Le Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Hermann Yacouba NACAMBO, a également relevé la non-déclaration de certains travailleurs à la CNSS, en violation de la réglementation qui impose un délai de huit jours pour enregistrer tout employé, permanent ou temporaire.Santé et sécurité au travail : L’usine METFASO RECYCLING SARL sommée d’arrêter ses activités pendant une semaine
Le Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Hermann Yacouba NACAMBO, a également relevé la non-déclaration de certains travailleurs à la CNSS, en violation de la réglementation qui impose un délai de huit jours pour enregistrer tout employé, permanent ou temporaire.Faso- yaar : 25 tonnes de sucre écoulées par jour
Le vendredi 27 février 2026, à Ouagadougou, la société d’Etat « Faso -Yaar » a organisé un point de presse pour faire le bilan de l’opération spéciale de vente de produits de grande consommation, à l’occasion du jeûne musulman et du carême chrétien, lancé le 18 février.
Le mercredi 18 février 2026 à Ouagadougou, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda, lançait officiellement l’opération spéciale de vente des produits de grande consommation à travers les boutiques « Faso -Yaar ». Comment se passe l’opération ? la société d’Etat « Faso yaar » a fait ce vendredi 27 février 2026, à Ouagadougou, un point de presse pour faire le bilan. « Cela fait plus de 10 jours que l’opération a été lancée.
Le bilan est jugé satisfaisant, car en moyenne, 25 tonnes de sucre, 10 000 litres d’huile et 5 000 cartons de savon sont écoulés par jour. A ce stade, l’ensemble des localités prévues sont ravitaillées. A Ouagadougou, sur les 57 points de vente prévus, il ne reste que deux qui sont en cours de ravitaillement », a expliqué le directeur général de « Faso – Yaar », le commandant Moussa Bako
Selon le commandant, l’opération spéciale carême s’inscrit dans le cadre de la politique de régulation des prix et de lutte contre la vie chère. « Ainsi, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat favorise la commercialisation du sucre, des huiles, du savon et du jus à travers les boutiques « Faso- Yaar ». C’est la seconde fois en deux ans consécutifs qu’une telle opération est lancée à cette période », a-t-il confié. Il a invité, par ailleurs, les populations à profiter de cette opportunité pour acquérir les produits à des prix abordables. « Nous travaillons à ce que les stocks puissent être disponibles en vue de soulager les populations en cette période », a-t-il relevé. L’opération se poursuit jusqu’au 25 mars 2026
Valentin KABORE
(Collaborateur)
Côte d’Ivoire : la formation en ingénierie du genre 2025-2026, 9e promotion lancée
La rentrée solennelle de la 9ᵉ promotion de la Formation en ingénierie du genre (FIG) de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD) s’est tenue le jeudi 26 février 2026 à Abidjan, sous la présidence de Madame Euphrasie Kouassi Yao, titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions ».
Cette rentrée solennelle s’inscrit dans la dynamique de consolidation du positionnement de la CUEFPOD en tant qu’institution d’excellence dédiée à la formation, à la recherche et à l’action en faveur de l’intégration systématique de l’approche genre dans les politiques publiques, les programmes et les projets de développement.
L’événement a marqué le lancement officiel de l’année académique 2025-2026 de la Formation en ingénierie du genre, un programme qualifiant et innovant déployé depuis 2017-2018. Celui-ci vise à former des professionnels capables de concevoir, piloter et évaluer des interventions sensibles au genre, tant dans les secteurs public que privé.
Au cours de la cérémonie, les participant·e·s ont découvert les objectifs, l’architecture pédagogique et les modalités pratiques de la formation, dispensée majoritairement en ligne et complétée par des modules techniques portant notamment sur le leadership, le management et la gestion stratégique des médias sociaux. La présentation de la plateforme numérique dédiée aux cours a également permis aux auditeur·e·s de mieux appréhender leur environnement d’apprentissage.

Les échanges ont favorisé une immersion progressive des nouveaux auditeur·e·s, facilitant la prise de contact avec l’équipe pédagogique, la compréhension du parcours de formation ainsi que l’appropriation des outils méthodologiques mis à leur disposition. La cérémonie a également été marquée par un moment symbolique de passation entre promotions, illustrant la continuité de l’engagement en faveur de l’égalité de genre.
À travers cette nouvelle cohorte, la CUEFPOD réaffirme son ambition de renforcer durablement l’expertise nationale et régionale en Genre et Développement, en formant des acteurs capables d’impulser des transformations institutionnelles et sociales inclusives.

La cérémonie de lancement de l’année académique 2025-2026 de la 9ᵉ promotion de la FIG a réuni des personnalités issues de l’administration publique, du secteur privé et du monde académique, ainsi que des alumni des promotions précédentes, venus témoigner de l’importance stratégique du renforcement des compétences en matière de genre.
T.K.
À PROPOS DE LA CHAIRE UNESCO « EAU, FEMMES ET POUVOIR DE DÉCISIONS » (CUEFPOD)
Labellisée « Think Tank » par l’UNESCO, la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD) est une structure internationale de référence dédiée à la promotion du genre, de l’égalité des chances femmes-hommes, de l’eau et du développement durable, à travers la recherche, la formation, l’action communautaire et l’innovation sociale. Créée en 2006 et dirigée par Madame la Ministre Euphrasie Kouassi Yao, la CUEFPOD s’impose depuis bientôt 20 ans (2006-2026) comme un acteur majeur du changement social, en accompagnant la transformation des mentalités, des politiques publiques et des pratiques institutionnelles. Elle a conçu et mis en œuvre plusieurs programmes phares aujourd’hui reconnus au plan national et international, notamment : le Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI), le programme CREA-PAIX (Communautés Régionales pour l’Autonomisation et la Paix), la Formation en Ingénierie du Genre (FIG), le MASTER Genre, Économie et Gestion Durable, ainsi que le Label GECE (Genre et Compétitivité des Entreprises). À travers ces initiatives, la CUEFPOD forme et accompagne une nouvelle génération d’expert(e)s, capables d’intégrer une approche genre transformative dans les politiques publiques, les stratégies d’entreprises et les projets de développement. En partenariat avec des universités, des organismes internationaux, des gouvernements, le secteur privé et la société civile, la Chaire œuvre à faire de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons, le pilier d’un développement équitable, durable et pacifique.
Salam Ramadan / La Confiance en Allah : une lumière qui apaise et fortifie
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Louanges à Allah et paix et bénédictions sur Son Messager et sur tout croyant.
Parmi les lumières les plus apaisantes que le Ramadan ravive dans le cœur du croyant, figure la confiance en Allah. Dans un monde marqué par l’incertitude, les épreuves et l’instabilité, la confiance en Allah devient un refuge intérieur, une ancre solide qui stabilise le musulman.
La confiance ne signifie ni passivité ni abandon de l’effort. Elle est l’équilibre entre l’action responsable et l’abandon confiant au décret divin. Il s’agit de s’en remettre à Allah sans renoncer à l’effort. C’est aussi un des enseignements clés du Ramadan. Il nous enseigne cette harmonie par laquelle nous faisons l’effort de jeûner, de prier, d’invoquer, puis nous laissons à Allah le soin d’accepter, de multiplier et de bénir. Nous ne pouvons ne rien faire et nous attendre aux fruits comme ceux qui ont œuvré.
Nous devons comprendre que la confiance en Allah passe par le fait d’agir et de s’en remettre ensuite à Lui. Et Allah nous encourage à cela quand Il nous dit : « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit » (Sourate 65 verset 3). Ce verset nous résume l’essence même de la confiance en Allah à savoir que le musulman doit avoir la certitude qu’Allah est suffisant comme Soutien, Protecteur et Garant.
Mais la confiance authentique ne consiste pas à négliger les causes. Le Prophète Mouhammad a enseigné à un homme qui laissait sa monture sans l’attacher : « Attache-la et place ta confiance en Allah ». Ce propos établit un principe fondamental : prendre les moyens ne contredit pas la confiance, au contraire, elle la complète.
Il nous montre que la confiance ne signifie pas d’abandonner nos responsabilités mais plutôt de prendre toutes les précautions nécessaires (notion de cause, d’efforts à réaliser de la part du croyant) tout en mettant notre confiance en Allah pour le résultat. Ainsi, le croyant agit avec sérieux, planifie avec sagesse, puis remet le résultat entre les mains d’Allah.
Soulignons, ici, que le Ramadan est une véritable école de confiance quotidienne. En effet, le jeûne est un exercice pratique de confiance. Chaque jour, le croyant s’abstient de ce qui lui est vital, convaincu qu’Allah le soutiendra. C’est dans cette dynamique qu’il renonce au visible (nourriture, boisson) pour rechercher l’invisible (récompense, proximité divine). Et lorsqu’arrive l’heure de la rupture, il constate que la promesse d’Allah est vraie : après la difficulté vient la facilité conformément à la parole divine « A côté de la difficulté, est certes, une facilité » (Sourate 96 verset 6).
Toutefois, nous devons préciser que la confiance en Allah trouve son véritable sens dans les épreuves. Elle doit être pour le musulman une lumière dans l’obscurité. C’est dans l’épreuve qu’elle prend toute sa dimension. Lorsque les solutions humaines semblent limitées, le croyant se souvient que la puissance d’Allah ne connaît aucune limite. Il croit en la sagesse divine conformément à ce qu’Allah nous dit : « Peut-être détestez-vous une chose alors qu’elle est un bien pour vous » (Sourate 2 verset 216).
Ce verset invite à une lecture confiante des événements. Ce que nous percevons comme perte peut être protection. Ce que nous interprétons comme retard peut être préparation. Aussi, il ne tombe pas dans le désespoir. Il croit en ce qu’Allah nous dit « Dis-leur : « Rien ne nous arrivera qui n’ait été décrété par Allah. Il est notre Protecteur. C’est à Allah seul que doivent s’en remettre les croyants » » (Sourate 9 verset 51).
Le Ramadan, par ses efforts et ses renoncements, nous entraîne à accepter l’inconfort temporaire pour un bien supérieur. Il nous habitue à patienter en ayant confiance que la récompense dépasse la difficulté.
Par ailleurs, la confiance en Allah produit d’énormes fruits précieux pour le croyant. Effectivement, la confiance en Allah procure au croyant la sérénité parce que le cœur ne se laisse pas submerger par l’angoisse. Elle engendre le courage car le croyant agit sans être paralysé par la peur. Elle crée la constance dans le sens qu’il persévère même lorsque les résultats tardent. Aussi, l’équilibre émotionnel car le musulman confiant en Allah ne s’effondre pas face à l’échec ni ne s’enorgueillit face au succès.
Dans le sens de ses fruits, le Prophète a dit : « Si vous placiez votre confiance en Allah comme Il le mérite, Il vous accorderait votre subsistance comme Il l’accorde à l’oiseau : il part le matin le ventre vide et revient le soir rassasié ». L’oiseau ne reste pas dans son nid ; il s’envole, cherche, agit. Mais il ne doute pas de la subsistance d’Allah. Voilà l’image parfaite de la confiance en Allah.
C’est au regard de tout cela qu’il importe au musulman de cultiver quotidiennement la confiance en Allah. Et pour renforcer la lumière de la confiance il convient de multiplier les invocations en exprimant son besoin d’Allah, de méditer sur les bienfaits passés pour nourrir la confiance présente, de se rappeler que chaque situation est une épreuve ou une opportunité, d’associer constamment l’effort humain à l’abandon sincère au décret divin.
Le Ramadan est un terrain d’apprentissage. Si nous avons appris à faire confiance à Allah dans la faim et la fatigue, nous pouvons Lui faire confiance dans nos projets, nos inquiétudes et nos incertitudes.
Cependant, le musulman doit être très attentif face aux obstacles qui peuvent entraver sa confiance en Allah. En effet, plusieurs attitudes peuvent affaiblir la confiance. Il s’agit notamment de l’attachement excessif aux causes matérielles, de la peur exagérée du regard des gens, du doute constant face aux décrets divins et de l’impatience dans l’attente des résultats.
Le Ramadan corrige ces déséquilibres. Il apprend à relativiser les biens matériels, à purifier l’intention et à attendre avec patience l’acceptation divine.
La confiance ne signifie pas que tout se déroule selon nos attentes ; elle signifie que nous croyons fermement que ce qui se déroule est sous le regard et la sagesse d’Allah.
En fin de comptes, la confiance est une lumière qui stabilise l’âme. Elle est une lumière qui apaise les tempêtes intérieures. Elle ne supprime pas les épreuves, mais elle change la manière de les vivre. Elle transforme l’inquiétude en espérance et l’effort en adoration.
La confiance apparaît comme une lumière d’équilibre : agir sans arrogance, attendre sans anxiété, accepter sans résignation.
Puisse Allah remplir nos cœurs d’une confiance sincère en Lui.
Puisse-t-Il nous accorder la sérénité face à l’inconnu et la force dans l’épreuve.
Et puisse cette lumière de la confiance continuer d’illuminer nos vies bien au-delà du mois béni.
NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI
Confédération des Etats du Sahel : les ministres finalisent la feuille de route de l’An II
Les ministres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) chargés des trois piliers (Défense-sécurité, développement et diplomatie) ont amendé, la feuille de route de l’An II de la Confédération, lors d’une réunion, le jeudi 26 février 2026, à Ouagadougou.
Réunis les 24 et 25 février 2025 à Ouagadougou, les hauts fonctionnaires de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont examiné le projet de feuille de route de l’An II de la Confédération. Le document final obtenu à l’issue des travaux a été soumis à l’appréciation des ministres chargés des trois piliers (Défense-sécurité, développement et diplomatie) des trois Etats dans l’après-midi du jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou. Ces derniers ont à leur tour examiné le document avant de le valider.
Bien que la feuille de route finale issue de cette rencontre doit faire l’objet d’adoption par le Collège des chefs d’Etat avant sa mise en œuvre, le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, représentant le chef de la délégation burkinabè, le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé a noté que son contenu s’inscrit dans une dynamique de continuité.
De ce qu’il a dit, l’An I de l’AES été une année fondatrice, de structuration institutionnelle, de clarification doctrinale et d’affirmation stratégique. « L’AES n’est plus une aspiration. Elle est désormais une réalité institutionnelle, un instrument conceptuel et un acteur géopolitique émergent », s’est-il réjoui.
Dans un contexte international marqué par les recompositions d’alliances et la redéfinition des pôles d’influence, l’AES s’est affirmée selon Bassolma Bazié comme une entité avec laquelle, il faut désormais compter.
A ce titre, il a exprimé sa fierté à la République sœur du Mali pour la conduite rigoureuse et stratégique de cette première année de la Confédération qui a été celle de tous les défis et de tous les enjeux.
Si l’An I a posé les fondations de l’AES, l’An II, aux dires de Bassolma Bazié, doit ériger la structure et imposer l’influence de la Confédération. Il a salué la tenue de ce cadre de concertation qui a permis aux trois pays de mettre en cohérence leurs actions et leurs responsabilités pour les douze prochains mois.
Une vision commune de souveraineté
De ce qu’il a dit, la nouvelle feuille de route validée par les ministres réaffirme la vision commune de souveraineté des trois Etats, leur détermination sécuritaire, leur coordination diplomatique et leur intégration économique.
Il est convaincu que cette nouvelle boussole permettra de consolider le positionnement stratégique de l’AES en Afrique de l’Ouest et sur la scène internationale. « L’AES a osé rompre avec les modèles imposés, affirmer sa souveraineté et proposer une nouvelle architecture de coopération régionale fondée sur la dignité et l’égalité. Aujourd’hui, notre défi est de poursuivre la transformation de cette audace en puissance organisée », a affirmé M. Bazié.
Toutefois, face aux tentatives de déstabilisation ciblées contre la Confédération et les pressions extérieures visant à freiner sa marche vers la souveraineté, le président du CN-CES a rappelé que l’AES n’est pas née contre quelqu’un. « Elle est née pour nos peuples, pour sécuriser nos territoires, pour protéger nos économies et faire entendre une voix sahélienne libre dans le concert des Nations », a-t-il clarifié. Pour lui, en tant qu’acteurs opérationnels d’une vision collégiale, il est de leur responsabilité de faire en sorte que la nouvelle feuille de route de l’An II soit au rendez- vous de ses ambitions.
En tant que pays assurant la Présidence de la Confédération, le Burkina Faso peut compter sur les pays frères du Mali et du Niger. « Nous nous reconnaissons entièrement dans la feuille de route proposée par nos frères du Burkina. Dans cette dynamique, nous réitérons notre engagement à contribuer de manière constructive au succès mémorable de la réunion de Ouagadougou et à faire de l’AES, un modèle d’intégration réussi », a indiqué le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali, le général de corps d’Armée, Sadio Camara.
Le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale, chef de la délégation de la République du Niger, Salifou Mody, a quant à lui salué l’engagement et la détermination des acteurs ayant permis de bâtir une entité souveraine, de développer une coopération militaire forte et d’opérer des choix efficaces face aux préoccupations des populations.
Nadège YAMEOGO
Légende : (Crédit photos : DCRP/MAE)
1- Aux dires du président de la CN-CES, la validation de la feuille de route de l’An II par les ministres marque une étape importante de son adoption par le Collège des chefs d’Etat.
2- Le chef de la délégation malienne, le général de corps d’Armée, Sadio Camara : « nous nous reconnaissons entièrement dans la feuille de route proposée par nos frères du Burkina ».
3- Le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale, chef de la délégation du Niger, Salifou Mody a salué l’engagement et la determination des acteurs ayant permis de bâtir une entité souveraine.
4- Les délégations des trois pays se sont engagées à faire en sorte que la nouvelle feuille de route de l’An II soit au rendez-vous de ses ambitions.
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Des agents sanctionnés
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 26 février 2026, en séance ordinaire, de 09H00mn à 10H54mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, PrésidentduFaso,Président du Conseil des ministres.
Lire le conseil en cliquant sur le lien ci-dessous:
Chronique du Carême: 40 jours pour revenir à l’essentiel
Dans un monde saturé de bruits et de distractions, le carême apparaît comme une respiration. Plus qu’une tradition religieuse, il invite à ralentir, à se délester du superflu et à retrouver ce qui compte vraiment : le silence intérieur, la fraternité et le sens profond de la vie. 40 jours pour se réapproprier le temps, redécouvrir la simplicité et préparer l’espérance de Pâques.
Chaque année, cette période singulière du calendrier chrétien s’ouvre comme une porte discrète mais décisive dans le rythme de nos existences. 40 jours nous sont offerts, non pas comme une contrainte, mais comme une respiration, une halte pour retrouver ce qui compte vraiment.
Une pause dans le rythme quotidien
Le carême n’est pas une parenthèse austère. Il est une occasion de se réapproprier le temps, de réduire le superflu et de redonner de la place à ce qui nourrit vraiment l’esprit et le cœur. Le jeûne, la prière et le partage, piliers de cette période, traduisent une volonté de retrouver un équilibre et de vivre plus simplement, plus proche de Dieu, plus proche du prochain.
Retrouver la fraternité
Revenir à l’essentiel, c’est aussi se tourner vers les autres. Le carême rappelle que la fraternité n’est pas une option, mais une nécessité. Une nécessité parce qu’elle s’impose par nature, et, même par notre nature divine, disons-le. C’est pourquoi elle s’offre comme notre chemin de Carême. Qui plus est, ravivée par Fratelli Tutti, ancrée dans la Trinité, elle nous conduit à la paix et à la joie. Dans cette dynamique, le pape Léon, à la suite de son prédécesseur insiste : La fraternité est plus forte que les guerres, elle guérit les divisions. Sans elle, nos vertus ne sont qu’apparence ; seule la charité, ancrée en Christ, les rend vraies.
A titre d’illustration, pensez à saint François d’Assises, ce petit pauvre qui traversa des déserts pour rencontrer le sultan Malik-el-Kamil, au cœur des Croisades. Pas de disputes, pas de supériorité : juste un amour fraternel qui embrasse tous, croyants ou non. Et si le fait que le carême et le jeûne du ramadan coïncident cette année encore, en était un appel ou un rappel pressant. Croyants ou non, songez-y ! En tout cas pour tout fidèle du Christ la fraternité n’est pas un luxe puisqu’elle est l’essence de l’Evangile. A preuve, Saint Paul, avec force, nous rappelle que la vocation chrétienne est d’entrer dans une fraternité universelle, enracinée dans le Christ : ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né d’une multitude de frères (Rm 8,29).
Si donc Jésus est présenté comme le frère aîné, celui qui ouvre la voie, sa Passion et sa Résurrection inaugurent alors une humanité nouvelle où chacun est appelé à devenir fils et frère. Ainsi, être « conformes à l’image du Fils » signifie vivre dans la logique de l’amour fraternel, où l’autre n’est jamais un rival mais un compagnon de route. Dans ce cas, les pratiques du carême (prière, jeûne, partage) ne sauraient être des exercices isolés, mais plutôt des moyens de purifier le cœur pour mieux accueillir et servir nos frères.
En admettant ainsi que le carême nous invite à contempler le Christ qui, en se faisant notre frère, nous révèle que la sainteté n’est pas une ascension solitaire mais une communion, la fraternité est donc le visage concret de l’Évangile : aimer, pardonner, partager, construire ensemble. Ainsi, chaque geste de solidarité devient participation à cette « multitude de frères » dont parle Paul.
Le carême, au fond, n’est pas une ascèse solitaire mais une école de fraternité. En contemplant le Christ, frère aîné d’une multitude, nous découvrons que la sainteté se vit dans la communion : aimer, pardonner, partager, construire ensemble. Chaque geste de solidarité devient alors une pierre posée sur l’édifice de l’Evangile.
Et si le carême était moins une contrainte qu’une chance ? Celle de se délester de ce qui nous encombre, de retrouver la joie des choses simples, et de redonner chair à des relations vraies. Dans un monde saturé de bruit et de distractions, il nous rappelle que l’essentiel ne se mesure pas à l’accumulation, mais à la vérité des liens et à la lumière de l’espérance. Voilà l’ouverture : un chemin vers Pâques, fête de la vie, où chacun est invité à renaître à la fraternité.
Abbé Paul DAH
Chargé de communication des CERAO
Bureau burkinabè des droits d’auteur : plus de 769 millions FCFA à payer aux ayants droit dès le 2 mars 2026.
Le Directeur général (DG) du Bureau burkinabè de droits d’auteur (BBDA), Hamed dit Patindeba Patric Léga a animé une conférence de presse le jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou sur la répartition des droits d’auteur de février 2026.
Le Bureau burkinabè des droits d’auteur (BBDA) va procéder au paiement de la somme de 769 190 450 FCFA au titre de droits d’auteur de février 2026 à 4574 bénéficiaires à compter du lundi 2 mars 2026. Ce montant comprend les droits courants de février 2026, ainsi que les droits en instance des exercices des années antérieures (2022, 2023, 2024 et 2025). Il est composé des droits en cours d’une valeur de 260 952 416 FCFA et des sommes déjà réparties les années précédentes dont les bénéficiaires ne sont pas encore entrés en possession de leurs dus à hauteur de 508 238 034 FCFA.
Ces informations ont été données par le directeur général du BBDA, Hamed dit Patindeba Patric Léga, mardi 26 février 2026, à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse. M. Léga a confié que le paiement sera effectué au profit des ayants droits à la date indiquée, à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Les paiements, a-t-il précisé, s’effectueront par virement bancaire, paiement électronique (mobile money), chèque pour les montants supérieurs ou égaux à 100 000 FCFA, et en espèces aux guichets du BBDA.
Pour les localités autres que Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, le paiement électronique sera privilégié, a fait savoir M. Léga. Le DG du BBDA a relevé l’importance de la répartition des droits. De son avis, elle constitue un moment majeur dans la vie de son institution, car elle matérialise sa mission fondamentale de collecter les redevances issues de l’exploitation des œuvres et les redistribuer de manière transparente et équitable aux créateurs.
Il a réaffirmé, par ailleurs, l’engagement du BBDA en faveur de la bancarisation des paiements de droits, dont la mise en œuvre effective est annoncée dès la répartition de mai 2026.
Il a, à cet effet, invité les membres à prendre les dispositions nécessaires pour accompagner cette réforme, présentée comme un levier de modernisation, de transparence et de sécurisation des paiements. Répondant aux questions des journalistes, la directrice de la documentation générale et de la répartition du BBDA, Delphine Somé a indiqué que le montant individuel de droit d’auteur le plus élevé est de 8 millions FCFA. « Quant au plus faible montant, il est évalué à 4600 FCFA », a-t-elle soutenu.
Abdoulaye BALBONE
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)
Soutien aux forces engagées et à leurs ayants droit : de nouveaux mécanismes pour renforcer la prise en charge
L’agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre a animé un point de presse portant sur la relecture des décrets relatifs à l’indemnisation et à la délégation de solde, jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou.
L’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG) a amorcé une nouvelle étape dans la prise en charge des veuves, orphelins et victimes de guerre. Elle a animé une conférence de presse, le jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou, pour expliquer la relecture des décrets encadrant l’indemnisation et la délégation de solde au profit des Forces armées nationales, des Forces de sécurité intérieure et de leurs ayants droit.
Le Directeur général (DG) de l’ASVOVIG, Lamine Ouédraogo, a indiqué que cette relecture constitue une « étape cruciale » dans l’amélioration du dispositif d’accompagnement des ayants droit.
Selon lui, ces textes visent à renforcer la transparence, à fluidifier les procédures administratives et à garantir une meilleure protection des droits des familles des éléments tombés sur le théâtre des opérations, des blessés ainsi que des agents ayant subi des préjudices matériels. M. Ouédraogo a également présenté les principaux axes d’intervention de l’agence. Il s’agit notamment du renforcement du contrôle des effectifs, à travers un recensement rigoureux des blessés et des décès afin de disposer de données fiables et d’apporter des réponses adaptées aux préoccupations des bénéficiaires.
« L’amélioration de la prise en charge médicale, psychologique et sociale constitue également une priorité, tout comme le renforcement de l’accompagnement socio-éducatif et économique », a-t-il précisé. A ce titre, le DG a poursuivi que l’ASVOVIG prévoit la diversification des offres de formation, assurer un suivi post-formation et accompagner les bénéficiaires dans leurs projets d’installation, en vue de promouvoir une autonomie durable. Pour lui, des efforts seront consentis pour la mobilisation de partenaires techniques et financiers afin de doter la structure des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions.
Répondant à une question relative aux dispositions applicables en cas de remariage d’une bénéficiaire de la délégation de solde, le DG a précisé que les nouveaux décrets prévoient la cessation de la délégation de solde en cas de remariage ou de concubinage établi. Il a expliqué qu’il n’est pas cohérent que la part du salaire d’un agent décédé continue d’être versée dans un nouveau foyer. Toutefois, il a rassuré que les droits des enfants demeurent préservés, car la part qui leur revient est maintenue, qu’ils soient mineurs ou majeurs, conformément aux textes en vigueur.
Soumaïla BONKOUNGOU
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)
Stanislas Zézé, fondateur de Bloomfield Investment Corporation: « La souveraineté de l’Afrique, on peut ralentir le processus, mais pas l’arrêter »
Panafricain engagé pour la cause de l’Afrique, Stanislas Zézé est le président directeur général de Bloomfield Group, et fondateur de Bloomfield Investment Corporation, la première agence de notation financière panafricaine d’Afrique francophone. Dans cette interview accordée à Sidwaya, M. Zézé, salue la politique de développement endogène et économique que mène le Burkina Faso, et les autres pays de l’AES, qu’il considère comme la seule voie pour le développement réel de l’Afrique. Il y esquisse également les leviers à actionner pour bâtir durablement cette souveraineté politique, économique et sociale, en mettant un accent particulier sur le maintien d’une communication stratégique et permanent entre les autorités politiques et le peuple.
Sidwaya (S) : Vous êtes connus comme un panafricain très engagé depuis des années dans le combat pour changer la mauvaise perception sur l’Afrique, sur l’économie africaine. Le Burkina, tout comme les autres pays de l’AES, est dans une dynamique de souveraineté économique, de développement endogène. En tant que panafricain, comment appréciez-vous cette option politique prise par les autorités burkinabè ?
Stanislas Zézé (S.Z) : C’est une option courageuse et qui est à saluer. Maintenant, une fois cette option prise, il s’agit de s’organiser, de se structurer et de construire sa souveraineté. Une souveraineté ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se construit sur le temps. C’est pourquoi, les gens doivent être patients vis-à-vis des autorités qui ont pris ces décisions politiques fortes d’acquérir une souveraineté politique, économique et sociale. Car, cette souveraineté prend du temps pour être construite. Il est vrai que nous sommes dans une période où les gens sont très impatients. Mais on ne peut pas construire un pays en trois, quatre ans. On ne peut pas construire une nouvelle dynamique économique, politique et sociale d’un pays en cinq ans. Cela prend du temps. Les bases doivent être bien établies.
C’est en cela qu’il est extrêmement important que les autorités de ces pays soient dans une logique de long terme. La planification à long terme va permettre d’avoir de bonnes fondations qui permettront de construire cette souveraineté économique et financière. Tous les pays africains devraient opter pour une souveraineté, qu’elle soit économique, monétaire, ou politique. Car, la géopolitique de ce monde nous montre bien que quand vous êtes faibles, vous subissez. Cela veut dire qu’il est important de construire sa sécurité, son économie, son indépendance pour se faire respecter, et de deux, de pouvoir compter, et sortir de cette logique de faiblesse où l’on subit.
Mais cela prend du temps, demande de la stratégie, de l’organisation, de la structuration, une vision qui permettra de construire sa souveraineté sur le temps. La capacité des leaders de ces pays à expliquer leur modèle à leur population va leur permettre de gagner ce temps dont ils ont besoin pour construire cette souveraineté. La mauvaise communication va certainement créer des blocages et va certainement donner du grain à moudre aux détracteurs.
Le volet communication sur la stratégie et la planification à long terme est extrêmement important entre les leaders des pays de l’AES, leur population, leur monde économique et tous leurs partenaires éventuellement. C’est cette vision claire et cette structuration, planification claire qui va rassurer et qui va permettre d’accompagner cette construction de la souveraineté et en même temps permettre aux gens d’être plus patients et de comprendre que ça prend du temps.
S : Vous l’avez dit, cette option de bâtir une souveraineté économique est une décision courageuse, surtout dans un environnement socio-politique, géopolitique pas facile, où les velléités de résistance, voire de sabotage ne manquent pas à l’interne comme à l’externe. Comment surmonter ces contraintes de divers ordres ?
S.Z : Ces contraintes sont tout à fait normales. Le changement fait toujours peur aux gens. Naturellement, le changement dérange toujours, et surtout si cela bouscule les privilèges que certaines gens avaient. C’est un processus normal. Les challenges au départ vont certainement donner l’impression que ça pourrait arrêter le processus. Non. Cela ne peut que ralentir le processus mais pas l’arrêter. Le plus important, c’est la décision de faire les choses qui ont été prises. Maintenant, évidemment, il va falloir gérer ces obstacles avec diplomatie, courage et abnégation. C’est un processus tout à fait normal, le contraire serait surprenant. On ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs. A un moment donné, quand vous prenez une décision d’indépendance, elle n’est pas facile.
Quand vous regardez l’esclavage, quand la décision de son abolition, a été prise, après il y avait la résistance de la part des propriétaires d’esclaves. C’était pareil pour l’indépendance. Il faut comprendre que votre indépendance et votre souveraineté ne peuvent pas être données facilement par ceux qui étaient vos maîtres ou qui vous asservissaient. Evidemment, ils le faisaient parce que cela les arrangeait. Maintenant, perdre ces privilèges, c’est un problème. Alors, ils vont résister. Ce n’est pas vraiment le problème le fait que les gens résistent à l’indépendance de ces pays. C’est ce qui est normal. Maintenant, c’est à ces pays de gérer cette résistance et de rester concentrés sur leur objectif de départ et d’arriver à cette souveraineté tant convoitée. Elle arrivera. C’est une question de temps.
On peut ralentir ce processus, mais on ne peut pas l’arrêter. C’est juste que ça demande beaucoup de courage, d’abnégation, de compréhension du peuple. C’est pourquoi, je disais plus haut que la communication est extrêmement importante. Quand votre peuple est derrière vous, personne ne peut rien vous faire. Cela veut dire que la communication avec le peuple est extrêmement importante, pour que le peuple comprenne cette logique de souveraineté, de construction de la souveraineté et y adhère. Une fois qu’il y adhère, personne ne peut rien faire contre vous. Dès l’instant où votre peuple comprend les sacrifices, les efforts qu’il y a à faire, comprend l’intérêt de la construction de la souveraineté économique, politique, sécuritaire et sociale, vous n’avez plus de problème.
S : En résumé, quels que soient les prix à payer, les coups à prendre, la souveraineté est l’unique voie de sortie pour l’Afrique…
S.Z : La souveraineté économique, politique et sécuritaire, c’est la voie pour l’Afrique. Et, elle vaut la peine des sacrifices.
Interview réalisée par
Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com


