Célébration du 8-Mars: les femmes de Tiakané reçoivent un périmètre maraîcher de 2,6 ha

La présidence du Faso a officiellement offert, mercredi 4 mars 2026, un périmètre maraîcher aménagé d’une superficie de 2,6 hectares aux femmes du village de Tiakané, dans la province du Nahouri (Pô), région du Nazinon.

Les femmes du village de Tiakané, dans la province du Nahouri, région du Nazinon, peuvent enfin pousser un ouf de soulagement. Et pour cause, elles ne connaitront plus de calvaire pour produire ou se procurer des produits maraîchers. Le mercredi 4 mars 2026, à l’instar de plusieurs autres localités du pays, les femmes de Tiakané ont reçu de la présidence du Faso, un périmètre maraîcher aménagé d’une superficie de 2,6 hectares, entièrement clôturé par des grillages.

L’infrastructure, réalisée par Marko service, est également équipée de deux forages d’un débit de 12,7 m3, d’un polytank de 10 000 litres, de 14 bassins d’une capacité de 3 m3 chacun et de deux champs solaires d’une puissance de plus de 8 000 watts. Le site a une autonomie totale de 52m3. Par la voix des bénéficiaires, Adissa Wetta a exprimé sa joie pour avoir reçu ce don du président du Faso. Elle a confié que le chef de l’Etat, depuis son arrivée au pouvoir, a toujours pensé aux femmes.

« Nous ne pouvons qu’être fières de lui », a-t-elle lâché. Tout en saluant l’initiative, Mme Wetta a souhaité qu’elle soit élargie à d’autres régions du pays. La représentante des bénéficiaires a également invité ses consœurs à se donner la main pour sortir de la pauvreté car, a-t-elle dit, le président du Faso est derrière elles. « Si la femme est très autonome, c’est toute la nation qui bénéficie », a souligné Mme Wetta, avant d’ajouter que la célébration du 8-Mars à travers des réalisations au profit des femmes est la meilleure façon de commémorer l’événement. « On parle des droits de la femme. Pour avoir des droits, il faut être autonome. On ne peut pas défendre ses droits, si on n’a rien à manger », a-t-elle lancé.

Pour le ministre conseiller spécial du président du Faso, Mohamed Tidjane Kinda, l’initiative a été voulue par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, pour accompagner les femmes en facilitant leur émancipation, leur autonomisation et leur engagement. Pour lui, la vision actuelle du capitaine Traoré est basée sur le développement endogène qui consiste à compter sur les propres ressources du pays. « Les femmes sont des actrices de ce développement, car elles contribuent à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté », a expliqué M. Kinda.

Un investissement à impact social

M. Kinda a rassuré que cette initiative du président du Faso va se poursuivre dans d’autres régions du pays pour que les femmes soient indépendantes et qu’elles puissent apporter leur contribution au développement. « Il y aura une autre phase au profit des femmes avec l’apport en intrants agricoles », a fait savoir le ministre conseiller spécial qui a encouragé les femmes à travailler pour engranger des résultats au même titre que les Forces de défense et de sécurité. Il a également exhorté les hommes à accompagner la gent féminine afin d’atteindre les objectifs de sécurité alimentaire.

A son tour, la gouverneure du Nazinon, Yvette Nacoulma, a indiqué que ce périmètre maraîcher est perçu comme un investissement à impact social sur la vie des femmes du village de Tiakané et partant sur l’ensemble de la région. « C’est un besoin qui vient d’être satisfait. Il s’agira maintenant de travailler pour une exploitation optimale de cet investissement », a-t-elle noté. Mme Nacoulma a souhaité que, dans les semaines à venir, l’on puisse voir de belles cultures poussées sur ce site avec des résultats probants. La première responsable de la région a saisi l’opportunité pour inviter les bénéficiaires à l’entente, à l’écoute et à suivre les conseils des services techniques pour que ce périmètre profite à tous. « Mettez-vous au travail pour faire de bonnes récoltes et contribuer à la bonne mise en œuvre de l’offensive agrosylvopastorale », s’est-elle adressée aux femmes.

 

Noufou SAWADOGO

 

Autonomisation des femmes : Un périmètre maraîcher pour la Coopérative Nabonswendé de Poedogo

Le Ministre Conseiller spécial du Président du Faso, M. Gaëtan Alfred Windpanga OUÉDRAOGO a procédé, ce mardi 4 mars 2026, à la remise d’un site maraîcher à la Coopérative Nabonswendé des femmes de Poedogo dans la région du Yaadga.

À Poedogo dans le Yaadga, les femmes ont maintenant un périmètre maraîcher. D’une superficie de trois hectares, il est équipé de forage à haut débit, d’un château de 10 mètres cubes, avec 15 bassins de retenue d’eau. Ce site fait partie de l’initiative du Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, de doter les femmes de périmètres aménagés dans plusieurs localités du pays. La remise du site maraîcher à quelques jours de la Journée internationale des droits de la femme (8-Mars), est la manifestation de sa volonté d’œuvrer pour l’épanouissement de la femme.

Le Ministre Conseiller spécial du Président du Faso, M. Gaëtan Alfred Windpanga OUÉDRAOGO : « Nous sommes convaincus que de telles actions viendront renforcer les capacités des femmes à mener des activités génératrices de revenus »

« La vision du Président du Faso est de faire en sorte que l’autonomisation de la femme soit une réalité. Quand on sait que l’autonomisation de la femme peut avoir un impact sur l’économie locale, voire nationale, nous sommes convaincus que de telles actions viendront renforcer la capacité même des femmes à mener des activités génératrices de revenus », explique le Ministre Conseiller spécial du Président du Faso, M. Gaëtan Alfred Windpanga OUÉDRAOGO.

Aminata Belem, membre de la Coopérative Nabonswendé, a remercié le Capitaine Ibrahim TRAORÉ pour cette action qui participe à l’émancipation des femmes

Mme Aminata BELEM, membre de la Coopérative Nabonswendé, bénéficiaire, se réjouit de cette action du Président du Faso. Pour elle et ses camarades, la corvée d’eau pour arroser les planches relève du passé. « Avant nous étions obligées de puiser l’eau à la main. Le Chef de l’État nous a donné des moyens de notre émancipation. Grâce à ce site, nous pourrons travailler pour nous prendre en charge, et nous occuper de nos enfants », dit-elle en promettant une bonne moisson dans les jours à venir.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Euphrasie Kouassi Yao, lauréate du Prix Harambee 2026 pour l’égalité des femmes africaines

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La ministre ivoirienne Euphrasie Kouassi Yao a reçu, le 4 mars 2026, à Madrid, en Espagne, le Prix Harambee 2026 pour la Promotion de l’Égalité de la Femme Africaine. Décernée par l’ONG Harambee avec le soutien des Laboratoires Pierre Fabre, cette distinction internationale vient saluer 35 années d’engagement en faveur de la paix, de l’égalité des chances et de l’autonomisation des femmes en Afrique.

Doté de 10 000 euros, le Prix Harambee récompense chaque année des femmes africaines dont l’action contribue à transformer durablement leurs sociétés. Pour Euphrasie Kouassi Yao, également titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD) et Conseillère spéciale du Premier ministre de Côte d’Ivoire chargée du Genre, cette reconnaissance internationale met en lumière un combat mené depuis plus de trois décennies : faire de l’égalité femmes-hommes un pilier de la paix durable.

Dans un discours remarqué, la lauréate a invité l’auditoire à changer de regard sur les femmes africaines. « Pendant très longtemps, la carte de la femme africaine a été une carte du manque, de la fragilité, de la dépendance. Or, j’ai vu des femmes invisibles devenir des leaders reconnues », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter : « Elles n’avaient ni un problème de compétences, ni un manque de volonté. Elles avaient besoin qu’on leur fasse confiance. »

Sa vision repose sur une conviction forte : l’égalité des chances entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons, constitue l’un des fondements essentiels de la stabilité sociale et du développement économique.

Des outils concrets au service du changement

Au fil de ses 35 années d’engagement, Euphrasie Kouassi Yao a développé deux outils méthodologiques majeurs : l’approche « Genre et Développement », qui permet d’identifier et de corriger les sources structurelles d’inégalités, et l’outil COFA (Conscientisation, Formation, Action), conçu comme un levier de transformation concrète sur le terrain.

Ces instruments ont permis la mise en œuvre de plusieurs initiatives d’envergure nationale et internationale. Parmi elles : le Programme d’implication des femmes dans la gestion de l’eau, à l’origine de la Chaire UNESCO CUEFPOD, qui célèbre cette année ses 20 ans ; le premier Plan d’Action National africain de la Résolution 1325 des Nations unies sur les Femmes, la Paix et la Sécurité, adopté par la Côte d’Ivoire ; ou encore le Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI), qui fédère plus de 19 500 femmes.

Le programme CREA-PAIX, présent dans 27 pays sur quatre continents, a quant à lui touché plus de 25 millions de personnes, confirmant la portée internationale de son action.

La ministre a annoncé qu’elle redistribuerait l’intégralité de la dotation de 10 000 euros. « Ce prix doit porter des fruits », a-t-elle affirmé, précisant que les fonds seront destinés aux jeunes en quête de formation et aux femmes rurales engagées dans le développement de leurs communautés.

Cette initiative marque le lancement du programme « Générations d’Excellence », un dispositif combinant mentorat entre femmes entrepreneures expérimentées et jeunes porteuses de projets dans la région du Gbêkê, en Côte d’Ivoire, ainsi que l’organisation de cafés littéraires pour les étudiantes et étudiants.

Des hommages unanimes

Les réactions des personnalités présentes ont été particulièrement élogieuses. Le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida, a salué la « détermination » de la lauréate et son rôle de « moteur de transformation ». Les représentants des Laboratoires Pierre Fabre ont souligné l’impact concret de son action, notamment dans le domaine de l’accès à l’eau et du leadership féminin.

Au-delà de la distinction individuelle, le Prix Harambee 2026 met en lumière les avancées de la Côte d’Ivoire en matière d’égalité des chances. Il souligne également l’importance d’un leadership féminin capable d’articuler expertise technique, vision stratégique et engagement pour la paix.

À travers cette récompense, c’est un message fort qui est adressé : l’égalité n’est pas seulement une exigence morale, elle constitue une condition essentielle du développement durable et de la stabilité des sociétés africaines.

La cérémonie s’est tenue à Madrid, en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Teresa de Borbón, présidente d’honneur de Harambee, José Luis Martínez-Almeida, maire de la capitale espagnole, ainsi que des représentants d’institutions européennes et du monde économique.

T.K.

SNC Bobo 2026 : le Ministre de la Culture du Burkina a transmis officiellement l’invitation du pays invité d’honneur à son homologue du Ghana

Le Ghana a officiellement accepté l’invitation à être pays invité d’honneur de la 22e Semaine nationale de la culture (SNC), qui se tiendra à Bobo-Dioulasso du 25 avril au 2 mai 2026. Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, accompagné de l’ambassadeur du Burkina Faso au Ghana, Son Excellence David KABRÉ a officiellement transmis l’invitation officielle ce mercredi 4 mars 2026 à la partie ghanéenne.

Recevant la délégation, Abla Dzifa Gomashie, Ministre ghanéenne chargée de la Culture, a réaffirmé l’engagement du Ghana à approfondir la diplomatie culturelle et à renforcer les liens historiques entre les deux nations. Elle a souligné que cette manifestation culturelle de la SNC offrira des opportunités aux jeunes créateurs, élargira les plateformes d’exposition et favorisera les échanges commerciaux au sein du secteur créatif.

L’événement proposera des spectacles culturels, un village culturel, une foire gastronomique, un marché d’art, des rencontres littéraires et une foire artisanale.  La participation du Ghana devrait renforcer davantage les relations bilatérales entre les présidents John Dramani MAHAMA et Ibrahim TRAORÉ, tout en favorisant la collaboration au sein des écosystèmes créatifs des deux pays.

Traduit et adapté par DCRP-MCCAT

Source et crédit photos : Ministère de la Culture du Ghana

Koudougou :  Laabal arrive !

La Brigade Laabal déposera bientôt ses valises dans la ville de Koudougou. Et selon une source de Kantigui, le début officiel des activités de la brigade est prévu pour le 9 mars 2026, sur toute l’étendue du territoire communal. La Brigade Laabal, a-t-on rappelé à Kantigui, aura pour mission principale, comme partout ailleurs, de contribuer à la consolidation de la discipline sociale, au respect de l’intérêt général et à la promotion des valeurs civiques. A ce titre, elle va constater et interpeller tout contrevenant aux (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui
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Commune de Bagré: un champ de vigne de 4 hectares force l’admiration à Bèga

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité un champ de vigne de 4 ha extensible à 10 ha, un périmètre irrigué de 35 ha, un magasin de la SONAGESS et un canal d’irrigation, dans la région du Nakambé, lundi 2 mars 2026.

Le suivi de la campagne agricole sèche se poursuit dans la région du Nakambé après celui du Nazinon. En effet, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité un champ de vigne de 4 ha aménagés et extensible à 10 ha, un périmètre irrigué de 35 ha, un magasin de la SONAGESS et un canal d’irrigation, dans la région du Nakambé, lundi 2 mars 2026. Le champ de vigne est une emblavure de 17 496 plants exploitée par l’Etat qui a mobilisé des ressources pour réduire les importations de vin et produire du « vin made in Burkina ». Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture s’est dit satisfait de la physionomie du champ qui se trouve dans le village de Bèga, dans la commune de Bagré.

Il a, de ce fait, félicité les acteurs qui œuvrent pour montrer aux yeux du monde et aux plus sceptiques que cette culture est bien possible au pays des Hommes intègres. « A travers le ministère d’Etat en charge de l’agriculture, le gouvernement a voulu expérimenter la culture de la vigne au Burkina avec l’appui d’un viticulteur burkinabè. Il y a donc environ deux ans que nous avons expérimenté cette culture. Sur 4 ha, nous avons pu mettre en place 12 variétés de vigne qui se portent bien.

A l’Ecole nationale de formation agricole (ENAFA) de Matourkou, nous avons également exploité 0,5 ha pour la viticulture », a indiqué le Directeur général des productions végétales (DGPV), Prosper Zemba. Il a expliqué que c’est une niche sur laquelle, il faut compter pour récupérer les sommes dépensées pour l’importation de vin. Le canal d’irrigation d’une plaine à aménager, sillonné par le ministre d’Etat Sombié et sa délégation, se trouve dans le village de Grimogo dans la commune de Bagré. Sur le terrain, des techniciens s’affairaient à le rendre opérationnel pour renforcer les infrastructures rizicoles de Bagrépôle en vue de l’atteinte de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire.
Mettre en qualité le maïs

Toujours, à Bagré, un magasin de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) de 1 000 t a été « inspecté ». A ce propos, le DG de la SONAGESS, Stéphane Gildas Tiendrebeogo, a d’emblée rappelé que sa structure est engagée depuis la fin de la saison agricole humide dans la collecte bord champ des céréales. « Cette collecte avait pour objectif véritablement de constituer les stocks de souveraineté, c’est-à-dire le stock national de sécurité, le stock d’intervention et le stock commercial de régulation », a-t-il fait comprendre.

Selon le DG de la SONAGESS, lorsque les céréales sont collectées auprès des producteurs, il y a un dispositif de mise en qualité à travers le nettoyage, le vannage, l’emballage et le stockage dans des magasins adaptés. « Les stocks bruts collectés dans des sacs non homogènes encombraient les magasins. Mais quand ils sont mis en qualité, cela permet d’optimiser les magasins. Donc, à présent, de 400 t, on est passé à précisément 1 072 t dans le magasin. Il faut également dire que nous envisageons vendre régulièrement le sac de 50 kg de maïs à 8 500 F CFA à la population.

Il s’agit de réguler le prix du maïs sur le marché national pour que le sac de 50 kg n’excède pas les 8 500 F CFA, à raison de 170 000 F CFA la tonne », a assuré Stéphane Gildas Tiendrebeogo, tout en affirmant que tout sera mis en œuvre pour que même les approvisionnements des institutions ne dépassent pas 200 000 F CFA, la tonne de maïs. Concernant le riz, il a soutenu que l’intention est de faire en sorte que le sac de 25 kg n’excède pas 10 000 F CFA sur le marché national. Le dernier site à être visité est le barrage de Gourougou d’une capacité de 2,5 millions de m3 d’eau dans la commune de Bagré qui devrait drainer 35 ha de périmètres agricoles extensibles.

« Sur instruction du ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, nous allons réaliser la production sur la plaine irriguée de Gourougou à l’aide du barrage construit en 2016 à hauteur de 1,5 milliard F CFA et qui était jusque-là inexploité. Il est donc prévu de travailler à ce qu’il y ait zéro périmètre irrigué et bas-fond inexploité. Pour cette plaine qui profite à 200 personnes pour le moment, il est question de curer l’ensemble des canaux pour augmenter la superficie cultivable et ainsi booster la production locale », a expliqué le directeur régional chargé de l’agriculture du Nakambé, Germain Aimé Traoré.

 

Boukary BONKOUNGOU

Médecine du travail: la SOBUMET annonce son 2e congrès au Premier ministre

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, ce 03 mars 2026, une audience à une délégation de la Société burkinabè de médecine du travail (SOBUMET), conduite par Dr Marthe Sandrine Lompo, présidente de la SOBUMET et du comité d’organisation du 2ᵉ congrès de la structure prévu, du 11 au 13 mai 2026. Les échanges avec le chef du gouvernement ont porté sur les préparatifs dudit congrès qui réunira à Ouagadougou des compétences du domaine.

Le 2e congrès de la Société burkinabè de médecine du travail (SOBUMET) se tiendra, du 11 au 13 mai 2026, sur le thème : « Le rôle stratégique de la santé et sécurité au travail dans les initiatives de développement durable en Afrique ». il offrira un cadre stratégique de réflexion et de propositions concrètes pour faire de la santé et sécurité au travail un axe majeur des politiques publiques au Burkina Faso et en Afrique. Selon la présidente du comité d’organisation, Dr Marthe Sandrine Lompo, ce rendez-vous scientifique vise à mobiliser les experts nationaux et internationaux autour des enjeux de la santé et de la sécurité au travail, dans un contexte où le Burkina Faso s’engage résolument dans une dynamique de développement durable fondée sur la valorisation des ressources humaines et la modernisation des secteurs productifs.

Elle a souligné que la santé et la sécurité au travail constituent un levier essentiel pour accompagner les grands chantiers de développement, réduire les risques professionnels et renforcer la productivité nationale. La délégation a également saisi l’occasion pour présenter les actions menées par la SOBUMET en matière de formation, de prévention et de promotion de la culture de la sécurité en milieu professionnel. Le chef du gouvernement a salué l’initiative de l’organisation de ce congrès et encouragé les acteurs de la santé au travail à renforcer leurs interventions, notamment en direction des secteurs à forte vulnérabilité, dont le secteur informel, qui représente une part importante de l’économie nationale. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les initiatives contribuant à la protection du capital humain, pilier fondamental d’un développement durable et inclusif.

 

DCRP/Primature

 

Réseau d’initiatives de journalistes : Jean Carem Kaboré reconduit coordonnateur

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Le Réseau d’initiatives de journalistes (RIJ) a tenu son assemblée générale statutaire, samedi 28 février 2026, à Ouagadougou. A l’occasion, le comité de pilotage du réseau a été renouvelé.

Conformément à ses statuts et règlement intérieur, le Réseau d’initiatives de journalistes (RIJ) a renouvelé son Comité de pilotage (CDP) pour un mandat de deux ans, lors d’une assemblée générale statutaire, le samedi 28 février 2026, à Ouagadougou. Après proposition et vote en vue de constituer le nouveau bureau du comité de pilotage, M. Jean Carem Kaboré a été reconduit comme coordonnateur du CDP. Suivi de Marc Doh, le secrétaire général et la chargée des ressources financières, Claudine Ouédraogo.

L’objectif de cette instance statutaire selon les responsables du réseau, s’inscrit dans une dynamique de bonne gouvernance interne, d’accompagnement des autorités dans leur vision et de faire du journalisme une solution pour les défis actuels du Burkina.
A la tête du réseau, le coordonnateur du CDP du RIJ, Jean Carem Kaboré a exprimé sa gratitude aux membres pour la confiance placée en sa personne. Il a rappelé les défis majeurs du mandat écoulé, notamment le retrait de certains partenaires et les contraintes liées à l’insécurité.

Malgré ces difficultés, il a salué la résilience du réseau qui a su maintenir ses activités et poursuivre sa mission au service d’un journalisme responsable et engagé pour la paix. Au cours de ce nouveau mandat, le RIJ entend renforcer le journalisme sensible aux conflits, une approche déjà portée par un pôle de formateurs spécialisés. Selon son premier responsable, cette forme de journalisme vise à promouvoir la paix, encourager le dialogue et contribuer à ramener les acteurs vers des solutions durables face à la crise sécuritaire.
Adopter une communication constructive

Présent à cette assemblée générale, le représentant du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Salifou Ouarma, a salué la régularité de la tenue de ces instances statutaires, qu’il considère comme un indicateur fort de bonne gouvernance. Il a également apprécié le bilan présenté par le bureau sortant, tout en reconnaissant l’existence de difficultés et d’attentes non totalement satisfaites. Il a appelé à en tirer les leçons pour une meilleure projection.

M. Ouarma a réaffirmé la disponibilité des autorités à accompagner le RIJ et les organisations professionnelles des médias, à condition que leurs actions s’inscrivent dans une logique de journalisme de solutions. Il a insisté sur la nécessité pour les médias, d’adopter une communication constructive et responsable, en phase avec les enjeux actuels du pays.

En réponse aux questions et doléances de ses membres, le comité s’est engagé à aligner ses programmes sur les priorités nationales et à renforcer l’accompagnement institutionnel à travers des actions cohérentes et concertées. Le réseau prévoit notamment de poursuivre le renforcement des capacités des journalistes en journalisme sensible aux conflits, en mobile journalisme, ainsi qu’en éthique et déontologie.

Par ailleurs, les responsables du RIJ ont lancé un appel à la mobilisation des membres autour du bureau exécutif et à la confiance renouvelée des partenaires. Un engagement collectif jugé indispensable pour permettre au réseau de jouer pleinement son rôle d’accompagnement des autorités, de soutien aux forces de défense et de sécurité et aux volontaires pour la défense de la patrie, et de contribuer au retour durable de la paix au Burkina.

 

Abdoulaye BALBONE
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)

 

Commémoration du 8-Mars: un périmètre maraicher de 8 ha offert aux femmes de Komtoèga

Le secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria Soré, a remis les clés du périmètre maraicher aménagé de Komtoèga aux femmes de ladite commune, dans la province du Boulgou, région du Nakambé, le mardi 3 mars 2026.

Finis les temps où les femmes du site maraicher de Komtoèga se levaient à minuit pour se disputer l’eau de puits de fortune afin d’arroser leur jardin. Désormais, elles ont un site de 8 hectares entièrement clôturé par des grilles, équipé de quatre châteaux d’eau et 32 bassins, alimenté par des plaques solaires. L’infrastructure a été remise aux femmes de Komtoèga, le mardi 3 mars 2026 par le Secrétaire général (SG) de la Présidence du Faso, Dr Zakaria Soré. Celui-ci a expliqué que la réalisation de ce périmètre de maraicheculture s’inscrit dans la vision de souveraineté alimentaire du chef de l’Etat.

« Quand on parle de souveraineté alimentaire, il faut exploiter toutes les potentialités du pays dont ce bas-fond de Komtoèga, déjà exploité mais qui manquait de ressources techniques pour fonctionner », a détaillé le secrétaire général. Selon lui, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dans sa vision de diminuer la corvée des femmes, a décidé que ce site aménagé soit un levier de développement pour leur permettre de travailler et profiter des retombées de leurs activités. Dr Soré a également indiqué que l’autre message fort à travers l’aménagement de ce périmètre est le changement de paradigmes en matière de célébration de la journée du 8-Mars, axée désormais sur une politique qui favorise l’accès de la femme à la terre et aux ressources de production.

Le SG de la Présidence du Faso a précisé que la prochaine phase va consister à l’aménagement total du site et l’accompagnement des femmes en intrants et matériels de production. Pour lui, le message à l’endroit de toutes les femmes du Burkina Faso, est que personne ne sera oublié dans la vision du développement du chef de l’Etat qui prône l’accompagnement de l’Etat afin que les femmes rurales puissent profiter des opportunités de leurs terroirs.

« Nous venions à minuit »

Emue par ce geste du président du Faso, la responsable de la coopérative des femmes de Komtoèga, Habibou Zeba, a raconté le calvaire qu’elle et ses camarades vivaient avant l’aménagement de ce site. « Avant, on cherchait des jeunes pour creuser de petits puits. Mais ceux-ci tarissaient avant même que les oignons que nous cultivons ne soient à maturité, nous obligeant à les enlever précocement pour les vendre à vil prix », a-t-elle expliqué. Puis elle a ajouté : « nous venions à minuit, parce que lorsque vous ne devancez pas les gens, vous ne pouviez pas gagner de l’eau ».

Aujourd’hui, Mme Zèba a affirmé que c’est un vieux souvenir. Heureuse, elle a remercié le président du Faso qui les a soutenues. Elle a promis que ses camarades ont pris l’engagement de travailler main dans la main pour rendre fier le président du Faso lorsqu’il sera de passage un jour à Komtoèga. « Ce site va beaucoup changer nos vies. Nous allons gagner de l’argent et aider la famille toute entière », a précisé Habibou Zèba.
Le responsable de l’entreprise ayant aménagé le site, Benjamin Bamogho, a dit avoir apporter sa partition personnelle à la réalisation de ce projet.

« D’un aménagement initial de 3 hectares, nous avons été sensibles quand nous sommes arrivés trouver ces femmes travailler à 1 heure du matin. Ce qui nous amené à aller au-delà de l’entreprise commerciale, en réalisant 8 hectares d’aménagement », a-t-il souligné. Mieux, il a confié avoir réalisé un site d’une capacité de 41 m3 d’eau contre 7 m3 initialement prévu et 32 bassins d’eau au lieu de 14 pour un coût global estimé à 100 millions de francs CFA.

Le gouverneur de la région du Nakambé, Yiyé Abraham Somdo, a appelé les femmes à œuvrer dans l’union. Il a engagé les premiers responsables de la commune de Komtoèga à veiller aux petites réparations qui surviendraient afin de permettre une exploitation rationnelle du site.

Anselme KAMBIRE

 

 

Code de l’urbanisme et de la construction: les députés adoptent à l’unanimité la loi

L’Assemblée législative de Transition a adopté, au cours de la séance plénière du mardi 3 mars 2026 à Ouagadougou, la loi portant sur le Code de l’urbanisme et de la construction au Burkina.

20 ans après l’entrée en vigueur de l’ancien texte régissant le Code de l’urbanisme et de la construction au Burkina Faso, les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont procédé à sa refonte en profondeur afin d’adapter la législation aux réalités actuelles de l’urbanisation, aux mutations technologiques et aux défis environnementaux.

A cet effet, au cours de la séance plénière du mardi 3 mars 2026, présidée par le Président de l’ALT, Ousmane Bougouma, les 71 députés réunis ont adopté à l’unanimité la loi du nouveau Code de l’urbanisme et de la construction. Après avoir apporté des éléments de réponses face aux préoccupations des députés sur les innovations majeures de cette loi, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a qualifié ce texte de fondamental, car il intègre des changements destinés à corriger les insuffisances passées et à mieux encadrer le développement urbain.

Pour le ministre, ce Code clarifie des concepts généraux. Plusieurs notions ont été précisées afin d’éliminer les ambiguïtés et de s’adapter à l’évolution des pratiques en matière d’architecture, d’urbanisme et de construction. Parmi les innovations, les plus importantes à ce titre, figure l’intégration formelle de la topographie, jusque-là traitée dans des textes dispersés.

Le nouveau Code, a poursuivi le ministre, clarifie également les fonctions, les destinations et les modalités d’occupation et de mobilisation des terres urbaines. Cette réforme, selon lui, vise à mieux définir le rôle des différents acteurs et à renforcer l’articulation entre les institutions intervenant dans la chaîne foncière. L’objectif est d’améliorer la sécurisation foncière et de favoriser une gestion plus cohérente du territoire.

En matière de planification, le ministre a expliqué que le Plan d’urbanisme de détail (PUD) remplace le plan d’occupation des sols. Il constitue un outil particulièrement utile pour les collectivités territoriales qui pourront planifier leurs investissements en fonction de leurs capacités budgétaires.

Réduire les coûts et les délais de délivrance

Dans le domaine de la construction, le Code introduit des mesures visant à simplifier les autorisations administratives. A ce titre, le ministre a fait savoir que le permis de construire demeure l’acte central, mais les procédures seront rationalisées afin de réduire les coûts et les délais de délivrance.

Par ailleurs, le Code crée un nouvel acte administratif. Il s’agit du permis d’occuper. Jusqu’ici, selon les explications du ministre de la Construction de la Patrie, un bâtiment non achevé ou dépourvu de certificat de conformité ne pouvait légalement pas être exploité, laissant de nombreux promoteurs dans une situation de vide juridique. « Le permis d’occuper permettra désormais d’autoriser l’exploitation partielle d’un bâtiment non totalement achevé. Ainsi, un immeuble autorisé en R+11 pourra être exploité sur ses premiers niveaux si le promoteur suspend les travaux à mi-parcours.

Cette mesure vise à régulariser de nombreuses situations », a-t-il soutenu. Autre innovation de ce nouveau Code, les textes définissent avec précision les responsabilités des acteurs de la chaîne de construction notamment les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, les entrepreneurs et les bureaux de suivi-contrôle. Dorénavant, le dispositif de contrôle est renforcé. Le ministre a confié que les agents chargés de veiller au respect des normes d’urbanisme et de construction bénéficieront du statut d’officiers de police judiciaire. Ce qui, de ses explications, leur permettra de constater les infractions et de faire appliquer la réglementation avec plus d’efficacité.

En outre, dans ce nouveau Code, plusieurs préoccupations contemporaines telles que l’efficacité énergétique, l’adaptation aux changements climatiques et la gestion de la mobilité urbaine ont été prises en compte. Il rend obligatoire la prévision de parkings pour les établissements recevant du public. A défaut, a précisé le ministre, des indemnités compensatoires devront être versées pour contribuer à la construction de parkings publics.
Quant aux différentes commissions qui ont travaillé sur le sujet, elles ont estimé que ce texte représente une réponse structurante aux défis actuels du secteur et qu’il ouvre la voie à un urbanisme plus organisé, plus sain et plus agréable à vivre.

 

Oumarou RABO