Initiative présidentielle Faso Mêbo : le ministère de la Transition digitale booste Faso Mêbo du ciment et des technologies

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a remis officiellement du ciment, des équipements numériques et la plateforme Sereya pour la redevabilité à l’agence Faso Mêbo, mercredi 25 février 2026 à Ouagadougou.

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a répondu à l’appel à la mobilisation autour de l’agence Faso Mêbo. Le département a remis un don composé de 20 tonnes de ciment, 80 tonnes de granit, 10 ordinateurs portables,5 téléphones portables smartphone et une plateforme numérique dénommé Sereya, mercredi 25février 2026 à Ouagadougou Selon le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques Aminata Zerbo, ce don d’une valeur de plus de 17 millions FCFA incarne l’élan de solidarité nationale et la mobilisation collective autour de la construction et du renforcement Burkina.

« Nous avons souhaité aujourd’hui en venant à Faso Mêbo mettre notre expertise au service de la noble mission qu’ils sont en train de réaliser pour la construction de notre pays », a-t-elle déclaré.

La ministre chargée de la Transition digitale a indiqué que la plateforme « Sereya » aidera l’agence Faso Mêbo dans la gestion et le suivi rigoureux des dons reçus. Elle a précisé que le don est le fruit de l’engagement collectif de l’ensemble du personnel du département, notamment les équipes techniques de l’ANPTIC, qui ont mobilisé leur expertise et leurs ressources au service de la Nation.

Pour le chef de département logistique, représentant le DG de l’agence Faso Mêbo, Achille Nagalo, les équipements informatiques, outils numériques et la plateforme offerts par le ministère en charge des postes s’intègrent dans une stratégique structurante pour renforcer les capacités de l’agence et accélérer la modernisation des pratiques. « Nous avons pleinement conscience que chaque ressource mobilisée au nom de l’Etat engage notre crédibilité et notre devoir de résultat. Nous nous engageons donc à assurer une gestion rigoureuse, transparente et orientée vers l’impact mesurable », a-t-il fait savoir. Selon lui, la plateforme sereya représente un levier stratégique pour la consolidation de l’autonomie technique et opérationnelle de l’agence Faso Mêbo. « Investir dans le numérique aujourd’hui, c’est poser les pierres fondatrices d’un Faso Mêbo plus agile, plus connecté, et résolument tourné vers l’avenir », a-t-il conclu.

 

Oumarou RABO
Astride OUEDRAOGO
(Stagiaire)

 

 

 

 

 

Procès Tiégnan, acte 2 : « Je ne connais pas le montant que Yaké Camille Yé m’a remis au décès de mon frère », temoin Evariste Sawadogo

Le procès Yaké Camille Yé et autres s’est déroulé, mercredi 25 février 2026 au Tribunal de grande Instance Ouaga I avec l’audition d’une dizaine de témoins sur le rapport annuel de performances et des commandes des pagnes du 8-Mars 2024 au ministère en charge de la solidarité.

Le pôle judiciaire en matière économique et financière du Tribunal de grande Instance Ouaga I a poursuivi l’audience du procès pour détournement de deniers publics au ministère de la Famille et de la Solidarité, mercredi 25 février 2026. Ce procès qui oppose le Ministère public à Yaké Camille Yé, l’ex-ministre chargée de la Solidarité, Laure Zongo et huit autres coaccusés, a vu l’audition d’une dizaine de témoins sur le rapport annuel de performances et des commandes des pagnes du 8-Mars 2024 audit ministère.

En effet, le Tribunal, après avoir approuvé la prestation de serment de certains témoins, a entendu, dans l’ensemble, leurs dépositions. Sur le rapport annuel d’élaboration des performances 2023, Ousmane Belem, Directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS) d’alors, a insisté que les Termes de référence (TDR) de l’activité ont été élaborés et envoyés à la Direction de la gestion des finances (DGF) pour financement. Le Ministère public a précisé qu’il s’agit de deux activités dont la deuxième était le rapport de budgétisation relatif au genre et aux droits de l’Homme.

Pour le Procureur, les activités étaient illégales, car il n’y avait pas de TDR et un arrêté pris pour un comité de travail. Et le Ministère public de signifier au Greffe de mentionner qu’en l’absence de ces documents, les activités ne pouvaient pas avoir lieu et être financées. Mais la défense indique qu’elle raisonne sur la base des TDR élaborés par la DGESS. L’agent judiciaire de l’Etat, lui, a demandé les TDR validés avec Ousmane Belem. Quant à Yaké Camille Yé, il a indiqué que par rapport aux états de paiements, il ne peut pas attester de leur régularité car ils étaient en cours d’exécution.

Concernant les commandes des pagnes du 8-Mars 2024, la témoin Fatimata Traoré a reconnu avoir livré 140 pagnes d’une valeur de 700 000 FCFA au ministère en charge de la famille. Le Ministère public a été éclairé sur le fait qu’il y avait deux contrats (12 millions FCFA et 7,900 millions FCFA) avec la somme de 700 000 FCFA imputable au contrat de 12 millions FCFA. Le Procureur a donc relevé l’absence de bordereau de livraison des pagnes du 8-Mars pour des précisions sur la quantité. « Admettons qu’au moment des livraisons, il n’y ait pas de bordereau.

Sur quoi allez-vous vous appuyer pour effectuer les paiements ? », a-t-il demané à Yaké Camille Yé qui a affirmé avoir la quantité en tête. Aussi, Fatimata Traoré a mentionné que le contrat des 7,900 millions FCFA n’a pas été exécuté mais il y a eu des formalités. La somme de 700 000 FCFA a été payée en deux phases de 200 000 FCFA et 500 000 FCFA, mais le chèque de 12 millions FCFA a été restitué au ministère en charge de la famille avec un remboursement des frais d’enregistrement à raison de 1,250 million FCFA, selon Mme Traoré. Et le Parquet de souligner à Yaké Camille Yé qu’au moment de l’instruction, il a fait cas de 2 millions FCFA comme frais remboursés.

A ce niveau, le Ministère public a déploré le fait qu’il n’y ait pas eu de décharge de la part de M Yé, de surcroît, un professionnel. Un autre témoin, Germaine Compaoré a attesté qu’elle a livré 320 pagnes pour 3,200 millions FCFA au département en charge de la famille en 2024. Le Ministère public a trouvé « bizarre » que ce soit après le 8-Mars que Mme Compaoré soit rentrée en possession de son argent en 2025 précisément. L’audience suspendue à 13 h et reprise à 14 h a entendu le témoin Odette Zonou, commerçante. Elle a déclaré avoir livré 200 pagnes au prix de 5 000 FCFA l’unité et avoir été payée par un moyen électronique, notamment via Orange Money, pour un total de 1 million FCFA. « L’expédition des pagnes a été effectuée au nom de Yé Yaké Camille », a-t-elle précisé. Toutefois, l’un des avocats de la défense a soutenu que c’est Amidou Tiegnan qui a effectué le transfert de l’argent à Odette Zonou.

Des velléités de corruption

L’inspecteur du Trésor, Evariste Sawadogo, par ailleurs, agent de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) a été auditionné. Il a reconnu que Yaké Camille Yé est passé chez lui à la maison pour présenter ses condoléances relatives au décès de son frère avec une enveloppe dont il a dit ignorer le montant. « Je ne le connaissais même pas et j’étais tellement préoccupé par le décès de mon frère que je n’ai même pas ouvert l’enveloppe. Je ne sais même pas combien il y avait dedans », a fait comprendre Evariste Sawadogo. Il a aussi fait savoir que lors de la mission d’audit, du 15 avril au 14 juin 2024, au ministère en charge de l’action humanitaire, un déjeuner et une prise en charge du carburant ont été proposés à l’équipe de l’ASCE-LC qui a catégoriquement refusé. « Cela n’est pas possible en mission d’audit », a-t-il martelé.

Mais le Procureur a rappelé que devant le juge d’instruction, Yaké Camille Yé aurait affirmé avoir mis 10 000 FCFA dans l’enveloppe par compassion. Il a aussi fait cas d’une supposée somme de 40 millions FCFA pour soudoyer les contrôleurs de l’ASCE-LC. A ce propos, Evariste Sawadogo a rétorqué qu’en mission d’audit, on ne peut jamais corrompre l’équipe, d’où le refus du déjeuner dès le début. M. Sawadogo a balayé également du revers de la main le fait selon lequel Yaké Camille Yé lui a remis la somme d’un million de francs CFA, lorsqu’il est allé présenter ses condoléances pour le décès de son frère. « Comment Yaké Camille Yé pourrait me donner 1 million FCFA alors que je ne le connais même pas ? », s’est-il interrogé. Lors de l’audit, Evariste Sawadogo a laissé entendre que l’équipe n’avait pas pu auditer le compte d’Amidou Tiegnan pour absence de certaines pièces justificatives, et un autre géré par Pétronille Tarpaga (condamnée).

Dango Ouattara, Directeur des marchés publics (DMP), au moment des faits, a témoigné que si c’était pour soudoyer les contrôleurs, il n’allait pas les approcher. « C’était pour voir, dans le cadre de la mission, s’il fallait les prendre en charge », a-t-il dit. « Est-ce que vous avez pensé qu’ils ont tenté de vous corrompre ? », s’est adressé la défense au témoin Moyamba Tiendrebeogo, conseiller des affaires économiques. Celui-ci a répondu par la négative. D’autres témoins, à l’image de Rosemonde Tiendrebeogo, Alizèta Kiemdé, Hamidou Gnoumou, Soumaila Sako ont aussi témoigné sur les commandes des pagnes du 8-Mars et des activités du ministère en charge de la famille. L’audience se poursuit aujourd’hui 26 février 2026, à partir de 10h.

Boukary BONKOUNGOU

 

 

 

 

 

Lutte contre la fraude: des produits fraudés de plus d’un milliards FCFA saisis par la douane

Le directeur général des douanes, Yves Kafando, a présenté à la presse, mardi 24 Février 2026, à Ouagadougou, des produits prohibés saisis par ses agents. D’une valeur de 1 062 761 300 FCFA, il s’agit d’huile de moteur, de boisson, de drogue (chanvre indien et comprimés) et de sucre.

19 tonnes de sucre, 6 449 cartons d’huile de moteur de marque (shell, total et yamalub), 313 amphétamines (tapentadol timi king 25O et pomme 250), 3744 cartons de biscuits, 24 kg de chanvre indien (la drogue), 5000 plaquettes d’œufs, 5295 bâtons d’explosifs, 1366 cartons de boissons alcoolisées et énergisantes, 140 sacs de cyanure, c’est le « butin » de la mission spéciale effectuée du 26 janvier au 24 février 2026 par les agents de la douane. Ces produits fraudés, d’une valeur de 1 062 761 300 FCFA, ont été présentés à la presse ce 24 février 2026 à Ouagadougou.

« Cette opération a permis de saisir d’importants produits prohibés et impropres à la consommation parce qu’il nous a été donné de constater des produits pharmaceutiques, notamment le tapentadol, camouflé dans des cartons de biscuits et des sacs de cyanure camouflés dans du clinker. Ces produits sont fortement dangereux pour la santé humaine lorsqu’ils sont commercialisés dans le circuit illicite », a expliqué le directeur général des douanes, Yves Kafando.

Selon lui, cette saisie est un record, car ce sont des marchandises prohibées de toutes catégories confondues. Il a donc félicité l’ensemble des agents qui ont permis la réalisation de cette opération.

…des tonnes de marchandises prohibées qui ont été saisies.

« Je suis aussi très heureux de voir à quelle catastrophe notre pays a été soustrait par la saisie de ces marchandises, surtout les amphétamines. Je salue les efforts qui ont été faits pour mettre hors d’état de nuire ces personnes sans vergogne qui jettent en pature la santé publique juste pour le gain » a souligné le directeur général de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire, de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé, Pr Elie Kabré .

Du reste, Yves Kafando a informé l’ensemble des importateurs, que dorénavant les moyens de transport de marchandises de fraude seront saisis et confisqués au profit de l’Etat. « C’est une nouvelle mesure que nous allons appliquer, parce qu’en 2026, la lutte contre la fraude va prendre une vitesse supérieure », a-t-il indiqué.

A entendre le DG des douanes, cette saisie a été possible grâce à un réseau de renseignements mis en place. « A cet effet, j’invite la population à aider davantage les administrations pour que nous puissions mener notre mission de serviteur du peuple », a-t-il exhorté. Et le Pr Elie Kabré de lancer un appel à tous à une mobilisation autour de toutes les forces qui se battent jour et nuit pour notre sécurité et notre sécurité sanitaire.

 

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

 

 

 

Les Lumières du Ramadan/ Le Pardon : une lumière qui libère le cœur

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Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Le Ramadan est le mois de la miséricorde, du retour vers Allah et du pardon. C’est une saison où les cœurs s’adoucissent, où les âmes ressentent plus intensément leur besoin de clémence divine. Parmi les lumières les plus éclatantes de ce mois béni figure celle du pardon dans une double dimension. Il s’agit du pardon qu’Allah accorde à Ses serviteurs et du pardon que les serviteurs s’accordent entre eux. Ainsi, le pardon éclaire notre relation avec Allah et illumine nos relations humaines.

Précisons que le pardon n’est pas une faiblesse ; il est une force intérieure. Il n’est pas une défaite ; il est une élévation. Il n’efface pas seulement une faute, il purifie un cœur. Il est une conséquence de la maitrise de soi. Rappelons-nous ces propos du Prophète « Le fort n’est pas celui qui terrasse autrui, le fort, c’est celui qui maîtrise sa personne au moment de la colère. »

Pour le pardon divin, il demeure une porte toujours ouverte. L’être humain est par nature imparfait comme Il nous le dit : « Allah, c’est Lui qui vous a créés faibles ; … » (Sourate 30 verset 54). Il commet des erreurs, parfois par ignorance, parfois par faiblesse, parfois par négligence. Mais la grandeur de la foi réside dans la certitude que la porte du pardon d’Allah demeure ouverte.

Le Ramadan est un temps privilégié pour revenir vers Lui avec humilité conformément à Sa parole « Ô vous qui avez cru ! Repentez-vous à Dieu d’un repentir sincère … » (Sourate 66 verset 08). L’espoir est encore plus grand quand on se rappelle « Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. » » (Sourate 39 verset 53)

Demander pardon, ce n’est pas seulement prononcer une formule ; c’est reconnaître sa faute, la regretter sincèrement, décider de s’en détourner et espérer la miséricorde d’Allah. Cette démarche illumine le cœur, car elle le libère du poids de la culpabilité et du fardeau du péché.

Le Ramadan nous enseigne que nul n’est trop éloigné pour revenir, nul n’est trop fautif pour être pardonné, tant que le cœur reste vivant et tourné vers Allah.
Aussi, le pardon agit comme purification intérieure. Pendant que le péché laisse des traces sur le cœur, l’alourdit, l’assombrit et l’éloigne de la sérénité, le pardon, au contraire, nettoie, clarifie et allège. En effet, lorsque le croyant multiplie les demandes de pardon, il ressent progressivement une paix nouvelle. Cette paix n’est pas l’oubli de la faute, mais la certitude d’avoir retrouvé le chemin.

Le pardon devient alors une lumière intérieure qui restaure la dignité spirituelle. Dans ce sens, le Ramadan, avec son intensité spirituelle, offre un cadre exceptionnel pour cette purification. Les nuits de recueillement, les moments de solitude, les instants précédant la rupture du jeûne sont autant d’occasions de dire avec sincérité :
« Seigneur, pardonne-moi. » Et parfois, une invocation murmurée dans la sincérité vaut plus que de longues œuvres accomplies sans présence du cœur.

Par ailleurs, dans nos relations avec les autres, pardonner est une élévation morale. Si nous aspirons au pardon d’Allah, nous sommes également appelés à pardonner aux autres. Le pardon humain est souvent plus difficile que la demande de pardon divine. Il touche notre orgueil, notre sens de la justice, notre mémoire des blessures. Mais nous ne devons pas oublier ces enseignements : « …et qu’ils pardonnent et passent outre. Ne souhaiteriez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? … » (Sourate 24 verset 22) Et le Prophète d’ajouter : « Faites preuve de miséricorde et vous serez miséricordieux. Pardonnez et Allah vous pardonnera. »

En réalité, garder rancune est un poids. La colère entretenue obscurcit le cœur, la rancœur consume la sérénité. Pardonner, ce n’est pas nier la blessure ; c’est refuser qu’elle continue de nous dominer. C’est pourquoi, nous devons profiter du Ramadan qui est une opportunité pour réparer les relations brisées, pour apaiser les tensions familiales, pour renouer des liens distendus. Le pardon devient alors un acte de courage spirituel. Il élève celui qui pardonne plus qu’il n’abaisse celui qui est pardonné. Il renforce l’espoir au pardon divin comme nous le dit le Messager d’Allah : « Les portes du Paradis seront ouvertes les lundis et les jeudis, et tout serviteur qui n’associe rien à Allah sera pardonné, sauf celui qui a une rancune contre son frère. » On lui dira : « Retardez ces deux-là jusqu’à ce qu’ils se réconcilient ; retardez ces deux-là jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. » Ainsi, pardonner, c’est choisir la lumière plutôt que l’amertume.

Il sied de remarquer que dans le Ramadan se trouve le sommet de la quête du pardon, la Nuit d’Al-Qadr (Nuit du destin). C’est une nuit exceptionnelle sur laquelle Allah précise « La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois. » (Sourate 97 verset 03) Cette nuit symbolise l’apogée de la recherche du pardon. Les croyants y multiplient les invocations, conscients que la miséricorde divine y est abondante et que les cœurs sincères y trouvent réponse.

La quête du pardon durant cette nuit n’est pas seulement un rite ; elle est un renouvellement du pacte entre le serviteur et son Seigneur. Elle marque un tournant possible dans la vie spirituelle, une renaissance intérieure. Mais l’esprit de cette nuit ne doit pas rester limité à quelques heures. Il doit irriguer tout le mois et, au-delà, toute l’année.
Toutefois, précisons que malgré sa noblesse, le pardon peut être entravé par l’orgueil qui fait refuser d’admettre sa faute ou de pardonner par fierté, la rancune persistante qui nourrit la douleur au lieu de la soigner et la peur de l’injustice qui fait confondre pardon et faiblesse.

Nous devons apprendre avec le Ramadan que la justice appartient à Allah. Pardonner ne signifie pas approuver l’injustice ; cela signifie se libérer intérieurement tout en laissant à Allah le soin de juger avec équité.
Un cœur qui refuse de pardonner s’enferme. Un cœur qui pardonne s’ouvre. C’est pourquoi nous devons vivre le pardon au quotidien. Et pour que le pardon devienne une lumière durable, il convient de multiplier les demandes de pardon, même pour des fautes que l’on juge minimes, de faire régulièrement un examen de conscience, d’apprendre à demander pardon aux autres lorsque nous avons blessé et de décider consciemment de ne pas entretenir les rancœurs.

Le Ramadan est un terrain d’entraînement. Si nous apprenons à demander pardon avec sincérité pendant ce mois, nous pourrons maintenir cette habitude tout au long de l’année.
En tout état de cause, un cœur pardonné est un cœur lumineux. Le pardon est une lumière qui restaure, qui élève et qui apaise. Il nettoie le passé, éclaire le présent et prépare un avenir plus serein. C’est la raison pour laquelle, le pardon apparaît comme une lumière libératrice du poids des fautes, des chaînes de la rancune et des ténèbres du désespoir.
Puisse Allah nous compter parmi ceux qu’Il pardonne abondamment en ce mois béni.
Puisse-t-Il purifier nos cœurs de toute rancune et nous accorder la noblesse de pardonner aux autres.
Et puisse cette lumière du pardon illuminer nos vies bien après la fin du Ramadan.
NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI

 

Verdict du procès des magistrats et autres: 7 condamnés et 3 relaxés

Le tribunal de grande instance de Koupéla a rendu, le mardi 24 février 2026, son verdict dans le procès impliquant des magistrats, des douaniers et un avocat.

Fortunes diverses pour les accusés dans l’affaire dite de procès de magistrats et autres. Le tribunal de grande instance de Koupéla, statuant en matière correctionnelle, a en effet, rendu son verdict, le mardi 24 février 2026. Trois prévenus notamment, le magistrat Jean-Jacques Wend-Panga Ouédraogo, l’avocat Arnaud Sampébré et le douanier Seydou Traoré, ont été relaxés de tous les faits à eux reprochés, au bénéfice du doute. Il était reproché à M. Ouédraogo des faits de corruption d’agents publics et de soustraction de pièces de procédure. Quant à Me Sampébré, il était accusé des faits de complicité de révélation illégale de l’identité d’un témoin protégé. M. Traoré, lui, a été poursuivi pour des faits de corruption d’agents publics. Il faut noter que Jean-Jacques Wend-Panga Ouédraogo et Seydou Traoré ont également été relaxés pour des faits de blanchiment de capitaux pour infractions non constituées.

En revanche, sept autres accusés n’ont pas eu la même chance. Ils ont été condamnés à des peines et amendes variées. Aniatisa Urbain Medah a été reconnu coupable de corruption d’agent public portant sur la somme de 2 500 000 F CFA.
Sandaogo Antoine Kaboré et Mohamed Traoré ont été reconnus coupables de complicité de corruption d’agents publics. Le tribunal a également estimé que Alban Balanoë Somé est coupable de complicité de corruption d’agents publics portant sur la somme de 2 300 000 F CFA, et coupable de révélation illégale de l’identité d’un témoin protégé. Wendsongda Jonas Yaméogo et Oumarou Yaméogo ont, eux aussi, été reconnus coupables portant, pour chacun, sur la somme de 1 500 000 F CFA. Zindi Désiré Nikiéma a été déclaré coupable de corruption d’agents publics portant sur la somme de 1 516 399 F CFA. En outre, le tribunal l’a également reconnu coupable de complicité de révélation illégale de l’identité d’un témoin protégé.

En répression, le tribunal a condamné, Aniatisa Urbain Medah et Sandaogo Antoine Kaboré, chacun, à une peine d’emprisonnement de 15 mois dont 2 mois fermes, ainsi qu’à une amende de 5 millions de francs CFA dont 3 millions de francs CFA fermes. Mohamed Traoré, a lui, écopé d’une peine d’emprisonnement de 24 mois dont 12 mois fermes, et d’une amende de quatre 4 millions de francs CFA dont 2 millions de francs CFA fermes.

Une satisfaction mitigée

Wendsongda Joanas Yaméogo et Oumarou Yaméogo, ont été condamnés, chacun, à une peine d’emprisonnement de 15 mois dont 2 mois fermes, et à une amende de 3 millions de francs CFA dont 2 millions de francs CFA fermes. Le tribunal a aussi condamné Alban Balanoë Somé et Zindi Désiré Nikiéma, chacun, à une peine d’emprisonnement de 36 mois dont 18 mois fermes, et à une amende de 5 millions de francs CFA dont 3 millions de francs CFA fermes. Il faut noter que le tribunal a reçu les exceptions d’incompétence, de nullité de procédure et de prescription de l’action publique formulées par les conseils des prévenus, mais les a rejetées comme étant mal fondées.

Au sortir l’audience, Me Barthélémy Kéré s’est réjoui de la décision concernant l’un de ses clients, tout en restant réservé sur le reste du verdict. « Jean-Jacques Ouédraogo a été relaxé de l’intégralité des infractions qui lui étaient reprochées. C’est une décision que nous approuvons, car le droit a été dit », a-t-il déclaré. Toutefois, pour les accusés ayant été condamnés pour les faits de corruption, il a indiqué qu’il va échanger avec ses clients en vue d’un éventuel appel.

Me Anna Ouattara, conseil du prévenu Jonas Yaméogo, a, elle, dit avoir une satisfaction mitigée face à l’impact des sanctions.
« Mon client a été condamné à 15 mois de prison assortis de sursis, dont deux mois fermes. Bien qu’il doit sortir prochainement de la détention, c’est une décision qui impactera lourdement la suite de sa carrière », a-t-elle déploré. Pour elle, les parties doivent interjeter appel pour obtenir une meilleure décision. A contrario, elle s’est satisfaite de voir son confrère Me Arnaud Sampébré, relaxé.

L’agent judiciaire de l’Etat, Me Gnanou Karfa, pour sa part, s’est réjoui de la décision du tribunal de déclarer recevable la constitution de partie civile de l’Etat. « Le tribunal a reconnu le préjudice moral subi par l’État. C’est un combat que nous menons pour faire admettre que les institutions peuvent souffrir aussi dans leur intégrité et de leur crédibilité à cause des agissements de leurs agents. Cette décision vient consolider une jurisprudence qui est développée au Burkina », a-t-il ajouté.

Pour le premier substitut du procureur, près le TGI de Koupéla, Ousmane Tiendrébéogo, le tribunal l’a suivi sur une partie de sa décision, notamment concernant les exceptions et les infractions de corruption d’agents publics. « Toutefois, sur d’autres aspects, nous ne sommes pas du tout satisfaits. Certaines logiques du tribunal, nous échappent. Nous allons interjeter appel afin que la Cour d’appel puisse nous départager », a fait savoir M. Tiendrébéogo.

Amédée Wend-La-Sida SILGA
silgaamedee@yahoo.fr

 

Légende :
1. Sept prévenus devront purger des peines d’emprisonnement et payer des amendes.
2. Me Barthélémy Kéré, conseil de prévenus, a indiqué qu’il va échanger avec ses clients en vue d’un éventuel appel.
3. « Mon client a été condamné. C’est une décision qui impactera lourdement la suite de sa carrière », Me Anna Ouattara, conseil du prévenu Jonas Yaméogo.
4. « Le tribunal a reconnu le préjudice moral subi par l’État », a affirmé, l’agent judiciaire de l’État, Me Gnanou Karfa.
5. Le premier substitut du procureur, près le TGI de Koupéla, Ousmane Tiendrébéogo a dit être insatisfait sur certains aspects de la décision du tribunal.

VOIR PH proces magistrats……………….MAC ZANGO

Journée nationale sur l’investissement d’impact: les bases d’une stratégie concertée posée

La deuxième édition de la Journée nationale sur l’investissement d’impact s’est ouverte, mardi 24 février 2026, à Ouagadougou.

Portée par « Impact Investing Burkina Faso », la deuxième édition de la Journée nationale sur l’investissement d’impact (JNII), s’est ouverte le 24 février 2026 à Ouagadougou. Elle ambitionne de promouvoir une vision concertée du financement du développement durable. La JNII se veut un cadre d’échanges structurant pour faire émerger une stratégie nationale d’investissement d’impact. Une approche qui vise à mobiliser des capitaux, tout en générant des effets sociaux et environnementaux mesurables. Au menu des échanges, une cartographie de l’écosystème burkinabè et des panels seront présentés.

Pour le président de Néré Capital, Job Zongo, la consolidation de l’écosystème passe par une synergie entre les acteurs du capital, les entrepreneurs et les pouvoirs publics. Il a insisté sur la nécessité de fédérer les forces locales, afin de mobiliser des financements au service du développement durable.

Selon le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, François Xavier Bambara, le Burkina Faso traverse une phase décisive de son histoire, marquée par la recherche de souveraineté économique et de transformation structurelle. L’investissement d’impact constitue donc un levier stratégique pour financer les priorités nationales, notamment l’industrialisation, la sécurité alimentaire, le soutien aux PME et l’inclusion financière. « Cette orientation s’inscrit dans le nouveau référentiel national de développement, Plan RELANCE 2026-2030 , qui mise largement sur la mobilisation des ressources internes », a-t-il indiqué. C’est pourquoi, a -t-il rappelé, le gouvernement a renforcé plusieurs instruments de financement, dont l’Agence burkinabè des investissements, la Caisse des dépôts et d’investissements et le Fonds burkinabè de développement économique et social, afin d’orienter le capital vers les secteurs productifs.

Une dynamique soutenue par les partenaires internationaux

La représentante région Afrique de GSG Impact « ex Global Steering Group for Impact Investment), Atieno Toglondo, a situé l’enjeu à l’échelle mondiale. Elle a expliqué que son organisation accompagne les pays dans la structuration de plateformes nationales capables de catalyser les financements à impact. « Nous avons engagé une conversation avec des partenaires locaux pour définir une stratégie commune visant à développer l’écosystème burkinabè », a-t-elle indiqué.

Parrain de cette édition, l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Jun Nagashima, a souligné que l’investissement d’impact correspond à la vision japonaise de la sécurité humaine, qui considère l’investissement comme un levier de transformation sociale et non comme une simple transaction financière. Au-delà des discours, la JNII vise l’émergence d’une plateforme nationale d’échanges dédiée à l’investissement d’impact avec une ouverture vers la sous-région.

 

Gustave KONATE
(Collaborateur)

 

Cancer du sein : plus de 20 femmes opérées lors d’une campagne gratuite à Ziniaré

Il a été dit à Kantigui que plus de 20 femmes ont été opérées au cours de la campagne gratuite de chirurgie mammaire qui s’est déroulée du 18 au 19 février au CHU de Ziniaré. Cette initiative, a-t-on indiqué, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein. La campagne, selon la source de Kantigui, a été conduite par le Pr Nayi Zongo, chirurgien oncologue et coordonnateur du Programme national de lutte contre le cancer, avec pour objectif d’améliorer l’accès aux soins spécialisés pour les patientes atteintes de pathologies mammaires, notamment le cancer du sein. Durant deux jours, a expliqué l’interlocuteur de Kantigui, les équipes médicales se sont mobilisées pour assurer des interventions chirurgicales gratuites, offrant ainsi une prise en charge salvatrice à des femmes souvent confrontées à des (…)

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Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89

 

Systèmes de production agroécologique: un outil d’évaluation en mooré, gulmatchéma et dioula disponible

L’association pour la recherche et la formation en agroécologie a organisé un atelier de pré-test et de validation de l’outil d’évaluation des systèmes de production agro-sylvo-pastorale et halieutique (AVACLIM), traduit en mooré, gulmatchéma et dioula, mardi 24 février 2026, à Ouagadougou.

Pour faciliter l’appropriation des principes de l’agroécologie par les communautés rurales, en levant la barrière linguistique qui freine souvent la compréhension et l’usage des outils techniques, l’association pour la recherche et la formation en agroécologie (ARFA) est à l’avant-garde. En effet, elle a organisé un atelier de pré-test et de validation de l’outil d’évaluation des systèmes de production agro-sylvo-pastorale et halieutique (AVACLIM), traduits en mooré, gulmatchéma et dioula, mardi 24 février 2026, à Ouagadougou.

Cet atelier a réuni des traducteurs, des spécialistes des langues nationales, des personnes ressources, des organisations partenaires, des producteurs agroécologiques et l’équipe technique de l’ARFA. L’objectif de la rencontre, selon les organisateurs, vise à garantir la cohérence terminologique, la clarté des formulations et la fidélité des traductions par rapport à la version originale en français.

Pour le Président du conseil d’administration (PCA) de l’ARFA, Mathieu Savadogo, l’outil AVACLIM a été conçu pour permettre aux paysans d’analyser eux-mêmes l’impact de leurs pratiques agricoles sur les rendements, les conditions de vie, l’environnement et les dynamiques communautaires. Il a souligné que cette validation en langues nationales s’inscrit dans une dynamique nationale de valorisation des langues locales comme langues de travail, tout en reconnaissant le rôle central des producteurs, premiers acteurs du développement agroécologique.

Un programme de formation en vue

« Une fois validé, l’outil fera l’objet d’un programme de formation en cascade », a-t-il expliqué. Mathieu Savadogo a ajouté que des paysans formateurs seront d’abord outillés avant de transmettre, à leur tour, les connaissances à d’autres producteurs sur le terrain. Le PCA de l’ARFA a également indiqué que cette approche a pour but de renforcer durablement le suivi et l’analyse des systèmes de production agro-sylvo-pastorale et halieutique, au bénéfice du plus grand nombre d’acteurs du monde rural.

Le chercheur au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Dr Fabèkourè Cédric Kambiré, a soutenu que la traduction de l’outil en langues nationales constitue une condition essentielle de son appropriation par les producteurs et les techniciens. Il a rappelé que la recherche scientifique ne produit un impact réel que lorsque ses résultats sont accessibles aux bénéficiaires finaux. « La validation participative renforce ainsi la pertinence scientifique de l’outil et son ancrage communautaire, dans un contexte national marqué par la quête de souveraineté alimentaire », a-t-il fait savoir.

Le producteur Harouna Compaoré, engagé dans la transition agroécologique, a exprimé sa satisfaction face à l’outil. « Je considère l’outil comme une référence majeure pour les producteurs. Il va faciliter l’apprentissage et l’appropriation des concepts, tout en intégrant des dimensions souvent négligées, telles que la santé du producteur, le bien-être, la préservation de l’environnement et les retombées économiques », a-t-il laissé entendre. A travers cette démarche inclusive, l’ARFA et ses partenaires entendent contribuer à rapprocher la science des communautés rurales, tout en renforçant les bases d’une agriculture durable, résiliente et ancrée dans les réalités locales du Burkina Faso.

Boukary BONKOUNGOU
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)

Confédération des Etats du Sahel : la feuille de route de l’An II en examen

Les hauts fonctionnaires de la Confédération des Etats du Sahel sont réunis du 24 au 26 février 2025, à Ouagadougou, pour l’examen du projet de feuille de route de l’An II.

Quelle direction pour l’An II de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ? C’est à cette question que les hauts fonctionnaires de l’espace confédérale s’attèleront à répondre du 24 au 26 février 2026, lors d’une réunion à Ouagadougou. Cette rencontre est, en effet, consacrée à l’examen du projet de feuille de route de l’An II de l’AES, proposé par le Burkina Faso, qui assure depuis le 23 décembre 2025, la présidence tournante de l’AES.

Aux dires du président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel et chef de la délégation burkinabè, Bassolma Bazié, la feuille de route revêt un enjeu stratégique et opérationnel. Elle constitue, selon lui, un instrument central de pilotage appelé à traduire en actions concrètes, la vision commune des chefs d’Etat autour des trois piliers fondamentaux, à savoir la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement.

Il a salué l’approche graduée adoptée dans l’élaboration du document en vue de garantir un processus inclusif, concerté et souverain, fondé sur l’appropriation collective des orientations stratégiques par l’ensemble des Etats membres. « C’est une feuille de route confédérale et de ce point de vue, les équipes des trois pays frères devaient se retrouver pour voir dans quel sens aller ensemble », a-t-il indiqué.

Pour lui, l’élaboration de ce document appelle au sacrifice, à l’unité, à la concertation et à la solidarité afin de répondre au mieux aux attentes des peuples de l’espace confédéral. M. Bazié a félicité les hauts fonctionnaires burkinabè qui ont sacrifié de leur temps pour produire un contenu qui sera soumis à leurs collègues du Mali et du Niger lors de cette rencontre.

La cheffe de la délégation nigérienne, Bayard Dariama Ganatié, a eu les mêmes compliments à l’égard des experts burkinabè. « Cette rencontre nous permet d’examiner un document de haute tenue produit par nos frères burkinabè dont je salue l’engagement et le mérite », a-t-elle déclaré.

Une boussole commune

Pour elle, ce texte constitue une véritable boussole commune qui guidera les pas vers un consensus ferme et éclairé pour l’avenir de l’espace confédéral. A l’entendre, grâce à l’ambition des trois chefs d’Etat, la confédération AES s’est affirmée comme une entité géopolitique incontournable désormais comptée et respectée dans la sous-région et sur l’échiquier international. « Si les progrès réalisés sont indéniables, les défis restent énormes », foi de Mme Ganatié.

Elle a donc invité à rester vigilant, notamment face à la guerre informationnelle sans précédent qui cible les trois pays avec à la clé, la diffusion de fausses informations et l’instrumentalisation des droits de l’Homme à des fins politiques. « Nous sommes à un tournant décisif, l’histoire nous observe, nos peuples nous regardent, nous n’avons d’autre choix que d’avancer ensemble sur le chemin de la victoire », a-t-elle appelé.

Le chef de la délégation malienne, l’ambassadeur Mahamane Hamadou Maïga, a également salué la qualité du document soumis à leur appréciation par la partie burkinabè. Il est convaincu que l’élaboration de cette nouvelle feuille de route et sa mise en œuvre permettront de maintenir l’élan de solidarité et de tenir haut le flambeau qui illumine le cœur et l’esprit des filles et fils de la confédération.

Tout en reconnaissant les progrès enregistrés sous la mandature du Président malien le général d’armée Assimi Goïta (Force unifiée AES, Banque confédérale pour l’investissement et le développement, Télévision et radio AES), il a confié que la désignation du capitaine Ibrahim Traoré à la tête de la confédération suscite beaucoup d’espoir au sein de l’espace AES en raison de sa détermination et son engagement constant pour la noble cause de la confédération.

 

Nadège YAMEOGO

 

Apurement de la dette sociale : plus de 11 milliards FCFA engagés par le gouvernement en 2025

 

  • Pour le reclassement de plus de 36.000 fonctionnaires
  • Soit 367 éligibles pour le passage à la 3e classe et 36.303 éligibles pour le passage à la 2e classe
  • Un taux d’exécution de près de 19% à ce jour

Plus de 11 milliards FCFA, tel est le montant consenti par le gouvernement burkinabè en 2025 pour remplir son devoir régalien envers ses partenaires sociaux, en s’acquittant de sa dette sociale. Cette dette sociale dont le paiement a débuté depuis le dernier trimestre de 2025, concerne le reclassement des fonctionnaires pour un effectif de 36.670 agents, assorti d’une incidence financière estimée à 11.364.727.986 FCFA. Le payement de cette dette sociale résulte d’un engagement pris par le Conseil des ministres en sa séance du 30 juillet 2025, qui a adopté un rapport relatif à la mise en œuvre des avancements de classe des fonctionnaires d’Etat, conformément aux dispositions de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat.

L’évaluation de cette dette sociale a été communiquée par le gouvernement aux membres de la Commission des finances et du budget (COMFIB) de l’Assemblée législative de transition (ALT) dont le rapport relatif au projet de loi portant loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2026, a été adopté le 30 décembre 2025.

Dans la réponse donnée par l’Exécutif à la COMFIB, il ressort que l’incidence financière initiale était estimée à 9.658.555.601 FCFA, pour un effectif de 36.670 agents, dont 367 éligibles pour le passage à la 3e classe et 36.303 éligibles pour le passage à la 2e classe. Mais dans la phase pratique, l’incidence financière initiale va connaître une hausse, passant de plus de 9 milliards FCFA à plus de 11 milliards FCFA. Qu’est-ce qui explique cette hausse ? Des éléments de réponse ont été apportés par le gouvernement du Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo: “Suite à un amendement du ministère en charge de la fonction publique, qui a consisté à avancer d’un an la date d’effet de l’avancement de classe qui avait été initialement prévue en 2021 et 2023, respectivement pour le passage à la 3e et à la 2e classe du contingent présent avant 2012 et avançant en année impaire”, a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Docteur Aboubakar Nacanabo. La conséquence de cet amendement est que l’incidence financière a été ajustée à 11.364.727.986 FCFA, mettant ainsi en exergue une charge supplémentaire prévisionnelle de 1.706.172.385 FCFA.

Le gouvernement précise qu’à la date du 11 novembre 2025, les actes d ‘avancement de classe de 31.904 agents ont été pris par le ministère en charge de la fonction publique, soit un taux de réalisation au plan administratif de 87%.

Près de 8.000 agents ont déjà empoché plus de 2 milliards FCFA

La constatation financière de ces actes incombe aux différents ministères et institutions de rattachement des agents qui disposent en leur sein d’un circuit autonome de traitement des salaires mettant en interaction les services des Ressources humaines, les services d’ordonnancement et ceux de la trésorerie ministérielle ou institutionnelle. Du reste, l’Exécutif souligne que la constatation financière a commencé en octobre 2025, dès la disponibilité des premiers actes. C’est ainsi qu’à la date du 5 décembre 2025, 7.869 agents sont concernés par les traitements déjà effectués, soit un taux de traitement de 21,46%. Quant à l’incidence des rappels effectués, elle se chiffre à 2 .086.079.139 FCFA, soit un taux d’exécution financière de 18,36%.

Notons que la dette sociale au Faso se concentre sur l’apurement d’indemnités des agents de l’Etat (ex : le personnel enseignant) et les avancements de classe.

Amnéternifa Crépin SOMDA

Quelques acquis enregistrés dans le traitement des revendications

A la faveur de la rencontre gouvernement/syndicat tenue le 6 février 2025, à Ouagadougou, il ressort quelques avancées enregistrées dans le traitement des revendications. « Il s’agit du traitement des dossiers des travailleurs de la Mairie de Ouagadougou, des dossiers des ex-moniteurs et monitrices et des travailleurs des médias publics arbitrairement affectés, de l’exclusion de la promotion foncière des activités des promoteurs immobiliers, du relèvement du SMIG, du soutien aux producteurs agricoles.

Source:  L’Economiste du Faso

DCRP/MSP