fin du jeune musulman a eu lieu le vendredi n20 mars 2026 au stade Batiébo Balibié à Koudougou. Dans un contexte de lutte contre le terrorisme, les fidèles ont formulé des prières à Allah pour le retour de la paix au Burkina Faso.

La grande prière marquant la fin du jeûne musulman s’est tenue le vendredi 20 mars 2026 au stade Batiébo Balibié de Koudougou, dans une atmosphère empreinte de ferveur religieuse et de solidarité. Dès les premières heures de la matinée, des milliers de fidèles musulmans, hommes, femmes et enfants, ont convergé vers le site pour accomplir ensemble cette prière importante, symbole de foi, de partage et de fraternité. Vêtus de leurs plus beaux habits, les fidèles ont formé de longues rangées sur l’esplanade du stade, dans le respect des prescriptions religieuses.

Le grand imam de Koudougou El adj Mohamadi Semdé, dans son sermon, a rappelé les valeurs fondamentales de l’islam, notamment la paix, la tolérance, la solidarité et l’entraide. Il a également insisté sur l’importance du pardon, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, particulièrement dans le contexte actuel du Burkina Faso. En effet, cette célébration religieuse s’est déroulée dans un climat marqué par les défis sécuritaires liés à la lutte contre le terrorisme. Face à cette situation préoccupante, les fidèles ont élevé des prières intenses à Allah, implorant la paix, la stabilité et la sécurité pour l’ensemble du territoire national. Selon le président de la communauté musulmane du Boulkiemdé El adj Issa Siemdé, des invocations ont été faites pour les autorités du pays, les forces de défense et de sécurité, ainsi que pour toutes les victimes des attaques terroristes. Au-delà de l’aspect spirituel, cette grande prière a également été un moment de communion et de renforcement des liens sociaux. Les fidèles ont échangé des salutations chaleureuses, des vœux de paix et de prospérité, témoignant ainsi de la résilience et de l’unité du peuple burkinabè face aux épreuves. Les autorités administratives et religieuses avec à leur tête le gouverneur de Nando Adama Jean Yves Béré ont salué la mobilisation des populations et appelé à la responsabilité collective pour préserver la paix et la cohésion sociale. Elles ont encouragé chacun à promouvoir des comportements favorables au dialogue et à la tolérance. En définitive, la prière de fin de jeûne à Koudougou a été bien plus qu’un simple acte religieux. Elle s’est imposée comme un moment fort de rassemblement, de réflexion et d’espoir pour un Burkina Faso réconcilié et apaisé. Dans l’unité et la foi, les fidèles ont réaffirmé leur attachement aux valeurs de paix, tout en nourrissant l’espoir de jours meilleurs pour leur pays.

Beyon Romain NEBIE

beynebie@gmail.com

Conseil des ministres : Une campagne de vaccination record du cheptel national et adoption d’un avant-projet de loi relative aux libertés religieuses

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, la session ordinaire du Conseil des ministres, ce jeudi 19 mars 2026. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour l’épanouissement des Burkinabè conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire.

 

Pour le compte du Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques, le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats des campagnes 2025-2026 de la vaccination contre les maladies animales prioritaires, de déparasitage et d’insémination artificielle. « Nous sommes passés de 7 maladies prioritaires à 10 cette année. Et pour la première fois au Burkina Faso, nous avons mené une vaccination contre les maladies des poissons », indique le Ministre délégué chargé des Ressources animales, M. Amadou DICKO.

 

Les résultats affichent 2,8 millions de bovins vaccinés (+12% par rapport à la campagne précédente), 4,8 millions de petits ruminants (+36%), 19 millions de volailles traitées contre la maladie de Newcastle, plus de 148 000 carnivores vaccinés contre la rage (+50%) et 1,4 million de poissons protégés. M. DICKO souligne que pour la présente campagne plus de 5,3 millions d’animaux ont été déparasités, et plus de 12 000 vaches inséminées.

 

Cette campagne a bénéficié d’un accompagnement financier consistant de l’État. Plus de 2,8 milliards FCFA investis, avec une subvention moyenne de 70%, 6 vaccins totalement gratuits et 4 fortement subventionnés. Cette dynamique traduit la volonté du Gouvernement de protéger le cheptel et soutenir les éleveurs.

 

Vers une loi sur l’exercice des libertés religieuses

 

Pour le compte du Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un avant-projet de loi relative aux libertés religieuses. Selon le Ministre d’État, M. Émile ZERBO, l’avant-projet de loi sur les libertés religieuses vise à consolider la cohésion nationale. « Il s’agit pour l’Exécutif de combler le vide juridique qui caractérisait jusque-là l’encadrement de l’exercice des libertés religieuses », souligne-t-il.

 

Cet avant-projet de loi réaffirme la liberté de culte, encadre l’implantation des lieux de culte selon les règles d’urbanisme avec une interdiction dans les services publics, excepté les établissements de santé, les prisons et les casernes. Il prévoit des sanctions contre les propos haineux et les nuisances liées à l’exercice du culte.

 

Cet avant-projet de loi marque une étape importante dans la consolidation du modèle burkinabè de la laïcité, conciliant libertés religieuses et ordre public.

 

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Agence burkinabè de l’énergie atomique: les opportunités du droit nucléaire expliquées aux acteurs

L’Agence burkinabè de l’énergie atomique, en partenariat avec la Société africaine de droit nucléaire, a organisé une conférence publique sur le thème : « Le droit nucléaire : enjeux, responsabilités et opportunités pour le Burkina Faso », mercredi 18 mars 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso entend s’affirmer dans l’utilisation responsable et maîtrisée des technologies nucléaires, au service du développement pacifique. Pour accompagner cette ambition, l’Agence burkinabè de l’énergie atomique (ABEA) a réuni des étudiants, des juristes et des chercheurs pour échanger sur « Le droit nucléaire : enjeux, responsabilités et opportunités pour le Burkina Faso », mercredi 18 mars 2026, à Ouagadougou. Le directeur général de l’ABEA, Harouna Sawadogo, a rappelé que la création de l’agence en 2024 répond à la volonté des « plus hautes autorités » de doter le Burkina Faso d’une structure compétente et souveraine, chargée de veiller à l’utilisation pacifique, sûre et sécurisée de l’énergie atomique.

Selon lui, les technologies nucléaires constituent aujourd’hui un levier important de développement, notamment dans les domaines de la santé, l’agriculture, l’environnement et la recherche scientifique. « La maîtrise du cadre juridique qui encadre l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire constitue une exigence fondamentale », a-t-il souligné. Le directeur général de l’ABEA a insisté sur le rôle du droit nucléaire, qu’il considère comme un outil essentiel pour garantir la sûreté, la sécurité et la responsabilité dans l’utilisation de ces technologies.

Il a précisé que les applications du nucléaire civile contribuent déjà au diagnostic et au traitement de maladies, à l’amélioration des rendements agricoles ainsi qu’à la gestion des ressources naturelles. Toutefois, a-t-il averti, ces avancées doivent impérativement s’inscrire dans un cadre juridique conforme aux normes internationales. Car, le droit nucléaire définit les règles, les responsabilités et les mécanismes de contrôle. Cette conférence a également offert l’occasion aux experts du nucléaire de partager leurs expériences. Le communicateur, Sâabèsèlè Jean Augustin Somda, a mis en lumière les spécificités de ce domaine du droit.

Soumission à une autorisation préalable

Contrairement au droit commun, a-t-il expliqué, toute activité nucléaire est soumise à une autorisation préalable. Pour M. Somda, l’enjeu est de susciter des vocations et de constituer une masse critique de juristes spécialisés capables d’accompagner les politiques publiques. « Il s’agit d’éviter que nos pays s’engagent dans des domaines qu’ils ne maîtrisent pas suffisamment », a-t-il averti. Depuis Vienne, la capitale autrichienne, le communicateur Abdelmadjid Cherf, expert en droit nucléaire, a éclairé le public sur la terminologie en droit nucléaire.

L’ABEA est un organe étatique, sous la tutelle de la Présidence du Faso, pour piloter la stratégie nationale nucléaire. Elle vise à développer l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, notamment la construction d’une centrale, pour assurer la souveraineté énergétique. L’ABEA est chargée d’élaborer et d’évaluer les politiques et stratégies nucléaires, notamment l’étude d’un programme électronucléaire. Dans le cadre de la coopération technique, elle a pour tâche de gérer les partenariats, notamment avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et l’Accord régional de coopération pour l’Afrique (AFRA).

 

Oumarou RABO

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Représentation nationale: le vice-gouverneur de la BCEAO et le représentant résident du PNUD à l’ALT

Le Président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Ousmane Bougouma a reçu en audience, successivement   le vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), Der Rogatien Poda et le représentant résident du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) au Burkina Faso, Snehal Vasant al Soneji, mercredi 18 mars 2026 à Ouagadougou.

Deux représentants d’institutions importantes dans les secteurs de l’économie et du développement ont rendu visite au Président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Ousmane Bougouma, le mercredi 18 mars 2026 à Ouagadougou. Il s’agit du vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Der Rogatien Poda et le représentant résident du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), au Burkina Faso, Snehal Vasantal Soneji.

Le vice-gouverneur de la BCEAO a confié qu’il est venu rencontrer le président de la l’ALT pour lui exprimer ses devoirs et lui donner des informations générales sur la vie de la BCEAO, qui est une institution à laquelle il s’intéresse énormément.  Ainsi, M. Poda a indiqué que la BCEAO est bien gérée et qu’elle suit de très près l’évolution économique dans les Etats et constate la vitalité des économies et leur résilience en dépit des difficultés de natures diverses qui les assaillent. Der Rogatien Poda a annoncé également que le comité de politique monétaire de la Banque centrale a décidé   le 4 mars 2026, de baisser le taux directeur de 3,25% à 3%, dans le cadre de sa politique monétaire pour soutenir l’activité économique dans l’Union économique et monétaire.

« Cette décision s’inscrit dans le contexte d’une inflation maîtrisée et d’une dynamique économique relativement favorable dans l’Union », a-t-il justifié. S’agissant de la croissance, Der Rogatien Poda a déclaré qu’elle affiche un taux de 6,5%, très appréciable même par rapport aux grands pays dans le monde et les Etats voisins qui sont dans les zones environnantes. « En matière de financement de l’économie, on pense qu’il faudrait concrètement que les investissements privés puissent aussi bénéficier de cette situation de réduction du coût du crédit et donc que les Etats et les entreprises et les ménages trouvent leur compte », a-t-il fait savoir.

Le représentant résident du PNUD, Snehal Vasant al Soneji, a annoncé à sa sortie d’audience qu’il s’agit d’une visite de courtoisie au président de l’ALT. Selon lui, il s’agit également de réaffirmer la disponibilité du PNUD à travailler auprès de la communauté et du gouvernement, pour la mise en œuvrer des priorités exprimées dans le plan national de relance. « Le programme transformateur signé entre les Nations unies et le gouvernement est 100% aligné avec le travail du PNUD. Il concerne la gouvernance, l’énergie, l’environnement et la résilience » a-t-il précisé.

Evariste YODA

Poursuivi pour avoir poignardé son voisin, il bénéficie d’une seconde chance

M.F était devant les juges du Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora, le mardi 10 mars 2026. Il répondait des faits de coups et blessures volontaires sur K.S. Les faits se sont produits le jeudi 12 février dernier. Tout a commencé par une affaire de bois. En effet, le prévenu a ramassé le bois de sa victime sans son consentement. C’est sur le lieu où la victime a intercepté M.F avec le chargement de bois (…)

Retrouvez Au coin du palais sur https://www.sidwaya.info/numerique/

 

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

Cinéma africain: les bases d’une souveraineté audiovisuelle lancées.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a présidé la cérémonie de clôture de la rencontre des directeurs de la cinématographie des Etats membres de l’UEMOA et de la Guinée Conakry le mercredi 18 mars 2026, à Ouagadougou.

La rencontre des directeurs de la cinématographie des Etats membres de l’UEMOA et de la Guinée, ouverte le mardi 17 mars, a pris fin le mercredi 18 mars 2026, à Ouagadougou. En effet, elle s’est clôturée sur une note d’espoir, avec l’adoption d’importantes décisions visant à structurer durablement les industries cinématographiques africaines.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants, soulignant une avancée majeure vers une coopération sous régionale renforcée. Il a indiqué qu’au terme des deux jours de concertation, les participants ont adopté la déclaration de Ouagadougou sur la souveraineté audiovisuelle, ainsi que le plan d’actions 2026-2030, désormais érigé en feuille de route commune pour le développement du cinéma et de l’audiovisuel dans la sous-région.

“Ces instruments stratégiques traduisent une volonté affirmée de faire du cinéma africain un levier de souveraineté culturelle, de croissance économique et d’intégration régionale”, a-t-il déclaré. Le ministre Ouédraogo a mis en avant plusieurs priorités, notamment le renforcement de la gouvernance, la promotion des coproductions, la mise en place de mécanismes de financement et l’instauration d’un cadre réglementaire adapté aux plateformes numériques. Il a également insisté sur la nécessité de créer un marché régional intégré pour faciliter la diffusion des œuvres et renforcer la compétitivité du cinéma africain. Le ministre chargé de la Culture a appelé les directeurs de cinéma à traduire rapidement ces orientations en actions concretes.

Selon le directeur général de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA), Moussa Alex Sawadogo, l’objectif de la rencontre a été largement dépassé, avec une forte mobilisation marquée par l’adhésion rapide de la Guinée. Il a souligné la mise en place d’un cadre permanent de concertation pour structurer le développement du cinéma africain. La rencontre a également permis d’initier un projet de fonds régional de financement et de la création d’un marché commun du cinéma pour soutenir les talents africains. En fin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre pays, de faciliter la circulation des œuvres et promouvoir la coproduction pour bâtir une industrie cinématographique africaine plus intégrée et compétitive.

Le directeur général de l’office national du cinéma, de la vidéo et de la photographie de Guinée, Amara Traoré, a traduit, au nom des acteurs de l’audiovisuel et de la cinématographie de la Guinée, leur gratitude au gouvernement et au peuple du Burkina Faso pour l’accueil chaleureux et l’organisation réussie de cette rencontre dans la capitale historique du cinéma africain.

Les délégations ont salué la rencontre organisée par l’ABCA.

Il a salué l’engagement constant des Etats de l’espace communautaire en faveur du développement du cinéma et de l’audiovisuel, ainsi que les initiatives portées par les institutions régionales, les professionnels du secteur et les partenaires techniques et financiers. M. Traoré a félicité la tenue de la rencontre qui constitue une étape importante dans le renforcement du dialogue institutionnel et de la coopération régionale dans le domaine de la cinématographie et de l’audiovisuel. « Nous déclarons notre détermination commune à renforcer les politiques publiques en faveur du développement des industries cinématographiques et audiovisuel à promouvoir une coopération régionale ambitieuse et structurante », a-t-il affirmé.

Abdoulaye BALBONE

Astride OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Fête du Ramadan: l’engouement diversement apprécié par les commerçants

A l’occasion de la fête du Ramadan, Sidwaya a fait un constat au grand marché de Ouagadougou, le mercredi 18 mars 2026 à Ouagadougou.

A quelques heures de la fête du Ramadan, le grand marché de Ouagadougou grouille du monde ce mercredi 18 mars 2026. Pendant que certains vendeurs n’ont pas de repos, car assaillis par des clients, d’autres se tournent les pouces par manque de clientèle. Issaka Yamba est un vendeur de vêtements au grand marché de Ouagadougou et fait partie des plus heureux. Il rend grâce à Dieu, car cette année est meilleure à la précédente. « Le marché évolue bien. 

Le commerçant de chaussures, Abdoul Kader Konda, dit tirer son épingle du jeu.

Des gens viennent même des provinces pour les achats, cette année », confie-t-il avec un sourire. Dans la même veine, Abdoul Kader Konda, vendeur de chaussures, dit se frotter les mains.  « Le marché est abordable que l’année dernière. Cela peut se justifier par les nouveautés dont nous disposons », avoue-t-il.  Aminata Sawadogo fait des tatouages et la manucure/pédicure. Elle remercie aussi le bon Dieu car l’affluence est au rendez-vous. Latifa Valéa, une cliente, est satisfaite de ses tatouages. « Le prix est abordable et n’a pas varié comparativement à l’année dernière », atteste-t-elle. Tout comme mademoiselle Valéa, Mariam Koné estime que le prix, cette année, est abordable.

« Ce qu’on achetait à 4000 FCFA l’année dernière, on peut l’avoir à 3000 FCFA », affirme-t-elle toute joyeuse. Issaka, Abdoul Kader et Aminata souhaitent le retour de la paix au Burkina afin que leur commerce puisse aller de l’avant. « Nous demandons à Dieu de toujours protéger le Burkina et de lui procurer la paix. Car s’il n’y a pas la paix, le commerce ne peux pas évoluer », assure Aminata Sawadogo. Contrairement aux trois premiers commerçants, le vendeur de vêtements, Adama Biogo, n’est pas confiant. « Le marché n’est pas reluisant.  Nous cherchons juste de quoi se nourrir sinon ça ne va pas », se lamente-t-il.

Célestine KINI

(Stagiaire)

Faso Bu Kaoré: le ministre Edasso Rodrigue Bayala explique la loi au Dima de Boussouma

Une délégation ministérielle, conduite par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a informé, le mercredi 18 mars 2026, au palais royal de Boussouma, le Dima de Boussouma, le Naaba Sigri, de l’opérationnalisation de la loi Faso Bu Kaoré. 

La tournée d’information de la loi Faso Bu Kaoré auprès des autorités coutumières et religieuses se poursuit dans les régions du Burkina. Ainsi, c’était au tour du Dima de Boussouma, le Naaba Sigri et ses ministres de recevoir, le mercredi 18 mars 2026, dans son palais royal, une délégation ministérielle, conduite par le ministre de la Justcie, Edasso Rodigue Bayala. « Cette loi porte l’institution dans les instances traditionnelles de règlement de conflits.

Nous sommes partis du constat que bon nombre de contentieux dans nos sociétés sont réglés par ces mécanismes endogènes. Et la loi a consacré ces mécanismes comme mode de résolution des conflits pour renforcer la paix et la cohésion sociale », a souligné le ministre Bayala. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, la délégation ministérielle est venue lui faire le point de cette loi, l’ensemble de ses textes d’application, afin de solliciter son accompagnement pour l’opérationnalisation de cette loi. Selon le ministre de la Justice, la prochaine étape prévue en avril 2026 sera consacrée sur un cadre de concertation avec l’ensemble des acteurs qui pratiquent dans le royaume de Boussouma ces mécanismes endogènes de résolution des conflits pour un partage d’expériences. 

« Que les acteurs de la justice moderne soient impliqués pour que nous puissions voir ces rôles complémentaires que ces instances doivent jouer à côté de la justice moderne pour que dans la mise en œuvre, il n’y ait pas de conflits tout en définissant clairement les domaines de compétence, les rôles qu’ils doivent avoir entre les deux instances », a précisé M. Bayala. En réponse, le Dima de Boussouma les a rassurés de sa disponibilité à accompagnement le département de la Justice pour une mise en œuvre réussie de cette loi. « Nous partons très rassurés de ce que nous avons entendu. Cela renforcera notre volonté d’opérationnaliser ces instances, parce que le Faso Bu Kaoré se pratique déjà dans le royaume de Boussouma depuis longtemps », s’est réjoui Edasso Rodrigue Bayala. Les autorités traditionnelles et coutumières du royaume de Boussouma ont salué cette approche participative du ministère en charge de la justice.

Accompagner le gouvernement

Pour le Sanm-naaba du Dima de Boussouma, cette démarche est originale sur la mise en œuvre de cette loi historique. A l’entendre, le Dima de Boussouma, le Naaba Sigri, est heureux de recevoir cette délégation qui est une première dans le cadre de l’opérationnalisation d’une loi qui sera votée par la législation à l’issue de la proposition du gouvernement. « Si les choses se passent toujours dans la concertation, le respect et l’écoute des acteurs principaux de la mise en œuvre d’une loi, il n’y aura pas de doute dans l’opérationnalisation de cette loi », a souligné le Sanm-naaba du Dima de Boussouma. Il a donc rassuré de la disponibilité du Naaba Sigri pour accompagner le gouvernement dans l’opérationnalisation de la loi Faso Bu Kaoré au profit de la chefferie coutumière et traditionnelle et de la population burkinabè.

Il a souligné que la justice transitionnelle est pratiquée depuis la nuit des temps au palais royal de Boussouma de façon hebdomadaire avec à la clé des audiences extraordinaires si l’urgence l’oblige. « Malgré l’arrivée du colon, la justice se rendait ou se rend toujours au palais royal de Boussouma depuis longtemps suivant les us et coutumes. Il y a beaucoup de choses qui se règlent au palais royal de Boussouma et dans ses douze cantons ou auprès des chefs de village ou chefs cultuels (chefs de terre) », a-t-il rassuré. Cependant, les dossiers complexes sont transmis ou référés à la justice classique pour que la loi soit dite.   

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com