Visite des sites touristiques: la SOTRACO et Faso tourisme scellent une alliance

La Société de transport en commun (SOTRACO) et Faso tourisme ont signé une convention, mercredi 18 février 2026 à Ouagadougou.

Faso tourisme veut faire des sites touristiques, une destination sûre et accessible. A cet effet, la structure a signé une convention avec la Société de transport en commun (SOTRACO), le mercredi 18 février 2026, à Ouagadougou. Selon le directeur général de la SOTRACO, Idrissa Sawadogo, cette convention s’inscrit dans un contexte particulier, marqué par la volonté des autorités de promouvoir le tourisme et la culture, comme socles du développement endogène. « Nous voulons donner une autre dimension à la mobilité. Au-delà du transport urbain, il s’agit désormais d’utiliser nos bus pour promouvoir la culture et le tourisme burkinabè », a-t-il souligné.

De manière concrète, l’accord prévoit la création de lignes touristiques destinées à desservir les sites emblématiques du Burkina Faso. Ces lignes permettront non seulement de faciliter les excursions scolaires, professionnelles et associatives, mais aussi d’offrir aux populations un moyen sûr et confortable de découvrir les richesses du pays. La convention prévoit également le « branding » des bus aux couleurs des sites touristiques nationaux. « Tous les grands événements culturels et touristiques, ainsi que les sites à visiter, bénéficieront de l’accompagnement de la SOTRACO en matière de déplacement sécurisé et confortable », a ajouté M. Sawadogo.

Pour le directeur général de Faso tourisme, Sulaïman Kagoné, cette convention est l’aboutissement d’un processus de collaboration entamé depuis 2023. « Nous travaillons avec la SOTRACO depuis plusieurs années pour la mise en tourisme des événements et la promotion de la destination Burkina. Avec le renforcement du parc automobile de la SOTRACO, il était nécessaire de formaliser ce partenariat », a-t-il expliqué.

Les responsables des deux structures ont rassuré que les coûts seront étudiés conjointement afin de rester accessibles au plus grand nombre. « La SOTRACO est un service public. Les prix seront arrêtés en tenant compte de la mission sociale de l’entreprise et de la nécessité de permettre à tous les Burkinabè d’accéder aux sites touristiques », a indiqué Idrissa Sawadogo. Même son de cloche du côté de Faso Tourisme, qui affirme que l’accessibilité financière demeure un principe fondamental de cette initiative, dans la droite ligne de la politique nationale de promotion du tourisme interne.

 

Gustave KONATE
(Collaborateur)

 

Région de Bankui : Gaël Yaméogo prend la tête de la direction régionale en charge de l’agriculture et de l’eau

Le nouveau directeur régional de l’agriculture, de l’eau et des ressources animales et halieutiques de Bankui, Gaël Sidbewendin Yaméogo, a été installé dans ses fonctions par la secrétaire générale régionale, Adjara Kientega, ce mercredi 18 février 2026 à Dédougou, chef-lieu de la région.

Nommé en conseil des ministres le 5 février dernier, le directeur régional de l’agriculture, de l’eau et des ressources animales et halieutiques de Bankui (DRAERAH-BNK), Gaël S. Yaméogo, a officiellement pris service au gouvernorat de Dédougou, ce mercredi 18 février 2026. La cérémonie d’installation du tout premier DRAERAH de la nouvelle région de Bankui a été présidée par la secrétaire générale de la région, Adjara Kientega, représentant le gouverneur. L’ensemble des corps constitués de la région et des représentants du monde rural ont été témoins de cette passation de charge entre le nouveau et les anciens directeurs régionaux.

La nomination de ce nouveau directeur régional est intervenue après la fusion des directions régionales chargées de l’eau et de l’agriculture consacrée par le remaniement ministériel du 12 janvier 2026.

Le nouveau directeur régional a rendu hommage à ceux qu’ils succède à ce poste. « Leur leadership a permis d’engranger des acquis considérables », a-t-il souligné. Il a eu une pensée particulière au défunt directeur régional de l’agriculture et des ressources animales et halieutiques, Fayçal Téguéra, décédé le 21 novembre 2025 alors qu’il était en fonction. Il s’est montré reconnaissant à l’endroit des plus hautes autorités pour la confiance placée en lui pour servir le monde rural dans la région de Bankui.

Celui qui hérite de la fusion des deux directions a confié que sa mission sera de consolider les acquis obtenus par ces prédécesseurs. Il a martelé que la direction fusionnée doit être un « puissant levier de transformation » capable de structurer, sécuriser et moderniser tout le potentiel agricole et hydraulique dont dispose le Bankui.

Par la voix de la secrétaire générale de la région, tous les acteurs régionaux ont souhaité à M. Yaméogo une mission pleine de succès à la tête de la direction régionale de l’agriculture, de l’eau et des ressources animales et halieutiques de Bankui.

Yacouba BELEM

Ministère de l’Economie et des Finances: 3 309,725 milliards FCFA de ressources propres mobilisées en 2025

Le ministère de l’Economie et des Finances a tenu par visio-conférence, la première session de son conseil d’administration du secteur ministériel de l’année 2026 sur le thème : « Dématérialisation des procédures de passation des marchés publics : état des lieux et perspectives », mardi 17 février 2026, à Ouagadougou.

Malgré un contexte très exigeant, le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) a fait preuve de résilience dans la mise en œuvre des actions de développement de l’économie, de mobilisation de ressources, de gestion des finances publiques et du contrôle de l’action publique, au cours de l’année 2025. Parmi les acquis enregistrés au 31 décembre 2025, il ressort, entre autres, que le département a réalisé un décaissement de 65,757 milliards FCFA au titre des appuis budgétaires, sur une prévision de 38,5 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 170,79 % et une mobilisation de 51,107 milliards FCFA au profit des budgets des collectivités territoriales, avec un taux de recouvrement de 111,72 %.

De plus, le MEF a financé 216 projets de jeunes et de femmes pour un montant de 998,270 millions FCFA à travers le guichet TEELBA et mobilisé 3 309,725 milliards FCFA de ressources propres, sur une prévision de 3 236,994 milliards FCFA. Au titre du Fonds de soutien patriotique, le ministère chargé des Financé a pu collecter 222,242 milliards FCFA, sur une prévision annuelle de 150 milliards FCFA.

En plus de ces réalisations, l’élaboration de l’étude nationale prospective « Burkina 2060 » et du Plan national de développement 2026-2030, la sortie du Burkina Faso de la liste grise du GAFI, la vérification de 1 320 postes comptables et le contrôle de 1 850 comptes de dépôts des institutions et autorités administratives indépendantes sont également des acquis.

Ces performances ont été présentées, mardi 17 février 2026, lors du 1er Conseil d’administration ministériel (CASEM) de l’année 2026 du MEF par la Directrice générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS), Aminata Bakayoko. Le CASEM s’est tenu sur le thème : « Dématérialisation des procédures de passation des marchés publics : état des lieux et perspectives ».

Le ministre Nacanabo et la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako, ont félicité leurs collaborateurs pour les performances enregistrées.

Renforcer la dynamique positive

« Une révolution ne se nourrit pas de bilans, elle se nourrit d’efforts renouvelés. Ce que nous avons accompli hier nous honore, ce que nous ferons en 2026 définira notre héritage », a déclaré Aboubakar Nacanabo. C’est pourquoi il a exhorté ses collaborateurs à redoubler d’ardeur pour faire de 2026 l’année de l’intensification, de la rigueur et de la souveraineté pleinement assumée.

Le ministre de l’Economie et des Finances a indiqué que le plan de travail annuel 2026, a identifié comme défis majeurs, l’élaboration du document national d’orientation du développement, l’opérationnalisation du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES-Tôogo) et la mise en place d’une plateforme numérique centralisée de gestion des fonds nationaux de financement.

En termes de mobilisation de ressources au profit du budget de l’Etat, le MEF les prévisions sont de 3 413,79 milliards FCFA et 200 milliards FCFA pour le financement de la première phase de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso et la création d’une holding de gestion du portefeuille de titres de l’Etat.

Le ministre chargé de l’Economie a annoncé que la dématérialisation des procédures va se poursuivre. A ce titre, il a invité les administrateurs à apporter leurs contributions afin d’enrichir la réflexion sur le thème choisi et dégager des orientations claires pour une mise en œuvre réussie de cette réforme structurante.

Adama SAWADOGO
Célestine KINI
(Stagiaire)

SOTRACO: Faire de la mobilité un moteur de développement

Au cœur des profondes mutations urbaines que connaissent les grandes villes du Burkina Faso, la question de la mobilité demeure un enjeu stratégique majeur. Face à une croissance démographique soutenue, à l’étalement urbain et à la pression accrue sur les infrastructures, l’Etat engage une réforme ambitieuse du transport public. Dans cette dynamique, la Société de transport en commun (SOTRACO) s’affirme désormais comme le pilier de la politique nationale de mobilité, portée par une vision inclusive, moderne et résolument tournée vers le développement durable.

L’acquisition récente de 530 nouveaux bus marque un tournant décisif dans cette dynamique de transformation. Déployés dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ) et du Projet de mobilité urbaine du grand Ouaga (PMUGO), ces nouveaux équipements traduisent la volonté du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, de positionner le transport public comme un pilier structurant de la politique sociale et éducative. A travers le renforcement significatif de la flotte de la SOTRACO, l’Etat répond à un double objectif : faciliter l’accès des élèves et des étudiants aux établissements scolaires et universitaires, et améliorer durablement la fluidité de la mobilité urbaine.

Aujourd’hui, la SOTRACO assure la desserte de plusieurs centres urbains, notamment Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya et Dédougou, avec une extension progressive annoncée vers Banfora, Kaya, Tenkodogo, Koupéla, Fada N’Gourma, Gaoua et Manga, et à terme d’autres localités. L’ambition est claire : offrir une alternative crédible au transport informel, réduire les coûts de déplacement pour les ménages et garantir un service public de transport fiable, sécurisé et économiquement accessible. Pour les populations urbaines confrontées aux embouteillages et aux contraintes quotidiennes de déplacement, le transport collectif s’impose ainsi comme une réponse concrète, durable et adaptée aux besoins.

Cette montée en puissance s’accompagne d’une réforme majeure de la gouvernance de l’entreprise. En portant son capital de 800 millions à 5 milliards de francs CFA, détenu à 100% par l’Etat burkinabè, la SOTRACO consolide son statut d’entreprise publique stratégique. Cette consolidation financière renforce sa capacité d’investissement, accroit son autonomie opérationnelle et lui offre les marges nécessaires pour engager des réformes internes structurantes.

Un maillon essentiel de la construction des villes

Elle ouvre également la voie à une structuration plus rigoureuse des services, avec un accent particulier sur la planification des lignes, la maintenance préventive, la modernisation des équipements et, à terme, la digitalisation des systèmes de billetterie et d’abonnement.

La dimension sociale de cette initiative reste l’un des points centraux de la vision gouvernementale. En rapprochant les élèves et les étudiants de leurs établissements, le transport public contribue à réduire les inégalités d’accès à l’éducation. Pour de nombreux ménages, le bus s’impose comme une solution fiable, sécurisante et financièrement accessible. Cette amélioration de l’offre participe à la lutte contre l’absentéisme scolaire, à la réduction des risques liés aux déplacements et à la structuration d’un cadre de mobilité adapté aux jeunes apprenants. Ainsi, la mobilité devient un facteur clé de cohésion sociale et d’égalité des chances.

Au-delà des enjeux sociaux et éducatifs, la SOTRACO s’affirme comme un acteur de la transition écologique. La mise en circulation de bus modernes contribue à réduire l’usage excessif des moyens de déplacement individuels, à limiter les émissions de gaz à effet de serre, à diminuer les accidents de la route et à optimiser la gestion des flux urbains. L’entreprise participe ainsi à l’amélioration de la qualité de vie en milieu urbain et à une utilisation plus rationnelle de l’énergie.

Certes, des défis demeurent, notamment la régularité du service, la discipline d’exploitation, la formation continue des agents, l’entretien durable du parc et l’appropriation progressive du transport collectif par les populations. Mais, les bases sont désormais solides pour permettre à la SOTRACO d’assumer pleinement son rôle d’entreprise publique citoyenne, au service du développement urbain.

A travers cette dynamique, la SOTRACO ne se contente plus de transporter des usagers. Elle incarne un véritable projet de société, alliant équité sociale, modernité et durabilité. Instrument d’intégration sociale, levier économique et acteur de l’aménagement urbain, elle s’impose comme un maillon essentiel de la construction de villes plus inclusives, plus fluides et plus résilientes.

En investissant dans la modernisation du transport public, l’Etat fait le choix d’une mobilité au service du progrès. Chaque bus mis en circulation incarne une vision nationale qui se matérialise : une mobilité améliorée, une éducation renforcée et une société plus solidaire. Un pas décisif vers un Burkina Faso en mouvement.

DCRP/MATM

 

Sport burkinabè: immersion patriotique envisagée pour les Etalons

Le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a échangé, le vendredi 13 février 2026 à Ouagadougou, avec les présidents des différentes fédérations sportives. La ministre, Annick Pikbougoum, a présenté à ses interlocuteurs des réformes parmi lesquelles figure l’instauration d’une immersion patriotique pour les équipes nationales.

Assainissement de la gouvernance des fédérations, leur catégorisation, le renforcement du lien entre clubs et collectivités territoriales, digitalisation des procédures administratives. Ce sont là, entre autres, les réformes annoncées par la ministre chargée des Sports, Annick Pikbougoum, lors de la rencontre avec les responsables des fédérations sportives le vendredi 13 février. S’inscrivant dans la dynamique de la Révolution progressiste et populaire, la ministre a invité les fédérations à plus de responsabilité, de discipline et d’engagement patriotique.

Dans cette dynamique, elle a annoncé la mise en place prochaine d’une immersion patriotique au profit des sélections nationales. Cette initiative vise, à l’en croire, à renforcer la fibre citoyenne des sportifs et à faire rayonner le Burkina Faso sur le plan international. « Chaque sportif est appelé à devenir un acteur engagé, prêt à porter haut les couleurs du Burkina Faso et à faire briller la Nation sur toutes les scènes sportives », a précisé la cheffe du département chargée des sports. Annick Pikbougoum a également insisté sur la nécessité du développement du sport à la base, notamment dans les écoles primaires et la redynamisation des sports scolaires et universitaires.

Sur le plan administratif, elle a rappelé l’importance de déposer les rapports justificatifs liés aux subventions, soulignant que le retard de certaines fédérations pénalise l’ensemble des structures et freine le déblocage groupé des financements.Tout en saluant l’initiative du dialogue, les interlocuteurs de la ministre ont formulé des doléances et fait des propositions. Le président de la fédération burkinabè des sports pour personnes handicapées, Guy Yameogo, a proposé d’étudier l’intégration des blessés de guerre au sein du sport pour personnes handicapées, mettant en avant leur discipline et leur potentiel sportif.

Pour sa part, William Ouédraogo, président de la fédération burkinabè de Taekwondo, a souhaité un accompagnement renforcé pour les athlètes de haut niveau, notamment en vue du Championnat d’Afrique prévu en avril de cette année et des qualifications aux Jeux olympiques. Il a aussi plaidé pour la dotation de la fédération en infrastructures propres, levier essentiel pour le développement et la performance du taekwondo burkinabè.

Moumouni BARRY
(Stagiaire)

 

Education formelle et non formelle : bilan « satisfaisant » des examens et concours 2025

Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales a organisé une séance de travail consacrée au bilan des examens et concours de l’éducation formelle et non formelle de la session 2025, mardi 17 février 2026, à Ouagadougou.

Le bilan des examens et concours, session 2025, de l’éducation formelle et non formelle est globalement satisfaisant. Au Certificat d’études primaires (CEP), sur un total de 294 351 candidats présents, le taux global de réussite s’est établi à 89,21%. Quant aux examens professionnels, ils ont affiché des résultats satisfaisants avec un taux de réussite des personnels de l’éducation de base évalué à 97,06%.

C’est ce qui est ressorti de la séance de travail organisée par la Direction générale des examens et concours de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle (DGEG-EPPNF), mardi 17 février 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre initiée par le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN), a réuni les responsables techniques, les acteurs du système éducatif, ainsi que les partenaires impliqués dans l’organisation des examens et concours de l’éducation formelle et non formelle.

La tenue de cette rencontre bilan, selon le secrétaire général du MEBAPLN, Ibrahima Sanon, répond à une double exigence. En effet, a-t-il expliqué, elle s’inscrit dans une logique de redevabilité, principe fondamental de bonne gouvernance et participe à l’amélioration continue de la qualité du système éducatif, conformément aux orientations de la Révolution progressiste et populaire. Il a rappelé que plusieurs innovations majeures ont marqué la session 2025, traduisant la volonté du gouvernement à rapprocher l’administration éducative des réalités du terrain. En témoigne, selon lui, la déconcentration réussie de certaines activités clés du CEP mise en œuvre dans cinq régions pilotes que sont le Kadiogo, le Guiriko, le Nakambé, le Nazimon et le Nando, a-t-il laissé entendre.

Les résultats enregistrés en 2025, a indiqué M. Sanon, sont le fruit de la résilience des acteurs qui a permis la tenue effective de tous les examens sur l’ensemble du territoire national malgré un contexte sécuritaire exigeant. il a rappelé l’importance de ce bilan, qui constitue un outil stratégique d’analyse, un espace de remise en question collective et un levier pour renforcer la qualité, l’équité et la crédibilité des évaluations nationales.
La généralisation de la déconcentration des activités du CEP et du concours d’entrée en sixième à l’ensemble des régions, l’intégration de l’évaluation de l’éducation civique et morale, la publication diligente des résultats des examens professionnels, sont entre autres perspectives pour les prochaines sessions, a annoncé le secrétaire général du MEBAPLN, Ibrahima Sanon.

 

Adama SEDGO
Adama NIKIEMA
(Stagiaire)

Jeûne musulman : « Rien ne sert de se priver de la nourriture, si le musulman continue de faire du mal », Dr Mohammad Ishaq Kindo

Les fidèles musulmans du Burkina entament, ce mercredi 18 février 2026, le jeûne du Ramadan. Pendant cette période de pénitence, le Dr Mohammad Ishaq Kindo, président du conseil des Oulémas du mouvement Sunnite du Burkina invite les fidèles musulmans à multiplier les actions de solidarité et à prier pour la paix dans le pays.

Sidwaya (S) : Qui est habilité à faire le jeûne musulman ?

Dr Mohammad Ishaq Kindo (M.I.K.) : Le jeûne est l’un des cinq piliers de l’islam. C’est une période au cours de laquelle, le musulman doit s’abstenir de manger, de boire et d’entretenir des relations sexuelles du matin au soir. C’est une obligation dans le mois du Ramadan dont le but est de permettre à celui qui jeûne d’avoir la crainte de Dieu. Tout musulman en âge de puberté, qu’il soit homme ou femme doit pratiquer le jeûne, s’il est en bonne santé. Une femme en période de menstrues ou une personne qui est en voyage peut ne pas jeûner comme le conseille l’islam. Mais, il lui est recommandé de faire un rattrapage après. C’est un engagement qui procure la bénédiction au fidèle s’il obéit à toutes les règles. Sans excuse valable, ne pas respecter le jeûne constitue un pêché pour le musulman.

S : Comment le musulman doit se préparer pour affronter cette période de jeûne ?

M.I.K. : Il est recommandé selon la parole du prophète Mohamed Paix et salut sur lui (PSL), de percevoir la lune avant de commencer le jeûne. Le cas contraire, il est conseillé de boucler les 30 jours du mois en cours avant de jeûner. Tout musulman doit contribuer d’abord à rechercher la lune. Même si un seul musulman digne de confiance dit qu’il a perçu la lune, les musulmans peuvent entamer le jeûne. Au contraire pour la fin du jeûne, il faut que deux personnes dignes de confiance disent l’avoir perçue pour qu’on fête le ramadan. Passée cette étape, chaque musulman doit prendre un engagement de jeûner pendant les 30 jours, s’il est en bonne santé. Il doit en outre se préparer à abandonner les mauvaises habitudes.

Il doit éviter de faire du mal, de prononcer de mots maladroits, de trahir. Il doit être plus prudent et surtout éviter tout le mal. Rien ne sert de se priver de la nourriture si le musulman continue de faire du mal. C’est un moment pour celui qui jeûne d’apprendre à pardonner. Même si quelqu’un le provoque, il ne doit pas riposter. C’est un moment d’éducation, de redressement du fidèle musulman. Pour réussir, il doit simplement s’éloigner des vices de la société, notamment dans ses propos, son regard. Cette période est une formation qui permettra au fidèle musulman d’adopter de bons comportements, d’être généreux, de pardonner, d’éviter de faire du mal.

S : Est-ce que la pratique du jeûne exige du musulman, des moyens financiers ?

M.I.K. : Le prophète Mohamed a dit : Avant de débuter le jeûne, le musulman doit manger et pour rompre, il doit manger. Cependant, même si le musulman ne gagne pas à manger, il peut néanmoins se mettre dans le jeûne. La rupture également peut se faire avec de l’eau simple. Dans ce dernier cas, si au cours de la journée, la personne estime que la faim peut lui porter un préjudice sur la santé, l’islam l’autorise à rompre mais avec une obligation de rattraper après.

S : Qu’en est-il de ceux qui, au cours de la période abusent trop avec la nourriture, lors de la rupture ?

M.I.K. : Il faut sensibiliser les gens sur cet état de fait. L’objectif du jeûne est de permettre au musulman de réduire la nourriture qu’il consomme. Réduire sa consommation présente même des avantages pour le jeûneur sur le plan de sa santé. Malheureusement, le constat est que certains abusent surtout lors de la rupture. Il y a des gens qui mangent plus pendant la période du jeûne que d’ordinaire. Le paradoxe est que d’autres mêmes prennent du poids. Pendant ce temps, leurs proches n’ont rien à manger. Il est recommandé d’être plus généreux et de faire du bien à ses proches. C’est une période de pénitence. Au temps du prophète (PSL), il n’a jamais gaspillé la nourriture. La rupture se faisait juste avec des dattes et de l’eau.

S : Est-ce que le musulman en jeûne peut offrir son sang ?

M.I.K. : S’il s’agit d’un prélèvement pour effectuer des examens, cela ne gâte pas son jeûne. Mais s’il veut offrir son sang en quantité pour sauver un malade, il doit simplement rompre avec une obligation de rattraper. Dans le même ordre, s’il est en jeûne, il ne doit pas non plus recevoir une transfusion sanguine. Dans tous les cas, les prescriptions prévoient des circonstances atténuantes pour ces cas d’urgences : rompre le jeûne tout simplement avec un engagement de rattraper.

S : Quels conseils avez-vous à prodiguer aux fidèles musulmans pour qu’ils réussissent leur jeûne ?

M.I.K. : Nous invitons tous les musulmans à s’engager à fond, afin de récolter les bienfaits de ce moment de pénitence. Au cours du mois, il y a une des nuits qu’on appelle nuit du destin. Les bénédictions de la seule nuit équivalent aux bénédictions de 83 ans pour le musulman. Cela appelle le fidèle à être fier de la période et à implorer Dieu pour qu’il le bénisse. C’est un mois de bénédictions, de bienfaits qui recommande à tous, des efforts pour en profiter. Il lui faut être plus généreux, ensuite faire plus de bien dans son entourage. Pour preuve, c’est le moment durant lequel, le prophète multipliait ses actes de générosité.

Le Burkina Faso est dans un contexte particulièrement difficile, avec plus de personnes vulnérables. J’invite donc, les Burkinabè à multiplier les actes de solidarité pour soulager ceux qui sont dans le besoin. J’invite les dirigeants des mosquées à prendre des dispositions et à mieux s’organiser pour que les prières se passent dans de bonnes conditions. Nous devons donc prier pour que Dieu, le Tout puissant accomplisse nos vœux et apporte la paix au Burkina.

Adama SEDGO

 

Souveraineté économique du Niger: une feuille de route pour faire du secteur pétrolier un levier structurant

Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini a présenté officiellement, ce mardi 17 février 2026 à Niamey, la feuille de route de son département ministériel.

Cette feuille de route s’articule autour de sept axes stratégiques, à savoir le développement des investissements dans l’exploration, la maîtrise et l’optimisation de la chaîne de valeurs pétrolières, le renforcement de la gouvernance et du cadre institutionnel, la création d’une Agence de régulation du secteur pétrolier du Niger (amont et aval) qui agira comme un gendarme technique et économique. A cela s’ajoutent le développement du contenu local et des capacités nationales, la mobilisation des compétences nationales et ouverture maîtrisée à l’expertise internationale, la gestion rigoureuse des impacts environnementaux et sociaux et enfin la transparence et la redevabilité publique.

Pour le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, cette feuille de route s’inscrit dans la dynamique impulsée par la Charte de la refondation et le Programme de refondation nationale, qui placent la souveraineté économique, la bonne gouvernance, la transparence et la valorisation optimale des ressources nationales au cœur de l’action publique. Le ministre a ajouté qu’elle traduit également, de manière opérationnelle, les orientations stratégiques contenues dans la lettre de mission du ministre du Pétrole, laquelle fixe des objectifs clairs : renforcer la contribution du secteur pétrolier à la consolidation budgétaire, améliorer la gouvernance et la transparence, optimiser la chaîne de valeurs, promouvoir le contenu local et assurer une gestion responsable et durable des ressources. M. Hamadou Tini a fait comprendre que l’ambition est de faire du secteur pétrolier un levier structurant de souveraineté économique, de stabilité budgétaire et de transformation structurelle, tout en maîtrisant les risques techniques, financiers, environnementaux et institutionnels liés à son développement.

Le ministre a par ailleurs précisé que la mise en œuvre de cette feuille de route intervient dans un contexte marqué par la volatilité des prix internationaux, les contraintes sécuritaires, les défis infrastructurels, les limites actuelles des capacités institutionnelles et les exigences croissantes liées à la transition énergétique. « Ces défis ne doivent pas être perçus comme des obstacles, mais plutôt comme des paramètres stratégiques à intégrer dans notre planification », a-t-il précisé. Pour garantir l’effectivité de cette feuille de route, il a annoncé que son département mobilisera tout une gamme de mesures allant de la mise place d’un cadre de dépenses à moyen terme sectoriel, à un dispositif de suivi-évaluation basé sur des indicateurs trimestriels et annuels, des tableaux de bord de performance, des audits techniques, financiers et environnementaux réguliers, ainsi que des évaluations périodiques qui permettront d’ajuster les actions et d’améliorer continuellement la performance sectorielle.

 

Agence nigérienne de presse

Ramadan et carême: le Premier ministre malien s’imprègne de la disponibilité des denrées

Le Premier ministre malien s’imprègne de la disponibilité des denrées
Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga a visité, le lundi 16 février 2026 à Bamako, deux entrepôts dans le cadre de l’approvisionnement des populations en denrées de première nécessité. Il s’agissait pour le chef du gouvernement de s’assurer de la disponibilité et de l’accessibilité des produits sur instructions du chef de l’Etat, le général d’armée Assimi Goïta.

Les magasins de la Société Mamadou Diarra S.A sont bien approvisionnés avec 15 000 tonnes de sucre et de 45 000 tonnes de riz. Aux Etablissements Gaakoye et frères, le Premier ministre a pu constater une grande quantité de riz, de sucre et d’huile. Le général de Division Abdoulaye Maiga a profité de cette occasion pour saluer les efforts consentis par le gouvernement à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce. Il s’est aussi réjoui du travail remarquable des Forces Armées et de Sécurité, des Opérateurs économiques et des chauffeurs.

Selon les chiffres de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence les stocks disponibles à la date du 14 février 2026 auprès des grossistes sont estimés à 94 641 tonnes de riz, 50 152 tonnes de sucre, 7 984 tonnes de farine de blé, 4 877 tonnes d’huile et enfin 3 773 tonnes de lait en poudre. Les stocks dans les réseaux de distribution ne sont pas inclus. Les fidèles musulmans et chrétiens peuvent à présent passer les mois de Ramadan et de Carême dans de meilleures conditions.

CCRP-Primature/Mali