Congo: Denis Sassou Nguesso réélu pour un 5e mandat

Le Président, Denis Sassou Nguesso, a été réélu pour un 5e mandant, selon les résultats provisoires proclamés, hier mardi 17 mars 2026.

Denis Sassou Nguesso va encore diriger le Congo pour 5 ans. A l’issue de l’élection présidentielle du 15 mars dernier, il a été proclamé vainqueur avec 94,82 % des voix, selon les résultats provisoires annoncés mardi 17 soir. « Est élu, Sassou Nguesso Denis, 2 507 038 voix, soit 94,82 % des suffrages exprimés », a déclaré à la télévision nationale, le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou. Avec cette victoire au premier tour de la présidentielle,  Denis Sassou Nguesso est réélu Président du Congo pour un cinquième mandat.

Au pouvoir depuis 40 ans et âgé de 82 ans, le leader du Parti congolais du travail (PCT) va diriger le pays jusqu’en 2031. Selon le ministre de l’Intérieur, le taux de participation du scrutin s’élève à « 84,65 % ». A cette élection, près de trois millions d’électeurs étaient appelés aux urnes.  Ses challengers ont obtenu, les resultats suivants: Mavoungou-Zinga Mabio; 39 186, soit 1, 48%, Dave Uphrem Mafoula :1,03%, Destin Gavet: 0,87%, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou : 0,86%, Romain Vivien Manangou: 0,61%, Anguios Nganguia Engambé : 0,33%

La Rédaction

Gabon : une décision qui fâche

Au Gabon, la suspension « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux depuis le 18 février 2026 par la Haute autorité de la communication (HAC) continue de faire des vagues. Si les autorités ont justifié cette décision par les menaces que représentent les réseaux sociaux pour la stabilité et la sécurité du pays des Gabonais n’ont de cesse de la critiquer. La principale figure de l’opposition, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a même porté l’affaire devant le tribunal de première instance de Libreville qui a rendu son verdict, avant-hier lundi 16 mars.

Cette juridiction s’est déclarée incompétente, renvoyant le litige devant le juge administratif, notamment le Conseil d’Etat. Le plaignant, pour qui « la HAC agit de manière manifestement illégale et anticonstitutionnelle », va devoir patienter avant de connaitre la suite de son dossier.  En s’attaquant à la décision de l’instance de régulation, l’opposant épouse la cause des Gabonais, accrocs aux réseaux sociaux, dont le plus populaire est Facebook.  Au Gabon, tout comme cela s’entend en de pareilles circonstances, les grincements de dents sont fortement ressentis, dans la mesure où les réseaux sociaux ne constituent plus un simple outil de communication.

Ils constituent désormais des plateformes de commerce et de branding personnel ou institutionnel. Des influenceurs gabonais de renom, comme l’artiste Créol, sont montés au créneau pour dénoncer cette mesure. Si le mécontentement est réel, les fanatiques des réseaux sociaux au Gabon out trouvé la parade pour continuer à scroller sur leurs écrans, à travers un recours massif aux VPN, des réseaux privés virtuels sécurisés permettant de contourner la censure. Cette astuce montre d’ailleurs la limite, voire l’inefficacité d’une mesure de suspension des réseaux sociaux, à l’ère du tout numérique. 

Il existe des outils, dont les internautes peuvent se servir pour ne pas subir des restrictions sur la durée. Le gouvernement gabonais, qui a agi manifestement en toute responsabilité, doit œuvrer à ce que sa décision ne perdure pas.  Même si leur usage s’apparente à un couteau à double tranchant, on ne saurait imagier un monde sans réseaux sociaux, vu leur enracinement dans les habitudes des citoyens. L’enjeu ne réside pas dans la suspension des réseaux sociaux, source de polémique généralement, mais dans les initiatives à développer pour mieux les encadrer.

C’est l’objectif recherché par les autorités gabonaises, à travers cette mesure qui fâche.  Si les réseaux sociaux offrent des facilités de communication, ils ne sauraient être une zone de non droit, où n’importe quel quidam peut insulter qui il veut ou déverser à longueur de journée de fausses informations, couramment appelées « Fake news ». Même si elle est garantie par la loi dans presque tous les pays à l’échelle planétaire, la liberté d’expression ne veut pas dire impunité.

Dans la parenthèse de la suspension des réseaux sociaux, les autorités gabonaises doivent travailler à renforcer la législation en la matière pour limiter les dérives ou les menaces qui ont motivé la mesure décriée. La régulation des réseaux sociaux est un véritable casse-tête, mais il faut s’y mettre pour satisfaire au besoin de construire une société vertueuse. Cette exigence vaut aussi bien pour le Gabon que pour tout autre Etat confronté à la problématique de la gestion des réseaux sociaux.  On ne peut pas bâtir une nation dans le désordre. Il faut nécessairement des limites aux actions humaines…

Kader Patrick KARANTAO

Musée national : « Le Conseil des Ministres », un art pour promouvoir la gouvernance

Le Musée national du Burkina Faso a procédé au vernissage de l’exposition dénommée : « Le Conseil des Ministres », de l’artiste Sahab Kouanda, lundi 16 mars 2026 à Ouagadougou.

Le Musée national du Burkina Faso poursuit sa dynamique de promotion de la création artistique et de réflexion citoyenne. C’est sous cet angle qu’il a organisé le vernissage de l’exposition « Le Conseil des Ministres » de l’artiste burkinabè Sahab Kouanda, le lundi 16 mars 2026, à Ouagadougou. Cette initiative culturelle inscrite dans le cadre du mois de la femme se veut un espace de dialogue entre art, gouvernance et cohésion sociale.

L’artiste Sahab Kouanda a indiqué que cette exposition se veut avant tout un message de reconnaissance. « L’objectif est de remercier le gouvernement et tous ceux qui se battent pour le pays », a-t-il confié.  Conçues à partir de matériaux de récupération, ses œuvres traduisent pour lui, une volonté de valoriser des déchets tout en portant un message fort sur l’engagement citoyen. « Je récupère les objets jetés pour montrer que notre pays n’est pas une poubelle, mais un espace de création », a-t-il expliqué.

Réalisée sur une période d’environ huit mois, l’exposition illustre, selon lui, sa contribution à la construction nationale à travers son savoir-faire. Il a également salué l’accompagnement du Musée national, ainsi que le soutien du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA). Le représentant du ministre la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Alassane Waongo, quant à lui, a salué l’initiative du Musée national. De son avis, il constitue aujourd’hui un espace vivant de dialogue, d’éducation et de créativité où le patrimoine culturel rencontre le présent et où l’art invite à réfléchir sur l’avenir de la nation. Pour lui, cette exposition illustre le dynamisme de la création contemporaine burkinabè.

Soutenir les initiatives culturelles

S’attardant sur l’œuvre de l’artiste, il a expliqué que l’auteur, souvent surnommé le « Magicien de la récupération », propose une lecture artistique originale de la gouvernance à travers des matériaux récupérés et recyclés. « Avec cette allégorie artistique, il nous rappelle que la gouvernance ne doit pas être un acte isolé, mais un concert de voix au service de l’intérêt général », a-t-il soutenu. M. Waongo a par ailleurs réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les initiatives culturelles, considérées comme des leviers de cohésion sociale, de transmission des valeurs et de renforcement de l’unité nationale. Il a également insisté sur le rôle déterminant des femmes qu’il a qualifiées de piliers du dialogue, de la résilience et du développement.

Le Directeur général (DG) du Musée national, Sabari Christian Dao, a souligné que cette exposition s’inscrit dans la dynamique de diversification des offres culturelles de l’institution. Selon lui, le choix du thème, bien que surprenant à première vue, répond pleinement à la mission du musée. « En accueillant cette exposition, nous faisons le pari de rendre tangible et symbolique un espace qui structure la vie collective et la prise de décision », a-t-il expliqué. A l’en croire, « Le Conseil des Ministres » devient ainsi, à travers l’art, un objet de contemplation et de dialogue citoyen. Il a ajouté que cette initiative contribue à stimuler la réflexion sur la gouvernance, la citoyenneté et la responsabilité collective.

En marge du vernissage, un panel a été organisé autour du thème : « Femmes, actrices majeures du vivre-ensemble ». Cette rencontre devra offrir un cadre de réflexion sur le rôle des femmes dans la cohésion sociale et la consolidation de la paix.

Abdoulaye BALBONE

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

DÉCLARATION DE MADAME LE MINISTRE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DU TRAVAIL SOCIAL

À l’occasion de la Journée mondiale du travail social, célébrée chaque année à l’initiative de la Fédération internationale des travailleurs sociaux, je rends, au nom du Gouvernement du Burkina Faso, un hommage appuyé à l’ensemble des travailleurs sociaux du monde et, en particulier, à celles et à ceux qui accomplissent leur mission avec engagement et dévouement au service des populations burkinabè.

Le thème retenu pour l’édition 2026, « Co-construire l’espoir et l’avenir : un appel Harembee à unir une société divisée », nous interpelle tous sur la nécessité de renforcer la solidarité, la responsabilité collective et la cohésion sociale dans un contexte marqué par des crises multiformes.

Au Burkina Faso, les associations professionnelles des travailleurs sociaux ont retenu comme thème national : « Co-construction d’un vivre-ensemble au Burkina Faso : rôle et place des travailleurs sociaux ».

Ce thème traduit l’importance du travail social dans la consolidation du tissu social et dans l’accompagnement des populations, notamment les plus vulnérables. À travers l’accompagnement psychosocial, la médiation sociale, la protection des personnes en situation de vulnérabilité et le renforcement des capacités des familles et des communautés, les travailleurs sociaux contribuent chaque jour à préserver la dignité humaine et à renforcer la résilience des communautés.

 

Je salue à cet effet l’engagement des associations professionnelles du secteur ainsi que l’accompagnement de l’Institut national de formation en travail social, qui organiseront, au cours de la deuxième quinzaine du mois de mars 2026, des cadres de réflexion sur les contributions du travail social à la promotion du vivre-ensemble et à la reconstruction du tissu social national.

Le Gouvernement du Burkina Faso, à travers le Ministère de la Famille et de la Solidarité, réaffirme sa volonté de renforcer la reconnaissance du travail social, d’améliorer les conditions d’exercice des professionnels et de soutenir la formation et la coordination des interventions sociales.

Dans un contexte où cette profession essentielle est parfois confrontée à des incompréhensions ou à des jugements hâtifs liés aux agissements isolés de certains individus, j’en appelle au sens élevé de professionnalisme, d’éthique et de responsabilité qui caractérise les travailleurs sociaux du Burkina Faso.

En ce 17 mars 2026, la Nation burkinabè exprime sa profonde reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui, souvent dans la discrétion, consacrent leur engagement au service des personnes vulnérables et à la consolidation de la cohésion sociale.

J’invite l’ensemble des acteurs sociaux et les forces vives de la Nation à unir leurs efforts pour co-construire l’espoir, renforcer le vivre-ensemble et bâtir un Burkina Faso plus solidaire et plus résilient.

 

Fait à Ouagadougou, le 17 mars 2026

Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie KABORÉ

 Officier de l’Ordre de l’Etalon

1ère session des assises criminelles au TGI de Fada N’Gourma : Deux dossiers emblématiques inscrits au rôle

 

 

La chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma tient, du 16 au 20 mars 2026, la première session de ses assises criminelles. A l’ordre du jour, deux dossiers majeures portant sur des crimes de sang, dont celui relatif à l’affrontement meurtrier entre partisans de chefs coutumiers à Piela, dans la province de la Gnagna.

 

Suite aux réformes opérées en 2025, ayant conduit à la création de chambres criminelles au sein des juridictions de premier degré, le Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma tient, du  16 au 20 mars 2026, des assises criminelles. Pour la première session de ces audiences exceptionnelles, deux dossiers majeurs sur des faits d’assassinats et de destruction de biens sont examinés. Le premier concerne les violents affrontements survenus en 2022 à Piela, consécutifs à une crise de chefferie. Ces heurts armés avaient entraîné la mort de six personnes, ainsi que d’importants dégâts matériels, dont des commerces incendiés. Quinze accusés devront répondre de leurs actes devant la barre, en présence d’une trentaine de victimes et de nombreux témoins. Le second dossier porte sur des faits d’assassinat commis la même année à Louargou, dans la commune de Diapangou. Là également, les circonstances du drame et les motivations des auteurs présumés seront au cœur des débats. Pour le procureur du Faso près le TGI de Fada N’Gourma, Salam Ouédraogo, cette session revêt une importance particulière. « Il s’agit d’une première du genre. Au regard des enjeux, il était impératif d’organiser ces assises spéciales afin de permettre à la justice de se prononcer sur des affaires qui ont profondément marqué les populations », a-t-il indiqué, précisant que les faits dans les deux dossiers n’ont pas de lien avec la situation sécuritaire.

Pour le procureur du Faso près le TGI de Fada N’Gourma, Salam Ouédraogo, l’objectif fondamental demeure la manifestation de la vérité et la réparation des préjudices subis.

 

 

 

« Situer les responsabilités »

 

Selon lui, l’objectif fondamental demeure la manifestation de la vérité et la réparation des préjudices subis. «Depuis 2022, les victimes attendent que justice leur soit rendue. Il est temps de situer les responsabilités et de réparer les torts », a-t-il souligné. Dans une salle d’audience comble, témoignant de l’intérêt et des attentes des populations de Piela et de Louargou, les débats s’annoncent intenses. Entre accusés, victimes et témoins, tous espèrent voir jaillir la vérité sur ces événements tragiques.

Les débats ont lieu dans une salle d’audience comble, témoignant de l’intérêt et des attentes des populations de Piela et de Louargou.

 

Par ailleurs, le procureur a insisté sur la nécessité de juger les crimes dans des délais raisonnables. « Des procédures de cette nature ne devraient pas s’étendre sur plusieurs années. Désormais, les crimes seront traités avec diligence, sauf cas de complexité exceptionnelle », a-t-il assuré. Au-delà de la répression et de  la réparation, ces assises visent également à restaurer la cohésion sociale mise à mal par ces drames. « Tant que les responsabilités ne sont pas établies, le vivre-ensemble reste fragilisé. On a donc intérêt à ce qu’après le jugement il y ait un retour au calme et à la cohésion parce que la justice aura été rendue», a-t-il ajouté. Rappelant la gravité des faits en cause, Salam Ouédraogo a précisé que les peines encourues relèvent des plus lourdes prévues par le code pénal, pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.

Joanny SOW

Chambre des métiers artisanaux: la République centrafricaine s’inspire de l’expérience burkinabè

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 16 mars 2026, le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion du secteur privé de la République centrafricaine, Hyppolite Jean-Paul Ngate-Robard. Il a été présenté au chef du gouvernement par son homologue burkinabè, Serge Gnaniodem Poda. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre les deux pays, notamment dans le domaine de l’artisanat.
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‎La République centrafricaine envisage de créer une Chambre des métiers artisanaux afin de stimuler la création d’emplois et de contribuer à la diversification de son économie. Pour la mise en œuvre de ce projet, Bangui a choisi de s’inspirer du modèle burkinabè au regard de l’expérience reconnue du Burkina Faso dans ce domaine.
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Selon le ministre centrafricain, ce choix repose sur des résultats concrets enregistrés par le Burkina Faso. « Les indicateurs que nous avons retenus pour identifier le pays-modèle nous ont permis d’apprécier les résultats mesurables obtenus par le Burkina Faso en termes de création d’emplois et d’entreprises, de réduction du taux de chômage, ainsi que d’autres incidences macroéconomiques. Etant donné que le Burkina Faso a une longueur d’avance dans ce domaine, nous sollicitons son expertise », a déclaré Hyppolite Jean-Paul Ngate-Robard.

Le Premier ministre a salué le choix porté sur le Burkina Faso et réaffirmé la disponibilité du pays à accompagner la République centrafricaine dans l’élaboration de ses instruments stratégiques. A l’issue de l’audience, le ministre centrafricain s’est félicité de la qualité des échanges. « Nous ressortons satisfaits de cette audience. Le Premier ministre a exprimé l’engagement du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui prône une coopération inter-africaine fondée sur une construction commune de notre continent.

Il a également réaffirmé la volonté du Burkina Faso de renforcer la coopération bilatérale avec la République centrafricaine, en vue de faciliter la libre circulation entre nos deux Etats », a-t-il indiqué. Cette audience traduit la volonté commune de Ouagadougou et de Bangui de faire de l’artisanat, un levier de coopération bilatérale et un moteur de création de richesses et d’emplois.
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𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

 

Gendarmerie nationale: le chef d’Etat-major entame des visites aux autorités

Quelques jours seulement après sa prise officielle de commandement, le chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale du Burkina Faso, le colonel Issa Yaguibou, a entrepris une tournée protocolaire auprès des plus hautes autorités militaires et gouvernementales. Une démarche classique dans la tradition militaire, mais aussi un signal clair : celui d’une institution qui réaffirme sa loyauté et son engagement à la Nation et aux plus hautes autorités.

Installé dans ses fonctions, le 5 mars 2026, le colonel Issa Yaguiibou n’a pas tardé à aller à la rencontre de ses autorités de tutelle. Première étape de ce parcours : une audience avec le Général de brigade Moussa Diallo, chef d’Etat-major général des armées. Au cours de cet entretien, le nouveau patron de la gendarmerie a tenu à exprimer sa gratitude et sa reconnaissance à l’ensemble du commandement pour la confiance placée en lui à travers sa nomination à cette haute responsabilité.

L’occasion a été également mise à profit pour recevoir les orientations et directives stratégiques du chef militaire. De son côté, le général Diallo a assuré son interlocuteur de sa disponibilité à l’accompagner dans l’exercice de sa mission, tout en l’exhortant à œuvrer sans relâche pour le rayonnement et la crédibilité de l’institution. Dans la continuité de cette série de prises de contact, le colonel Issa Yaguiibou a été reçu les 11 et 13 mars 2026 par deux chefs de départements, tous aussi importants que stratégiques, dans la cadre de la reconquête de l’intégrité du territoire.

Il s’agit d’abord du général de division Célestin Simporé, ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, puis du ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana.

Lors de ces différentes audiences, le chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale a réaffirmé, avec des mots simples mais fermes, son engagement personnel ainsi que celui de l’institution à servir la patrie avec loyauté et discipline. Une position qui s’inscrit, a-t-il souligné, dans la dynamique et la vision portées par les plus hautes autorités du pays.
Cette tournée officielle marque ainsi une étape importante dans la prise de commandement du nouveau chef militaire.

Au-delà du protocole, elle vient rappeler que la Gendarmerie nationale entend poursuivre sa mission avec patriotisme, dévouement, détermination et exemplarité, conformément aux orientations et choix stratégiques définis par la hiérarchie militaire et les plus hautes autorités de notre pays.

Gendarmerie nationale

Cour de justice de l’UEMOA: le président du Conseil des ministres reçoit la nouvelle équipe dirigeante

Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, président du conseil des ministres de l’UEMOA, a reçu en audience, ce lundi 16 mars 2026, le Président de la Cour de justice de l’UEMOA, Kuami Gameli Lodogou, accompagné du premier Avocat général de la Cour, Dr Kalifa Bagué.

La rencontre a permis à la nouvelle équipe de témoigner sa gratitude au ministre pour le soutien apporté lors de leur candidature. Elle a également été l’occasion de présenter au ministre la situation et les activités de la Cour, tout en sollicitant ses conseils en vue de renforcer son dynamisme au service des Etats membres de l’Union. Le ministre de l’Economie et des Finances a, pour sa part, félicité les nouveaux responsables pour leur élection à la tête de l’institution. Dr Aboubakar Nacanabo les a invités à engager des réformes susceptibles d’impulser une nouvelle dynamique à la Cour afin de mieux défendre les intérêts des pays de l’Union.

DCRP/MEF

 

Coopération institutionnelle: le RSACMD se présente au chef de la diplomatie burkinabè

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné du ministre délégué, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu en audience, le vendredi 13 mars dernier, le Réseau des secrétaires et assistants des chefs des missions diplomatiques, des organisations inter-africaines et internationales, accréditées au Burkina Faso (RSACMD).

Conduite par la présidente, Reine Nadège Yansunnu, la délégation est venue présenter le réseau au chef de la diplomatie burkinabè et solliciter son accompagnement ainsi qu’une collaboration avec le ministère des Affaires étrangères en vue de mener à bien ses missions. Selon la présidente du réseau, cette démarche vise à mieux faire connaître le RSACMD et à valoriser les actions menées par ses membres en faveur du renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale.

La délégation a aussi formulé des doléances en lien avec la reconnaissance de leur rôle, le renforcement de la collaboration avec les services du protocole et la participation aux grands évènements qui mobilisent les partenaires bilatéraux et multilatéraux au Burkina Faso.

Pour les membres du réseau, c’est ainsi qu’ils pourront, en tant que collaborateurs directs des diplomates accrédités au Burkina Faso, contribuer au rayonnement de la diplomatie burkinabè. Le ministre des Affaires étrangères a félicité les membres du réseau pour l’initiative et salué leur démarche visant une meilleure collaboration avec son département. Karamoko Jean Marie Traoré dit mesurer l’importance du travail fait par cette catégorie de personnel des représentations diplomatiques, en ce sens que ce personnel facilite le contact entre les représentations diplomatiques et le ministère des Affaires étrangères.

Par conséquent, il a marqué la disponibilité du département des Affaires étrangères à renforcer la collaboration avec le réseau et à appuyer ses actions. Créé en 2008, le RSACMD compte une trentaine de membres. Il mène des activités de formation, de partage d’expériences et de réseautage visant à renforcer les compétences professionnelles de ses membres.

DCRP/MAE

 

 

Congo : la continuité assurée

Au Congo, l’heure est au dépouillement des bulletins de vote au lendemain de la présidentielle du dimanche 15 mars 2026. Sans devancer la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), il ne faut pas s’attendre à de grosses surprises dans les résultats, incessamment attendus. Considéré comme le super favori face à six candidats de faible poids et en l’absence de l’opposition radicale, Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, est quasiment sûr de remporter haut la main un cinquième mandat.

Il a mené une campagne sans égal. Il faut être naïf pour croire que le chef de l’Etat congolais sera « terrassé » dans les urnes, vu sa mainmise sur l’appareil politique et sécuritaire. Il reste à savoir quel score, Sassou-Nguesso, habitué aux victoires électorales écrasantes, fera au premier tour. En vertu des dispositions constitutionnelles de 2015 qui ont supprimé les limites d’âge et de mandats présidentiels, Sassou-Nguesso s’est remis en course pour conserver le pouvoir, lui qui est arrivé à la tête du pays, pour la première fois en 1979.

Après avoir gouverné jusqu’en 1992, ce militaire perd le gouvernail suite à l’organisation des premières élections multipartites au Congo. Mais son goût pour le pouvoir est resté intact. En 1997, Sassou-Nguesso est revenu au pouvoir, en tant que chef de milice à l’issue d’une guerre civile. Depuis lors, l’histoire du Congo se confond au nom de Sassou-Nguesso qui totalise plus de 42 ans cumulés aux affaires. Il se positionne ainsi derrière ses homologues du Cameroun, Paul Biya et de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, en termes de record de longévité au pouvoir en Afrique. Sassou-Nguesso règne en maitre sur le Congo et devrait tenir les rênes du pays, pendant encore des années, avec son nouveau mandat qui se profile.

Si le chef de l’Etat congolais s’affiche comme un dirigeant indéboulonnable, sa gouvernance n’est pas si rose qu’il n’y parait, tant ses compatriotes vivent des moments difficiles. Alors que les habitants de ce pays d’Afrique centrale étaient promis à un bel avenir à cause de ses réserves pétrolières, leur quotidien laisse à désirer. Des pénuries d’eau, un système de santé en déliquescence, des coupures de courant à répétition, les Congolais vivent des misères. Le chômage, dont le taux s’élève à 40 %, mine la jeunesse, condamnée à scruter l’horizon à la recherche d’un meilleur avenir.

Aussi le Congo connait-il une dette extérieure élevée, estimé à 94,5% de son Produit intérieur brut (PIB), selon la Banque mondiale. Les défis sont énormes et le président congolais en a la pleine mesure. Sassou-Nguesso, qui tient la barque et devrait d’ailleurs la garder à l’issue de la recente présidentielle, doit œuvrer à changer les réalités dans son pays.

Des promesses électorales ont été encore faites par le leader du Parti congolais du travail, qui a fort à faire pour répondre aux attentes de ses compatriotes. Les discours ne suffisent plus. Il faut des actes concrets pour sortir les Congolais de la galère dans laquelle ils sont, alors que leur pays a un sous-sol riche de pétrole. Ils méritent de vivre mieux. Sassou-Nguesso doit œuvrer à léguer à la postérité, un pays dont les richesses sont bien reparties. On est encore loin du compte…

Kader Patrick KARANTAO