Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré : « Dans la vision de la Révolution progressiste populaire, nous voyons d’une autre manière l’émancipation de la femme »

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, commémorée le 8-Mars 2026, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est adressé à toutes les femmes du Burkina. Dans son message, il a salué le combat des femmes pour une réelle autonomie. Nous vous livrons l’intégralité de son message.

Chères mères, chères sœurs, femmes combattantes et femmes battantes que vous êtes, soyez saluées ! Je vous remercie beaucoup pour l’esprit de cohésion dont vous faites montre. Je suis de ceux qui ne croient pas qu’il y ait une seule journée dédiée à la femme. Tous les jours sont pour la femme. Les femmes sont en train de traduire cela de manière concrète sur les 12 mois de l’année. C’est tout ce que nous demandons. Contrairement à ce que les impérialistes avaient voulu nous faire comprendre sur l’émancipation des femmes telle qu’ils la conçoivent, nous, notre émancipation est là. Elles ont envie de travailler, elles ont envie de s’exprimer, elles ont envie d’être autonomes.

Et nous leur donnons l’espace pour cela. Et c’est ça l’émancipation, c’est ça l’autonomie. Dans ce contexte de guerre que connaît le Burkina Faso, notamment la lutte contre l’impérialisme et le néocolonialisme qui se manifestent de manière violente, les femmes sont les plus touchées. Beaucoup de femmes aujourd’hui se retrouvent être cheffes de ménage, déplacées et ont tout perdu. Mais elles doivent se battre pour tenir les familles. Vous êtes des héroïnes ! Et je ne cesse de le dire.

Et c’est l’occasion pour moi de rendre hommage à toutes les femmes battantes du Burkina Faso, de l’Afrique et du monde entier. Continuez ce combat pour que l’humanité retrouve la paix. Nous avons lancé un programme pour l’autonomisation de toutes les femmes. Et ce sera dans diverses sphères. Dans le volet agricole, les périmètres sont déjà en aménagement dans chaque région, dans chaque province, bientôt et dans chaque commune.

Et toutes les femmes qui pourront s’associer en coopérative ou en association de production, nous allons les accompagner pour pouvoir trouver les espaces nécessaires et mettre toutes les conditions nécessaires qu’il faut, les accompagner par le ministère de l’Agriculture, pour qu’elles puissent produire. L’autre volet, c’est la transformation. Nous comptons accompagner les femmes pour la transformation à petite échelle pour qu’elles puissent s’épanouir, exprimer leurs talents parce qu’elles ont des savoirs ancestraux de transformation endogène de nos produits locaux que nous devons pouvoir valoriser. Et le troisième volet, c’est comment canaliser les jeunes filles vers l’enseignement technique et professionnel pour moderniser et mettre la machinerie dans la transformation endogène que les mamans vont pouvoir mettre sur pied. C’est un défi de pouvoir orienter les jeunes filles vers l’enseignement technique.

« Il faut que les femmes soient des modèles »

Et bientôt, elles vont pouvoir construire des machines pour aider les mamans à transformer les matières premières que nous produisons. Lorsque nous arriverons à combiner ces trois volets, je pense que nous aurons atteint nos objectifs d’autonomiser la femme, de rendre la femme vraiment épanouie et qu’elle puisse vivre de ses activités. Et c’est ainsi que les femmes pourront nous aider dans un autre combat que nous menons aujourd’hui dans le sens de véhiculer les valeurs intrinsèques du Burkinabè. Le Burkina Faso a des valeurs et ces valeurs doivent être véhiculées à travers les générations.

Mais aujourd’hui, les réseaux sociaux sont en train de perdre beaucoup de nos jeunes filles. Et pour ce combat, il faut que les femmes soient des modèles pour attirer les jeunes filles à quitter ces espaces qui ne sont pas forcément des espaces d’épanouissement, d’expression de nos valeurs, pour revenir au travail, notamment dans la production, la transformation ou la construction des machines pour aider à la transformation et participer activement à la vie de la Nation. Voilà notre vision pour les femmes. Je pense que cette journée qui célèbre la résistance, la résilience, la combativité, l’abnégation et la détermination des femmes, doit être une journée de réflexion permanente pour atteindre les objectifs que je viens de citer.

Dans les temps anciens, ce sont des journées de fête, de distractions et tout ce qui s’ensuit. Je ne pense pas que ce soit la bonne manière. Dans la vision de la Révolution progressiste populaire, nous voyons d’une autre manière l’émancipation de la femme. Je pense que nos techniciens ont du travail ; ils ont du pain sur la planche pour pouvoir faire le « switch », le changement de logiciel pour s’adapter à ce contexte et accompagner les femmes dans cette vision-là. Je pense qu’elles sont les plus heureuses. Beaucoup de périmètres ont déjà été réalisés. Elles sont en train de les réceptionner actuellement et nous allons continuer à les accompagner dans la production.

Et celles aussi qui transforment, nous allons lancer des programmes pour les y accompagner. Et comme j’ai dit, notre cheval de bataille sera de canaliser les jeunes filles pour aller vers l’enseignement technique. Beaucoup d’industries verront le jour au Burkina Faso. Donc les matières premières sont les bienvenues. Déjà, j’ai ordonné à ce qu’on puisse coordonner la question de la tomate. Les femmes peuvent participer activement à soutenir les usines de tomate que nous avons déjà mises en place. Dans toutes ces usines, beaucoup de femmes seront employées et je suis d’ailleurs fier d’avoir inauguré des usines telles que l’usine de transformation d’anacardes où beaucoup de femmes sont employées. Cela fait chaud au cœur.

Donc, j’encourage toutes les femmes à voir le modèle d’émancipation que nous voulons leur offrir, à s’engager, à s’unir dans les coopératives et les associations, à créer des unités de transformation en commun et aussi, à essayer de moderniser cette transformation. Nous serons là pour les accompagner et pour les aider à atteindre leurs objectifs. Je souhaite une très bonne célébration à toutes les femmes du Burkina Faso, à toutes les femmes du monde entier et une journée de réflexion pour les perspectives de cette émancipation de la femme. Bon courage à tous et que Dieu vous accompagne dans vos activités ! Que Dieu protège toutes les femmes du Burkina Faso ! Que Dieu vous donne la force nécessaire de pouvoir éduquer notre jeunesse dans nos valeurs que nous souhaitons ! Merci beaucoup à tous et que Dieu vous accompagne !

Capitaine Ibrahim Traoré
Président du Faso, chef de l’Etat

 

Société d’exploitation des produits alimentaires: l’unité de production de farines infantiles est fonctionnelle

La Société d’exploitation des produits alimentaires (SODEPAL) a son unité industrielle dédiée à la transformation des produits agricoles, vendredi 6 mars 2026, à Ouagadougou.Le secteur agro-industriel burkinabè s’agrandit avec une nouvelle unité de transformation.

En effet, la Société d’exploitation des produits alimentaires (SODEPAL) a inauguré l’extension de son unité de production, le vendredi 6 mars 2026, à Ouagadougou. Cette infrastructure, réalisée avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM), vise à renforcer la transformation locale des céréales et à contribuer à l’amélioration de la nutrition des enfants.

D’un coût total de plus de 605 000 000 F CFA, la Directrice générale (DG) de SODEPAL-SA, Yolande Alexise Zoundi, a expliqué que l’unité peut produire 36 tonnes de farines infantiles par jour et projette un chiffre d’affaires annuel de 15 milliards F CFA. Elle mettra sur le marché deux produits phares à savoir des farines infantiles fortifiées instantanées et des farines infantiles fortifiées biscuitées à cuire. La DG a soutenu que chaque produit est soumis à un contrôle rigoureux tout au long du processus pour garantir la qualité et la conformité aux normes sanitaires.

Yolande Alexise Zoundi a rappelé que l’entreprise, créée le 23 décembre 1991, s’est donnée pour mission de transformer et valoriser les richesses agricoles locales, notamment le maïs, le mil, le soja et l’arachide. « Cette extension nous permettra d’accroître notre production, de diversifier nos produits et de répondre aux besoins nutritionnels des enfants burkinabè », a-t-elle indiqué.

Un complexe agroalimentaire en vue

Selon Mme Zoundi, cette extension permettra également la création de 46 emplois permanents, 40 emplois temporaires et environ 300 emplois indirects, contribuant ainsi à l’autonomisation des jeunes et des femmes et au soutien des familles burkinabè. La DG a ajouté que l’entreprise envisage un projet structurant d’un complexe agroalimentaire d’un coût estimé à 2,5 milliards F CFA qui devrait générer 40 emplois supplémentaires et étendre ses marchés à cinq pays de la sous-région.

Pour le représentant du chef du gouvernement, Amadou Dicko, cette unité illustre l’importance de la transformation locale des matières premières comme levier de souveraineté économique. « Chaque unité industrielle qui voit le jour est une pierre supplémentaire à l’édification de notre souveraineté économique », a-t-il affirmé. Il a invité les opérateurs économiques et jeunes entrepreneurs à s’inspirer de cet exemple pour multiplier les initiatives industrielles dans le pays.

Quant au représentant et directeur pays du PAM, Sory Ibrahim Ouané, il a réitéré l’engagement de l’organisation à soutenir la production de farine infantile, contribuant à la nutrition des enfants, des femmes enceintes et des mères allaitantes. « Près de 400 millions F CFA ont été investis pour la construction, l’équipement et la formation du personnel de l’unité », a-t-il dit.

Fleur BIRBA
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

 

 

Relations avec le Saint -Siège: le Premier ministre reçoit le Cardinal Pietro Parolin

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, ce vendredi 6 mars 2026, une audience au secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le Cardinal Pietro Parolin. Le Cardinal Pietro Parolin séjourne au Burkina Faso dans le cadre de l’ordination épiscopale, de Monseigneur Relwendé Kisito Ouédraogo, en qualité de Nonce apostolique auprès de la République du Congo.
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‎Lors de l’audience, les échanges ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment les efforts déployés par le gouvernement burkinabè pour la paix, la sécurité et le développement. La qualité des relations entre l’Etat burkinabè et l’Eglise catholique a également été évoquée.
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Le Premier ministre a saisi cette occasion pour souhaiter un agréable séjour au Cardinal Pietro Parolin et exprimer la reconnaissance du Burkina Faso pour l’honneur fait à la communauté chrétienne catholique du pays à travers l’élévation de Monseigneur Relwendé Kisito Ouédraogo à cette haute responsabilité au service de l’Eglise. La situation sécuritaire et les relations internationales du Burkina Faso ont également été abordées. Sur ce sujet, le chef du gouvernement s’est voulu rassurant et confiant quant à la détermination et à la marche du peuple burkinabè vers la reconquête totale de sa souveraineté et le retour durable de la paix. Il a également réaffirmé la disponibilité du Burkina Faso à coopérer avec tout partenaire respectueux de sa souveraineté.

A l’issue de la rencontre, le Cardinal Pietro Parolin a exprimé sa satisfaction de revenir au Burkina Faso, un an après son premier séjour à l’occasion de la célébration du 125ᵉ anniversaire de l’évangélisation dans le pays. « J’ai dit au Premier ministre que j’ai pu mieux connaître le pays grâce à ma visite. Et je pense que cette visite, même si elle est très courte, pourra m’aider davantage à comprendre la réalité du Burkina Faso et à encourager les efforts du gouvernement et de toute la population pour la paix, la justice sociale, le développement et la sécurité », a-t-il souligné. L’ordination épiscopale de Monseigneur Relwendé Kisito Ouédraogo est prévue, ce samedi 7 mars 2026, au sanctuaire Notre-Dame de Yagma. Il a été nommé le 28 janvier 2026, par le pape Léon XIV comme Nonce apostolique auprès de la République du Congo.
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DCRP/Primature

La femme au cœur de la refondation

Le Burkina Faso a commémoré, ce 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes. Cette journée en mémoire des luttes historiques des femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, constitue à la fois un moment de réflexion et d’engagement collectif en faveur de la dignité et de l’autonomisation des femmes, avec une forte dose de festivités de diverses natures.

Mais au pays des Hommes intègres, les éditions 2025 et 2026 ont pris une tournure particulière. En effet, dans la dynamique nationale de refondation portée par la Révolution progressiste populaire (RPP) impulsée par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, la célébration du 8-Mars rime désormais avec travail, production et investissements au profit des femmes. Autrement dit, un 8-Mars qui traduit la volonté politique de placer la femme au cœur du développement national et de la reconstruction du Burkina Faso.

C’est dans cet esprit que plusieurs initiatives structurantes ont été engagées à travers le pays pour renforcer l’autonomisation économique des femmes. A l’occasion de cette commémoration, des périmètres maraîchers modernes ont été aménagés et remis aux organisations féminines à Gaoua dans la région du Djôrô, à Dori dans le Liptako, à Poédogo dans le Yaadga, à Komtoèga dans le Nakambé et à Tiakané dans le Nazinon. Ces initiatives s’inscrivent dans la continuité d’une première expérience qui s’est avérée concluante avec les femmes du village de Zongo à Loumbila, l’année dernière.

Fort du succès de cette phase pilote, le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a décidé d’étendre progressivement le programme à toutes les régions afin de faire de l’autonomisation des femmes, un véritable levier de développement local et national. Dans son message adressé aux femmes, il s’est également engagé sur deux autres volets, à savoir la transformation à petite échelle des produits locaux par les femmes et l’orientation des jeunes filles vers l’enseignement technique et professionnelle pour moderniser les outils de transformation de ces produits locaux.

Au-delà de l’appui économique, la commémoration du 8-Mars 2026 est marquée par un important volet de réflexion. Dans plusieurs régions, les coordinations régionales des organisations féminines ont organisé des conférences et cadres d’échanges sur la place de la femme dans la famille et dans la nouvelle société burkinabè en construction. Ces rencontres offrent l’occasion de débattre du rôle des femmes dans la promotion du vivre-ensemble, de la paix, de la cohésion sociale et de la reconquête du territoire dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et humanitaires. Cela est d’autant plus capital que les femmes burkinabè demeurent des piliers de la résilience nationale.

Dans les familles, les communautés et les activités économiques, elles incarnent une force silencieuse mais déterminante, nourrissant les ménages, éduquant les enfants, soutenant les efforts de solidarité et participant activement à la reconstruction du tissu social.
Dans cette perspective, le thème national de cette année : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des jeunes filles à la promotion du vivre-ensemble ? », prend tout son sens. Il rappelle que la paix et le développement ne peuvent être durablement bâtis sans la participation pleine et entière des femmes, comme pour apporter de l’eau au moulin du Président Thomas Sankara qui disait : « Concevoir un projet de développement sans la participation de la femme, c’est de se servir des quatre doigts de la main, alors qu’on en a dix ».

Toutefois, ces opportunités offertes par le gouvernement doivent être pleinement saisies afin que, dans la discipline et avec un esprit collectif, les femmes puissent produire de la richesse, renforcer la sécurité alimentaire et améliorer les conditions de vie des familles comme l’ont prouvé les femmes de Zongo. Le défi reste donc de s’approprier ces acquis, transformer ces opportunités en réussites et occuper pleinement la place qui est la leur dans la construction du Burkina Faso nouveau.

Par Assetou BADOH

Diplomatie et coopération financière : en quête d’une synergie pour une politique extérieure efficace

L’Institut des hautes études internationales (INHEI) a organisé un panel scientifique, le vendredi 6 mars 2026, à Loumbila. Le thème a porté sur : « Synergie stratégique entre diplomatie et coopération financière : quelle gouvernance pour une politique extérieure cohérente et efficace ? ».

Dans le but de mieux former ses étudiants et d’éclairer l’opinion nationale sur les enjeux diplomatiques et internationaux actuels dans un contexte de mutations géopolitiques mondiales, l’Institut des hautes études internationales (INHEI) a organisé un panel scientifique, le vendredi 6 mars 2026, au sein de son établissement à Loumbila. Pour cette rencontre, quatrième du genre, l’institut a décidé d’organiser les échanges autour du thème : « Synergie stratégique entre diplomatie et coopération financière : quelle gouvernance pour une politique extérieure cohérente et efficace ? ».

Le panel a connu la présence du ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, patron de la cérémonie et du ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

Afin de mieux aborder la thématique, elle a été présentée en deux sous-thèmes. Le premier a porté sur « l’alignement budgétaire et le financement de la coopération internationale » et le second sur « le suivi-évaluation des programmes de coopération liés à la politique extérieure ».

Abordant le premier sous-thème, le directeur de la coordination et de l’efficacité de l’aide au ministère des Affaires étrangères, Jean Marie Kébré, a indiqué que dans un contexte de besoins de financement élevés, la question n’est plus seulement de savoir combien de ressources extérieures le Burkina reçoit, mais comment ces ressources sont intégrées dans le budget national et soutiennent les priorités du pays. Il a noté une tendance croissante de l’apport extérieur dans le budget de l’Etat, avec une part moyenne de 20,09% sur la période 2001-2022. Toutefois, M. Kébré a relevé une dynamique baissière à partir de 2020, passant de 23,78% à 16% en 2024.

Le conférencier a expliqué que cette baisse est due en grande partie à la situation humanitaire et socio-politique difficile que connaît le pays. Il a, en outre, fait savoir que malgré les efforts d’inscription de l’aide dans le budget de l’Etat, la part des ressources extérieures s’exécutant hors budget reste très élevée au Burkina. « Sur la période 2021-2022, la part des ressources extérieures hors budget s’élève à 79,91% contre 20,09% inscrit dans le budget de l’Etat », a-t-il justifié. Le communicateur a, à l’occasion, attiré l’attention des autorités que l’importance de cette part hors budget peut être source de fragmentation de l’aide. Elle pourrait aussi montrer que le leadership dans sa coordination échappe au gouvernement, a-t-il poursuivi.

C’est pourquoi, Jean Marie Kébré a proposé des pistes pour renforcer l’alignement budgétaire. Au niveau de l’Etat burkinabè, il a souhaité la mise en place d’un système intégré de l’information sur la coopération au développement permettant à chaque acteur de saisir et de partager les données en temps réel. Le directeur de la coordination et de l’efficacité de l’aide a aussi recommandé la digitalisation du circuit budgétaire (recettes, dépenses) pour renforcer la traçabilité et la transparence des flux financiers.

Privilégier les appuis budgétaires

Concernant, les Partenaires techniques et financiers (PTF), il leur a été demandé d’utiliser davantage les systèmes nationaux en privilégiant les appuis budgétaires et fonds communs pour réduire la fragmentation. Aussi, les PTF doivent-ils œuvrer à renforcer le dialogue de confiance en soutenant l’Etat sans substituer ses structures ni multiplier les systèmes parallèles. Le deuxième sous-thème a été présenté par l’ancien ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébeogo.

Il s’est appesanti sur la place et le rôle du ministère des Affaires étrangères dans le processus de suivi-évaluation des programmes de coopération liés à la politique extérieure. A ce propos, il a rappelé que le ministère des Affaires étrangères a pour mission de coordonner la mise en œuvre de la politique étrangère. A ce titre, il est chargé de coordonner, en coopération avec les départements ministériels concernés, de l’action diplomatique et de la coopération, aussi bien bilatérale que multilatérale. Il est aussi chargé de la mobilisation de la diaspora pour le développement national.

Quant au ministère de l’Economie et des Finances, le conférencier a fait savoir que le département a pour rôle de piloter la mise en œuvre et le suivi des programmes de coopération économique, financière et technique. Cependant, M. Tiendrébeogo a relevé la nécessité d’une collaboration renforcée dans la gestion de la diplomatie économique entre les deux ministères.

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a salué les panélistes, les responsables de l’INHEI et les stagiaires, dont l’engagement contribue à faire de l’institut un véritable laboratoire stratégique de la diplomatie burkinabè. Dans un contexte de recompositions géopolitiques, le ministre Traoré a relevé que la diplomatie ne peut plus être uniquement politique, tout comme l’économie ne peut plus être pensée indépendamment de la stratégie diplomatique.

D’où l’intérêt du panel. « Le thème est particulièrement pertinent, car il s’inscrit dans la dynamique de transformation profonde engagée par notre pays sous l’impulsion du chef de l’Etat, dont la vision politique repose sur une conviction simple mais fondamentale : la souveraineté politique ne peut être durable que si elle repose sur une souveraineté économique, financière et stratégique », a-t-il soutenu.

Dans la même veine le directeur général par intérim de l’INHEI, Philippe Sandwidi, a indiqué que l’organisation de ce panel vise à susciter la réflexion sur les mécanismes de rapprochement entre la diplomatie et la coopération économique et financière. « Ce qui permettra de renforcer la cohérence et l’efficacité de politique extérieure de notre pays pour relever les défis de financement au développement et faire face aux défis sécuritaires », a-t-il ajouté.

Abdoulaye BALBONE

 

 

 

Coopération Burkina-Togo: l’ambassadeur David Kabré présente ses lettres de créance au président togolais

David Kabré, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République togolaise avec résidence à Accra, a présenté ses lettres de créance à Jean Savi de Tové, Président de la République Togolaise, le 5 mars 2026.

Cet acte solennel et empreint de courtoisie, a permis à l’ambassadeur de transmettre les salutations fraternelles du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat, à son homologue togolais et au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette cérémonie a été l’occasion pour les deux personnalités, d’échanger sur la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et la République Togolaise, avec en ligne de mire, un renforcement de cette coopération. A cet effet, l’ambassadeur Kabré a présenté la nouvelle vision stratégique de son pays, en l’occurrence la diversification des partenariats.

Il a notamment plaidé pour une coopération renforcée dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. L’ambassadeur burkinabè a aussi exprimé le souhait des autorités burkinabè, de voir la reprise de la tenue des sessions des commissions mixtes de coopération, la dernière ayant eu lieu à Lomé en 2019. Pour sa part, Jean Savi de Tové, a également exprimé son souhait d’intensifier les relations diplomatiques entre son pays et le Burkina Faso. Tout en traduisant la disponibilité de son pays à œuvrer pour une amélioration des relations avec le Burkina Faso, Jean Savi de Tové, a salué l’engagement historique des autorités burkinabè dans le combat pour la souveraineté nationale et africaine, porté par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré.

DCRP/MAE

Commémoration du 8-Mars : la ministre Pélagie Kabré offre une usine aux femmes de Barsalogho

La ministre de la Famille et de la Solidarité, Passowendé Pélagie Kabré, accompagnée de son homologue en charge de la Transition digitale, Aminata Zerbo, a commémoré, le dimanche 8-Mars 2026 à Barsalogho, la journée internationale des droits de la femme à travers une remise officielle d’une unité de transformation de produits forestiers non ligneux et une visite de site maraîcher de Tamasgo.

Répondant à un besoin exprimé par les femmes de la commune de Barsalogho lors de leur entretien avec la ministre de la Famille et de la Solidarité, Passowendé Pélagie Kabré en février 2025 à Barsalogho, le ministère en charge de la Famille a construit une unité de transformation des Produits forestiers non ligneux (PFNL) au profit des femmes de cette localité. La remise officielle de cette infrastructure entrepreneuriale a eu lieu, le dimanche 8 mars 2026 à Barsalogho, marquant ainsi la commémoration de la Journée international des droits de la femme (JIDF).

Accompagnée par son homologue en charge de la Transition digitale, Aminata Zerbo, la ministre Passowendé Pélagie Kabré a souligné que cette infrastructure représente bien plus qu’un simple équipement, en ce sens qu’elle constitue un véritable outil de production, de création de richesse et d’émancipation économique pour les femmes de Barsalogho. A l’entendre, la remise officielle de cette unité de transformation de PFNL est le fruit d’un diagnostic participatif qui a permis de prendre en compte les besoins réels des femmes de cette commune. Cependant, la cheffe du département de la Famille a précisé que sa réussite dépend avant tout de l’engagement des bénéficiaires, de leur discipline, de leur sens de l’organisation et de leur esprit entrepreneurial.

C’est pourquoi, elle les a donc invitées à faire de cette unité un modèle de réussite capable de transformer les produits locaux, de conquérir les marchés et de générer des revenus durables pour leurs familles et toute la communauté toute entière. « Prenez en soin, entretenez-la avec rigueur et travailler avec professionnalisme. Faites-en un véritable levier de développement socioéconomique afin que les femmes de Barsalogho deviennent des productrices et des véritables entrepreneures contribuant activement à la souveraineté économique de notre pays », a insisté la ministre Kabré.

Prenant la parole, la représentante des femmes-bénéficiaires de l’infrastructure, Rakiéta Ouédraogo a affirmé que cette unité de transformation des PFNL leur permettra de sortir de la pauvreté. « La crise sécuritaire et humanitaire est venue empirer notre situation financière et cette unité nous permettra d’être plus résilientes face aux chocs liés à la crise et au changement climatique », a-t-elle remercié. Selon la présidente de la cérémonie de la JIDF, cette journée constitue une occasion de renouveler leur engagement collectif pour la pleine participation de la femme au développement économique, sociale et politique de la Nation.

Intervenant cette année dans un contexte particulier marqué par des défis sécuritaires et humanitaires majeurs touchant profondément le tissu social et économique de nombreuses communautés, selon elle, la commémoration du 8-Mars doit prendre une autre tournure en la célébrant et surtout en agissant concrètement pour transformer les conditions des vies des femmes. « Dans ce contexte de crise, les femmes se trouvent souvent en première ligne. Elles portent le poids des difficultés, mais elles incarnent également la force et la résilience, la solidarité et l’espoir de reconstruction de notre société », s’est-elle satisfaite. C’est pourquoi, la ministre Passowendé Pélagie Kabré a déclaré que la contribution des femmes et des filles à la construction d’une paix durable apparait aujourd’hui comme une nécessité.

Renforcer l’autonomie des femmes

De son avis, c’est dans cette perspective que le Burkina Faso a retenu pour cette commémoration du 8-Mars 2026, le thème : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ». « Ce thème met en lumière le rôle déterminant des femmes dans la prévention des conflits, dans la médiation au sein des familles et dans le renforcement de la cohésion sociale. Les femmes sont toujours des artisans de paix et des piliers du vivre-ensemble », s’est réjouie la patronne du ministère en charge de la Famille.

Ainsi, le 8-Mars 2026 sera marqué par la réalisation d’actions structurantes dans les différentes régions du pays, à l’image de l’unité de transformation des PFNL de Barsalogho afin de soutenir les initiatives économiques des femmes et de renforcer leurs autonomies. « Nous allons prendre des dispositions pour que la clôture du site et le forage soient réalisés d’ici à la prochaine commémoration de la JIDF. D’ores et déjà, nous avons mis à votre disposition un tricycle avec un polytank pour que vous puissiez vous approvisionnez en eau pour la transformation de vos produits », a répondu la ministre Kabré. Elle a rassuré que son département reste engagé à les accompagner pour la réussite de cette activité. Les hommes de Barsalogho ont aussi bénéficié de kits d’agriculture et d’élevage de relèvement constitués de 40 charrettes tombereaux, 80 abreuvoirs (bovins, ovins et caprins), 80 mangeoires (bovin, ovin et caprin), 200 abreuvoirs volailles, 200 mangeoires volailles, 40 brouettes blindés, 40 botteleuses, 80 pelles machettes, 80 râteaux, 400 bidons vides de 20litres et 80 fourches.

Pour ce don, le porte-parole des hommes-bénéficiaires de matériels de relèvement, Nomba Bamogo, a remercié le ministère en charge de la Famille en ce sens que ces kits leur permettront de reconstruire leur vie socioéconomique. « Nous sollicitons toutes sortes d’aides qui nous permettront de sortir de notre souffrance. Nous demandons aussi la sécurisation des villages environnants pour faciliter le retour des PDI non réinstallées », a-t-il plaidé. Des vivres ont été remis aux ménages vulnérables de la commune de Barsalogho, composés de 300 tonnes (t) de farines de maïs et de riz, 300 cartons de pate alimentaire, 40t de haricot, 35t de petit mil, 50 cartons de conserve de sardine, 300 bidons d’huile de 5 litres, 5t de sel, 100 cartons de sucre de 25kg, 60 sacs de farine enfantine de 10kg. La commémoration a été également marquée par une visite de site maraîcher de Tamasgo, commune de Barsalogho, exploité par des déplacés internes réinstallés.

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

Commémoration du 8-Mars: l’autonomie financière de la femme en débat à Ouahigouya

Dans le cadre de la commémoration de la 169e journée internationale des droits de la femme, la coordination régionale des femmes de Yaadga a organisée une conférence publique, le samedi 7 mars 2026, à Ouahigouya. L’initiative s’inscrit dans la volonté des autorités administratives et des organisations féminines de célébrer cette journée autrement.

Placée sous le signe de la réflexion et de l’engagement citoyen, la rencontre a mobilisé plusieurs acteurs, notamment des autorités administratives, des responsables d’organisations féminines, des leaders coutumiers, des organisations de la société civile ainsi que de nombreuses femmes venues de différentes communes de la région. A travers cette conférence, les organisateurs ont voulu offrir un cadre d’échanges en vue d’aborder les défis auxquels les femmes sont confrontées, mais aussi les opportunités qui s’offrent à elles dans le processus de développement et de consolidation de la paix, conformément à la vision des autorités avec la Révolution progressiste populaire (RPP) en cours au Burkina Faso.

La conférence a été marquée par des communications et des échanges interactifs entre participants, ayant permis d’aborder plusieurs thématiques liées à l’autonomisation économique de la femme, à l’éducation des enfants, au rôle des femmes dans la consolidation de la paix.

La coordonnatrice régionale des femmes de Yaadga, Djénéba Sodré Sangarba, a exprimé la reconnaissance des femmes aux autorités administratives et aux partenaires pour les différentes initiatives mises en œuvre en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes. Elle a réaffirmé l’engagement des femmes de la région à accompagner les actions des autorités dans la quête de la paix, de la cohésion sociale et d’un développement durable. « Les femmes doivent se lancer dans l’entrepreneuriat, créer et développer des idées novatrices dans leurs différents secteurs d’activités.

La femme est le pilier de notre société et lorsqu’elle se porte bien, c’est toute la société qui se porte mieux. Il faudra que toutes les femmes comprennent cela et revendiquent leurs droits pour une société équilibrée. Nous invitons les femmes à faire confiance à leur compétence et à s’investir dans l’entreprenariat pour leur autonomie financière », a-t-elle souligné.

Le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, a salué l’initiative de cette conférence publique qui, selon lui, traduit la volonté des autorités et des femmes de la région d’inscrire la célébration de cette journée internationale des droits de la femme dans une dynamique de responsabilité et de contribution à la construction de la Nation. « La femme est au cœur de la cellule familiale et joue un rôle déterminant dans l’éducation des enfants et de la transmission des valeurs. C’est pourquoi son engagement est essentiel pour bâtir une société fondée sur la solidarité, le patriotisme et la paix durable », a-t-il déclaré.

Bassirou BADINI

 

Commémoration du 8-Mars: le merci des femmes de Zongo au président du Faso

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, le vendredi 6 mars 2026, au Palais de Koulouba, la coopérative féminine, Relwende Teel Taba du village de Zongo, dans la commune de Loumbila.

Conduite par la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, la délégation des femmes de la coopérative de Zongo est venue réitérer sa gratitude au capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, pour l’aménagement au profit des membres de la coopérative, d’un périmètre maraîcher l’année dernière dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme. « Nous sommes venues dire merci au chef de l’Etat pour ce qu’il a fait pour nous. L’année passée, le président du Faso nous a fait une visite surprise et à l’occasion, nous lui avons adressé nos doléances.

Il a promis de nous aider et effectivement, il a tenu parole. Notre périmètre est maintenant clôturé, avec un dispositif moderne d’irrigation composé d’un château d’eau et des bassins. Ce qui nous permet d’accroitre nos productions », indique la présidente de la coopérative, Elise Ouédraogo. Elle invite toutes les bénéficiaires des différents périmètres aménagés de cette année 2026 à s’engager avec abnégation au travail, pour leur épanouissement et pour le développement du Burkina Faso. Et en signe de cette reconnaissance, les femmes de Zongo ont tenu à offrir au chef de l’Etat des prélèvements de leurs productions maraîchères.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

MOIS DE LA FEMME 2026: les femmes de Gaoua ont leur périmètre maraîcher pour accélérer leur autonomisation 

Le Chargé de mission à la Présidence du Faso, M. Dominique CONOMBO, a procédé, ce mercredi 4 mars à Gaoua, au nom du Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à la remise officielle d’un site maraîcher aux femmes de Gaoua, région du Djôrô.

Cette remise s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale des droits de la femme et démontre la volonté politique du Chef de l’État d’œuvrer à une véritable autonomisation de la femme au Burkina Faso. D’une superficie de 1,5 ha, ce site maraîcher, situé dans le quartier Bakonon de la commune de Gaoua, est équipé d’un forage haut débit, d’un château d’une capacité de 10 m3 et de huit bassins de retenue d’eau.

« Cette année, sur instruction du Président du Faso, nous avons voulu rompre avec les activités festives du 8-Mars et initier des projets structurants au profit des femmes. Ce périmètre va contribuer à l’autonomisation de la femme, à la sécurité alimentaire dans la région du Djôrô », indique M. CONOMBO. Il a invité les bénéficiaires à prendre bien soin de ce joyau qui vise à contribuer à l’épanouissement de la femme, véritable actrice de développement.

La représentante des bénéficiaires, Mme Madeleine DA/KAMBOU, a salué la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ de travailler à mettre la femme au centre du développement à travers ces sites maraîchers. Pour elle, ce site va contribuer au bien-être économique des femmes, à l’auto prise en charge des femmes déplacées internes de Gaoua.

Direction de la communication de la Présidence du Faso