Défense-Sécurité-Finances et Diplomatie : en symbiose pour une souveraineté acquise

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, représentant le Premier ministre, a présidé la cérémonie d’ouverture des premières journées de dialogue Défense, Sécurité Finances et Diplomatie, le mardi 17 février 2025, à Ouagadougou.

L’exécutif burkinabè veut d’une action coordonnée entre les acteurs des départements de la Défense nationale, de la sécurité, des finances et de la diplomatie afin de poser les bases d’une cohérence capable d’assurer au pays un développement durable. Les premières journées de dialogue Défense, Sécurité Finances et Diplomatie, placées sur le thème : « diplomatie et contexte géopolitique et sécuritaire : synergie pour une optimisation de la défense et de la protection des intérêts nationaux », visent à garantir une mutualisation des efforts dans la construction d’un Burkina Faso prospère.

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, représentant le chef du gouvernement, a présidé le mardi 17 février 2026, à Ouagadougou la cérémonie d’ouverture de ces premières journées prévues se tenir sur deux jours. Selon le général Simporé, le but de ces journées est d’optimiser la défense et la protection des intérêts du Burkina Faso. « Ces journées de dialogue viennent également consolider les initiatives d’appropriation des réformes majeures adressées aux missions diplomatiques et aux postes consulaires dans la défense des intérêts de notre chère patrie », a-t-il fait savoir.

Anticiper les menaces

Le ministre d’Etat a également souligné que le monde est en perpétuelle mutation et les Etats aussi. « Nous évoluons aujourd’hui dans un monde tumultueux, marqué par des situations géopolitiques très changeantes et de nouvelles alliances qui se dessinent. Du coup, on ne peut bâtir une diplomatie forte si l’on n’est pas fort militairement. Aussi, on ne peut non plus construire une force solide sans une économie viable », a éclairé, le ministre chargé de la Guerre. C’est pourquoi il a invité les acteurs à une synergie durable entre défense, sécurité intérieure, économie et diplomatie.

Pour le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, ces deux jours de dialogue permettront aux cadres des secteurs concernés d’échanger afin de bâtir une capacité nouvelle de défense stratégique, unifiée et coordonnée pour défendre les intérêts du Burkina Faso et protéger sa souveraineté. Il a fait comprendre qu’une synergie est nécessaire dans un monde en pleine reconfiguration au niveau des relations entre Etats. « Dans ce monde nouveau, seuls les Etats et les espaces stratégiquement organisés survivent et s’imposent. Les autres subiront. Le Burkina Faso, lui, a fait son choix d’être un Etat qui agit, un Etat qui anticipe, qui défend ses intérêts partout où ils se jouent », a‑t‑il déclaré.

Le ministre des Affaires étrangères a annoncé la mise en place d’un cadre permanant de dialogue entre les parties concernées à travers ces premières journées de dialogue. « Ce cadre ne sera pas un simple mécanisme administratif. Il sera un instrument de puissance, un instrument d’anticipation, de cohérence et de souveraineté. Il permettra d’anticiper les menaces avant qu’elles ne deviennent des crises, d’aligner notre diplomatie sur nos réalités sécuritaires, d’organiser nos ressources financières vers nos priorités stratégiques et surtout de parler au monde d’une seule voix et d’une voix souveraine », a précisé, le patron de la diplomatie burkinabè. Les participants à ces journées sont composés des gradés des forces de sécurité intérieure, de la Gendarmerie nationale, de l’armée et des acteurs de premier plan de la diplomatie burkinabè.

 

Wanlé Gérard COULIBALY

Ouagadougou : la Brigade Laabal s’invite à la fête des amoureux

Dans la soirée du 14 février 2026, Kantigui fou amoureux qu’il est de son épouse, a décidé de lui faire vivre autrement la Saint Valentin. Sur recommandation d’un ami, Kantigui a emmené sa dulcinée dans un grand maquis aux encablures de l’échangeur de l’Est, situé en pleine zone d’habitation. A 21h, le bar est noir de monde, les tables couvertes de toutes sortes de bouteilles, l’ambiance électrique et assourdissante. Impossible d’adresser la parole à son voisin, de se frayer un passage. Sur la piste de danse, clients et serveuses rivalisent de talent. Les décibels (…)

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L’essor du tourisme en Chine : entre politique d’exemption de visa et expérience authentique

Récemment, sur des réseaux sociaux tels que TikTok, la tendance du « Becoming Chinese » (Devenir Chinois) a fait exploser la curiosité. Ce n’est plus seulement un intérêt pour les sites historiques, mais une quête d’expériences sensorielles pures.

Parmi ces expériences culturelles authentiques, certains ont choisi de s’immerger dans l’ambiance festive : celle de passer le Nouvel An chinois en Chine. Un choix très judicieux.

Alors que le vent froid de février soufflait dehors, l’intérieur du Terminal 3 de l’Aéroport International de Beijing ressemblait à une ruche bourdonnante de chaleur humaine. Ce n’était pas seulement la frénésie habituelle du « Chunyun » (le grand transport printanier chinois). Cette année, une touche inédite colorait l’atmosphère : une marée de touristes venant d’autre pays. Les données illustrent le constat : les réservations de vols vers la Chine ont bondi par rapport à l’an dernier. Au premier mois de 2026, le Service général d’inspection frontalière de Beijing a contrôlé un total de 560 000 étrangers entrant et sortant du pays, soit une hausse de 44,5% en glissement annuel. Parmi eux, plus de 184 000 entrées ont bénéficié des politiques d’exemption de visa ou d’autorisation d’entrée temporaire, ce qui représente 1,9 fois le nombre enregistré durant la même période de l’année dernière.

De plus en plus d’étrangers viennent en Chine pour découvrir la Fête du Printemps, à savoir le Nouvel An chinois, et le nombre de personnes franchissant les postes frontaliers de Beijing devrait atteindre 531 000 durant les vacances de la Fête du Printemps, du 15 au 23 février.

Le 13 février, nous avons constaté cette effervescence à l’Aéroport international de Beijing. À midi, un avion transportant des passagers de Paris à Beijing venait d’atterrir. Un couple venu de Normandie de la France, tout émerveillé par les facilités douanières, confiait qu’il s’agissait de leur toute première visite en Chine. « Nous voulons connaître la culture chinoise, nous nous sommes renseignés et c’est un bon moment pour venir. » Beaucoup de passagers sont agréablement surpris que la procédure soit super efficace. Grâce à la politique d’exemption de visa récemment mise en œuvre, la Chine ouvre grand ses bras au monde. Généralement, pour un voyageur étranger, l’arrivée dans un nouveau pays peut être une source de confusion, notamment au niveau des bornes d’immigration. Mais, en Chine, l’expérience est tout autre. Les visiteurs n’ont qu’à se diriger vers les machines automatiques, où l’enregistrement des empreintes digitales et le remplissage du formulaire d’entrée se font en quelques clics.

L’aéroport s’est entièrement converti au numérique, éliminant la paperasse grâce aux machines automatiques. Des écrans intuitifs aux multiples langues guident chaque pas des voyageurs, tandis que des bénévoles et des agents de permanence sont présents à chaque coin pour offrir une assistance personnalisée. Même la connexion Internet est simplifiée grâce à des bornes autonomes qui permettent de se connecter instantanément au WiFi.

Pour garantir l’efficacité du contrôle frontalier durant le pic de voyage, les services d’immigration de l’aéroport ont renforcé leurs effectifs. Les équipes restent mobilisées sur le terrain pour offrir aux voyageurs chinois et internationaux un voyage serein et sans encombre.

L’aéroport est devenu un théâtre d’un phénomène historique. La Chine accueille non seulement des foules qui visitent, mais des individus cherchant une connexion humaine. Et, à en juger par les sourires échangés entre les agents de la police aux frontières et les touristes étrangers, ce dialogue a déjà commencé.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

 

Cohésion sociale : Le journaliste Emil SEGDA, ambassadeur de paix

La Fédération pour la paix universelle-Burkina Faso a honoré, le samedi 14 février 2026 à Kaya, de personnalités exemplaires pour leur engagement pour la promotion de la paix et de la cohésion sociale en leur décernant le titre « d’ambassadeurs de paix ».

 

Parmi les 98 personnalités distinguées, figure le chef de service régional des Editions Sidwaya des Koulsé, le journaliste Emil Abdoul Razak SEGDA pour son engagement dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et le vivre ensemble à travers ses œuvres majoritairement orientées vers l’action humanitaire depuis le début de la crise sécuritaire et humanitaire dans la région des Koulsé en 2019.

La cérémonie de distinction qui incarne l’espoir et l’engagement citoyen pour la cohésion sociale a eu lieu le samedi 14 février 2026 à Kaya  sous la présidence du haut-commissaire de la province de Sandbondtenga, Idrissa Gamsonré qui a félicité les récipiendaires tout en les invitant à œuvre davantage pour un Burkina Faso et de développement durable.

Les personnalités honorées lors de cette journée de distinction sont, entre autres, les autorités coutumières et religieuses, les acteurs de l’éducation et de la société civile, les journalistes, les acteurs du monde sportif et les opérateurs économiques.

Pour le récipiendaire Emil Abdoul Razak SEGDA, cette distinction est une récompense du travail déjà accompli par son média et à la fois une interpellation. « Je pense qu’au-delà de ma personne c’est le travail des Editions Sidwaya qui est récompensé et je voudrais au nom de la Directrice générale, Assètou Badoh/Guira dire que nous (mon média et moi) allons continuer à rester professionnels en livrant une information fiable, qui rassemble pour que le pays des Hommes intègres retrouve sa paix d’antan », a-t-il promis.

Pour le journaliste SEGDA, aucun pays ne peut se développer sans la paix et cette paix doit commencer dans les cellules familiales, dans les services pour se répandre au sein des communautés. « Cette distinction collective envoie un message fort : la paix est le bien le plus précieux de la nation, et sa préservation requiert l’engagement de tous », a-t-il insisté.

98 personnalités ont été faites « ambassadeurs de paix » pour leur engagement pour la paix et la cohésion sociale.

Pour le conférencier du jour, Sidi Mohamed Guigma, les petits gestes, pensées et paroles sont des éléments qui construisent la paix au sein de la famille et la communauté. « Notre cœur nous enseigne la paix dans l’humanité. Partager l’amour pour avoir la paix dans les familles et la société. Nous devons construire la paix de notre vivant et même après la mort, car nos devanciers continuent toujours de nous soutenir », a-t-il indiqué.

Pour M. Guigma, chaque citoyen burkinabè doit éteindre le feu des conflits, il doit toujours partager sa nourrir, ses biens et apporter son soutien aux personnes en détresse.

A l’entendre, la mission essentielle des ambassadeurs de paix est de travailler à sauver les familles en leur permettant d’avoir la paix pour un développement harmonieux.

Sidi Mohamed Guigma a soutenu que la construction de la paix repose sur cinq principes universels : croire en Dieu pour considérer son prochain comme un frère, privilégier l’esprit que son corps, valoriser la famille en développant l’amour fraternel et en aimant les autres membres de la famille, consacrer sa vie pour les autres et coopérer de façon interdépendante et saine entre religieux, ethnie et régions.

Depuis sa création le 12 septembre 2005 sous l’égide des Nations Unies, la FPU œuvre à promouvoir le développement durable, la culture de l’amour, de la paix et de la non-violence. La FPU-Burkina Faso œuvre pour la paix à travers le dialogue, les conférences de prise de conscience de l’importance de la paix et des initiatives sociales pour un Faso uni et solidaire.

Les principes de la FPU reposent sur la coopération mondiale, le dialogue interreligieux, la famille, la bonne gouvernance et le service au bien commun. Son objectif est de promouvoir une culture de paix durable basée sur des valeurs universelles.

Nématou Ouédraogo (Collaboratrice)

 

Coopération bilatérale: l’ambassadeur de Cuba salue l’excellence des relations avec le Burkina Faso

Le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, Stella Eldine Kabré, a reçu en audience, ce vendredi 13 février 2026, à Ouagadougou, l’ambassadeur de la République de Cuba au Burkina Faso.

Madame Enith Perez Retureta est venue traduire aux premiers responsables du département en charge de la diplomatie, la gratitude de son pays pour l’organisation réussie en fin décembre 2025, du cinquantenaire des relations bilatérales entre les deux pays. Pour elle, la célébration de la coopération entre les deux pays est le fruit de l’excellence des relations d’amitié entre les deux peuples, caractérisées par des valeurs partagées de solidarité et de résilience dans un contexte mondial marqué par la pression extérieure. Se réjouissant pour la Révolution burkinabè, Mme Retureta a salué le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré dont le courage a permis de hisser haut les couleurs du Burkina.

L’ambassadeur de la République de Cuba a aussi saisi l’occasion pour présenter à Mme le ministre délégué, la situation difficile que traverse son pays à cause du blocus imposé par les Etats-Unis. Tout en remerciant la diplomate cubaine pour le soutien exprimé par les autorités cubaines à l’endroit du Burkina Faso, Stella Eldine Kabré a témoigné la solidarité et la compassion du Burkina Faso à ce pays frère qui traverse des moments éprouvants. Pour elle, le contexte géopolitique actuel impose aux pays de promouvoir le développement endogène pour le bien-être de leurs populations. Une dynamique dans laquelle s’inscrit le Burkina Faso avec la Révolution progressiste populaire.

DCRP/MAE

La majorité de parasomnies : le manque de sommeil est la 1re cause

Les parasomnies désignent une catégorie spécifique des troubles du sommeil. Elles sont caractérisées par un ensemble d’événements comportementaux ou psychiques anormaux et indésirables survenant pendant le sommeil ou à la lisière entre l’éveil et le sommeil. Dans la majorité des cas, les personnes sujettes aux parasomnies ne sont pas conscientes de leurs actes.

La parasomnie désigne des troubles du sommeil. Plus précisément, elle se réfère à des comportements moteurs anormaux dont la personne ne conserve aucun souvenir à son réveil. Selon la phase du sommeil qui est affectée, cela se manifeste notamment par du somnambulisme, des terreurs nocturnes, des cauchemars ou un éveil confusionnel. Les parasomnies peuvent être liées au stress, à la fièvre, ou à l’alcool. Il existe divers types de parasomnies, dont certains sont plus fréquents pendant l’enfance et d’autres plus fréquents à l’âge adulte.

La parasomnie du sommeil profond : Elle est la phase au cours de laquelle il est difficile de se réveiller. Un temps pendant lequel le corps se régénère. On distingue essentiellement trois formes de parasomnie du sommeil profond :
Les terreurs nocturnes : il s’agit d’angoisses paroxystiques qui suscitent des cris et des larmes au cours du sommeil. On les observe surtout chez les enfants.

Le somnambulisme : il s’agit de déplacements effectués pendant la phase de sommeil lent profond, sans en avoir conscience. Cela se produit souvent 1 à 3 heures après l’endormissement. Ce phénomène affecte essentiellement les enfants et davantage les garçons que les filles. Il existe une forme particulière de troubles alimentaires du sommeil : le somnambulisme alimentaire. Il se produit généralement quand la personne a une alimentation caloriquement pauvre.

Les éveils confusionnels : ils se réfèrent à des comportements inappropriés ou à une confusion lors du passage du sommeil lent profond au réveil. Ils sont observés surtout chez les enfants.

La parasomnie du sommeil paradoxal (cauchemars, paralysie du sommeil, TSCP). Le sommeil paradoxal correspond à la phase du sommeil au cours de laquelle l’activité du cerveau est proche de celle observée en phase d’éveil. On distingue trois formes de parasomnies du sommeil paradoxal principalement :

Les cauchemars : il s’agit de rêves qui occasionnent souvent un sentiment de peur ou de terreur à la personne. Ils surviennent en phase de sommeil paradoxal. Les paralysies du sommeil : ce phénomène se traduit par la conscience d’être éveillé, associé à l’incapacité de bouger son corps et de parler. Cela dure de quelques secondes à quelques minutes et peut être particulièrement anxiogène.

Les conséquences

Les Troubles du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) : ils se traduisent par des gestes brusques (coups de pied, de poing) et parfois par des verbalisations. On les rencontre surtout chez les personnes âgées atteintes de troubles neurodégénératifs.
Les troubles du sommeil ont parfois une composante génétique, à l’instar de l’énurésie, mais ils sont le plus souvent favorisés par des éléments extérieurs qui perturbent l’intensité, la durée et l’articulation des phases du sommeil. Les formes chroniques du trouble comportemental en sommeil paradoxal peuvent être révélatrices d’une pathologie neurodégénérative à l’image de la maladie de Parkinson.

Les parasomnies peuvent avoir des conséquences sur la perturbation du sommeil du patient et celui de ses proches. Le patient peut être dans un état de fatigue, de somnolence, de honte et d’anxiété.
Les parasomnies deviennent problématiques quand elles sont récurrentes ou qu’elles se poursuivent à l’âge adulte. Elles peuvent alors avoir un retentissement psychosocial sérieux et perturber la vie sociale.

La majorité des parasomnies résultent d’un manque de sommeil. Il s’agit donc dans un premier temps de ne pas se priver de sommeil, voire de s’octroyer des siestes.
Pour limiter la fréquence des paralysies du sommeil, avec ou sans hallucinations, il est recommandé de dormir sur le ventre ou sur le côté plutôt que sur le dos. Lors de l’événement, essayer de bouger les yeux sous les paupières ou les orteils, seules parties du corps non soumises à l’atonie musculaire du sommeil paradoxal.
Pour les cas de somnambulisme, il est conseillé d’allumer une petite veilleuse ; bien fermer les volets et la porte de la chambre ; se rafraîchir après le sport intense ; et ne pas dormir en hauteur (lit superposé).

Pour le trouble du comportement en sommeil paradoxal : éviter de placer des objets cassants à proximité du lit ; placer un traversin au milieu du lit, ou bien dormir séparément.

Abdoulaye BALBONE

Source : https://www.passeportsante.net/fr
Légende : crédit photo : internet

 

 

 

IIe édition de la rue des étoiles: la liste des 100 personnalités +1 dévoilée

Le comité scientifique de l’académie des Sotigui a animé une conférence de presse pour dévoiler les noms des impétrants de la IIe édition de la rue des étoiles, samedi 14 février 2026, à Ouagadougou.

Des hommes et femmes ont contribué à bâtir et à marquer l’histoire du Burkina Faso en particulier et de l’Afrique de façon en général. Pour les magnifier, le comité scientifique de l’académie des Sotigui a décidé de graver leurs noms sur les stèles de la rue des étoiles. C’est ce qu’a révélé le président du comité scientifique, Dramane Konaté, au cours d’une conférence de presse animée, samedi 14 février 2026, à Ouagadougou. Elle a rendu public la liste officielle des 100 personnalités + 1 devant figurer sur la rue des étoiles. L’ensemble des personnalités désignées ont été réparties dans 9 domaines.

Il s’agit de 8 personnalités dans le domaine du leadership panafricain, 10 dans le rang des FDS et VDP, 35 en arts et culture, 10 dans le domaine du genre, 4 en citoyenneté et essor économique, 8 en sports et loisirs, 7 en savoirs endogènes, 8 en sciences techniques et 10 dans le domaine livres et écrits. A cela, s’ajoute la galaxie du Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle composée de 12 chefs coutumiers. Le rapporteur du comité, Parfait Ilboudo, a indiqué que le nom du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré va figurer sur la rue des étoiles dans le domaine du leadership panafricain.

Selon son président, Dramane Konaté, le comité a documenté les profils des personnalités proposées avant d’établir la liste définitive des noms qui seront matérialisés sur les stèles. Répondant aux préoccupations des journalistes, le présidium a soutenu que le comité scientifique n’a pas compétence pour évaluer le chef de l’Etat. Ils ont affirmé que la décision de faire figurer son nom sur une des stèles a été prise à titre exceptionnel et à l’unanimité des membres, avec l’accord de la Présidence du Faso. D’où le concept des 100 personnalités +1.

« Le président du Faso a mené des actions phares qui nous ont marquées, comme la réhabilitation de l’Institut des peuples noirs en ajoutant l’épithète endogène Farafina, lancée en 1986 par le père de la révolution », a justifié M. Konaté. En ce qui concerne la protection des stèles, le promoteur de l’académie des Sotigui, Kevin Moné, a rassuré que des dispositions ont été prises. De son avis, chaque impétrant repartira chez lui avec une étoile en bronze pour éviter les vols sur la rue des étoiles.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

La « revanche » de Tiani

La loi de programmation énergétique adoptée, en fin de semaine dernière au forceps par le gouvernement français, est l’objet de critiques acerbes et de protestations véhémentes. Selon ses contempteurs, elle va non seulement plomber pour de bon l’économie nationale déjà exsangue, mais pire, multiplier par deux le coût de l’électricité dans un pays où plus de 36% des consommateurs n’arrivent plus à faire face à leurs factures. Une situation ubuesque dans un pays qui « distribuait » l’énergie à ses voisins dans un proche passé et qui se retrouve aujourd’hui en plein marasme avec des délestages dans les grandes villes tandis que les campagnes vivent en mode courant alternatif. Pas si ubuesque que cela à l’analyse, depuis que le Niger a décidé d’être maître de ses matières premières, depuis l’avènement du Président souverainiste Abdramane Tiani.

Tout le monde entier sait désormais que la France faisait son beurre sur le dos de ce pays répertorié parmi les plus pauvres du monde, selon des standards occidentaux, qui peinent à convaincre les Africains en général et les Nigériens en particulier, avec le discours des dirigeants de l’AES qui leur ouvre progressivement les yeux. Du coup, les propos de la première ministre italienne, Georgia Meloni, qui a « décrété » la décrépitude de la France dans un proche avenir, font écho surtout avec les prévisions économiques à moyen terme faites par les experts français eux-mêmes. De ces rapports, il apparaît comme indiqué plus haut que cette crise de l’énergie à venir va gripper ce qui reste du secteur industriel français qui ne pourra pas supporter les cours exorbitants qui en résulteraientt.

Le secteur de l’automobile déjà moribond avec la perte de son monopole africain (fini le temps où tous les gouvernements francophones roulaient dans les carrosses français) et l’émergence de la Chine avec des berlines rutilantes et peu coûteuses va mourir de sa belle mort. Idem pour le secteur aéronautique lui aussi en proie à la concurrence des Américains et bientôt des Russes, Chinois voire Indiens.

Avec un monde rural sacrifié sur l’autel des accords du Mercosur et des universités de moins en moins attractives, la « douce » France va retourner dans sa situation d’autrefois avec des contestations de l’establishment préparant le terrain à une révolution démocratique et populaire. Déjà la révolte des gilets jaunes avait donné le ton, même si elle avait été contenue par les forces de répression du grand capital. Cette fois-ci le raz de marée promet d’être plus dévastateur selon la formule qui veut que ventre affamé n’ait point d’oreilles.

La France est à l’orée d’un bouleversement politique et économique profond et ses escapades prédatrices en Afrique pour récupérer son paradis perdu n’y pourront pas grand-chose, car, les consciences citoyennes s’opposent à tout rétablissement de l’oppression et du pillage. En s’en prenant à nos dirigeants, Paris renforce leur cote d’amour auprès du peuple, et, Tiani, soldat patriote en est l’une des parfaites illustrations. Après avoir déjoué l’intervention impérialiste de fin janvier, il apparaît désormais comme un héros national aux yeux de ses compatriotes qui lui réserve des bains de foule monstres partout où il passe. Son intervention télévisuelle, de vendredi dernier, a mobilisé les foules au-delà de son pays, preuve de sa popularité grandissante.

Logés à la même enseigne, Assimi Goita du Mali et Ibrahim Traoré du Burkina Faso apparaissent plus que jamais comme les rédempteurs de la conscience africaine. Tiani tient donc sa revanche sur Macron dont la fin de mandat va s’apparenter à un chemin de croix avec la guerre de l’énergie à venir. Véritablement, plus rien n’est comme avant sous le soleil du Sahel central.

 

Boubakar SY

Transport ferroviaire: Sitarail se dote de 4 nouvelles locomotives de dernière génération

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a mis en service quatre nouvelles locomotives de dernière génération acquises par la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL), filiale du groupe Africa global logistics (AGL), le lundi 16 février 2026, à Bobo-Dioulasso. Cet investissement d’un coût de plus de sept milliards FCFA va permettre à la société d’accroître sa capacité de traction et de réduire les temps de parcours.

La Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL), spécialisée dans le transport de personnes et de marchandises a acquis quatre nouvelles locomotives de type GL 30. Ces machines d’une puissance de 3000 chevaux et d’une capacité de traction de 1500 tonnes brut sont dotées de systèmes de commande informatisée, de dispositif de diagnostic embarqué et d’équipements de sécurité. Ses cabines sont climatisées et digitalisées offrant de meilleures conditions de travail aux cheminots.

La SITARAIL a présenté officiellement, le 16 février 2026, ces nouvelles locomotives aux autorités burkinabè qui à leur tour les ont mises sur les rails. C’est le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, qui a donné le premier coup de sifflet à air des nouvelles locomotives en présence des autorités régionales, du monde des affaires burkinabè et des premiers responsables de SITARAIL. Son directeur général, Simplice Essoh, leur a signifié que cette acquisition est une réponse de la société aux défis logistiques actuels et futurs.

Il a rassuré de la détermination de SITARAIL à accompagner les grands projets nationaux en termes de développement du transport multimodal comme celui du port sec de Ouagadougou en perspective pour lequel l’embranchement ferroviaire constituera un des principaux leviers de performance. La directrice régionale de AGL Côte-d’Ivoire –Burkina Faso, Asta Rosa Cissé, a abondé dans le même sens en affirmant que sa structure s’engage à accompagner les Etats dans les différents projets de réhabilitation des infrastructures, pour faire de SITARAIL un modèle de réussite ferroviaire en Afrique de l’Ouest. En attendant, elle a soutenu que les quatre locomotives s’ajoutent à la cinquantaine de wagons plateaux déjà opérationnels sur les 260 prévus.

Pour une modernisation de l’outil ferroviaire

Pour elle, les nouvelles locomotives sont la matérialisation concrète d’un engagement fort, celui de contribuer aux côtés de nos Etats à la transformation, à la modernisation et à la pérennisation de l’outil ferroviaire au service de nos économies et de nos populations. « Ce matériel roulant est une réponse directe aux besoins de nos populations, clients miniers, industriels, commerciaux qui attendent de nous, fiabilité, sécurité et volume. Notre mission est claire : fluidifier les échanges commerciaux sur le corridor Abidjan-Ouagadougou, soutenir les industries locales et désenclaver l’hinterland », a martelé Mme Cissé.

Le ministre Mikailou Sididbé a salué la mise en service de ces nouvelles locomotives très attendues par les opérateurs économiques qui réclament une logistique performante et compétitive. « La mise en service de ces locomotives GL30 n’est pas une fin en soi. Elle est une étape, un jalon supplémentaire vers la construction d’un système de transport multimodal, moderne et résilient, capable de soutenir la dynamique de construction nationale chère au président du Faso », a-t-il laissé entendre. Pour lui, le renouvellement du matériel roulant doit aller de pair avec la rénovation continue de la voie ferrée. Pour ce faire, des initiatives comme le Plan d’urgence du projet Sikasso-Kologho-Bobo-Dioulasso (SKBo), ou le Programme de réhabilitation intégrale (PRI), d’Abidjan jusqu’à Kaya, ont été prises pour donner un nouveau souffle à la voie ferrée. A l’issue de la mise en service des locomotives, le ministre a visité l’atelier et le centre de perfectionnement de SITARAIL.

 

Adaman DRABO
Amadou OUEDRAOGO (stagiaire)

 

 

 

 

Université Joseph-Ki-Zerbo: hommage au savant de la sémio linguistique Pr Yves Dakouo

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Le laboratoire langues, discours et pratiques artistiques de l’université Joseph-Ki-Zerbo a rendu un hommage mérité, au Pr Yves Dakouo, samedi 14 février 2026, à Ouagadougou.

L’Université Joseph-Ki-Zerbo est reconnaissante au Pr Yves Dakouo. Le laboratoire Langues, discours et pratiques artistiques (LADIPA) a rendu un hommage mérité, samedi 14 février 2026, à Ouagadougou, au professeur titulaire en sémio linguistique après 34 ans de transmission du savoir. Un point d’orgue a été mis sur sa carrière professionnelle marquée de rigueur scientifique et l’engagement humain au service de la société.

Il ressort que le Pr Dakouo a dirigé 23 Diplômes universitaires de technologie, 56 mémoires de maîtrise, 57 DEA et mémoires de master, 2 mémoires d’inspection de l’enseignement secondaire, 21 thèses. Il a aussi co-dirigé 4 thèses au plan national et 2 en co-tutelle avec la France. Par ailleurs, Yves Dakouo a participé à 91 jurys de soutenance de thèse. L’éminent professeur continue d’encadrer des assistants, des maitres de conférences et des doctorants en cours d’évaluation.

Au-delà des chiffres, ce sont des trajectoires humaines, des carrières lancées et des vocations affirmées qui témoignent de son impact. « L’arbre doit l’éclat de ses fleurs à ses racines », a commenté le directeur du LADIPA, Sidiki Traoré.

la communauté universitaire a rendu hommage au Pr Dakouo pour avoir honoré la corporation.

D’éminents enseignant-chercheurs, maitres de conférences et des « disciples » ayant partagé à différentes échelles les 34 ans de parcours professionnel du Pr Dakouo ont fait des témoignages. Il s’agit, entre autres, de Dr Boukari Nébié, Dr Dramane Konaté, Pr Youssoufou Ouédraogo, Pr Alain Sanou, Pr Georges Savadogo, Pr Issiaka Salia. Le public a eu droit à la diffusion d’une vidéo intitulée « Pr Yves Dakouo, une lumière pour la société ». Dr Dramane Konaté, a rappelé la dimension profondément humaine de son encadrement. « Pr Dakouo nous a appris que la science ne doit jamais être enfermée dans les bibliothèques. Elle doit dialoguer avec la société.

Il nous a transmis l’humilité, la réserve, le sens de la parole juste », a-t-il déclaré. A ses yeux, le maître a façonné bien plus que des chercheurs, il a formé des citoyens engagés. Le Pr Dakouo a exprimé sa profonde gratitude et sa fierté pour cet hommage. Il a partagé sa joie de voir ses étudiants et doctorants intégrés dans les universités et contribué activement au développement de la société. « Ce constat rend ma carrière pleinement satisfaisante », s’est-il réjoui. Pr Yves Dakouo a souligné l’importance de poursuivre la recherche et d’explorer de nouvelles pistes, notamment l’étude des « mystères » dans la production artistique, la littérature, le cinéma et la peinture, afin d’enrichir la compréhension des phénomènes culturels burkinabè et africain.

Emmanuel BICABA