𝐏𝐢𝐬𝐜𝐢𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐚𝐮𝐠𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐨𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce vendredi 13 mars 2026 à Bobo-Dioulasso, à l’inauguration officielle d’unités industrielles de production d’aliments pour poissons. Cette réalisation s’inscrit dans la dynamique de transformation structurelle du secteur halieutique national et dans la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique engagée par le Gouvernement.
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‎Dans le cadre de cette offensive, le Burkina Faso ambitionne d’atteindre une production nationale de poisson de 100 000 tonnes. Pour concrétiser cet objectif, l’activité piscicole a été renforcée par l’installation de cages flottantes sur plusieurs plans d’eau du pays. Toutefois, malgré l’engagement croissant des acteurs, la filière demeurait confrontée à une contrainte majeure : la faible disponibilité d’aliments piscicoles produits localement. Sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Gouvernement a ainsi consenti d’importants investissements pour lever ce goulot d’étranglement.
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‎À cet effet, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques (MAERAH) a mobilisé plus de 1,5 milliard de francs CFA pour l’acquisition de deux usines modernes de production d’aliments pour poissons, dont l’une est implantée à Bobo-Dioulasso et l’autre à Bagré. Chacune de ces unités affiche une capacité de production comprise entre 1,5 et 2 tonnes par heure. Une troisième unité, également installée à Bobo-Dioulasso, vient compléter le dispositif avec une capacité de production de 1 tonne par heure.
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‎La société d’État FASO GUULGO, spécialisée dans la production d’aliments pour la volaille, le bétail et le poisson, assurera l’exploitation des deux unités de Bobo-Dioulasso. L’unité implantée à Bagré sera, quant à elle, gérée par la société d’État Faso Agropole.
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‎L’entrée en service de ces infrastructures permettra de sécuriser l’approvisionnement en intrants essentiels, d’améliorer la compétitivité de la production nationale et d’accélérer le développement de la filière piscicole. Elle contribuera également à la création d’emplois directs et indirects, notamment au profit des jeunes.
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‎À l’issue de la cérémonie, le Premier ministre a salué une avancée majeure dans la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique. Selon lui, ces unités contribueront à lever l’un des principaux obstacles au développement de la pisciculture nationale, à savoir l’accès à des aliments pour poissons disponibles, abordables et de qualité. Il a, par ailleurs, exhorté les équipes techniques ainsi que les structures en charge de la gestion de ces unités à faire preuve de rigueur et de professionnalisme, afin de garantir une production de qualité, accessible aux producteurs et compétitive face aux produits importés.
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‎Avec la mise en service de ces unités industrielles, le Burkina Faso franchit une étape importante dans la structuration de sa filière piscicole, avec pour perspectives le renforcement de la sécurité alimentaire, la réduction de la dépendance aux importations et la consolidation de l’économie nationale.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Commune de Béré : plusieurs écoles reçoivent des jardins scolaires

Plusieurs écoles primaires publiques de la commune de Béré, dans le Nazinon, ont reçu chacun, un jardin scolaire d’une superficie de 625 m2. La remise du don a eu lieu, mercredi 11 mars 2026, au sein de l’école primaire publique du village de Nacombogo.

 

Les écoles primaires des villages de Nacombogo, de Boulghin, de Garbin et de Bougoumbarga, dans la commune de Béré, région du Nazinon, sont désormais dotées de jardins scolaires pour faciliter l’encadrement des élèves. Le mercredi 11 mars 2026, ces structures éducatives ont reçu chacun, du Groupe Etival Solidarité Béré, un jardin-école d’une superficie de 625 m2. A cette occasion, du matériel d’arrosage des plants ont également été remis aux écoles bénéficiaires. Selon le président du Groupe, Mahamadi Zida, ces jardins ne sont pas de simples parcelles de terre.

Selon le président du Groupe Etival Solidarité Béré, Mahamadi Zida, ces jardins constituent de véritables classes à ciel ouvert.

Ils constituent, d’après lui, de véritables classes à ciel ouvert. Pour lui, en mettant les mains à la terre, les élèves vont apprendre l’éducation environnementale, notamment la protection de la biodiversité et l’importance de l’eau. « Les jardins vont permettre aux scolaires d’acquérir des techniques agricoles modernes comme l’agroécologie ou le compostage qu’ils pourront reproduire chez eux », a ajouté M. Zida. Le représentant des écoles bénéficiaires du don, Harouna Dibia, tout en témoignant sa reconnaissance au donateur, a exprimé sa joie d’avoir reçu ce joyau.

Il a souhaité que Dieu donne le maximum de moyens à son bienfaiteur pour qu’il puisse toujours les aider et étendre son geste aux autres écoles. M. Dibia a dit aussi être engagé à bien entretenir le jardin offert à sa structure afin qu’elle soit profitable aux apprenants. Pour le chef de Circonscription d’éducation de base (CCEB) de Béré, Kouliga Pacmogda, le jardin scolaire regorge un double avantage pour les apprenants. Sur le plan pédagogique, selon lui, les enfants apprennent comment entretenir une plante et la géométrie à travers les dimensions du jardin. « Ce qui s’enseigne théoriquement dans les classes, nous les pratiquons dans le jardin », a expliqué M. Pacmogda.


Du matériel d’arrosage des plants ont été remis aux écoles bénéficiaires.

Sur le plan de la cantine scolaire, les produits du jardin sont utilisés pour agrémenter les repas des élèves. A ce titre, le CCEB, a précisé que les différentes spéculations produites dans le jardin sont soit récoltées pour alimenter la cantine, soit vendues sur la place du marché pour générer des ressources afin d’accompagner l’école dans ses besoins quotidiens. A ses dires, le jardin scolaire est entretenu par les élèves organisés autour d’un comité avec un cahier de gestion. Dans ces jardins scolaires offert par le Groupe Etival Solidarité Béré, l’on y trouve des spéculations comme les oignons, de l’oseille, de la tomate et des laitues.

Noufou SAWADOGO

 

Démocratie populaire intégrale en Chine : Un modèle de gouvernance inspirant

En Chine, les Deux Sessions politiques annuelles constituent l’évènement politique le plus important. C’est un moment de dialogue national inclusif par les biais des députés à l’APN et des membres de la CCPPC. Les aspirations du peuple, les réformes et la modernisation chinoise sont largement abordées au cours de ce rendez-vous politique annuel.

Organisées la première semaine de mars, elles incarnent l’expression de la démocratie populaire intégrale en Chine. La démocratie populaire intégrale est un concept central de la politique démocratique socialiste aux caractéristiques chinoises. Elle se traduit dans la réalité en termes d’inclusion citoyenne, d’initiatives mises en œuvre pour développer la nation et favoriser le bien-être du peuple dans son ensemble. Le peuple a non seulement le droit d’élire ses représentants, mais aussi celui d’exprimer continuellement son opinion avant et après l’élaboration des politiques. Par exemple, lors de la consultation publique sur les projets de loi ou de la mise en place de points de contact législatifs locaux, les citoyens ordinaires peuvent directement participer au processus législatif. La participation citoyenne est permanente à travers des canaux qui permettent la prise en compte des avis.

La démocratie populaire intégrale permet aux personnes de différents niveaux et de différents secteurs d’activités de participer aux prises de décision. Des grandes orientations politiques nationales aux questions plus spécifiques de la vie quotidienne comme le tri des déchets ou la gestion des places de stationnement dans un quartier, elle cherche à trouver le plus grand dénominateur commun de la volonté populaire.

En clair, la démocratie populaire intégrale est un exercice plein et permanent de la volonté populaire. Les citoyens, en plus d’élire leurs représentants, ont voix au chapitre et participent de manière active à la vie de la société. À titre illustratif, lors de l’élaboration du 14ᵉ plan quinquennal, le PCC a mené, pour la première fois de son histoire, une consultation en ligne. Parmi les millions de suggestions reçues, un internaute avait proposé un système d’entraide aux personnes âgées dans les zones rurales densément peuplées. Cette suggestion a été intégrée au 14ᵉ plan quinquennal et est devenue une mesure concrète du plan.

Dans le même registre, en 2025, la quatrième session plénière du XXᵉ Comité central du PCC a examiné et adopté les « Propositions du Comité central du Parti communiste chinois sur l’élaboration du 15ᵉ plan quinquennal de développement économique et social ». De mai à juin en 2025, une consultation en ligne, menée pour élaborer ce plan, a permis de recueillir plus de trois millions de suggestions d’internautes. Cela traduit avec éloquence l’expression de la démocratie participative à tous les niveaux.

La démocratie populaire intégrale est un processus de mobilisation générale de tous les Chinois dans un élan de consensus et de solidarité. Une nation qui avance est une nation qui privilégie le dialogue inclusif et qui est à l’écoute de toutes les sensibilités. Pour consolider la stabilité institutionnelle, l’unité nationale et l’engagement autour de la modernisation chinoise, le peuple exerce pleinement ses droits à travers les élections, les consultations et les prises de décision. En d’autres termes, l’aspiration à une vie meilleure pour tous est un principe fondamental que défend la démocratie populaire intégrale.

Si de nos jours la Chine est citée en exemple dans la lutte contre la pauvreté, cela n’est pas fortuit. Elle a su saisir ses causes profondes avant d’appliquer les solutions idoines. En Chine, les performances politiques se réalisent sans improvisation et sans calculs égoïstes. Ce modèle chinois devrait inspirer les pays en développement si leur volonté est de véritablement œuvrer pour le bien-être de leurs populations.

Grâce à une discipline rigoureuse, le Parti communiste chinois (PCC) a su implémenter une gouvernance de qualité et un développement centré sur le peuple

Depuis le 18ᵉ Congrès national du PCC tenu en 2012, « huit recommandations » ont été édictées pour renforcer la discipline au sein du méga-parti, fort de 100,27 millions de membres, selon des estimations de 2024, et combattre quatre vices que sont le formalisme, la bureaucratie, l’hédonisme et la prodigalité.

Il y a lieu de rappeler que les « huit recommandations » stipulent, entre autres, une proximité permanente entre les dirigeants et la base, une sobriété et une efficacité dans l’organisation de réunions, une réduction dans l’émission des documents officiels, un allègement de contrôles en circulation lors des passages de cortèges officiels pour éviter les désagréments et une utilisation rationnelle des biens publics. Depuis leur implémentation, les « huit recommandations » sont devenus une sorte de feuille de route entre les mains des dirigeants du PCC et des citoyens chinois. Le développement de la Chine a pleinement démontré au monde que seule une démocratie qui lui convient peut-être fiable et efficace.

Nadège YAMEOGO

 

 

Création de Faso Food and Drug Administration pour renforcerle contrôle qualité et mieux réguler le secteur des médicamentset des aliments

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 12 mars 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H01 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseildes ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé
à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

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CONSEIL DES MINISTRE

Lutte contre la criminalité urbaine: Ils ont vidé 10 millions F CFA des comptes mobiles money et bancaires de leurs victimes

Le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) des Koulsé a, dans le cadre de la lutte contre la criminalité urbaine sous toutes ses formes, démantelé un réseau de malfrats qui s’adonnaient à des actes de vols de téléphones portables, de numéraires, de motocycles et d’autres biens surtout dans les gares des sociétés de transport.

Ce groupe avait la particularité de vider les comptes mobiles money et bancaires de leurs victimes à travers leurs téléphones portables. Le mode opératoire de ce gang consistait à se faire passer pour des voyageurs. Au moment de l’embarquement, ils profitaient des bousculades et de l’inattention des usagers pour soustraire leurs téléphones et leurs portefeuilles. Ils utilisaient une syntaxe pour obtenir l’identité des propriétaires de cartes SIM.

Pour accéder à un compte mobile money, ils utilisaient comme code, l’année de naissance, les quatre premiers ou derniers chiffres des numéros de téléphone des victimes. Avec ce procédé, ces individus parmi lesquels figurait un spécialiste du domaine arrivaient à vider les comptes mobile money et, parfois, les comptes bancaires pour les victimes qui ont lié les deux comptes. Au cas où leur technique ne leur permettait pas de retrouver le code, ils entraient en contact avec leur service clientèle et se faisaient passer pour le propriétaire de la carte SIM qui demandait à réinitialiser son code mobile money. Les téléphones portables étaient revendus et l’argent obtenu était utilisé pour acheter de la drogue pour leur consommation.

Il est a noté que ce réseau a fait près d’une vingtaine de victimes et causé un préjudice financier estimé à près de 10 000 000 F CFA. Grâce au concours de la division de l’Unité anti-drogue (UAD) , de la brigade Laabal et à la collaboration des populations, les enquêteurs ont saisi deux motocyclettes, des téléphones portables et divers autres objets. La Police nationale salue la franche collaboration des citoyens et des téléphonies mobiles, toute chose qui a permis d’atteindre ces résultats. Par ailleurs, elle invite les populations à plus de vigilance et de prudence, à renforcer la sécurité de leurs comptes mobile money et autres, et à toujours poursuivre la dynamique de la dénonciation des cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010. La Police nationale, une force publique des citoyens !

Police nationale

 

 

Fédération nationale des tisseuses du Burkina Faso: l’exemple du Président de l’ALT dans le port du Faso Dan Fani salué

Une délégation de la Fédération nationale des tisseuses du Burkina Faso (FENATI/BF) a été reçue en audience par le Président de l’Assemblée législative de Transition, Dr Ousmane Bougouma, le jeudi 12 mars 2026, à Ouagadougou.

Conduite par sa présidente, Pauline Bafiogo, la délégation est venue témoigner sa reconnaissance au chef du Parlement pour son engagement constant en faveur de la promotion du Faso Dan Fani, symbole fort du patrimoine culturel burkinabè. A cette occasion, la fédération a décerné un trophée au Président de l’ALT afin de saluer son exemplarité dans le port et la valorisation de ce pagne traditionnel, véritable vitrine du savoir-faire artisanal national.

La FENATI/BF est une organisation nationale qui regroupe des associations de tisseuses et de teinturiers à travers le pays. Elle est représentée dans les treize régions du Burkina Faso. La fédération œuvre notamment dans la confection et la commercialisation de pagnes tissés en Faso Dan Fani, réalisés à partir du fil de coton burkinabè.

Ses productions sont mobilisées lors d’événements majeurs tels que la Journée internationale des droits des femmes ou encore le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), tout en approvisionnant le marché local et international. A travers ses activités, la FENATI/BF contribue activement à l’autonomisation économique des femmes, à l’amélioration des conditions de vie des familles, à la création d’emplois et au dynamisme de l’économie nationale.

En recevant cette délégation, Dr Ousmane Bougouma a une fois de plus réaffirmé son attachement à la promotion du consommons local et à la valorisation du patrimoine culturel burkinabè.

 

Direction générale de la Communication et des Relations publiques de l’ALT

Coopération bilatérale: les Etats-Unis souhaitent redynamiser leurs relations avec le Burkina

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, dans la soirée du mercredi 11 mars 2026, le haut responsable du bureau des affaires africaines au département d’Etat américain, Nick Checker. L’émissaire de Washington dit être venu présenter la nouvelle vision de son pays sur la coopération avec le Burkina Faso.

Pour lui, après des moments d’incompréhension, l’administration Trump est désormais dans une dynamique de coopérer d’égal à égal avec le Burkina Faso. A travers cette visite, Washington veut donc relancer le dialogue et favoriser le réchauffement des relations de coopération avec le Burkina Faso, dans le respect de la souveraineté du Pays des Hommes intègres.

«Nous avons eu un échange très constructif au cours duquel nous avons discuté de notre volonté de relancer les relations entre les Etats-Unis et le Burkina Faso et de travailler ensemble sur des questions d’intérêts partagés. Il faut tirer les leçons du passé. Il s’agit d’aller de l’avant, de rétablir la confiance et de coopérer sur des sujets qui nous concernent tous», a déclaré, Nick Checker, à sa sortie d’audience. Dans ce nouvel élan que Washington veut s’engager, les domaines de coopération concernent la lutte contre le terrorisme, avec notamment la levée de la suspension des exportations des équipements de guerre vers le Burkina Faso, ainsi que les domaines de l’économie et des échanges commerciaux à travers les hommes d’affaires des deux pays.

Le ministre des Affaires étrangères a salué cette nouvelle posture des Etats-Unis qui souhaitent redéfinir leurs relations avec le Burkina Faso au regard des difficultés constatées de par le passé. « Les Etats-Unis veulent protéger leurs frontières, le Burkina Faso aussi. Les Etats-Unis désirent protéger leurs citoyens, le Burkina Faso aussi veut assurer la sécurité de ses citoyens. Les Etats-Unis veulent des partenariats gagnant-gagnants. C’est ce que nous prônons aussi. Nous avons les mêmes préoccupations », explique le chef de la diplomatie burkinabè à son visiteur.

Pour lui, « il est plus que nécessaire que les Etats-Unis et l’ensemble des partenaires bilatéraux comprennent et acceptent que nos pays ne sont pas des espaces qui n’attendent qu’à être assistés ». Le ministre Traoré dit fonder l’espoir, que cet engagement des Etats-Unis à restaurer la confiance avec le Burkina Faso, ne soit pas juste dans les discours, mais qu’il se constate à travers des actes concrets. Avant Ouagadougou, le haut responsable du bureau des affaires africaines de l’Etat américain était également en visite au Niger et au Mali, avec pour objectif de rapprocher Washington et la Confédération des Etats du Sahel.

DCRP/MAE

 

Ô Dieu d’Israël !

Ô Dieu d’Israël où es-tu ? Quand les Gardiens de la Révolution donnent la raclée du siècle à l’enfant chouchou de Dieu, aucun ange ne vole ou ne plane au-dessus du brasier de l’inconséquence. Quand la terre promise se transforme en enfer exquis sur terre, le dôme de fer tant vanté se révèle être un avachi tamis de seconde main dépassé et éprouvé.

Après avoir donné le premier coup de la suffisance à l’Iran, Israël semble s’écrouler du haut de son invincibilité mythique et le Peuple élu de Dieu semble être déchu de la clémence du ciel. Pendant ce temps, l’oncle Sam poursuit la rhétorique du défenseur, désabusé par son propre orgueil de superpuissance militaire. Comme pour dire que la guerre est un fait, réel et tangible, au-delà du verbiage politicien d’un président qui peine finalement à se convaincre lui-même de la pertinence de ses choix tactiques. Pendant qu’Israël s’embrase, l’Amérique se prélasse et menace de froisser l’Iran et sa bande d’Ayatollahs, mais visiblement, il y a loin de la coupe aux lèvres.

L’Iran semble avoir bien préparé cette guerre mieux qu’est préparé le discours improvisé de la vision ovale du monde. Mais le monde a changé et continue de se transformer. Seuls ceux qui l’ont toujours regardé en plongée ont perdu le sens de la réalité. La politique étrangère des Etats-Unis a un faible pour la démocratie et son corollaire de liberté mais pourquoi chaque fois qu’un Etat dit « voyou » est bombardé, il y a une senteur de pétrole qui émane des hécatombes ? Depuis quand libère-t-on un peuple embastillé avec des bombes ?

Les Etats-Unis sont si attachés à la paix dans le monde, mais pourquoi chaque fois qu’ils envoient ses missiles pacificateurs, il y a autant de morts que d’or à ramasser ? On peut lancer une guerre préventive contre l’Iran pendant que le terrorisme prend des allures d’invasion en Afrique sans avoir droit à une seule escarmouche de bon aloi ! Le rêve américain serait-il en passe de devenir une tragédie, un cauchemar pour le monde ? Pendant ce temps, le Congrès américain n’a jamais autorisé cette guerre, l’ONU cherche en vain une nouvelle définition à son rôle d’éternel timoré de l’histoire, la politique semble être le pire des maux de notre espèce au point que l’on se demande ce qu’est vraiment un dirigeant !

Pendant ce temps, l’Afrique regarde les sanglantes hostilités de la guerre spectacle dans une ambiance de jeux vidéo ou mieux avec l’euphorie d’un match Réal vs Barça en s’amusant à miser au pari macabre de la fin d’Israël ou de l’Iran. Pendant que l’Iran seul tient tête à l’Amérique et à son enfant prodigue, l’Afrique n’est pas capable d’organiser une battue sous régionale pour lever le lièvre du terrorisme et le pourchasser hors du continent.

De l’Union africaine à la CEDEAO, du Nigéria à l’Afrique du Sud en passant par l’Egypte et l’Algérie, le mal africain se porte suffisamment bien dans la peau d’un complexe d’antagonisme peint en noir et blanc. Parce que la seule grande mutation de l’Afrique, c’est celle qui consiste à se moquer de l’Alliance des Etats du Sahel pour son penchant fédéraliste et sa volonté d’accéder à l’indépendance vraie ; parce que l’Afrique, berceau de l’humanité a accepté des courants de pensées et de croyances qui l’ont aliénée au point qu’il se renie devant les prouesses de sa propre histoire.

Mais si l’Iran avait renié ses héros et renoncé à sa culture et à ses traditions, il y a longtemps qu’il avait confié sa destinée à Sam le pompier et ses affidés. Si l’Iran avait souscrit à la sacro sainte démocratie et à ses principes de pseudo liberté, il y a longtemps qu’il s’était éclaté et émietté au grand bonheur des rapaces « pétrovores » de la planète. Parce qu’en vérité, les peuples les plus divisés, sans vision ni volonté d’être libres resteront à la solde des plus forts, piétinés et malmenés, spoliés et abandonnés.

En attendant la fin probable de cette guerre Iran-Israël, les Etats-Unis risquent de perdre la face dans le bourbier de ses propres turpitudes. Entre négocier du haut de sa tour d’ivoire et s’entêter au risque de perdre son intouchable alter ego Israël, l’équation stratégique est à plusieurs inconnus et il ne suffit pas d’avoir l’arme nucléaire pour en découdre avec le mal. L’équilibre des forces est en cours, le mythe américain est presqu’à terre, Trump se trompe ! Et les Américains commencent à ressentir le poids en milliards de dollars d’une guerre qu’ils n’ont pas validée mais qui ne fait que commencer au plan économique. Finalement, la démocratie est le meilleur moyen politique pour fabriquer des dirigeants que l’on mérite jusqu’au bord de la décadence.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Développement du numérique: le Niger entend se doter d’une Politique nationale 2026-2035

Le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies de l’information, Adji Ali Salatou, a présidé ce mercredi 11 mars 2026 à Niamey, l’ouverture officielle de l’atelier de validation de la Politique nationale de développement du numérique (PNDN 2026-2035) et du Plan sectoriel de développement du numérique (PSDN 2026-2030).

En ouvrant les travaux de cet atelier, le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies de l’information, Adji Ali Salatou, a indiqué qu’il constitue une étape essentielle dans le processus d’appropriation nationale de cette politique car il permettra d’examiner en profondeur les orientations proposées, d’enrichir les actions prévues et de s’assurer que ce document stratégique reflète véritablement les aspirations et les priorités du Niger.

A travers sa vision qui est de rendre le numérique accessible à l’ensemble de la population afin qu’il soit un puissant levier du développement socio-économique du Niger à l’horizon 2035, cette politique s’est donnée comme objectif global de contribuer au développement des bases de production pour la souveraineté économique, avec pour objectif spécifique de rendre accessibles les services mobiles et internet au plus grand nombre de Nigériens. «

Grâce à ces objectifs, elle traduit l’ambition du Niger de faire du numérique un véritable levier de transformation économique et sociale », a fait savoir le ministre Salatou selon qui, ladite politique vise entre autres, à faire du Niger un carrefour d’interconnexion en matière de Shes optique dans la sous-région, tout en modernisant la gouvernance publique à travers le développement de l’e-Gouvernement, connecter le monde rural, en accompagnant les structures et institutions de l’Etat dans la mise en œuvre de leurs stratégies numériques, désenclaver numériquement les villages administratifs du Niger et promouvoir l’usage des services numériques aussi bien en zones urbaines que rurales, notamment pour stimuler l’inclusion financière et créer un environnement favorable au développement du contenu numérique local et à l’émergence des start-up nationales afin de permettre aux acteurs économiques de bénéficier de services numériques de qualité.

« Pour atteindre ces objectifs, des réformes structurantes seront engagées, notamment en matière de facilitation de l’acquisition des équipements numériques, de renforcement des infrastructures de diversification des partenariats stratégiques ainsi que le renforcement du cadre réglementaire et institutionnel », a souligné le ministre de la communication, expliquant que dans cette dynamique, « le gouvernement accorde une place centrale au développement du numérique, qui constitue aujourd’hui l’un des principaux moteurs de la modernisation des États et de la compétitivité des économies car le recours aux TIC offre des opportunités considérables pour améliorer la performance dans la production des biens et services, renforcer la transparence dans la gestion publique, lutter contre la corruption et moderniser les systèmes de collecte et de traitement des données statistiques ».

C’est donc dans ce contexte, a poursuivi le ministre de la Communication, que s’inscrit l’élaboration de la PNDN 2004-2005 soumise aux participants pour validation et afin d’atteindre les ambitions citées. La PNDN s’articule autour de trois axes stratégiques majeurs dont le renforcement de la gouvernance et de la sécurité du secteur du numérique, le développement des infrastructures et des services numériques et le développement des compétences numériques et de l’innovation.

Sa mise en œuvre, a indiqué le ministre chargé des nouvelles technologies de l’information, reposera sur un dispositif institutionnel de coordination, de pilotage et de suivi-évaluation, accompagné de mécanismes de gestion et de mitigation des risques afin d’assurer l’atteinte effective des résultats attendus.

Le ministre Adji Salatou a enfin salué et félicité l’ensemble des experts des structures publiques et privées, pour les efforts consentis dans l’élaboration de ce document stratégique, « qui constitue le fruit d’une large concertation entre les différents acteurs de l’écosystème numérique nigérien ».

Agence nigérienne de presse

Légendes
1- Pour le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies de l’information, Adji Ali Salatou (milieu), la mise en œuvre de la PNDN reposera sur un dispositif institutionnel de coordination, de pilotage et de suivi-évaluation.
2- L’élaboration de ce document stratégique a été le fruit d’une large concertation entre les différents acteurs de l’écosystème numérique nigérien.
Voir ph dossier Espace AES du 13 mars 26……………mac adama

Université Joseph-Ki-Zerbo: 454 nouveaux doctorants effectuent leur rentrée

L’université Joseph-Ki-Zerbo a organisé la deuxième édition de la rentrée solennelle des doctorants, au titre de l’année académique 2025-2026, le jeudi 12 mars dernier, à Ouagadougou, sur le thème : « Publier des articles scientifiques et rédiger sa thèse : clés pour optimiser la performance académique ».

L’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) poursuit sa dynamique de promotion de la recherche scientifique et de l’excellence académique. En effet, elle a organisé, le jeudi 12 mars 2026, à Ouagadougou, une cérémonie officielle de rentrée solennelle des doctorants pour l’année académique 2025-2026. Au total, 454 doctorants ont été admis cette année et répartis dans les quatre écoles doctorales de l’université.

Le président du collège des écoles doctorales, Gabin Korbéogo, a indiqué que l’université compte quatre écoles doctorales regroupant environ 2 000 doctorants. A cet effet, cette rentrée académique constitue un moment important pour l’institution, qui entend cultiver l’excellence et renforcer l’engagement des chercheurs en formation. Pour cette rentrée académique, a-t-il expliqué, 250 doctorants ont intégré l’école doctorale sciences et technologies, 180 l’école doctorale lettres, sciences humaines et communication, 21 l’école doctorale sciences de la santé, et 3 l’école doctorale informatique et changement climatique.

M. Korbéogo a, en outre, souligné que la promotion de cette année compte 94 femmes, soit 20,70 % des effectifs. Une progression notable selon lui, par rapport à l’année précédente.
Pour lui, la qualité des formations doctorales repose sur la rigueur méthodologique, la pertinence des problématiques de recherche et l’impact des résultats sur le développement socioéconomique. « Dans cette dynamique, plusieurs initiatives sont mises en œuvre, notamment l’organisation des journées doctorales prévues, du 10 au 12 juin 2026, ainsi que diverses formations destinées aux doctorants et aux enseignants-chercheurs », a-t-il indiqué.

Des défis à relever

Le représentant des doctorants, Alhassan Naba-moré Ouédraogo, a exprimé sa reconnaissance à l’administration universitaire pour les efforts consentis en vue d’améliorer progressivement leurs conditions de travail et d’apprentissage. Il a également rendu hommage aux encadreurs pour leur disponibilité, leur rigueur scientifique et leur engagement dans la transmission du savoir.

Selon lui, le doctorat constitue une aventure intellectuelle exigeante, qui demande persévérance, discipline et curiosité scientifique. « Le doctorat n’est pas seulement un diplôme. C’est une transformation intellectuelle qui marque le passage du statut d’étudiant à celui de producteur du savoir », a-t-il affirmé.

Evoquant le thème de cette deuxième édition, il a souligné l’importance de la publication scientifique dans le parcours doctoral. Toutefois, il a relevé plusieurs défis auxquels les doctorants sont confrontés, notamment l’accès limité aux revues scientifiques internationales, les coûts de publication et des exigences méthodologiques de plus en plus élevées.

Le président de l’UJKZ, Antoine Béré, a rappelé que la recherche occupe une place centrale dans la mission de l’institution, dont l’ambition est de former des chercheurs capables de produire des connaissances utiles et reconnues aux plans national et international. Il a invité les doctorants à aborder leur parcours avec détermination, rigueur et curiosité scientifique. De l’avis de M. Béré, dans un contexte mondial marqué par de nombreux défis scientifiques, technologiques et sociaux, le rôle du chercheur est plus que jamais déterminant. M. Béré a félicité les responsables des écoles doctorales ainsi que l’ensemble des acteurs impliqués dans la formation doctorale pour leur engagement en faveur du rayonnement de la recherche au sein de l’université.

Oumarou RABO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)