Fête du Ramadan: l’engouement diversement apprécié par les commerçants

A l’occasion de la fête du Ramadan, Sidwaya a fait un constat au grand marché de Ouagadougou, le mercredi 18 mars 2026 à Ouagadougou.

A quelques heures de la fête du Ramadan, le grand marché de Ouagadougou grouille du monde ce mercredi 18 mars 2026. Pendant que certains vendeurs n’ont pas de repos, car assaillis par des clients, d’autres se tournent les pouces par manque de clientèle. Issaka Yamba est un vendeur de vêtements au grand marché de Ouagadougou et fait partie des plus heureux. Il rend grâce à Dieu, car cette année est meilleure à la précédente. « Le marché évolue bien. 

Le commerçant de chaussures, Abdoul Kader Konda, dit tirer son épingle du jeu.

Des gens viennent même des provinces pour les achats, cette année », confie-t-il avec un sourire. Dans la même veine, Abdoul Kader Konda, vendeur de chaussures, dit se frotter les mains.  « Le marché est abordable que l’année dernière. Cela peut se justifier par les nouveautés dont nous disposons », avoue-t-il.  Aminata Sawadogo fait des tatouages et la manucure/pédicure. Elle remercie aussi le bon Dieu car l’affluence est au rendez-vous. Latifa Valéa, une cliente, est satisfaite de ses tatouages. « Le prix est abordable et n’a pas varié comparativement à l’année dernière », atteste-t-elle. Tout comme mademoiselle Valéa, Mariam Koné estime que le prix, cette année, est abordable.

« Ce qu’on achetait à 4000 FCFA l’année dernière, on peut l’avoir à 3000 FCFA », affirme-t-elle toute joyeuse. Issaka, Abdoul Kader et Aminata souhaitent le retour de la paix au Burkina afin que leur commerce puisse aller de l’avant. « Nous demandons à Dieu de toujours protéger le Burkina et de lui procurer la paix. Car s’il n’y a pas la paix, le commerce ne peux pas évoluer », assure Aminata Sawadogo. Contrairement aux trois premiers commerçants, le vendeur de vêtements, Adama Biogo, n’est pas confiant. « Le marché n’est pas reluisant.  Nous cherchons juste de quoi se nourrir sinon ça ne va pas », se lamente-t-il.

Célestine KINI

(Stagiaire)

Faso Bu Kaoré: le ministre Edasso Rodrigue Bayala explique la loi au Dima de Boussouma

Une délégation ministérielle, conduite par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a informé, le mercredi 18 mars 2026, au palais royal de Boussouma, le Dima de Boussouma, le Naaba Sigri, de l’opérationnalisation de la loi Faso Bu Kaoré. 

La tournée d’information de la loi Faso Bu Kaoré auprès des autorités coutumières et religieuses se poursuit dans les régions du Burkina. Ainsi, c’était au tour du Dima de Boussouma, le Naaba Sigri et ses ministres de recevoir, le mercredi 18 mars 2026, dans son palais royal, une délégation ministérielle, conduite par le ministre de la Justcie, Edasso Rodigue Bayala. « Cette loi porte l’institution dans les instances traditionnelles de règlement de conflits.

Nous sommes partis du constat que bon nombre de contentieux dans nos sociétés sont réglés par ces mécanismes endogènes. Et la loi a consacré ces mécanismes comme mode de résolution des conflits pour renforcer la paix et la cohésion sociale », a souligné le ministre Bayala. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, la délégation ministérielle est venue lui faire le point de cette loi, l’ensemble de ses textes d’application, afin de solliciter son accompagnement pour l’opérationnalisation de cette loi. Selon le ministre de la Justice, la prochaine étape prévue en avril 2026 sera consacrée sur un cadre de concertation avec l’ensemble des acteurs qui pratiquent dans le royaume de Boussouma ces mécanismes endogènes de résolution des conflits pour un partage d’expériences. 

« Que les acteurs de la justice moderne soient impliqués pour que nous puissions voir ces rôles complémentaires que ces instances doivent jouer à côté de la justice moderne pour que dans la mise en œuvre, il n’y ait pas de conflits tout en définissant clairement les domaines de compétence, les rôles qu’ils doivent avoir entre les deux instances », a précisé M. Bayala. En réponse, le Dima de Boussouma les a rassurés de sa disponibilité à accompagnement le département de la Justice pour une mise en œuvre réussie de cette loi. « Nous partons très rassurés de ce que nous avons entendu. Cela renforcera notre volonté d’opérationnaliser ces instances, parce que le Faso Bu Kaoré se pratique déjà dans le royaume de Boussouma depuis longtemps », s’est réjoui Edasso Rodrigue Bayala. Les autorités traditionnelles et coutumières du royaume de Boussouma ont salué cette approche participative du ministère en charge de la justice.

Accompagner le gouvernement

Pour le Sanm-naaba du Dima de Boussouma, cette démarche est originale sur la mise en œuvre de cette loi historique. A l’entendre, le Dima de Boussouma, le Naaba Sigri, est heureux de recevoir cette délégation qui est une première dans le cadre de l’opérationnalisation d’une loi qui sera votée par la législation à l’issue de la proposition du gouvernement. « Si les choses se passent toujours dans la concertation, le respect et l’écoute des acteurs principaux de la mise en œuvre d’une loi, il n’y aura pas de doute dans l’opérationnalisation de cette loi », a souligné le Sanm-naaba du Dima de Boussouma. Il a donc rassuré de la disponibilité du Naaba Sigri pour accompagner le gouvernement dans l’opérationnalisation de la loi Faso Bu Kaoré au profit de la chefferie coutumière et traditionnelle et de la population burkinabè.

Il a souligné que la justice transitionnelle est pratiquée depuis la nuit des temps au palais royal de Boussouma de façon hebdomadaire avec à la clé des audiences extraordinaires si l’urgence l’oblige. « Malgré l’arrivée du colon, la justice se rendait ou se rend toujours au palais royal de Boussouma depuis longtemps suivant les us et coutumes. Il y a beaucoup de choses qui se règlent au palais royal de Boussouma et dans ses douze cantons ou auprès des chefs de village ou chefs cultuels (chefs de terre) », a-t-il rassuré. Cependant, les dossiers complexes sont transmis ou référés à la justice classique pour que la loi soit dite.   

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Nations unies: le nouvel ambassadeur du Burkina présente ses lettres de créance à Antonio Guterres

Saïdou Zongo a présenté au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, les lettres par lesquelles, le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat, l’accrédite en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, Représentant permanent du Burkina Faso auprès des Nations unies.

A l’issue de la cérémonie solennelle, Antonio Guterres a reçu en audience le diplomate burkinabè qui entame ainsi officiellement sa mission à New York. La présentation des lettres de créance traduit l’engagement renouvelé du Burkina Faso à œuvrer activement au sein du système multilatéral, en faveur de la paix, de la sécurité internationale, du développement durable et du renforcement de la coopération entre les nations. Diplomate de carrière, Saïdou Zongo dispose d’une grande expérience dans les affaires multilatérales et en matière de représentation internationale du Burkina Faso.

Il a occupé de hautes responsabilités au sein du département des Affaires étrangères, aussi bien à la centrale qu’au niveau des missions diplomatiques et postes consulaires. Pour le cas particulier des Nations unies, il y a déjà servi dans le cadre du mandat du Burkina Faso au Conseil de sécurité de 2008-2011. En rappel, c’est en Conseil des ministres du 22 janvier 2026 que Saïdou Zongo a été nommé ambassadeur, Représentant permanent du Burkina Faso auprès des Nations unies.

DCRP/MAE

CAN 2025 : le Sénégal conteste la décision de la CAF

Le gouvernement du Sénégal a réagi à la décision de la Confédération africaine de football de retirer son titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc. Les autorités sénégalaises dénoncent une mesure jugée injuste, opaque et contraire aux principes de l’éthique sportive.

Dans un communiqué officiel, Dakar affirme ne pas reconnaître cette décision et annonce son intention de saisir les juridictions internationales compétentes. Le Sénégal exige également l’ouverture d’une enquête indépendante.

#sidwaya.info

Cinéma africain: une rencontre pour renforcer la coopération sous régionale

Les acteurs du cinéma africain organisent un cadre de dialogue sur le thème « Cinéma africain, souveraineté culturelle et coopération régionale : rôles et responsabilités des Etats », les 17 et 18 mars 2026, à Ouagadougou.

Réunis à Ouagadougou les 17 et 18 mars 2026, les directeurs de cinéma des pays de la sous-région tiennent une rencontre stratégique sur le thème : « Cinéma africain, souveraineté culturelle et coopération régionale : rôles et responsabilités des Etats ». L’objectif de cette rencontre est de définir les mécanismes concrets pour lever les obstacles au développement du 7e art et renforcer l’intégration sous-régionale du secteur. Cette rencontre vise, selon le directeur général de l’Agence burkinabè du cinéma et de l’audiovisuel (ABCA), Moussa Alex Sawadogo, à renforcer la coopération sous régionale, mutualiser les ressources et harmoniser les politiques en faveur du cinéma.

Elle a été présidée par le directeur de cabinet du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Sy Christian Innocent Ouattara, représentant son ministre. Il a confié que cette réunion, axée sur la souveraineté culturelle et la coopération régionale, traduit l’importance stratégique du cinéma dans l’affirmation de l’identité et du rayonnement de l’Afrique. Insistant sur le rôle fondamental du cinéma comme mémoire des peuples et vecteur de valeurs, M. Ouattara a rappelé qu’il est un outil essentiel d’expression des sociétés africaines. Face à la domination des industries culturelles internationales, le représentant du ministre a mis en avant l’urgence pour les Etats africains de produire leurs propres récits et de renforcer leur souveraineté culturelle. 

Il a également souligné la responsabilité des pouvoirs publics dans la structuration d’industries cinématographiques solides à travers le financement, le soutien à la création et la mise en place d’un marché africain. Il a reconnu les défis majeurs du secteur notamment le manque de financements, la faiblesse des infrastructures et l’accès limité aux marchés. M. Ouattara a enfin exprimé l’espoir que les travaux débouchent sur une déclaration ambitieuse de Ouagadougou, porteuse d’une vision commune et d’actions concrètes pour dynamiser le secteur.

Le DG de l’ABCA, Moussa Alex Sawadogo, a mis en avant les réformes engagées par les autorités burkinabè. Selon lui, la création de l’ABCA marque une nouvelle orientation visant à repenser la gouvernance du secteur, améliorer les mécanismes de financement et dynamiser l’ensemble de la filière cinématographique. Il a signifié que les échanges vont porter sur plusieurs priorités à savoir le développement de coproductions entre pays africains, la mise en place d’un fonds régional de soutien, ainsi que la création d’un marché commun pour faciliter la diffusion des œuvres. M. Sawadogo a insisté sur la nécessité d’encourager l’innovation, à travers des laboratoires de création et de nouvelles formes de narration, en phase avec les orientations des autorités.

Abdoulaye BALBONE

Ahmed Abdoul Aziz HEBIE

(Stagiaire)

Mogtédo : 1,68 tonne de poissons avariés saisis

Il est tombé dans l’oreille de Kantigui que le jeudi 12 mars 2026, la brigade territoriale de gendarmerie de Mogtédo, engagée dans une mission de sécurisation à l’occasion du jour de marché, est intervenue dans une poissonnerie située au quartier Towemba. Kantigui qui y était présent au moment des faits, a suivi toute l’opération. En effet, les éléments de la gendarmerie ont constaté qu’une forte odeur nauséabonde se dégageait d’un conteneur servant à la fois d’entrepôt et de point de vente de poissons. Face à la situation, les services d’hygiène, les services techniques compétents ainsi que le président de la délégation spéciale de la (…)

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Kantigui

kantigui2000@gmail.com

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SITARAIL : les 29 ex- travailleurs indemnisés

Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, et le directeur général de la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL), Simplice Essoh, ont signé le mardi 17 mars 2026, à Ouagadougou, un protocole d’accord marquant la fin du conflit entre les ex- travailleurs et ladite société, suivi de la remise des chèques.

Le conflit qui opposait des ex- travailleurs de la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL) à la direction, depuis 2002, se conjugue désormais au passé. Il a pris fin officiellement ce 17 mars 2026 par la signature d’un protocole d’accord entre SITARAIL et le ministère des Serviteurs du Peuple. Les anciens travailleurs concernés ont reçu leurs chèques d’indemnisation.

Selon le ministre, dans ce protocole d’accord, il est question du paiement par la SITARAIL des cotisations sociales correspondant aux périodes de suspension des contrats de 2002 jusqu’aux dates de départ à la retraite des 29 ex-travailleurs, le paiement des droits de fin de contrat à ceux qui ne les avaient pas perçus, la délivrance des certificats de travaill, la signature de protocoles d’accord individuels et le règlement des grades réels par l’Etat du Burkina Faso. En contrepartie, les requérants abandonnent toute réclamation financière liée aux périodes de suspension de leurs contrats.

« Aujourd’hui, cet acte marque la fin d’un conflit qui a duré plus de deux décennies. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à toutes les parties prenantes pour leur patience, leur sens du dialogue et leur esprit de compromis. Grâce à la volonté commune de parvenir à une solution équitable, ce dossier trouve aujourd’hui une issue apaisée et constructive », a indiqué le ministre Traoré. Et le DG de SITARAIL, Simplice Essoh de remercier le ministère pour l’aboutissement de ce conflit qui n’a que trop duré. « C’est une joie pour moi de voir ces ex-travailleurs rentrés dans leurs droits », a-t-il ajouté.

Gratitude au gouvernement actuel

Pour le représentant des ex-travailleurs, Mody Diallo, cette crise a traversé plusieurs régimes, mais aucun d’eux n’a manifesté sa volonté de trouver une issue favorable. « Mais 24 ans après, grâce au gouvernement actuel, elle a pris fin. Il a pris à bras le corps le problème. Nous sommes satisfaits du dénouement. Les ayants droit des camarades décédés recevront leur indemnisation », a -t-il expliqué.   

Le conflit est né en 2002 à la suite de la crise survenue en Côte d’Ivoire et ayant entraîné la suspension de la circulation ferroviaire, avec pour conséquence immédiate la suspension des contrats de travail. Le différend portait sur la revendication de la prise en compte des périodes de suspension dans le calcul des anciennetés des travailleurs et le paiement des « grades réels ».

La résolution du litige a conduit à la saisine du conseil d’arbitrage, lequel a rendu sa sentence en 2007. Cette sentence a connu des difficultés d’application. Sur instruction du Premier ministre, le ministre des Serviteurs du Peuple a assuré la facilitation avec les protagonistes en juillet 2025. Cette facilitation a permis la signature d’un protocole d’accord global le 24 novembre 2025.

Fleur BIRBA

Aménagement des routes à Bobo-Dioulasso: Mikaïlou Sidibé exhorte les entreprises au respect des délais

Le ministre de la Construction de la Partie, Mikaïlou Sidibé, a visité, le lundi 16 mars 2026, les infrastructures routières en cours de construction dans la ville de Bobo-Dioulasso. Il a invité les entreprises à accélérer les travaux afin que les différents chantiers puissent être livrés avant les grands événements à venir, notamment la Semaine nationale de la culture (SNC).

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a visité trois grands chantiers dans la ville de Bobo-Dioulasso, le lundi 16 mars 2026. Il s’agit de la route du port sec, de la voie menant au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dafra, et de celle de Leguema. La plupart de ces chantiers sont en phase de finition. Au niveau de la route du port sec, les travaux de la chaussée sont en phase d’achèvement.

Des essais de revêtement et des travaux sur les giratoires et les bordures sont en cours. Le taux physique global est de 50,33% pour un délai consommé de 96,30%. Ce taux est pratiquement le même pour la voie menant au CMA de Dafra. Là, la couche de fondation est presque terminée. Les tests sur la couche de base sont en cours pour engager le revêtement et l’assainissement. L’entreprise a rassuré les visiteurs du jour que les deux chantiers vont être livrés d’ici mi-avril.

S’agissant de la route de Leguema, longue de sept kilomètres, le taux de réalisation est de 61,18%. Le goudron a déjà été coulé sur trois kilomètres jusqu’au nouveau stade en construction. Les travaux restants concernent entre autres la pose de pavés ou l’exécution de fossé triangulaire en terre. Le directeur de l‘entreprise en charge des travaux, Yacouba Ouédraogo, a  rassuré  le ministre et ses collaborateurs que le chantier va être livré dans le délai imparti.

Le chef de mission de contrôle AGETIC-BTP, Wilfried Yameogo, a également jugé satisfaisant le taux de réalisation des travaux de la route de Leguema. Le ministre de la Construction de la Patrie, à l’issue de ces visites, a invité les différentes entreprises à accélérer les travaux pour que les différents chantiers puissent être livrés dans les délais. « Nous avons visité les chantiers prioritaires dans la ville de Bobo-Dioulasso. Il est essentiel de s’assurer que les échéances seront respectées, surtout avec les grands événements à venir, notamment la Semaine nationale de la culture.

Le message aux entreprises et aux missions de contrôle est la rigueur pour respecter les délais avant la SNC. Nous demandons encore un peu de patience à la population face aux désagréments, car le bout du tunnel est proche », a signifié M. Sidibé. Outre les trois chantiers presque achevés, le ministre Mikaïlou Sidibé s’est rendu sur un autre en cours de démarrage. Il s’agit du tronçon partant de l’école Madersa Salam, à Bindougouusso pour rejoindre la route de Leguema en passant près du CMA de Dafra. Les levées topographiques de cet axe long de cinq kilomètres sont achevés et ce sont les travaux de sondage et de libération de l’emprise qui sont en cours.

Adaman DRABO

Commémoration de la nuit du Destin: les fidèles du CERFI et de l’AEEMB échangent sur les bonnes pratiques de l’Islam.

Le Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) et l’Association des élèves et étudiants musulmans du Burkina (AEEMB) ont célébré dans la nuit du 16 au 17 mars 2026, à Ouagadougou l’Aïl Latoul Qadr ou « Nuit du destin » à travers une conférence. Le thème a porté sur : « Le Ramadan, une école de spiritualité et de solidarité : comment pérenniser les acquis ? ».

A quelques jours de la fin du mois de Ramadan, les fidèles musulmans se sont donnés rendez-vous dans la nuit du lundi 16 mars au mardi 17 mars pour célébrer l’Aïl Latoul Qadr ou « nuit du Destin », au pavillon soleil levant du Siao à Ouagadougou.

Cette commémoration exceptionnelle qui marque la révélation du Coran, livre saint de l’Islam, par Dieu à l’humanité, a été organisée par le Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) et l’Association des élèves et étudiants musulmans du Burkina (AEEMB). Elle a été placée sur le thème : « Le Ramadan, une école de spiritualité et de solidarité : comment pérenniser les acquis ? ».

Selon le conférencier, imam Alidou Ilboudo, la nuit du Destin est une nuit de spiritualité, de recueillement, de pardon et d’élévation spirituelle, durant laquelle les croyants multiplient les prières, les invocations et les actes de dévotion. Le mois de Ramadan, a-t-il dit, constitue pour chaque musulman une véritable école de formation spirituelle et morale.

A travers le jeûne, la prière, la lecture du Coran et les œuvres de bienfaisance, le croyant s’exerce à la maîtrise de soi, à la patience, à la générosité et au sens de la solidarité envers les plus démunis. « Durant le mois de Ramadan, nous apprenons à respecter ces commandements parce que nous savons que ces instants sont des bénédictions », a indiqué imam Alidou Ilboudo. A l’en croire, il s’est agi d’inviter les fidèles musulmans à consolider et pérenniser ces acquis d’ici le Ramadan prochain.

Pour l’imam de l’AEEMB et du CERFI, Tiégo Tiemtoré, le mois de Ramadan est une grâce divine et une école de formation où le croyant apprend à se rapprocher de Dieu par des actes d’adoration. Tout en soulignant l’importance de cette nuit dans la vie du fidèle musulman, il a laissé entendre que « cette nuit vaut mille mois, comme le Coran le dit. C’est presque 83 années d’adoration.

Cela signifie que si cette nuit vous trouve en état d’adoration en train de prier, de lire le Coran, d’accomplir un acte de générosité, une quête de savoir, ou tout acte qui plaise au Seigneur, le Seigneur vous accordera en récompense l’équivalent de la vie d’un pieux musulman pendant près de 83 ans ».

Face au contexte actuel, les fidèles musulmans du CERFI et l’AEEMB ont prié pour la stabilité, le retour de la paix et le vivre-ensemble au Burkina Faso, au cours de cette soirée spirituelle marquée par des conférences, des prières communautaires, des invocations et des moments de convivialité. La soirée a rassemblé de nombreux fidèles venus recueillir les bénédictions de cette nuit bénie.

Abdoulaye BALBONE

Adama NIKIEMA

(Stagiaire)

Congo: Denis Sassou Nguesso réélu pour un 5e mandat

Le Président, Denis Sassou Nguesso, a été réélu pour un 5e mandant, selon les résultats provisoires proclamés, hier mardi 17 mars 2026.

Denis Sassou Nguesso va encore diriger le Congo pour 5 ans. A l’issue de l’élection présidentielle du 15 mars dernier, il a été proclamé vainqueur avec 94,82 % des voix, selon les résultats provisoires annoncés mardi 17 soir. « Est élu, Sassou Nguesso Denis, 2 507 038 voix, soit 94,82 % des suffrages exprimés », a déclaré à la télévision nationale, le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou. Avec cette victoire au premier tour de la présidentielle,  Denis Sassou Nguesso est réélu Président du Congo pour un cinquième mandat.

Au pouvoir depuis 40 ans et âgé de 82 ans, le leader du Parti congolais du travail (PCT) va diriger le pays jusqu’en 2031. Selon le ministre de l’Intérieur, le taux de participation du scrutin s’élève à « 84,65 % ». A cette élection, près de trois millions d’électeurs étaient appelés aux urnes.  Ses challengers ont obtenu, les resultats suivants: Mavoungou-Zinga Mabio; 39 186, soit 1, 48%, Dave Uphrem Mafoula :1,03%, Destin Gavet: 0,87%, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou : 0,86%, Romain Vivien Manangou: 0,61%, Anguios Nganguia Engambé : 0,33%

La Rédaction