Attaque à Niamey : La Confédération des Etats du Sahel exprime sa solidarité totale au peuple, au Gouvernement de République du Niger et à ses Forces de défense et de sécurité.
Lire le communiqué intégral ci-après
#sidwaya.info
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Le 29 janvier 2026, lors d’un contrôle routier de routine sur un axe de transit, les agents des Douanes ont intercepté un véhicule au chargement apparemment banal. Une inspection approfondie a toutefois révélé une importante cargaison de médicaments prohibés dissimulés avec soin.
Au total, 118 806 plaquettes de produits pharmaceutiques interdits ont été saisies. Il s’agit notamment de Dyclosa 50, Gebedol Careidol, Diagole comprimé, Chlorphéniramine maléate, Carefer paracétamol BP 500 mg, Darigla sildénafil citrate et Super Komix sirop. La valeur marchande de cette cargaison est estimée à plus de 40 millions de francs CFA.
Introduits hors du circuit légal et sans contrôle sanitaire, ces médicaments représentaient un danger réel pour les populations.
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(Bobo-Dioulasso, 30 janvier 2026). Le Coordonnateur national de l’Initiative Présidentielle pour la Santé (IPS), M. Drissa TRAORÉ a procédé, ce vendredi matin, à la remise d’un important lot d’équipements biomédicaux au Centre Hospitalier Universitaire Sourou-Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso.
Cette dotation, réalisée sur instruction du Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, concerne plusieurs services stratégiques : cardiologie, neurochirurgie, hépato-gastroentérologie, pédiatrie, chirurgie, maternité, imagerie médicale, anesthésie-réanimation et stérilisation. L’objectif est de renforcer les capacités de prise en charge et améliorer la qualité des soins.
Parmi les équipements remis, figurent un microscope opératoire, des échographes, des tables d’opération, des couveuses, des colonnes d’endoscopie, un fibroscan, un stérilisateur à vapeur (autoclave), un amplificateur de brillance, etc. En plus de la rénovation totale des services concernés, le CHUSS a également bénéficié de l’installation et de la mise en service de deux centrales de production de vide médical et d’air médical.

Pour le Directeur général du CHUSS, M. Dramane ZINA, cette contribution fort appréciable de l’IPS va « améliorer de façon sensible et de façon substantielle notre plateau technique (…), la qualité des soins, la sécurité des patients et la rapidité dans la prise en charge des patients référés de la région du Guiriko et des régions environnantes ». M. ZINA a, du reste, exprimé la gratitude de l’ensemble du personnel et des patients au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ pour cette initiative salvatrice.
Le Coordonnateur national de l’IPS, M. Drissa TRAORÉ, à l’issue de la remise du matériel, a invité les bénéficiaires à un usage responsable et à un entretien conséquent afin de garantir la durabilité des équipements acquis et un fonctionnement optimal des services au profit des populations.
Par cette action, l’IPS s’impose comme un instrument stratégique de modernisation hospitalière, concrétisant la volonté présidentielle de placer la santé au cœur des priorités nationales.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Parti communiste chinois (PCC) aura 105 ans en juillet prochain. Son histoire est intimement liée à celle de la nation chinoise. C’est autour du PCC que le processus de développement de la Chine se construit. Grâce à une discipline rigoureuse, le PCC a permis d’implémenter une gouvernance de qualité et un développement centré sur le peuple. Depuis le 18ᵉ Congrès national du PCC tenu en 2012, « huit recommandations » ont été édictées pour renforcer la discipline au sein du méga-parti, fort de 100,27 millions de membres, selon des estimations de 2024, et combattre quatre vices que sont le formalisme, la bureaucratie, l’hédonisme et la prodigalité.
Plus d’une décennie après leur application, quel a été l’apport des « huit recommandations » dans la qualité de la gouvernance en Chine ? En quoi ont-elles renforcé la confiance entre le PCC et le peuple? Quelle place occupent-elles dans la lutte contre la corruption ? Comment ont-elles renforcé la discipline et l’exemplarité des dirigeants du Parti à tous les niveaux?
Il y a lieu de rappeler que les « huit recommandations » stipulent, entre autres, une proximité permanente entre les dirigeants et la base, une sobriété et une efficacité dans l’organisation de réunions, une réduction dans l’émission des documents officiels, un allègement de contrôles en circulation lors des passages de cortèges officiels pour éviter les désagréments et une utilisation rationnelle des biens publics. Depuis leur implémentation, les « huit recommandations » sont devenus une sorte de feuille de route entre les mains des dirigeants du PCC et des citoyens chinois.
En termes de proximité, les canaux d’expression ont été promus afin de permettre aux dirigeants d’être plus à l’écoute des préoccupations du peuple et d’y apporter efficacement des solutions idoines. En faisant preuve d’engagement au service du peuple, le Parti a gagné en confiance, et renforcé son leadership et son ancrage institutionnel de garant de la sécurité et du bien-être de tous. De manière précise, la discipline interne au sein du PCC est un préalable dans la bonne conduite des affaires de l’État. Comme l’a souligné Bai Lu, chercheur et directeur de division au Centre de recherche sur la pensée de Xi Jinping, l’éthique sociale et civique s’est améliorée grâce aux « huit recommandations ». Cela a contribué à lever les obstacles, à atteindre le consensus et à jeter les bases d’une construction institutionnelle plus systématique.
En matière de lutte contre la corruption, les « huit recommandations » ont été un dispositif capital dans la mesure où ils ont aidé à renforcer le cadre institutionnel et à redoubler la surveillance là où un certain laxisme s’installait. Des balises ont été explicitement définies dans tous les compartiments de la chaîne de pouvoir et dans les domaines où des manquements pourraient survenir. « En gouvernance, le vrai défi n’est pas d’écrire la décision, mais de s’assurer qu’elle soit respectée. Aussi parfait qu’un système puisse paraître sur le papier, s’il n’est pas appliqué, il n’est rien d’autre qu’un tigre en papier», argue Bai Lu. La lutte contre la corruption est passée de contrôles externes à une surveillance appuyée par la technologie, induisant de fait un effet dissuasif puissant.
L’application des « huit recommandations » s’est inscrite profondément dans une logique d’abolir le mur invisible de méfiance entre les dirigeants et le peuple, de mettre en lumière la mission fondatrice du PCC au service du peuple et de renforcer les fondements mêmes de sa légitimité en tant que parti au pouvoir. Aux dires de Wang Weiguo, doyen exécutif de l’École de marxisme de l’Université de l’Académie des sciences sociales de Chine, la culture de l’extravagance gaspilleuse et de la compétition malsaine avec les autres a été freinée, tandis qu’un mode de vie plus sain et civilisé est de plus en plus adopté comme consensus social.
L’adhésion aux « huit recommandations » est également relative au travail remarquable qu’abattent la Commission centrale de Contrôle de la Discipline du PCC et la Commission nationale de supervision. À titre illustratif, au cours des huit premiers mois de 2025, les autorités chargées de l’inspection disciplinaire et de la supervision à l’échelle nationale ont enregistré environ 642 000 cas, y compris ceux impliquant des fonctionnaires au niveau ministériel et provincial. Le 107ᵉ rapport mensuel de la Commission centrale d’inspection disciplinaire du PCC et de la Commission nationale de supervision, publié en août 2025, a fait état de 5 434 cas de violation des « huit recommandations », avec 8 185 fonctionnaires sanctionnés.
À l’aune des résultats engrangés sur le terrain, non seulement en termes de gouvernance de qualité, mais aussi de mise en œuvre des politiques structurées de développement, les « huit recommandations » apparaissent comme une boussole qui guide les dirigeants du PCC dans leurs missions respectives. Les attentes du peuple sont scrupuleusement prises en compte par le gouvernement. Une étroite collaboration entre gouvernants et gouvernés s’est traduite de manière concrète sur le terrain. La bureaucratie a été abandonnée et cela s’est vérifié à travers des prises de contacts directs entre les responsables et les communautés à la base. Dans l’ensemble, les « huit recommandations » ont été adoptés par l’ensemble du peuple chinois. Leur ancrage institutionnel et social est visible dans la société chinoise. Selon une enquête de 2024 du Bureau d’État des statistiques, 94,9 % des répondants sont satisfaits des résultats de la mise en pratique des « huit recommandations ».
Au-delà de l’amélioration de la qualité de la gouvernance qu’elles ont insufflée en Chine, les « huit recommandations » sont aussi une source d’inspiration pour le reste du monde. De par le fait qu’elles offrent l’alternative d’une gouvernance de responsabilité et de redevabilité, elles s’affichent comme un cas d’école. À ce titre, le parti au pouvoir en Tanzanie, le Chama Cha Mapinduzi, qui entretient des relations étroites avec le PCC, s’en est inspiré pour entreprendre une vaste campagne de lutte contre la corruption et l’autosatisfaction, et améliorer l’état de la gouvernance. Les « huit recommandations » pourraient se résumer en ce constat : une gouvernance vertueuse au service du peuple repose sur des principes solides auxquels gouvernants et gouvernés adhèrent fidèlement.
Karim BADOLO
CGTN Français
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 29 janvier 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 31 mn, sous laprésidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré surles dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger
Lire le conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous:
La santé de l’homme est en grande partie tributaire des aliments qu’il consomme. De ce fait, force est de constater que beaucoup de produits impropres à la consommation sont parfois sur le marché de vente. Il importe à chaque acheteur de prendre le soin de vérifier les différentes mentions apposées sur les emballages des comestibles. Les dates de péremption sont de plusieurs types : D’abord il y a la Date limite de consommation en abrégé (DLC) qui indique que le produit est consommé jusqu’à la date indiquée.
Il ya également la Date de durabilité minimale (DDM) avec la mention « à consommer de préférence avant… ». Pour dire qu’après cette date, le produit reste consommable malgré une perte de goût ou de qualité. La mention DLC qui signifie « à consommer jusqu’au », est apposée sur des produits très périssables comme les yaourts, la viande, les plats cuisinés. Seulement qu’après l’ouverture d’un produit sa date de péremption ne compte plus. Il faut donc avoir le réflexe de maitriser les informations qui accompagnent les produits avant de les consommer.
Wanlé Gérard COULIBALY
La Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) a signé une convention avec le Groupement d’intérêt économique des pharmaciens (GIPHAB), jeudi 29 janvier 2026, à Ouagadougou, dans le cadre de la mise en œuvre du régime d’assurance universelle.
Les officines pharmaceutiques assurent la disponibilité des produits de santé indispensables à la prise en charge des assurés. Le ministère des Serviteurs du Peuple souhaite permettre aux pharmaciens du secteur privé de garantir un accès équitable des populations aux médicaments, tout en veillant à la protection de la viabilité économique de leurs entreprises. Il a organisé une cérémonie de signature de convention entre le Groupement d’intérêt économique des pharmaciens (GIPHAB) et la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU), jeudi 29 janvier 2026, à Ouagadougou. Le directeur de cabinet du ministre des Serviteurs du Peuple, Emmanuel Sorgho, a soutenu que cette cérémonie fait suite à un premier acte de signature entre la CNAMU et l’ensemble des établissements publics de santé du Burkina.
Selon lui, les officines pharmaceutiques occupent une place stratégique dans la réussite de l’opérationnalisation du RAMU. A cet egard, il a dit être convaincu que cette signature marque la naissance d’un partenariat stratégique fondé sur la confiance mutuelle et la complémentarité entre l’Etat et les acteurs privés de la santé, au bénéfice du peuple. « Cet engagement permettra à 31 116 cotisants, retenus dans le cadre de la présente phase, ainsi que les membres à charge de leurs familles immatriculées dans les régions du Guiriko et du Kadiogo, de bénéficier des prestations du RAMU sur toute l’étendue du territoire national, à partir du 1er février 2026 », a assuré M. Sorgho.
En outre, il a rappelé qu’au cours de nombreuses rencontres d’échanges, les représentants du GIPHAB ont exprimé les préoccupations légitimes de l’organisation. « En professionnels avisés de leur métier, les experts des deux parties sont parvenus à des résultats satisfaisants pour tous, car favorisant l’accès des populations à des services de santé de qualité dans des conditions fort avantageuses », s’est-il satisfait.
Construire un régime d’assurance maladie pérenne
Pour une première expérience, il les a félicités pour les résultats atteints et salué l’ensemble des acteurs ayant accompagné le processus de mise en œuvre du RAMU. « Je vous encourage à garder cet esprit de dialogue et de concertation et à toujours privilégier l’intérêt général », a-t-il souhaité.
Le directeur général de la CNAMU, Soumaïla Gamsoré, a expliqué que l’Etat a décidé de mettre en place de régime d’assurance afin de permettre à toute la population d’accéder aux soins de santé. « Dans la mise en œuvre de ce mécanisme, on a échangé avec l’ensemble des acteurs. C’est un processus participatif dans lequel la CNAMU prend l’engagement de jouer sa partition afin qu’on puisse avoir un système d’assurance maladie pérenne, tout en se souciant de l’existence de toutes ces entreprises pharmaceutiques qui jouent pleinement leur rôle pour assurer la santé de la population », a-t-il justifié.
Le président du Conseil d’administration du GI PHAB, Dr Ismaël Guigma, pour sa part, a souligné que c’est avec un esprit de responsabilité et de solidarité que sa structure qui compte environ 320 membres participe à la prise en charge sanitaire des populations, ainsi que leur protection sociale. « A travers cette participation, nous contribuons aussi à améliorer l’accès des populations aux soins de santé. Et qui dit soins de santé dit accès aux médicaments. Qui dit médicaments, dit les pharmacies.
C’est ce qui justifie notre participation à ce processus », a-t-il précisé. M. Guigma a ajouté que la GI PHAB a veillé à ce que la santé financière de ses membres puisse être prise en compte. « Il est évident qu’on veut construire un régime d’assurance maladie pérenne, durable au profit des populations. Il faut donc que les pharmacies aient les moyens de renouveler leurs stocks pour faire face à la demande des populations. Nous avons insisté pour que la CNAMU puisse permettre cela, à travers le respect de ses engagements », a confié Dr Guigma.
Adama SAWADOGO
En visite au Burkina Faso, la directrice générale du Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF), madame Nathalie Chuard, a été reçue en audience dans la soirée du 26 janvier, par le ministre des Affaires étrangères.
Première visite de la diplomate suisse au pays des Hommes intègres, elle dit vouloir donner un signal fort de l’engagement du DCAF à renforcer sa collaboration avec le Burkina Faso, notamment avec les structures chargées de la sécurité des populations. Il s’agit aussi d’une visite de terrain qui lui a permis d’aller au contact des acteurs de la sécurité de proximité et de constater l’engagement, la bonne collaboration et la proximité entre ces acteurs de sécurité et les populations.
Madame Nathalie Chuard dit avoir constaté des résultats qui encouragent le DCAF à aller de l’avant dans sa collaboration avec le Burkina Faso. Le chef de la diplomatie burkinabè a apprécié cette visite marquée par des sorties-terrains qui ont permis à la Directrice générale du DCAF de s’immerger dans le contexte réel de notre pays. Il a salué cette approche du DCAF qui encourage les structures locales de sécurité et les populations à œuvrer ensemble dans le sens d’une ‘’co-production’’ de la sécurité.
Le Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité est une fondation internationale qui a pour mission d’aider la communauté internationale à appliquer les principes de bonne gouvernance et à mettre en œuvre la réforme du secteur de la sécurité. A cet effet, le centre élabore les normes internationales ou nationales appropriées, en assure la promotion, définit les bonnes pratiques ainsi que les recommandations pertinentes qui permettront de mettre en place une gouvernance efficace du secteur de la sécurité. Sur le terrain, il apporte son soutien en donnant un avis consultatif et propose des programmes d’assistance technique à toutes les parties intéressées.
DCRP/MAE
Le Président de la République du Niger, le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu, ce jeudi 29 Janvier 2026, dans la matinée, à l’aéroport international Diori Hamani qui a été visé par une attaque terroriste dans la nuit du 28 au 29 janvier.
Dans le quartier général du commandement de la base 101 de l’armée de l’air, logée dans l’aéroport, le chef de l’Etat, le général d’Armée Abdourahamane Tiani, par ailleurs chef suprême des armées, a présidé une réunion avec toute la hiérarchie militaire, dont le ministre de la Défense nationale, le chef d’Etat-major des armées, le chef d’Etat-major de l’armée de terre et celui en charge de l’armée de l’air. Il a ensuite visité le théâtre de l’attaque terroriste mise en échec par les militaires nigériens.
Face à la presse, le président nigérien a indiqué que « l’aéroport international Diori Hamani a fait l’objet d’une tentative d’infiltration par des mercenaires téléguidés », au cours de la dernière nuit. Selon le dirigeant nigérien, cette attaque a été sponsorisée par des pays étrangers, connus pour leur position antagoniste à l’égard du Niger, ces dernières années. « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent, eux aussi à leur tour, à nous écouter rugir », a annoncé le Président Tiani.
« C’est l’occasion pour nous de prendre contact avec l’ensemble des forces de défense et de sécurité, ainsi que nos partenaires russes pour leur prompte réaction qui a permis, dans les vingt minutes qui suivent, de mettre l’ennemi totalement en déroute. Certains sont neutralisés sur le champ, d’autres ont été neutralisés dans leur panique de route », s’est-il réjoui. « Nous félicitons l’ensemble des forces de défense et de sécurités qui ont su coordonner leurs actions ainsi que les partenaires russes qui ont défendu avec professionnalisme leur secteur de sécurité », a insisté le général Abdourahamane Tiani.
ANP
J’écris en pleurant des torrents de larmes, le cœur blessé et lourd de peine
Pour le soldat qui se bat à mort pendant que je me caresse la bedaine pleine
J’écris en pleurant, la tête en broussaille sur l’autel des ouailles de la pagaille
Pour toutes ces veuves et orphelins démunis qui soupirent pendant que je fais ripaille
J’écris en sanglotant pour ces villages sans héritage, affamés, exilés sur place
Leurs enfants feront le rang pour la bouillie pendant que les miens iront en classe
J’écris en versant des larmes, devant mon fils qui n’a jamais vu ou entendu un loup
Pour ces victimes de l’animosité humaine, de ma plume qui saigne, j’enfonce le clou
J’écris comme je crie ma rage face aux otages et au carnage perpétré par nos frères
Ces félonnes sangsues sucent nos tétons en jouant la taupe sous nos mamelles à traire
L’intégrité fait tourner le moteur de l’horreur avec les ingrédients du malheur des autres
Les responsables sont connus, les coupables courent entre les mailles du sérail des apôtres
On peut faire la guerre à la terre entière sans savoir faire un lopin de paix en soi-même
On peut détester les autres en prônant la tolérance qui tue les différences à problème
On peut aiguiser sa propre main et dire « je t’aime » avec la lame qui tranche
On peut aimer sa fratrie et jeter la pierre à sa patrie sans avoir le cœur contrit qui flanche
Mon pays était devenu un champ de fruits crus maraudés par d’impénitents parvenus nus
Il n’était plus le symbole qui fait école au panthéon des idoles qui s’immolent sans revenu
Mon pays était devenu un eldorado de pauvreté exploité par de solos desperados en promo
Être le plus riche des plus pauvres, le plus heureux de l’enfer, c’est être le pire des maux
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr