Chronique du gouvernement : Soldats tombés au front

Indemnisation et délégation de solde pour les familles des forces combattantes : Des reformes pour plus de justice et de protection
Dans un contexte sécuritaire marqué par l’engagement constant des Forces de défense et des Forces de sécurité intérieure sur l’ensemble du territoire national, la protection des familles des combattants tombés en opérations et l’accompagnement des victimes de guerre s’inscrivent au rang des priorités des plus hautes autorités de notre pays.

C’est dans cette dynamique et sous l’impulsion de Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat, chef suprême des Forces armées nationales que le gouvernement a adopté en Conseil des ministres, le 22 janvier 2026, trois décrets majeurs relatifs à l’indemnisation et à la délégation de solde au profit des ayants droit des Forces armées nationales (FAN) et des Forces de sécurité intérieure (FSI). L’adoption de ces textes s’inscrit dans la volonté des autorités burkinabè de consolider les mécanismes existants et d’apporter des réajustements en vue de corriger les insuffisances constatées dans leur mise en œuvre et de garantir davantage d’équité et de lisibilité.

S’agissant de l’indemnisation, il convient de rappeler que l’indemnité forfaitaire de dix millions francs CFA accordée aux ayants droit des personnels décédés existait déjà. L’innovation majeure du nouveau décret réside dans l’institution d’une clé de répartition claire et juridiquement encadrée entre les bénéficiaires. Désormais, la loi précise les parts revenant au conjoint survivant, aux enfants, aux parents et, dans certains cas, aux frères et sœurs, mettant ainsi fin aux interprétations divergentes et aux conflits familiaux.

Le décret consacre également la sécurisation des droits des enfants mineurs, dont la part est désormais versée sur des comptes dédiés, avec un encadrement juridique strict pour tout retrait. Un délai légal de cinq ans est par ailleurs fixé pour l’introduction des demandes d’indemnisation, renforçant la sécurité juridique tant pour l’Etat que pour les ayants droit.
Autre avancée notable, la prise en compte du préjudice matériel, notamment la perte ou la destruction de biens personnels dans le cadre des opérations, élargit le champ de la réparation et traduit une reconnaissance plus complète des sacrifices consentis.

Ces réformes s’inscrivent dans la volonté politique affirmée de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré qui a fait de la protection des veuves, des orphelins et des victimes de guerre des Forces de défense et de Sécurité intérieure, un axe central de sa gouvernance. Cette volonté s’est traduite par l’opérationnalisation de l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes (ASVOVIG), organe stratégique chargé de l’harmonisation et de la cohérence de la prise en charge sociale et psychosociale des ayants droit et des victimes de guerre.

Les deux autres décrets portent sur la délégation de solde, mécanisme par lequel le salaire du personnel décédé continue d’être versé à ses ayants droit. Là encore, les nouveaux textes viennent corriger les limites des anciens dispositifs, en introduisant des clés de répartition précises, en harmonisant le champ d’application et en clarifiant les modalités de versement.

Ces textes traduisent une évolution significative de l’action publique : passer d’une solidarité parfois implicite à une solidarité juridiquement encadrée, plus équitable et plus protectrice.

Au-delà de leur portée technique, ces réformes reflètent une volonté politique forte de rendre la solidarité nationale plus efficace, mieux organisée et juridiquement sécurisée. Elles constituent également un message fort adressé aux Forces engagées sur le terrain : la Nation reconnaît le sacrifice consenti et s’engage à protéger durablement les familles qui viendraient à être éprouvées.

La Direction de la coopération, de l’informatique et de la communication /ASVOVIG

Burkina : l’armée reprend des zones perdues depuis 7 ans

Durant le mois de février, les Forces combattantes ont encore intensifié les combats sur plusieurs théâtres d’opérations, avec à la clé la reconquête de zones stratégiques perdues depuis sept ans et de lourdes pertes infligées aux terroristes, selon des sources sécuritaires à l’AIB.

Les forces de défense et de sécurité et les volontaires pour la défense de la patrie ont engagé des opérations audacieuses en profondeur, à la mi-février, permettant de reprendre le contrôle de plusieurs localités abandonnées depuis 2019, à l’image de Tongomayel, Béléhédé et Pobé-Mengao. Ces manœuvres ont donné lieu, par endroits, à des combats intenses, soldés par des victoires éclatantes à mettre à l’actif des jeunes compagnies expéditionnaires Sahel, récemment mises en place. Le 16 février 2026, des unités du BIR 29, en mission de reconnaissance dans la zone de Pini, au nord de Dî, ont pris contact avec des criminels armés. L’ennemi a été vigoureusement combattu et neutralisé. Du matériel de guerre a été récupéré à l’issue de l’accrochage.

Le même jour, à Kantchari, dans le Goulmou, un binôme ennemi circulant à vélo a été repéré. A l’approche des Forces, les individus ont pris la fuite, abandonnant sur place leur bicyclette ainsi qu’une arme. Le 19 février 2026, le Groupe d’intervention spécial du BIR 27, basé à Diapaga, toujours dans le Goulmou, également en reconnaissance, a rencontré un binôme ennemi. Les deux individus ont été neutralisés. Le 22 février 2026, des criminels ont lancé une attaque contre une position des Forces à Djembédé, dans la région du Nakambé. L’assaut a été rapidement repoussé par les unités sur place. Les assaillants ont fui en abandonnant du matériel. Par ailleurs, le 22 février, dans la zone de Lankoué, dans le Sourou, l’unité Lycaon a tendu une embuscade à un groupe armé. Plusieurs assaillants ont été neutralisés au cours de l’opération.

Du 23 au 25 février 2026, sur la base de renseignements précis, la FORSATEC Horonya a conduit une offensive contre des positions terroristes situées dans les zones de Koro, Lei et Bantoro, non loin du fleuve Mouhoun. L’opération a permis de neutraliser plusieurs criminels, d’en capturer d’autres et de saisir un important lot de matériel. Le 24 février 2026, des unités du 18e BIR, en patrouille dans la zone de Lekoro, ont neutralisé des guetteurs ennemis qui tentaient de collecter des informations sur les mouvements des Forces.

Le vendredi 27 février 2026, des criminels ont attaqué une position des Forces combattantes à Kombouari, dans la zone de Fada N’Gourma. La riposte a été immédiate et énergique. Les assaillants ont été sévèrement battus, abandonnant armes et corps sur le terrain. Selon les sources sécuritaires, ces différentes opérations traduisent le maintien, sinon le décuplement, de la puissance de feu des Forces combattantes et leur détermination à poursuivre la reconquête du territoire national.

Les forces combattantes font payer à nouveau le prix fort à une centaine de terroristes, à Titao

Des terroristes, convaincus de leur succès après la cuisante défaite de Titao, avaient prévu de filmer leurs nouvelles offensives à des fins de propagande. C’était sans compter sur la détermination des boys, qui les ont sévèrement matés, laissant une centaine de racailles, dont leur caméraman, aux oiseaux rapaces, avant de récupérer un important arsenal de guerre. Vaillamment repoussés lors de l’attaque contre les populations civiles à Titao, le 14 février 2026, des terroristes ont tenté de se redéployer vers l’Ouest, puis vers l’Est, pour s’en prendre aux positions des Forces combattantes dans plusieurs localités du Sahel. A Barga, Tongomayel et Béléhédé, ils ont essuyé de cuisantes défaites face à la riposte coordonnée des unités au sol et des vecteurs aériens.

Selon des sources sécuritaires à l’AIB, les assaillants, venus en grand nombre à Barga, le 17 février 2026, ont lancé une offensive contre les positions amies. Leur progression a été rapidement stoppée par la réaction vigoureuse des unités déployées sur place. Alors que les combats faisaient rage, les vecteurs aériens sont entrés en action, ciblant avec précision les colonnes ennemies. Une première frappe a semé la désorganisation dans les rangs des assaillants, provoquant leur dispersion. D’autres frappes successives ont ensuite été effectuées, accentuant la déroute des terroristes. Pris en étau, les survivants ont tenté de fuir vers le Nord. Mais ils ont été repérés et neutralisés efficacement.

Les unités au sol ont engagé une poursuite méthodique, traquant les rescapés jusque dans leurs zones de repli et procédant à leur neutralisation. A Barga, les groupes armés ont ainsi subi une nouvelle leçon face à la détermination des Forces combattantes. Malgré cet échec, les criminels ont tenté, le 19 février 2026, une nouvelle manœuvre en basculant vers le secteur Est, où ils avaient déjà été sévèrement battus, le 8 février 2026, à Tongomayel et Béléhédé. Plusieurs centaines d’assaillants ont lancé des attaques simultanées contre les positions des Forces à Tongomayel et à Béléhédé. Là encore, la riposte a été immédiate et ferme. Les compagnies expéditionnaires basées dans ces localités ont opposé une résistance farouche, infligeant de lourdes pertes aux assaillants.

Les unités au sol, maintenant la pression sur l’ennemi en pleine débandade, ont contraint certains groupes à se regrouper dans des zones découvertes. Les vecteurs aériens, guidés avec précision, ont alors effectué des frappes décisives sur ces regroupements. Des terroristes tentant d’évacuer des blessés ont également été pris pour cibles et neutralisés. Les survivants, cherchant à se disperser pour échapper à l’étau, ont été repérés et foudroyés. A l’issue des combats, les unités ont procédé à des opérations de ratissage autour de leurs bases respectives à Tongomayel et à Béléhédé afin de sécuriser totalement la zone et de neutraliser toute menace résiduelle. Le bilan provisoire fait état de plus d’une centaine de terroristes neutralisés et d’une importante quantité d’armes et de munitions de divers calibres récupérée par les forces combattantes.

Selon les mêmes sources, les assaillants avaient prévu de filmer leur offensive à des fins de propagande, convaincus de leur succès. Du matériel de captation et des images ont été saisis lors des opérations, attestant de leur intention de médiatiser leur attaque. Ces nouvelles tentatives d’offensive traduisent la volonté persistante des malfaiteurs de submerger les positions des Forces de défense et de sécurité. Mais, une fois de plus, la coordination efficace entre les unités terrestres et les moyens aériens a permis de mettre en échec leurs plans et de réaffirmer le contrôle des positions stratégiques dans la zone.

 

Agence d’information du Burkina

 

MOIS DE LA FEMME 2026/ Autonomisation des femmes : un périmètre aménagé de 2 hectares pour les femmes de Dori

Le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson MEDAH a ouvert, ce mardi 3 mars, à Dori, une série de remises de périmètres maraîchers aménagés au profit des femmes sur l’ensemble du territoire national. Dans la région du Liptako, c’est un site clôturé de 2 hectares avec un château de 10 mètres cubes alimentant 14 bassins, qui a été remis aux femmes de Dori.

Selon le Ministre Directeur de Cabinet, ce site a été aménagé au profit des femmes sur

Le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson MEDAH a invité les bénéficiaires à un meilleur entretien et une exploitation optimale du site

instruction du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. C’est une suite logique de l’action réalisée l’année dernière dans le village de Zongo à Loumbila dans le cadre de la commémoration du 8-Mars. « Cette initiative se poursuit dans plusieurs régions. Cette année, 6 régions sont bénéficiaires et nous allons continuer le travail pour les autres régions », souligne le Capitaine MEDAH.

Le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso rappelle qu’il est important d’accompagner les femmes et de leur donner les moyens pour leur permettre de s’épanouir, de s’exprimer et d’agir dans la dynamique commune du développement du Burkina Faso.

Le Gouverneur de la région du Liptako, M. Abdoul Karim ZONGO a remercié le Président du Faso pour « ce cadeau

Tout en remerciant le Président du Faso pour cette réalisation, la représentante des bénéficiaires, la Secrétaire générale de la coordination régionale des organisations féminines du Liptako, Mme Alimatou LOMPO GUIRÉ a invité le Capitaine Ibrahim TRAORÉ à continuer à soutenir les femmes comme il l’a toujours fait

» aux femmes de Dori. « Nous prenons l’engagement de former correctement les femmes qui vont exploiter ce périmètre et de les suivre dans le travail qui sera fait », soutient-il.

« Ce périmètre aménagé et équipé est un grand joyau pour nous les femmes de la région parce qu’il va booster nos économies et participer à notre épanouissement », relève la représentante des bénéficiaires, la Secrétaire générale de la Coordination régionale des organisations féminines du Liptako, Mme Alimatou LOMPO/GUIRÉ. Elle a donc remercié, au nom de toutes les femmes, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ pour cette action.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Mois d’exemplarité fiscale: Les corps constitués invités à s’acquitter de leur fiscalité

Les Corps constitués de la région des Koulsé ont sacrifié, le mardi 3 mars 2026 à l’hôtel administratif de Kaya, à la tradition tournante de montée des couleurs dédiée à la femme en prélude à la journée internationale de la femme, le 8 mars prochain.

La troisième montée des couleurs mensuelle de l’année est dédiée à la femme jugée comme pilier de chaque famille et repère pour les enfants, selon le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo.

« Lorsqu’on connait la situation assez particulière de la région des Koulsé, nous ne pouvons que dire félicitations à nos sœurs, épouses et mamans. Car, notre résilience est à 80% due à l’abnégation et à l’engagement des femmes de la région. Je voudrais donc leur dire qu’elles ont le soutien de toute l’administration pour les accompagner quel que soit le lieu, les conditions et le domaine à toutes vos initiatives pour que notre région soit résiliente », a-t-il indiqué.

Le gouverneur Blaise Ouédraogo a remercié les forces combattantes pour les efforts consentis dans la reconquête du territoire régional permettant aux populations de célébrer la journée de 8 mars prochain dans la tranquillité.

 

Des lauréats des koulsé du concours DEME SIRA ont été présentés aux corps constitués.

 

 

Profitant du mois de l’exemplarité fiscale, Blaise Ouédraogo a interpellé les corps constitués d’être des agents d’Etat responsables sectoriels en donnant l’exemple.

« On ne fera pas de revue de quittance la prochaine montée de couleur, mais j’ose espérer que tout le monde se mettre à jour pour que les efforts individuels cumulés nous permettent de continuer d’avancer et de lutter efficacement contre le terrorisme. C’est nos différents efforts sur le plan fiscal qui permettent aussi d’équiper nos FDS et VDP. Payer ses impôts, c’est contribuer à la lutte contre le terrorisme », a-t-il déclaré.

De ce fait, M. Ouédraogo a invité les Corps constitués à contribuer à leur patriotisme fiscal. Il a souhaité bon jeûne et carême aux fidèles musulmans et chrétiens en ce mois de spiritualité.

« Que ce carême et jeûne soit un moment d’introspection et de remise en cause pour que nous puissions avoir un bon élan après le carême dans une vision de cohésion, de paix et de développement », a souligné le gouverneur des Koulsé.

Cette troisième montée des couleurs mensuelle de l’année a été une occasion pour présenter deux lauréats du concours DEME SIRA, à savoir Samuel Bamogo, président de l’association action communautaire de développement du centre-Nord (ACD-CN) et Poussi Diandé, coordonnateur de l’association Bayiri-mébo.

Pour cette édition de la journée internationale de la femme dans la région des Koulsé, plusieurs activités sont au programme. Outre la montée des couleurs du 3 mars, il s’agit de l’organisation d’une conférence publique sur le thème de la JIF, d’une marche sportive, du dépistage de cancers féminins, de l’organisation de mariage collectif, de la participation aux activités Faso Mébo, de l’organisation de causeries éducatives et de l’organisation d’une émission radiophonique.

Emil SEGDA

Segda9emi@gmail.com

Attaque de Titao : les Forces combattantes font payer à nouveau le prix fort à une centaine de terroristes

Des terroristes, convaincus de leur succès après la cuisante défaite de Titao, avaient prévu de filmer leurs nouvelles offensives à des fins de propagande. C’était sans compter sur la détermination des boys, qui les ont sévèrement matés, laissant une centaine de racailles, dont leur caméraman, aux oiseaux rapaces, avant de récupérer un important arsenal de guerre.

Vaillamment repoussés, lors de l’attaque contre les populations civiles à Titao, le 14 février 2026, des terroristes ont tenté de se redéployer vers l’Ouest, puis vers l’Est, pour s’en prendre aux positions des Forces combattantes dans plusieurs localités du Sahel.

À Barga, Tongomayel et Béléhédé, ils ont essuyé de cuisantes défaites face à la riposte coordonnée des unités au sol et des vecteurs aériens.

Selon des sources sécuritaires à l’AIB, les assaillants, venus en grand nombre à Barga, le 17 février 2026, ont lancé une offensive contre les positions amies. Leur progression a été rapidement stoppée par la réaction vigoureuse des unités déployées sur place.

Alors que les combats faisaient rage, les vecteurs aériens sont entrés en action, ciblant avec précision les colonnes ennemies. Une première frappe a semé la désorganisation dans les rangs des assaillants, provoquant leur dispersion.

D’autres frappes successives ont ensuite été effectuées, accentuant la déroute des terroristes.

Pris en étau, les survivants ont tenté de fuir vers le Nord. Mais ils ont été repérés et neutralisés efficacement. Les unités au sol ont engagé une poursuite méthodique, traquant les rescapés jusque dans leurs zones de repli et procédant à leur neutralisation. À Barga, les groupes armés ont ainsi subi une nouvelle leçon face à la détermination des Forces combattantes.

Malgré cet échec, les criminels ont tenté, le 19 février 2026, une nouvelle manœuvre en basculant vers le secteur Est, où ils avaient déjà été sévèrement battus, le 8 février 2026 à Tongomayel et Béléhédé.

Plusieurs centaines d’assaillants ont lancé des attaques simultanées contre les positions des Forces à Tongomayel et à Béléhédé. Là encore, la riposte a été immédiate et ferme. Les compagnies expéditionnaires basées dans ces localités ont opposé une résistance farouche, infligeant de lourdes pertes aux assaillants.

Les unités au sol, maintenant la pression sur l’ennemi en pleine débandade, ont contraint certains groupes à se regrouper dans des zones découvertes. Les vecteurs aériens, guidés avec précision, ont alors effectué des frappes décisives sur ces regroupements.

Des terroristes tentant d’évacuer des blessés ont également été pris pour cibles et neutralisés. Les survivants, cherchant à se disperser pour échapper à l’étau, ont été repérés et foudroyés.

À l’issue des combats, les unités ont procédé à des opérations de ratissage autour de leurs bases respectives à Tongomayel et à Béléhédé afin de sécuriser totalement la zone et de neutraliser toute menace résiduelle.

Le bilan provisoire fait état de plus d’une centaine de terroristes neutralisés et d’une importante quantité d’armes et de munitions de divers calibres récupérée par les Forces combattantes.

Selon les mêmes sources, les assaillants avaient prévu de filmer leur offensive à des fins de propagande, convaincus de leur succès. Du matériel de captation et des images ont été saisis lors des opérations, attestant de leur intention de médiatiser leur attaque.

Ces nouvelles tentatives d’offensive traduisent la volonté persistante des malfaiteurs de submerger les positions des Forces de défense et de sécurité. Mais, une fois de plus, la coordination efficace entre les unités terrestres et les moyens aériens a permis de mettre en échec leurs plans et de réaffirmer le contrôle des positions stratégiques dans la zone.

 

Agence d’information du Burkina

Journée de l’exemplarité fiscale: le Premier ministre montre l’exemple

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé officiellement, la journée de l’exemplarité fiscale en payant sa Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) et la taxe de résidence, lundi 2 mars 2026, à Ouagadougou.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a payé sa Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) et sa taxe de résidence. Par cet acte, il a lancé officiellement la 4e journée de l’exemplarité fiscale, hier lundi 2 mars 2026 à Ouagadougou. En effet, les journées de l’exemplarité fiscale ont été instituées pour promouvoir un principe fondamental qui est la gouvernance par l’exemple. « Elles visent à encourager les responsables publics, les décideurs et l’ensemble des citoyens à démontrer par leurs propres actes, leur engagement au civisme fiscal.

Car, l’impôt n’est pas seulement une obligation légale. Il est un acte de patriotisme économique. Un levier de souveraineté, un instrument de solidarité nationale », a expliqué la Directrice générale des impôts (DGI), Talato Eliane Djiguemdé. Selon elle, la tenue de cette IVe édition traduit la volonté affirmée des plus hautes autorités de placer l’exemplarité au cœur de l’action publique, la reconnaissance du rôle stratégique de la DGI dans la construction de la souveraineté budgétaire et la détermination du gouvernement à consolider une culture nationale de responsabilité fiscale.

« En nous acquittant de notre devoir fiscal, nous appelons chaque fils et fille du Burkina à comprendre que plus que jamais, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Aujourd’hui, le gouvernement donne l’exemple. C’est pourquoi, nous avons élargi l’obligation du quitus fiscal à toutes les nominations dans l’administration. C’est en cela que nous serons légitimes pour inviter nos compatriotes à faire de même en s’acquittant de leur devoir fiscal », a-t-il souligné.

Un engagement pour la souveraineté réelle

C’est une occasion pour le Premier ministre d’engager chaque citoyen burkinabè à rester dans cette dynamique et surtout à s’acquitter de ses devoirs fiscaux en payant toutes ses taxes. Car, « chaque fois qu’un citoyen s’acquitte de sa taxe, de ses impôts, c’est un acte d’amour, d’engagement pour la souveraineté réelle du Burkina. C’est en cela que nous allons disposer d’un Burkina Faso vertueux pour nos générations futures », a relevé le Premier ministre.

En rappel, les performances de la DGI ont connu une progression soutenue avec une croissance de près de 20 % en 2025. Ainsi, 1 370 milliards F CFA ont été recouvrés en 2023, 1 493 milliards FCFA en 2024 et 1 790 milliards F CFA en 2025. Pour la DGI, ces résultats sont le fruit d’un engagement collectif constant, d’un leadership partagé et d’une culture de responsabilité.

 

Fleur BIRBA

 

 

 

Caisse des dépôts et d’investissements: le nouveau directeur général, Askadar Housmane Sanou prend fonction

La passation de charges entre le directeur général entrant de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF), Askadar Housmane Sanou et celui sortant, le Pr Serge Auguste Bayala a eu lieu, le lundi 2 mars 2026 à Ouagadougou.

Nommé en Conseil des ministres du 12 février dernier, le nouveau Directeur général (DG) de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF), Askadar Housmane Sanou a pris fonction, le 2 mars 2026, à Ouagadougou. C’est le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama qui l’a installé dans ses fonctions. De son parcours d’économiste, spécialiste des marchés de capitaux et en gestion des risques financiers, Askadar Housmane Sanou a 15 années d’expérience professionnelle dans le secteur de l’administration publique où il a occupé plusieurs fonctions. Il remplace le Pr Serge Auguste Bayala à ce poste.

Le secrétaire général du ministère en charge de l’économie, Vieux Abdoul Rachid Soulama a félicité le nouveau DG de CDI-BF pour sa nomination à la tête de l’institution. Selon lui, l’Etat attend de lui la transformation, la préservation de l’équilibre et la solidité de l’institution. Il a indiqué que c’est avec un profond sens du devoir qu’il prend aujourd’hui ses fonctions à la tête de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso. Aussi, il a dit mesurer la portée de la responsabilité qui lui est confiée. « Cette confiance n’est pas un aboutissement. Elle est un point de départ exigeant. A cet effet, j’ai besoin de l’aide de tous mes collaborateurs pour réussir cette mission », a-t-il souligné.

Bâtir avec méthode et ambitions

Il a salué le DG sortant pour le travail réalisé dans un contexte complexe. En effet, a-t-il poursuivi, il a contribué à structurer l’institution, à consolider ses bases et à renforcer sa crédibilité. « Ces acquis obtenus constituent un socle sur lequel nous devons bâtir avec méthode et ambitions notre mission », a-t-il signifié. Le DG sortant quant à lui, a rappelé les acquis engrangés au cours de son mandat. « Il s’agit de la structuration de l’économat des forces de défense et de sécurité et du marché du secteur 12 de Ouagadougou. Nous avons consolidé aussi un patrimoine stratégique de 3400 mètre carré aménagé à Ouaga 2000, 20 ha à Bobo-Dioulasso et 47 ha à Dédougou », a-t-il énumeré. Sur le plan financier, la CDI-BF a enregistré un résultat net de plus d’un milliard F CFA de capitaux consolidés. Pour lui, cette passation de service s’inscrit dans une dynamique de continuité de l’action publique et de renforcement du leadership institutionnel. « Toutes mes félicitations à mon successeur et je souhaite l’accompagnement du personnel dans l’accomplissement de sa mission », a indiqué le Pr Bayala.

 

Fleur BIRBA
Celestine KINI

(Stagiaire)

 

 

Coura Yasmine Sandrine Zerbo, diététicienne : « Il est essentiel d’éviter les excès lors de la rupture du jeûne »

Coura Yasmine Sandrine Zerbo, alias Yas’Mine Diet, est diététicienne comportementaliste avec plus de 10 ans d’expérience en nutrition clinique au Burkina Faso. Spécialisée dans la prise en charge des maladies chroniques, des troubles du comportement alimentaire et des problématiques liées à l’image corporelle, elle accompagne aussi bien les personnes bien portantes que celles vivant avec une pathologie vers des habitudes alimentaires saines, durables et adaptées au contexte local. Dans cette interview, la diététicienne donne des conseils pratiques aux fidèles sur le choix des aliments à opérer pour réussir le jeûne musulman et le carême chrétien.

Sidwaya (S) : Nous sommes dans le mois de jeûne musulman et de carême chrétien. Quelles sont les conditions pour un jeûne sain ?

Coura Yasmine Sandrine Zerbo (C.Y.S.Z) : Un jeûne sain repose sur trois principes fondamentaux à savoir, une alimentation équilibrée pendant les périodes autorisées, une hydratation suffisante et une bonne organisation des repas. Il est essentiel d’éviter les excès lors de la rupture du jeûne et de privilégier des aliments nutritifs et variés. Il faut préciser que les personnes souffrant de maladies chroniques, les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants doivent impérativement demander un avis médical avant d’observer le jeûne.

S : Pour débuter le jeûne, quels types d’aliments sont adaptés ?

C.Y.S.Z : Le repas précédant le jeûne doit apporter une énergie durable afin de prévenir la fatigue et la faim précoce. Dans ce sens, il est recommandé de consommer des céréales complètes comme le mil, le sorgho, le maïs et le pain complet. Les personnes qui observent le jeûne peuvent aussi consommer du riz complet ou du riz étuvé, qui libèrent progressivement l’énergie et prolongent la satiété. Des aliments riches en protéines tels que les œufs, le lait, le yaourt, le poisson, le poulet, les haricots, les lentilles, le soja ou les pois de terre sont aussi recommandés pour le début du jeûne. Les fruits et légumes et une bonne quantité d’eau sont nécessaires pour entamer le jeûne. Il y a lieu de relever que le riz blanc peut être consommé avec modération, car il est pauvre en fibres et rassasie moins longtemps.

S : Quels sont aussi les aliments privilégier pour la rupture du jeûne ?

C.Y.S.Z : La rupture du jeûne doit être progressive et légère, car elle intervient généralement en soirée, un moment où les besoins énergétiques sont plus faibles. Par conséquent, il est conseillé de commencer par de l’eau pour réhydrater l’organisme, des dattes ou des fruits frais, du lait ou du yaourt et une soupe de légumes, qui facilite la digestion et apporte de l’eau ainsi que des vitamines.

Ensuite, le repas principal doit rester modéré et équilibré à savoir prendre une petite portion de céréales (riz, tô léger, couscous ou pâtes alimentaires), une quantité suffisante de légumes et une source de protéines faciles à digérer, comme le poisson, le poulet ou les œufs. Le poisson et le poulet sont à privilégier le soir, car ils se digèrent plus rapidement que les viandes rouges. Il est important d’éviter les repas trop lourds, très gras ou très copieux (fritures, sauces très huileuses, grandes portions de céréales), qui peuvent provoquer des troubles digestifs, une sensation de lourdeur et perturber le sommeil.

S : Vous parliez tantôt de repas à éviter. Quels types d’aliments faut-il éviter pendant cette période ?

C.Y.S.Z : Il est recommandé de limiter les aliments frits et très gras, les boissons sucrées ou gazeuses, les pâtisseries et sucreries en excès et les plats très salés ou très épicés. Ces aliments favorisent la déshydratation, la fatigue et les problèmes digestifs.

S : Il y a des personnes âgées qui observent le jeûne. Quelles précautions doivent-elles prendre pour éviter des ennuis de santé ?

C.Y.S.Z : Les personnes âgées doivent veiller à une hydratation suffisante. Elles doivent consommer des repas légers mais riches en protéines et en micronutriments et éviter les repas copieux ou difficiles à digérer. Il est important qu’elles surveillent les signes de fatigue, de vertiges ou de malaises. En cas de maladies chroniques comme le diabète, l’hypertension, l’insuffisance rénale, etc., un avis médical est indispensable avant de jeûner.

S : Avec les fortes chaleurs au Burkina, quels conseils donner aux personnes qui jeûnent ?

C.Y.S.Z : Dans un contexte de fortes chaleurs, comme c’est souvent le cas au Burkina, il est essentiel de boire suffisamment d’eau entre la rupture et le début du jeûne. Les personnes qui jeûnent doivent éviter les efforts physiques intenses et l’exposition prolongée au soleil. Il est aussi recommandé de consommer des fruits et légumes riches en eau et de limiter les aliments salés, les boissons sucrées et les excitants qui favorisent la déshydratation.

S : Certaines personnes utilisent du thé ou de café à la rupture du jeûne. Ces pratiques sont-elles recommandées ?

C.Y.S.Z : Il n’est pas conseillé de consommer du thé ou du café immédiatement à la rupture du jeûne. Après plusieurs heures sans boire, l’organisme est déshydraté. La caféine peut augmenter la perte d’eau et provoquer des irritations gastriques, des douleurs d’estomac et des palpitations chez certaines personnes. Il est préférable de rompre le jeûne avec de l’eau, des fruits, du lait ou du yaourt. Le thé ou le café peuvent être consommés plus tard, après le repas, avec modération. L’idéal reste de privilégier l’eau, les tisanes locales comme le kinkéliba ou la citronnelle, ainsi que les boissons peu sucrées, afin d’assurer une meilleure hydratation.

Interview réalisée par Abdoulaye BALBONE