
Cadre sectoriel de Dialogue <> : les acteurs dressent le bilan et se penchent sur les perspectives en lien avec le Plan RELANCE

Mois de la femme 2026 : Le Président du Faso offre un périmètre maraîcher moderne aux femmes de Tiakané
Au nom du Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, une mission conduite par les Ministres Conseillers Spéciaux du Président du Faso M. Omar TRAORÉ et M. Tidjane Mohamed KINDA, a inauguré ce mercredi 4 mars, le périmètre maraîcher du 8-Mars des femmes de Tiakané, dans la province du Nahouri.
En prélude à la Journée internationale des droits des femmes, le Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à travers ses Ministres Conseillers spéciaux, M. Tidjane Mohamed KINDA et M. Omar TRAORÉ, a remis officiellement un périmètre maraîcher moderne de 2,6 hectares aux femmes de Tiakané dans la région du Nazinon. C’est un périmètre maraîcher doté de 14 bassins de rétention d’eau, d’un polytank de 10m³ desservi par 2 forages autonomes pour une réserve de 52m³ d’eau en permanence. La corvée d’eau prend donc fin pour les femmes de Tiakané dans leurs activités de maraîchéculture.
Le Ministre Conseiller spécial du Président du Faso, M. Tidjane Mohamed KINDA a indiqué que la réalisation de ce périmètre s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ de promouvoir l’indépendance et l’émancipation des femmes par le travail et la production.

La représentante des bénéficiaires, Mme Adissa WETTA, a salué cette initiative de célébrer le 8-Mars autrement. Au regard de l’engagement du Chef de l’État aux côtés des femmes, Mme WETTA demande à ses sœurs une adhésion totale aux idéaux prônés par la Révolution Progressiste Populaire.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Enseignement secondaire et formation professionnelle: 45 établissemements scolaires réouverts dans le Bankui et le Sourou
Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a rencontré, le lundi 2 mars 2026, à Dédougou, les acteurs du système éducatif des régions du Bankui et du Sourou. Cette rencontre a permis au ministre d’écouter leurs préoccupations, renforcer la concertation et solliciter leur accompagnement pour la réussite des réformes engagées dans le secteur de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle.
L’exécutif burkinabè entend améliorer la qualité du système éducatif et à l’adapter aux réalités nationales. C’est dans cette dynamique que le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, depuis sa prise de fonction à la tête de ce département, a pris son bâton de pèlerin pour, non seulement solliciter l’engagement de ses collaborateurs dans les structures déconcentrées, mais aussi recueillir leurs préoccupations.
Le lundi 2 mars 2026, à Dédougou, le ministre Zoungrana était à cet effet, face aux acteurs des régions de Bankui et du Sourou. Face aux responsables administratifs, enseignants, encadreurs pédagogiques et partenaires sociaux, le ministre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective afin de relever les nombreux défis auxquels le secteur est confronté. « Je suis venu pour vous écouter et solliciter votre accompagnement pour la réussite de notre mission commune. Ainsi, je vous invite à vous mettre en ordre de bataille pour gagner le pari de l’éducation, conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays », a situé le ministre sur l’objet de sa visite dans les régions de Bankui et du Sourou.
Présentant la situation éducative régionale, le directeur régional de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Raoul Sanon, a indiqué que la région compte 2 004 classes ouvertes dans l’enseignement général, pour un effectif de 87 643 élèves. A cela s’ajoutent 131 classes dans l’enseignement technique et professionnel, accueillant 2 747 apprenants. Il a également signalé la présence de 9 414 Elèves déplacés internes (EDI) dans les établissements scolaires, une donnée qui illustre la pression supplémentaire exercée sur les infrastructures et les ressources humaines.
Une amélioration progressive
Malgré ces difficultés, des avancées notables ont été enregistrées, aux dires du directeur régional. « La réouverture, en cette année scolaire, de 45 établissements fermés ces dernières années, constitue un signal fort d’espoir pour les communautés éducatives », a souligné M. Sanon. Selon lui, cette évolution traduit une amélioration progressive du contexte sécuritaire dans certaines zones et témoigne de la volonté de l’Etat de garantir le droit à l’éducation pour tous. Le ministre Moumouni Zoungrana, lui-même issu du monde de l’éducation, a salué dans son adresse la résilience et l’engagement des acteurs éducatifs.
Conscient des contraintes sécuritaires et organisationnelles auxquelles font face les enseignants et les encadreurs sur le terrain, le chef du département de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique a appelé à la patience, à la compréhension et à un engagement renouvelé. « Ne cédez pas au découragement. Donnons-nous la main et menons la lutte ensemble », a-t-il exhorté, tout en rendant un hommage appuyé aux forces combattantes pour leur contribution à la sécurisation du système éducatif. Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la responsabilité collective des acteurs dans la transformation des apprenants, afin qu’ils deviennent des citoyens utiles à la construction nationale.
« Honorer notre métier et notre corps est une exigence pour bâtir une école burkinabè plus performante », a indiqué Moumouni Zoungrana. A l’issue des échanges, la délégation ministérielle a visité des stands d’exposition mettant en valeur les productions des apprenants, témoignant des efforts consentis dans le cadre de l’initiation aux métiers. Plus tôt dans la matinée, le ministre avait rendu une visite de courtoisie au chef de canton de Dédougou, pour lui témoigner la reconnaissance du gouvernement pour son rôle dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale.
Yacouba BELEM
Nouvelles du front Pama : les Forces combattantes infligent un cuisant échec aux terroristes
Les Forces combattantes ont maté au matin du jeudi 5 mars 2026 une horde de terroristes qui voulaient s’en prendre aux paisibles populations de Pama.
Ce jeudi 5 mars 2026 aux environs de 5h du matin, des terroristes venus en grand nombre s’avançaient sur des positions des Forces combattantes à l’entrée de Pama. L’objectif était de briser les défenses de la ville afin d’y semer la mort et la désolation. Mais, c’était sans compter sur la vigilance et la détermination des boys. Très vite, FDS et VDP se sont lancés aux trousses de l’ennemi. Surpris par la prompte réaction des patriotes, les terroristes ont préféré prendre la fuite. Selon nos informations, des moyens aériens ont été lancés à leur poursuite. Un bilan provisoire fait état d’un arsenal de guerre composé entre autres, de motos, d’armes et de munitions retirés aux mains de l’ennemi. Suite à cette victoire éclatante arrachée par les éléments du BIR 25 et les VDP, les populations sont sorties en masse pour célébrer leurs héros.
Agence d’information du Burkina
Présentation du sélectionneur des Etalons : Amir Abdou dévoile sa feuille de route
La nomination de Amir Abdou à la tête des Etalons du Burkina Faso ouvre une nouvelle page pour la sélection nationale. Présenté officiellement à Ouagadougou, le jeudi 5 mars 2026, au siège de la Fédération burkinabè de football, le technicien franco-comorien a esquissé les grandes lignes de son projet pour redonner de l’élan à l’équipe nationale.
Nouveau patron de l’encadrement technique des Etalons A, Amir Abdou a été présenté officiellement, le jeudi 5 mars 2026 à Ouagadougou par le président de la Fédération burkinabè de football, Oumarou Sawadogo. A cette occasion, le technicien franco-comorien a dévoilé les grandes orientations de son projet pour relancer la sélection nationale. Entre diagnostic de l’effectif, recherche d’équilibre tactique, intégration de nouveaux talents et renforcement de l’esprit collectif, le nouveau sélectionneur entend bâtir une équipe compétitive, capable de répondre aux ambitions du football burkinabè.
Dès sa première prise de parole devant la presse, Amir Abdou a tenu à rappeler la place du Burkina Faso dans le paysage du football africain. Conscient des attentes des dirigeants et du public, il a insisté sur la nécessité d’obtenir rapidement des résultats tout en construisant un projet solide sur le moyen terme. « Nous allons tout mettre en œuvre pour être performants très rapidement avec cette sélection », a-t-il affirmé. Avant toute mise en place tactique, le nouveau patron de l’encadrement technique des Etalons souhaite procéder à une analyse détaillée de l’équipe.
Selon lui, cette étape est essentielle pour comprendre le fonctionnement actuel du groupe et identifier les ajustements nécessaires. Il explique avoir déjà entamé un travail d’analyse basé sur les dernières performances de la sélection. « Ce qui est important, c’est d’arriver à faire un diagnostic et une analyse de cette équipe sur les quatre derniers matchs afin de dégager ses forces et ses faiblesses », a-t-il indiqué. Cette approche méthodique traduit la volonté du technicien de bâtir son projet sur des données concrètes plutôt que sur de simples impressions. L’objectif est d’avoir une vision claire du potentiel de l’effectif avant d’engager les changements nécessaires.
Parmi les premières observations du sélectionneur, figure la question de l’équilibre du groupe. Amir Abdou estime que l’équipe dispose d’un effectif relativement fourni, mais que certains postes manquent encore de solutions ou de concurrence. « Il y a un effectif assez pléthorique, mais certains postes ne sont pas suffisamment équilibrés », a-t-il reconnu. Dans cette perspective, l’une de ses priorités sera d’identifier les profils capables de combler ces manques afin de renforcer la compétitivité de la sélection. Ce travail passera notamment par un suivi plus poussé des joueurs évoluant à l’étranger, mais aussi par une observation attentive du championnat national.
L’importance du scouting et des joueurs binationaux
Le nouveau sélectionneur accorde également une place importante à la détection de nouveaux talents. Pour lui, le renforcement de l’équipe passera par un travail de scouting rigoureux, notamment en direction des joueurs binationaux susceptibles de rejoindre la sélection. Cette stratégie vise à élargir le réservoir de talents et à renforcer la concurrence au sein du groupe. Parallèlement, Amir Abdou a tenu à rappeler l’importance des joueurs évoluant dans le championnat burkinabè. « Il ne faut pas oublier les joueurs locaux.
Beaucoup d’entre eux émergent dans le championnat avant d’aller s’illustrer à l’étranger », a-t-il souligné. Au-delà du renforcement de l’effectif, Amir Abdou souhaite insuffler une nouvelle dynamique au sein de l’équipe nationale. Selon lui, l’introduction progressive de nouveaux joueurs pourrait apporter davantage d’énergie et de fraîcheur au groupe. « Il sera important d’amener de la fraîcheur dans cette sélection », a-t-il déclaré. Toutefois, cette volonté de renouvellement ne signifie pas une rupture totale avec les cadres actuels. Le sélectionneur privilégie plutôt une transition progressive, combinant l’expérience des anciens et l’enthousiasme de la nouvelle génération.
Au-delà des aspects tactiques et techniques, Amir Abdou accorde une importance particulière à la dimension humaine de son projet. Pour lui, une sélection nationale doit fonctionner comme une véritable famille. « Une équipe nationale est une famille. Il faut savoir composer avec le groupe et amener les joueurs à dépasser leurs limites », a-t-il expliqué. Dans cette optique, le sélectionneur souhaite instaurer une culture de responsabilité et d’engagement autour du maillot national. « Porter le maillot de la sélection n’est pas un fait banal.
On joue pour un pays », a-t-il insisté. Conscient de l’attente qui entoure les Etalons, Amir Abdou sait qu’il devra rapidement convaincre par les résultats. Passionné de football, le peuple burkinabè espère voir la sélection nationale retrouver un niveau de performance capable de rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Le nouveau sélectionneur assure être prêt à assumer cette pression.
« Le peuple est exigeant et il a besoin de résultats. C’est légitime. Nous allons travailler pour être prêts dès les prochaines dates FIFA », a-t-il assuré. Avec ce projet axé sur l’équilibre de l’effectif, la détection de nouveaux talents et le renforcement de l’esprit d’équipe, Amir Abdou espère insuffler une nouvelle dynamique aux Etalons. Les prochaines échéances internationales permettront de mesurer les premiers effets de cette nouvelle orientation.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO
Rallongement du délai de mise en valeur pour des parcelles à usage d’habitation de 5 à 8 ans
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 05 mars 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H56 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseildes ministres.
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
Lire le conseil en cliquant sur le lien ci-dessous:
Infrastructures rizicoles dans le Nakambé: un bas-fond rizicole de 32 ha en aménagement à Kombinatenga
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité le bas-fond rizicole de 32 ha en aménagement dans le village de Kombinatenga, dans la région du Nakambé, mercredi 4 mars 2026.
Le village de Kombinatenga est situé dans la commune de Garango (province du Boulgou), dans la région du Nakambé. Dans la matinée du mercredi 4 mars 2026, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a sillonné un bas-fond de 32 ha en aménagement dans ledit village. Des femmes en majorité et des hommes travaillent d’arrache-pied pour réaliser cette infrastructure rizicole par la pose de moellons et de diguettes antiérosives.
Le ministre d’Etat, Sombié, visiblement satisfait par les efforts réalisés, a adressé des messages de félicitations et d’encouragement aux acteurs. Devant près de 200 femmes de Kombinatenga qui œuvrent sur le site, le chef du département d’Etat chargé de l’Agriculture a rappelé que l’objectif du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, est de mettre à profit la célébration du 8-Mars (journée internationale de la femme) pour participer à la construction du Burkina Faso. « Les mentalités doivent changer. Il faut que les populations s’approprient elles-mêmes leur développement. Le gouvernement et le président du Faso se battent. Mais, il faut aussi la participation des populations », a déclaré le commandant Ismaël Sombié.
Une visite salutaire
Selon le président du conseil villageois de développement du village de Kombinatenga, Harouna Bidiga, la visite du ministre d’Etat, Sombié, est salutaire en ce sens qu’elle galvanise davantage les populations dans les différentes tâches pour l’aménagement du bas-fond. « Je remercie le ministre et sa délégation ainsi que l’ensemble du gouvernement et le chef de l’Etat. Par l’appui des techniciens d’agriculture, nous apprenons comment construire les diguettes et les entretenir.
Au lieu de faire venir des gens pour faire les diguettes et ensuite, les rappeler pour les défaillances, nous avons été engagés pour le faire nous-mêmes. C’est vraiment une initiative noble », a-t-il laissé entendre. Le président du conseil villageois de développement du village de Kombinatenga a aussi souligné que les habitants sont très motivés sur le site depuis un mois et entendent disposer bientôt d’un bas-fond de riziculture. L’habitante du village de Kombinatenga, Alimatou Bazié, a exprimé sa satisfaction pour l’honneur que le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a porté sur le village. « Nous allons mettre les bouchées doubles pour finir vite les travaux d’aménagement et entamer la production de riz au moment venu pour le bonheur de Kombinatenga et du Burkina Faso », a-t-elle assuré.
Boukary BONKOUNGOU
Gendarmerie nationale: le nouveau chef d’Etat-major, colonel Issa Yaguibou aux commandes
Le chef d’Etat-major général des armées, général de brigade, Moussa Diallo, a présidé la cérémonie de passation de commandement entre le chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale entrant, colonel Issa Yaguibou et celui sortant, colonel Kouagri Natama, jeudi 5 mars 2026, à Ouagadougou.
Le colonel Issa Yaguibou est le nouveau chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale du Burkina Faso. Il a été nommé par décret présidentiel du 25 février 2026. Afin d’entrer pleinement dans ses fonctions de commandement, il a été installé, jeudi 5 mars 2026, à Ouagadougou. C’était en présence de la hiérarchie militaire, du personnel de la Gendarmerie nationale, des autorités civiles et des invités de marque. Cette prise de commandement a été présidée par le chef d’Etat-major général des armées, général de brigade, Moussa Diallo.
« Officiers, sous-officiers, militaires du rang de la Gendarmerie nationale, par le Président du Faso, vous reconnaitrez désormais pour chef, le colonel Issa Yaguibou et vous lui obéiriez en tout ce qu’il vous commandera pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires, l’observation des lois ». C’est par cette phrase, que le chef d’Etat-major général des armées, général de brigade Moussa Diallo, a installé le nouveau chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale, colonel Issa Yaguibou. Après le « garde à vous », du chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale sortant, colonel Kouagri Natama, a remis le drapeau, signe de la fin de son commandement, au chef d’Etat-major des armées, général de brigade, Moussa Diallo.
Dans un cérémonial militaire, le colonel Issa Yaguibou a reçu son bâton de commandement à travers le drapeau, des mains du général de brigade, Moussa Diallo. « La Gendarmerie nationale du Burkina Faso à mon commandement, garde à vous », a été le premier commandement du nouveau chef d’Etat-major, Issa Yaguibou.
Intensifier la lutte contre le terrorisme
Il a rendu grâce à Dieu pour sa nouvelle fonction tout en traduisant sa reconnaissance au président du Faso pour la distinction. « Je réitère ma loyauté et ma fidélité au chef de l’Etat et lui redit toute ma fierté de servir mon pays à cette fonction », a-t-il dit. A une période historique où le Burkina Faso a amorcé une Révolution progressiste populaire (RPP), le colonel Issa Yaguibou a souligné que les actions de son commandement seront en droite ligne avec la vision des plus hautes autorités du Burkina Faso et des directives de la hiérarchie.
Ainsi, a-t-il soutenu, ces actions vont porter principalement sur 4 axes, à savoir, l’intensification de la lutte contre le terrorisme et les formes de criminalités et de protection des personnes et des biens, la poursuite de la réorganisation et du positionnement institutionnel de la Gendarmerie nationale. Il a cité, aussi l’amélioration de l’image de l’institution et de sa communication interne et externe et le renforcement de la cohésion interne et de la synergie avec les autres entités. En recevant le commandement de la gendarmerie, il a fait une mention spéciale à son devancier, le colonel Koagri Natama, en lui exprimant toute sa fierté d’avoir servi sous son commandement et sa reconnaissance pour l’œuvre accomplie sous ses ordres.
A ses hommes, le nouveau chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale, il a rappelé les grandes attentes de son institution et le rôle décisif qu’elle doit jouer dans le contexte multidimensionnel. Il les a exhortés à la discipline, la loyauté, l’engagement, le sacrifice et la solidarité. Une série de félicitations au nouveau chef d’Etat- major de la Gendarmerie nationale a mis fin à la cérémonie de passation de commandement.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)
Commission nationale de contrôle des armes: le nouveau secrétaire permanent prend les rênes
Le nouveau Secrétaire permanent de la Commission nationale de contrôle des armes (SP/CNCA) a été officiellement installé dans ses fonctions, le jeudi 5 mars 2026. Il remplace à ce poste le général de brigade aérienne, Wendwaoga Kéré. La cérémonie de passation de charges s’est déroulée dans la salle de conférence de la structure, en présence du personnel et des partenaires institutionnels sous la présidence du secrétaire général de la Primature, Abdou-Salam Gampené.
Officier de son état, Wend Benedo Jean Sylvestre Korogo a été nommé à cette fonction lors du Conseil des ministres du 26 février 2026. Il succède ainsi au général de brigade aérienne, Wendwaoga Kéré à la tête de cet organe stratégique chargé de coordonner la lutte contre la prolifération et le trafic illicite des armes au Burkina Faso. Le secrétaire général de la Primature a salué le travail accompli par le secrétaire permanent sortant avant de souhaiter plein succès à son successeur dans ses nouvelles fonctions.
« Si, les plus hautes autorités ont porté leur choix sur votre personne, c’est sans doute au regard des qualités et de l’expérience que vous avez déjà démontrées. Je vous souhaite plein succès dans cette nouvelle mission », a déclaré Abdou-Salam Gampené. Il a invité le nouveau responsable à privilégier le travail d’équipe et à maintenir une collaboration harmonieuse avec l’ensemble du personnel et les différents services concernés par ses missions. Le secrétaire permanent sortant, le général de brigade aérienne, Wendwaoga Kéré, a salué l’accompagnement et le soutien institutionnel dont il a bénéficié tout au long de sa mission, ainsi que l’engagement du personnel du secrétariat permanent.
A l’heure du bilan, le général Wendwaoga Kéré a également mis au compte de ses désormais anciens collaborateurs les acquis engrangés par le CNCA : « les résultats enregistrés sont le fruit d’un travail collectif, d’un esprit d’équipe et d’une franche collaboration. Face aux contraintes et aux défis, vous avez su faire preuve de résilience et d’abnégation », a-t-il indiqué à l’endroit des collaborateurs. Evoquant les priorités de son mandat, après avoir salué les acquis de son prédécesseur, Wend Benedo Jean Sylvestre Korogo a assuré vouloir œuvrer au renforcement des performances de la commission nationale de contrôle des armes.
Il a également exprimé sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des stratégies nationales en la matière et de consolider la collaboration avec l’ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre la prolifération des armes. Le Secrétariat permanent de la Commission nationale de contrôle des armes (SP/CNCA), structure rattachée à la Primature, est l’organe technique chargé de coordonner les actions de l’Etat en matière de lutte contre la prolifération et le trafic illicite d’armes, un enjeu majeur dans le contexte sécuritaire actuel du Burkina Faso.
DCRP/Primature
Changement climatique et santé de la population : une étude sur l’impact du barrage du Soum livre ses résultats
L’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) a présenté, le jeudi 5 mars 2026, à Ouagadougou, les résultats d’une étude qui met en exergue les effets du changement climatique sur la santé de la population.
Les réponses apportées par l’Etat face aux changements climatiques notamment la construction des barrages et la création d’agropoles pour sécuriser la production agricole, ont favorisé l’apparition et l’augmentation de certaines maladies liées à l’eau et celles transmises par les moustiques. C’est ce qui est ressorti de l’étude « Réduire les effets du changement climatique sur la santé au Burkina Faso » (CLIMSA), dont les résultats ont été restitués, le jeudi 5 mars 2026, à Ouagadougou.
L’étude qui a porté sur l’impact du barrage de Soum sur la santé des populations, a été menée par l’unité de recherche clinique de Nanoro. Des résultats de l’étude, il est ressorti que le taux de prévalence du paludisme est plus élevé près du barrage de Soum et les enfants de 5 à 9 ans constituent des réservoirs de transmission. En outre, sur plus de 23 000 moustiques capturés en 12 mois, 68% sont des femelles et l’espèce dominant est l’anophèle gambiae. Dans le lot, on note la présence d’autres moustiques. De la perception qui se dégage, il est reconnu que le paludisme s’étale durant toute l’année dans la localité touchée par l’étude.
L’étude a formulé des recommandations. Il s’agit de renforcer la communication pour le changement de comportement, d’améliorer l’accès durable de la population à l’eau potable, d’étendre la distribution de masse des antiparasitaires et de développer une approche intégrée entre agriculture et santé
Améliorer la santé des populations
Le directeur de l’IRSS, Dr Lazare Belemnaba, a rappelé qu’au Burkina Faso, le changement climatique se traduit depuis plusieurs décennies par une diminution des précipitations et une hausse des températures, avec des conséquences importantes sur les moyens de subsistance et la santé des populations. Pour répondre aux besoins croissants en sécurité alimentaire, a-t-il indiqué, des agropoles ont été développés autour de grands barrages artificiels.
Ces nouveaux environnements créés autour des barrages, a-t-il relevé, offrent en effet des conditions propices à la prolifération des vecteurs et des germes responsables de maladies comme la schistosomiase, le paludisme, la dengue ou la diarrhée. C’est ce qui justifie la mise en œuvre de l’étude CLIMSA qui permet de comprendre les interactions entre changement climatique, environnement artificiel et agents pathogènes. Toute chose qui contribuera à orienter des interventions durables et efficaces. L’étude vise à améliorer la santé des populations vivant autour des agropoles, en générant des connaissances scientifiques, en développant des outils de modélisation innovants.
Le directeur général de la santé publique, Dr Joseph Soubeiga, a salué l’aboutissement de cette étude qui permettra de disposer de bases pour élaborer des stratégies pour lutter efficacement contre les maladies au Burkina. Il est reconnaissant à l’unité de recherche de Nanoro qui depuis plusieurs années joue un rôle déterminant dans la préservation de la santé.
Quant au délégué général du Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST), Dr Emmanuel Nanema, il a indiqué que les résultats qui ont été présentés constituent une base pour éclairer les décideurs dans la lutte contre les maladies. Et de rappeler que les missions du CNRST, dont l’IRSS est l’un des instituts consistent à produire des bases de données fiables au profit du Burkina.
Adama SEDGO



