Périmètre aménagé de Youtenga dans l’Oubri: les PDI, force motrice de l’Offensive agropastorale

Au Burkina Faso, l’Offensive agropastorale et halieutique portée par les hautes autorités prospère dans la région de Oubri. Des citoyens se sont engagés. A Youtenga, dans la commune rurale de Nagréongo, des Personnes déplacées internes (PDI) y contribuent sur un site d’une superficie de 82 hectares. Cet aménagement dispose d’une quinzaine de forages dotés d’équipements solaires qui servent à irriguer les espaces cultivables. Près de deux ans après le lancement des activités de ce site, l’agriculture s’y pratique à temps plein et cela a permis de relancer les moyens d’existence des PDI qui y travaillent. La production agricole a atteint un niveau jugé satisfaisant par l’ensemble de la communauté. Reportage !

Il sonne 15h00 ce jeudi 26 février 2026 lorsque nous nous présentons à l’entrée du périmètre irrigué d’une superficie de 82 hectares du village de Youtenga, une bourgade située dans la commune rurale de Nagréongo. Le soleil entame doucement sa descente. Nous sommes accueillis par Abdoul Karim Simporé, le maître des lieux. Originaire de Kaya, il s’est installé dans la localité depuis neuf ans avec sa petite famille.

C’est lui qui assure la surveillance du site. Il a d’ailleurs suivi de bout en bout la mise en œuvre du projet jusqu’à son aboutissement. Après des échanges, il est notre guide du jour. A l’intérieur d’un aménagement sécurisé par un grillage, c’est la fraicheur de la végétation qui nous enveloppe. La physionomie des plants se laisse admirer. Du maïs au stade de floraison, de la tomate, des choux, des oignons … plusieurs variétés y sont cultivées. De l’autre côté, des pieds de cacao, d’ananas, de papaye, de manioc et de banane attirent notre attention.

Abdoul Karim Simporé, déplacé venu de Kaya a suivi de bout en bout la mise en œuvre du projet du site.

L’irrigation des cultures est assurée par une quinzaine de forages munis d’installations solaires. Une soixantaine de personnes, toutes déplacées internes, y travaillent. Sous les rayons encore ardents du soleil, le site reste animé. Femmes et hommes se côtoient. Chacun s’évertue à arroser sa portion de terre ou à la débarrasser des mauvaises herbes. Il faut vite terminer ses travaux avant que la lumière du jour ne disparaisse.

Rakia Malgoubri, malgré le jeûne qu’elle observe, est toujours présente et s’active. Elle est venue de la province du Gourma (Fada N’Gourma) avec son époux et ses quatre enfants en 2024. « Un beau jour, en pleine journée, pendant que nous vaquions tranquillement à nos occupations, des terroristes ont fait irruption dans le village. Un ultimatum nous a été donné de déguerpir dans les 48 heures. Le village s’est vidé de ses occupants. Nous avons pris la direction de Nagréongo », se remémore-t-elle.

Une fois sur place, reconnait-elle, l’accueil a été fraternel. « Nous sommes venus les mains vides. Quelques jours plus tard, nous ayant mis en sécurité, mon époux est parti vers d’autres horizons dans l’espoir de nous trouver une vie meilleure. Nous avons dû compter sur le soutien de bonnes volontés pour nous nourrir », se souvient-elle encore. Mais de nos jours, Mme Malgoubri peut se réjouir. Le site lui apporte le nécessaire pour assurer la survie de ses enfants. « Nous ne pouvons pas épuiser nos récoltes de la saison dernière. Nous soutenons même en vivres certaines PDI qui n’ont pas encore rejoint les champs », laisse-t-elle entendre.

« Nous ne comptons plus sur quelqu’un pour avoir la nourriture »

Tout comme elle, Sarata Kindo, jeune maman de 22 ans, a connu des moments difficiles suite à son départ forcé de Barsalogho, sa localité d’origine. Au départ, elle croyait avoir tout perdu. « Beaucoup d’eau a coulé sous le pont », dit-elle. Mais à Nagréongo, sa famille a été accueillie à bras ouverts. « Les gens nous offraient des vivres. Mais je ne me suis jamais imaginée dans cette vie de mendicité. Du fond de moi, je souffrais. J’avais l’habitude de me battre dans mon village pour mes propres besoins », indique-t-elle.

Selon Rakia Malgoubri, l’entraide et la solidarité existent au sein des PDI.

Elle poussera un ouf de soulagement lorsqu’au début de la campagne agricole 2025, on lui annonce que des terres sont mises à leur disposition pour exploitation. Mme Kindo retrouve enfin sa vie d’antan, dans les champs. Après la récolte du maïs et du riz, la superficie est à nouveau emblavée d’oignons. « En plus de nous procurer des revenus, nous apprenons des techniques culturales qui nous serviront une fois de retour chez nous, à Barsalogho », laisse-t-elle entendre, tout en traduisant sa reconnaissance à Assane Zaré, grâce à qui, elle a acquis le savoir dans le jardinage.

Ce dernier qu’elle appelle affectueusement Boussanga (Bissa en langue Mooré) a également rejoint le site de Youtenga par la force des choses. Il y a cinq ans, il vivait à Arbinda, dans la province du Soum. Là-bas, il s’était forgé une réputation dans l’agriculture de contre-saison, notamment la production maraichère. Contraint de partir à cause de l’insécurité, Nagréongo était sa destination. Il y vit actuellement avec sa famille, forte de 13 membres. L’aménagement constitue une véritable aubaine pour lui. « Avec cette superficie mise à notre disposition depuis 2024, nos conditions de vie se sont nettement améliorées. Nous ne comptons plus sur quelqu’un pour avoir la nourriture, comme auparavant », confie M. Zaré.

Ses propos sont corroborés par Ousmane Sawadogo, âgé de 32 ans et père d’un enfant. Il exploite une superficie sur laquelle il produit des oignons, des tomates, de la salade, des choux et du maïs. Les souvenirs de son passé le hantent encore. « En 2022, lorsque nous quittions la commune de Pissila, nous n’avons rien pu emporter. Même la marmite pour la cuisine nous a été offerte ici par une personne généreuse », raconte-t-il. Aujourd’hui, confie-t-il, cette épreuve peut être rangée dans les oubliettes, et ce grâce à ce périmètre.

Toutefois, dit-il, malgré la quinzaine de forages, le manque d’eau se pose pour agrandir son champ. « Nous n’avons pas encore exploité le quart de la superficie cultivable. Il y a encore des PDI dans le village qui comptent nous rejoindre. Je les encourage à venir », invite Ousmane Sawadogo. Il lance également un appel à toutes les bonnes volontés pour les soutenir en engrais, en matériel agricole et en forages. « Si toutes ces conditions sont

Sarata Kindo, jeune maman de 22 ans est fière de retrouver à nouveau sa vie dans les champs.

réunies, nous allons nous donner à fond », promet-il. En attendant, son souhait est que la paix s’installe définitivement dans toutes les régions du Burkina Faso afin que chaque déplacé puisse retourner dans sa localité d’origine.

Faire de Nagréongo un pôle économique

Sur le périmètre aménagé de Youtenga, un nom revient souvent sur toutes les lèvres. Il s’agit de El hadj Saïdou Bikienga communément appelé Saïd Nagréongo. Il est à l’origine de cet aménagement. Guérisseur depuis une quarantaine d’années, sa réputation dépasse les frontières du Burkina Faso. A côté de son activité principale, il est perçu aujourd’hui comme un acteur de l’économique locale. « Il y a neuf ans, des personnes étaient venus en grand nombre à Nagréongo. Nous avons apporté du maïs pour les secourir, mais ce n’était pas suffisant. Les PDI sont nos frères.

Je ne pouvais donc rester indifférent face à leur souffrance », souligne-t-il. Son initiative, poursuit-il, permet aux PDI de vivre dignement mais aussi contribue à l’essor de l’économie à travers les activités agricoles et halieutiques.

Pour le manque d’eau, il en est conscient. « Nos partenaires nous ont offert des camions citernes, mais cela ne suffit toujours pas. Nous invitons toutes les bonnes volontés à nous soutenir avec d’autres forages », lance Saïd Nagréongo. Son ambition, dans un futur proche, est de porter les superficies aménagées à 230 hectares dans la commune. « Nous souhaitons que notre initiative inspire d’autres personnes. Les autorités du pays nous invitent à cesser de dormir sur nos lauriers. Nous allons donc travailler. Que la jeunesse surtout se lève et s’engage davantage », insiste-t-il.

Il rêve de transformer Nagréongo en un pôle économique. Dans ce sens, il dispose de plusieurs fermes dans lesquelles de la volaille et du bétail sont élevés. En outre, un projet de transformation agricole est déjà sur les rails, avec des équipements acquis et des bâtiments en construction à près de 80 % de taux de finition. « Le riz et le maïs seront transformés sur place à travers mes unités. Cela apportera une réelle plus-value », estime-t-il.

Ces efforts sont salués par le Président de la délégation spéciale (PDS) de Nagréongo, Sayouba Tondé. Selon lui, le promoteur n’est pas à son premier aménagement. « Depuis 2023, il constitue une référence en matière de soutien aux PDI. En plus de Youtenga, des périmètres agricoles ont été aménagés dans les villages de Kolgkoom et Nagréongo-Koudgo au profit des PDI qui y tirent leur pitance », loue-t-il. Citant les chiffres du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR), il précise que sa commune

Assane Zaré dit ‘’Boussanga’’
s’est forgé une réputation dans la
maraicher-culture.

comptait en 2023, plus de 13 000 PDI. Mais, se réjouit-il, grâce aux multiples initiatives, ces derniers ne constituent pas un fardeau, mais plutôt un levier de croissance agricole.

Et à la directrice régionale en charge de l’Agriculture du Oubri, Béatrice Tinguéri, de renchérir que grâce à cet aménagement de 82 hectares, le promoteur apporte une contribution notable à la résilience des PDI, tout en participant à l’atteinte des objectifs de production agricole fixés par le gouvernement. « En leur offrant des opportunités d’emploi et en mettant une partie de sa production, notamment le maïs, à leur disposition, Saïd Nagréongo contribue à améliorer leurs conditions de vie des PDI », admet-elle.

C’est au regard de l’importance de cette initiative, précise Mme Tinguéri, que le ministère en charge de l’Agriculture lui apporte un accompagnement, notamment en semences améliorées et en fumure organique, afin d’accroître ses rendements. Mais, reconnaît-elle, une grande partie des investissements reste portée par ses propres ressources et celles de ses partenaires. Toute chose qui témoigne de la volonté du promoteur à contribuer activement au développement agricole local.

Le 13 juin 2024, lorsque le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, lançait officiellement les activités du site de Youtenga, il a trouvé l’initiative très salutaire, s’inscrivant dans la volonté du gouvernement de redynamiser le secteur agricole. « Ce sont des initiatives qui répondent à la volonté du président du Faso et du gouvernement de promouvoir l’agriculture », avait-il indiqué. Il a encouragé cette démarche visant à renforcer la résilience des PDI. « Au lieu de leur donner à manger, il faut créer les conditions pour qu’ils puissent produire et manger avec dignité », avait-il ajouté.

L’Offensive agropastorale et halieutique porte ses fruits

Ousmane Sawadogo, PDI invite les bonnes volontés à soutenir
les occupants du périmètre en engrais et équipements agricoles.

Selon El hadj Saïd Nagréongo, son engagement dans le secteur agricole va aussi en droite ligne de l’Offensive agropastorale et halieutique lancée par les autorités du Burkina. « Aussi petit soit-il, nous avons commencé à agir. Nous n’allons jamais baisser les bras tant que nous avons encore les forces », ajoute-t-il. Cela réconforte le PDS Sayouba Tondé qui affirme que la population de sa collectivité a répondu massivement à l’appel du gouvernement. Pour preuve, il informe que sa commune était la première de la province de Bassitenga (Ziniaré) à fournir plus des vivres à la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) dans le cadre de la collecte « bord champ » pour la saison agricole humide 2025-2026.

Dans l’ensemble de la région de Oubri, avise la directrice régionale, Béatrice Tinguéri, l’Offensive agropastorale et halieutique est une réussite. Pour elle, plusieurs actions ont été menées et d’autres sont en cours. Elle énumère d’importants appuis en engrais et en

El hadj Saïd Nagréongo : « Les PDI sont nos frères burkinabè et je ne
pouvais rester indifférent face à leur souffrance ».

semences améliorées adaptées au contexte climatique. La région a également été dotée de 23 tracteurs, utilisés par des brigades de mécanisation agricole dans les 20 communes. Par ailleurs, des aménagements de bas-fonds et de périmètres maraîchers sont faits afin de renforcer la production agricole et maraîchère. Ces actions commencent déjà à produire des résultats, selon Mme Tinguéri.

Pour preuve, à l’issue de la dernière campagne agricole, la région a enregistré une hausse de plus de 30% de sa production, dépassant largement les objectifs de départ. Une performance qui renforce la contribution de la région de Oubri à la sécurité alimentaire nationale, foi de la directrice régionale. Les opérations de curage de 16 barrages en cours dans la région viendront conforter cette position. Car, se convainc-t-elle, les producteurs n’auront plus de souci pour pratiquer la culture de contre-saison.

Adama SEDGO


Lassané Koumvouré, le champion des plantes côtières

Originaire de la commune rurale de Mané dans la région des Koulsé, Lassané Koumvouré a passé plus de 30 ans en Côte d’Ivoire. Après avoir trainé avec une maladie à laquelle il n’arrivait pas à trouver un remède, il prend la décision de revenir au Burkina Faso, précisément chez le guérisseur de Nagréongo pour des soins. Ce retour forcé va marquer en réalité un nouveau départ dans sa vie. Il recouvre la santé et décide finalement de rester dans ce village. Sa femme le rejoindra plus tard. Avec son expérience acquise durant ses années passées dans les plantations, il propose de tester la plantation d’arbres et les cultures généralement répandus dans ce pays côtier. Cette proposition était du goût du promoteur du périmètre de Youtenga. Depuis deux ans, il s’est engagé de plain-pied dans la production de plusieurs spéculations notamment le manioc, le cacao, le café, la banane plantain et l’ananas. « Nous voulons travailler pour développer notre pays comme nous l’avons fait en Côte d’Ivoire. Nous maîtrisons toutes les techniques culturales », confie-t-il. Pour lui, toutes les cultures côtières peuvent bien se développer dans toutes les régions du Burkina. Le principal défi reste l’accès à l’eau. C’est pourquoi, Lassané Koumvouré lance un appel à ses compatriotes vivant à l’étranger. « Nous invitons nos parents de la diaspora à ne pas avoir peur du retour au bercail. Tout ce qui se produit là-bas est possible ici », affirme-t-il avec conviction.

A.S.

 

 

Coura Yasmine Sandrine Zerbo, diététicienne

« L’hydratation est la clé pour supporter les longues heures sans boire » 
Au Burkina Faso, pendant le Ramadan, les températures peuvent dépasser les 35°C dans certaines régions. Durant cette période, le corps reste de longues heures sans boire ni manger, ce qui augmente le risque de déshydratation. Dans cette interview, Coura Yasmine Sandrine Zerbo, alias Yas’Mine Diet, diététicienne comportementaliste nous donne plus de détails et consignes pour préserver sa santé pendant le mois de jeûne.

Sidwaya (S) : Le mois du Ramadan au Burkina Faso rime souvent avec forte chaleur. Quelles conséquences peuvent avoir ces températures qui peuvent dépasser 35°C sur les personnes qui observent le jeûne ?

Coura Yasmine Sandrine Zerbo (C.Y.S.Z) : Pendant les périodes de fortes chaleurs, lorsque le corps reste de longues heures sans boire ni manger, cela peut augmenter le risque de déshydratation. Les conséquences peuvent être graves sur l’organisme. Les personnes qui observent le jeûne peuvent présenter des signes de fatigue intense, de vertiges, de maux de tête, de constipation, de baisse de concentration et parfois des malaises.

S : Que faire en pareille situation pour éviter ces complications ?

C.Y.S.Z : Il est fondamental d’adopter de bonnes habitudes alimentaires et de bien s’hydrater entre la rupture du jeûne et le repas de l’aube. Cela permet de préserver la santé, de maintenir l’énergie et de mieux supporter la chaleur pendant le jeûne.

S : Quelle quantité d’eau faut-il boire pour éviter une déshydratation ?

C.Y.S.Z : L’hydratation est la clé pour supporter les longues heures sans boire. Entre la rupture du jeûne et le repas de l’aube, il est recommandé de boire 1,5 à 2 litres d’eau, mais progressivement, pour permettre au corps d’absorber correctement les liquides. Il est suggéré de boire 1 à 2 verres d’eau dès la rupture du jeûne ; 2 à 3 verres après le repas principal du soir ; 1 à 2 verres dans la soirée et 1 à 2 verres à l’aube, avant ou après le repas.

S : Pourquoi il est déconseillé de boire toute l’eau d’un coup ?

C.Y.S.Z : Boire une grande quantité d’eau en une seule fois peut provoquer des ballonnements et une sensation de lourdeur et n’hydrate pas correctement le corps. L’absorption progressive permet de maintenir l’eau dans l’organisme et d’éviter la fatigue et les vertiges.

S : Quelles sont les erreurs à éviter à la rupture du jeûne ?

C.Y.S.Z : Après une longue journée de jeûne, l’estomac est au repos et le système digestif est sensible. Il est donc important de rompre le jeûne doucement pour éviter les troubles digestifs. Il faut éviter de consommer trop de sodas ou boissons très sucrées qui provoquent un pic de glycémie suivi d’une baisse rapide d’énergie. Les personnes qui observent le jeûne doivent éviter de manger des aliments frits ou très gras, difficiles à digérer et pouvant causer des ballonnements. Il faut aussi éviter de manger trop vite et en grande quantité, car cela surcharge l’estomac.

S : Quelles sont les bonnes pratiques à observer pendant le mois de Ramadan ?

C.Y.S.Z : Il est recommandé à la rupture du jeûne de commencer par de l’eau et quelques dattes pour réhydrater et fournir un apport énergétique rapide. Puis attendre quelques minutes avant de prendre le repas principal. L’intéressé peut choisir un repas léger et équilibré comme la soupe aux légumes, salade de fruits ou de légumes, poisson ou poulet, avec des féculents ou céréales ou tubercules en quantités modérées.

A l’aube, il est conseillé un repas stratégique pour tenir toute la journée. Le repas de l’aube est indispensable pour fournir au corps l’énergie et l’hydratation nécessaires pour toute la journée. Négliger ce repas peut entraîner la fatigue, des maux de tête et une baisse de concentration. Les céréales, tubercules et féculents procurent une énergie durable. Ces aliments fournissent des glucides complexes qui libèrent l’énergie progressivement et permettent de tenir sans fatigue excessive pendant le jeûne.

S : De manière concrètes quels types aliments sont adaptés au Burkina Faso ?

C.Y.S.Z : Pour les céréales, on peut utiliser la bouillie enrichie à base de mil ou du sorgho, du riz brun, du tô etc…Concernant les tubercules, la pomme de terre, l’igname, la patate douce etc. sont conseillées. Pour les féculents, on peut citer le pain, les pâtes alimentaires, le couscous ou le fonio. Ces aliments fournissent une énergie durable et aident à réduire la sensation de faim au cours de la journée.

Interview réalisée par Abdoulaye BALBONE

Stabilité et ouverture : les piliers d’une économie chinoise résiliente

Le 15e Plan quinquennal (2026-2030) pour le développement économique et social national a été approuvé lors des Deux Sessions politiques chinoises. Un nouvel élan a été donné pour impulser une dynamique de croissance soutenue en Chine portée par l’innovation technologique, le développement vert et l’ouverture accrue sur l’extérieur et la stabilité. En plus de cette décision clé, l’Assemblée populaire nationale (APN) a voté en faveur de l’adoption du Code écologique et environnemental, de la loi sur la promotion de l’unité et du progrès ethniques et de la Loi sur la planification du développement national. Les législateurs ont également voté en faveur d’une résolution sur l’exécution du Plan de développement économique et social national de 2025 et sur celui de 2026, et ont approuvé le plan pour 2026. De son côté, les membres de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) ont pris l’engagement de contribuer à la modernisation chinoise et au maintien de la croissance économique rapide du pays et de sa stabilité sociale à long terme. La CCPPC a promis de canaliser tous les efforts du peuple chinois pour relever les défis de la modernisation chinoise.

En dépit d’un contexte mondial perturbé par des crises géopolitiques et des entraves au libre-échange, les Deux Sessions se sont achevées sous d’heureux auspices avec des perspectives prometteuses pour l’économie chinoise. Le pays vise, entre autres, un taux de croissance économique compris entre 4,5% et 5% pour 2026. Déjà les chiffres du PIB 2026 dénotent de la résilience de l’économie chinoise. En effet, le PIB chinois devrait augmenter de plus de 6 000 milliards de yuans, soit environ 869,6 milliards de dollars cette année, selon le chef du plus haut organe de planification économique du pays. Une croissance économique qui devra soutenir de manière conséquente l’emploi, le bien-être de la population et la prévention des risques.

L’autre signe de la résilience de l’économie chinoise en 2026 se perçoit au niveau du commerce extérieur. Rien que pour les deux premiers mois de cette année, le commerce extérieur de la Chine a connu un début dynamique avec une croissance à deux chiffres de la valeur totale du commerce de marchandises, qui a bondi de 18,3% en glissement annuel. La valeur totale du commerce de marchandises a atteint 7 730 milliards de yuans soit environ 1 120 milliards de dollars au cours de cette période. Les exportations ont augmenté de 19,2% sur un an à 4 620 milliards de yuans, tandis que les importations ont progressé de 17,1% à 3 110 milliards de yuans.

Au cours des deux premiers mois de 2026, les exportations chinoises de produits mécaniques et électriques de haute technologie et à haute valeur ajoutée ont enregistré une croissance de 24,3% en glissement annuel. Dans le même temps, la forte consommation encouragée par les vacances prolongées de la Fête du Printemps a dopé la demande d’importations. Au cours des deux premiers mois, les importations chinoises de produits mécaniques et électriques, de minerai de fer et de pétrole brut ont toutes affiché une croissance à deux chiffres. Les impondérables liés aux taxes douanières et autres perturbations n’ont entamé en rien les structures internes de l’économie chinoise.  « L’atelier du monde » continue de produire normalement et de répondre à la demande intérieure et extérieure. Les échanges commerciaux entre la Chine et le reste du monde s’illustrent par une résistance solide aux chocs.

Partenaires diversifiés

Le commerce extérieur de la Chine se distingue par sa résilience et sa vigueur en 2026, après avoir progressé de 3,8% en glissement annuel en 2025. Depuis le début de l’année, différentes régions et départements chinois ont déployé des efforts proactifs pour soutenir le commerce extérieur, tandis qu’un grand nombre d’entreprises de commerce extérieur se sont efforcées d’obtenir des commandes et d’explorer des marchés. La transformation et la modernisation de l’industrie manufacturière chinoise, associées à l’expansion de la demande intérieure visant à renforcer les importations ont insufflé un nouvel élan au développement continu du commerce extérieur.

Cette bonne santé du commerce extérieur chinois est à mettre au compte d’une diversité de partenaires commerciaux qui apportent une plus-value substantielle à l’économie chinoise. Que ce soit en Asie, en Europe, en Amérique latine et en Afrique, les statistiques officielles en matière d’échanges commerciaux avec la Chine sont en hausse. Les données montrent que l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) est restée le premier partenaire commercial de la Chine, avec une valeur des échanges commerciaux Chine-ASEAN supérieure à 1 240 milliards de yuans au cours des deux premiers mois de 2026, en hausse de 20,3% sur un an. Cela a été suivi par les 998,94 milliards de yuans d’échanges commerciaux de biens entre l’Union européenne et la Chine au cours de la même période, soit une augmentation de 19,9% par rapport à l’année précédente. Parallèlement, les échanges commerciaux de la Chine avec l’Amérique latine et l’Afrique se sont élevés respectivement de 19,7% et 34,2% en glissement annuel. Les échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis se sont élevés à 609,71 milliards de yuans au cours de cette période, soit une baisse de 16,9% par rapport à l’année précédente, selon les données publiées. Une situation imputable aux tarifs douaniers.

Par ailleurs, les échanges commerciaux avec les pays participant à l’initiative « Ceinture et Route » ont atteint 4 020 milliards de yuans au cours des deux premiers mois de 2026, soit une croissance de 20% par rapport à l’année précédente. Dans la perspective de consolider les échanges commerciaux, la Chine envisage l’augmentation des importations de produits agricoles, de biens de consommation haut de gamme, d’équipements de pointe et de composants clés. Sur cette lancée, le pays ambitionne de booster le développement du commerce numérique et du commerce vert, l’exportation de produits d’intelligence artificielle, d’équipements d’énergie verte et d’autres produits, pour stimuler de nouveaux moteurs du commerce extérieur.

Changer de paradigme dans les relations internationales

La promotion des nouvelles forces productives de qualité ces dernières années a permis à l’économie chinoise d’être résiliente. Et le pays entend consolider cet avantage en investissant conséquemment dans le secteur de l’intelligence artificielle. À titre illustratif, les industries chinoises liées à l’IA verront leur valeur dépasser les 10 000 milliards de yuans soit 1 450 milliards de dollars) d’ici à la fin de la période du 15e Plan quinquennal (2026-2030).

Les politiques d’exemption de visa et d’autres mesures comme le tarif douanier zéro accordé par la Chine aux 53 pays africains et qui entrera en vigueur le 1er mai prochain vont ouvrir l’accès au vaste marché chinois et renflouer les devises en matière de tourisme. Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique vont à coup sûr connaître un boom grâce à cette politique d’exonération.

Le multilatéralisme et le libre-échange subissent de graves revers, les implications des différends économiques et commerciaux ont été considérablement amplifiées ces dernières années. Divers conflits géopolitiques sont en train de remodeler le paysage géopolitique mondial dans un contexte de turbulences économiques. Dans ce climat d’incertitudes, la Chine fait preuve de résilience grâce à sa stabilité et sa politique de développement pacifique. Pendant que d’autres puissances orchestrent des conflits, bafouent les règles du jeu du commerce international, la Chine privilégie l’ouverture et la coopération sur une base inclusive et égalitaire pour soutenir la croissance économique mondiale. La résilience de l’économie chinoise réside aussi dans la défense des valeurs communes de l’humanité et le soutien à l’équité et à la justice internationales. Il est temps de changer de paradigme dans les relations internationales minées par l’unilatéralisme et le double standard pour créer de nouvelles opportunités qui favoriseraient la construction d’une communauté d’avenir partagé. C’est dans une vision multipolaire, et non dans les postures hégémoniques, que le monde pourrait renouer dans une certaine mesure avec une croissance économique profitable à tous, gage de paix.

Karim BADOLO

CGTN Français

(Photo : VCG)

 

Mise en œuvre de la justice traditionnelle: la loi Faso Bu kaoré présentée au Mogho Naaba Baongho

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, accompagné du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, est allé présenter, la loi Faso Bu Kaoré et son plan de mise en œuvre au Mogho Naaba Baongho, vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou.

La loi Faso Bu Kaoré, adoptée le 14 janvier 2026, permet aux chefs coutumiers et traditionnels de trancher des litiges relevant de leur ressort territorial dans le cadre de la justice traditionnelle. Pour une bonne connaissance de cette nouvelle législation, elle a été présentée au Mogho Naaba Baongho. C’était au cours d’une visité effectuée au palais royal par les ministres de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala et celui de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo.

A cette occasion, la quintessence de Faso Bu Kaoré a été expliquée au leader coutumier dans son contenu, ses orientations ainsi que des dispositions prévues pour son application. Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala a, en effet, détaillé les motivations ayant conduit à l’adoption de ce texte ainsi que les perspectives liées à sa mise en œuvre. « L’objet de la visite chez le Mogho Naaba Baongho a pour but de faire le point de la mise en œuvre de la loi Faso Bu Kaoré pour les règlements de conflits, car depuis le 30 décembre 2023, cette initiative a été une volonté politique affichée du président du Faso de faire un retour aux valeurs endogènes à travers la révision constitutionnelle », a fait savoir Rodrigue Bayala.

Donner une force exécutoire aux décisions rendues

Il a ajouté que la loi Faso Bu Kaoré part du constat de l’existant pour donner une force exécutoire aux décisions rendues à ce niveau. « C’est cela la nouveauté. Pour le reste, que ce soit la composition de l’instance chargée de juger au niveau des juridictions traditionnelles ou la procédure qui sera appliquée, tout est renvoyé aux us et coutumes de la localité », a expliqué Rodrigue Bayala, ajoutant que les décisions qui seront rendues par la justice traditionnelle et coutumière auront les mêmes valeurs juridiques que celles rendues par la justice classique.

Selon le ministre, Edasso Rodrigue Bayala, la loi Faso Bu Kaoré et celle portant sur la chefferie traditionnelle ont été adoptées le 14 janvier 2026 du fait qu’elles soient liées. Dans ce sens, a-t-il dit, une série de visites sera menée auprès des leaders traditionnels pour faire le point sur celles-ci, leurs applications et recueillir les suggestions qui permettront de réussir leur mise en œuvre. Le Mogho Naaba, pour sa part, a salué l’initiative du ministre de la Justice et l’a assuré de son soutien ainsi que de ses bénédictions pour la réussite de ce projet.

Soumaïla BONKOUNGOU
Yasmine Aïda Arlette KAFANDO
(Stagiaire)

 

Secteur Défense-Sécurité : la reconquête du territoire et la baisse de la criminalité, les acquis majeurs

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a présidé la revue annuelle 2025 du Cadre sectoriel de dialogue (CSD) Défense-Sécurité, vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la sécurité entend renforcer la gouvernance du secteur de la sécurité et consolider les acquis enregistrés au cours de l’année 2025. C’est sous cet angle qu’il a organisé la revue annuelle du Cadre sectoriel de dialogue (CSD) Défense-Sécurité, le vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre a réuni les différents acteurs du secteur afin d’examiner les résultats obtenus, d’identifier les insuffisances et de formuler des recommandations pour améliorer les performances en 2026.

Pour le ministre de la sécurité, Mahamoudou Sana, cette revue annuelle se tient dans un contexte marqué par une dynamique de rupture, d’affirmation de la souveraineté et de mise en œuvre d’un nouveau référentiel de développement. En effet, a-t-il rappelé, l’année 2025 a marqué la fin de l’implémentation du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2021-2025 et son remplacement par le nouveau référentiel dénommé « Plan Relance 2026-2030 ».

Il a soutenu que malgré un contexte sécuritaire difficile, le bilan du secteur demeure satisfaisant. Au 31 décembre 2025, le taux d’exécution physique s’établit à 97,23%, tandis que le taux d’exécution financière est de 73,98 %. Ces performances traduisent, selon lui, l’engagement des acteurs du secteur dans la mise en œuvre des actions au profit des populations.

Toutefois, il a relevé que l’écart entre l’exécution physique et financière s’explique notamment par certaines contraintes budgétaires ainsi que des difficultés liées à la mobilisation et à la gestion des ressources. A cela, s’ajoutent la complexité de certaines procédures administratives et la volatilité du contexte sécuritaire qui ont parfois ralenti l’exécution de certaines activités.

Concernant le plan politique, le ministre a expliqué que l’année 2025 a été marquée par la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP) par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, les actions menées dans le secteur de la sécurité ont permis d’enregistrer des avancées notables dont la poursuite des opérations de reconquête du territoire national, la réinstallation progressive des populations dans les localités reconquises et le redéploiement des forces de sécurité selon leurs zones de compétences.

Par ailleurs, Mahamoudou Sana a ajouté que deux éléments majeurs ont marqué l’année 2025 dans le secteur défense-sécurité. Il s’agit, d’une part, de la poursuite des opérations de reconquête du territoire national dont le taux est estimé à environ 74% et d’autre part, de la baisse du taux de criminalité. Entre 2024 et 2025, une diminution de 0,62 % de la criminalité a été enregistrée.

Pour M. Sana, la tenue de ce cadre sectoriel de dialogue permettra de mettre en commun les intelligences afin de formuler des recommandations pertinentes pour l’année 2026. Cela, a-t-il souligné, est de renforcer les actions sur le terrain et de garantir davantage la sécurité et la paix au profit du peuple burkinabè.

 

Soumaïla BONKOUNGOU
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

Force armée nationale : 90 sous-officiers élevés au grade de sous-lieutenant

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, a présidé le vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou, la cérémonie de port d’épaulettes de 90 officiers de l’armée, élevés au grade de sous-lieutenant.

L’effectif des officiers des forces armées nationales vient de s’agrandir. 90 officiers viennent d’intégrer les rangs. Ils ont porté officiellement leurs épaulettes, le 13 mars 2026 à Ouagadougou. Ils sont de la deuxième promotion des officiers nommés à titre exceptionnel et officier des rangs de l’Académie militaire Georges-Namoano.

Ces nouveaux sous-lieutenants de l’armée ont été formés, entre autres, sur la psychologie du commandement, le management et le commandement d’une unité opérationnelle, la pédagogie, le droit international humanitaire, l’instruction sur le tir au combat, le renseignement, le secourisme au combat, l’emploi tactique des armes lourdes et la correspondance militaire.

« En pratique, nous avons fait corps avec l’école du sabre, l’ordre serré, le processus décisionnel à travers des techniques. Entre maniement des armes et tactique militaire, nous avons bâti des liens de camaraderie et cultivé un esprit d’équipe. Avec tous ces rudiments, nous pouvons affirmer que nous sommes prêts à servir notre pays avec honneur, loyauté et intégrité », a souligné le représentant de la promotion, Amadou Cissé.

Selon le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, ces 90 hommes sont des vaillants combattants qui ont fait leur preuve sur le terrain par des actes d’éclats ou des services hautement exceptionnels rendus aux forces des armées nationales. Il a, donc, plu au chef suprême des forces armées nationale de les élever au grade de sous-lieutenant.

« Cette élévation n’est pas juste une récompense. C’est une manière de reconnaitre d’abord leurs efforts déjà consentis, les actes posés sur le terrain et surtout les exhorter à mieux faire, à les élever d’un niveau supérieur pour qu’ils puissent conduire davantage des hommes et des femmes sur le terrain de la lutte contre le terrorisme », a-t-il indiqué.
Une marque de confiance à leur endroit

Pour le Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), le général de brigade, Moussa Diallo, cette élévation est la reconnaissance de leur parcours fait de courage, d’engagement, d’abnégation et de loyauté envers la nation. « C’est aussi la preuve de la confiance que la hiérarchie militaire place en vous, car elle sait que vous connaissez les rouages de l’armée et la réalité du terrain. Votre passage dans la catégorie des officiers n’est pas une récompense, c’est une nouvelle mission. Mettre à la disposition du Burkina des chefs capables de gérer des services, de manager du personnel, de conduire des hommes au combat et à la victoire », a-t-il renchéri.

Et, aux nouveaux promus d’être reconnaissants au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré pour cette marque de confiance. « Cette promotion n’est pas non seulement une reconnaissance, mais surtout un appel à l’esprit de loyauté, de sacrifice et de combattivité au service du peuple, conformément aux idées de la révolution progressiste populaire.

Cette décision montre à souhait notre dévouement, car nous avons prouvé que nous sommes capables de relever le défi, même le plus difficile », a expliqué le représentant de la promotion, Amadou Cissé. Celui-ci a, par ailleurs, invité ses camarades à être des modèles pour leurs subordonnés tout en exerçant un commandement exemplaire. « Faisons honneur à cette confiance placée en nous. Restons engagés, déterminés et cultivons toujours l’esprit d’équipe tout au long de notre carrière », a-t-il ajouté.

Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a donc encouragé les nouveaux promus pour la suite du combat. Car, a-t-il relevé, la guerre se poursuit. « Certes, nous avons de grandes victoires, mais nous comptons avec sur votre apport qu’il faut davantage plus d’effort et poser encore plus d’actes sur le terrain afin que nous puissions venir à bout de ce terrorisme », a souhaité le ministre.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

 

 

Commerce et services marchands : plus de 200 contrôles des circuits pétroliers, des cycles et cyclomoteurs effectués

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a organisé, la revue annuelle du cadre sectoriel de dialogue « Commerce et services marchands » (CSD-CSM), le vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou.

Dans le cadre de son programme d’activités, le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a organisé la revue annuelle 2026 du cadre sectoriel de dialogue « Commerce et services marchands » (CSD-CSM), le vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou. L’activité a été placée sous la présidence du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo.

Selon lui, cette rencontre constitue un moment important du dispositif national de suivi et d’évaluation de la politique nationale de développement dans le domaine du commerce et des services marchands. « Elle permet d’apprécier collectivement les résultats obtenus, d’identifier les contraintes et de définir les orientations stratégiques pour les années à venir », a-t-il indiqué.

Avec l’année 2025 qui marque l’achèvement du cycle de mise en œuvre de la Politique nationale de développement (PND) 2021-2025, le gouvernement, sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a engagé une nouvelle phase de planification stratégique à travers l’élaboration de l’étude nationale prospective « Burkina 2030 » et l’adoption du nouveau Plan national de développement intitulé : « Relance » pour la période 2026-2030.

« Ces instruments stratégiques visent à impulser un développement socio-économique endogène et inclusif fondé sur l’engagement patriotique et la souveraineté nationale dans un environnement de sécurité et de paix », a-t-il souligné.

Pour le ministre Ouédraogo, les efforts soutenus du gouvernement et de ses partenaires ont permis d’assurer le ravitaillement du pays et l’exercice de l’activité commerciale. « En effet, les actions conduites en 2025 et sur la période 2021-2025 ont permis d’enregistrer plusieurs avancées dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement et du plan d’actions pour la stabilisation et le développement », a-t-il confié.

De nombreux acquis engrangés

De l’avis du directeur général des études et des statistiques sectorielles du ministère en charge de la mobilité, Toussaint Dipama, de nombreux acquis ont été enregistrés au titre des trois piliers du Plan d’action pour la Stabilisation et le développement (PA-SD) et ont contribuer à l’économie nationale et à promouvoir le secteur privé.

Il s’agit, entre autres, de l’inauguration d’unités industrielles de transformation, de la tenue d’événements de promotion du commerce tels que le Forum inclusif sur le commerce électronique (FICEL) et l’initiative « Mois du consommer local », la participation du Burkina Faso à des initiatives internationales de promotion des produits nationaux, l’assèchement des sources d’approvisionnement et de financement du terrorisme ayant permis d’effectuer plus de 200 contrôles des circuits pétroliers ainsi que des cycles et cyclomoteurs, les mesures de réponse à la crise humanitaire ayant contribué à la régulation de l’inflation.

« Le taux d’exécution physique est à 81% et le taux d’exécution financière est à 83 ,38% », a-t-il relevé. En termes de perspectives, le directeur général a noté la mise en œuvre de la feuille de route de la dématérialisation et de la poursuite du projet SIGAT qui est un circuit de production des titres de transport (cartes grises, permis) afin de réduire les délais de production de ces titres.

Les participants ont formulé des recommandations pertinentes et opérationnelles pour le renforcement de la contribution du secteur « Commerce et Services Marchands » à la transformation structurelle de l’économie nationale.

Viviane Wend-Daabo BOKOUM
(Collaboratrice )