Espace AES: Visite de travail en Algérie

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Le Président Tiani rend hommage aux martyrs de la guerre de libération nationale
Poursuivant sa visite de travail en République algérienne démocratique et populaire, le Président de la république du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani s’est recueilli, ce lundi 16 février 2026, au Sanctuaire du Martyr à Alger, à la mémoire des martyrs de la glorieuse guerre de libération nationale.

Le Président nigérien a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative et récité la Fatiha du Saint Coran à la mémoire des Chouhada de la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954.   Il a également visité le musée national du Moudjahid, où il a reçu des explications exhaustives sur les différentes étapes de l’histoire de l’Algérie, notamment celle de la glorieuse guerre de libération nationale. Au cours de son séjour, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a également rencontré la communauté nigérienne établie sur le territoire algérien.

…a entamé, dimanche 15 février dernier, une visite de travail et d’amitié en Algérie, à la tête d’une importante délégation.

A cette occasion, l’ambassadeur de la République du Niger auprès de la République algérienne démocratique et populaire, Aminou Malam Manzo, a exposé les principales préoccupations et doléances relatives aux conditions de vie des Nigériens. Cette intervention a été suivie de celles des membres du Haut Conseil des Nigériens en Algérie et du représentant des étudiants et stagiaires. Rappelons que le Président de la République du Niger a entamé, dimanche 15 février dernier, une visite de travail et d’amitié en Algérie, à la tête d’une importante délégation, à l’invitation du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Agence nigerienne de presse

 

Le bureau de la coordination régionale du Kadiogo du Centre d’études, de recherches et de formation islamique (CERFI) a organisé une cérémonie consacrant l’ouverture officielle du Ramadan Market, lundi 16 février 2026 à Ouagadougou.

Le Centre d’études, de recherches et de formation islamique (CERFI) maintient son initiative visant à offrir des produits de grande consommation à prix réduits aux fidèles musulmans pendant le mois de jeûne. L’ouverture officielle du Ramadan Market a eu lieu, lundi 16 février 2026 à Ouagadougou.

Pour le président de la coordination régionale du Kadiogo du CERFI, Boureima Zallé, au-delà de l’aspect commercial, la foire Ramadan Market est aussi un lieu de rupture collective de jeûne, de réseautage et de formations. D’où le thème de cette Xe édition de Ramadan Market : « Foire de la solidarité, d’engagement citoyen et de la résilience ». Cette année, la foire se tient du 15 février au 1er mars 2026. Le responsable de KGB production, Omar Cissé, a salué la tenue effective de cette édition. Les organisateurs ont prié pour un bon et fructueux mois de pénitence à tous les Burkinabè.

A l’issue de la coupure de ruban, les invités ont visité les différents stands qui proposent au public des produits locaux de grande consommation, des fruits secs comme les dattes, du jus de citron, du kinkeliba, du moringa, du bissap, de la pomme de terre, des oignons, du poulet fumé, du poisson fumé, des biscuits, de l’huile, du sucre, de la farine de maïs, du riz, du thé, de la bouillie et bien d’autres produits.

Des industriels sont aussi présents. Parmi eux, on peut citer NutriFor Industrie, une entreprise de fabrique de céréales et bouillies pour enfant et adulte. Son directeur général, Amadou Paré, a expliqué les biensfaits et la richesse nutritive de ses produits. « Les produits de NutriFor Industrie sont adaptés à tous les âges, surtout en temps de pénitence. Les sachets de bouillie sont déjà sucrés. Il suffit d’utiliser de l’eau chaude ou tiède comme vous le désirez, ce sont des produits très digestes », a-t-il assuré.

 

Emmanuel BICABA

Visite du Président Tiani en Algérie: le Président Abdelmadjid Tebboune s’entretient avec son homologue nigérien

Le Président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, s’est entretenu, ce lundi 16 février 2026 au siège de la présidence algérienne, en tête-à-tête, avec le Président de la République du Niger, chef de l’Etat, le général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Auparavant, le Président algérien avait réservé un accueil officiel à son illustre hôte qui a passé en revue les détachements de la Garde républicaine qui lui ont rendu les honneurs, avant que les deux présidents ne prennent une photo souvenir devant les représentants de médias nationaux et étrangers. Le président de la République du Niger a entamé, dimanche, une visite de fraternité et de travail en Algérie à la tête d’une importante délégation à l’invitation du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Agence nigerienne de presse

 

Célébration du Nouvel An chinois : une passerelle culturelle entre la Chine et l’Afrique

En cette veille du Nouvel An chinois, alors que des millions de familles s’apprêtent à accueillir une nouvelle année placée sous le signe du renouveau, cette fête traditionnelle revêt cette année une dimension particulière. Inscrite depuis le 4 décembre 2024 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, elle incarne désormais une richesse partagée au-delà des frontières.

Pour Karim Badolo, journaliste burkinabè vivant et travaillant en Chine, cette reconnaissance offre une opportunité unique de rapprochement entre les cultures africaine et chinoise. À l’occasion de l’Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique, il voit dans cette fête un symbole fort de partage et de dialogue entre les peuples.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Futur entraineur des Etalons : Des techniciens étrangers aux aguêts

Dans quelques semaines, le Burkina aura à la tête de son équipe nationale A, un nouveau technicien. L’appel à candidature lancé par la Fédération burkinabè de football fait bouger la légion étrangère. Ça se bouscule.

 

A travers un communiqué rendu publique le 6 février dernier, la Fédération Burkinabè de football (FBF) a informé de l’ouverture de l’appel à candidature pour le choix du futur sélectionneur national du Burkina Faso. Selon le communiqué de la faitière du football national et conformément aux exigences de la Confédération africaine de football (CAF), le remplaçant de Brama Traoré doit détenir la licence A de la CAF ou la licence Pro (UEFA, CONCACAF, CONMEBOL, AFC ou OFC) pour les entraineurs n’ayant pas la licence A de la CAF. Les expériences professionnelles sont aussi souhaitées pour les candidats burkinabè (justifier d’une expérience cumulée d’encadrement des équipes de Ligue 1, des sélections nationales toutes catégories confondues d’au moins 5 années) que ceux de nationalités étrangères (justifier d’une expérience cumulée d’encadrement des équipes de Ligue 1 professionnelle ou des sélections nationales A d’au moins 5 années).

Aussitôt lancé que déjà ça se bouscule au niveau de la commission de réception des dossiers. Et selon une source concordante, il y aurait environ 100 postulants 72 heures seulement après l’ouverture du processus. Outre les entraineurs nationaux, il se murmure que des entraineurs bien connus auraient l’intention de diriger la sélection A du Burkina Faso. En attendant que ça se confirme, il s’agirait par exemples du technicien franco-arménien Michel Der Zakarian passé par Montpellier, du franco-comorien Amir Abdou ex-entraineur de l’équipe nationale des Comores lors de la CAN 2021 (disputée en janvier 2022 au Cameroun), de l’ex coach de l’ASFA-Y (en 2003) l’Italien Gugliermo Arena, de son compatriote Solinas Giovanni, du franco-burkinabè de l’Amicale sportive de Vitré Julien Kaboré. Tout compte fait, tout sera clair et officiel d’ici la fin de ce mois de février selon le timing de la FBF. Affaire à suivre.

Yves OUEDRAOGO

 

Burkina : l’armée envoie des apprentis largueurs de mini-drones en enfer

Durant les opérations de janvier et de février, les Forces combattantes ont été d’une vigilance accrue en éliminant à différents niveaux, des terroristes qui utilisent des mini-drones soit pour observer leurs positions soit pour larguer des projectiles.

Entre fin décembre 2025 et mi-février 2026, les forces combattantes burkinabè ont multiplié les opérations offensives sur plusieurs fronts du territoire national.

Appuyées par les vecteurs aériens et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), les unités du BIR et du FORSATEC ont neutralisé plusieurs centaines de terroristes, démantelé des bases ennemies et récupéré d’importants équipements, renforçant ainsi la reconquête progressive du territoire.

Le 28 janvier, des criminels ont pris d’assaut une position des VDP à Dagadou, près de Bogandé. Les hommes du BIR 19 sont intervenus rapidement pour appuyer les VDP. L’ennemi a été copieusement maté et du matériel récupéré.

Le 27 janvier, à Manni, les Forces combattantes ont neutralisé des criminels venus se renseigner sur leurs positions. Le même jour, à Gomboro dans le Sourou, des assaillants en mission de renseignement ont également été neutralisés.

Le 29 janvier, un binôme terroriste opérant avec des mini-drones de largage de projectiles à Ougarou a été repéré et éliminé.

Le 25 janvier, un groupe de criminels dépêché pour évaluer la situation à l’arrivée des troupes a été neutralisé et son matériel récupéré. Une équipe d’opérateurs de mini-drones envoyée après cet échec a également été neutralisée.

Le 21 janvier, dans la zone de Bouroum, dans les Koulsé, des terroristes cachés sous des arbres ont été frappés efficacement. Plus tard dans la soirée, ces mêmes criminels ont tenté d’envoyer une équipe opérant avec des mini-drones pour harceler les unités amies, mais tous les assaillants et leurs explosifs ont été détruits.

Le 20 janvier, à Namissiguima, un binôme de terroristes utilisant des mini-drones a été repéré et suivi jusqu’à sa destination dans des arbres touffus. Ils ont été frappés efficacement et neutralisés.

Le 19 janvier, le 7e BIR a attaqué une base terroriste au nord de Djibasso. Les vecteurs aériens ont confirmé la présence ennemie et effectué une frappe initiale pour désorganiser les assaillants.

La base a été envahie par le BIR, qui a récupéré le matériel ennemi, tandis que les assaillants survivants fuyaient.

Le 18 janvier, des criminels ont attaqué une base des forces à Balga. Les soldats ont résisté héroïquement et ont contraint l’ennemi à fuir, laissant des cadavres sur place.

Le 16 janvier, dans les zones de Koogo et Mènè, le groupe d’intervention rapide, appuyé par une compagnie du 30e BIR, a tendu une embuscade aux criminels. Des dizaines d’assaillants ont été tués et du matériel récupéré.

Le 15 janvier, le 26e BIR a mené une reconnaissance offensive à Ponkoyonli et a neutralisé plusieurs criminels.

Le 14 janvier, le BIR 29, en reconnaissance offensive à Gomboro, a pris contact avec un ennemi qu’il a rapidement neutralisé. Les unités de la Force Spéciale d’Action et de Combat (FORSATEC) ont également investi les localités de Konan et Kombori et ont neutralisé d’autres criminels.

Le 12 janvier, les hommes du 26e BIR à Ouagarou ont mené des reconnaissances offensives dans la zone de Piéga et ont affronté l’ennemi avec succès.

Le 7 janvier, les hommes du BIR 30 en reconnaissance à Mènè ont neutralisé des précurseurs terroristes et récupéré du matériel.

Le 4 janvier, le 5e BIR, en mission à Dî a neutralisé des guetteurs ennemis après une infiltration.

La série d’opérations avait commencé dès le 28 décembre 2025. Dans la zone des Koulsé, la surveillance a permis de détecter une arrivée progressive de criminels terroriste…

BIR, FORSATEC, VDP et vecteurs aériens maintiennent la puissance de feu contre les terroristes

Malgré les avaries du terrain, les Forces combattantes ont maintenu ce mois de février la pression sur les terroristes au niveau des différents théâtres d’opérations, notamment à Titao, puis à la frontière ivoirienne, à Tongomayel, à Béléhédé, à Filio, à Djibo et dans le secteur de l’Est. Au bilan, des centaines de malfaiteurs tués, des dizaines de bases détruites, un important arsenal de guerre récupéré tandis que les opérations se poursuivent pour protéger les populations et éliminer les forces du mal.

Le 14 février 2026, les Forces combattantes ont croisé le fer avec l’ennemi dans les zones de Tongomayel, Béléhédé et Filio. Pris de panique, les assaillants ont pris la fuite avant de se regrouper dans le secteur ouest pour attaquer les populations civiles. Ils se sont organisés en trois groupes d’un total de plus d’un millier de personnes. Deux groupes avaient pour objectif de faire de la propagande et de piller les centres de santé, tandis que le troisième voulait attaquer la base du 21e BIR.

Grâce à l’action rapide et coordonnée du 21e BIR et des VDP de Titao, les assaillants ont reçu une réponse de taille. Après un combat acharné, ils ont été contraints à la fuite vers le nord. Plusieurs terroristes ont été neutralisés et une grande quantité de matériel a été récupérée. Les vecteurs aériens sont intervenus pour compléter l’action et détruire tout le reste de la menace.

Deux jours plus tôt, le 12 février, les vecteurs aériens avaient reçu un renseignement sur la présence d’un groupe de criminels transportant un important stock de matériel dans la forêt du parc W. Les unités aériennes se sont déplacées rapidement dans la zone et ont frappé les assaillants. La destruction a été complète et aucun rescapé n’a pu s’échapper, sécurisant ainsi la zone et le matériel.

Le 10 février, une unité de reconnaissance composée de soldats du 10e et du 23e BIR, partie de Toeni, patrouillait dans le village de Kanéga, à la frontière. Soudain, plusieurs centaines de criminels sont apparus et ont foncé sur la petite unité. Les soldats n’ont pas reculé. Ils ont affronté courageusement la horde d’assaillants.

Les observateurs amis  postés sur des hauteurs ont suivi le combat et ont aidé à coordonner les tirs. Après une trentaine de minutes de combats intenses, les criminels ont compris qu’ils faisaient face à des soldats déterminés et ont commencé à fuir, abandonnant cadavres et matériel.

Entre le 7 et le 9 février, les unités de la Force Spéciale d’Action et de Combat (FORSATEC) ont mené des opérations offensives à la frontière ivoirienne pour empêcher les criminels de s’installer sur le territoire. Le 9 février, sur les rives d’un fleuve, les boys ont détecté des assaillants armés. Ces derniers ont rapidement pris la fuite et ont tenté de traverser le fleuve pour rejoindre la Côte d’Ivoire.

Les forces combattantes ont observé attentivement les mouvements pour éviter tout incident avec les forces ivoiriennes. Les images montrent les terroristes marchant et discutant sous surveillance, ignorant la présence des soldats, avant de se disperser sur la rive opposée.

Le 8 février, les forces basées à Djibo ont lancé une percée vers les bases terroristes de Tongomayel et Béléhédé dès 7 heures du matin. À l’abordage de la base de Tongomayel, elles ont rencontré des assaillants qui ont été rapidement écrasés.

Des renforts ennemis qui se préparaient dans les forêts voisines ont été repérés, verrouillés et neutralisés par les forces terrestres et l’appui aérien. Dans la nuit, les criminels ont essayé de sauver du matériel à l’aide d’un véhicule pick-up, mais le véhicule a été rattrapé et détruit.

Le 6 février, une arrivée progressive de criminels a été observée dans un verger à Baraboulé. Ces assaillants préparaient une une grande rencontre. Les vecteurs aériens sont intervenus rapidement et ont largué un missile au cœur de la réunion. Tous les assaillants présents ont été détruits avec leurs moyens.

Le 5 février, dans la zone du Groupement des Forces du Secteur de l’Est (GFSE), une équipe de terroristes opérant avec des mini-drones à Namoungou a été localisée et frappée efficacement. Les explosifs qu’ils transportaient et qu’ils n’avaient pas pu larguer ont été détruits.

Le 3 février, dans la zone de Namissiguima, la surveillance a permis de localiser des terroristes utilisant un mini-drone pour observer les mouvements des forces amies. Une autre équipe venue confirmer la situation a également été neutralisée. Tous les assaillants et leur matériel ont été détruits.

Du 1er au 4 février, le 18e BIR a mené des reconnaissances offensives dans sa zone de responsabilité. Les unités ont neutralisé quelques criminels résiduels et sécurisé plusieurs axes stratégiques.

Malgré ces grandes victoires, les Forces combattantes n’ont pas dormi sur leurs lauriers et continuent d’aller chercher les terroristes jusqu’à leurs derniers retranchements.

Agence d’information du Burkina

Coopération bilatérale: l’Algérie et le Burkina Faso prospectent des secteurs stratégiques

Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a reçu une délégation algérienne conduite par le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, vendredi 13 février 2026, à Ouagadougou.

La coopération entre le Burkina Faso et l’Algérie se renforce davantage dans les secteurs stratégiques notamment des mines et des hydrocarbures. En effet le vendredi 13 février 2026 à Ouagadougou, le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a reçu le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, pour une séance de travail. Le ministre d’Etat, chargé des Mines de l’Algérie, Mohamed Arkab, a indiqué que cette visite, qui se tient sur instruction du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, vise à consolider les relations fraternelles entre les deux Etats.

« La séance de travail s’inscrit dans une volonté manifeste de mettre l’expérience et le savoir-faire algériens à la disposition du Burkina Faso à travailler dans les secteurs des hydrocarbures, de l’énergie et des mines », a-t-il déclaré. Selon lui, le Burkina Faso, comme l’Algérie, sont des pays très riches, mais les ressources restent peu exploitées. Le ministre chargé de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba, s’est réjoui de cette rencontre de travail qui permet de renforcer la collaboration et la coopération entre les deux pays, notamment dans les secteurs de l’énergie et des ressources minières et minérales.

La délégation algérienne est constituée de responsables de sociétés qui évoluent notamment dans les secteurs des hydrocarbures, de l’énergie, mais également dans l’exploration et la chaîne de valeurs de l’exploitation minière et minérale. « Nous voulons, à travers ce séjour qui va durer 48H, examiner les perspectives et formuler des recommandations pour une opérationnalisation de cette coopération stratégique », a précisé le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières.

Emmanuel BICABA

 

Crise à la BOA Burkina Faso: le ministre Mathias Traoré à l’écoute des deux parties

Le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré, assisté de son équipe technique, a reçu des responsables de la Bank Of Africa (BOA) Burkina Faso ainsi que les délégués du personnel, ce samedi 14 février 2026, à Ouagadougou.

Cette rencontre intervient dans un contexte tendu, marqué par le dépôt d’un préavis de grève de 96 heures, annoncé pour le 16 février 2026. Selon le ministre Traoré, l’objectif de cette rencontre est d’écouter les deux parties afin de mieux cerner les causes de la crise et d’identifier des pistes de solution. Les échanges ont permis à chaque partie de s’exprimer librement, donnant ainsi au ministre et à son équipe technique une meilleure lecture de la situation.

Concernant les propositions de sortie de crise avancées par le ministre, les délégués du personnel ont indiqué qu’ils consulteront leur base, c’est-à-dire, le personnel de la BOA avant de revenir vers lui avec des réponses concrètes. A l’issue de la rencontre, le ministre Mathias Traoré a salué la sincérité et la courtoisie des discussions, y voyant un signe d’engagement des deux parties à trouver une issue favorable. Cette démarche de dialogue initiée par le ministre apparaît ainsi comme une étape importante pour éviter une paralysie des activités de la banque et pour favoriser une solution durable à la crise.

Pour rappel, les délégués du personnel et les délégués syndicaux de la Bank Of Africa (BOA) Burkina Faso ont déposé un préavis de grève de 96 heures pour compter du 16 février 2026. Selon la déclaration, ils dénoncent « une situation sociale profondément préoccupante accentuée depuis 2018 » du personnel de la banque. Entre autres, ils déclarent subir des inégalités et des injustices comparativement au traitement salarial des travailleurs des autres filiales du groupe bancaire.

DCRP/MSP