Formation professionnelle : le Centre Les leaders de demain ouvre ses portes

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Le centre de formation professionnelle et d’apprentissage « Les leaders de demain », a officiellement ouvert ses portes, le jeudi 29 janvier 2026, à Ouagadougou.

Le Centre de formation professionnelle et d’apprentissage « Les leaders de demain » est désormais fonctionnel. Il a ouvert ses portes, ce jeudi 29 janvier 2026, au cours d’une cérémonie marquée d’allocutions, d’une visite des locaux du centre et un défilé fait avec des tenues confectionnées par la promotrice. Situé dans le quartier Paglayiri de Ouagadougou, ce centre offre des formations en tissage, teinture, coiffure et couture.
La promotrice du centre de formation professionnelle Les leaders de demain, Fatou Rose Dabiré, couturière de profession, a exprimé sa joie de voir son rêve se réaliser.

« Ce centre est l’aboutissement d’une passion transmise par ma mère et ma belle-mère qui étaient toutes des couturières », a-t-elle laissé entendre. Avec cette réalisation, elle compte transmettre ce savoir à ceux qui sont passionnés de couture et de coiffure. Traduisant ses remerciements à tous ceux qui ont contribué à la mise sur pied de ce centre, elle a indiqué que son objectif est de faire de ce centre, un pôle d’excellence. Pour y parvenir, Mme Dabiré compte sur toutes les bonnes volontés surtout pour l’équiper en matériel de pointe et d’avoir un cadre plus spacieux, car la capacité d’accueil du site actuel sera bientôt dépassée.

Pour le représentant des parrains, Sibiri de Issa Ouédraogo, c’est avec fierté qu’il a accepté de parrainer cette cérémonie d’ouverture, car la formation technique et professionnelle est le pilier de développement de tout pays. Au nom des autres parrains, il s’est engagé à accompagner la promotrice dans sa détermination à faire des enfants, des leaders de demain. Il a émis le souhait que le ministère en charge de la formation professionnelle et technique apporte un accompagnement à ce centre dans la réussite de sa mission.
Quant au représentant du ministre chargé de la Formation professionnelle, Alexandre Le Grand Zango, il a salué cette initiative de la promotrice qui entre en droite ligne avec la vision des autorités du Burkina. Il a traduit la fierté des premiers responsables du département en charge de la formation professionnelle qui font du secteur une priorité.

Adama SEDGO

 

Promotion du don de sang bénévole : 20 545 poches de sang enregistrées en 2025 contre 18 786 en 2024

L’association S.O.S sang a animé une conférence pour dresser le bilan des activités réalisées en 2025, jeudi 29 janvier 2026, à Ouagadougou.

Au cours de l’année 2025, l’association S.O.S sang a organisé plusieurs activités d’envergure. Afin de présenter les résultats des réalisations, elle a animé une conférence de presse, jeudi 29 janvier 2026, à Ouagadougou. Le président national de l’association S.O.S sang, Jean Bosco Zoundi, a affirmé que l’objectif de la conférence de presse est de faire le bilan des activités réalisées en 2025 et d’annoncer les perspectives.

Il a noté 3 volets en termes de bilan. Le premier volet concerne les activités de promotion et de collecte de sang classiques de l’association. A ce niveau, il a noté 20 545 poches de sang, contre 18 786 poches de sang en 2024. Il a expliqué que cela a été possible grâce au concours des partenaires et du ministère de la Santé, à travers le Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Quant au deuxième volet, il est axé sur la campagne d’intensification, de sensibilisation et de promotion du don de sang bénévole.

Suite à l’affichage visuel de l’image du président du Faso dont le lancement a eu lieu, le 8 août 2025, à Ouagadougou, plus de 41 695 poches de sang ont été récoltées en 2025 contre 40 887 poches de sang en 2024. Il a souligné que cette campagne a concerné 5 villes, à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Kaya et Tenkodogo. Elle a duré de juillet à octobre 2025. Le dernier volet concerne les collectes de sang, lors de l’immersion patriotique des bacheliers à Ouagadougou.

Sur 58 157 bacheliers immergés, 6 219 poches de sang ont été collectées et 2 270 jeunes se sont engagés à faire un don futur, signe de leur engagement solidaire envers leurs semblables.

Jean Bosco Zoundi a précisé que les collectes se sont déroulées en deux jours sur 48 sites pour un total de 136 sites sur l’ensemble du territoire.
En termes de perspectives en 2026, le président national de l’association S.O.S sang a mentionné l’intensification des activités de collecte et de promotion du don de sang bénévole.

« Nous allons continuer à plaider auprès des autorités et des partenaires pour un appui conséquent afin de poursuivre la sensibilisation et la promotion du don de sang », a-t-il ajouté. Aux questions des journalistes, il a répondu qu’au-delà des activités de collecte de sang, ‘’S.O.S sang’’ a mené des campagnes de sensibilisation sur la promotion du don de sang bénévole. En plus, le message du président du Faso à la promotion du don de sang a créé un déclic en matière du don de sang bénévole au Burkina Faso.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur )

 

Office national d’identification: des vivres pour les veuves et orphelins des FDS tombées sur le champ de bataille

La Mutuelle des travailleurs de l’office national d’identification (MUT-ONI) a remis des vivres pour les veuves et orphelins des Forces de défense et de sécurité tombées au front, jeudi 29 janvier 2026, à Ouagadougou.

Dans le cadre de ses activités de la Mutuelle des travailleurs de l’office national d’identification (MUT-ONI) a prévu témoigner sa solidarité et compassion aux veuves et orphelins des Forces et de défense et de sécurité (FDS) tombées sur le champ d’honneur pour la défense de la patrie. C’est ainsi qu’elle a offert des vivres à l’association des femmes unies et solidaires de la police nationale et l’association des vaillantes femmes de la gendarmerie pour l’épanouissement des orphelins du Burkina, dans la soirée du jeudi 29 janvier 2026, à Ouagadougou.

Ce don est composé d’une tonne de riz, six bidons de 20 litres d’huile et quatre cartons de savon. Le président de la MUT-ONI, Marc Koudbi Zongo, a exprimé une pensée pieuse à la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour la défense de la patrie et souhaité un prompt rétablissement à tous les blessés. « Que le Seigneur leur apporte une guérison totale. Nous prions pour nos braves combattants qui luttent jour et nuit sur le théâtre des opérations pour la libération totale de notre chère patrie », a-t-il déclaré.

Le directeur général de l’ONI, Arzouma Daouda Parfait Louré, a indiqué que le don de vivres matérialise la solidarité des mutualistes avec les épouses et orphelins de leurs collègues. « Ce don, certes, modeste au regard de l’ampleur des sacrifices consentis, se veut néanmoins un symbole fort de soutien moral, de fraternité et de solidarité nationale », a-t-il ajouté. En outre, M. Louré a confié que l’ONI, au-delà de sa mission régalienne, demeure pleinement conscient de sa responsabilité sociale.
Le dévouement des associations bénéficiaires salué

C’est dans cet esprit que l’institution encourage et soutient toute initiative visant à renforcer la cohésion sociale, l’entraide et la résilience de la Nation burkinabè. Il a également salué l’engagement remarquable de la mutuelle des travailleurs de l’ONI pour cette initiative citoyenne ainsi que le dévouement constant des associations bénéficiaires, dont l’action quotidienne force le respect. La cérémonie a été présidée par l’inspecteur général de police, représentant le ministre de la Sécurité, Denise Sebgo. Elle s’est réjouie du geste de la MUT-ONI. « Le geste que nous célébrons aujourd’hui à travers la remise de vivres et de produits de première nécessité aux veuves et orphelins de nos forces de défense et de sécurité est un acte de grande portée, humain et patriotique », a-t-elle poursuivi.

Pour la représentante du ministre de la Sécurité, les veuves et orphelins des Forces de défense et de sécurité portent en eux la mémoire vivante du sacrifice consenti pour la liberté, la sécurité et la dignité de notre Nation. Pour ce faire, il est de notre devoir collectif de veiller à leur bien-être, les accompagner et leur témoigner notre reconnaissance. « A travers ce don, la mutuelle des travailleurs de l’ONI envoie un message fort, celui d’un Burkina Faso solidaire, reconnaissant et uni. Je tiens à saluer particulièrement les deux associations dont le travail contribue efficacement à l’épanouissement des familles éprouvées », a-t-elle indiqué.

L’inspecteur général de police, Denise Sebgo, a invité l’ensemble des institutions publiques et privées ainsi que la société civile à s’inspirer de cet exemple et à multiplier les actions de solidarité en faveur des couches les plus vulnérables. Les représentants des bénéficiaires ont loué cette action de donation. C’est ainsi que la présidente de l’association des femmes unies et solidaires de la police nationale, Zaïnata Sanko, s’est dit être honorée pour ce geste. De ce fait, elle a salué l’engagement des bonnes volontés pour accompagner les veuves et orphelins.

Evariste YODA

 

Economat des forces de défense et des forces de sécurité: le Nakambé tient son premier point de vente

Le secrétaire général de la région du Nakambé, Tasseré Nacoulma, a ouvert, le jeudi 29 janvier 2026, à Tenkodogo, le premier point de vente de l’antenne régionale du Nakambé de l’Economat des forces de défense et des forces de sécurité.

L’Economat des forces de défense et des forces de sécurité continue de se déployer à travers le pays. Le 29 janvier 2026, il a ouvert un point de vente de ses produits à Tenkodogo, dans la région du Nakambé. Située non loin du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du quartier du 11-Décembre, cette boutique met, pour l’heure, à la disposition des militaires, gendarmes, policiers, douaniers, agents des eaux et forêts, gardes de sécurité pénitentiaires et policiers municipaux, ainsi que leurs familles du riz vendu à prix social dont le sac de 50 kg est cédé à 17 000 F CFA.

Les produits sont également accessibles aux académies, écoles et centres de formation militaires et paramilitaires, selon le chargé de communication de l’Economat, le capitaine de police, Stéphane Wango. Il a expliqué qu’en plus du riz, sa structure va mettre à la disposition de sa cible, dans les prochaines semaines, du sucre, des pâtes alimentaires, de l’huile, des sardines, des motocyclettes, des réfrigérateurs et des gazinières. Toutefois, le capitaine Wango a précisé que les produits sont appelés à évoluer en fonction du rendement. Pour ce qui est du mode de paiement, il a fait savoir qu’il est électronique par principe avec une retenue à la solde.

Eviter les reventes

Le chargé de communication de l’Economat, Stéphane Wango, a invité les bénéficiaires à ne pas revendre les produits achetés.

Il peut également se faire par carte, appelée Ecocard avec des rationnements afin d’éviter les sur-approvisionnements et les reventes. Le chargé de communication de l’Economat a ajouté que le paiement par mobile money est possible. En ce qui concerne le paiement en numéraire, Stephane Wango a affirmé que ce mode va être une exception.
Le représentant du gouverneur, le secrétaire général de la région du Nakambé, Tasséré Nacoulma, a indiqué que l’Economat des forces de défense et des forces de sécurité répond à une ambition forte, celle de renforcer la solidarité nationale envers celles et ceux qui, jour et nuit, veillent à la défense, à la sécurité et à l’intégralité du territoire national.

Il a affirmé que l’Economat est un instrument pour garder haut le moral des troupes et renforcer leurs capacités à mener à bien leur mission, déchargées des préoccupations d’accès de leurs familles à des produits alimentaires. Pour M. Nacoulma, au-delà de sa mission première, l’Economat va contribuer au développement socio-économique national à travers la promotion des produits locaux et la valorisation de l’expertise locale.

Créé le 12 mars 2025 en Conseil des ministres, l’Economat des forces de défense et des forces de sécurité, établissement public de l’Etat à caractère économique, a lancé ses activités le 22 décembre 2025. Il fait suite à l’Economat des armées qui a existé de 1981 à 1990. L’Economat actuel, selon son chargé de communication, entend lancer la construction de deux usines d’assemblage d’engins à roues, à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.

Anselme KAMBIRE

 

Récupération des terres dégradées dans le Liptako : une source de revenu fiable et de sécurité alimentaire

Dans la région du Liptako (ancienne région du Sahel), durement éprouvée par les effets du changement climatique, la récupération des terres dégradées s’impose comme une réponse concrète aux défis de la sécurité alimentaire, du pastoralisme et de la cohésion sociale. Portées par les populations locales, avec l’appui des organisations non gouvernementales (ONG) et des partenaires techniques et financiers, ces initiatives redonnent vie à des espaces jadis improductifs.

La problématique des terres dégradées dans la région du Liptako s’est accentuée avec les sécheresses répétées au début des années 1970 et 1980. Depuis lors, des mécanismes de restauration des terres dégradées sont en cours pour inverser les tendances et accroitre les productions agricoles. A l’ouvrage : les populations locales et le gouvernement avec le soutien de ses Partenaires techniques et financiers (PTF) et des Organisations non gouvernementales (ONG).

C’est le cas de l’ONG A2N qui avec l’accompagnement de ses PTF a mis en œuvre deux projets pastoraux dans la ville de Dori, chef-lieu de la région du Liptako. Selon le coordonnateur de ces deux projets, Amadou Nouhou Maiga, la restauration des terres dégradées a facilité la pratique des activités agropastorales des populations bénéficiaires desdits projets, leur permettant ainsi d’assurer leur autosuffisance alimentaire et partant, améliorer la production animale. Pour lui, les deux zones pastorales ont contribué à la production fourragère pour l’alimentation des animaux dans l’optique de booster la production animale.

Dans le Liptako, l’élevage est l’activité par excellence des populations. En effet, le premier projet dénommé « Ceekol Naggé » qui signifie en langue national fulfuldé « le cours d’eau de la vache », situé au Nord-Ouest de Dori a été exécuté de 2005 à 2012 et a concerné 14 villages. Selon Amadou Nouhou Maiga, sur une superficie de 25 725 hectares aménagés, 4 618 ha de terres dégradées ont été récupérées. Quant au deuxième projet « Kougari » en langue nationale fulfuldé, signifiant en français « cours d’eau », il est situé au sud-est de Dori, regroupant aussi 14 villages et mis en œuvre de 2013 à 2023. Là également, M. Maiga a relevé que sur une superficie de 39 612 hectares aménagés, 10 996 hectares de terres dégradées ont été restaurées.

Pour la scarification ou le labour des deux sites, A2N a utilisé une méthode mécanisée notamment la charrue Delfino permettant de couvrir de grandes surfaces. Aux dires de M. Maiga, cette technique est utilisée pour retourner des sols endommagés et extrêmement secs sur plus de 50 cm de profondeur. « La charrue delfino creuse de larges sillons en forme de demi-lune (méthode de plantation qui consiste à tracer des contours pour empêcher l’eau de s’écouler et ainsi améliorer son infiltration et garder le sol humide plus longtemps) dans lesquels on peut immédiatement semer et planter.

Elle permet ainsi de collecter dix fois plus d’eau de pluie et de rendre le sol plus perméable », a-t-il expliqué. S’en est suivi, l’ensemencement des espèces herbacées et ligneuses dès les premières pluies qui a été fait par les populations bénéficiaires, particulièrement les femmes.

Plus d’une dizaine d’années après l’exécution du projet, le président du comité de gestion de la zone pastorale de « Ceekol Naggé » Hamadou Oumarou Cissé a témoigné sa gratitude à l’ONG A2N et ses partenaires parce que les éleveurs des 14 villages ne parcourent plus de longues distances pour alimenter et abreuver leurs animaux. Mieux, a-t-il indiqué, avec la mise en place de la zone pastorale, l’alimentation du cheptel s’est beaucoup améliorée et équilibrée. A l’entendre, lorsque les vaches sont bien alimentées, elles produisent du lait en qualité et en quantité et de la bonne viande pour la consommation.

La charrue delphino en plein labour.

Abondant dans le même sens, Roumar Al-Hassane Ag a révélé que les éleveurs sont à l’aise dans la conduite de leurs animaux dans la zone pastorale de « Ceekol Naggé ». « Avant il existait une brousse qui servait de zone de pâturage sans être délimitée, où les agriculteurs y cultivaient allégrement à telle enseigne que les conflits entre ceux-ci et nous étaient récurrents. Le projet a mis fin à ces genres de conflits et a beaucoup contribué au renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble », s’est félicité l’éleveur.

Sécuriser les zones pastorales

Selon l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM) réalisée en 2021 par l’Institut national des statistiques et de la démographie (INSD) dans l’ancienne région du Sahel (scindée en régions du Liptako et du Soum), 72,5% des ménages pratiquaient l’élevage et 68,1% s’adonnaient à l’agriculture. Par ailleurs, l’EHCVM de 2018 indique que le revenu total des ménages de l’ancienne région du Sahel provenant de l’élevage est estimé à plus de 23 milliards de FCFA.

Partant de ce constat, l’ONG A2N a associé l’agriculture aux deux projets afin d’éviter que les populations bénéficiaires ne cultivent dans les zones pastorales aménagées dans l’optique de les sécuriser. De façon concrète, elle a mis à la disposition d’un pool de formateurs endogènes composé de cinq personnes, issus de chaque village, un parquet technologique en vue d’initier les populations bénéficiaires à l’utilisation des méthodes de récupération de terres dégradées à moindre coût financier. Aux dires du coordonnateur des deux projets, la série de formations a porté sur la pratique du « zai », de la demi-lune et la fabrication de la fumure organique.

Dans ses explications, il nous apprend que le « zai » consiste à creuser des trous dans le sol pour retenir l’eau de pluie et y ajouter du compost, favorisant ainsi la croissance des cultures et améliorant la fertilité du sol. A propos de la demi-lune, il a signifié que c’est une technique qui consiste à creuser des trous en forme de demi-cercle pour capter l’eau de pluie et les sédiments, ralentir l’érosion, et créer des zones fertiles où l’eau s’infiltre et profite aux cultures, augmentant ainsi les rendements agricoles.

A l’issue de leur formation, ces formateurs endogènes ont à leur tour, partagé leurs connaissances avec les autres producteurs dans l’espoir d’augmenter la production céréalière. Autrement dit, les populations pratiquent les activités agricoles en dehors des zones pastorales. Mieux, a indiqué M. Maiga, un comité de surveillance a été mis en place dans chaque village pour informer tout transhumant d’animaux des règles en vigueur

Pour Amadou Nouhou Maiga, les deux projets de l’ONG A2N ont contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires.

d’utilisation de ces zones. Il s’agit d’éviter les défriches, l’élagage des branches d’arbres et l’interdiction des animaux malades à pénétrer les zones pastorales. En cas de difficulté, les comités villageois de surveillance avisent le Comité de gestion (COGES) de chaque zone pastorale dont la mission consiste à rechercher des partenaires et des financements pour pérenniser les acquis du projet.

La formatrice endogène de la zone pastorale de « Kougari», Awa Hamidou Maiga dit avoir partagé ses connaissances apprises sur le « zai » et la demi-lune dans son village. Hormis cela, elle-même pratique ces techniques pour cultiver du mil, du sésame, du haricot et du gombo sur une superficie de 2 hectares. « Depuis que je pratique le « zai » et la demi-lune, je constate que ma production céréalière a augmentée. Mon époux en fait de même et nous pouvons consommer les récoltes jusqu’à la période de soudure. Cela nous évite d’acheter des céréales au marché », a-t-elle raconté. Pour se conformer à la tradition peulh, la formatrice endogène élève des petits et gros ruminants.

Elle a témoigné sa satisfaction par le fait que la restauration des terres dégradées a favorisé la réapparition d’un certain nombre d’espèces d’herbes très nutritifs pour le bétail en l’occurrence les vaches qui produisent maintenant beaucoup de lait. Pour sa part, le secrétaire général du COGES de la zone pastorale de « Kougari» Amidou Abdoulaye Diallo, a estimé que la restauration des terres dégradées lui a permis en sa qualité d’agropasteur, de subvenir aux différents besoins de sa famille forte de 8 membres. En plus de cultiver le sorgho, le mil et le haricot sur une superficie de 3 hectares, il élève des petits et gros ruminants.

La zone pastorale de Bouloye, une source de survie

A l’instar d’A2N, l’Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori), une autre ONG, a également restauré 100 hectares de terres dégagées dans le cadre du projet « Jam’Borders ». Selon le chargé du projet Jean de Dieu Sermé, 60 ha ont été récupérés à Dori précisément, devenue la zone pastorale de Bouloye, 20 ha à Gorom-Gorom, chef-lieu de la province de l’Oudalan et 20 ha à Seytenga. Il a mentionné que l’ensemble des trois sites sont destinés à plus de 40 000 bénéficiaires dont des populations hôtes et des Personnes déplacées internes (PDI). A l’image d’A2N, l’UFC-Dori a utilisé la charrue Delphino pour le labour des 100 ha avant d’ensemencer des espèces ligneuses et des herbacées.

Dans la foulée, le chargé à la mobilisation communautaire du projet, Mamoudou Diallo, a noté que les ensemencements ont été faits durant la saison pluvieuse de juillet à août 2024. Plus d’une année après, la récupération des 60 ha a été une réussite en ce sens que les humains et les animaux tirent un grand profit des espèces ensemencées, s’est-il-réjoui. « Par le passé, ces terres étaient arides et aucune herbe ne pouvait y pousser mais aujourd’hui, on remarque que la végétalisation s’y est installée », s’est-il exprimé avec satisfaction. En d’autres termes, il a confié que la zone pastorale est devenue une source de survie pour les populations surtout les ménages PDI.

La zone pastorale de « Ceekol Naggé » est constituée d’espèces ligneuses et d’herbacées.

Rencontrée dans la zone pastorale de Bouloye situé à 5 km de Dori, la responsable à la mobilisation féminine au sein du COGES de ladite zone, Mariama Amadou Diallo, a confié que les femmes se sont mobilisées pour accompagner les hommes dans l’ensemencement et l’application de la fumure organique du site. Avec une voix empreinte de joie, elle a salué l’initiative. Avec cette zone pastorale, a-t-elle indiqué, les femmes, surtout les déplacées internes y viennent chercher leur pitance quotidienne en cueillant les feuilles de cassia tora pour l’alimentation familiale et la vente pendant la période de soudure sans oublier la fauche et la conservation du fourrage pour les animaux.

Elle se remémore que ces feuilles ont toujours été utilisées par les communautés de la région du Liptako pour l’alimentation en vue de faire face à la période de soudure.
Le Conseil régional des unions du Sahel (CRUS) a également restauré plus de 10 000 hectares de terres dégradées de 2012 à 2021 dans les régions du Liptako et du Soum pour la production fourragère et vivrières. De l’avis de son chargé des programmes Boubacar Diallo, la première vocation du CRUS est le pastoralisme, donc la mobilité du bétail. La seconde activité, a-t-il poursuivi, est le renforcement de l’agriculture familiale de sorte que les ménages puissent garantir leur sécurité alimentaire.

« Le premier aliment du bétail est le fourrage qui se produit sur la terre. Quand la terre est dénudée, il est évident que l’alimentation des animaux sera aussi pauvre en nutriments. Fort de ce constat, le CRUS s’est lancé dans la récupération des terres dégradées en vue d’optimiser la production fourragère pour abonnir l’alimentation du bétail », a ajouté M. Diallo. Et de préciser que, le CRUS étant une organisation paysanne, elle a initié ses 40 000 membres issus de 1987 coopératives et de 65 unions à l’utilisation du « zai » et de la demi-lune. Les populations bénéficiaires se sont appropriées ces techniques et continuent de les utiliser au quotidien.
Rappelons que ces trois ONG locales ont travaillé sur le terrain avec l’accompagnement des services techniques de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement.

Restaurer le couvert végétal

Concernant l’importance de la récupération des terres dégradées pour l’environnement, le directeur régional des Eaux et Forêts du Liptako, le lieutenant-colonel Dramane Fogo a soutenu qu’elle contribue à la restauration du couvert végétal, de la faune, des espèces animales et fauniques, et même des herbacées en voie de disparition. Il a en outre souligné que la restauration du couvert végétal engendre le développement de puits de carbone (grande superficie de forêts) dans le cadre de la séquestration du carbone. Sur la question, dit-il, la séquestration du carbone participe activement à l’augmentation des productions agro sylvo-pastorales, à l’atténuation des effets du changement climatique (vague de chaleur), à l’apurement de l’atmosphère, à l’assainissement du cadre de vie en améliorant ainsi l’espérance de vie.

En sus, il a annoncé que la séquestration du carbone est une source d’opportunités de

Selon le chargé des programmes au CRUS Boubacar Diallo, la majorité des terres restaurées sont à vocation pastorale.

financement de projets de développement à la faveur du marché de carbone institué par les grandes puissances industrielles.
Pour atteindre ces résultats sur le terrain, le lieutenant-colonel Fogo a noté d’un certain nombre de projets et programmes qui ont travaillé dans ce sens. Il a cité le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique qui a contribué à l’amélioration de la résilience des populations et des écosystèmes du bassin du fleuve Niger par une gestion durable des ressources naturelles.

En effet, depuis 2019, le programme récupère des terres dégradées dans la région du Liptako en utilisant des méthodes telles que la fixation mécanique des dunes, la Régénération naturelle assistée (RNA) et la demi-lune. Il en est de même pour le programme régional d’appui au pastoralisme dans le Sahel qui a aménagé des espaces pastoraux en restaurant 1 200 ha de terres dégradées dans les provinces du Séno et du Yagha de 2014 à 2019 en utilisant la charrue Delphino. Par ailleurs, il a rapporté que l’Action contre la désertification (ACD) une initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et exécuté par la grande muraille verte a récupéré 80 000 ha de terres dégradées à travers les méthodes mécaniques et biologiques en vue d’accroitre les productions agricoles des populations des régions du Liptako et du Soum de 2016 à 2020.

Après plusieurs années de récupération de terres dégradées, le directeur régional des Eaux et forêts du Liptako a salué les efforts consentis avec des avancées considérables notamment une appropriation des techniques de récupération par les populations pour une gestion durables des terres. En plus, il a fait cas des micro-écosystèmes qui se sont développés avec le retour de la végétation et la restauration de la strate herbacée. « Outre ces avantages, nous avons le retour des petits mammifères, des reptiles et même la faune aviaire. Donc, l’impact est visible et ça contribue à l’amélioration des capacités productives agricoles et également à atténuer les effets néfastes du changement climatique », a conclu

Dramane Fogo.
Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr


Le crédit carbone, un projet tombé à l’eau

Le projet Crédit carbone est né de la volonté d’un des partenaires techniques et financiers de l’ONG A2N lors de la mise en œuvre de la zone pastorale de « Kougari ». En effet, sur les 10 996 hectares de terres récupérées, 5 865 hectares ont été consacrées au projet crédit carbone. Selon les termes du contrat, les populations bénéficiaires devraient mettre en terre, au minimum 260 pieds d’arbres à l’hectare et au maximum 300, de 3 à 5 espèces différentes et les protéger de sorte qu’ils puissent survivre. A partir de la troisième année, les 5 865 hectares reboisés devraient séquestrer une certaine quantité de carbone CO2. Toute chose qui devait rapporter 80 millions F CFA à l’ONG et aux populations bénéficiaires annuellement sur une période de 10 années et ce, renouvelable jusqu’à 30 ans. Ainsi, les 40% des 80 millions F CFA devraient revenir à A2N et les 60% aux populations bénéficiaires. Notons que 80% des 60% sont reversés aux 14 villages de la zone pastorale de « Kougari » et les 20% restants au COGES. Pour cela, A2N a été mis en contact avec le plan vivo, un mécanisme de financement du crédit carbone de renommée mondial. Malheureusement, le projet crédit carbone est tombé à l’eau du fait de l’insécurité puisque la zone n’est plus accessible.

S.N


Trois questions à Tobrome Dingamtoloum, spécialiste en gestion de l’environnement

Quelles sont les vocations de la récupération des terres dégradées dans la région du Liptako ?

La récupération des terres dégradées à trois vocations dans la région Liptako dont la première est la production fourragère pour améliorer l’alimentation des animaux en vue de booster la production animale. La deuxième vocation est la production vivrière permettant aux ménages de cultiver des céréales telles que le mil, le maïs, le riz ou le sorgho pour assurer leur autosuffisance alimentaire. La troisième vocation est celle de la production forestière à travers les Produits forestiers non ligneux (PFNL) entre autres le baobab, le néré, le moringa, le tamarinier. De nos jours, nous constatons avec plaisir la contribution nutritionnelle des PFNL dans la qualité de l’alimentation des populations. Hormis cela, ils constituent une source de revenus pour bon nombre de ménages et également des produits de cueillette pendant la période de soudure.

Comment la récupération des terres dégradées contribue-t-elle à la lutte contre les effets du changement climatique dans la région ?

La récupération des terres dégradées contribue à la lutte contre les effets du changement climatique dans la région du Liptako de quatre manières. De prime abord, elle favorise la reconstitution du couvert végétal en renforcant la séquestration du carbone dans les sols et la biomasse. Ensuite, il y a la réduction de l’émission du gaz à effet de serre notamment le dioxyde de carbone CO₂. La récupération des terres dégradées s’accompagne par le développement des arbres qui, au cours de la journée, absorbent le dioxyde de carbone CO₂ produit par l’être humain et rejettent l’oxygène que celui-ci consomme. Par conséquent, les arbres contribuent à limiter la destruction de la couche d’ozone. Puis, la réalisation des techniques et méthodes de récupérations des terres dégradées telles que le « zaï », la demi-lune, la digue et diguette, etc., permet d’améliorer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique à savoir les sécheresses et les inondations. Enfin, la récupération des terres dégradées concourt à la stabilisation des sols en améliorant leur capacité à retenir l’eau.

Quelle est l’importance de la récupération des terres dégradées dans la société ?

La restauration des terres dégradées contribue à la lutte contre la désertification par la stabilisation des sols et des écosystèmes. Elle participe aussi à la résilience climatique à travers l’adaptation aux aléas climatiques. Un autre avantage de la récupération des terres dégradées est la sécurité alimentaire qui passe par l’amélioration de la productivité agrosylvopastorale. De plus, elle favorise le développement économique. Avant l’insécurité, la majorité des terres restaurées dans les régions du Liptako et du Soum sont à vocation pastorale. Par exemple, il y a la zone pastorale de Kougari dans la commune de Dori qui regroupe 14 villages. Lorsque ces terres dégradées sont récupérées, le premier objectif est la production fourragère en quantité en vue d’améliorer l’alimentation du cheptel pour au final accroitre la production animale. L’élevage est le secteur économique clé des deux régions, du coup, la filière bétail et viande et celle du lait sont les plus porteuses. S’il y a suffisamment du fourrage pour les animaux, les populations auront de la viande et du lait en quantité et en qualité et cela contribue à renforcer le niveau économique des ménages et partant des deux régions. Donc, c’est un facteur clé de création de richesse. Enfin, la récupération des terres dégradées est un facteur de paix et de stabilité. Autrement dit, elle contribue à la consolidation de la paix, à la préservation de la stabilité et de la cohésion sociale à travers la réduction des conflits liés aux ressources naturelles.

S.N.

Université Joseph-Ki-Zerbo : Pr Antoine Béré installé dans ses fonctions de président

Le nouveau président de l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Antoine Béré, a été officiellement installé dans ses fonctions, mercredi 28 janvier 2026 , à Ouagadougou, par le secrétaire général du ministère en charge de l’enseignement supérieur, Pr Samuel Paré.

La présidence de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) a changé de mains. En effet, le Pr Antoine Béré a pris officiellement fonction, le mercredi 28 janvier 2026, à Ouagadougou, à l’issue d’une cérémonie de passation. Il remplace à ce poste le Pr Jean-François Kobiané. Nommé en Conseil des ministres le 22 janvier 2026, le nouveau président a exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays pour la confiance placée en sa personne, notamment au chef de l’Etat et au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. « Je mesure avec gravité la responsabilité qui m’est confiée, mais avec l’engagement et le soutien de tous, je demeure résolument optimiste », a-t-il déclaré.

Selon le président entrant, l’université Joseph-Ki-Zerbo doit demeurer un levier central pour le développement du Burkina. Citant le professeur Joseph Ki-Zerbo, il a rappelé que « l’éducation est l’arme la plus puissante pour libérer un peuple et construire son avenir ». A ce titre, il a placé son magistère sous le signe de la collaboration, l’efficacité et la mobilisation collective. Rendant un hommage appuyé à son prédécesseur, Antoine Béré, a salué les acquis engrangés au cours des trois dernières années, tout en réaffirmant sa volonté de s’inscrire dans la continuité.

« C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle », a-t-il affirmé, soulignant que les expériences passées serviront de repères à son action. Pour lui, la normalisation complète des années académiques figure dans ses priorités. « Nous prenons l’engagement solennel de faire en sorte qu’au soir du 31 juillet 2026, nous atteignions 100 % de normalisation dans toutes les filières », a-t-il décalré, invitant les enseignants, les étudiants et le personnel administratif à une mobilisation sans faille.

Quant au président sortant, Pr Jean-François Kobiané, il a dressé un bilan marqué par des avancées significatives. « Lorsque nous sommes arrivés en 2022, l’université faisait face à une dette de plus de deux milliards F CFA liée aux frais académiques. Cette dette a pu être apurée », a-t-il souligné. Sur le plan académique, il a indiqué que le taux de normalisation est passé de 39% en septembre 2023 à environ 80% en septembre 2025, saluant les efforts de l’ensemble de la communauté universitaire. Il a relevé les initiatives engagées pour améliorer les ressources propres de l’institution ainsi que les progrès réalisés en matière de digitalisation.

A ce sujet, il a mentionné le développement de la plateforme « Progress », dédiée à la visibilité de la recherche universitaire, précisant qu’elle est appelée à être généralisée à l’ensemble des institutions publiques d’enseignement supérieur. Convaincu de la continuité, Jean-François Kobiané s’est dit confiant. « Je reste persuadé que le nouveau président saura poursuivre cette œuvre pour le rayonnement de la première et de la plus grande université de notre pays », a-t-il conclu.

Adama SEDGO
Fatimata ZOUNGRANA

 

 

Burkina Faso: Dissolution des partis et formations politiques

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a adopté plusieurs rapports et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et l’amélioration des conditions de vie du Peuple burkinabè, conformément à la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Au titre du Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un décret portant dissolution des partis et formations politiques au Burkina Faso ainsi qu’un projet de loi portant abrogation des lois encadrant leur fonctionnement, leur financement et le statut du Chef de file de l’opposition.
Selon le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile ZERBO, « cette grande et importante décision s’inscrit dans le cadre de la refondation de l’État et fait suite à un diagnostic profond du système partisan qui a relevé de nombreuses dérives dans l’application du régime juridique des partis et formations politiques de notre pays ».
Le Gouvernement estime que la multiplication des partis politiques a entraîné des dérives, favorisant la division des citoyens et fragilisant le tissu social. Cette mesure vise donc à préserver l’unité nationale, renforcer la cohérence de l’action gouvernementale, ouvrir la voie à une réforme du mode de gouvernance politique. Le décret adopté précise que le patrimoine des partis dissous soit dévolu à l’État. « Les projets de lois seront transmis à l’Assemblée législative de transition dans les meilleurs délais », a indiqué le Ministre d’État, Émile ZERBO.
Le Plan RELANCE, une feuille de route pour le développement au Burkina Faso
Pour le compte du Ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté plusieurs décrets dont celui portant adoption du « Plan RELANCE ». C’est le nouveau référentiel national de développement pour la période 2026-2030. Le « Plan RELANCE » est évalué à 36 000 milliards FCFA, a indiqué le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, qui souligne que près de deux tiers de ce volume financier doivent provenir des ressources souveraines.
Selon le Ministre NACANABO, ce Plan RELANCE repose essentiellement sur quatre piliers que sont :
– la consolidation de la sécurité, la cohésion sociale et la paix ;
– la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance ;
– le développement du capital humain ;
– le développement des infrastructures et la transformation structurante de l’économie.
Avec la mise en œuvre de ce nouveau référentiel de développement, le Gouvernement vise des objectifs majeurs, entre autres, la reconquête totale du territoire, la réduction du taux de pauvreté de 42% à 35%, l’amélioration de l’espérance de vie de 61 à 68 ans et le triplement de la capacité énergétique (de 685 MW à plus de 2 500 MW).
« Ce plan doit être considéré comme le plan de tous les Burkinabè. Sa réussite dépendra de la mobilisation communautaire et des évaluations annuelles », insiste le Ministre de l’Économie et des Finances.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

AVIS DE RECRUTEMENT POUR UNE SOCIETE DE LA PLACE

Le cabinet OROGNA Consulting spécialisé dans les solutions de Ressources Humaines : Recrutement-Formation-Etudes-Intérim et Placement-Elaboration d’outils de gestion… lance un recrutement pour le compte d’une société de la place.

 Les postes à pourvoir selon le tableau ci-dessous :

NUMERO                 INTITULE DU POSTE NOMBRE
01 Directeur Général 01
02 Secrétaire de Direction 01
03 Agent de liaison 01
04 Responsable Administratif et des Finances 01
05 Agent Vérificateur 01
06 Responsable des Archives 01
07 Agent call center 01
08 Représentants provinciaux 30
09 Points focaux 16
10 Secrétaires 30

 

 

POSTE N°1 : Directeur Général de la société

 Nombre de poste à pourvoir : Un (1)

Qualifications 

Le / la Directeur / Directrice Général doit avoir les qualifications minimales ci–après :

  • Être titulaire d’un diplôme universitaire (BAC+3) en économie, gestion, finances, droit, commerce ou tout autre diplôme équivalent ;
  • Justifier d’au moins deux (02) années d’expérience professionnelle dans le management ;
  • Avoir une bonne capacité d’écoute, d’analyse et de synthèse ;
  • Avoir une réactivité, une capacité d’anticipation et de saisir les opportunités ;
  • Avoir de compétences en gestion budgétaire et financière.
  • Avoir une bonne maîtrise des outils informatiques de gestion (ERP, Excel, MS Project) ;
  • Avoir un leadership affirmé et une capacité à mobiliser les équipes ;
  • Avoir une forte orientation résultats et performance ;
  • Avoir le sens de l’organisation, la rigueur et la méthode ;
  • Avoir l’esprit d’analyse et de décision.

 

Missions et tâches

Le/la Directeur /Directrice Générale a pour mission de diriger, coordonner et piloter l’ensemble des activités de la société.

Les principales missions sont :

  • S’assurer de l’élaboration du programme d’activités ;
  • Coordonner et superviser les actions de mobilisation ;
  • Organiser les réunions mensuelles des coordinateurs provinciaux ;
  • Evaluer périodiquement les performances des responsables.
  • Organiser la vie sociale de la coopérative : Assemblée générale, Conseil d’administration etc. ;
  • Produire les rapports mensuels des activités de la coopérative.

POSTE N°2 : Secrétaire de direction

 Nombre de poste à pourvoir : Un (1)

Qualifications

La/ le Secrétaire de direction doit avoir les qualifications minimales ci–après :

  • Être titulaire d’un diplôme universitaire d’au moins BAC+2 en secrétariat ou tout autre diplôme équivalent ;
  • Justifier d’au moins deux (02) ans d’expérience ;
  • Rigueur, méthode et sens de l’analyse ;
  • Réactivité et sang-froid face aux urgences ;
  • Esprit d’équipe et sens du leadership ;
  • Sens de l’organisation et orientation résultats.

 

Missions et tâches

La/ le Secrétaire de direction placé(e) sous l’autorité du Directeur Général de la société,

Ses principales missions sont :

  • L’administration courante du secrétariat particulier
  • L’évaluation des collaborateurs directs
  • L’élaboration et la mise en place des outils de pilotage du secrétariat particulier
  • L’élaboration des programmes et rapports d’activité du service
  • L’élaboration des stratégies relatives au secrétariat
  • La gestion du courrier relevant de ses attributions
  • La rédaction des comptes rendus des rencontres et des réunions
  • La gestion de l’agenda du premier responsable
  • A l’organisation des rencontres

 

 

POSTE N° 3 : Agent de liaison

Nombre de poste à pourvoir : Un (1)

 

Qualifications

  • Être titulaire du CEP ou tout autre diplôme jugé équivalent ;
  • Être en bonne condition physique ;
  • Être méthodique, organisé et rigoureux dans le travail ;
  • Être courtois, discret et avec un esprit orienté résultats.

Missions et tâches

  • Enregistrer les actes ;
  • Transmettre et expédier le courrier interne et externe ;
  • Récupérer et ventiler les journaux ;
  • Effectuer les courses diverses du service auprès des services destinataires.

 

 

 

POSTE N° 4 : Responsable de l’administration et des finances

Nombre de poste à pourvoir : Un (1)

 

Qualifications

  • Être titulaire d’un BAC+ 3 ans en finance comptabilité ou tout autre diplôme jugé équivalent ;
  • Avoir une expérience professionnelle de deux (02) ans dans un poste similaire ;
  • Être en bonne condition physique ;
  • Être méthodique, organisé et rigoureux dans le travail ;
  • Être courtois, discret et avec un esprit orienté résultats.

 

Missions et tâches

  • La tenue des réunions de direction
  • L’évaluation des collaborateurs directs
  • L’élaboration des outils internes de pilotage
  • L’encadrement des collaborateurs
  • L’élaboration de l’avant-projet du budget
  • L’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie financière
  • L’organisation de la revue à mi-parcours du budget
  • La mise en œuvre des règles de la comptabilité matière
  • L’exécution du budget
  • A l’élaboration des documents stratégiques.

 

 

POSTE N°5 : Agent vérificateur

Nombre de poste à pourvoir : Un (01)

Qualifications

L’Agent vérificateur doit avoir les qualifications minimales ci–après :

  • Être titulaire d’un diplôme universitaire d’au moins BAC+2 en informatique ou tout autre diplôme équivalent ;
  • Justifier d’au moins deux (02) ans d’expérience dans le domaine informatique ;
  • Être Rigoureux et méthodique et avoir le sens de l’analyse ;
  • Avoir le sens de la réactivité et sang-froid face aux urgences ;
  • Avoir un esprit d’équipe et le sens du leadership ;
  • Avoir le sens de l’organisation et être orienter résultats.

 

Missions et tâches

L’Agent vérificateur placé sous l’autorité du Directeur général, ses principales missions sont :

  • Consulter régulièrement la plateforme pour identifier les transactions effectuées par les souscripteurs ;
  • Vérifier les transactions financières afin d’assurer leur concordance ;
  • Vérifier les transactions relatives aux souscriptions validées par les coordinateurs ;
  • Signaler éventuellement aux coordinateurs et aux administrateurs de la plateforme les erreurs de validation
  • Valider définitivement l’opération sur la plateforme informatique.

 

 

POSTE N° 6 : Responsable des archives

Nombre de poste à pourvoir : Un (1)

Qualifications

  • Être titulaire d’un BAC+ 2 ans en archives ou tout autre diplôme jugé équivalent ;
  • Avoir une expérience professionnelle de deux (02) ans dans un poste similaire ;
  • Être en bonne condition physique ;
  • Être méthodique, organisé et rigoureux dans le travail ;
  • Être courtois, discret et avec un esprit orienté résultats.

 

Missions et tâches

  • La collecte, le classement, la conservation et la communication des archives ;
  • L’archivage et la gestion des documents
  • Le traitement documentaire
  • La sécurisation et la propreté des dépôts de préarchivage ;
  • A l’optimisation des conditions de stockage et de conservation des archives et les espaces en conséquence de manière prospective

 

 

POSTE N°7 : Agent call center

 

Nombre de poste à pourvoir : Un (01)

Qualifications

L’Agent call center doit avoir les qualifications minimales ci–après :

  • Être titulaire d’un diplôme de baccalauréat ou tout autre diplôme équivalent ;
  • Avoir de l’expérience dans le domaine de la gestion des appels et du conseil ;
  • Avoir le sens de l’écoute et de communication ;
  • Avoir le sens de la négociation et de la diplomatie ;
  • Capacité d’adaptation ;
  • Rigueur et méthode.

 

Missions et tâches

Les principales missions sont :

  • Appeler par ordre de souscription les nouveaux membres pour les orienter dans la finalisation et la délivrance du livret de membre ;
  • Vérifier les instances de souscription pour leur régularisation ;
  • Recevoir les appels des membres qui souhaitent des renseignements et y répondre ;
  • Suivre les interactions sur les comptes WhatsApp et apporter des réponses ou des solutions aux problèmes posés,
  • Transmettre au responsable des souscriptions les demandes au-delà de ses compétences ;
  • Suivre avec le Community manager les interactions sur les médias sociaux pour y répondre efficacement et en temps réel ;
  • Faire le lien entre les souscripteurs et le back-office.

 

POSTE N°8 : Coordinateur provincial

 

Nombre de poste à pourvoir : trente (30)

Qualifications 

Le Coordinateur provincial doit avoir les qualifications minimales ci–après :

  • Être titulaire d’au moins d’un diplôme universitaire BAC+2 en économie, marketing ou tout autre diplôme équivalent ;
  • Avoir l’expérience dans le management ;
  • Être rigoureux et méthodique et avoir le sens de l’analyse ;
  • Réactivité et sang-froid face aux urgences ;
  • Esprit d’équipe et sens du leadership ;
  • Sens de l’organisation et orientation résultats.

 

Missions et tâches

Le Coordinateur provincial placé sous l’autorité du Directeur, aura comme principales missions de :

  • Organiser les sensibilisations sur l’actionnariat populaire ;
  • Promouvoir la souscription aux entreprises communautaires proposées ;
  • Valider les souscriptions et délivrer les livrets de membres
  • Recevoir, rassurer et conseiller les membres ;
  • Tenir un registre des membres de la province
  • Produire un reporting mensuel sur les performances de souscriptions (nombre et montants) de la province ou de la circonscription administrative.

 

POSTE N°9 : Point focal

 

Nombre de poste à pourvoir : seize (16)

Qualifications 

Le Point focal doit avoir les qualifications minimales ci–après :

  • Être titulaire d’au moins d’un diplôme du baccalauréat +2 en économie, marketing ou tout autre diplôme équivalent ;
  • Avoir l’expérience dans le management ;
  • Être rigoureux et méthodique et avoir le sens de l’analyse ;
  • Réactivité et sang-froid face aux urgences ;
  • Esprit d’équipe et sens du leadership ;
  • Sens de l’organisation et orientation résultats ;

 

 

Missions et tâches

Le Point focal placé sous l’autorité du Coordonnateur provincial, aura comme principales missions sont de :

  • Organiser les sensibilisations sur l’actionnariat populaire ;
  • Promouvoir la souscription aux entreprises communautaires proposées ;
  • Valider les souscriptions et délivrer les livrets de membres
  • Recevoir, rassurer et conseiller les membres ;
  • Tenir un registre des membres de la province ;
  • Produire un reporting mensuel sur les performances de souscriptions (nombre et montants) de la province ou de la circonscription administrative.

 

POSTE N°10 : Secrétaire

 

Nombre de poste à pourvoir : trente (30)

Qualifications

La secrétaire doit avoir les qualifications minimales ci–après :

  • Être titulaire d’un diplôme de BEPC ou tout autre diplôme reconnu équivalent ;
  • Avoir de l’expérience dans le domaine du secrétariat ;
  • Avoir le sens de l’écoute et de communication ;
  • Avoir le sens de la négociation et de la diplomatie ;
  • Avoir la capacité d’adaptation ;
  • Être rigoureux et méthodique ;

 

 

Missions et tâches

Les principales missions sont :

  • Assurer la permanence au niveau de la coordination ;
  • Recevoir les nouveaux souscripteurs ou leurs dossiers ;
  • Vérifier les dossiers de demande d’adhésion ou de souscription ;
  • Saisir les dossiers conformes dans la plateforme informatique ;
  • Réclamer les compléments pour les dossiers incomplets et faire des relances en cas de retard ;
  • Transmettre les dossiers traités au coordinateur ou à l’agent souscripteur ;
  • Fournir les renseignements sur le processus de souscription aux visiteurs.

 

 

Composition des dossiers des candidatures

 

Tous les candidats doivent fournir les pièces suivantes :

 

  1. Un CV sincère, daté et signé ;
  2. La copie légalisée du diplôme demandé ;
  3. Les copies des attestations et/ou certificats de travail ;
  4. Une copie simple de la carte d’identité.

 

Conditions générales liées à tous les postes

 

  • Être de nationalité Burkinabè ;
  • Jouir de ses droits civiques et être de bonne moralité ;
  • Ne pas faire l’objet d’une condamnation à une peine d’emprisonnement ferme de trois (03) mois au moins ou avec sursis de dix-huit (18) mois au moins ;
  • Être âgé d’au plus 45 ans au 31 décembre 2026 ;
  • Être membre à l’actionnariat populaire

 

 

Procédure de candidature

 

Tous les candidats sont invités à soumettre leurs candidatures uniquement par voie électronique et en fichier unique en PDF à l’adresse suivante :

recrutementorogna@gmail.com

 

Pour plus d’informations veuillez contacter le + 226 25 45 62 45

 

NB :

  • Les envois multiples annulent votre candidature ;
  • Seuls les candidats potentiels seront contactés pour la suite de la procédure ;
  • Le cabinet va procéder à une enquête de moralité et à une vérification de l’authenticité des diplômes au besoin ;
  • Préciser le titre du poste en objet.
  • Nul ne peut postuler à plus d’un poste.

 

Date limite de dépôt des candidatures : Mercredi, 04 Février à 00h-00

4e Forum des médias du REMAPSEN à Cotonou: Ouverture des travaux sur les maladies tropicales négligées

Le 4e Forum des médias du REMAPSEN s’est ouvert à Cotonou, le jeudi 29 janvier 2026, sous le thème : « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN) ». Le top départ des travaux a été donné par la directrice adjointe de cabinet du ministre de la Santé du Bénin, Françoise Sybille Assevedo.

Cotonou abrite ainsi le 4e Forum des médias, coorganisé par le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), l’ONG internationale Speak Up Africa, la Fondation Raoul Follereau, le bureau pays de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Fondation Gates, les 29 et 30 janvier 2026, autour du même thème.

Les maladies tropicales négligées (MTN) constituent un groupe de maladies infectieuses causées par des virus, des bactéries ou des parasites. Elles demeurent un problème majeur de santé publique, affectant principalement les populations démunies vivant dans des zones sans accès adéquat à l’eau potable et à l’hygiène. L’OMS en recense une vingtaine, parmi lesquelles la dengue, la filariose lymphatique (éléphantiasis), l’onchocercose (cécité des rivières), la schistosomiase (bilharziose), les géohelminthiases (infections par des vers intestinaux), la dracunculose (ver de Guinée), la trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil), la leishmaniose, la lèpre, le trachome, l’ulcère de Buruli et le pian.

À l’ouverture des travaux, le président du REMAPSEN, Youssouf Bamba, a rappelé le rôle central des médias en tant qu’acteurs du changement sanitaire et social.
« Vecteurs d’information, de sensibilisation et de mobilisation, les médias constituent un levier essentiel dans la lutte pour la protection de l’environnement et, par extension, dans la prévention et l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN) », a-t-il soutenu.

La directrice adjointe de cabinet du ministre béninois de la Santé, Françoise Sybille Assevedo, s’est réjouie de la tenue de cet important forum au Bénin. Selon elle, les MTN affectent profondément la dignité et la santé des populations. « C’est une réalité douloureuse de santé publique pour des milliers de populations rurales vivant dans des conditions sanitaires, sociales et économiques précaires », a-t-elle déclaré. Elle a invité les médias à déconstruire les préjugés, à lutter contre la stigmatisation et à interpeller les décideurs sur les enjeux liés aux maladies tropicales négligées. Pour elle, les médias sont des alliés actifs dans la sensibilisation de toutes les parties prenantes en vue d’éradiquer ces pathologies qui touchent au moins un milliard de personnes à travers le monde.

De son côté, la directrice du Partenariat et du développement à Speak Up Africa, Yaye Sophietou Diop, a également insisté sur le rôle stratégique des médias. « La presse a un grand rôle à jouer en intensifiant et en diversifiant les productions et articles sur ces thématiques afin d’améliorer les conditions de santé et de vie des populations africaines. Par ailleurs, avec le retrait progressif des grands partenaires financiers, nos problématiques de santé doivent être réglées par nous-mêmes, Africains, et non en comptant uniquement sur les apports extérieurs. À travers des stratégies de communication adaptées, les médias peuvent véritablement lever les pesanteurs et les préjugés socioculturels », a-t-elle souligné.

Pour le représentant résident de l’OMS au Bénin, Dr Jean Konan, 22 pays ont déjà complètement éliminé au moins une MTN, et 99 % ont éliminé la dracunculose. « Parler des MTN, c’est parler des inégalités. Le rôle des médias est déterminant car, à travers vos récits poignants, vous pouvez humaniser ces pathologies et renforcer le plaidoyer auprès des partenaires, en cette période d’assèchement des financements », a-t-il conclu.

Le forum prendra fin le 30 janvier, date de célébration de la Journée mondiale de lutte contre les maladies tropicales négligées.

En rappel, selon l’OMS, les MTN touchent plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde et causent environ 170 000 décès chaque année.

B.S.