Assemblée législative de Transition: trois personnalités chez Ousmane Bougouma

Le Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, a reçu successivement en audience, le Président de la Commission nationale de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, une délégation de l’Association Tapital Pulaku, conduite par son président, Hammadoun Dicko et l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burkina Faso, Erwin De Wandel.

La journée du jeudi 5 mars 2026 a pris l’allure d’un ballet diplomatique à l’Assemblée législative de transition (ALT). En effet, trois éminentes personnalités ont été reçues en audience par le chef du Parlement burkinabè, Ousmane Bougouma. La première à échanger avec le président de l’ALT est le Président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié. A sa sortie d’audience, Bassolma Bazié a confié que cette rencontre visait à présenter les missions du CN-CES et à renforcer la synergie d’actions autour de la Confédération des Etats du Sahel.

Il a déclaré que depuis la création du Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, jusqu’à la création des Commissions nationales, le 6 juillet 2024, il était indiqué de mieux expliquer aux autorités nationales, les missions confiées à chaque Commission nationale et solliciter leur accompagnement. Il a rappelé que la création de la Commission nationale de l’AES s’est faite sur la base des trois piliers sur lesquels devait porter le fonctionnement confédéral que sont le pilier défense et sécurité, le pilier développement et le pilier diplomatie. « La Commission doit être présidée par un Président et chaque pilier doit être géré par un vice-président.

C’est ce qui a fait que le chef de l’Etat a pris le 9 décembre 2024, le décret 1568 portant nomination du Président de cette Commission nationale », a rappelé Bassolma Bazié. Il a ensuite expliqué que les missions de la Commission sont articulées à huit niveaux dont le suivi de la mise en œuvre des décisions qui sont prises par les chefs d’Etat, la préparation des différentes rencontres, la validation d’un programme d’activités annuel qui doit être validé par le chef de l’Etat avant de procéder à la mise en œuvre, etc.

« On s’est fait le devoir de se déporter auprès des différents responsables institutionnels pour expliquer les missions qui nous sont assignées et demander la disponibilité pour nous accompagner. Ce n’est pas pour zéro qu’au niveau de la Commission, nous avons proposé que chaque institution ait un représentant qui constitue le lien ombilical entre la Commission et l’institution », a souligné Bassolma Bazié ajoutant avoir eu une oreille attentive de la part du président de l’ALT qui, selon lui, s’est disposé d’accompagner la Commission dans l’accomplissement de ses missions. A sa suite, c’est l’Association Tapital Pulaku, conduite par son président, Hammadoun Dicko, qui a été reçu par Ousmane Bougouma.

Il a fait savoir qu’il s’est agi, pour lui et sa délégation, d’aller faire le point du plan stratégique que l’association a établi pour la mandature 2025-2028. « Nous sommes venus lui dire merci pour tout le soutien que le gouvernement et l’ensemble des autorités nous apportent. Et, aussi témoigner la reconnaissance que les uns et les autres ont constatée depuis un certain temps, à travers les actions que le gouvernement mène avec Tapital Pulaku. Nous donner les activités que nous avons menées », a fait observer M. Dicko. Il a soutenu que l’Association s’est inscrite sur des valeurs qui sont, entre autres, de travailler à éduquer la jeunesse, à la sensibiliser, à la former surtout dans des secteurs comme l’entrepreneuriat et bien d’autres.

« Il nous a mis à l’aise, on l’a très bien expliqué. Il nous a donné des conseils et des orientations qui vont nous permettre d’avoir plus de souffle pour la suite de notre combat », a laissé entendre Hammadoun Dicko. La dernière personnalité à échanger avec le Président de l’ALT, a été l’ambassadeur de la Belgique au Burkina Faso, Erwin De Wandel. Comme il fallait s’y attendre, la coopération bilatérale entre les deux Etats ont été au centre des échanges.

« Nous avons parlé des relations entre nos deux pays, entre la Belgique et le Burkina qui datent de très longtemps, qui sont dans divers domaines, consulaire, développement académique, universitaire, culturel », a laissé entendre le diplomate belge. Il a souligné que la situation actuelle du monde, la situation sécuritaire et la Révolution progressiste populaire (RPP) au Burkina a aussi été évoquée ainsi que « le Président nous a expliqué les dernières évolutions, les efforts qui sont faits dans plusieurs domaines dont la cohésion sociale », a relevé, Erwin De Wandel qui a dit être satisfait à l’issue des échanges avec le Président de l’ALT, Ousmane Bougouma.

Soumaïla BONKOUNGOU
Astride OUEDRAOGO

 

8-Mars: une marche sportive pour lancer la commémoration

En prélude à la Journée internationale des droits de la femme commémorée le 8 mars de chaque année, le ministère de la Famille et de la Solidarité a lancé ce mois dédié à la gent féminine par une grande marche sportive, donnant ainsi une nouvelle orientation à la commémoration.

Ouagadougou a vibré le matin du mardi 3 mars 2026 au rythme des pas de marcheurs. Organisée par le ministère de la Famille et de la Solidarité, l’activité sonne comme le lancement de la commémoration de la Journée internationale des droits de la femme le 8 mars prochain. Partie de l’immeuble Baoghin pour un parcours d’environ quatre kilomètres, la marche a rassemblé membres du gouvernement, responsables administratifs, organisations féminines et citoyens venus nombreux.

L’activité était présidée par la ministre en charge de la femme, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré qui a salué une mobilisation placée sous le signe de l’engagement collectif. Placée sous le thème « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelles contributions des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? », l’édition 2026 se veut résolument tournée vers l’action. Dans son allocution, la ministre a insisté sur la nécessité de rompre avec l’image d’un 8-Mars essentiellement festif.

Désormais, a-t-elle souligné, il s’agit d’en faire un cadre de réflexion, de mobilisation et d’initiatives concrètes en faveur des droits des femmes et de leur pleine participation au développement national. Pour le ministre Kabré, « le 8-Mars, c’est la femme au travail ». Elle a laissé entendre que dans le contexte actuel, la priorité est donnée à l’autonomisation économique des femmes et à leur contribution à la cohésion sociale et à la consolidation de la paix.

Un agenda ambitieux est ainsi annoncé pour 2026, avec la réalisation d’infrastructures de production et de transformation des produits locaux, l’aménagement de jardins maraîchers au profit des femmes et l’organisation d’activités valorisant les femmes bâtisseuses. Au-delà de l’effort physique, la marche sportive a servi de signal fort : « celui d’une commémoration repensée, axée sur des résultats mesurables et un impact durable dans toutes les régions du pays ». En donnant le coup d’envoi du mois de la Femme par le sport, les autorités entendent inscrire le 8-Mars 2026 dans une dynamique nouvelle : « moins de symboles, plus d’actions pour une femme pleinement actrice de paix et de développement au Burkina Faso ».

Yves OUEDRAOGO
Barry Moumouni (Stagiaire)

Un autre monde est possible !

J’aimerais effacer le tableau de haine qui peine et dessiner des châteaux de chrysanthèmes
J’aimerais panser les cœurs en pleur qui battent en chœur au rythme de la rancœur qui gemme
Sur les armures et les murs qui endurent les coups, j’aimerais enduire les cuirasses de crème
Au bout des canons qui tonnent sur les hécatombes, juste quelques pétales pâles en diadème

Je rêve d’un monde où les couleurs se confondent pour être fécondes et rayonner à la ronde
Je rêve d’un monde sans propriétaire, où le serf austère se sert de la terre sans user de fronde
Je rêve du plus fort qui reconnaît son tort et se tord de remords au pied de son mirador
Je rêve du téméraire qui défie le cerbère amer dans son repaire, sans arme ni labrador

Le cœur des hommes est rempli d’amertume et de rancune, l’amour caresse à rebours
Les maîtres de la terre usent de guerre d’usure contre les créatures de la nature, sans secours
Dans le regard trivial de l’animal pâle, tout paraît banal pour le profane à la sarbacane
Au fond du silence des êtres, la voix du muet s’entend, seuls les initiés portent la soutane

La Raison n’a pas toujours raison, derrière l’instinct se cachent parfois des vérités à gravir
Les animaux se battent parfois pour survivre, les hommes se battent toujours pour ravir
Sauvons la vie des hommes et des bêtes de somme, protégeons la terre de la guéguerre !
Sauvons l’humanité de la cruauté des hommes, bâtissons un monde sans guerre !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Musique : Burning Tagara revient avec son album  Arkiyoma

Le chanteur Burning Tagara signe son retour avec un nouvel album « Arkiyoma ».

Après un long silence, l’artiste reggae-man burkinabè Burming Boy, désormais baptisé Burning Tagara, refait surface sur la scène musicale avec son album Arkiyoma. Composé de 5 titres, l’album Arkiyoma est composé des titres chantés en dioula dans un style reggae tels que « Laban », « Arkiyoma », « Mamawo », « politique ».  A entendre l’artiste reggae-man Burning Tagara, « Arkiyoma », qui signifie Au-delà, dénonce l’hypocrisie de l’homme. Dans l’au-delà, il y a point d’injustice ni de business, ni de complot, ni de terrorisme, dit-il. Le 2e titre « Laban » en langue dioula qui signifie « destinée », la finitude de l’homme.

Burning Tagara retrouve ses fans avec son nouvel album

Dans ce morceau l’artiste dépeint la destinée de l’homme. Car selon lui, personne ne peut définir l’avenir de son prochain sauf Dieu.  Le morceau « Mamanwo » en dioula ou « M’mayé » en mooré vient exprimer le cri de douleur et de détresse en cas de problème et vient aussi exprimer un besoin de pardon et de vivre ensemble. A travers le morceau « Politique », le reggae-man fustige les conséquences de la politique sur l’homme et la société. Le dernier morceau « Arkiyoma instrumentale » est un remix pour faire voyager le mélomane dans l’au-delà. Pour lui, le reggae est une arme puissante pour dénoncer l’injustice dans le monde entier. En ce qui concerne l’enregistrement des titres, l’artiste a confié qu’il a été fait à Paris en France avec l’arrangeur principal de l’artiste reggae-man ivoirien Ismaël Isaac, Mokhtar Oury. Il a précisé que tout l’album a été joué en live par des professionnels de renom. Ce sont, entre autres, à la batterie Sam Koné, batteur d’Alpha Blondy, à la basse Vallès Valéry, à la guitare Solo Eugène Kounker, prise de son l’ingénieur de Tiken Jah Fakoly, au mastering Peaceman et les choristes Julie Brou et Wonda Wendy toutes jouant avec Tiken Jah Fakoly. Pour réaliser cette œuvre, il a fallu, révèle-t-il, attendre 35 ans. Les chansons sont disponibles sur sa page YouTube et en clé USB.  Pour la promotion de l’œuvre, l’artiste a confié la réalisation du clip « Laban » à la maison Berger Africa de Aly Vérité au Burkina Faso. Il dit compter aussi sur la bonne volonté de ses amis qui sont dans le milieu de la musique et de la presse pour faire voyager sa création. Natif de Bobo Dioulasso dans la Région du Guiriko au Burkina Faso, l’artiste reggae-man Burning Tagara s’appelle Tagara Lassina Traoré à l’état civil. Il a été baptisé « Burning Boy », confie-t-il, par le grand reggae-man jamaïcain Burning Spear lors de son passage à Ouagadougou en juin 1989.

 

 

                                      Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Des innovations pour mieux gérer le foncier (Conseil des ministres)

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi, 5 mars 2026, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Selon le Ministre des Serviteurs du Peuple, M. Mathias TRAORÉ assurant l’Intérim du Ministre Porte-parole du Gouvernement, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour l’amélioration des conditions de vie du Peuple burkinabè conformément à la Révolution Progressiste Populaire.

Au titre du Ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un rapport relatif à un décret portant mode de gestion du foncier national. Selon le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, l’Assemblée législative de Transition a adopté en 2025 la Réorganisation agraire et foncière (RAF). « La RAF est partie du principe que la terre appartient désormais à l’État. Dans ce sens, il était important que nous puissions prévoir la modalité de transfert des terres aux collectivités territoriales », a expliqué le Ministre NACANABO.

Entre autres innovations, on note l’extension de la durée de la mise en valeur des terres qui passe de 5 à 8 ans, le constat de mise en valeur par satellite. À cela s’ajoute l’impossibilité d’être attributaire de plus d’une parcelle par région lors d’un lotissement, la numérisation du cadastre consacrant la délivrance des extraits cadastraux en ligne. Ces innovations permettent d’améliorer la gestion du foncier et de faire en sorte que le foncier puisse être un levier de développement au service du Burkina Faso, précise Dr NACANABO.

15 512 agents à recruter pour les concours professionnels et concours directs

Pour le compte du Ministère des Serviteurs du Peuple le Conseil a adopté un rapport relatif au bilan des recrutements au titre de l’année 2025 et autorisé des recrutements par concours directs et concours professionnels au titre de l’année 2026. « Ces concours permettront de recruter 15 512 agents, sur 2 517 postes à pourvoir par voie professionnelle et 12 995 postes à pourvoir par concours directs », indique le Ministre des Serviteurs du Peuple, M. Mathias TRAORÉ.

Au titre de 2026, 285 concours sont programmés : 110 concours professionnels, dont certains déconcentrés à Bobo-Dioulasso, et 175 concours directs. Parmi les concours directs, 137 sont suivis de formation et 38 non suivis de formation.

Le Ministre TRAORÉ souligne qu’un quota de 504 postes sera réservé à des couches spécifiques que sont les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), les agents de santé à base communautaire, les enseignants communautaires de l’enseignement de base et les orphelins et les veuves des personnels des Forces de Défense et de Sécurité Intérieure.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

  Décès de Salmata Ouédraogo née Cissé : Remerciements et faire-part

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La grande famille Ouédraogo à Ouahigouya, Ouagadougou et Bobo Dioulasso. la grande famille Ouédraogo à Bingo et Bimbili

La famille Ouédraogo à Zogore, Zanna et Bangrin.

Les frères et sœurs de feu Alidou Ouédraogo á Bingo

La grande famille CISSE à Zogoré ,Nango,Gala, Ouélé, Dargouma, Ouagadougou, Ouahigouya, Côte d’Ivoire.

La famille du Feu Moussa CISSE au secteur 3 de Ouahigouya.

Les familles alliées  Ouédraogo, Sawadogo, Bagaya, Guindo , Sia , Goubane, Lompo

Le PDS de L’Arrondissement 12 et les membres, l’association des femmes de l’Arrondissement 12 de Ouagadougou.

Les enfants Mohamed Baba et Cheick Tidiane Ouédraogo. Les frères, sœurs neveux et cousins et les petits fils de la défunte.

Voudraient vous exprimer leurs sincères gratitudes pour votre soutien matériel, moral et financier lors du rappel à Dieu le mardi 24 février 2026 au Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo à Ouagadougou suivi de l’enterrement le mercredi 25 février 2026 à Ouahigouya, de leur épouse, fille, grande sœur, tante, belle-mère, mère et grand- mère :

Salmata Ouédraogo née Cissé

Institutrice à la retraite et Présidente de la commission affaires générales, sociales et culturelle de l’Arrondissement 12 de Ouagadougou.

Les familles adressent leurs sincères remerciements aux voisins, à toutes les personnes physiques et morales, les autorités (civiles, militaires, religieuses et coutumières), les structures et les organisations qui leur ont apporté assistance et réconfort. Que Dieu vous le rende au centuple !
Que par la miséricorde d’Allah, son âme repose en paix !

La famille vous informe par la même occasion qu’elle organise une séance de lecture coranique à Ouagadougou le vendredi 6 mars dans la matinée et un Doua en hommage à la disparue le Dimanche 8 mars à 8 heures au domicile familiale à la Patte d’Oie, côté Est de la cité universitaire

Inna lillahi wa inna ilayhi raji‘oun « Nous appartenons à Dieu et vers Lui nous retournons »

Les familles

Fonds des Nations unies pour la population: le nouveau Représentant-résident présente ses lettres de cabinet au chef de la diplomatie

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné du ministre délégué, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré et d’autres collaborateurs, a reçu ce mercredi 4 mars 2026, le nouveau Représentant-résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Burkina Faso.

Monsieur Yves Sassenrath est venu remettre au chef de la diplomatie burkinabè, les lettres de cabinet, par lesquelles il entre officiellement en fonction au pays des Hommes intègres. Au cours de l’audience qui a suivi le cérémonial de remise des lettres de cabinet, le diplomate onusien a exprimé sa satisfaction de servir au Burkina Faso, en dépit du contexte marqué par la lutte pour la reconquête de l’intégrité territoriale et pour la souveraineté nationale. Conscient de cette réalité du Sahel pour avoir servi au Mali en 2021 en tant que Représentant-résident de UNFPA, Sassenrath a dit être disposé à travailler dans l’intérêt du Burkina Faso et des Burkinabè.

Tout en lui souhaitant la bienvenue et une fructueuse mission au Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré a rappelé au nouveau Représentant-résident de l’UNFPA, la nécessité de maintenir un dialogue permanent avec les autorités nationales, dans un climat de transparence et de sincérité, afin d’éviter les situations d’incompréhensions dans la collaboration. Le patron de la diplomatie burkinabè a par ailleurs indiqué au responsable onusien, la disponibilité de son département à l’accompagner pour relever les défis au Burkina Faso et au Sahel. D’origine luxembourgeoise, Yves Sassenrath comptabilise près de trente ans d’expérience dans le domaine de la coopération humanitaire et du développement, ainsi que dans la gestion et le leadership au sein d’ONG internationales et d’organisations multilatérales. Avant sa nomination au Burkina Faso, Yves Sassenrath a occupé le poste de Représentant de l’UNFPA en Egypte d’août 2024 à février 2026.

DCRP/MAE

 

Province du Sanguié : l’exploitation artisanale de l’or perturbe l’école

Dans plusieurs localités de la province du Sanguié (Réo), région de Nando (Koudougou) les sites d’exploitation artisanale de l’or jouxtent les domaines scolaires. Ce phénomène, qui s’amplifie d’année en année, perturbe le déroulement normal des cours en détournant définitivement certains élèves du chemin de l’école au profit de la quête de l’argent. Constat d’un duel entre le métal jaune et l’institution scolaire.

Mardi 10 février 2026. Il est 9 heures à l’école primaire publique de Nébiah « A » dans la commune de Dassa, province du Sanguié. A quelques dizaines de mètres des salles de classe, le vrombissement continu des concasseurs de roches aurifères couvre presque la voix de l’enseignant. Assis au fond de la classe, Olivier Bayili, 12 ans, serre son cahier contre lui. A chaque démarrage de machine sur le site d’orpaillage voisin, il lève la tête, distrait. Derrière la clôture de son école, l’orpaillage bat son plein.

Dans cet environnement où l’odeur de l’argent attire grand monde, l’avenir des élèves vacille. Selon le directeur de l’école de Nébiah « A », Zachée Bationo, lorsqu’il a été affecté en 2023 dans cet établissement, ses débuts n’ont pas été du tout faciles. « Mais avec le temps, on finit par s’habituer », fait-il savoir. Installé depuis 2010, ce site d’orpaillage n’a cessé de s’étendre : d’abord aux abords de la zone, puis jusqu’à frôler l’enceinte de l’établissement. Aujourd’hui, la poussière, le bruit et l’agitation font partie du quotidien des élèves et des enseignants.

Dans l’après-midi, à 15h26, nous sommes à l’école primaire publique de Poa « A » à Kyon, une commune voisine de Dassa. Les machines tournent à plein régime sur le site d’orpaillage non loin de l’école. Des femmes, en file indienne, transportent de l’eau dans des bidons, à vélo ou à charrette en direction du site de traitement de minerai. Amed Zida, le directeur de l’école et titulaire de la classe de CM2 constate que son effectif n’est pas au complet. Sur 37 élèves, 32 sont présents. Parmi les absents, Gilbert Dango que nous retrouverons quelques minutes plus tard sur le site.

Le candidat au CEP est à l’œuvre sur le dispositif de lavage de minerai aux côtés d’un orpailleur. Il est 18 heures. Une cinquantaine de moulins et de broyeuses sont en marche et les voix sont à peine audibles. La broyeuse écrase l’équivalent d’une barrique de roches aurifères en une 1h45mn. D’un coût d’environ 3 500 000 FCFA, elle transforme le mimerai en poudre qui sera ensuite lavée pour extraire l’or. « Ici on travaille à plein temps. De jour comme de nuit, les machines fonctionnent tant qu’il y a des blocs de cailloux », lance l’orpailleur, Oumarou Bado qui accélère le rythme de la broyeuse.

Selon le directeur de Baporo « A », Bakari Dao, depuis l’installation du
site à proximité de son école, les activités pédagogiques connaissent des
perturbations de tous genres.

Comme Olivier Bayili à Dassa et Gilbert Dango à Kyon, ils sont nombreux dans la province du Sanguié, région de Nando, les élèves qui subissent l’influence négative de la proximité de l’orpaillage avec les domaines scolaires. Les écoles visitées partagent le même quotidien : des bruits de machines à casser les tympans, des nuages de poussière, des traversées intempestives des domaines scolaires par les orpailleurs … L’école de Baporo « A » partage ces réalités. Dans cet établissement, il est difficile de connaitre la limite entre le domaine scolaire et le site d’orpaillage.

De l’avis du directeur de cette école, Bakari Dao, depuis l’installation des « chercheurs d’or » à proximité de son école, les activités pédagogiques connaissent des perturbations de tous genres. « Les orpailleurs traversent la cour avec des motos, faisant beaucoup de bruit. Ils viennent faire leurs besoins dans les toilettes de l’école. Certains défèquent à l’air libre une fois la nuit tombée, occasionnant des odeurs insupportables pour les enseignants et les élèves », déplore-t-il.

57 abandons en 2024-2025

Catherine Bazié, professeur certifié des écoles, également en poste à Baporo, affirme que le soir après les cours, des élèves se rendent directement sur le site pour des petits boulots leur permettant de gagner de l’argent. Ils rentrent tard chez eux, poursuit l’institutrice, fatigués, si bien qu’ils reviennent toujours avec les exercices de maison non traités. De plus, regrette-t-elle, ils passent le temps à dormir en classe et ne suivent plus correctement les leçons.

Sur le site de Poa dans la commune de Kyon, le bidon de 20 litres d’eau coute entre 200 et 300 F CFA. Pour le concassage de cailloux en petits morceaux, l’équivalent d’un sac de 50 kg de riz rapporte 2 000 à 2 500 F CFA. « Ces menus contrats font que nos élèves abandonnent les cours pour les sites d’orpaillage », constate Amed Zida, directeur de l’école Poa « A » à Kyon, impuissant face à ce phénomène dévastateur de l’éducation.
Dans plusieurs écoles visitées, des enseignants témoignent de cas d’absentéisme et même d’abandon scolaire liés à l’orpaillage.

Sur ce site à Poa, plus de 50 broyeuses et moulins écrasent le minerai dans un tintamarre indescriptible.

Ces adolescents, attirés par la perspective de gains rapides, finissent par délaisser les bancs pour rejoindre les sites d’exploitation. L’an dernier, l’école de Poa, selon son directeur, a enregistré 57 abandons et à notre passage 23 élèves ont déjà décroché. Firmin Bazié, Chef de la circonscription d’éducation de base (CCEB) de Kyon indique qu’en plus de l’école de Poa « A », sept autres écoles dont celles de Sepoado et de Négarpoulou « B » sont touchées par le phénomène. Il explique qu’un élève, qui a abandonné l’école et a réussi à s’acheter une moto grâce à l’orpaillage, exerce une influence considérable sur ses anciens camarades, chaque fois qu’il revient parader dans son ex-école.

Les jours suivants, soutient-il, les effectifs chutent. En venant patiner dans le domaine scolaire et exhiber sa moto, il arrive, selon l’inspecteur, à séduire les autres élèves tentés de le rejoindre sur les sites. L’enlèvement des filles en vue de mariage constitue un autre casse-tête. « En 2025, à l’approche de l’examen du CEP, une des candidates a été enlevée par un orpailleur. Toutes nos démarches pour faire entendre raison à celle-ci sont restées vaines. Nous avons dû recourir à la gendarmerie pour qu’elle puisse revenir composer », se souvient-il.

Le DPEPPNF du Sanguié, Bapian Yo : « Dans certaines écoles, des élèves
viennent en classe avec des marteaux dans leurs sacs pour rejoindre les
sites à midi ».

Dans ces zones, la pauvreté pousse parfois les familles à tolérer, sinon encourager la présence des enfants sur les sites d’orpaillage. Certains parents espèrent que leurs enfants rapporteront de l’argent à la maison, surtout lorsque les ressources familiales sont limitées. Le chef de la CEB de Dassa, Péboé Bationo, rapporte les propos d’une mère : « L’enfant du voisin, de même âge que mon fils est revenu de l’orpaillage avec une moto neuve et a remis 500 000 F CFA pour la construction d’une maison à sa mère. Le mien traine toujours à l’école, attendant des lendemains incertains ».

« Des marteaux dans les sacs »

Selon le Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle (DPEPPNF) du Sanguié, Bapian Yo, une vingtaine d’écoles subissent cette influence négative et des milliers d’élèves sont touchés par le phénomène dans les communes de Dassa, Kyon, Pouni, Réo, Ténado, Zamo et Zawara. Il fait part de son inquiétude face au constat sur le terrain : « Dans certaines écoles, des élèves viennent en classe avec des marteaux dans leurs sacs dans le but de rejoindre les sites à la pause à midi pour aller concasser les roches contre de l’argent ». Hormis le fait que le marteau est un « outil prédisposant à la violence », relève M. Yo, l’enfant est pressé de sortir pour aller faire ses petits contrats en vue d’avoir de l’argent, si bien qu’il n’est pas concentré pour suivre les cours. A l’entendre, le maque de cantine dans les écoles également encourage davantage les élèves à aller sur les sites. La pause de midi, foi du DPEPPNF, coïncide avec l’heure du repas chez les orpailleurs.

Elèves et enseignants exposés aux maladies

Cathérine Bazié, professeur certifié des écoles, confie qu’à Baporo, le soir
après les cours, certains élèves vont faire de petits boulots sur le site et
reviennent avec des exercices de maison non traités.

Pour sa part, le Directeur régional de la santé (DRS) de Nando, Dr Mohamed Karl Anicet Kpoda, fait savoir que la proximité d’un site d’orpaillage avec une école a des conséquences néfastes sur la santé. « Le bruit constant des machines ne perturbe pas seulement les cours, il affecte aussi la santé auditive des élèves et des enseignants », souligne-t-il. Il ajoute que l’utilisation des produits chimiques dangereux comme le cyanure, le mercure sur le site expose la communauté éducative et cela est encore plus dangereux pour les enfants dont le système immunitaire est encore fragile.

« L’inhalation de la suspension poussiéreuse permanente sur les sites peuvent entrainer la silicose et les bronchites chroniques, dont le traitement est très long et très couteux », informe Dr Kpoda. A cela , il ajoute les brulures de peaux liées au contact avec les substances chimiques et la transmission d’infections sexuellement transmissibles et du VIH.
Certains parents d’élèves ont pris conscience de l’impact négatif de l’orpaillage sur l’éducation des enfants et tentent d’y faire face. C’est le cas de Damas Bayili, président du conseil de l’école de Nébiah. « Je m’assois entre l’école et le site d’orpaillage les jours de classe pour empêcher les élèves d’y aller. Nous avons dit aux orpailleurs que la présence des élèves est interdite sur le site », soutient-il.

Mais à Poa, la sensibilisation se noie dans les bruits des machines. Oumarou Bado, exploitant minier, a fait l’amère expérience. Un jour, alors qu’il essayait de convaincre un orpailleur de ne plus admettre des élèves pour travailler, ce dernier lui aurait signifié : « Après l’école et l’aventure rien n’a marché pour toi. Finalement tu es devenu orpailleur ».
De l’avis de Pierre Zouma, chef de la circonscription de Zawara, tous les efforts entrepris pour préserver le domaine scolaire à Baporo sont restés comme un coup d’épée dans l’eau. Les orpailleurs, dit-il, ne semblent préoccupés que par l’argent de l’or. Mais pour lui, ces derniers ne doivent pas le faire au détriment de la santé des élèves et de leurs encadreurs.

Déguerpir pour sauver l’école

Pour le gouverneur de la région de Nando, Adama Jean-Yves Béré, après
la sensibilisation, les orpailleurs qui refusent de partir seront déguerpis.

Face à la situation, le gouverneur de la région de Nando, Adama Jean Yves Béré, a décidé de prendre le taureau par les cornes. Il affirme que des instructions ont été données aux préfets Président des délégations spéciales (PDS) des communes de mener des séances de sensibilisation. Les hauts-commissaires ont été impliqués et des sorties ont eu lieu récemment sur le terrain dans la province du Sanguié.

« Après tout cela, si les orpailleurs n’obtempèrent pas, nous procéderons à un déguerpissement forcé », prévient-il. Pour lui, le domaine scolaire doit être protégé à tout prix, afin de garantir une sérénité et une tranquillité nécessaire à l’apprentissage aux élèves. A écouter l’administrateur civil, la difficulté majeure reste l’insuffisance de ressources puisqu’il faut mobiliser des hommes et de la logistique pour veiller sur le terrain pendant un certain temps afin d’empêcher les orpailleurs de revenir sur les lieux.
La protection du domaine scolaire est une urgence absolue, estime le président du conseil de Baporo « A », Drissa Sakandé, qui pense que le déguerpissement reste la seule solution si l’on veut sauver l’éducation des enfants au Sanguié.

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com


 

Une aventure périlleuse en Guinée

Attiré par l’or, Bouladiyi, élève de CM2 a troqué sa tenue d’école contre les habits d’un orpailleur. N’ayant plus d’yeux que pour le métal jaune, il a suivi le filon pour se retrouver en Guinée. Réconforté par des promesses d’un tuteur vendeur d’illusions, il va découvrir une autre réalité sur les sites d’exploitation artisanale de l’or en terre guinéenne. Là-bas, il passe plus de temps dans les trous qu’à l’air libre. Alors qu’il avait promis à ses camarades d’école de revenir de son eldorado pour changer un tant soit peu leur vie, c’est un Bouladiyi, gravement malade et chétif qui est revenu au bercail accompagné par son tuteur. Ce dernier a remis 325 000 F CFA à ses parents et a rebroussé chemin. Malheureusement, le petit est décédé et son fameux patron n’est plus jamais revenu au village.
BRN


Eric Béré directeur régional chargé des mines et des carrières de Nando

« La distance minimale entre un site d’exploitation artisanale et un domaine public est de 500 mètres »

 

Qu’est-ce qui explique l’occupation des domaines scolaires pour des activités d’orpaillage ?

Le DPEPPNF du Sanguié, Bapian Yo : « Dans certaines écoles, des élèves
viennent en classe avec des marteaux dans leurs sacs pour rejoindre les
sites à midi ».

La plupart des sites artisanaux miniers dans la province du Sanguié sont informels, c’est-à-dire qu’ils ne disposent pas d’une autorisation d’exploitation comme le prévoit la règlementation. La distance minimale entre un site d’exploitation artisanale et un domaine public est de 500 mètres. Au-delà de l’installation anarchique des orpailleurs aux alentours des domaines scolaires, il y a aussi l’occupation des forêts.

N’existe-t-il pas de réglementation pour encadrer l’exploitation artisanale de l’or ?

La pratique de l’orpaillage au Burkina Faso est encadrée par le nouveau Code minier adopté en juillet 2024. Il recommande le regroupement des exploitants miniers en coopérative en vue de les former, de les encadrer pour maitriser l’impact de leurs activités. L’Etat délivre ensuite une autorisation d’exploitation artisanale à la coopérative sur une superficie n’excédant pas 1 km². En plus du Code minier, il y a le décret n°2025-0376/PRES/PM/MEMC/MATM/MEF/MSEC/MEA portant organisation, encadrement et procédure de l’exploitation minière artisanale de l’or et des autres substances minérales.

Qu’en est-il de la présence des enfants sur les sites d’orpaillage ?

La loi interdit formellement la présence des enfants sur les sites d’orpaillage à plus forte raison de les employer pour des tâches quelconques. Le Code minier dispose à son article 205 : « Sont constitutifs de violation aux dispositions relatives aux activités minières, l’’emploi ou la tolérance de l’emploi des enfants sur son site ». L’article 219 stipule : « Est puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans, tout titulaire d’un titre minier d’une amende de 5 millions à 25 millions tolère ou feint d’ignorer la présence ou le travail d’enfants mineurs ou scolarisés ou en a connaissance mais s’abstient de prévenir les autorités administratives compétentes ou de prendre des mesures pour y mettre fin ».

Qu’avez-vous entrepris comme actions pour amener les orpailleurs à libérer les domaines scolaires ?

Avec l’accompagnement du Projet d’appui au renforcement de la gestion du foncier et des mines (PARGEFM), des séances de sensibilisations ont été organisées en 2025 à l’endroit des artisans miniers, mais les lignes n’ont pas bougé. La situation est déplorable et il faut des moyens de répression pour limiter les dégâts. A Koualio dans la commune de Zamo, c’est une catastrophe qui est en cours dans la forêt. Le problème est complexe et il faut un arrêté interministériel entre les ministères des Mines, de l’Education, de l’Action humanitaire, de l’Environnement et de la Sécurité. Déloger les artisans miniers nécessite des moyens humains, financiers et matériels et une prise en charge, car parmi eux, il y a des Personnes déplacées internes.

Entretien réalisé par BRN

Pénurie de ciment: la BMCRF en première ligne pour défendre les consommateurs

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a mené une vaste opération de contrôle sur le marché afin de constater la pénurie de ciment, un matériau essentiel et fortement sollicité par la population.

Cette mission poursuit un double objectif : vérifier la disponibilité du ciment et s’assurer que les prix appliqués respectent strictement la réglementation en vigueur. Le coordonnateur général de la BMCRF rappelle que le prix de vente plafond du ciment demeure inchangé, aussi bien pour le sac que pour la tonne : CPJ 35 : 100 000 F CFA la tonne et 5 000 FCFA le sac, CPA 45 : 115 000 F CFA la tonne et 5 750 F CFA le sac.

Face à cette situation préoccupante, les usines productrices de ciment sont invitées à intensifier leurs efforts afin de garantir l’approvisionnement et de permettre la poursuite des travaux de construction dans de bonnes conditions. Par ailleurs, la BMCRF encourage les consommateurs à signaler toute tentative de hausse illégale des prix en appelant les numéros suivants : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86. La BMCRF : la garantie d’une concurrence saine et loyale

SCRP / BMCRF

 

 

 

Coopération sécuritaire: l’attaché de défense chinois réaffirme le soutien de Beijing au Burkina

Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, a accordé une audience, ce mercredi 4 mars 2026 à Ouagadougou, au colonel Ma Tengfei, premier attaché de défense près l’ambassade de Chine au Burkina Faso. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la coopération bilatérale en matière de sécurité.

Arrivé à Ouagadougou il y a deux mois, le colonel Ma Tengfei a salué l’accueil qui lui a été réservé par les autorités burkinabè ainsi que la qualité du partenariat sécuritaire entre les deux pays. Il a transmis les remerciements de l’ambassadeur Zhao pour l’excellente collaboration avec les services de sécurité burkinabè. Il a, par ailleurs, réaffirmé le soutien constant de Beijing à la stabilité politique du Burkina Faso et aux efforts engagés dans la lutte contre le terrorisme. L’attaché de défense a souligné la nécessité de renforcer le partage d’informations et la coordination opérationnelle afin de faire face plus efficacement aux défis sécuritaires communs.

Il a également salué le leadership du ministre de la Sécurité ainsi que le professionnalisme des forces de défense et de sécurité, qui contribuent à l’instauration d’un climat propice à la coopération et aux investissements. Sur le plan technique, le colonel Ma Tengfei a exprimé la disponibilité de la partie chinoise à intensifier les actions de formation au profit des forces de police burkinabè et à approfondir les échanges autour du programme « Smart Burkina », dédié à la modernisation des outils et dispositifs sécuritaires.

En retour, le ministre Mahamadou Sana a exprimé la reconnaissance du ministère de la Sécurité pour l’engagement et l’accompagnement constants de la Chine. Il a salué les perspectives de coopération évoquées, tout en réaffirmant la volonté du gouvernement burkinabè de consolider un partenariat fondé sur la confiance, le respect mutuel et la convergence des intérêts stratégiques, au service de la paix et du développement.

𝐃𝐂𝐑𝐏-𝐌𝐒𝐄𝐂𝐔