Opération spéciale de vente de produits de grande consommation: le DG de Faso Yaar satisfait du déroulement à Fada N’Gourma

Le Directeur général (DG) de Faso Yaar, le commandant Moussa Bako, a effectué, vendredi 13 mars 2026, une visite à Fada N’Gourma afin de constater le déroulement de l’opération spéciale de vente de produits de grande consommation, initiée par la société d’Etat.

L’opération spéciale de vente de produits de grande consommation initiée par la société d’Etat Faso Yaar à la faveur du jeûne musulman et du carême chrétien se déroule bien à Fada N’Gourma, dans la région du Goulmou. C’est le constat fait, le vendredi 13 mars 2026, par le Directeur général (DG) de la société, le commandant Moussa Bako, en pleine tournée régionale de suivi et de supervision des points de vente.

Sur le site de vente de Fada N’Gourma, l’affluence était perceptible. Sous les yeux du commandant Bako, Souleymane Yonli venait de se procurer un sac de 25 kilogrammes de sucre granulé au prix social de 17 500 F CFA. Visiblement surpris, il n’a pas caché sa satisfaction. « 25 kilogrammes de sucre à ce prix ? C’est vraiment un soulagement », a-t-il confié. Larba Yarga venait également d’acheter quelques paquets de sucre en morceaux, vendus à 850 F CFA l’unité.

Pour elle, le produit est désormais accessible à toutes les bourses. Elle a rappelé qu’à cette période de jeûne, les prix du sucre connaissent généralement une flambée sur les marchés. « C’est une initiative salutaire. Elle montre que le gouvernement se soucie réellement du bien-être des populations », a-t-elle déclaré.

Un taux d’écoulement d’environ 50 %

Le même sentiment de satisfaction est partagé par Abdoul Latif Ouédraogo, lui aussi servi en sucre en morceaux. La forte affluence observée sur le site a toutefois occasionné, à un moment donné, une rupture du stock de ce produit phare de la SN-SOSUCO. Une situation rapidement corrigée grâce au réapprovisionnement du point de vente de Fada N’Gourma avec une tonne supplémentaire. Au total, la dotation de la région s’élève désormais à 16 tonnes de sucre en morceaux et 10 tonnes de sucre granulé. Outre ces produits, les consommateurs peuvent également se procurer de l’huile alimentaire CITEC (soja et coton) ainsi que des jus de marques Dafani et Malia.

Selon le Directeur régional chargé du commerce de l’Est, Boukaré Ouédraogo, à la date du 13 mars 2026, le taux d’écoulement global des produits avoisine les 50 %. Pour le commandant Moussa Bako, cette performance traduit l’adhésion des populations à l’initiative. « Partout où nous sommes passés, les points de vente sont fréquentés. A Fada N’Gourma comme dans les autres localités, on constate un réel engouement des populations », a-t-il affirmé.

Des produits made in Burkina

Au-delà de l’opération conjoncturelle, le commandant Bako a rappelé la mission sociale assignée à Faso Yaar. Inspirée d’une ancienne tradition du marché populaire expérimentée sous la Révolution d’août 1983 et remise au goût du jour dans le cadre de la Révolution progressiste et populaire (RPP), la société se veut un instrument de régulation des prix. « Faso Yaar est un marché du peuple. Sa mission est d’intérêt public : contribuer à réguler les prix afin de permettre aux populations d’accéder aux produits de grande consommation à des coûts étudiés et réglementés », a-t-il expliqué.

Le DG a également insisté sur l’origine des produits commercialisés qui sont essentiellement des produits made in Burkina, répondant aux normes de qualité. Il a ainsi invité les populations à s’en approprier et à soutenir l’essor de la société. Avant de quitter Fada N’Gourma, le commandant Moussa Bako a salué le dynamisme de l’équipe du point de vente local, recueilli ses préoccupations et prodigué de « précieux » conseils pour améliorer davantage le service aux usagers. Au cours de son séjour dans la cité de Yendabli, il a rendu une visite de courtoisie aux autorités administratives de la région auxquelles il a exprimé sa reconnaissance pour leur accompagnement dans la mise en œuvre des activités de Faso Yaar.

Joanny SOW

 

Ben Idriss Zoungrana : « Je suis moi-même la photo »

Affable, l’homme ne passait pas inaperçu. Journaliste de formation, il n’a pas hésité à ajouter une autre corde à son arc qui, au fil du temps, prendra le dessus sur son premier métier. Connu sous le sobriquet « BIG-Z », il s’appelle Ben ldriss Zoungrana, à l’état civil. Décédé le vendredi 13 mars 2026, Sidwaya rend hommage à ce journaliste-photographe que Sidwaya Mag Plus a rencontré en mars 2008. Interview !

Sidwaya Mag Plus (S.M.P.) : Qui est Ben Idriss Zoungrana ?

Ben Idriss Zoungrana (B.I.Z.) : Je suis journaliste de formation et j’ai ajouté la photographie à mon arc. Mon parcours a commencé à l’université d’Abidjan, puis à Ouagadougou, à Dakar, à Moscou et un séjour de perfectionnement aux Etats-Unis. J’ai pu visiter presque tous les Etats des Etats-Unis d’Amérique grâce à la bourse américaine. Je remercie de tout cœur l’ambassade en son temps, qui m’a octroyé la bourse à l’occasion des Jeux Olympiques de Los Angeles avec d’autres confrères.

J’ai profité de mon séjour aux Etats-Unis pour me former à la photo statique, d’action, de portrait et à la photo de guerre. Il était rare de former des Africains comme nous à cette discipline. Le reportage de guerre est dangereux c’est vrai, mais passionnant et j’ai eu l’occasion de mettre mon savoir en application avec les premiers numéros de Sidwaya dont nous étions les animateurs. Avec le regrettable conflit entre le Burkina et le Mali, j’ai été sur le terrain pour appliquer ce que j’ai appris comme photographe de guerre.

Voir un homme dans son dernier retranchement face à la mort, il faut voir cette facette de la vie des hommes. Je faisais partie de celte équipe en 1973 à animer l’Observateur, l’actuel Observateur Paalga et permettez-moi de dire merci à monsieur Edouard Ouédraogo, directeur du journal l’Observateur Paalga qui a eu confiance en moi. J’étais très jeune quand je suis allé lui dire que je voulais travailler dans son entreprise et je suis ce que je suis aujourd’hui grâce à sa bienveillance.

S.M.P. : Pourquoi avoir privilégié la photo à l’écriture journalistique ?

B.l.Z. : La photo est une passion pour moi. Je faisais les deux à la fois. C’est depuis mon enfance que j’ai eu l’amour pour la photo. J’ai eu mon premier appareil-photo dès l’âge de 13 ans. Un cadeau que ma mère m’a offert à mon anniversaire. Mon premier sponsor est ma mère.

S.M.P. : Quelles difficultés rencontrez-vous dans ce métier de photographe ?

B.l.Z. : Les difficultés sont très énormes. Il y a plusieurs façons d’être photographe. Vous pouvez choisir d’être photographe d’actualité, de grandes conférences et de presse qui englobe tout. Ce sont les mêmes difficultés que les journalistes rencontrent dans l’exercice de leur fonction. Je prends un exemple de couverture : l’arrivée de chefs d’Etat à Ouagadougou pour un sommet. Regardez la misère que nous rencontrons avec les éléments de la sécurité qui font d’ailleurs leur travail. A mes débuts, on a cassé mes outils de travail, on m’a brutalisé. Dieu merci, aujourd’hui ce n’est plus le cas. En dehors des actes de vandalisme dans certaines manifestations où tu peux être agressé, ça va.

S.M.P. : Préparez-vous une relève au sein de votre famille ?

B.I.Z. : Dans ma famille, j’ai mon dernier, Ben Amed et je pense qu’il va prendre la relève. Maintenant, c’est à lui de voir si le métier lui plaît ou pas. Je forme d’autres jeunes. Le métier est difficile et les jeunes visent d’abord l’argent par rapport au métier alors qu’il faut viser le métier, la notoriété, votre place dans la société avant l’argent. J’ai travaillé plus de 4 ans à l’Observateur Paalga sans être payé et je n’ai jamais demandé de l’argent puisque j’étais toujours étudiant. Je faisais mienne, la pensée d’un de mes grands formateurs aux Etats-Unis, Ave Bingam. Il avait 74 ans quand il me formait : « Mon fils, travaille pendant dix, vingt, quarante ans comme moi pour vous faire un nom.

Le reste viendra tout seul ». Je comprends les jeunes d’aujourd’hui, les besoins sont tels que c’est l’argent qu’ils veulent pour vivre tout de suite comme s’ils avaient leur vie en main, je dis non. Vous ne pouvez pas dire, j’ai besoin d’argent maintenant parce que je ne vais pas vivre longtemps. C’est faux. Vous n’avez pas votre vie en main. Moi, quand j’ai commencé à travailler, je ne savais pas que j’allais atteindre cet âge. Bientôt j’aurai 60 ans et le 13 juin 2008, je vais boucler 35 ans de vie professionnelle. J’ai traîné ma bosse partout dans le circuit de la presse.

S.M.P. : Si votre vie était à refaire, quel métier choisirez-vous ?

B.l.Z. : Le métier de journaliste-photographe. Aujourd’hui, je ne pense pas que je suis photographe, je suis la photo moi-même, car une journée sans au minimum 100 à 200 photos, serait invivable pour Ben ldriss, ce n’est pas possible. Lors de la sortie du Président Blaise Compaoré à Samendéni pour la cérémonie sur place, j’ai fait 1 259 photos alors que des gens étaient entre 4 ou 1 0 photos. Moi, rien ne doit m’échapper dans un reportage et c’est le sujet qui me préoccupe quand Je me déplace pour couvrir un événement.

S. M. P. : Quelle est la situation familiale de Ben Idriss ?

B.l.Z. : Je suis marié et père de deux enfants. Le premier exerce dans la médecine et son frère est avec moi à la maison pour la photo.

S. M. P. : Votre souhait le plus cher !

B.I.Z. : Que la paix règne au Burkina Faso, notre chère patrie. Je profite de l’occasion pour déplorer la situation actuelle de notre pays. J’ai participé à des marches à l’intérieur de mon pays comme à l’extérieur mais je n’ai Jamais détruit un bien public ni privé. Mon éducation de base m’interdit cela et quand je vois cc qui se passe, ça me rend malheureux. Je lance un appel aux organisateurs des marches que dans un pays, c’est tout à fait normal que les gens revendiquent face à ce qui se passe car la vie est devenue réellement chère et nous vivons dans un pays de droit où les revendications, les manifestations, les marches sont permises mais qu’on utilise les canaux normaux pour se faire entendre, sans détruire les biens. On n’a rien et si le peu qu’on a, on se met à le détruire, ce n’est pas bon. Ce n’est pas en cassant qu’on va résoudre les problèmes.

S.M.P. : Votre sport favori ?

B.I.Z. : J’aime le football mais je ne néglige pas les autres sports comme le volley. A la création de Sidwaya en avril 1984, j’ai pris à bras-le-corps le volley.

S.M.P. : Le mot de la fin

B.I.Z. : Que les jeunes qui souhaitent faire carrière dans notre métier s’y donnent à fond avec amour. Tout être mérite respect, il se doit de respecter les biens publics ou privés.

lssiaka DABERE

Les routes du développement

La dynamique de construction de la Patrie engagée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, continue de se traduire par des actions concrètes à travers le pays. En effet, en plus des nombreux chantiers en cours, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé, le samedi 14 mars 2026 à Bérégadougou, les travaux de réhabilitation de l’axe Bobo-Dioulasso – Banfora et ceux de construction et de bitumage de la route Banfora-Orodara.

Ces chantiers structurants s’inscrivent dans le cadre du Projet de réhabilitation des routes Bobo-frontière de la Côte d’Ivoire et Banfora-Orodara (PRéBBO), une initiative majeure destinée à améliorer la mobilité et à dynamiser l’économie nationale.

Au-delà des projets d’infrastructures, ce lancement qui fait suite à celui de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso dont les travaux sont en cours, prouve, si besoin en était, que malgré la crise sécuritaire, le Burkina Faso poursuit résolument la modernisation de ses corridors stratégiques afin de soutenir la production nationale et de renforcer les échanges commerciaux.

Ces deux axes routiers contribueront à desservir Orodara, le verger du Burkina, et Banfora, la cité du paysan noir, deux zones reconnues pour leurs immenses potentialités arboricoles, agricoles, halieutiques et touristiques. Ces localités se distinguent notamment par l’abondance de leurs productions de mangues, d’agrumes, d’anacarde, de cultures vivrières et de nombreuses autres spéculations qui alimentent les marchés nationaux et sous régionaux.

Avec la réhabilitation et la modernisation de ces routes, le gouvernement contribue directement à la valorisation de ces potentialités. Car, l’accès aux marchés demeure un facteur déterminant pour transformer la production agricole en véritable moteur de croissance. Des routes praticables toute l’année permettent aux producteurs d’écouler leurs récoltes dans de meilleures conditions, de réduire les pertes post-récolte et d’améliorer les revenus des acteurs du monde rural. En ce sens, ces infrastructures participent pleinement à la quête nationale de souveraineté alimentaire, un objectif majeur dans le contexte actuel.

Mais, l’importance stratégique de ces deux axes dépasse largement le cadre national. En effet, ils relient deux régions frontalières du Burkina Faso et constituent des corridors essentiels pour les échanges avec les pays voisins. Ils jouent ainsi un rôle déterminant dans les flux d’importation et d’exportation, notamment avec la Côte d’Ivoire et le Mali. Outre la mobilité des personnes, leur modernisation permettra de fluidifier le transport des marchandises, de réduire les coûts logistiques et de renforcer la compétitivité des produits burkinabè sur les marchés régionaux.

Par ailleurs, l’amélioration de ces infrastructures représente un facteur déterminant pour sécuriser les chaînes logistiques et encourager l’implantation d’activités économiques dans ces régions à fort potentiel. C’est d’ailleurs dans cette logique d’efficacité, d’anticipation et de fluidité du trafic que le Premier ministre a marqué une escale sur le chantier du pont de Hèrèdougou, situé sur la Route nationale 1 (RN1), afin de s’assurer du bon déroulement des travaux avant l’arrivée de la saison des pluies, période souvent marquée par des interruptions du trafic dues à la montée des eaux. Cette attention accordée à la réalisation des infrastructures traduit la volonté des autorités de garantir la qualité et le respect des délais dans la réalisation des projets structurants.

Pour les populations locales, ces routes représentent une promesse de mobilité accrue, d’opportunités économiques et d’une intégration régionale renforcée. Pour les investisseurs, elles constituent un indicateur clair de l’engagement du Burkina Faso à améliorer son réseau routier et partant, son environnement économique.

Épine dorsale du développement, les routes rapprochent les territoires, soutiennent la production, facilitent les échanges et créent de nouvelles opportunités pour la jeunesse. Dans le contexte actuel de refondation et de reconquête de la souveraineté, chaque infrastructure réalisée constitue une pierre supplémentaire dans l’édification d’un Burkina Faso plus fort, plus résilient et résolument tourné vers l’avenir.

Les axes Bobo-Dioulasso-Banfora et Banfora-Orodara, tout comme le pont de Hèrèdougou, illustrent cette volonté d’avancer, d’investir et de bâtir les bases d’une prospérité durable au bénéfice des populations et de l’économie nationale. En investissant dans les infrastructures, le pays pose les fondations d’une économie plus compétitive et plus solide. Les axes Bobo-Dioulasso-Banfora et Banfora-Orodara apparaissent ainsi comme les artères d’un développement territorial équilibré, d’une agriculture performante et d’un commerce régional dynamique.

Par Assétou BADOH

Procès assassinat de l’ex-ministre, Yolande Viviane Compaoré : Wendpanga Yannick Bougouma écope de 25 ans de prison ferme

Au procès de l’ex-ministre, Yolande Viviane Compaoré, l’accusé Wendpanga Yannick Bougouma a reconnu les faits. ‎Alors que l’expertise psychiatrique évoque un délire chronique de persécution, possiblement lié à une schizophrénie, selon l’expert entendu à l’audience.
‎
‎Malade mental ou non, schizophrène ou pas, le sieur Wendpanga Yannick Bougouma, auteur de l’assassinat de l’ex-ministre Yolande Viviane Compaoré a été condamné, le vendredi 13 mars 2026 à 25 ans de prison ferme au terme du procès en première instance de l’affaire relative à l’assassinat de l’ancienne ministre et gouverneur, Yolande Viviane Compaoré. En effet, à la reprise du procès devant le tribunal de grande instance Ouaga II, l’expert en psychiatrie, Pr Kapouné Karfo, a révélé que l’accusé de l’assassinat de Viviane Compaoré souffre d’un « délire de persécution ».

Il s’agit, selon lui, d’un trouble psychiatrique dans lequel, le patient a la conviction inébranlable d’être la cible d’hostilités (menaces, complots, espionnage). De l’analyse des experts, ce trouble, souvent lié à la paranoïa, à la schizophrénie ou à la démence, provoque de l’angoisse et des comportements d’autodéfense. Ce qui pourrait expliquer le fait que le prévenu indiquait à chaque fois que la victime lui rendait la vie impossible depuis son enfance.

Fait surprenant, l’accusé à la barre a en quelque sorte plaidé coupable. Dans son « délire », il arrive à reconstituer légèrement les faits mais n’apporte pas de réponses claires aux questions du parquet. Poursuivi également pour vol aggravé, M. Bougouma a déclaré à la barre que la victime, dont il reconnaît avoir causé la mort, est à l’origine de son chômage.

L’accusé a également reconnu avoir emporté plusieurs objets appartenant à la victime, notamment des téléphones portables de marques Samsung et Motorola, une tablette, deux chargeurs, ainsi qu’un sac à main contenant de l’argent. Il a même reconnu les objets saisis et présentés à l’audience par le parquet. Interrogé sur le montant de l’argent dérobé, le prévenu a affirmé ne plus s’en souvenir, indiquant toutefois avoir donné une partie à des mendiants et utilisé le reste pour régler certaines dettes dans une boutique.

Un franc symbolique

Au terme des débats, la partie civile, représentant les ayants droit de la victime, s’est constituée partie civile en réclamant un franc symbolique. Le ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité. La défense, pour sa part, a plaidé l’irresponsabilité pénale de l’accusé. A l’issue du délibéré, le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle en premier ressort, a déclaré Wendpanga Yannick Bougouma coupable d’assassinat et de vol aggravé qui lui sont reprochés.

En répression, la cour l’a condamné à une peine d’emprisonnement ferme de 25 ans, ordonné son traitement et son suivi psychiatrique et ce à la diligence du directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Aussi, le tribunal a déclaré recevable la constitution de partie civile ‎des ayants droit de feue Compaoré Yolande Viviane et l’a dit bien fondée.

Ce faisant, a condamné Wendpanga Yannick Bougouma à leur payer la somme de 1F symbolique en réparation du préjudice subi, ordonné en outre, la restitution aux ayants droit de feue Compaoré Yolande Viviane du scellé comprenant trois téléphones portables, une tablette, deux chargeurs, un sac à main. Il a ordonné également la confiscation aux fins de destruction du scellé comprenant une chemise, une clé USB, un casque de type lecteur. Et enfin, a condamné Wendpanga Yannick Bougouma aux entiers dépens.

Le tribunal a notifié au condamné qu’il dispose de 10 jours pour faire appel s’il n’est pas satisfait de la décision rendue. A savoir si l’accusé va interjeter appel, son conseil a répondu en ces termes : « nous allons aviser ». L’avocat de la famille lui, a trouvé la décision « bonne à prendre ». Le procureur lui, s’est dit également satisfait de la décision. « Du point de vue des poursuites, nous ne sommes pas moins satisfaits.

Au sujet du débat central, la santé mentale de l’accusé, nous avons démontré qu’il y avait une certaine cohérence et un malade mental ne pouvait pas donner autant de précisions. Nous avons aussi démontré que les hallucinations sont postérieures aux faits », a-t-il fait savoir.

Wanlé Gérard COULIBALY

Secteur de la santé: 75 303 séances d’hémodialyse réalisées en 2025

Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, a présidé la première session ordinaire de l’année du cadre sectoriel de dialogue de son département, vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou.

Le Cadre sectoriel de dialogue santé (CSD-santé) se veut un espace de concertation du ministère de la Santé pour faire le bilan de ses activités et renforcer son plan d’action pour les années avenir. La première session ordinaire de l’année du cadre s’est tenue le vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou. Elle a été présidée par le ministre de la Santé, Robert Lucien Kargougou. La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano et des gouverneurs de région.

Cette session intervient dans un contexte marqué par la fin du cycle de planification 2021- 2025 et de préparation du nouveau cycle stratégique du Plan Relance 2026-2030. Il a noté en termes de réalisations que le bilan met en lumière plusieurs progrès enregistrés en 2025 dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de développement (PND). Ainsi, dans le domaine des infrastructures et du plateau technique, il a relevé le fonctionnement de l’hôpital de Pala à Bobo- Dioulasso, l’ouverture du centre d’hémodialyse de Gaoua et du Centre radiothérapie de Bobo-Dioulasso.

La chirurgie cardiaque ayant permis la prise en charge de 162 patients et la 1re transplantation rénale réalisée avec succès, le 29 juillet 2025, au centre universitaire de Tengandogo sont également les réalisations citées. Le ministre a par ailleurs indiqué que l’offre d’hémodialyse a été consolidée avec 75 303 séances réalisées dans 7 centres.

« La lutte contre les cancers féminins a été intensifiée grâce au déploiement des cliniques mobiles avec plus de 95 000 femmes sensibilisées, 18 200 écho-mammographies et 38 500 dépistages du cancer du col de l’utérus », a-t-il expliqué. Au titre de l’Initiative présidentielle pour la santé, le ministre a noté le démarrage de 25 centres médicaux communaux sur une prévoyance de 55.

Dans le volet ressources humaines, il a relevé le lancement du plan 1000×5. En plus de cela, le recrutement pour la spécialisation de 1790 médecins, 171 pharmaciens, 40 chirurgiens-dentistes et 2096 paramédicaux. Il a aussi ajouté la digitalisation de la gratuité des soins à travers la facturation individuelle et la plateforme E-Flux Financier.

Des défis à relever

Le ministre de la Santé a confié que les défis à relever sur cette période du Plan Relance 2026-2030 sont multiformes. Il a cité, entre autres, l’amélioration de l’accès équitable aux soins de qualités, le renforcement des ressources humaines en santé, la disponibilité durable des produits de santé et la réduction de la charge financière des ménages.

A cela, il a ajouté la lutte contre la malnutrition, la consolidation de la résilience du système sanitaire face aux crises et l’élargissement des centres d’hémodialyse dans différentes régions. A travers le Plan Relance 2026-2030, le ministre de la Santé a souligné que l’ambition du gouvernement est claire : « Garantir l’accès à des services de santé de qualité centrée sur la personne, renforcer la souveraineté pharmaceutique et améliorer l’Etat nutritionnel de la population ». M. Kargougou a confié que c’est pour assurer une déclinaison cohérente que son département a élaboré le Plan d’action sectoriel de développement (PA-SD) 2026-2030.

« Ce document constitue l’instrument de programmation des investissements structurants et des réformes stratégiques du secteur. Il servira alors de référence pour le suivi et l’évaluation de nos engagements », a-t-il indiqué. A l’issue des échanges, Robert Kargougou a souhaité que les recommandations qui en découleront, puissent guider les actions de son département dans le futur.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

 

Recyclage informatique : le PROTAF redonne une seconde vie au matériel de l’État

Le programme TIC au Faso (PROTAF), en partenariat avec l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), a présenté le 14 mars 2026 les résultats de son projet pilote « PROTAF Recyclage », destiné à restaurer du matériel informatique vétuste de l’État afin de le redistribuer aux populations.
Le bilan fait état de 22 unités centrales et 10 écrans fonctionnels restaurés, ainsi que plusieurs accessoires récupérés, dont 10 claviers USB, 24 câbles d’alimentation, 12 câbles VGA et 5 souris. Cinq écrans défectueux sont également en cours de réparation.
Selon le coordinateur du programme, Wongnin Zerbo, l’initiative vise à valoriser les investissements publics en réparant les équipements déclassés et en facilitant l’accès aux technologies numériques.
Une tournée est prévue du 17 au 30 mars à Solenzo, Gourcy et Tougan, avec des formations en informatique et la remise de matériels recyclés à des personnes vulnérables, notamment des veuves et orphelins de FDS et VDP.
Sidwaya.info
Sources : AIB

Lutte contre l’exportation illégale des Asins au Burkina Faso : Un convoi de 95 têtes d’Asins intercepté par les services des Eaux et Forêts !

Le service départemental des Eaux et Forêts de Gon-Boussougou (Province du Zoundwéogo, région du Nazinon) a intercepté le mercredi 11 mars 2026 4 individus qui convoyaient deux troupeaux d’asins totalisant 95 têtes d’ânes en direction d’un pays voisin.
Cette intervention s’inscrit dans la dynamique nationale visant à sauvegarder et à préserver le cheptel asin qui constitue une ressource importante pour les activités socio-économiques des populations rurales contre le trafic et l’abattage abusif.
En rappel, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques, le Commandant Ismael SOMBIE, par communiqué en date du 9 mars 2026 rappelait les dispositions du décret N°2016-0857/PRES/PM/MRAH/MCIA/MINEFID/MATDSI du 07 septembre 2016 portant règlementation de l’abattage et de l’exportation des asins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso. Il a instruit les Forces de Défense et de Sécurité d’interpeller et de traduire devant les juridictions compétentes toute personne se livrant au transport ou au convoyage de plus de trois (3) têtes d’asins sur le territoire national.
Le Directeur Général des Eaux et Forêts, Chef de corps tient à saluer le professionnalisme, la vigilance et l’engagement des services des Eaux et Forêts de Gon-Boussougou qui, par leur intervention, contribuent efficacement au respect de la réglementation et à la lutte contre les pratiques illicites.
L’Ane est le premier fils du Paysan au Burkina Faso, Ensemble, protégeons-le
DComD/DGEF

Infrastructures : Dans 24 mois l’axe Bobo-Dioulasso-Banfora fera peau neuve

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé  les travaux de réhabilitation et de renforcement des routes Bobo-Dioulasso-Banfora et Banfora-Orodara, le samedi 14 mars 2026. La cérémonie officielle s’est déroulée à l’embranchement des deux routes dans la commune de Bérégadougou (au bord des champs de canne à sucre). Cette réhabilitation rentre dans le cadre du Projet de Réhabilitation des routes Bobo-Dioulasso-Banfora-Frontière Côte d’Ivoire et Banfora-Orodara (PRéBBO). Les travaux sont subdivisés en 2 lots. Le lot 1 sera exécuté par une seule entreprise et concerne une réhabilitation du tronçon Bobo-Dioulasso-Banfora, sur Route nationale 7 (RN7) pour une distance de 84,7 km. Il va consister à recycler la chaussée existante en la renforçant pour reconstituer une nouvelle couche de fondation. Quand au lot 2 il sera exécuté par un groupe d’entreprises et concerne le route Banfora-Orodara longue de 42 km. Il s’agira pour ce tronçon, d’une nouvelle construction de bitumage avec un corps de chaussée en graveleux latéritiques avec un revêtement en béton bitumineux. Le lot1 a un délai d’exécution de 24 mois pour un coût d’environ 63 milliards de FCFA hors taxe . Le lot 2 a un délai d’exécution de 18 mois pour un coût de 18,1 milliards de FCFA. Le financement est assuré par l’Etat burkinabè et son partenaire, la Banque islamique de Développement (BID). Des instructions fermes ont été données par le Chef du gouvernement pour un respect non seulement des délais mais aussi la qualité des ouvrages à livrer. « Aucun retard ou manquement ne sera toléré », a averti Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. (Plus de détails dans nos prochaines parutions)

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

𝐏𝐢𝐬𝐜𝐢𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐚𝐮𝐠𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐨𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce vendredi 13 mars 2026 à Bobo-Dioulasso, à l’inauguration officielle d’unités industrielles de production d’aliments pour poissons. Cette réalisation s’inscrit dans la dynamique de transformation structurelle du secteur halieutique national et dans la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique engagée par le Gouvernement.
‎
‎Dans le cadre de cette offensive, le Burkina Faso ambitionne d’atteindre une production nationale de poisson de 100 000 tonnes. Pour concrétiser cet objectif, l’activité piscicole a été renforcée par l’installation de cages flottantes sur plusieurs plans d’eau du pays. Toutefois, malgré l’engagement croissant des acteurs, la filière demeurait confrontée à une contrainte majeure : la faible disponibilité d’aliments piscicoles produits localement. Sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Gouvernement a ainsi consenti d’importants investissements pour lever ce goulot d’étranglement.
‎
‎À cet effet, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques (MAERAH) a mobilisé plus de 1,5 milliard de francs CFA pour l’acquisition de deux usines modernes de production d’aliments pour poissons, dont l’une est implantée à Bobo-Dioulasso et l’autre à Bagré. Chacune de ces unités affiche une capacité de production comprise entre 1,5 et 2 tonnes par heure. Une troisième unité, également installée à Bobo-Dioulasso, vient compléter le dispositif avec une capacité de production de 1 tonne par heure.
‎
‎La société d’État FASO GUULGO, spécialisée dans la production d’aliments pour la volaille, le bétail et le poisson, assurera l’exploitation des deux unités de Bobo-Dioulasso. L’unité implantée à Bagré sera, quant à elle, gérée par la société d’État Faso Agropole.
‎
‎L’entrée en service de ces infrastructures permettra de sécuriser l’approvisionnement en intrants essentiels, d’améliorer la compétitivité de la production nationale et d’accélérer le développement de la filière piscicole. Elle contribuera également à la création d’emplois directs et indirects, notamment au profit des jeunes.
‎
‎À l’issue de la cérémonie, le Premier ministre a salué une avancée majeure dans la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique. Selon lui, ces unités contribueront à lever l’un des principaux obstacles au développement de la pisciculture nationale, à savoir l’accès à des aliments pour poissons disponibles, abordables et de qualité. Il a, par ailleurs, exhorté les équipes techniques ainsi que les structures en charge de la gestion de ces unités à faire preuve de rigueur et de professionnalisme, afin de garantir une production de qualité, accessible aux producteurs et compétitive face aux produits importés.
‎
‎Avec la mise en service de ces unités industrielles, le Burkina Faso franchit une étape importante dans la structuration de sa filière piscicole, avec pour perspectives le renforcement de la sécurité alimentaire, la réduction de la dépendance aux importations et la consolidation de l’économie nationale.
‎
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞