Assemblée législative de Transition: hommage aux agents admis à la retraite et décorés

Le Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, a présidé, lundi 2 février 2026, la traditionnelle montée des couleurs nationales, dans l’enceinte du Parlement. A cette occasion, les agents admis à la retraite ainsi que ceux qui ont reçu des décorations ont été honorés.

La Représentation nationale a sacrifié la traditionnelle montée des couleurs instituée chaque 1er lundi du mois. En effet, hier 2 février 2026, au sein de l’institution, les agents, mobilisés autour du président du parlement, Ousmane Bougouma, ont entonnée l’hymne national pour hisser le drapeau. Cette cérémonie solennelle a réuni les députés, les conseillers, le personnel administratif et les agents de sécurité autour du drapeau national, symbole de l’unité et de la souveraineté du Burkina Faso. ‎

Ils ont ainsi réaffirmé leur attachement aux valeurs de patriotisme, de cohésion nationale et de service à la Nation. ‎ Saisissant cette occasion de montée des couleurs, un hommage a été rendu aux agents admis à la retraite pour leur abnégation au travail et pour service rendu au Parlement ainsi que les félicitations adressées aux onze agents et responsables décorés, au titre de l’année 2025. ‎ ‎

Dans son adresse, la secrétaire générale de l’Assemblée législative de Transition, Valérie Semporé, a salué le parcours professionnel des agents admis à la retraite et mis en exergue leur contribution au fonctionnement et au rayonnement de l’institution parlementaire. Elle a, par ailleurs, rappelé l’importance de la culture de la reconnaissance et de la valorisation du mérite au sein de l’administration parlementaire. ‎ ‎Pour sa part, le Président de l’Assemblée législative de Transition a rendu un hommage vibrant aux agents admis à la retraite pour leur loyauté et pour leur engagement au service de l’Etat.

Poursuivant, il a adressé ses félicitations aux agents décorés pour leur dévouement, tout en les invitant à rester des modèles au plan professionnel. «  Je voudrais vous dire à toutes et tous, mes félicitations », a déclaré ‎le Président de l’ALT, Ousmane Bougouma. Il a aussi invité l’ensemble du personnel à poursuivre, dans le même sens, pour le bon fonctionnement de l’administration parlementaire. ‎Les agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite ainsi que ceux qui ont été décorés au cours de l’année écoulée ont reçu des attestations de reconnaissance. Par la voix de leur représentant, Issouf Zabsonré, ils ont tous traduit leur reconnaissance au parlement pour la marque de considération dont ils ont été l’objet.

Soumaïla BONKOUNGOU

Assainissement urbain: des poubelles pour changer le visage de Bobo-Dioulasso

Il suffit parfois d’un geste simple pour provoquer un déclic collectif. A Bobo-Dioulasso, ce geste prend aujourd’hui la forme de poubelles bien visibles, solidement fixées le long des grandes artères de la ville. Des objets du quotidien, longtemps absents ou négligés, mais qui, par leur implantation stratégique, racontent désormais une ambition plus large : celle de faire de la propreté urbaine un acte citoyen partagé.

En réponse aux efforts du gouvernement dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire, le comité de pilotage dénommé : « Initiative communautaire de développement » a pris une décision à forte portée symbolique : assainir la ville de Sya en l’équipant de bacs à ordures modernes et accessibles. De l’avenue de la Nation à la place Tiéfo Amoro, de l’avenue du gouverneur Binger au boulevard Charles-de-Gaulle, en passant par la zone commerciale du grand marché, le rond-point de la mairie ou encore la rue Vicens, ces nouvelles poubelles s’imposent désormais dans le paysage urbain.

Au total, 450 bacs ont déjà été installés. Un chiffre modeste au regard de la taille de la ville, mais qui marque une rupture avec les pratiques du passé. A terme, le projet porté par les notabilités coutumières des 36 villages rattachés de Bobo-Dioulasso, prévoit la fixation de 4 000 poubelles à travers Bobo-Dioulasso. Une projection ambitieuse qui, si elle est menée à bien, pourrait transformer durablement le rapport des habitants à leur environnement immédiat.

Car, à Bobo-Dioulasso comme dans de nombreuses villes du Burkina Faso, la question des déchets n’est pas qu’un problème technique, elle est culturelle et même sociale. Les caniveaux encombrés, les sachets plastiques emportés par le vent, les tas d’ordures aux coins des rues ne sont pas seulement le signe d’un déficit d’équipements. Ils traduisent aussi un relâchement de la responsabilité collective, souvent aggravé par l’absence de dispositifs visibles et fonctionnels.

Soutenir la brigade verte

Ces bacs, qui ne passent pas inaperçus, interpellent autant qu’ils invitent. Ils rappellent au passant, au commerçant, au conducteur ou au client du marché que jeter un déchet n’est pas un acte anodin, mais un choix qui engage la ville entière. Selon le coordonnateur du projet Initiative communautaire pour l’assainissement de Sya, Ben Abdallah Sanon, ces poubelles pourront réduire un tant soit peu, la souffrance des dames de la brigade verte qui se lèvent chaque matin pour balayer les rues. Cependant, l’initiative, aussi louable soit-elle, ne saurait suffire à elle seule.

La poubelle n’est qu’un maillon de la chaîne. Sans un système efficace de collecte, de traitement et de valorisation des déchets, ces bacs risquent de se transformer en points noirs supplémentaires. De même, sans une véritable campagne de sensibilisation, certains citoyens continueront à considérer la rue comme une décharge à ciel ouvert. L’enjeu est donc double, il faut équiper et éduquer. Faire comprendre que l’assainissement de Bobo-Dioulasso n’est pas seulement l’affaire de l’Etat ou des comités de pilotage, mais celle de chaque habitant. C’est à ce prix que l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire prendra tout son sens, en transformant l’action publique en réflexe citoyen.

Fort heureusement, la présence de la brigade Laabal dans la ville, à travers sa mission de restaurer l’ordre, la discipline et la salubrité publique, va contribuer à atteindre cet objectif. Si, les 4 000 poubelles annoncées voient effectivement le jour et si les comportements évoluent, Bobo-Dioulasso pourrait bien donner une leçon simple, mais essentielle à savoir, le développement commence parfois par le respect de son propre cadre de vie.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Construction de la société « Faso Yaar »: les travaux enregistrent un taux d’exécution de 85%

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda, a effectué une visite du chantier de construction de la nouvelle société « Faso Yaar », lundi 02 févier 2026, à Ouagadougou.

Dans l’optique de protéger le pouvoir d’achat des Burkinabè, lutter contre l’inflation et garantir l’accès aux produits de première nécessité, le gouvernement a engagé la construction de la société « Faso Yaar ». Le premier « marché du peuple » en construction est situé à la ZAD de Ouagadougou. Le site qui s’étend sur 200 m² va abriter dix boutiques de 20 m² chacune. Pour constater de visu la finalisation de certaines boutiques, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda et ses collaborateurs, y ont effectué une visite, dans la matinée du lundi 02 févier 2026.

« Nous sommes venus sur ce site qui a été identifié pour accueillir les premières boutiques de vente de produits de la nouvelle société ‘’Faso Yaar’’, pour voir l’état des lieux des travaux », a déclaré le ministre Poda. Selon lui, cette sortie vise également à donner des instructions afin que les travaux s’accélèrent. « Nous voulons que d’ici la période sacrée du jeûne musulman, on puisse avoir certains produits déjà ici, dans des boutiques bien faites, pour le bonheur de la population », a-t-il souhaité.

Par ailleurs, Serge Poda a soutenu que cette société, créée sur instruction du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, va non seulement participer à l’approvisionnement du pays en produits de grande consommation, mais aussi contribuer à la régulation des prix, afin que les Burkinabè puissent accéder à certains produits à des prix fixés. A son avis, la réintroduction du « marché du peuple » contribuera sans doute à protéger le pouvoir d’achat des populations.

« L’urgence ici, c’est la finalisation de certaines boutiques parce que nous avons déjà des produits qui sont stockés. Il s’agit notamment du sucre et de l’huile qui sont déjà prêts », a-t-il précisé, soulignant que certains opérateurs malveillants profitent des périodes de grande consommation pour créer des situations d’inflation.

A terme, 30 boutiques ‘’ Faso Yaar ‘’ dans les régions

« Conformément aux instructions du chef de l’Etat, on ne veut plus que cela arrive dans notre pays », a-t-il martelé. Il a dit espérer que d’ici le 7 février 2026, les boutiques soient prêtes et que le département puisse commencer à étaler ses produits phares.
« Le site de la ZAD de Ouagadougou est le premier site de ‘’ Faso Yaar ‘’. Mais, Dans les prochaines heures, les travaux vont être entamer dans les villes de Bobo-Dioulasso et de Koudougou et partant dans 30 localités du pays.

A l’avenir, nous aurons 30 boutiques dans les différentes régions. Et nous pourrons y commercialiser les produits que nous avons identifiés. Il y a une liste de produits de grande consommation. Nous allons commencer avec les premiers produits. Au fur et à mesure, on va faire le tour de toute cette liste de produits d’importance pour les Burkinabè », a-t-il assuré.

L’entreprise Qualité construction internationale (QCI) est chargée d’ériger les premières boutiques de « Faso Yaar ». Pour son directeur général, Seydou Balima, le niveau d’avancement des travaux est très satisfaisant. « Ici, les équipes travaillent 24heurs/ 24. Sur un délai imparti de 10 jours, nous avons consommé 5 jours. Actuellement, nous sommes à 85% des travaux déjà exécutés.  Les minutes et les jours suivants, on va commencer le carrelage. Les panneaux sont disponibles ; il reste juste le montage », a-t-il révélé.

Adama SAWADOGO

 

Tanwalbougou: les gendarmes assurent la continuité de l’éducation

Sous le commandement du chef de détachement de Tanwalbougou, les gendarmes accomplissent une mission hors du commun. Au-delà de la défense opérationnelle du territoire, ces hommes assurent la sécurité des populations dans une zone stratégique où la vigilance est un défi de chaque instant.

Pourtant, derrière l’uniforme se cache une autre vocation : celle de transmettre. En plus de leurs patrouilles, ces gendarmes se muent en enseignants au profit de la jeunesse locale. Au collège d’enseignement général, ils dispensent des cours de français, d’histoire-géographie, de SVT, de mathématiques et d’EPS. Au primaire,ils accompagnent les plus jeunes dans leurs premiers apprentissages, garantissant ainsi la continuité scolaire. En alternant le fusil et la craie, ils inculquent des valeurs de discipline, de respect et de persévérance. Cette double mission fait d’eux, des figures emblématiques de l’engagement citoyen. A Tanwalbougou, le chef de détachement et ses hommes prouvent que la force publique est à la fois un rempart contre l’insécurité et un guide pour les générations futures. La hiérarchie de la Gendarmerie nationale salue avec fierté cette résilience exemplaire. Leur action honore la Nation et scelle un lien indéfectible entre les forces combattantes et la jeunesse.

Gendarmerie nationale, Une force humaine.

 

‎‎Sécurité : Le Président du Faso remet 2 000 motos à la Police nationale

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a remis ce lundi 02 février 2026, deux mille (2000) motos à la Police nationale.

‎‎C’est une commande spéciale d’engins à deux roues de marque « Yento » qui veut dire « Sécurité » en Gulmancema, au profit de la Police nationale. Ces motos vont contribuer à réduire le temps d’intervention et rendre plus accessibles les zones criminogènes aux forces de sécurité. Cette acquisition est une matérialisation de la vision du Président du Faso, qui a à cœur la sécurité des populations.

‎‎« Je vous remets officiellement les clés de ces motos pour la sécurité de nos citoyens. C’est une mission qui vous est confiée. Je pense que cela pourra apporter un plus dans votre maillage, un travail efficace que vous avez déjà commencé », déclare le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en remettant les clés au Ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou SANA. « Continuez à encourager les éléments à donner le meilleur d’eux-mêmes, pour que dans les différentes villes, les gens soient en sécurité », ajoute le Chef de l’État.

‎‎Le Ministre de la Sécurité, a pris l’engagement, au nom des personnels de sécurité, d’en faire bon usage. « Cette dotation de motos viendra renforcer davantage la sécurité sur l’ensemble du territoire national. En matière de sécurité, il faut de la mobilité et de la rapidité. Les motos iront à la Police nationale et ce dans un déploiement très rapide pour donner davantage la quiétude aux populations. Ces motos vont également contribuer à consolider le concept ‘’S 24/7’’ lancé en 2025 », indique le Ministre de la sécurité.

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‎‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

Contrats d’objectifs 2025 : une performance de 92% pour le Ministre d’ Etat, Ministre de la guerre et de la défense patriotique

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a entamé, ce lundi 02 février 2026, l’évaluation de la mise en œuvre des contrats d’objectifs 2025 des membres du Gouvernement.
‎La première séance de cet exercice de redevabilité a concerné le Ministre d’État, Ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le Général de division Célestin Simporé.
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‎À l’issue de cette évaluation, le Ministre d’État, Ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a enregistré un taux d’exécution physique de 92,32 %, traduisant une performance globalement satisfaisante au regard des objectifs assignés.
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‎Ce résultat est issu de la mise en œuvre d’une trentaine d’activités majeures, principalement axées sur la montée en puissance des forces combattantes, la reconquête du territoire national, la stabilisation des localités, le retour progressif des populations déplacées, ainsi que la prise en charge psychologique et psychosociale des forces engagées.
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‎Selon le Ministre d’État, l’intensification des opérations militaires a permis le contrôle intégral de près de 74 % du territoire national, correspondant à environ 400 à 500 villages reconquis, renforçant ainsi la dynamique de sécurisation et de restauration de l’autorité de l’État.
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‎Le Général de division Célestin Simporé a, à cette occasion, rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité, aux Volontaires pour la défense de la Patrie, ainsi qu’aux vaillantes populations, pour leur engagement déterminé dans le combat pour la liberté, l’indépendance et la souveraineté véritable du Burkina Faso et de l’espace confédéral AES.
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‎Le Premier ministre a félicité le Ministre d’État et l’ensemble de son département pour les efforts soutenus consentis dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire national.
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‎Se projetant sur l’année 2026, le Chef du Gouvernement a réaffirmé l’engagement ferme de l’État à accompagner les forces armées, notamment à travers le recrutement, la formation, le renforcement de la logistique et des équipements, ainsi que la consolidation des mécanismes de prise en charge sanitaire et psychosociale des combattants blessés et des personnes affectées par le terrorisme.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Développement socioéconomique: 2025 en chiffre au Burkina Faso

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a fait, le vendredi 30 janvier 2026 devant l’Assemblée législative de transition (ALT), l’exposé sur la situation de la Nation. Retour sur un bilan chiffré des actions menées en 2025.

La sécurité demeure le premier front de l’action gouvernementale. En 2025, les opérations de reconquête ont permis le contrôle effectif d’environ 74 % du territoire national, favorisant la réouverture de 73 préfectures et mairies, de plus de 600 structures éducatives et de 38 formations sanitaires, ainsi que la libération et la réinstallation de 442 villages.
Le renforcement des capacités humaines s’est traduit par le recrutement et la formation de plus de 16 000 militaires, 2 000 policiers et près de 15 000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). A ces efforts s’ajoute la mobilisation de plus de 222 milliards F CFA au profit du Fonds de soutien patriotique (FSP), portant le cumul à près de 500 milliards F CFA depuis sa création en 2022.

La résilience en actes

Face aux conséquences humanitaires de la crise sécuritaire, le gouvernement a placé la solidarité nationale au cœur de son action. En 2025, plus de 22 000 tonnes de vivres et 290 tonnes de médicaments ont été acheminées vers les zones à défis sécuritaires. Les efforts conjugués de l’Etat et des partenaires ont permis la réinstallation de plus de 1,16 million de Personnes déplacées internes (PDI) dans 871 localités.
Parallèlement, la reconstruction du tissu social s’est appuyée sur les valeurs endogènes. L’adoption de la loi portant statut de la chefferie traditionnelle et coutumière, ainsi que celle de la loi Faso Bu-kaoré ouvre la voie à des mécanismes locaux de règlement des conflits, renforçant la paix sociale et le vivre-ensemble.

Investir dans l’avenir

Le développement du capital humain constitue un pilier stratégique de la transformation nationale. En 2025, 1 450 milliards F CFA, soit plus de 40 % du budget de l’Etat, ont été consacrés à l’éducation et à la santé. Dans le secteur éducatif, 2,5 millions de kits scolaires et près de 1,9 million de manuels ont été distribués, tandis que les cantines endogènes ont servi plus de 3,5 millions de rations.

L’immersion patriotique obligatoire a concerné près de 59 000 nouveaux bacheliers, contribuant à la formation civique et citoyenne de la jeunesse. Dans l’enseignement supérieur, la normalisation des années académiques a atteint plus de 92 % des filières. Sur le plan sanitaire, le recrutement de milliers d’agents et la mise en service de nouvelles infrastructures, dont des centres hospitaliers universitaires, renforcent progressivement l’offre de soins.

Des indicateurs encourageants

Sur le plan économique, les résultats présentés traduisent une résilience notable. La campagne agropastorale 2025-2026 a enregistré une production céréalière de plus de 7 millions de tonnes, assurant un taux de couverture des besoins de 126,6 %, un niveau excédentaire historique. La production de riz a dépassé 1 million de tonnes, en hausse significative par rapport à l’année précédente.
Le secteur minier a généré plus de 776 milliards F CFA de recettes budgétaires, avec une production aurifère nationale estimée à 94 tonnes. Ces performances ont soutenu une croissance économique évaluée à environ 6,5 % en 2025, contre 4,8 % en 2024, tandis que l’inflation est restée contenue.

Infrastructures, eau et énergie

Le désenclavement et l’amélioration du cadre de vie ont occupé une place importante dans l’action gouvernementale. En 2025, plus de 100 km de routes nationales bitumées, 66 km de voiries urbaines et près de 700 km de pistes rurales ont été réalisés ou réhabilités. L’accès à l’eau potable s’est amélioré pour plus de 1,3 million de Burkinabè, grâce à la réalisation de milliers d’ouvrages hydrauliques.

Dans le secteur de l’énergie, plus de 160 000 nouveaux abonnés ont été raccordés, renforçant la souveraineté énergétique nationale. L’initiative présidentielle Faso Mêbo (devenue une agence), fondée sur une approche endogène et participative, s’impose progressivement comme un levier majeur de transformation urbaine et de mobilisation citoyenne.

L’affirmation d’une voix souveraine

Sur le plan international, le Burkina Faso a poursuivi l’affirmation d’une diplomatie souveraine, alignée sur les aspirations populaires. Le renforcement de la Confédération des Etats du Sahel (AES) avec le Mali et le Niger, la mise en place de mécanismes communs et la diversification des partenariats traduisent une volonté de rompre avec les relations de dépendance et de parler d’une voix forte sur la scène internationale.

Synthèse de la rédaction

Farouk Azaria Sorgho, porte-parole du CORAG à propos de la lutte contre la corruption : « Le président du Faso a instruit de durcir le ton en 2026 »

Le CORAG est de plus en plus engagé dans la lutte contre la corruption. Dans une déclaration, le samedi 31 janvier 2026, son porte-parole, le commandant, Farouk Azaria Sorgho, porte-parole du CORAG, a fait le point de la situation de la lutte contre la corruption au Burkina. Egalement, il est revenu sur les mesures prises pour lutter contre cette gangrène dans la société et dans l’administration publique.

S’agissant de l’état des lieux de la lutte contre la corruption en 2025, il faut noter qu’après la proclamation de la Révolution progressiste populaire(RPP) par le camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le 1er avril 2025, des instructions était d’intensifier la lutte contre la corruption, ce fléau qui gangrène notre société depuis belle lurette. Donc, il s’est agi en 2025 de poursuivre la sensibilisation par des communications des différentes structures compétentes engagées dans la lutte contre la corruption.

Ensuite, il s’est agi d’encourager les dénonciateurs à travers des récompenses qui sont prévues de façon officielle pour tout dénonciateur. Malheureusement, le constat est que malgré toutes ces mesures prises, ce fléau continue de sévir dans notre société. C’est pour cette raison que le camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a instruit de durcir le ton en 2026, notamment à travers des sanctions immédiates pour tout agent indélicat qui serait pris en flagrant délit de corruption ou de mauvaise pratique. Au niveau des forces de sécurité intérieure, il faut noter qu’il y a des mesures qui ont été prises afin de réduire la corruption au niveau des contrôles routiers.

Nous pouvons citer la dotation des cartes de réquisition Labaal au profit des commissariats. Comment ça fonctionne cette carte de réquisition Laabal ? Dès qu’un usager enfreint le Code de la route et qu’il est arrêté par l’agent contrôleur, on procède comme d’habitude au retrait de ces documents. Dès qu’on récupère ces documents, on lui remettra la carte de réquisition Laabal. A partir de cette carte de réquisition Labaal, il a la possibilité de payer par moyens électroniques au lieu de négocier ou de soudoyer l’agent contrôleur. Ce paiement électronique se fera directement au Trésor public. Ce qui permettra de contribuer au renforcement des moyens de défense et de sécurité, au développement du pays et à l’amélioration des conditions de vie et de travail pour tous.

A l’issue de ce paiement, il pourra présenter le reçu ou la confirmation de ce paiement électronique et on lui fixera une date pour procéder à des travaux d’intérêt commun parce qu’il aura quand même enfreint la loi. Même si l’engin ne sera pas mis en fourrière, au moins, il va quand même s’acquitter des travaux d’intérêt commun pour qu’il puisse comprendre qu’il a fauté. De façon générale dans l’administration, il faut noter qu’il y a quand même de l’amélioration dans le comportement de certains serviteurs du peuple. Malgré tout, il y a des agents récalcitrants qui sont abonnés aux mauvaises pratiques. Nous pouvons constater un peu partout la lenteur dans le traitement des dossiers, la négligence de certains clients ou demandeurs de services, l’absentéisme notoire et le retard observé de certains agents dans certaines structures.

De ce fait, les moyens de lutte contre la corruption et les mauvaises pratiques dans l’administration seront renforcés. Il s’agira du déploiement d’agents commis à cet effet avec des moyens techniques pour établir les preuves de corruption et de mauvaises pratiques des agents indélicats. Ces moyens techniques ont déjà été expérimentés sur le terrain et dans les jours à venir, des vidéos seront diffusées montrant l’implication de certains agents de l’Etat coupables de corruption ou de mauvaises pratiques.

Nous profitons donc de ce canal pour inviter les populations, dans un premier temps, à se démarquer de tout acte ou comportement lié à la corruption. Dans un second temps, nous les encourageons à dénoncer toute mauvaise pratique ou toute tentative de corruption auprès des services compétents ou en appelant au centre national d’appels au 199. Nous sommes convaincus qu’ensemble, avec l’engagement et la détermination de toute et de tous, nous pourrons vaincre ce fléau qui gangrène notre société. La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons.

Propos retranscris par La Rédaction