Assurance maladie universelle Les acteurs de santé se préparent une mise en œuvre réussie dans le Guiriko

Les agents de santé et responsables administratifs des districts sanitaires de Dô, Dafra et Karangasso-Vigué, dans la région du Guiriko, prennent part à des sessions de formation dans le cadre de la mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle prévue le 1er février prochain. Ces formations se tiennent, les 28 et 29 janvier 2026, dans les différents districts sanitaires de la région.

A quelques jours de la mise en œuvre officielle du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU), prévue pour le 1er février 2026, les formations sanitaires de la région du Guiriko s’activent. Mercredi 28 janvier 2026, dans la salle de réunion du district sanitaire de Dô, médecins, infirmiers, pharmaciens, caissiers et gestionnaires sont réunis autour d’un même objectif. Celui de comprendre les contours du Régime maladie universelle (RAMU) et s’approprier les outils nécessaires à sa mise en œuvre. Pour le Médecin-chef du district sanitaire (MCD) de Dô, Dr Mohamed Ouattara, cette étape est indispensable.

« Il s’agit de renforcer les compétences afin de permettre une mise en œuvre adéquate du régime », explique-t-il. Les participants sont ainsi amenés à revisiter les fondements de l’Assurance maladie universelle, à identifier les cibles concernées par la phase pilote et à se familiariser avec les supports administratifs à renseigner pour garantir les remboursements. Dans les échanges, une réalité s’impose.

La mise en œuvre du RAMU ne se limite pas à une décision administrative. Elle repose sur une organisation minutieuse au niveau des structures sanitaires. Au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dô, le coordonnateur des soins infirmiers, Simplice Ky, souligne que la formation permet déjà de clarifier qui est éligible et dans quelles conditions les assurés peuvent accéder au panier de soins. Le coordonnateur des soins infirmiers insiste sur un point sensible. Il s’agit de la question des remboursements et de la disponibilité des médicaments. Son collègue coordonnateur des soins au Centre médical urbain de Accar-ville de Bobo-Dioulasso, Gaston Ouédraogo, relève que la formation aborde à la fois le cadre juridique du RAMU, les actes pris en charge et ceux exclus, ainsi que les difficultés potentielles liées à l’application du dispositif.

Appel à la compréhension et à la patience

Pour lui, la réussite du régime va dépendre en grande partie de la capacité de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) à assurer des règlements dans les délais. « Cela permettra aux formations sanitaires de faire face à leurs dépenses et de garantir la disponibilité des médicaments », insiste-t-il. La charge de travail des agents de santé due à la mise en œuvre du RAMU, poursuit Gaston Ouédraogo, risque d’augmenter. Les nouveaux supports, jugés lourds et chronophages, à ses dires, viennent s’ajouter aux tâches quotidiennes.

C’est pourquoi il appelle à la compréhension et à la patience des patients, conscient que les délais d’attente pourraient s’allonger, surtout dans les premières semaines de mise en œuvre. Dans le district sanitaire de Dafra, la préparation se veut plus globale. Au district sanitaire de Dafra, la série de rencontres et de formations implique tous les acteurs du district. L’accent est mis, selon le médecin-chef, Dr Issaka Déra, sur la présentation du paquet de soins, le circuit du malade et l’utilisation de la plateforme numérique SIGRAMU, développée par la CNAMU. Cet outil, appelé à fonctionner en lien avec le système e-FIS de la gratuité des soins, doit permettre la saisie et le suivi des données. Là encore, le défi réside dans l’appropriation rapide de cet outil par les agents.

Le médecin au Centre médical urbain de Ouezzin-ville, Dr Farida Maïga, estime que c’est une excellente initiative qui permettra d’améliorer la prise en charge des patients à tous les niveaux de soin. Pour une réussite efficace, elle appelle à l’implication de tous les acteurs. Les prestataires de soins doivent s’appliquer au remplissage rigoureux des documents, tandis que la population doit activement s’enrôler auprès de la caisse d’assurance. Entre espoir d’un meilleur accès aux soins pour les assurés et réalités du terrain, la phase pilote qui s’ouvre à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou va servir de test grandeur nature pour un régime attendu par de nombreux Burkinabè.

Kamélé FAYAMA

14 jeunes filles à la barre pour racolage à Bobo-Dioulasso

T.A et 13 autres ont comparu devant les juges de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, le vendredi 23 janvier 2026, pour répondre des faits de racolage à « Petit Paris », un quartier résidentiel de la cité de Sya. Il leur est reproché d’avoir procédé publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ou d’une promesse de  (…)

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Yacouba BELEM
Noufou NEBIE

 

Institut supérieur d’études de protection civile: Jour de rentrée pour 31 nouveaux stagiaires

L’Institut supérieur d’études et de protection civile a organisé la cérémonie d’entrée de la 14e promotion de la formation initiale d’officiers sapeurs-pompiers, le mercredi 28 janvier 2026, à Ouagadougou.

Ils sont au total 31 stagiaires venus de 15 pays d’Afrique dont 5 femmes qui vont bénéficier d’une formation de cinq mois à l’Institut supérieur d’études de protection civile des sapeurs-pompiers (ISPEC). La rentrée officielle a été présidée par le commandant de la brigade nationale de sapeurs-pompiers, le colonel Daba Naon, dans la matinée du mercredi 28 janvier 2026, au sein de l’institut à Ouagadougou.

Selon lui, la diversité des nationalités représentées dans cette promotion est une richesse inestimable. « Elle incarne l’esprit de solidarité et de coopération qui doit nous guider à travers le continent », a-t-il poursuivi. Le commandant de la brigade nationale de sapeurs-pompiers a fait savoir que le capitaine Benoît Pascal Oulé et le lieutenant Théophile Tapsoba vont officier dans cette formation, en qualité de directeurs de cours et directeur de cours adjoint, avec l’appui de six sous-officiers. Daba Naon a encouragé les stagiaires et les a exhortés au courage et à l’engagement.

« Au regard des réalités sécuritaires et humanitaires actuelles, du changement climatique, l’urbanisation rapide, l’exacerbation des risques technologiques et les défis sécuritaires, il est nécessaire que les soldats du feu, alias anges gardiens, améliorent leurs capacités d’interventions », a-t-il déclaré.

De son avis, cette formation sera exigeante, en alliant théorie et pratique, un commandement opérationnel et leadership. « C’est avec un profond sentiment d’engagement que le commandant de l’institut supérieur d’études de protection civile des sapeurs-pompiers et toute son équipe ont accueilli la 14e promotion de la formation initiale des officiers sapeurs-pompiers », a-t-il conclu.

Le directeur des cours, le capitaine Pascal Benoit Oulé, a révélé que la formation initiale des officiers est un stage qui s’étale du 26 janvier au 19 juin 2026. « Cette formation est modulaire et progressive. On aura entre autres, des modules sur le secourisme, le chef de garde d’incendie qui est le cœur même du stage et le commandement », a-t-il détaillé.
Les stagiaires ont exprimé leur satisfaction pour la participation à cette formation. C’est le cas de l’enseigne de vaisseau de 2e classe, Christian Bernard Ebène du Cameroun.

Il a confié que l’ISPEC est très reconnue en Afrique de l’Ouest pour les stages concernés. « Nos attentes et espérances pour notre passage au sein de cet institut sont d’acquérir les techniques d’interventions nécessaires pour pouvoir travailler sur les terrains dans nos différents pays », a-t-il ajouté. Idem pour Seyni Badjo Mohamane du Mouvement national des sapeurs-pompiers du Niger. ll a déclaré être là pour s’outiller de connaissances théoriques et pratiques afin de les mettre en pratique sur le terrain pour sauver des vies et les transmettre à ses cadets. « Je remercie les autorités du Burkina Faso et les responsables de l’institut pour l’accueil qui nous a été réservé pour débuter ce stage de formation », a-t-il dit.

Evariste YODA
Patricia Taonsgo

(Stagiaire)

 

 

Début des prestations du régime d’assurance maladie universelle: deux ministres prennent le pouls des préparatifs

Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré et son collègue de la Santé, Robert Lucien Kargougou, ont effectué une visite terrain, le mercredi 28 janvier 2026, à Ouagadougou, pour s’assurer de l’effectivité du démarrage officiel des prestations, le 1er février 2026.

Le régime d’assurance-maladie universelle est en passe d’être une réalité au bénéfice des assurés au Burkina Faso. A 96 heures du lancement des prestations, les ministres des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré et de la Santé, Robert Lucien Kargougou, ont effectué une visite terrain pour s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs et encourager les acteurs, mercredi 28 janvier 2026 à Ouagadougou.

Première halte au district sanitaire de Nongremasson. Dans cette formation sanitaire, une session de formation est en cours, sous la direction du Médecin-chef de district (MCD), Dr Djenkanaba Koné. « C’est une formation des agents du district sur la mise en œuvre du RAMU, il sera essentiellement question de clarifier le panier de soins éligibles. Nous allons aussi présenter les soins non éligibles et ceux soumis à un accord préalable », a-t-il expliqué. Dr Koné a confié également que la formation va porter sur les outils de gestion du RAMU. « Les nouvelles politiques sanitaires suscitent toujours des interrogations. Cela a été le cas, lors de l’introduction de la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans en 2016. Mais aujourd’hui, la gratuité a dix ans et se poursuit au bénéfice de la population. Le régime d’assurance-maladie universelle ne va pas échapper à ce constat », a-t-il rassuré.

Ensuite le cap est mis sur le siège de la Caisse nationale de l’assurance maladie universelle (CNAMU). Les échanges avec le personnel, suivis de la visite de l’unité de production de cartes et de la salle de tri des cartes ont permis aux ministres de se convaincre que RAMU est fin prêt. « J’ai pu constater que les dispositions sont prises pour que l’opération puisse démarrer à la date prévue le 1er février 2026 », s’est réjoui le ministre Mathias Traoré. Pour lui, les éléments d’appréciation qui sont là permettent d’être satisfait de l’organisation. Il a par ailleurs informé que l’équipe a une capacité de production journalière de 3 000 cartes au minimum. « Avec cette production, nous pensons que l’ensemble des assurés, notamment les trente-et-une-mille personnes de la phase pilote pourront disposer de leurs cartes afin de bénéficier des prestations », a-t-il poursuivi.

Le ministre des Serviteurs du Peuple a rappelé que la phase qui sera lancée le 1er février est une phase pilote qui va concerner des fonctionnaires payés à la solde et dans les régions du Guiriko et du Kadiogo. Il a annoncé qu’à partir du mois de juillet, les prestations seront étendues à tous ceux qui se sont immatriculés. « Après, nous passerons à la phase de l’ensemble des salariés, puis à celle d’intégration de ceux-là qui ne sont pas encore immatriculés par eux-mêmes », a conclu Mathias Traoré.

Emmanuel BICABA

 

Responsabilité civile en matière de dommages nucléaires: L’ALT donne un quitus au gouvernement d’adhérer à la convention de Vienne

L’Assemblée législative de Transition a adopté, le mardi 27 janvier 2026, à Ouagadougou, deux projets de lois. L’un sur l’adhésion à la convention de Vienne sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires et l’autre sur une Autorisation de ratification de l’accord portant création de l’institution de la mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC), signé le 23 novembre 2012, à Pretoria.

Le Burkina Faso peut adhérer désormais à la convention de Vienne sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires du 21 mai 1963. Le quitus a été donné par les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) au cours d’une plénière ce mardi 27 janvier 2026.

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a justifié le souhait du Burkina Faso d’adhérer à cette convention par le fait que le pays est dans une dynamique de développement d’un programme électronucléaire. Et de rappeler que ce programme est articulé autour de 19 points parmi lesquels le volet juridique, institutionnel et réglementaire. « A travers cette adhésion, le Burkina Faso, en s’engageant à développer un dispositif d’énergie nucléaire, doit aussi montrer à l’opinion internationale qu’il prend la responsabilité de réparer, en cas de survenue d’incidents », a-t-il précisé.

Cette loi, selon le ministre Traoré, vient conforter les étapes que le Burkina doit respecter dans l’opérationnalisation de son programme électronucléaire.
Au cours de la même plénière, les députés ont voté à l’unanimité, le projet de loi portant Autorisation de ratification de l’accord portant création de l’institution de la mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC), signé le 23 novembre 2012 à Pretoria. L’ARC est une institution spécialisée créée par l’Union africaine.

Elle a pour objectif d’aider les Etats membres à réduire le risque de pertes et de dommages causés par des événements météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles qui affectent les populations africaines. La ratification de l’Accord par le Burkina Faso permettra, entre autres, la réduction de la dépendance à l’aide humanitaire extérieure grâce à un mécanisme africain autonome, la possibilité de souscription à une police d’assurance agricole et pastorale.

Pour le ministre chargé des Affaires étrangères, la mutuelle panafricaine de gestion des risques permet de combler un vide juridique institutionnel et opérationnel, en matière de gestion des risques climatiques sur le continent africain. « Depuis ces trois dernières décennies, les risques climatiques ne sont plus dans le registre des hypothèses. Il faut donc un mécanisme de réponse en cas d’urgence. Le fait de souscrire à cette mutuelle au niveau africain relève donc de cette préoccupation », a-t-il indiqué. Cette mutuelle présente des avantages pour le Burkina. Il est un instrument qui accompagne les Etats dans l’évaluation et la gestion des risques climatiques et de certaines épidémies, a cité le ministre.

La différence entre cette forme d’assurance et les assurances classiques, a-t-il souligné, est que cet instrument permet de paramétrer les prises en charge bien avant et évite les longues procédures d’évaluation, techniques, financières, sociales, budgétaires. Avant sa ratification, le Burkina Faso a déjà bénéficié de l’accompagnement de cette mutuelle. « Pour la campagne 2023-2024, après avoir fait une souscription d’environ 800 millions F CFA, la mutuelle a pu venir au secours de notre pays à hauteur de plus de 2,6 milliards F CFA et dans un délai très court », a-t-il laissé entendre tout en indiquant que cette somme a permis de venir en soutien à plus de 30 000 ménages à travers le pays.

Adama SEDGO
Patricia TAONSGO
(Stagiaire)

 

Commandement des écoles et centres de perfectionnement de la gendarmerie nationale: le lieutenant-colonel Emile Soudré aux commandes

Le colonel Mamadou Coulibaly a officiellement cédé le commandement du Commandement des écoles et centres de perfectionnement de la gendarmerie nationale (CECPGN) à son successeur, le lieutenant-colonel Emile Soudré, le vendredi 23 janvier 2026, au Camp Kuinima de Bobo-Dioulasso.

Le Commandement des écoles et centres de perfectionnement de la gendarmerie nationale (CECPGN) a un nouveau commandant. Il s’agit du lieutenant-colonel Emile Soudré. Nommé le 5 novembre dernier, le lieutenant-colonel Soudré a été officiellement installé dans ses nouvelles fonctions, le samedi 23 janvier 2026, en présence du chef d’Etat-major adjoint de la gendarmerie nationale, le colonel Issa Yaguibou. Emile Soudré remplace à ce poste le colonel Mamadou Coulibaly. Prenant la parole, le commandant entré a remercié et exprimé toute sa reconnaissance à la hiérarchie militaire et aux plus hautes autorités pour la confiance placée en sa personne, en lui confiant cette « lourde responsabilité », de la formation des personnels de la gendarmerie.

Désormais nouveau commandant CECPGN, il a salué le travail abattu par son prédécesseur et s’est engagé à poursuivre les efforts pour le succès de la formation des pandores au grand bonheur du peuple burkinabè en vue de l’efficacité opérationnelle de l’unité. « Je rends un hommage mérité à l’ensemble de mes supérieurs hiérarchiques immédiats. Je tiens ici à leur exprimer ma reconnaissance et mon profond respect, et je sais pouvoir m’inscrire dans la continuité et la consolidation du travail », a-t-il confié. Pour lui, la menace que fait face le Burkina Faso est multiforme. Mais quelle que soit la ruse du terrorisme, en tant que futur formateur de militaires de la gendarmerie, le lieutenant-colonel a dit s’égosiller à donner une formation adéquate aux personnels afin de maitriser l’ennemi sur toutes ses formes.

« Sous mon commandement et selon la feuille de route qui m’a été confiée, les écoles de gendarmerie poursuivront leurs formations autour du réalisme opérationnel, l’innovation permanente et la solidité humaine et morale », a-t-il laissé entendre. Pour ce faire, l’accomplissement de cette vision va passer par un sacrifice d’engagement de tous et un esprit d’équipe entre lui et les Forces de défense et de sécurité (FDS) de l’école de la gendarmerie. « Votre rôle est essentiel et je sais pouvoir compter sur votre professionnalisme et votre sens du service habituel. Je voudrais vous rassurer de mon entière disponibilité pour une collaboration franche et fructueuse », a-t-il indiqué.

Kamélé FAYAMA
Amadou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Garnison de Bobo-Dioulasso: les FDS engagées pour une année 2026 décisive

La garnison de Bobo-Dioulasso a organisé une cérémonie de montée de couleurs, le lundi 26 janvier 2026 au camp Ouezzin Coulibaly. Cette cérémonie qui a servi de cadre de présentation de vœux de nouvel An ont été présentés à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

La garnison de Bobo-Dioulasso a marqué le début de l’année 2026 par une cérémonie de montée des couleurs. Placée sous le signe de la cohésion, de la reconnaissance et de l’engagement renouvelé pour la sécurisation du territoire national, cette cérémonie a réuni l’ensemble des Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi que les autorités militaires. Le porte-parole des FDS et des VDP, le commandant de la 2ᵉ Légion de gendarmerie, le colonel Léonie Rakiswendé Diabri, a salué les acquis de l’année 2025, marquée par une « forte » cohésion sociale entre les différentes composantes des forces de défense et avec les populations.

Cette unité, a-t-il souligné, a favorisé une meilleure coordination interarmées et une conduite efficace des opérations sur le terrain, avec des retombées positives sur les plans sécuritaire, socio-politique et économique. Pour l’année 2026, le colonel Diabri a formulé des vœux de santé, de paix et de réussite, tout en exprimant l’espoir d’une victoire totale sur les forces ennemies afin d’assurer une sécurité durable sur l’ensemble du territoire national. En réponse, le commandant de la 2ᵉ région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a adressé ses félicitations aux troupes pour les résultats obtenus en 2025.

Il a transmis les encouragements de la hiérarchie militaire et du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, saluant la discipline, l’engagement et le professionnalisme des forces déployées. Pour la nouvelle année, il a exhorté les différentes composantes à renforcer davantage la cohésion, l’esprit de corps et la synergie, conditions indispensables pour atteindre l’objectif supérieur de sécurisation de la patrie. Parrain de la cérémonie, le lieutenant-colonel Mamadou Go, commandant du 2ᵉ Groupement d’incendie et de secours, a profité de l’occasion pour sensibiliser les FDS sur la recrudescence des accidents de la circulation. Il a révélé des statistiques préoccupantes faisant état de nombreuses interventions liées aux accidents routiers, appelant ainsi à plus de prudence et de vigilance. A travers cette cérémonie, la garnison de Bobo-Dioulasso réaffirme sa détermination à relever les défis sécuritaires de 2026, dans l’unité et la discipline, au service de la Nation.

Kamélé FAYAMA

Flash

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A Ouagadougou, il n’est pas rare de voir des vendeurs ambulants occuper illégalement les rues et même certains espaces publics. Malgré la présence, souvent, des forces de l’ordre, certains marchands continuent de mener leurs activités économiques au mépris de tout. Face à cette situation, la Police municipale a fait une descente au grand marché de Ouagadougou « Roodwoko », le lundi 26 janvier 2026. Des marchandises ont été saisies pour non-respect de la réglementation tandis que d’autres commerçants ont pu s’échapper. Même si leur activité est motivée par la recherche du pain quotidien, ils se doivent de respecter la règlementation en la matière, car il y va de la sécurité de tous.

Patricia TAONSGO
(Stagiaire)

 

Hadj 2026 : un certificat médical d’aptitude désormais obligatoire

Le comité national de suivi du pèlerinage à La Mecque informe les candidats au pèlerinage à la Mecque 2026 que la visite médicale est désormais obligatoire pour valider l’inscription pour le Hadj. C’est l’information parvenue à Kantigui, en début de semaine. Cette visite aura lieu à partir du 26 janvier 2026 dans tous les chefs-lieux de région. Selon les explications du comité, il s’agira d’une visite d’aptitude pour s’assurer que le pèlerin respecte les conditions requises par le Royaume d’Arabie (…)

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Kantigui
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Sites SONATUR de Silmiougou, de Cissin 2020 et de Zafara Plazza : le ministre Mikaïlou Sidibé satisfait de l’avancement des travaux

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, accompagné du directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara et des membres du département ont visité les sites SONATUR de Silmiougou, de Cissin 2020 et de Zafara Plazza, mardi 27 janvier 2026.

Le niveau d’avancement des travaux sur les sites de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) de Silmiougou, de Cissin 2020 et de Zafara Plazza est satisfaisant. C’est le constat fait par le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, accompagné du directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara, après la visite de ces chantiers, mardi 27 janvier 2026.

A la première étape à Silmiougou dans l’arrondissement 8 de Ouagadougou, les travaux de voirie et d’assainissement ont été « inspectés » par le ministre Sidibé et sa délégation. Ils ont aussi été témoins des activités réalisées dans le cadre de la responsabilité sociétale de la SONATUR, à savoir la construction d’un forage et des latrines au profit de l’Ecole primaire publique de Silmiougou dont les clés ont été remises, séance tenante, aux bénéficiaires, par le chef du département de la Construction de la Patrie. « A Silmiougou, nous avons constaté que les travaux avancent bien avec un taux d’exécution de la voirie de près de 80% concernant la fondation et la couche de base du bitume. Les caniveaux et dans l’ensemble, la préfabrication des voies connaissent un niveau d’achèvement », s’est réjoui Mikaïlou Sidibé.

A Silmiougou, les visiteurs du jour ont également visité la voirie qui assure la jonction de Silmiougou au quartier Rimkièta. Selon les techniciens, cette infrastructure, réalisée par la direction générale des infrastructures, va desservir le site SONATUR de Silmiougou. Pour le chef de la mission de contrôle GIE, Parfait Kondia, à Silmiougou, il est question d’asphalter 6 km de voirie et 49 km de route en terre y compris l’assainissement. A Rimkièta, il a indiqué que ce sont 6,8 km de voirie, principale voie d’accès à la localité, qui sont en cours de réalisation. « Les travaux exécutés par trois entreprises sont à un taux d’avancement global de 70% avec un délai de finition dans les trois mois à venir. Sur le site de Rimkièta, c’est l’entreprise EKS qui est chargée des activités évaluées à 5 milliards 500 millions FCFA. Elles comprennent deux phases respectivement de 83% et de 40% pour les taux d’exécution de la première et de la deuxième phase avec un délai de finition à la fin du mois d’avril prochain, malgré les difficultés dues aux raccordements de l’ONEA et aux remontées capillaires », a expliqué Parfait Kondia.

Accélérer les travaux

Le ministre de la Construction de la Patrie a dit recevoir l’assurance que tout va rentrer dans l’ordre au regard des instructions données aux différents acteurs pour l’accélération des travaux en vue de la jonction entre Rimkièta, les quartiers de Ouagadougou et le site SONATUR de Silmiougou.

Après Silmiougou, le cap a été mis sur le site de Cissin 2020, un projet lancé à la fin de l’année 2025 pour bâtir une cité moderne, des triplex de prestige aussi durables pour les générations futures. « Ce sont 38 triplex qui permettront de dégager une centaine d’unités de logement. Les travaux avancent correctement par des fouilles et la finition des semelles de radiers généraux avec une villa où les murs porteurs sont déjà en place.

Tous les ateliers sont fonctionnels et l’entreprise a même rassuré qu’elle va diviser le délai fixé par deux pour livrer des villas qui participent au projet de développement immobilier de la SONATUR pour viabiliser les parcelles et créer des emplois », a laissé entendre M. Sidibé. « Depuis l’ordre reçu pour les services de Cissin 2020, en décembre 2025, les ressources humaines et techniques ont été mobilisées pour finir urgemment les travaux dans 12 mois qui sont, à ce stade à 15% d’exécution », a fait savoir la directrice technique de EMTB Group (entreprise chargée des travaux), Bousseta Marwa.

A la dernière étape de Ouaga 2 000, c’est le site de Zafara Plazza, une initiative lancée également à la fin de 2025 pour abriter, entre autres, le siège social de la SONATUR, qui a reçu Mikaïlou Sidibé et son équipe. « Les œuvres sont au stade de fouilles pour certains bâtiments. Les semelles sont pratiquement coulées pour d’autres bâtiments et des essais complémentaires de laboratoires sont en cours pour affiner les plans d’exécution parce qu’il y a un immeuble R+20 en construction. Il faut donc avoir des résultats très pointus pour bien dérouler le dossier d’exécution. Nous avons été rassurés de la finition du siège social de la SONATUR à la fin de l’année 2026 », a déclaré M. Sidibé. Il a assuré que les difficultés relevées seront prises en compte et très prochainement, d’autres sorties vont encore être planifiées sur ces chantiers pour toujours toucher du doigt les réalités.

Boukary BONKOUNGOU