Révolution progressiste populaire: les chefs coutumiers invités à s’approprier la vision de la Transition

L’association Lagamtaaba des chefs coutumiers de la veille citoyenne a organisé une conférence publique de formation, au profit des chefs coutumiers, samedi 31 janvier 2026 à Ouagadougou.

L’association Lagamtaaba des chefs coutumiers de la veille citoyenne (ALCVC) veut outiller les chefs coutumiers pour une meilleure compréhension de l’idéologie de la Révolution progressiste populaire (RPP) afin qu’ils jouent un rôle plus actif dans la dynamique de refondation nationale. C’est dans cette optique qu’elle a tenu une conférence publique de formation axée sur la RPP à leur intention, samedi 31 janvier 2026 à Ouagadougou.

Le président de l’ALCVC, Komsilg Poésin Baloum-Naaba, a souligné que cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions citoyennes menées par l’association depuis sa création.  Pour lui, la RPP engagée sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré constitue une nécessité historique. Il a insisté sur le fait que la RPP ne relève pas d’un courant politicien, mais d’un processus de refondation basé sur la souveraineté, la dignité et la justice sociale. « Quand on parle de révolution ou de RPP, beaucoup de chefs coutumiers ne comprennent pas. Or, ce sont eux les chefs de village et proches de la population. Il est donc important qu’ils sachent ce que signifie la révolution et le rôle qu’ils doivent jouer », a-t-il souligné.

Quant au formateur, Adama Siguiré, il a apporté des éclairages sur les fondements et les caractéristiques d’une révolution. Il a expliqué que la révolution est avant tout une rupture profonde destinée à impulser un développement réel, et non un simple changement symbolique. A travers des exemples tirés de l’histoire mondiale, notamment la Chine et la Russie, M. Siguiré a montré comment certaines révolutions ont servi de leviers au développement des nations.

Revenant sur le contexte national, le formateur a établi un parallèle entre la révolution sankariste et la RPP actuelle afin de permettre aux chefs coutumiers de mieux comprendre les enjeux et les responsabilités qui leur incombent. Selon lui, une bonne appropriation de l’idéologie révolutionnaire par les autorités traditionnelles favorisera une meilleure adhésion des populations.

Un autre point majeur de la rencontre a porté sur la loi portant organisation de la chefferie coutumière, récemment adoptée et promulguée. M. Siguiré a relevé que cette réforme, souvent mal interprétée vise à mieux encadrer la chefferie coutumière, renforcer son autorité morale et consolider son rôle dans la cohésion sociale et le développement communautaire.

Soumaila BONKOUNGOU
Fatimata ZOUNGRANA

Vie de la Nation: les éclairages du chef du gouvernement

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A l’issue de l’exposé sur la situation de la Nation, les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont non seulement formulé des questions d’éclairage et de compréhension, mais aussi fait des motions d’encouragement et de reconnaissance au travail abattu par le gouvernement.

Face aux députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) et à la Nation entière, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a dépeint un environnement national et international marqué par des défis sécuritaires, économiques et géopolitiques. Toute chose qui a amené le gouvernement à réaffirmer sa volonté de bâtir un Burkina Faso souverain, résilient et maître de son destin, en rupture avec les modèles de développement jugés inadaptés. L’exposé a suscité des préoccupations au sein de la Représentation nationale.

Les députés se sont intéressés à la question sécuritaire, au renforcement de la formation et l’équipement des forces combattantes. A ces préoccupations, le chef du gouvernement a rassuré que tout est mis en œuvre pour recouvrer l’intégralité du territoire national. Il a indiqué qu’à ce jour, plus 74% du territoire est sous contrôle de l’Etat. Les zones reconquises selon Jean Emmanuel Ouédraogo sont consolidées et un plan de développement endogène a été mis en place pour accompagner les populations locales.

« Les blessés en opération sont entièrement pris en charge »
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S’interrogeant sur le dispositif mis en place par le gouvernement pour la prise en charge psychologique immédiate des forces de défense et de sécurité du retour des opérations, le chef du gouvernement a fait savoir aux députés que les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de retour du théâtre des opérations reçoivent systématiquement une prise en charge psychologique. Un accompagnement aux blessés en opération ainsi que les familles des soldats tombés au front est également planifié par le gouvernement selon le Premier ministre. ‎

Il a précisé que la question de la prise en charge psychologique des forces combattantes du retour du théâtre d’opérations constitue un enjeu majeur de santé publique, de cohésion nationale et de reconnaissance du sacrifice consenti par nos combattants.

Pour lui, elle contribue au maintien de la capacité opérationnelle des personnels ainsi qu’à leur bien-être, et à ce titre, un ensemble de mesures ont été prises.

Il s’agit notamment de l’évaluation psychologique des unités de retour des opérations aux besoins, l’opérationnalisation de l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASGOVIG) qui est un outil d’écoute et de soutien multiforme à l’ensemble des forces de défense et de sécurité, la mise en place de structures spécialisées dans les armées pour le soutien psychosocial des forces combattantes et leurs familles. « Une attention est portée à la sensibilisation des personnels et leur encadrement afin de favoriser la détection des signes de souffrance et les premiers secours psychologiques », a-t-il fait savoir.

Quel est l’état de prise en charge des blessés en opération ?

A ce niveau, Il a dit : « soyez rassurés, les blessés en opération sont entièrement pris en charge par le service de santé des forces armées nationales avec tous les appareillages de mobilité à travers la caisse d’assurance maladie des armées ». Quelle disposition le gouvernement prend-il pour renforcer la coordination des actions civilo-militaires ? Selon M. Ouédraogo, au cours des différentes opérations, il est inclus de façon systématique les actions civilo-militaires, se traduisant par les soins médicaux donnés aux populations des zones traversées et par le service de santé des armées, l’implantation de forages par le génie militaire afin d’offrir de l’eau potable aux populations.

De ses dires, les sensibilisations sont également faites au profit des soldats sur le sens de leur engagement qui est la protection et la sécurisation de la population civile et de leurs biens. « Dans tous les cas, c’est un élément essentiel de la victoire prochaine qui se dessine, cette parfaite harmonie, unité d’action entre nos forces combattantes et les populations civiles. Je pense que tous les résultats que nous engageons aujourd’hui sont à mettre à l’actif de cette unité d’action nationale », a affirmé le Premier ministre. Concernant le dispositif mis en place par le gouvernement pour la reconversion des personnels des forces de défense et de sécurité blessés en opération, il a dit que la reconversion des personnels militaires blessés en opération est inscrite dans le dispositif global de reconversion des personnels militaires.

Et à ce titre, des actions telles l’élaboration des conventions de partenariat visant la réorientation, la formation et la réinsertion sociale sont élaborées et sont en cours de validation. « Ces différentes actions conjuguées aux actions des autres structures d’appui visent à améliorer les conditions de vie et de travail des personnels militaires blessés en opération. Toutefois, en attendant la validation de ces textes, des initiatives de formation dans des métiers tels que la maçonnerie, la mécanique, le secrétariat, l’art plastique et les techniques de production et de levage d’alevins sont en cours de mise en œuvre », a-t-il précisé. Aussi, a-t-il signifié, un plaidoyer pour la formation continue des volontaires pour la défense de la patrie a été enregistré.

« Alors la question relative à l’insuffisance de la formation sera prise en compte dans le processus de réorganisation en cours des VDP qui consiste à regrouper les VDP communaux en groupements opérationnels régionaux afin de faciliter leur encadrement et le soutien logistique et résoudre du même coup le problème de management », a-t-il fait savoir. Le Premier ministre a expliqué que le besoin de recrutement en VDP communaux est un problème récurrent du fait que chaque village ou localité a besoin de VDP pour défendre et sécuriser le village ou la localité.

Mais, selon lui, la réorganisation en cours vient résoudre ce problème d’effectifs qui va permettre de rassembler les VDP de toutes les localités afin de les muter en VDP régionaux pour être mieux intégrés dans les groupements opérationnels régionaux. Le problème de communication qui a été soulevé également concernant entre les volontaires pour la défense de la patrie et leur coordination. De ses explications, le problème de transmission des informations est dû, justement, à la dispersion de volontaires pour la défense de la patrie, surtout ceux communaux, qui, dans certaines localités, ne disposent pas de personnel d’encadrement en leur sein afin de faciliter la circulation et une meilleure compréhension des informations.

« Bien que la brigade volontaire pour la défense de la patrie soit organisée en coordination régionale, provinciale et communale, il se pourrait évidemment que des problèmes de communication subsistent toujours. Cette réorganisation évoquée tantôt vient également répondre à cette préoccupation parce que désormais, les VDP vont donc disposer de cadres de proximité avec donc des forces de défense et de sécurité en nombre suffisant et à leur sein », a-t-il dit. La question relative à ces difficultés d’accès des vivres par les volontaires pour la défense de la patrie dans ces zones s’explique, selon M. Ouédraogo, par les difficultés d’avoir des convois permanents en direction de ces localités.

Cependant, a-t-il informé, ce problème concerne aussi bien les populations que les volontaires pour la défense de la patrie. Dans certaines localités, a-t-il dit, les VDP s’organisent pour constituer des provisions qui sont souvent transportées par voie aérienne. « La réorganisation en cours relative à la mutation des VDP communaux en VDP régionaux prend en compte cet aspect et prévoit une prime journalière d’alimentation aux VDP régionaux », a dit le Premier ministre. Il arrive que des VDP, certains VDP ne perçoivent pas leurs primes par moments et sans qu’aucune explication ne leur soit donnée.

A cette préoccupation de non-paiement de primes de certains VDP sans justification, il a dit que tout est à relativiser du fait que les VDP victimes de ces de suspensions ne rendent pas compte fidèlement de la situation qui a prévalu souvent à cette suspension. « Toute suspension de primes résulte d’une note de suspension du VDP pour des manquements, une faute et est toujours notifiée aux VDP fautifs. Le montant non payé est systématiquement réversé à la BVDP par des actes administratifs en bonne et due forme. Vous pouvez être rassurés également qu’il ne viendrait à l’idée de personne de détourner de l’argent destiné au paiement des VDP parce que ça sera traité avec la plus grande rigueur.

Quelles sont les dispositions générales prises pour la sécurisation des forêts ?

Selon le Premier ministre, une proportion de 30% du territoire national est constitué de massifs forestiers et d’espaces de conservation.

Conscients de la fragilité et de la vulnérabilité des forêts face au terrorisme et aux diverses pressions, a-t-il expliqué, le gouvernement a recruté et formé sur mesure spéciale 4000 agents forestiers. Et, il a été procédé à la réarticulation des dispositifs des eaux et forêts pour mieux sécuriser ces massifs forestiers à travers la création des unités combattantes
Des eaux et forêts. Par ailleurs, a-t-il précisé, le rattachement de la direction générale des Eaux et forêts au ministère de la sécurité traduit la volonté du gouvernement d’une prise en charge adéquate de la question d’apurement et de sécurisation des massifs forestiers en parfaite cohérence avec la sécurisation globale du territoire national, parce que malheureusement, dans la plupart des accidents, le premier facteur, c’est bien souvent l’homme.

Donc, c’est pour dire que c’est un combat qui continue. Mais évidemment, on le dit, la sensibilisation sur la question de la sécurité routière doit commencer chez nous, à la maison. Si chacun s’assure que son enfant sort avec le casque bien porté, et surtout qu’il a bénéficié d’un minimum d’encadrement sur le côté de la route, ça peut déjà constituer un grand pas vers l’atteinte de cette sécurité alimentaire et sécurité routière que nous appelons de tout nouveau. Quelles sont les dispositions générales prises pour la sécurisation des forêts ? Une proportion de 30% du territoire national est constituée de massifs forestiers et d’espaces de conservation.

Conscients de la fragilité et de la vulnérabilité des forêts face au terrorisme et aux diverses pressions, le gouvernement a recruté et formé sur mesure spéciale 4000 agents forestiers. Il a été procédé à la réarticulation des dispositifs des eaux et forêts pour mieux sécuriser ces massifs forestiers à travers la création des unités combattantes des eaux et forêts. Par ailleurs, le rattachement de la direction générale des eaux et forêts au ministère de la sécurité traduit la volonté du gouvernement d’une prise en charge adéquate de la question d’apurement et de sécurisation des massifs forestiers en parfaite cohérence avec la sécurisation globale du territoire national.

Réduire d’environ 35 % les importations de riz

A la question de savoir, quels sont les effets des résultats de la campagne agricole sur la réduction de la dépendance du Burkina Faso sur les importations, il a répondu que les résultats de la campagne agro-pastorale 2025-2026 traduisent une autosuffisance de notre pays en céréales. « En termes d’impact, particulièrement pour le riz, où le Burkina est fortement dépendant des importations de l’ordre de 600 000 tonnes par an, nous avons enregistré une production d’un million de tonnes pour cette campagne. Ce niveau de production permettra de réduire d’environ 35 % les importations de riz, représentant une réduction d’environ 73 milliards de sorties de devises. Evidemment, une chose est de produire en quantité suffisante, mais il ne faut pas oublier aussi le slogan de produire et consommer Burkina », a-t-il précisé.

De son avis, si le consommateur n’accorde pas de valeur à ce qui est produit de façon endogène, évidemment, il sera toujours enclin d’aller chercher les mêmes denrées ailleurs. « Quand on parle de souveraineté, cela doit aussi se manifester dans nos assiettes tous les jours à la maison. C’est ce qui va nourrir l’ensemble de l’écosystème de la production pour que nos producteurs aient des débouchés, pour que nos unités de transformation trouvent des preneurs. Donc, c’est pour dire que c’est un défi commun. Si, nous produisons, mais que nous ne consommons pas, évidemment, c’est le serpent qui se mord la queue », a-t-il alerté.

Une meilleure organisation des dispositifs d’approvisionnement

Quel est l’état de mise en œuvre de la mise à disposition des entrants au cours de la campagne de 2025-2026 ? Au cours de la campagne de 2025-2026, il a fait savoir que ce sont 69 974 tonnes d’engrais minéraux, 12 117 tonnes de semences améliorées, 8 288 tonnes d’aliments concentrés, 4 339 tonnes d’aliments volailles, 5 280 kits de noyaux reproducteurs de volailles et 13 780 kits de noyaux reproducteurs de petits ruminants qui ont été mis à disposition des producteurs.

Pour une meilleure organisation des dispositifs d’approvisionnement d’engrais, a-t-il indiqué, le monopole de l’importation des engrais a été accordé à la Société burkinabè des intrants et des matériels agricoles et pastoraux.

Cette décision stratégique repose sur plusieurs motivations dont l’amélioration du pouvoir de négociation sur les prix à l’importation et le renforcement de la traçabilité et le contrôle qualité et la sécurisation des stocks à l’échelle nationale dans un contexte de tension sur les marchés internationaux et des besoins croissants liés à l’intensification agricole, a-t-il. Malgré la bonne saison agricole, a-t-il déploré, on note toujours l’importation de produits agricoles qui sont souvent de mauvaise qualité.

Quelles dispositions sont prises pour contrôler et éviter les importations ?

Il a répondu que des mesures ont été prises pour faciliter la substitution des importations par les produits, par la production nationale. A ce titre, il a été instauré un quota à l’importation de poissons et du riz. Pour certains produits comme la pomme de terre, l’importation est interdite en période de forte disponibilité. Par ailleurs, a-t-il insisté, pour limiter les importations de produits impropres à la consommation, le gouvernement a pris des mesures de renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires.

« Là également, il convient de lancer un message citoyen à l’ensemble de nos opérateurs économiques, particulièrement ceux qui sont dans le secteur de l’importation des céréales et de ces produits. Parce que malheureusement, quand on prend des mesures de ce type pour interdire l’entrée de certains produits, afin évidemment d’encourager et de promouvoir le consomment local, on fait face bien souvent à une fraude. Parce qu’à plusieurs reprises, vous êtes témoins des saisies qui sont opérées par les services de contrôle », a-t-il déploré. Concernant l’importation illicite de certains produits, il a reconnu qu’il y a encore un effort à fournir en termes d’engagement citoyen.

L’aéroport de Donsin réalisé à 61,10 %

Quel est le taux d’avancement physique des travaux de construction de l’aéroport de Donsin et à quand la fin des travaux de construction ? Selon le chef du gouvernement, les travaux d’aménagement du site de l’aéroport de Donsin et des zones spécifiques le long des voies d’accès à l’aéroport ont été réalisés à 61,10 %. Il s’agit notamment de la construction des infrastructures, des chaussées aéronautiques, les voiries, les addictions d’eau potable, l’électricité, les télécommunications, les zones techniques, bâtiments administratifs. Les lois relatives aux terminales, comprenant l’aérogare et les bâtiments connexes sont en phase d’étude.

« Il y a une attention soutenue du camarade président du Faso sur ce projet. A titre personnel, j’ai effectué une visite sur le site. Il y a un gros travail en cours parce que le projet en lui-même porte un certain nombre de tares. Le moment venu, évidemment, tout cela sera donc révélé et surtout assorti d’une nouvelle feuille de route pour aller vers un aéroport moderne et surtout ambitieux », a-t-il confié. « Vous vous rendrez compte qu’il y a des choses réalisées qu’on sera obligé de casser parce que ce n’était pas ambitieux. Il y a un certain nombre d’infrastructures qui n’ont pas été dimensionnées à la hauteur de la Révolution progressiste populaire.

Il y a aussi un certain nombre d’aménagements ou d’infrastructures qui ont été largement sous-évaluées. Donc, il semble qu’il y a beaucoup d’imperfections. Le camarade président du Faso a instruit de redimensionner totalement ce terminal parce qu’on ne va pas faire un petit investissement. Il faut un terminal qui soit fonctionnel et qui ne soit pas dépassé au moins dans les cinquante prochaines années. Et c’est ce qui est en cours, donc, de réorganisation actuellement », a-t-il insisté.

Interrogé sur la bonne gouvernance financière et la lutte contre la corruption, le chef du gouvernement a rassuré de l’effectivité de la politique de tolérance zéro en matière de corruption. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de la tolérance zéro face à la corruption. Il a, en outre, reconnu que des défis persistent dans l’application effective des textes. Egalement, il a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif, associant l’Etat, les organisations de la société civile et les citoyens pour assainir la société des pratiques de la corruption.

Vers une Constitution du peuple

A quand une nouvelle Constitution inspirée des réalités du peuple Burkinabè ? A cette préoccupation d’un parlementaire, le chef du gouvernement a apprécié cette préoccupation. Il a acquiescé qu’il faut une Constitution s’inspirant des valeurs endogènes du pays afin de mettre les populations en confiance et de respecter leur souveraineté. « Les Burkinabè aspirent à une loi fondamentale qui leur rassemble qui répond à leurs attentes et qui est en phase avec la Révolution progressiste populaire (RPP). Nous aurons une Constitution qui nous rassemble qui ne s’inspirera pas de l’histoire des autres ».

A cette question du logement et de ses coûts élevés, le Premier ministre a indiqué que, bien qu’une loi existe depuis 2015, les difficultés d’application ont nécessité une évaluation complète. Celle-ci a conduit à une série de réformes dont l’adoption d’un décret sur les conditions d’éligibilité aux logements sociaux en novembre 2025. Le chef du gouvernement a fustigé la spéculation foncière. « C’est tout l’intérêt du contrôle effectué sur la mise en valeur des parcelles. Déjà, dans la ville de Ouagadougou, la moitié des parcelles attribuées ne sont pas mises en valeur. Cela signifie que ces parcelles, au lieu de concourir à l’urbanisation, à la densification et à la production de logements, sont devenues des produits d’épargne.

Ce n’est pas leur vocation. C’est pour cela que le contrôle s’effectue, et je peux vous rassurer que les résultats sont déjà satisfaisants », a-t-il clarifié. Apportant des éléments de réponses en lien avec la souveraineté alimentaire, l’élevage et la transhumance, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a indiqué que les performances agricoles récentes ont permis de réduire significativement la dépendance du Burkina aux importations, avec une baisse estimée à environ 35%, représentant une économie substantielle en devises. ‎ ‎Les équipements agricoles acquis, a-t-il poursuivi, sont placés sous la gestion de pôles de mécanisation avec des dispositifs de formation des opérateurs et de maintenance régulière.

« Leur répartition tient compte du potentiel agricole des zones et de la situation sécuritaire. ‎ ‎Pour la campagne agricole à venir, d’importantes quantités d’intrants et d’aliments pour bétail ont été mises à la disposition des agriculteurs. Le monopole de l’importation des engrais a été confié à une structure unique afin de renforcer le contrôle de qualité, la disponibilité et la stabilisation des prix sur le marché national ». ‎Le gouvernement a selon lui, instauré des quotas et des interdictions temporaires sur certains produits en période de disponibilité locale tout en renforçant les contrôles sanitaires pour protéger les consommateurs et promouvoir la production nationale.

‎En ce qui concerne la transhumance et l’élevage, des actions ont été engagées pour l’aménagement des espaces pastoraux, la production de fourrage et la sécurisation des couloirs de transhumance, a rassuré M. Ouédraogo. ‎ Dans le domaine de la santé, le patron de la Primature a fait savoir que des efforts sont en cours pour améliorer la situation financière des formations sanitaires et renforcer les plateaux techniques hospitaliers. ‎Evoquant la suspension du recrutement de certains professionnels de santé, le chef de l’Exécutif a laissé entendre qu’il s’agit là d’une situation liée aux contraintes budgétaires et organisationnelles. Cependant, il a réaffirmé la volonté du gouvernement d’améliorer progressivement la couverture sanitaire. Dans la foulée l’hôte des députés a évoqué, le renforcement des contrôles sur les produits alimentaires et pharmaceutiques ainsi que la mise en place des comités d’hygiène et de sécurité. ‎

Wanlé Gérard COULIBALY ‎

 

 

 

Discours sur la situation de la Nation: le Premier ministre fait le bilan d’un Burkina souverain et prospère

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo était face aux députés de l’Assemblée législativede transition (ALT), le vendredi 30 janvier 2026. Face aux députés, il a fait le diagnostic de la Nation et annoncerdes mesures pour un Burkina fort et souverain. Nous vous proposons l’intégralité de son discours.

Retrouvez le discours en cliquant sur le lien ci-dessous:

Discours sur la situation de la Nation

Mobilisation des eaux de surface: l’Etat engage près de 20 milliards FCFA pour réhabiliter 100 barrages

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a officiellement lancé, samedi 31 janvier 2026 à Gonsé dans la commune de Koubri, la campagne de mobilisation des eaux de surface, centrée sur la réhabilitation de 100 barrages répartis sur l’ensemble du territoire national. L’initiative, soutenue par l’Etat, s’inscrit dans une stratégie nationale de renforcement de la sécurité alimentaire.

Après une année agricole déjà remarquable avec un taux record de couverture des besoins céréaliers de 126,4 %, le Burkina Faso entend capitaliser ses efforts tout en renforçant les bases de son ambition de souveraineté alimentaire. Dans ce sens, le gouvernement, sous l’impulsion du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré s’est engagé à remettre en état 100 ouvrages hydrauliques pour garantir une meilleure disponibilité de l’eau, avant l’arrivée de la saison pluvieuse.

Le lancement de cette campagne de mobilisation des ressources en eaux par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo est intervenu, samedi 31 janvier 2026 à Gonsé dans la commune rurale de Koubri.

Le chef de l’exécutif a rappelé que les efforts ne se limitent pas à la sécurité. Ils visent aussi à atteindre l’autosuffisance alimentaire afin que chaque Burkinabè puisse manger à sa faim et que le pays soit, à l’avenir, en mesure d’exporter une partie de sa production agricole.

Le Premier ministre a également lancé un appel aux populations, à travailler main dans la main avec les entreprises responsables des travaux.

Des travaux assurés par des structures étatiques

Il leur a demandé de faire preuve d’un sens collectif de responsabilité, dans le but de lutter contre l’ensablement du barrage et de garantir que ces investissements restent durables sur le long terme. Car, cette infrastructure hydraulique, exploitée sur une superficie d’environ 100 hectares de périmètres agricoles, bénéficie à 200 exploitants dont 110 femmes des villages de Gonsé et de Nougou.

Selon le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, le Burkina Faso compte aujourd’hui 973 barrages, sans tenir compte de ceux en cours de construction. Or, parmi ces ouvrages, plus de 425 soit environ quatre sur dix se sont progressivement détériorés au fil des années, perdant une grande partie de leur capacité à retenir l’eau. Plus de 40 % des barrages du pays sont dans un état de délabrement avancé. Cette réalité, a-t-il soutenu, rend la campagne de réhabilitation non seulement opportune, mais nécessaire.

Le cout total de la campagne de réhabilitation des barrages est estimé à 20 milliards de F CFA. Le ministre chargé de l’Agriculture a fait savoir que pour son financement, le gouvernement a fait le choix de combiner ses propres ressources budgétaires via le « Projet Sécurité de l’Eau ». Pour mener à bien ces travaux, le gouvernement, selon le commandant Sombié, a mis en place une architecture institutionnelle adaptée. L’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles et la Société nationale d’aménagement des terres et de l’équipement rural, sont chargés de réaliser les travaux de réhabilitation, de confortation et de curage. Tout en remerciant le gouvernement, le chef coutumier de Gonsé, Naba Tenga a traduit sa reconnaissance aux autorités pour les efforts fournis.

Synthèse de Oumarou RABO

 

 

Situation de la Nation : Près de 74% du territoire sous contrôle

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a sacrifié au traditionnel exercice constitutionnel de rendre compte de la gestion du gouvernement au peuple, à travers l’exposé sur la situation de la Nation devant la Représentation nationale, vendredi 30 janvier 2026, à Ouagadougou. Il ressort qu’au cours de l’année 2025, le Burkina Faso a déployé d’énormes actions et initiatives développement ayant abouti à des avancées significatives dans tous les segments de la vie de la Nation.

De la défense de la patrie à l’économie, en passant par l’éducation, la santé la diplomatie, la justice, la culture, le Burkina Faso a enregistré des avancées significatives au cours de l’année 2025 et cela grâce aux sacrifices consentis, aux actions et initiatives de développement socioéconomiques déployés par le peuple et le gouvernement burkinabè. Cette cartographie quasi exhaustive de la vie nationale, dans un contexte de Révolution progressiste populaire (RPP), a été présentée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo à l’Assemblée législative de transition (ALT), à travers l’Exposé sur la situation de la nation (ESN), vendredi 30 janvier 2026, à Ouagadougou.

« Alors que le monde s’enfonce dans un cycle d’instabilités, que le contexte géopolitique mondial est caractérisé par des foyers de tensions et de conflits qui déstabilisent l’économie mondiale et remettent en question les ordres établis, le Burkina Faso avance, vaillamment, sur le chemin de son développement et la restauration de l’intégrité de son territoire », a souligné le chef du gouvernement, à l’entame de son exposé.

Après un hommage appuyé aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) dont l’engagement, la bravoure et la détermination constituent le socle de la reconquête et de la sécurisation du pays, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a salué les progrès réalisés sur le terrain de la restauration de l’intégrité territoriale.

« L’intensification des actions de reconquête à travers plusieurs opérations militaires emblématiques a permis de détruire plusieurs bastions terroristes et de mettre l’ennemi en déroute dans de nombreuses localités, favorisant ainsi le contrôle intégral de près de 74% du territoire. Les exploits de nos vaillants combattants ont favorisé la réouverture de 73 Préfectures et Mairies, plus de 600 structures éducatives, 38 formations sanitaires, ainsi que la libération et la réinstallation de 442 villages », a-t-il confié. A cela s’ajoutent le retour et la réinstallation de 1 160 935 personnes réparties dans 871 localités d’origine. Les réformes majeures et le renforcement des effectifs se sont également poursuivis avec le recrutement et la formation de 16 000 militaires tous profils confondus, 2 000 policiers et près de 15 000 VDP.

Dans le domaine de la lutte contre le grand banditisme, plus de 98 000 patrouilles de sécurisation ont été menées par les FDS. Tous ces acquis sont à mettre à l’actif du peuple burkinabè qui a mobilisé plus de 222 milliards F CFA au compte du Fonds de soutien patriotique (FSP) et au total plus de 496 milliards F CFA depuis sa mise en œuvre en 2023.

1 450 milliards F CFA, soit 40% du budget consacrés à l’éducation et à la santé
Dans le domaine de la solidarité nationale et de la cohésion sociale, 2025 a été marquée par des résultats appréciables. A titre illustratif, plus de 22 000 tonnes de vivres et plus de 290 tonnes de médicaments ont été acheminées dans les zones à défis sécuritaires, des articles ménagers essentiels offerts à près de 59 000 ménages déplacés internes, y compris les retournés, des abris d’urgence à plus de 18 000 ménages, des bourses et des soutiens à des milliers d’élèves et d’étudiants déplacés internes.

De plus, plus de 16 300 noyaux reproducteurs de petits ruminants, près de 6 400 tonnes de semences améliorées de plusieurs spéculations, près de 900 tonnes d’engrais, de fertilisants et divers autres matériels et équipements de production agropastorale ont été mis à la disposition des populations réinstallées.

Au niveau du développement du capital humain, les investissement consentis grâce à une allocation budgétaire de 1 450 milliards F CFA, soit plus de 40% du budget consacrés à l’éducation et à la santé, dont 11,79% pour la santé et 28,34% pour l’éducation, ont permis d’engranger d’importants résultats. On peut citer, entre autres, plus de 2 500 000 kits du cartable minimum mis à la disposition des établissements préscolaires et du primaire, près de 1 900 000 nouveaux manuels scolaires et d’appuis spécifiques au profit de plus de 25 000 élèves vulnérables et en situation de handicap, près de 3 500 000 rations servies à travers les cantines endogènes.

Au nombre des résultats dans le secteur de l’éducation, il faut compter la mise en place de 45 programmes de formation aux métiers, l’élaboration de 20 référentiels de formation et de certification et 49 manuels de l’enseignement et la formation techniques et professionnels, le lancement des travaux de construction de 40 amphithéâtres modernes, la réhabilitation de la bibliothèque universitaire centrale de l’université Joseph-Ki-Zerbo, l’achèvement des travaux de construction de deux espaces numériques ouverts à Ouagadougou.

Il y a eu également la dématérialisation complète des procédures d’orientation et d’inscription des nouveaux bacheliers, la mise en place de la Banque nationale de gènes phylogénétiques, l’adoption de la carte universitaire, la réforme du cahier des charges des institutions privées d’enseignement supérieur et l’institution de l’examen classant national en science de la santé et de l’examen probatoire, la normalisation des années académiques pour 92,52% des filières…

Dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la Santé, 25 centres de santé et de promotion sociale ont été transformés en Centres médicaux communaux et les travaux de construction de cinq services d’anesthésie réanimation ont été lancés. Le « Plan 1000×5 » a aussi permis le recrutement de plus 2 000 paramédicaux et de plus de 1 700 médecins généralistes pour la spécialisation dans 53 spécialités médico chirurgicales, 171 pharmaciens dans 16 spécialités pharmaceutiques et 40 chirurgiens-dentistes dans 15 spécialités de chirurgie dentaire.

126,6 % de couverture des besoins céréaliers

Au niveau de la justice, les acquis ont pour noms : l’adoption de la loi « Faso Bu-kaoré » pour le renforcement des mécanismes traditionnels et coutumiers de règlement des différends, l’assistance judiciaire accordée à 1 806 personnes vulnérables ou indigentes dont 429 femmes et 35 mineurs, l’opération « Casiers vides » ayant permis de juger plus de 8 000 dossiers correctionnels en seulement 55 jours, contre une moyenne annuelle de 7 000 dossiers, la réduction de la surpopulation carcérale de 7,96 % grâce à la loi sur le Travail d’intérêt général (TIG).

L’année 2025 a également été celle des acquis tangibles en matière de progrès vers la souveraineté économique, à commencer par le secteur agricole. Grâce à l’Offensive agropastorale et halieutique et l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire, pour la campagne agropastorale 2025-2026, le Burkina Faso a enregistré une production céréalière excédentaire historique estimée à plus de 7 000 000 tonnes, correspondant à un taux de couverture des besoins céréaliers à 126,6 %. ; la production de riz s’est établie à plus de 1 000 000 de tonnes, en hausse 49,34 % par rapport à la campagne 2024-2025, s’est réjoui le chef du gouvernement.

Loin d’être le fruit du hasard, ces performances résultent d’actions structurantes portées par l’exécutif burkinabè. Il s’agit de l’aménagement et de la réhabilitation de plus de 35 000 hectares de périmètres irrigués et de bas-fonds, du labour gratuit ou à prix subventionné de plus de 51 000 hectares, d’un encadrement renforcé des producteurs, de la subvention de près de 70 000 tonnes d’engrais, entre autres.

Il y a eu aussi la vaccination de 7 millions de bovins et de petits ruminants ainsi que plus de 18 millions de têtes de volailles, l’immatriculation de plus de 5 600 hectares de zones pastorales, l’aménagement de 200 hectares de cultures fourragères, la mise en place de 1 185 cages flottantes, la production de plus de 104 millions d’alevins et l’installation de 500 promoteurs privés de production piscicole ayant permis une production de plus de 53 000 tonnes de poissons… « Notre objectif est clair : nourrir durablement les Burkinabè par leurs propres efforts et faire de l’agriculture, un moteur de croissance, d’emplois et de souveraineté », a martelé Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

776 milliards de FCFA de recettes générées par le secteur minier

Dans le secteur minier, les réformes visant à renforcer la participation de l’Etat, le contenu local et la transparence ont permis de porter la production aurifère nationale en 2025 à plus 94 tonnes, dont 43 tonnes issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée. « Ces performances ont généré des recettes budgétaires de plus de 776 milliards FCFA au 31 décembre 2025. Le secteur a contribué à hauteur de plus de 85 milliards de FCFA au Fonds minier de développement. La lutte résolue contre la fraude et l’exploitation illicite a permis de sécuriser des recettes supplémentaires estimées à plus de 100 milliards FCFA », a-t-il souligné. En parallèle 34 carrières industrielles dont 22 de granites, 4 de tuf et 6 de calcaires dolomitiques, ont été mises en service.

Pour ce qui du secteur de l’énergie, il a noté le renforcement de la capacité nationale par la mise en service de centrales thermiques et solaires dans plusieurs localités, l’électrification de 125 nouvelles localités rurales par le réseau national Interconnecté et de six localités par des mini réseaux solaires, le raccordement de plus de 160 500 nouveaux abonnés et la poursuite du processus en vue de la construction de la centrale nucléaire.

Pour le désenclavement du Burkina, près de 102 km de routes nationales bitumées ont été réalisés en 2025. On enregistre également plus de 66 km de voiries urbaines bitumées, 92 km de routes réhabilitées, 697 km de pistes rurales et plusieurs ouvrages de franchissement, le lancement des travaux de construction de l’autoroute Ouaga-Bobo-Dioulasso, l’acquisition d’un nouvel aéronef au profit de « AIR BURKINA » … En matière d’urbanisme et d’habitat, il y a eu la production de plus de 18 800 parcelles à Fada N’Gourma, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Orodara, Garango, Saaba et Komsilga et la construction de plus de 1 300 logements dans plusieurs villes.

Plus que résiliente, l’économie burkinabè a poursuivi sa transformation structurelle au cours de 2025. « Le renforcement de notre tissu économique a été marquée par une offensive industrielle importante avec l’inauguration de 11 nouvelles unités industrielles, parmi lesquelles la SN-BRAFASO, la société Burkina Cajou, la SOFACOB pour la production de coton hydrophile, FASO GUULGO, FASO KOSSAM et la mise en place de 4 parcs industriels thématiques (textile, cuirs et peaux, anacarde et karité). Ces investissements structurants, qui se chiffrent à plus de 66 milliards F CFA, ont permis la création de plus de 660 emplois permanents », a fait savoir le Premier ministre. Il annoncé que l’année 2026 sera celle de la consolidation et de l’innovation avec l’opérationnalisation des nouvelles entreprises comme le complexe industriel ferroviaire intégré, FASO RAILS, l’unité textile TEXFORCES et la société d’État FASO-YAAR.

Au niveau des communications électroniques, les efforts ont permis le déploiement et l’activation des services de téléphonie et d’Internet dans 441 sites dont 126 réalisés en zone rurale, le lancement du déploiement et de l’activation des services de téléphonie et d’Internet dans 750 nouvelles localités en zone rurale.

Une année d’indicateurs macroéconomiques au vert

Sur le plan touristique et culturel, le pays des Hommes intègres a conservé son attractivité. « Les arrivées dans les établissements touristiques d’hébergement ont connu une hausse de 1,3% par rapport 2024, avec une part importante de touristes nationaux, à savoir 78%. Quant à la fréquentation des sites touristiques, elle a enregistré une hausse de 177% en 2025 », a-t-il fait savoir.

En somme, le Burkina Faso a bouclé 2025 avec des indicateurs macroéconomiques au vert : un taux de croissance d’environ 6,5% en 2025 contre 4,8% en 2024, une déflation de 0,5% contre une inflation de 4,20% en 2024, un excédent historique de sa balance commerciale de plus de 1975 milliards de francs CFA en 2025, plus de 3 309 milliards F CFA de recettes mobilisées au profit du budget de l’Etat contre 3019 milliards en 2024, un déficit budgétaire en baisse, passant de 568,3 milliards de F CFA en 2024 et à 462 milliards en 2025.

Sur le plan diplomatique, l’affirmation de la souveraineté nationale et internationale repose sur ce principe essentiel : « plus jamais le Burkina Faso ne sera un terrain d’expérimentation ou un Etat sous tutelle ». « Avec conviction, nous avons décidé de rompre avec le modèle néolibéral qui se nourrit de la prédation de nos ressources. Nous avons tourné dos à ces partenariats à sens unique pour construire un Burkina Faso souverain, ancré dans ses valeurs endogènes et maitre de son destin », a martelé le Premier ministre Ouédraogo.Une vision portée et partagée au sein de l’AES.

Pour le chef du gouvernement, la voie empruntée par Burkina Faso est exigeante, mais elle est celle de la souveraineté retrouvée, de la justice sociale et du développement endogène. C’est pourquoi, il a appelé au sursaut patriotique. « J’invite tous les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur, à mériter l’héritage de nos devanciers et à poursuivre le combat, à rester mobilisés et engagés. Continuons ensemble, avec confiance, courage et détermination, la lutte légitime pour la reconquête de notre territoire et la construction de notre Nation », a-t-il lancé.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Festival Waabo: un espace de valorisation des talents culturels burkinabè

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Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la cérémonie d’ouverture officielle de la IIe édition du festival Waabo, samedi 31 janvier 2026, à Ouagadougou.

Du 30 janvier au 1er février 2026 a eu lieu à Ouagadougou la IIe édition du festival Waabo qui veut dire en langue local Mooré « Venez », pour célébrer et vivre la culture burkinabè. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la cérémonie d’ouverture de la IIe édition, samedi 31 janvier 2026, à Ouagadougou.

La cérémonie a connu la présence des autorités administratives, coutumières religieuses et de nombreux festivaliers venus de partout. « Burkina iwili yiki ummah » qui veut dire « Refuser la résignation » a été le thème du festival. La présidente du comité d’organisation Yacine Zeitienga, a expliqué que depuis sa création, Waabo s’est imposé comme un espace de rencontres, d’expression et de valorisation des talents porté par une jeunesse résiliente, engagée et visionnaire.

« Le festival Waabo est né d’une conviction forte, celle que la culture soit un pilier fondamental de cohésion sociale, de transmission des valeurs et d’éveil des conscience », a-t-elle poursuivi. Ainsi, à travers ses 4 visages « Waabo Reem », « Waabo Academy », « Waabo Kamba » et « Waabo Place », elle a confié que l’édition 2026 traduit la volonté d’ouvrir un cadre structuré et inclusif. Mme Zeitienga a remercié l’ensemble des partenaires et sponsors qui ont cru à l’initiative.

Le promoteur du Festival Waabo, Aziz Abdoul Tiemtoré a révélé que la IIe édition du festival se veut être une expression du réveil des consciences, de la résilience, de la combativité et de l’espoir d’un peuple debout. Il a ajouté que Waabo est une tribune de célébrer la culture burkinabè et affirmer que l’identité culturelle, la créativité ainsi que l’esprit collectif de la jeunesse burkinabè demeure debout.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a affirmé que le festival Waabo met en lumière la culture, l’entreprenariat créatif, la formation, l’éducation et le divertissement au profit de la jeunesse. « Waabo vient démontrer que malgré le contexte sécuritaire, la créativité ne s’éteint pas, l’espoir demeure et l’identité culturelle, restent authentiques, inébranlables et solidement ancrés dans du marbre », a-t-il dit.

Le ministre chargé de la Culture a salué l’engagement et le professionnalisme du promoteur pour l’initiative. La marraine du festival, Marie Bintou Diallo, a encouragé ses filleuls par des conseils. Tout en saluant l’initiale, le Naaba Sanem de Ziniaré a mis en lumière la valeur de la culture au sein de la société à travers une communication. Une visite des stands par les autorités a mis fin à la cérémonie d’ouverture de la IIe édition du festival Waabo.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel: une convention de coopération pour renforcer le rôle stratégique de l’information

Les médias publics des trois Etats membres de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont signé, le vendredi 30 janvier 2026, à Ouagadougou, une convention consacré au renforcement du rôle stratégique des médias dans l’espace confédéral.

Les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel ne cessent de renforcer leur coopération dans des domaines stratégiques. Réunis en atelier consacré au renforcement du rôle stratégique des médias de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), cette rencontre de haut niveau s’est achevée, le vendredi 30 janvier 2026 par la signature d’une convention de coopération entre les médias publics des trois Etats membres et les médias confédéraux nouvellement créés.

Cette convention vise à consolider la collaboration entre les médias publics nationaux et ceux de l’AES. Elle prévoit notamment le partage et la mutualisation de contenus, la coproduction d’œuvres radiophoniques et audiovisuelles, la mise à disposition de correspondants de presse, ainsi que des échanges d’expertises. Elle vise aussi à promouvoir des contenus endogènes alignés sur l’histoire, les cultures et les aspirations communes des Etats.

L’objectif est de permettre aux médias de la Confédération, notamment la Radio Daandè Liptako et la Télévision AES, de bénéficier de l’expérience des médias publics afin d’offrir aux populations une information vraie, juste et accessible au quotidien, dans un espace qui se veut un espace de dignité et de souveraineté.

Durant cinq jours, les participants ont planché sur le renforcement des capacités des professionnels appelés à diriger les organes d’information de la Confédération, notamment la radio Daandé Liptako et la télévision AES. Le chef du département de la Communication du Burkina, Pinggwendé Gilbert Ouédraogo a fait mention de l’engagement des participants qui, du 26 au 30 janvier 2026, ont réfléchi aux défis liés à l’information et à la communication dans un contexte géopolitique marqué par de nouveaux enjeux, notamment la lutte contre la désinformation et la valorisation des actions menées au sein de l’espace confédéral.

Pour le ministre burkinabè chargé de la Communication, cette initiative répond à une nécessité stratégique. « Aujourd’hui, nous avons les médias confédéraux, à savoir la radio Daandé Liptako et la télévision AES qui ont été créés. Nous avons estimé indispensable d’établir une coopération avec les médias publics. Elle s’articulera autour du partage, de la mutualisation des contenus et de la coproduction », a-t-il indiqué. Le ministre a rappelé que les médias de l’AES ont la responsabilité de porter la vision des chefs d’Etat et de contribuer à la promotion d’un espace communautaire fondé sur la dignité, la souveraineté et le développement.

Selon lui, l’objectif est de bâtir un écosystème médiatique fort, coordonné, professionnel et ancré dans les réalités des peuples. Pour le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, les orientations stratégiques issues des travaux constituent désormais une base pour l’élaboration de politiques médiatiques concertées, afin de faire des médias des acteurs à part entière de la construction du récit commun, de la défense des valeurs et de la consolidation de l’espace AES. « Ces politiques médiatiques devront amener nos médias à ne pas être de simples canaux de diffusion de l’information, mais plutôt des acteurs à part entière de la construction de nos récits, de la défense de nos valeurs et de la consolidation de l’espace AES », a-t-il notifié.

Valentin KABORE

 

Assurance maladie universelle: les prestations ont commencé hier 1er février

Le ministre des Serviteurs du Peuple et son collègue de la Santé ont effectué une tournée dans des formations sanitaires, ce dimanche 1er février 2026 pour s’assurer de l’effectivité des prestations du régime de l’assurance maladie universelle.

Les prestations du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) sont effectives. Le lancement est intervenu ce dimanche 1er février 2026. A l’occasion, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré et son collègue de la Santé, Lucien Robert Kargougou ont effectué une tournée dans des structures sanitaires de Ouagadougou pour s’assurer du bon déroulement et en même temps encourager les acteurs. Du centre hospitalier universitaire (CHU) Yalgado Ouédraogo au CHU de Bogodogo en passant par le Centre médical urbain (CMU) du secteur 19, les agents de santé sont à la tâche pour servir les premiers bénéficiaires. Zakaria Gansoré, agent public, est le client 00 du CHU Yalgado Ouédraogo.

Venu pour une consultation en ophtalmologie, il salue la facilité qui lui est offerte à travers le RAMU. « Je devais payer plus de 6000 FCFA en pharmacie mais, avec ma carte, je n’ai déboursé que 2000 FCFA. Le reste (70%) est supporté par l’assurance », a-t-il précisé. Avec ce nouveau produit, c’est un souci de moins dans ses soins, a-t-il indiqué. Et au directeur général du CHU Yalgado Ouédraogo, Ousmane Néré, de rassurer que tous ses services aient été impliqués dans la mise en œuvre de l’assurance maladie. « Ici, de l’enregistrement du patient à la consultation, les acteurs ont été sensibilisés pour que la mise en œuvre soit une réalité. Les conditions sont réunies mais, nous travaillons à les améliorer davantage », a-t-il promis.

Au CMU du secteur 19, c’est Assita Balima qui est la plus heureuse. « Je suis venue ce matin, souffrante. Avec l’accueil, je suis déjà à moitié guérie », a-t-elle témoigné. Avec sa carte, elle a pu bénéficier d’une consultation et a déboursé seulement 1056 FCFA pour une ordonnance qui coûte 3520 FCFA. Pour elle, le RAMU était considéré comme un rêve, mais aujourd’hui c’est une réalité. « Avec cette assurance, la santé sera accessible à tous les Burkinabè. J’aurai souhaité qu’on parle d’assurance santé universelle à la place de maladie universelle », a-t-elle dit. Cet outil, a-t-elle ajouté, permettra de rendre accessible les soins à la population. « Si la santé est accessible à la population, le développement devient une évidence », a-t-elle souligné.

Au CHU de Bogodogo, le constat est le même. Le RAMU est opérationnel. Le directeur général, Seydou Nombré a rassuré que toutes les mesures ont été prises pour sa mise en œuvre réussie. « C’est une opportunité pour l’accès des populations aux soins de santé. Nous devons mettre les bouchées doubles pour améliorer l’offre de soins. Avec cet outil, la demande sera forte et des instructions ont été données pour répondre à cette demande », a-t-il indiqué.

A l’issue de la tournée, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, s’est dit satisfait du constat fait sur le terrain. « Nous avons trouvé un personnel motivé, le circuit du patient qui est clairement défini dans chaque structure sanitaire », s’est-il réjoui. Il a renouvelé ses remerciements à l’ensemble des acteurs et aux structures privées qui accompagnent la mise en œuvre du RAMU.

« Nous avons 25 pharmacies à Ouagadougou et 25 pharmacies dans la ville de Bobo-Dioulasso qui sont déjà engagées pour recevoir des ordonnances des patients », a-t-il relevé. Rappelant que l’objectif est de permettre à tous les Burkinabè de se soigner à moindre coût avec des cotisations à la portée de leur bourse, il a invité les bénéficiaires à un usage responsable de cet instrument qui est de grande portée.

Adama SEDGO

Du concret

Le vendredi 30 janvier 2026, le Premier ministre s’est présenté devant l’Assemblée législative de transition pour livrer l’exposé sur la situation de la Nation. Cet exercice consacre le principe fondamental de la redevabilité de l’Exécutif devant la représentation nationale et, au-delà, devant le peuple burkinabè. Dans l’esprit et la lettre de la Révolution progressiste populaire (RPP), il s’agit d’un moment de vérité, de transparence et de responsabilité, au cours duquel le chef du gouvernement rend compte de l’action publique et décline les orientations à venir. A l’arrivée, les chiffres parlent d’eux-mêmes.

La sécurité, priorité absolue, demeure le socle de l’action gouvernementale. Les efforts conjugués des Forces de défense et de sécurité (FDS), des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et des populations ont permis le contrôle effectif d’environ 74 % du territoire national, la réouverture de 73 préfectures et mairies, de plus de 600 structures éducatives et de 38 formations sanitaires, ainsi que la libération et la réinstallation de 442 villages. Le renforcement des capacités s’est poursuivi avec le recrutement de plus de 30 000 combattants, tous profils confondus. Dans le même élan, le patriotisme populaire s’est traduit par une mobilisation de plus de 220 milliards F CFA en 2025 au profit du Fonds de soutien patriotique.

Sur le plan de la solidarité nationale et de la cohésion sociale, l’action de l’Etat a permis de répondre aux besoins essentiels des populations affectées par la crise. L’acheminement de l’aide humanitaire et les actions de relèvement ont favorisé la réinstallation de plus d’un million de personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine. Parallèlement, l’adoption de textes structurants relatifs à la chefferie traditionnelle et aux mécanismes endogènes de règlement des conflits contribue au renforcement de la paix sociale et à la reconstruction du tissu communautaire, en s’appuyant sur les valeurs et les savoirs locaux.

Le développement du capital humain demeure un pilier stratégique de la transformation nationale. En 2025, plus de 40 % du budget de l’Etat a été consacré à l’éducation et à la santé, traduisant une volonté affirmée d’investir dans l’avenir. Des millions d’élèves ont bénéficié de manuels et de kits scolaires, tandis que le système sanitaire a été renforcé par le recrutement de milliers d’agents et la mise en service de nouvelles infrastructures hospitalières. L’immersion patriotique, qui a concerné près de 60 000 nouveaux bacheliers, participe à la formation d’une jeunesse consciente, disciplinée et engagée au service de la Nation.

Sur le terrain de la souveraineté économique, les résultats enregistrés sont porteurs d’espoir. La campagne agropastorale a permis une production céréalière excédentaire, avec un taux de couverture des besoins dépassant 120 %, confortant ainsi l’option de l’autosuffisance alimentaire. Le secteur minier, pour sa part, a généré plus de 770 milliards F CFA de recettes budgétaires, renforçant la capacité de l’Etat à financer les secteurs sociaux et les investissements structurants. Ces performances ont soutenu une croissance économique estimée à environ 6,5 % en 2025, dans un contexte régional et mondial pourtant contraignant.

Les infrastructures, l’eau et l’énergie ont également bénéficié d’investissements soutenus. Des centaines de kilomètres de routes et de pistes rurales ont été réalisés ou réhabilités, contribuant au désenclavement des territoires. L’Initiative présidentielle Faso Mêbo, devenue une agence et déployée progressivement à l’échelle nationale, illustre cette approche participative du développement.

Au regard de ce bilan, le Premier ministre a tracé des perspectives claires pour 2026, placées sous le signe de la consolidation des acquis, de l’innovation et de l’approfondissement des réformes. La poursuite de la reconquête territoriale, l’accélération de l’industrialisation, la transition numérique et l’affirmation d’une diplomatie souveraine constituent les axes majeurs de cette nouvelle étape.
La réussite des ambitions affichées ne dépend pas seulement de l’action gouvernementale, mais aussi de l’engagement de chaque Burkinabè. Le Burkina Faso de demain pacifié, uni et prospère se construit dès maintenant, dans l’appropriation collective des idéaux et des objectifs de la RPP.

Par Assetou BADOH

4e édition du Forum des médias: Des Prix Michel Sidibé pour distinguer les meilleurs journalistes

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a organisé, à l’occasion de son 4e Forum tenu à Cotonou les 29 et 30 janvier 2026, la cérémonie des Awards 2025, parrainée par le Dr Michel Sidibé. L’événement s’est déroulé le jour de la Journée internationale de lutte contre les maladies tropicales négligées.

Les meilleurs journalistes ont ainsi été célébrés lors de ce 4e Forum des médias, placé sous le thème : « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des MTN ».

Le parrain, le Dr Michel Sidibé, dont les prix portent le nom, a salué le travail des journalistes ainsi que celui du REMAPSEN, qui a su, selon lui, « faire du journalisme un instrument de justice ». Pour lui, les maladies tropicales négligées existent parce qu’elles vivent dans l’ombre. Et ces prix existent pour rappeler une vérité simple : « Ce que l’on éclaire, on peut le vaincre. Ce que l’on ignore, on le condamne. »

Les maladies tropicales négligées, a-t-il expliqué, ne disparaîtront pas seulement avec des médicaments. Elles disparaîtront lorsque un journaliste décidera qu’un cas oublié mérite la une ; lorsque une rédaction estimera qu’une MTN mérite un débat national ; lorsque l’opinion publique jugera cette souffrance inacceptable. « Un micro peut sauver autant de vies qu’un médicament. Une caméra peut faire reculer la stigmatisation. Un article peut provoquer une décision politique. Mettre une MTN à la une, c’est déjà commencer à l’éliminer », a-t-il affirmé.

« Le Prix Michel Sidibé porte exactement ce message : la lutte contre les MTN commence par le courage », a soutenu le Dr Sidibé.

S’adressant aux lauréats, il a conclu : « Votre plume est une arme contre l’injustice. Votre micro est un outil de guérison collective. Votre caméra est un acte de résistance morale. »

B.S


La liste des lauréats des Awards du REMAPSEN dotés des prix Michel Sidibé.

PRIX JOURNALISTES EN ENVIRONNEMENT.

1er prix Radio : Aguibou Coulibaly (ORTB Mali)

1er Premier Télé, Télé : Caroline Wété(CRTV) Cameroun.

1er Prix Presse écrite : Ngoya Ndiaye (Rewmi Quotidien) Sénégal

1er Prix Presse en ligne : Michael Moukouangui (Lettre verte) Gabon

 PRIX JOURNALISTES SANTÉ

1er Prix Radio: Emefa Atiamoah ( The multimedia group) Ghana

1er Prix Télé : Régis Talikpéti(E47 TV) Togo

1er prix Presse Écrite :Kadijah Aliyu (Fédéral Corporation) Nigeria

1er prix Presse en ligne : Aboubacar Touré (Planet.224) Guinée

PRIX DES MEILLEURES COORDINATIONS NATIONALES.

1er Prix: Bénin

2ème prix : Côte d’Ivoire

3ème prix : Cameroun

4ème prix : Ghana

5ème prix : Togo

B.S