50 ans de l’avocature burkinabè: un demi-siècle de serment bien accompli

Le barreau de l’Ordre des avocats du Burkina Faso a organisé un colloque international sur les acquis et les perspectives de l’avocature du Burkina Faso 50 ans après, mercredi 29 janvier 2026, à Ouagadougou.

1975-2025, l’avocature burkinabè a 50 ans. Et les praticiens veulent commémorer ce cinquantenaire dans une dynamique visant à renforcer la visibilité du métier d’avocat et valoriser la profession d’avocat et honorer les pionniers. D’où la tenue, le mercredi 29 janvier 2026, du colloque international sur le cinquantenaire de l’avocat burkinabè autour du thème « 50 ans d’une avocature en mouvement ». Cette rencontre marque également la rentrée solennelle du barreau.

Pour le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, l’avocat est un acteur clé du système judiciaire. Il a rassuré de l’engagement du gouvernement à favoriser une justice plus accessible et plus équitable par la création des meilleures conditions de travail des avocats. Au nom du gouvernement, il a invité l’Ordre des avocats à accompagner l’élan d’édification d’une nation burkinabè prospère et souveraine enclenché par l’exécutif.

« L’avocature est une profession qui doit s’adapter aux changements du moment. Et l’Ordre des avocats a toujours su accompagner le gouvernement dans ses différentes réformes en lien avec la souveraineté, la sécurité et le rapprochement de la justice des justiciables », a fait savoir le ministre Bayala. Mais, l’arbre ne doit pas cacher la forêt et le patron de la justice burkinabè a estimé que la célébration du cinquantenaire est une occasion pour la profession d’avocat d’analyser les acquis, relever les insuffisances pour mieux envisager l’avenir.

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a rassuré de l’engagement du gouvernement aux côtés des avocats afin de créer des conditions d’une justice souveraine.

« L’avocature est en perpétuel mouvement et c’est un moment de réflexion collective, de mutualisation des expériences avec les praticiens venus d’Afrique et d’ailleurs. C’est aussi le lieu d’échanger sur la formation de l’avocat, sa contribution à la construction d’un système judiciaire moderne, fort résilient au service de la société », a indiqué M. Bayala. Le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina Faso, Me Batiébé Benao, a indiqué que pendant un demi-siècle d’existence de l’avocature burkinabè qui a su servir avec brio l’intérêt général, s’est adaptée aux différents changements et a pu défendre divers types de dossiers.

« L’avocature est un mouvement de pensée vers l’avenir. Il nous faut interroger le passé, examiner le présent et envisager l’avenir. C’est une occasion unique de partager les meilleures pratiques pour une avocature résiliente, conquérante et indépendante au service du droit et d’une justice moderne », a expliqué Me Benao.

Wanlé Gérard COULIBALY

Primature: le Premier ministre félicite des agents admis à la retraite

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mercredi 28 janvier 2026 à Ouagadougou, les agents de la Primature admis à faire valoir leurs droits à la retraite au titre de l’année 2025, ainsi que ceux appelés à d’autres fonctions.
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Cette rencontre, empreinte de respect et de gratitude, s’inscrit dans la tradition de la Primature pour célébrer l’engagement de celles et ceux qui ont consacré leur temps, leur énergie et leur expertise au service de l’Etat. Au nom des retraités, M. Sanou Dié a exprimé une profonde reconnaissance au Premier ministre et au gouvernement pour la confiance, l’accompagnement et les responsabilités assumées au fil des années. Il a rappelé le parcours de femmes et d’hommes qui ont servi « au cœur battant de l’action gouvernementale », traitant des dossiers stratégiques avec rigueur, loyauté et sens de l’Etat.

Selon lui, servir à la Primature a représenté bien plus qu’une carrière : une école de responsabilité, de discipline, de courage et de dépassement de soi, où l’intérêt général a toujours prévalu. Il a également salué le leadership inspirant du chef du gouvernement, dont l’exemplarité demeure un repère pour l’ensemble de l’administration publique.
Le Premier ministre a, pour sa part, salué la contribution déterminante de ces agents qui, par leur dévouement et leur professionnalisme, ont renforcé la continuité, la stabilité et la crédibilité de la Primature. Il leur a adressé ses vœux chaleureux pour une retraite paisible, utile et épanouie, au service du Burkina Faso.

Les nouveaux retraités ont également transmis un message d’encouragement à leurs collègues encore en fonction, les invitant à demeurer solidaires et engagés face aux défis majeurs qui attendent l’institution. Ils ont réaffirmé leur disponibilité morale et intellectuelle à accompagner la Primature en tant qu’« Anciens de la Maison », prêts à partager leur expérience lorsque, cela pourra éclairer ou soutenir l’action publique. « Nous rendons nos badges et nos dossiers, mais pas notre loyauté. Nous restons disponibles pour conseiller, pour partager un souvenir ou éclairer l’histoire d’un dossier », a confié leur représentant.
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𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Philanthropie communautaire: deux infrastructures remises au ministère de la Santé

Le ministère de la Santé a réceptionné officiellement deux infrastructures issues d’un partenariat entre l’Association Afrique Solidaire et un promoteur privé, mardi 27 janvier 2026. Il s’agit d’un conteneur au profit du secrétariat général et du service de pédopsychiatrie réhabilité pour l’hôpital Yalgado.

Le service de pédopsychiatrie du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) a été totalement rénové et doté d’équipements adaptés en vue de l’amélioration des conditions d’accueil et de prise en charge des enfants. La remise des clés de l’infrastructure a eu lieu, mardi 27 janvier 2026. Cette belle action est le fruit d’une collaboration entre l’association Afrique Solidaire et le philanthrope Issaka Ouédraogo. Selon le directeur général du CHU-YO, Ousmane Néré, cette rénovation et les nouveaux équipements viennent renforcer les capacités opérationnelles des travailleurs de la santé. Au nom de l’ensemble des travailleurs du CHU-YO, il a remercié le philanthrope pour ce don. Pour le chef de service de la psychiatrie, Dr Boubacar Bagué, ce don est la bienvenue parce que la pédopsychiatrie a souffert pendant longtemps de la vétusté de ses locaux et du manque d’équipements.

Le donateur, Issaka Ouédraogo : « mon geste est symbolique et vient naturellement du fond de mon cœur ».

« Le service de pédopsychiatrie est fréquenté par des enfants qui ont besoin d’un cadre agréable et accueillant. Nous constatons une augmentation de la demande et il va de soi que nous puissions avoir un cadre convivial pour permettre aux enfants de s’épanouir, retrouver la santé mentale et développer des acquisitions. Ce don va nous aider à donner le meilleur de nous-mêmes en tant que soignants. En même temps, les enfants seront heureux d’être accueillis dans cette structure. », a-t-il expliqué.

En plus de la réhabilitation, Issaka Ouédraogo a offert un bureau mobile en conteneur de nouvelle génération, entièrement aménagé et fonctionnel, au secrétariat général du ministère de la Santé. Pour le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Adjima Combary, ce don vient améliorer les conditions de travail des agents de la santé. « Ce nouveau bureau vient faciliter l’accueil, le traitement des informations, le recueil et compilations des plaintes des patients », a-t-il poursuivi. Au nom du ministre, il a remercié le donateur pour les deux infrastructures.

Le philanthrope, Issaka Ouédraogo, a confié que son geste est symbolique et vient naturellement du fond de son cœur. « A travers ces réalisations, j’ajoute ma pierre à la construction du pays », a-t-il fait savoir. Il a lancé un appel à tout Burkinabè d’apporter sa contribution pour la construction du pays.

 

Nadège YE
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)

Un tournant majeur

La crise militaro diplomatique qui oppose le Rwanda à son voisin, la République démocratique du Congo (RDC) est en train de prendre un nouveau tournant majeur. Maintes fois accusé de soutenir ouvertement les rebelles du M23 qui occupent actuellement une bonne partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, le Rwanda de Paul Kagamé a toujours nié urbi et orbi ces allégations aux yeux de tous. Mais, contre toute attente, Kigali a reconnu via sa représentation diplomatique à Washington, aux États-Unis, que « le Rwanda participe à une coordination sécuritaire avec l’AFC/M23 », affirmant vouloir prévenir toute nouvelle « insurrection génocidaire transfrontalière ».

Ce qui semblait être un secret est maintenant connu de tous. En effet, des dizaines de rapports onusiens documentent, depuis près de 30 ans, l’immixtion de l’armée rwandaise au Congo et le soutien en hommes et en armes aux différents groupes rebelles. Autant dire que c’est une stratégie de légitime défense préventive mise en œuvre par le Rwanda. Selon ce qui se dit, environ 5 000 à 7 000 soldats rwandais sont sur le sol congolais et apportent une aide importante en armement et drones aux forces combattantes rebelles.
Avec cette reconnaissance du Rwanda, c’est donc une nouvelle étape de la crise qui se profile laissant place aux élucubrations de toutes sortes.

Face à cette donne surprenante, nombreux sont donc les observateurs de la crise qui se demandent ce que peuvent être véritablement les mobiles de ce « revirement » diplomatique et quelles pourraient en être ses implications régionales dans la résolution de la guerre en RDC. Les spéculations vont bon train et chacun y va selon sa compréhension et ses convictions. Si le Rwanda cherche à justifier son ingérence par des impératifs sécuritaires, il reste que son repositionnement permet à la RDC de se revigorer sur l’échiquier international avec de nouveaux arguments diplomatiques pour exiger des sanctions ou une pression accrue sur le Rwanda.

Du point de vue de certains analystes, cette reconnaissance publique produit au moins trois effets majeurs. Elle place le Rwanda dans une posture nouvelle, celle d’un acteur qui admet officiellement une implication directe dans un dossier interne. Par ailleurs, admettre une coordination sécuritaire avec un groupe armé combattant l’armée d’un Etat voisin revient à reconnaître une forme d’ingérence justifiant ipso facto que la crise du M23 n’est plus seulement une rébellion congolaise, mais un enjeu stratégique impliquant ouvertement le Rwanda, avec tout ce que cela suppose en termes de risques.

C’est dire que les aveux du Rwanda vont compliquer indubitablement, disons-le, les médiations régionales en cours, car formalisant l’existence d’une coalition militaire étrangère sur le sol congolais, naguère qualifiée de simple rébellion interne. Gageons donc que par-delà tout, les acteurs impliqués dans la résolution de cette guerre meurtrière qui fragilise depuis des lustres la paix dans cette partie de l’Afrique centrale sauront changer de fusil d’épaule afin de renforcer leurs actions pour une cessation définitive des hostilités. Et, ce serait dans l’intérêt des dirigeants de la région et bien plus des populations.

 

Soumaïla BONKOUNGOU

 

Flash

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La flotte de la Société de transport en commun (SOTRACO) s’est élargie avec sa dotation en 375 nouveaux bus, remis le week-end dernier par le chef du gouvernement. Une action qui est à saluer à plus d’un titre. En effet, cela va contribuer davantage à fluidifier la mobilité des populations, plus particulièrement celle des élèves et étudiants. Les scènes de bousculade à l’entrée des bus ainsi que les surcharges que vivaient les usagers de la SOTRACO relèveront désormais du passé. Pour une pérennisation de ces engins qui améliorent les conditions de transport urbain au Faso, la société assure avoir pris des dispositions pour un meilleur entretien de ces bus. Invite est aussi adressée aux populations et usagers de ces moyens de locomotion à observer plus de discipline à l’égard de ses autocars ainsi que dans leur usage.

Kadi RABO

Projet résilience communautaire dans le secteur agrosylvopastoral : Un bilan satisfaisant après 4 ans de mise en œuvre

L’Organisation néerlandaise de développement et le Conseil danois pour les réfugiés ont présenté les résultats de mise en œuvre du projet Résilience communautaire dans le secteur agrosylvopastoral, vendredi 23 janvier 2026, à Ouagadougou. Après 4 années de mise en œuvre, le bilan est jugé très satisfaisant par les différents acteurs.
Le projet Résilience communautaire dans le secteur agrosylvopastoral au Burkina Faso (ResCom) est initié par le consortium Organisation néerlandaise de développement (SNV) et le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) et leurs partenaires locaux que sont AFDR, USCCPA, APIL et AVAD.

Il a pour objectif de contribuer au renforcement de la résilience des ménages, y compris celle des déplacés internes confrontés aux effets néfastes des changements climatiques et à l’insécurité, avec une attention particulière aux femmes et aux jeunes. Financé par l’ambassade du Royaume de Danemark, il a été mis en œuvre dans 15 communes réparties dans les régions de Bankui, de Yaadga et des Koulsé. L’atelier de clôture du projet s’est tenu, vendredi 23 janvier 2026, à Ouagadougou.

Il s’est agi pour les acteurs de présenter les résultats engrangés, de saluer la contribution des parties prenantes et de discuter des perspectives. Pour Marjon Tuinsma, directrice-Pays de SNV Burkina, ResCom a été bien plus qu’un projet, il a été un levier de transformation, un espace d’apprentissage, de collaboration, d’adaptation et de construction de la résilience sur plusieurs aspects. « Pendant 4 ans et demi, le projet a travaillé à renforcer la résilience des ménages, y compris des personnes déplacées internes, face aux effets conjugués du changement climatique et de l’insécurité », a-t-elle relevé.

Des bénéficiaires satisfaits des résultats

En effet, le projet ResCom a permis de former et d’équiper 174 relais endogènes, d’aménager 31 hectares de terres pour la production rizicole, de récupérer plus de 2000 hectares de terre dégradée pour l’agriculture et l’élevage au profit des ménages, de former plus de 22.500 ménages sur les techniques agricoles durables. De plus, le projet a facilité la mise en place de plus de 180 associations villageoises d’épargne et de crédit permettant à plus de 3 000 femmes d’accéder au micro-crédit pour la conduite d’AGR, faciliter la création de 811 nouveaux emplois et la formation et l’installation de 291 jeunes dans les métiers agro-sylvo-pastoral et la diversification des sources de revenus pour plus de 15.500 ménages.

Au total, près de 60.000 ménages (hôtes et PDI) ont amélioré leur résilience grâce au projet. Selon Peter Kjaer, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade du Danemark, le projet a démontré qu’avec une bonne coordination et la participation active des communautés, il est possible d’obtenir des impacts réels et durables. « Nous avons été touchés par des histoires de changement et des vies transformées qui nous ont été rapportées tout au long de la mise en œuvre du projet », a-t-il affirmé. Adama Boro, représentant du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a témoigné la reconnaissance du gouvernement à l’ambassade du Royaume du Danemark pour avoir été le bras financier du projet.

« De 2021 à 2025, le projet s’est inscrit dans la dynamique du gouvernement. Il a su tracer des sillons forts pour le développement du secteur agrosylvopastoral avec une implication effective et active des femmes et des jeunes mais aussi pour le relèvement des communautés vulnérables », a-t-il souligné. Dame Adama Ouédraogo de la commune de Arbollé, mère de 3 enfants, bénéficiaire du projet ResCom, témoigne de ses bienfaits. « J’ai bénéficié d’une formation en embouche bovine et un accompagnement pour la création de mon entreprise. Mon engagement dans cette activité m’a permis d’acquérir un terrain sécurisé. J’arrive à prendre soin de moi, de mes enfants et je participe à la gestion de ma famille. Il m’a redonné confiance en moi et m’a ouvert des portes », a –t-elle confié.

Roland Kaboré
(Collaborateur)

 

Concurrence déloyale dans le secteur de l’hôtellerie: les villas meublées illégales fermées

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Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme à travers sa direction générale du tourisme, a organisé une opération de contrôle et de fermeture des appartements meublés exerçant dans l’illégalité, mercredi 28 janvier 2026, à Ouagadougou.

Après maintes sensibilisations des gérants sur l’illégalité des appartements meublés, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, à travers sa Direction générale du tourisme (DGT) est passé à l’étape supérieure. En effet, la direction générale du tourisme, à la tête d’une délégation composée du conseiller technique du ministre chargé du Tourisme, de la directrice générale du tourisme et de contrôleurs a organisé une opération de contrôle et de fermeture des sites illégaux, mercredi 28 janvier 2026, à Ouagadougou.

Au quartier Kalgondin, deux sites ont été fermés. Le promoteur du premier site de villa meublée, François kaboré, a confié avoir entamé les formalités pour régulariser son activité en vain, jusqu’à la fermeture de sa villa. « Mon entreprise est scellée et je n‘ai plus le temps à perdre. Je vais me rendre à la direction générale du tourisme pour me conformer, car je perds de la clientèle », at-il avoué. Au 2e site, le promoteur, Soumaîla Guira, a relaté avoir tous ses documents mais a manqué de temps pour les soumettre au ministère. Il s’est engagé à se rendre à la direction générale du tourisme pour se mettre à jour.

Plus de 250 villas meublées recensées dans 8 villes

Le conseiller technique du ministre chargé du Tourisme, Abdoulaye Djoni, a invité les promoteurs des appartements à régulariser leur situation.

Le représentant du ministre de la Communication, de la Culture des Arts et du Tourisme, Abdoulaye Djoni, conseiller technique, a expliqué que cette opération entre en droite ligne avec la vision du patron du département. En effet, il a révélé qu’elle fait suite à une opération, de recensement, de sensibilisation et de contrôle, menée durant la période du 30 juin au 22 août 2025 dans huit localités du Burkina. Il s’agit de Ouagadougou, Koudougou, Bobo-Dioulasso, Tenkodogo, Banfora, Ouahigouya, Kaya et Fada-N’gourma.
M. Djoni a relevé que plus de 250 villas meublées ont été recensées.

Il a précisé que pour la ville de Ouagadougou, le contrôle a été effectif pour 100 villas meublées, parmi lesquelles 2 seulement sont en règle. Il a rassuré que l’opération de contrôle et de fermeture va continuer dans les autres villes concernées. « Cette étape concerne les appartements meublés mais les jours à venir, elle va s’étendre aux hôtels classiques, résidences, restaurants de tourisme », a-t-il annoncé. Pour cela, il a lancé un appel aux acteurs à se munir des autorisations recommandées pour exercer leur métier. Abdoulaye Djoni a rassuré les promoteurs qu’au bout de 1 mois, ils peuvent entrer en possession de leurs autorisations de conformité.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

 

Campagne de solidarité D£m£ Sira : Saïdou Bikienga apporte 60 tonnes de vivres et des effets d’habillement

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Le tradipraticien de Nagréongo, El hadj Saïdou Bikienga, a remis le mercredi 28 janvier 2026, dans son village, 60 tonnes de vivres et 250 balles d’habits au gouvernorat d’Oubri comme contribution à la campagne nationale de solidarité D£m£ Sira.

La campagne nationale de solidarité D£m£ Sira tire vers sa fin, prévue pour le 31 janvier 2026. A quelques jours, les dons continuent d’affluer. Ce mercredi 28 janvier 2026, une délégation d’autorités régionales d’Oubri était dans la commune de Nagréongo pour recevoir un don du tradipraticien, El hadj Saïdou Bikienga. Sa contribution est composée de 60 tonnes de vivres et 250 balles d’effets d’habillement. « Les habits proviennent d’un ami qui vit aux Etats-Unis d’Amérique.

Quant au maïs, c’est ma contribution personnelle », a-t-il détaillé. Pour lui, ce geste vient en appui aux efforts fournis par le gouvernement dans la prise en charge des Personnes déplacées internes (PDI) et celles vulnérables. « Je suis un fils de ce pays, donc je dois faire ce que je peux pour soutenir ceux qui sont dans le besoin », a-t-il justifié. Le donateur a rappelé que depuis plusieurs années, le Burkina Faso traverse une crise sécuritaire avec pour conséquences les déplacements des populations. « Même ici, nous avons reçu plusieurs personnes déplacées internes.

Je me suis battu pour que ces personnes ne manquent pas de nourriture. Tant que je mange, aucune PDI ne doit dormir à jeun. Aujourd’hui avec l’amélioration de la situation sécuritaire, beaucoup sont repartis chez eux », a-t-il ajouté. El hadj Bikienga a invité les Burkinabè à cultiver la solidarité, l’union et l’amour. Il a émis le souhait de voir la paix revenir définitivement au Burkina Faso afin que chaque PDI reparte dans sa localité d’origine.

Le représentant du gouverneur d’Oubri, Ibrahim Boly, a rappelé que le donateur du jour n’est pas à son premier geste. « Il est l’exemple palpable de la solidarité dans la région. Ses bienfaits vont au-delà des frontières de la région », a-t-il loué. Il a traduit la gratitude des responsables régionaux et des plus hautes autorités du pays à El hadj Bikienga pour ce geste noble. « Il n’y a pas de petits gestes. Que chacun apporte sa contribution minime soit-elle. C’est ensemble, main dans la main que nous allons cultiver cette solidarité prônée par les hautes autorités du pays à travers la campagne D£m£ Sira », a-t-il lancé comme appel aux Burkinabè.

Adama SEDGO

Assurance maladie universelle Les acteurs de santé se préparent une mise en œuvre réussie dans le Guiriko

Les agents de santé et responsables administratifs des districts sanitaires de Dô, Dafra et Karangasso-Vigué, dans la région du Guiriko, prennent part à des sessions de formation dans le cadre de la mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle prévue le 1er février prochain. Ces formations se tiennent, les 28 et 29 janvier 2026, dans les différents districts sanitaires de la région.

A quelques jours de la mise en œuvre officielle du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU), prévue pour le 1er février 2026, les formations sanitaires de la région du Guiriko s’activent. Mercredi 28 janvier 2026, dans la salle de réunion du district sanitaire de Dô, médecins, infirmiers, pharmaciens, caissiers et gestionnaires sont réunis autour d’un même objectif. Celui de comprendre les contours du Régime maladie universelle (RAMU) et s’approprier les outils nécessaires à sa mise en œuvre. Pour le Médecin-chef du district sanitaire (MCD) de Dô, Dr Mohamed Ouattara, cette étape est indispensable.

« Il s’agit de renforcer les compétences afin de permettre une mise en œuvre adéquate du régime », explique-t-il. Les participants sont ainsi amenés à revisiter les fondements de l’Assurance maladie universelle, à identifier les cibles concernées par la phase pilote et à se familiariser avec les supports administratifs à renseigner pour garantir les remboursements. Dans les échanges, une réalité s’impose.

La mise en œuvre du RAMU ne se limite pas à une décision administrative. Elle repose sur une organisation minutieuse au niveau des structures sanitaires. Au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dô, le coordonnateur des soins infirmiers, Simplice Ky, souligne que la formation permet déjà de clarifier qui est éligible et dans quelles conditions les assurés peuvent accéder au panier de soins. Le coordonnateur des soins infirmiers insiste sur un point sensible. Il s’agit de la question des remboursements et de la disponibilité des médicaments. Son collègue coordonnateur des soins au Centre médical urbain de Accar-ville de Bobo-Dioulasso, Gaston Ouédraogo, relève que la formation aborde à la fois le cadre juridique du RAMU, les actes pris en charge et ceux exclus, ainsi que les difficultés potentielles liées à l’application du dispositif.

Appel à la compréhension et à la patience

Pour lui, la réussite du régime va dépendre en grande partie de la capacité de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) à assurer des règlements dans les délais. « Cela permettra aux formations sanitaires de faire face à leurs dépenses et de garantir la disponibilité des médicaments », insiste-t-il. La charge de travail des agents de santé due à la mise en œuvre du RAMU, poursuit Gaston Ouédraogo, risque d’augmenter. Les nouveaux supports, jugés lourds et chronophages, à ses dires, viennent s’ajouter aux tâches quotidiennes.

C’est pourquoi il appelle à la compréhension et à la patience des patients, conscient que les délais d’attente pourraient s’allonger, surtout dans les premières semaines de mise en œuvre. Dans le district sanitaire de Dafra, la préparation se veut plus globale. Au district sanitaire de Dafra, la série de rencontres et de formations implique tous les acteurs du district. L’accent est mis, selon le médecin-chef, Dr Issaka Déra, sur la présentation du paquet de soins, le circuit du malade et l’utilisation de la plateforme numérique SIGRAMU, développée par la CNAMU. Cet outil, appelé à fonctionner en lien avec le système e-FIS de la gratuité des soins, doit permettre la saisie et le suivi des données. Là encore, le défi réside dans l’appropriation rapide de cet outil par les agents.

Le médecin au Centre médical urbain de Ouezzin-ville, Dr Farida Maïga, estime que c’est une excellente initiative qui permettra d’améliorer la prise en charge des patients à tous les niveaux de soin. Pour une réussite efficace, elle appelle à l’implication de tous les acteurs. Les prestataires de soins doivent s’appliquer au remplissage rigoureux des documents, tandis que la population doit activement s’enrôler auprès de la caisse d’assurance. Entre espoir d’un meilleur accès aux soins pour les assurés et réalités du terrain, la phase pilote qui s’ouvre à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou va servir de test grandeur nature pour un régime attendu par de nombreux Burkinabè.

Kamélé FAYAMA