Burkina Faso : La Coordination nationale de lutte contre la fraude a saisi des sacs et cartons de produits prohibés

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a présenté ce mardi 27 janvier 2026 une saisie massive de produits frauduleux et prohibés. Les opérations ont permis d’intercepter 69 sacs de cyanure de 50 kg, plus de 300 cartons de boissons énergisantes alcoolisées, 35 cartons de cigarettes non homologuées, 150 cartons de faux vins, ainsi que du sucre et des bidons d’huile alimentaire, principalement dans la zone de Bittou.

Selon le Coordonnateur national, Dr Mohamadi Compaoré, le coût total de la saisie s’élève à plusieurs dizaines de millions de francs CFA. Concernant le carburant frauduleux, un individu a été pris en flagrant délit en mélangeant du gasoil avec du DDO pour revente.

Le Dr Compaoré a souligné que la fraude et le trafic illicite nuisent à l’économie nationale et constituent un frein à la lutte contre le terrorisme.

#sidwaya.info

 

Lutte contre les emballages plastiques alimentaires: l’université Joseph-Ki-Zerbo lance un projet

Le Laboratoire de physiologie animale de l’université Joseph- Ki-Zerbo, en collaboration avec le Laboratoire de pharmacognosie et de bio-analyse de l’université libre de Bruxelles, a lancé le lundi 26 janvier 2026, à Ouagadougou un projet de recherche-développement dénommé : « Contribuer à un Burkina Faso sans emballage alimentaire en plastique : études sociologiques et analyses d’eaux de consommation » (DEPLAST-BF).

L’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) est au front contre les emballages plastiques alimentaires, reconnus pour leurs effets néfastes sur la santé et l’environnement. C’est pourquoi, le Laboratoire de physiologie animale, en collaboration avec le Laboratoire de pharmacognosie et de bio-analyse de l’Université libre de Bruxelles (ULB) a initié un projet dénommé : « Contribuer à un Burkina Faso sans emballage alimentaire en plastique : études sociologiques et analyses d’eaux de consommation » (DEPLAST-BF) dont le lancement est intervenu, le lundi 26 janvier 2026, à Ouagadougou. D’une durée de cinq ans, l’un de ses objectifs majeurs de ce projet est de renforcer la sensibilisation des populations et produire des données scientifiques fiables sur les perturbateurs endocriniens contenus dans ces emballages.

Pour le directeur de l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la vie et de la terre (UFR-SVT), Patrick Zerbo, le projet DEPLAST-BF s’inscrit pleinement dans la dynamique de renforcement des capacités scientifiques et de l’expertise académique de l’UFR. Il a renouvelé son engagement à répondre aux enjeux majeurs de santé publique et d’environnement, notamment ceux liés aux « perturbateurs endocriniens présents dans les emballages plastiques alimentaires », dont les impacts concernent aussi bien la santé humaine qu’animale et environnementale. Ce projet constitue également, a-t-il ajouté, une opportunité de formation des étudiants et jeunes chercheurs. Il favorise également la consolidation de la coopération scientifique entre l’UJKZ et ULB, dans le cadre des 50 ans de partenariat bilatéral.

Le coordonnateur sud du projet, Pr Balé Bayala, a rappelé que les plastiques sont omniprésents dans l’environnement, les champs et les produits de consommation. Selon lui, les données qui seront produites sont indispensables pour accompagner l’application effective de la « loi 045 » portant interdiction des emballages plastiques, notamment à travers l’élaboration des décrets d’application encore attendus.

Quant au coordonnateur Nord du projet, Pr Cédric Delporte, il a indiqué que DEPLAST-BF prévoit la formation d’au moins deux doctorants encadrés conjointement par des chercheurs burkinabè et belges, dans les volets socio-anthropologique et biologique. « Des étudiants en master et des mémorants seront également associés, renforçant ainsi l’approche interdisciplinaire et l’impact des résultats sur les acteurs de terrain et les autorités publiques », a-t-il conclu.

Le représentant du président de l’UJKZ, Pr Adama Zida, a salué le dynamisme et la créativité des enseignants-chercheurs de l’UFR-SVT pour ce projet DEPLAST-BF. Il a rappelé que la prolifération des plastiques, souvent perçus comme un mal nécessaire, constitue aujourd’hui un « défi environnemental, sanitaire et social majeur ». Face à cette problématique, a-t-il souligné, l’université se doit de produire des connaissances scientifiques rigoureuses, capables d’éclairer la décision publique et de proposer des solutions innovantes et durables adaptées aux réalités locales. Pour lui, le projet participe ainsi au rayonnement scientifique de l’UJKZ et renforce sa position parmi les institutions universitaires de référence en Afrique de l’Ouest.

Adama SEDGO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

L’abcès dentaire : non traité à temps, il peut provoquer d’autres infections

Un abcès dentaire est une infection bactérienne qui engendre l’accumulation de pus au niveau de la dent et éventuellement de la gencive. Non traité, il peut occasionner une infection au niveau du cerveau, du cœur, des poumons, des reins, de la peau.

L’abcès engendre une vive douleur accompagnée parfois d’autres symptômes comme de la fièvre ou un gonflement. Dans beaucoup de cas, l’abcès est la complication d’une carie non traitée qui progresse jusqu’à la pulpe dentaire.

Diverses autres causes peuvent aussi être à l’origine d’un abcès dentaire.
Il s’agit d’un traumatisme dentaire dû à un choc durant lequel la pulpe de la dent est détruite, d’une maladie au niveau des gencives ou une infection sur une dent de sagesse.
Le symptôme de l’abcès dentaire le plus spécifique est la douleur intense qu’il provoque au niveau de la dent ou de la gencive. La douleur apparaît généralement de façon soudaine et elle peut s’amplifier dans les heures ou jours qui suivent. La douleur peut irradier jusqu’à l’oreille, la mâchoire et au cou.

L’abcès dentaire non soigné peut être à l’origine d’une infection généralisée ou favoriser le développement de maladies cardiovasculaires telles que l’athérosclérose ou l’ischémie. Avec un traitement adapté, la douleur disparaît vite et l’infection régresse pour guérir.
Sans traitement en revanche, l’abcès évolue fatalement vers une « fistulisation », c’est-à-dire la formation d’un canal liant l’abcès à la muqueuse ou la peau pour évacuer le pus. Bien que ce processus atténue les symptômes, l’infection peut provoquer des complications en se propageant à d’autres parties du corps comme les zones proches (la langue, la gorge, les tempes, ou les sinus maxillaires) et certains organes accessibles par les vaisseaux sanguins.

Une infection peut ainsi se déclarer au niveau du cerveau, du cœur, des poumons, des reins, de la peau. Il peut attaquer le système respiratoire en causant une infection broncho-pulmonaire. Le système digestif peut prendre un coup en provoquant une inflammation de l’estomac ou de l’intestin.

Enfin, l’abcès dentaire non soigné peut être à l’origine d’une infection généralisée (septicémie) ou favoriser le développement de maladies cardiovasculaires.
Une consultation en urgence s’impose alors. Un abcès dentaire ne se soigne jamais de lui-même. Il est nécessaire de consulter un chirurgien-dentiste ou un stomatologue pour le faire soigner. Généralement, le praticien procède à l’évacuation du pus ou au « drainage de l’abcès ». Cette intervention consiste tout d’abord à nettoyer les canaux situés dans la racine dentaire contenant la pulpe infectée.

Ensuite, le médecin va mettre en place une pâte à la place de la pulpe qui vient d’être retirée afin de prévenir une nouvelle infection.
Lorsque l’abcès touche la gencive, le praticien doit nettoyer l’espace situé entre la dent et la gencive. Si l’infection est trop sévère, le retrait de la dent peut être nécessaire.
Il est conseillé d’éviter les aliments ou boissons très chauds ou au contraire très froids. Les aliments mous sont à privilégier et la mastication doit être réalisée avec le côté sans abcès. Il est préférable d’utiliser une brosse à dents à poils souples et d’éviter de passer le fil dentaire au niveau de la dent douloureuse.

Pour la douleur, le paracétamol est à utiliser en première intention. Les anti-inflammatoires sont contre-indiqués en cas d’abcès dentaire. Enfin, l’application d’une poche de glace recouverte d’un linge propre sur le visage peut aider à soulager les douleurs.
Afin de prévenir la survenue d’un abcès dentaire, il est recommandé de bien se nettoyer les dents avec une brosse à dents adaptée et du fil dentaire.

Une alimentation équilibrée et une visite annuelle chez le dentiste contribuent également à une bonne santé dentaire.
L’alimentation est un paramètre à ne pas négliger dans la santé dentaire. Il faut en effet veiller à ne pas dépasser trois repas et deux collations par jour et éviter de grignoter. Le grignotage, en plus de favoriser la prise de poids, est également le meilleur moyen d’assurer le développement de la plaque dentaire.

Enfin, il est recommandé de consulter une fois par an un dentiste afin de vérifier l’absence de carie ou de maladie des gencives et réaliser un détartrage. Plus la prise en charge d’un trouble dentaire sera précoce, moins les complications seront à craindre.

 

Adama SEDGO
Source/ santésurlenet.com

Nos données rentrent à la maison

L’inauguration de deux data centers, vendredi 23 janvier 2026 à Ouagadougou par le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel, marque un pas décisif dans la marche vers l’indépendance numérique du Burkina Faso. En effet, le pays vient ainsi de poser un acte qui engage son avenir numérique, économique et même politique. Il décide tout simplement de reprendre la main sur ses données.

C’est vrai qu’un data center est un bâtiment technique, froid, rempli de serveurs et de câbles. Toutefois, cette appréhension de prime abord est loin de refléter toute la perception de l’enjeu d’une telle infrastructure. Parce qu’à dire vrai, un data center représente la mémoire vive d’un Etat. C’est l’endroit où sont conservées, traitées et protégées les informations les plus sensibles : données administratives, fiscales, sanitaires, sécuritaires, économiques. En clair, c’est le coffre-fort numérique d’un pays. Et confier ce coffre à l’extérieur, c’est accepter que d’autres détiennent une clé, parfois invisible, parfois trop visible.

A l’instar de plusieurs pays africains, le Burkina Faso a pendant longtemps, hébergé une part importante de ses données hors de ses frontières. Cette situation résulte d’une contrainte technique, d’un manque d’infrastructures … Seulement, les temps changent et le monde aussi. La donnée est devenue une ressource stratégique, au même titre que l’or, l’eau ou l’énergie. Celui qui la maîtrise, décide. Celui qui la perd, dépend.
L’inauguration des deux data centers modulaires du Cloud gouvernemental, financés à hauteur de plus de 15 milliards F CFA, reflète une ambition nourrie au plus haut sommet de l’Etat et traduit les aspirations de tout un peuple. Celle de franchir le pas de la transition numérique à travers une affirmation clairement exprimée. Le Burkina Faso ne veut plus être un simple consommateur de solutions numériques venues d’ailleurs. Il veut être à la fois acteur, producteur et gardien de ses propres informations.

Avec une capacité totale de 3 000 téraoctets, des milliers de machines virtuelles et une
architecture pensée pour la continuité des services publics, ces data centers viennent répondre à un besoin concret. Ils vont permettre de sécuriser, de centraliser et de rationaliser les données du pays. Au-delà des chiffres, il y a un symbole fort : celui du projet « zéro donnée à l’extérieur ». L’action gouvernementale est empreinte d’une formule reposant sur une lucidité indéniable.

Dans un monde traversé par les cybermenaces, l’espionnage économique et les conflits hybrides, la souveraineté numérique n’est plus un luxe. C’est une nécessité vitale pour tout Etat qui se veut libre et souverain. Le défi relevé, vendredi 23 janvier 2026 est immense et reste mémorable. Car, héberger ses données chez soi, c’est aussi accepter la responsabilité qui s’ensuit. Le pays va former des compétences locales, maintenir des standards internationaux élevés, garantir la sécurité physique et logicielle, anticiper les évolutions technologiques. Le chemin emprunté avec l’érection de ces data centers n’est certes pas le plus facile mais c’est le seul choix judicieux et durable pour se mettre définitivement à l’abri de toute prédation à l’ère du tout numérique où le monde ne cesse de s’afficher comme un village planétaire et la globalisation s’affirme dans tous ses revers.

Les implications d’un tel pas dans le progrès sont multiples. Elles sont d’abord d’ordre technologique étant donné que les data centers sont un socle. Ils permettent le développement de services numériques fiables, l’interconnexion des administrations, l’émergence d’un véritable écosystème digital national. Ils ouvrent la voie à l’innovation, à la recherche et à l’intelligence artificielle si nécessaire pour envisager demain avec sérénité si l’on sait investir intelligemment. Les implications sont également d’ordre socio-économique car la maîtrise des données entraîne des économies substantielles pour l’Etat. Ces gains sont estimés entre 85 et 95 milliards F CFA sur dix ans. Il faut oser le dire pour une fois : le Burkina Faso avance, discrètement, résolument. En rapatriant ses données, il rapatrie une part de sa dignité numérique. Dans un monde où l’indépendance se joue aussi derrière des écrans, c’est loin d’être un détail.

Sans oublier que les data centers représentent aussi un levier pour le secteur privé, les start-ups, les PME numériques, les ONG. En effet, un pays qui contrôle ses infrastructures numériques rassure, attire, structure. Il crée de l’emploi qualifié. Il retient ses talents. Autant dire que ces réalisations s’appuient sur une vision politique que le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel, a décliné sans détour : « Héberger ses données hors de son territoire, c’est renoncer à une part de son autodétermination ». Cette justification de construire des data centers sur place est à la fois forte, juste et pertinente. Dans le cas précis du Burkina Faso, la souveraineté aujourd’hui ne se mesure plus seulement en kilomètres carrés ou en effectifs militaires. Elle s’identifie aussi en octets, en serveurs, en capacité à décider sans dépendre d’un bouton situé ailleurs.

Il est évident que tout n’est pas encore gagné dans cette quête d’indépendance numérique. Les deux data centers ne sont qu’une étape dont l’aboutissement nécessite l’ambitieux chantier du grand Data Center national annoncé pour 2028. Ce projet décisif requiert de la constance, de la rigueur voire une vision claire et partagée. Il appartient aux principaux acteurs chargés de leur fiabilité, leur viabilité et leur pérennité d’éviter que ces infrastructures ne deviennent de simples vitrines technologiques sous-utilisées. Tout le défi est là.

La rédaction

Fonds de Soutien Patriotique : une arme redoutable dans la lutte contre le terrorisme

0

Le Fonds de soutien patriotique (FSP) a su tenir sa place dans le dispositif de lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Grâce à cet acte de foi collective, décliné en contributions diverses, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) sont formés et équipés. Les résultats probants renforcent la crédibilité du FSP et suscitent l’engouement des populations, faisant de ce fonds une arme redoutable dans la lutte contre le terrorisme.

Les Burkinabè adhèrent à l’élan du président du Faso dans sa vision de la reconquête du territoire national et de la construction d’un Burkina Faso souverain. Le meilleur baromètre de ce patriotisme est l’engouement autour du Fonds de soutien patriotique (FSP). Par exemple, sur un objectif de 150 milliards de FCA en 2025, les Burkinabè ont massivement contribué au FSP, permettant de mobiliser au total 212,86 milliards de F CFA. Un montant symbole fort de l’autodétermination financière issu non seulement de la poche, mais aussi et surtout du cœur des Burkinabè. Du fonctionnaire qui consent une retenue sur son salaire, au commerçant qui reverse une part de ses bénéfices, du citoyen de la diaspora qui envoie sa contribution, à l’agriculteur qui offre le fruit de sa récolte, chaque geste en faveur du FSP est un acte de résistance et une déclaration d’amour à la Patrie. Selon le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, par ailleurs président du Comité de gestion du FSP  « l’engouement des Burkinabè pour le FSP est aujourd’hui évident.

En effet, dès la mise en place du fonds en 2023, beaucoup de Burkinabè ont volontairement souscrit à travers des fiches de contributions parce qu’ils ont compris l’appel du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré invitant tous les citoyens à se mobiliser, comme un seul homme, pour la reconquête du territoire et le développement de notre pays ». Le président du Comité de gestion du FSP précise que cette souscription est une façon pour les Burkinabè de manifester leur patriotisme et d’exprimer leur adhésion à l’appel du chef de l’Etat, en marquant leur engagement dans cette lutte. A

l’en croire, cet engouement s’explique aussi par le fait que certains Burkinabè sont engagés au front, tandis que d’autres sont ici. Alors, ceux pour qui les Forces de défense et de sécurité (FDS) se battent, se doivent aussi de manifester leur bonne volonté. C’est dans ce sens-là que ceux qui ne peuvent pas aller sur le terrain apportent leur contribution pour soutenir ceux qui y sont engagés. Le moins que l’on puisse dire est que les résultats de la reconquête du territoire sont visibles sur le terrain. Rencontré sur l’un des fronts, au milieu de ses hommes, en tenue de combat, le commandant de la Brigade des Volontaires pour la Défense de la Patrie, le colonel Mahamady Sawadogo, est formel : « (…) sur les axes, nous sommes aujourd’hui en mesure de prendre la route en toute sécurité.

C’est la preuve que les troupes gagnent du terrain. Dans les semaines et mois à venir, vous verrez que les résultats seront encore plus perceptibles. Et avec le retour progressif des populations, il y a des éléments concrets qui nous prouvent que les Forces combattantes sont en train de reprendre la main. C’est tellement visible sur le terrain que cela nous réjouit ». Le colonel Sawadogo exprime par ailleurs une profonde reconnaissance à l’endroit du fonds de soutien patriotique et affirme que « si le FSP n’existait pas, il fallait le créer ». Sous le regard fier et admiratif de ses hommes, le commandant souligne que « ce fonds permet de prendre en charge les VDP à 100%, sur les plans de leurs primes, leur santé, leur alimentation et les équipements.

Quand vous voyez un VDP formé et équipé de la tête au pied, dites-vous que c’est grâce au FSP. Les VDP ne sont pas pris en charge par le budget de l’Etat. C’est exclusivement ce Fonds qui permet de maintenir leur niveau opérationnel ». Pour ce faire, il a tenu à remercier le peuple burkinabè qui accepte de consentir d’énormes efforts afin que ce fonds soit toujours ravitaillé. A ce propos, la note d’espoir du VDP en chef est que « les tendances montrent une progression des ressources du fonds, et cela nous réjouit ». Il invite les Burkinabè à continuer de croire en leurs forces combattantes : « C’est parce qu’il y a une bonne gestion de ce fonds que le peuple continue de nous faire confiance.

Tout ce que les VDP font sur le terrain aux cotés des FDS, c’est pour la reconquête totale du territoire national ». Se tenant aux côtés du colonel, un jeune capitaine, au visage grave, marqué par la sérénité et le sens de la responsabilité corrobore les propos du commandant de la B-VDP : « Nous avançons. Par rapport à la situation d’il y a deux ans, nous sommes aujourd’hui très satisfaits des moyens mis à notre disposition, notamment en termes de moyens roulants et d’armements. Nous bénéficions également d’un appui pour le carburant et les soins de santé. Nous sommes très satisfaits et nous espérons avoir plus pour faire mieux. Nous remercions le peuple burkinabè et le prions de continuer à nous soutenir pour la reconquête totale du territoire national ».

Revenant sur les motivations de son enrôlement, le VDP Sankara explique que face à la crise que traverse le pays, il est du devoir de tout citoyen en capacité d’agir de s’engager d’une manière ou d’une autre. « (…) si tu te sens capable, si tu sais que si tu deviens VDP, tu peux contribuer, si tu vois tes camarades et des vieux qui sont déjà engagés, cela doit te motiver à t’enrôler afin que ce combat-là finisse et que nos parents puissent regagner leurs terres. C’est ainsi que nous retrouverons la paix », soutient-il. Selon lui, les résultats engrangés sur le terrain sont étroitement liés aux moyens mis à leur disposition. « Le fonds instauré par le président du Faso permet à chaque Burkinabè, où qu’il se trouve, de contribuer selon ses moyens afin de soutenir le pays, les FDS et les VDP dans la conduite du combat.

Chacun donne ce qu’il peut, et c’est toute la Nation qui en bénéficie. Même depuis l’extérieur, si le pays traverse des difficultés, cela doit interpeller. Lorsqu’on est à l’aise ailleurs tandis que sa famille restée au pays peine à se nourrir ou à se déplacer, il est du devoir de chacun de faire sa part pour vaincre le terrorisme », confie un VDP, en tenue de combat, le visage dissimulé. Arme en bandoulière, encagoulée, les yeux cachés derrière des lunettes noires, une combattante VDP explique s’être engagée par conviction et lance un appel : « Que ceux qui sont en ville se lèvent afin que, main dans la main, on mène la lutte. Il existe plusieurs manières d’aider, que ça soit à travers la nourriture ou d’autres contributions, notamment à travers le FSP », assure celle que ses compagnons appellent la Yennenga.

Les effets de la reconquête se traduisent également par le retour progressif des services sociaux. En effet, un enseignant, responsable d’un établissement de trois classes confie que le collège où il officie était tombé entre les mains des ennemis de la Nation, contraignant sa délocalisation à Kaya. « Le collège est de nouveau fonctionnel depuis la rentrée scolaire 2025-2026. Après trois années de délocalisation, nous avons pu rouvrir, grâce aux efforts des FDS et des VDP. Maintenant, le collège fonctionne normalement. Tous les collègues sont mobilisés, car l’éducation constitue la deuxième ligne pour consolider les efforts des FDS et VDP. C’est dans cette dynamique que nous sommes », témoigne l’enseignant, sur un ton empreint de reconnaissance. Pour les populations déplacées internes, la joie du retour est palpable.

Réinstallée sur ses terres natales, une dame a du mal à cacher sa joie. « Je suis très heureuse d’être revenue. Depuis que nous sommes revenus, il n’y a aucun problème », affirme-t-elle, l’air rassurée, ajoutant qu’ « il y a certains qui sont revenus avant moi. Il n’y a pas longtemps que je suis rentrée ». Institué le 23 janvier 2023 par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le Fonds de soutien patriotique est un mécanisme de financement endogène destiné à soutenir la lutte contre le terrorisme. Il permet de financer l’équipement, la formation et la rémunération des Volontaires pour la Défense de la Patrie, supplétifs de l’armée burkinabè engagés aux côtés des FDS. Conçu comme une réponse citoyenne et fédératrice, le FSP occupe une place stratégique dans la reconquête du territoire national et favorise le retour progressif des populations déplacées.

Performance bancaire : la Banque postale du Burkina Faso présente son bilan au Premier ministre

0

Dans l’après-midi de ce lundi 26 janvier 2026, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu, en audience, une délégation de la Banque postale du Burkina Faso (BPBF), conduite par son directeur général, Inoussa Boundaoné. La délégation est venue présenter au chef du gouvernement le bilan des activités de l’institution pour l’année 2025.

La Banque postale du Burkina Faso (BPBF) a bouclé l’année 2025 avec un résultat bénéficiaire et un réseau renforcé à travers le pays. « Au 31 décembre 2025, nous avons présenté des chiffres avec des croissances très importantes. Cela est une première au Burkina avec une banque à capitaux publics. Nous avons ouvert six nouvelles agences et quarante-cinq cash points sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones reculées », a indiqué le directeur général. Ces performances ont été saluées, à travers la distinction de
« Personnalité de l’année 2025 » dans la catégorie Banque, décernée le 20 janvier dernier par le journal L’Economiste du Faso, récompensant la contribution de la BPBF au développement socio-économique du pays. Afin de consolider les acquis et d’accroître l’offre de services financiers, le directeur général a plaidé auprès du chef de gouvernement pour un accompagnement renforcé de l’Etat.

« A la création de notre banque, l’objectif était d’élargir l’inclusion financière et de rendre les services bancaires accessibles à toutes les couches sociales, quel que soit le lieu de résidence. Pour atteindre pleinement cet objectif, un fort accompagnement de l’Etat demeure essentiel », a-t-il précisé. Le Premier ministre a félicité la BPBF pour les résultats obtenus et a encouragé l’équipe dirigeante à maintenir cette dynamique. Il a rappelé que l’inclusion financière constitue une priorité nationale pour stimuler l’investissement, soutenir les ménages et renforcer la confiance des citoyens dans
le système bancaire.

Aussi, a-t-il réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir la
BPBF, afin qu’elle poursuive efficacement sa mission de financement de l’économie nationale. En rappel, la Banque postale du Burkina Faso a été officiellement lancée, le 7 octobre 2024, par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, avec pour ambition de promouvoir l’inclusion financière et de soutenir le développement économique du pays. En trois années de fonctionnement, l’institution affiche une progres-sion notable, reflet de la pertinence de la vision ayant présidé à sa création.

DCRP/Primature

Le président du Faso, à propos de la reconquête du territoire : « Il y a des zones où nous avons déjà atteint les limites de la frontière »

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, le lundi matin au Palais de Koulouba, la première cérémonie officielle de montée des couleurs de l’année 2026. Dans son message que nous vous proposons en intégralité, le chef de l’Etat a fait un bilan satisfaisant de 2025. Tout en saluant l’ardeur au travail, il a invité les Burkinabè à plus d’engagement pour cette nouvelle année.

« Camarades, bonjour ! J’espère que chacun s’est très bien réveillé ce matin, dernière semaine du premier mois de l’an 2026. Donc, je profite souhaiter à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2026. Je vous souhaite à vous, à vos familles, à vos proches, beaucoup de santé pour cette année, beaucoup de chance dans tout ce que vous entreprenez et beaucoup d’abnégation, beaucoup d’ardeur au travail. Je sais que l’endurance, l’allure de ces trois années passées n’est pas simple. Vous avez appris à travailler sous pression.

La pression va continuer. Tenez bon! Attachez les ceintures!
J’aime caricaturer avec les membres du gouvernement pour leur dire qu’en 2026, actuellement, c’est comme un avion qui est en bout de piste. Nous allons mettre les pleins gaz pour atteindre en fin d’année ce que les pilotes appellent V1. Ce qui veut dire qu’il y aura encore plus de pression pour 2026 et donc tenez bon, attachez les ceintures !
Je tiens aussi à vous féliciter pour tout ce qui a été fait durant 2025, mais surtout durant ces trois années.

Je pense que les résultats parlent d’eux-mêmes. Il faut regarder dans le passé, et s’armer de courage pour ce que nous devons faire pour le futur.
Tout ce que nous avons eu à réaliser, je pense que nous devons cela au vaillant Peuple qui a compris notre message, qui a compris le sens de la Révolution. Parce que sans lui, sans les moyens mis à disposition par chacun pour pouvoir y arriver, cela n’aurait pas été possible.

L’essence même de la Révolution, c’est de travailler pour le Peuple. Et je pense que les exemples, il y en a beaucoup. Si vous prenez dans le domaine de l’Agriculture, cette année, par la grâce de Dieu, nous avons fait une production record. Il y a des spéculations particulières que nous avons essayées d’introduire depuis ces trois années. Comme je le dis, les esprits faibles, les petits esprits pensent toujours que c’est impossible lorsqu’on veut initier de grandes choses. Mais, il ne faut pas les écouter. Si on devrait les écouter, on allait se décourager, on n’allait pas pouvoir se lancer. Parce qu’il y en a aussi qui sont là pour nous décourager dans tout ce que nous faisons.

Lorsque vous décidez d’entreprendre quelque chose, ils vont être dans les railleries, les moqueries, pour vous amener à vous démotiver, à ne pas vous lancer. Je pense que tout un chacun a surmonté cela. Parce que ce que j’ai dit, ce n’est pas seulement au sommet de l’Etat, mais jusqu’aux citoyens au niveau du village, il y a eu un sursaut.

Beaucoup d’autres projets ont été un succès

Tout ce qu’on disait impossible de faire au Burkina Faso en matière d’agriculture, cela se fait aujourd’hui. Nous avons parlé de cacao, les gens ont crié sur tous les toits, même certains réactionnaires à l’intérieur ici ont fait comprendre que ce n’est pas la priorité. Et pourtant, Dieu merci, nous avons de très bons maîtres chocolatiers et notre objectif n’est pas de produire pour vendre à l’extérieur, c’est de produire, transformer pour nous ici et pour nos enfants.

Aujourd’hui le café, c’est une réalité au bord de Samandeni et nous avons, Dieu merci, des Burkinabè qui le transforment. Je vous invite donc à consommer ce qui est transformé sur place ici. Beaucoup d’autres spéculations telles que le blé, l’ananas, la vigne et bien d’autres se cultivent aujourd’hui au Burkina Faso et seront transformées ici au Burkina pour créer de l’emploi pour les Burkinabè. C’est ce que nous allons consommer. C’est ce qu’il faut voir dans ce qu’on a pu réaliser et s’armer de courage encore pour l’avenir.

Beaucoup d’autres projets ont été un succès. Quand on prend les domaines de l’Education, beaucoup d’amphithéâtres ont été construits. La dernière fois au Conseil des ministres, on a adopté des textes qui permettront donc d’équiper ces amphithéâtres et de construire d’autres. Beaucoup d’écoles et centres de formation verront le jour en 2026 au bord de nos pôles de croissance tels que Bagré, Samendeni et autres. C’est pour amener les jeunes burkinabè à pouvoir produire et transformer ce que nous faisons ici. Donc nous n’allons plus nous concentrer sur l’enseignement général uniquement.

Nous avons parlé d’enseignement professionnel et technique. Beaucoup de lycées modernes verront le jour en 2026. En plus de cela, nous avons décidé de construire une université technologique et j’espère que d’ici la fin de l’année, vous allez voir cette université se dresser. Les travaux ont déjà commencé et nous avons demandé aux entreprises de tout faire pour être dans les délais afin que les rentrées prochaines, nous puissions accueillir des étudiants dans des domaines assez pointus de la technologie pour que nous nous mettions au diapason.

Comme je l’ai dit, nous sommes très loin, nous sommes dans les années 1800 et je pense qu’en 5 ans, nous pouvons faire un saut, au moins, de 100 ans pour nous retrouver dans les années 1950 et continuer de travailler ainsi.
Je le dis, ça peut faire rire, mais c’est la réalité. Jusqu’aujourd’hui, nous constatons dans notre vie, le rythme auquel nous partons ; ce n’est pas bien. Il faut se mettre soi-même la pression pour rattraper le retard. Donc, faites-en sorte que dans quelques années, nous atteignons 1950 et après qu’on se donne la pression pour atteindre les années 2000 et espérer rattraper les autres. Et c’est possible.

Et je suis heureux de vous dire que dans ce sens-là, nous sommes en train de mettre en place un laboratoire aujourd’hui au Burkina Faso. Par exemple, pour les chercheurs, nous avons beaucoup d’équipements qui sont là. Nous allons leur permettre de faire la recherche sur place et je peux dire que nous avons actuellement installé ici un microscope électronique à balayage, le plus récent qui puisse exister en Afrique et le plus moderne. Il est là au Burkina Faso, il est fonctionnel et les chercheurs vont commencer à faire tout ce qu’ils doivent faire ici au lieu d’aller à l’extérieur encore pour le faire. Cela va encore encourager d’autres personnes à chercher et à découvrir.

C’est pour dire qu’il y a beaucoup de domaines que nous n’avons pas oubliés, en passant par la santé, tout ce que nous sommes en train de faire, notamment les centres de santé communautaire qui sont construits et qui seront équipés. Cela fait partie aussi des mesures prises lors du Conseil dernier et tout cela c’est à votre actif, c’est à l’actif de toute l’Administration et c’est avec donc l’appui et le soutien de notre vaillant Peuple que nous arrivons à les réaliser.

Nous avons confiance au potentiel des Burkinabè

L’Initiative Faso Mêbo qui est devenue une Agence aujourd’hui, lorsque nous entamions l’autoroute, certains doutaient parce que c’est un projet qui est là depuis plus d’une décennie.

Bien sûr ! Nous avons trouvé le projet et lorsque nous avons donc cherché à comprendre le projet, c’était l’autoroute de 2 fois 2 voies. Les entreprises, en majorité étrangères, qui avaient fait des propositions, la moins chère était à 1032 milliards FCFA pour faire les
2 fois 2 voies. On nous proposait de nous financer pour pouvoir le réaliser en 10 ans pour le délai le plus court. Il faut être inconscient pour condamner les générations qui ne sont même pas encore nées à des prêts de 50-60 ans pour construire une autoroute de 2 fois 2 voies qui sera dépassée dans peu de temps. Lorsque nous avons voulu savoir si c’est 4 fois 2 voies, certains mêmes se sont moqués de nous. Certains entrepreneurs n’y croyaient pas, dans un tel pays, 4 fois 2 voies, ce n’est pas raisonnable.

Certains ont dit que ça devrait nous coûter plus de 3 000 milliards F CFA mais comme j’ai dit dans la Révolution, c’est la responsabilité, c’est la conscience ; on ne va pas rentrer dans ces schémas. Voilà pourquoi nous avons décidé de le faire nous-mêmes, parce que nous avons confiance à nos jeunes ingénieurs, nous avons confiance au potentiel des Burkinabè. Nous avons donc cherché des équipements de tout ordre.

Aujourd’hui, je peux dire que le chantier est unique en Afrique ; il n’y a pas un chantier d’autoroute pareil qui mobilise autant d’équipements. Il n’y en a pas. Le travail de nettoyage, il y a plus de 100 bulldozers sur ce chantier et je ne vois pas pareil.
Je m’étais donné deux mois pour qu’ils puissent finir le nettoyage et je pense qu’ils ont tenu le pari. Nous sommes à 40 jours, ils ont déjà fait plus de 70% de nettoyage et le 15 février prochain, s’il plaît à Dieu, ils auront fini. Ce qui veut dire que le rythme aussi, il n’y en a pas pareil en Afrique et nous allons finir.

C’est un défi. Nous allons finir dans un délai que personne ne va croire parce que nous avons déjà tout à notre disposition, toutes les machines, tout le nécessaire est là. Il ne nous reste que le carburant et le bitume à acheter, sinon, tout le nécessaire est là. Ce qui veut dire que nous allons poursuivre parce qu’il y a beaucoup d’autres autoroutes qui doivent être lancées en 2026 et dont les travaux doivent commencer également.
Les infrastructures sont une priorité pour nous. Elles aident tout le monde, que ce soit les populations civiles, les forces armées, les forces de sécurité intérieure ; tout le monde a besoin d’infrastructures routières. C’est pour dire qu’il faut se concentrer sur ses acquis, voir qu’est-ce que nous avons pu réaliser et se projeter dans l’avenir. Comme je l’ai dit, maintenez la pression et je pense qu’en 2026, il y a tellement de grands chantiers qui doivent commencer et vous devez maintenir ce cap pour qu’on puisse réussir le pari.

Continuer ce combat

Les gens continueront à nous démotiver, les impérialistes ne manquent jamais de tour dans leur sac. Ils vont continuer à communiquer pour ternir l’image, pour nous démotiver. Il ne faut pas les écouter. Il y a aussi ces individus esclaves de salon qui ne peuvent jamais changer. Je l’ai dit, eux, c’est comme une malédiction qui les poursuit. Peu importe ce que vous ferez, génétiquement, ils sont esclaves, congénitalement ils sont aliénés. Ils ne peuvent que suivre ce que les impérialistes disent. Montrez-leur le soleil en plein jour, ils vous diront qu’il fait nuit. Donc c’est une malédiction et ils vont continuer à vous décourager, à parler ; mais le plus important, c’est ce que vous faites.

La réalité est là et on avance. C’est cela le plus important. Pendant qu’ils sont en train de faire leurs railleries, leurs moqueries, nous, on crée des usines, on crée des infrastructures et on crée de l’emploi, on produit et on se sent bien. C’est le plus important.
Donc, j’invite chacun à faire comme nos vaillantes forces de défense, les forces de sécurité, les vaillants VDP. Vous voyez, les impérialistes, certaines ONG ont tenté tout pour saper leur morale, ont tenté tout, ont écrit, ont intimidé, ont menacé, mais ils avancent sereinement sur le terrain. Aujourd’hui, certains, peut-être, sont fatigués, ils ne parlent plus d’eux parce que le résultat est là. Nous avançons et il y a des zones où nous avons déjà atteint les limites de la frontière ; comme on le souhaitait, elles sont en train d’être sécurisées.

Sur le terrain, tout se passe très bien ; donc faites comme eux et c’est le lieu pour moi de leur rendre hommage et les inviter à continuer ce combat. Et tous ceux qui sont sur les différents chantiers, je parlais tout de suite de Faso Mêbo, c’est le lieu pour moi de les féliciter, de les encourager parce que c’est historique ce que nous faisons et c’est unique en Afrique. Et chacun, qui a la chance de participer à cela, je pense qu’il doit en être fier.

Tous ceux qui ne sont pas encore entrés dans la danse, que vous soyez ingénieurs et que vous pensez pouvoir apporter quelque chose, je l’ai dit, allez-y, apportez votre pierre parce que demain, on dira, ce sont ceux-là qui ont construit ces infrastructures pour permettre au Burkina Faso d’être au niveau où il est !
Donc merci beaucoup, je vous souhaite encore bon courage parce que le courage, vous en avez tous besoin. Le courage, vous en avez besoin pour transcender tout ce qui peut se dire.

Bon courage à tous pour 2026 ! Je vous souhaite bonne chance encore dans tout ce que vous menez parce que vous en avez besoin. Et je souhaite que la santé soit là au quotidien pour vous, pour vos familles, pour vos proches, pour vous permettre de travailler avec la tête libre.
Merci beaucoup, je vous souhaite une très bonne semaine et à très bientôt, s’il plaît à Dieu !

La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !

Département des Sports de la Jeunesse et de l’Emploi : la ministre Annick Pikbougoum prend contact avec ses « hommes » à Banfora

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, a effectué une sortie officielle à Banfora dans la région des Tannounyan, le samedi 24 janvier 2026. Durant son séjour d’une matinée, Mme Pikbougoum a visité le Centre d’écoute et de dialogue pour jeunes (CEDJ) de Banfora et rencontré le personnel des deux directions régionales de son département.

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, a effectué sa toute première sortie officielle dans la région des Tannounyan. Elle a, en effet, effectué une visite à Banfora dans la matinée du samedi 24 janvier 2026. Accompagné de son staff et du gouverneur de la région, le ministre est allé d’abord au Centre d’écoute et de dialogue pour jeunes (CEDJ) de Banfora où elle a visité l’infrastructure et s’est entretenu avec le personnel.

Ce centre en attente de réception, à écouter Mme Pikbougoum, fait partie d’un projet de réhabilitation de digitalisation et d’équipement de centres pour jeunes dans toutes les régions du pays. La réhabilitation de cette infrastructure, a précisé le ministre, a débuté en 2025. Au sortir, elle s’est dit satisfaite du travail réalisé. Une occasion pour le ministre chargé de la Jeunesse de remercier les partenaires qui ont accompagné le ministère dans la réalisation de ce projet. Le souhait de Annick Lydie Djouma Pikbougoum, est que les jeunes s’approprient et utilisent à bon escient ce joyau doté d’un personnel approprié pour les accompagner.

Selon le Directeur du centre d’écoute, Jules Kambiré, le centre abrite plusieurs services. Il s’agit notamment des services pour la promotion de la santé des adolescents et des jeunes, la promotion de l’art et de la culture, la promotion du sport et des loisirs, la promotion du numérique et du digital et d’un service pour la promotion des activités socioéducatives des jeunes. Pour lui, son centre est un carrefour de services pour le bien être des jeunes.

Un personnel engagé

A la suite de la visite du centre, la nouvelle patronne du département en charge des sports et de la jeunesse a eu un tête-à-tête avec le personnel des deux directions régionales en charge de la jeunesse et des sports à l’hôtel administratif de Banfora. Le Directeur régional chargé des sports, Arsène Somé, qui a pris la parole au nom des deux directions, a d’entrée félicité la ministre pour sa nomination à la tête du département. La présence du ministre parmi eux quelques jours après sa nomination, a dit M. Somé, est un signal fort de son attachement à l’action déconcentrée.

« Votre présence constitue pour nous une source de motivation supplémentaire et un encouragement à persévérer dans nos missions respectives », a-t-il confié. Et d’insister que le personnel travaille quotidiennement avec abnégation pour faire rayonner le sport de proximité, encadrer la jeunesse et promouvoir l’insertion professionnelle au niveau local. Néanmoins, il a soulevé quelques contraintes à même de limiter l’impact des actions sur le terrain. Ces contraintes concernent entre autres, les ressources humaines et financières, la logistique et technique, et le plan infrastructurel et administratif.

Il a évoqué aussi, une insuffisance de personnel et de budgets de fonctionnement pour les directions régionales et provinciales, une insuffisance de moyens roulants et de matériels d’animation ainsi que de matériels techniques d’appui et le manque de locaux propres et appropriés pour les directions provinciales. Tout en promettant de travailler à améliorer leurs conditions de travail, Annick Lydie Djouma Pikbougoum a exhorté les travailleurs à davantage de dynamisme, de célérité, de ponctualité et d’assiduité dans l’accomplissement de leurs tâches et missions quotidiennes.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

 

Musée national : le maillot de champion du monde de Hugues Fabrice Zango entre dans l’histoire

Le triple sauteur de légende, le Dr Hugues Fabrice Zango, a officiellement fait don de son maillot de compétition aux collections nationales, ce lundi 26 janvier 2026, au musée national du Burkina Faso. Cet acte marque le lancement d’une vitrine dédiée aux champions sportifs, en présence du ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Le temple de la culture burkinabè compte désormais une relique sportive de premier plan. En effet, ce lundi 26 janvier 2026, le maillot porté par Hugues Fabrice Zango lors de ses sacres mondiaux et africains a rejoint les vitrines du musée national. Un geste qui, au-delà du simple don de vêtement, symbolise l’entrée du patrimoine sportif dans la mémoire collective du pays des Hommes intègres. Cette initiative novatrice vise à créer un pont
durable entre la culture et le sport, deux piliers essentiels de l’identité et de la cohésion sociale au Burkina Faso. Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cet acte est « hautement symbolique ».

Le chef du département de la Culture a souligné que ce maillot devient un témoin matériel de l’histoire du sport burkinabè, désormais érigé au rang de patrimoine pour être conservé et transmis aux générations futures. En accueillant cette pièce majeure, a-t-il dit, le musée

Hugues Fabrice Zango en compagnie des ministres de la Culture et des Sports pour la postérité.

national affirme son rôle fondamental dans la sauvegarde de toutes les expressions de notre culture, y compris les exploits athlétiques qui forgent le récit national. « Hugues Fabrice Zango incarne l’excellence, la persévérance et le dépassement de soi », a déclaré le ministre, ajoutant que ce don marque la « dynamique révolutionnaire » du pays qui reconnaît ses fils faisant rayonner l’emblème national sur la scène internationale.

Le ministre a profité de l’occasion pour lancer un appel pressant à tous les champions burkinabè afin qu’ils rejoignent cette nouvelle vitrine des champions désormais ouverte au musée, afin « de documenter pour l’éternité » la richesse de leurs parcours mondiaux. Visiblement ému, le Dr Hugues Fabrice Zango a expliqué la valeur sentimentale de cette pièce d’équipement.

« C’est le maillot que j’ai porté pour obtenir des médailles mondiales et africaines depuis 2024. C’est aussi celui de ma toute dernière compétition, après laquelle j’ai annoncé ma retraite », a confié l’athlète. Pour le recordman d’Afrique, ce geste gratuit et citoyen est une manière de rendre au Faso ce qu’il lui a donné. Par ce don, le champion du monde veut envoyer un message fort à la jeunesse. « Je veux que les plus jeunes s’inspirent pour nous donner une fierté encore plus grande. Je suis sûr qu’il y a des jeunes beaucoup plus talentueux que moi.

Cette vitrine leur dit que le Burkina sera reconnaissant de tous leurs efforts », a-t-il martelé, invitant la relève à se battre pour faire flotter le drapeau national.
La cérémonie a été marquée par la présence remarquée de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum dont « la collaboration prompte » a été saluée par son collègue de la Culture. En concluant son discours par le proverbe qui dit que « L’eau qui tombe goutte à goutte finit par percer la pierre », le ministre Ouédraogo a exhorté la jeunesse à la constance dans le travail.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Encadrement civique et patriotique: le gouverneur Somdo supervise les activités dans le Nakambé

Le gouverneur de la région du Nakambé, Yiyé Abraham Somdo, s’est rendu, le samedi 24 janvier 2026, respectivement au lycée Naba Zoungrana de Tenkodogo et au lycée municipal de Koupéla pour superviser l’encadrement civique et patriotique au profit des élèves des classes intermédiaires.

Le gouverneur de la région du Nakambé, Yiyé Abraham Somdo, veut s’assurer que l’encadrement civique et patriotique au profit des élèves des classes intermédiaires de sa circonscription administrative se déroule dans de bonnes conditions. Pour cela, il s’est rendu respectivement au lycée Naba Zoungrana de Tenkodogo et au lycée municipal de Koupéla pour s’imprégner du déroulement de l’encadrement.

Sur le premier site, il a assisté à la montée des couleurs nationales, accompagnée l’hymne national chanté en chœur par les élèves avant de livrer un message aux apprenants. Selon le gouverneur de la région du Nakambé, Yiyé Abraham Somdo, cette initiative répond à la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, visant à former un
Burkinabè nouveau. « Etre burkinabè, c’est être solidaire, c’est être frères, c’est tenir malgré les difficultés », a-t-il déclaré.

Pour lui, le drapeau est le symbole de l’unité nationale, qui résume tout pour le
Burkina Faso et le sens du combat, engagé pour la liberté totale du pays. Abraham Somdo a indiqué que le bonheur ne se fera pas sans discipline. « Cette discipline doit être le
quotidien de chacun de vous », a-t-il lancé.

A Koupéla, même message aux apprenants, réunis au lycée municipal. « Nous devons retourner à certaines valeurs fondamentales comme l’intégrité, le courage et la solidarité. Sans l’ordre et la discipline, il n’y a ni construction ni prospérité possibles »,
a-t-il affirmé.

Du côté des bénéficiaires, l’initiative est bien accueillie. L’élève Barry Bibata, de la section 2 de la première compagnie de Koupéla, s’est dit satisfaite. « Ici, on nous apprend surtout la discipline. Quand nos grands frères étaient en immersion après le baccalauréat, on les enviait. Aujourd’hui, nous aussi avons cette chance », s’est-t-elle réjouie. Bil Yovan Yoda, élève en classe de la 1re A4 au lycée Naba Zoungrana de Tenkodogo, a confié avoir des appréhensions à l’entame de l’encadrement civique et patriotique.

« Au début, nous avions peur, parce que nous ne savions pas ce qui nous attendait. Mais avec nos encadreurs, tout se passe bien », a-t-il dit. Pour lui, la visite du gouverneur montre que celui-ci a confiance en eux. C’est pourquoi, il a promis que lui et ses camarades vont se donner à fond pour être les meilleurs de toutes les écoles de la région.

28 000 élèves concernés

Sa camarade de classe, Achaitou Daboné, a dit avoir appris des valeurs de solidarité, de tolérance, d’intégrité et de patriotisme. « Cet encadrement nous permet d’être solidaires envers nos camarades de s’accepter tel que l’on est », a-t-elle ajouté.
Sur le terrain, l’engagement des élèves est perceptible, malgré certaines difficultés liées à l’âge et aux capacités physiques. Le commandant de la gendarmerie de Koupéla, le capitaine Traoré, également responsable provincial de l’encadrement civique et patriotique du Kouritenga, a salué la motivation des apprenants.

« Les élèves exécutent les différents mouvements avec enthousiasme. Notre objectif est de rallumer chez ces jeunes, qui constituent l’avenir de la nation, la fibre patriotique. Même ceux qui rencontrent des difficultés physiques restent pour observer et apprendre », a-t-il expliqué.

Le directeur régional de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Nakambé, Sorgho Nachor, a indiqué que l’encadrement civique et patriotique se déroule conformément aux prévisions, sans perturber les cours. « Ces activités se tiennent en dehors des heures de classe. Deux heures sont dégagées les mardis et jeudis après-midi ainsi que les samedis. Il s’agit d’activités parascolaires ». Il a précisé que pour les classes intermédiaires, environ 28 000 élèves sont concernés dans la région, dont 15 000 dans le Boulgou, 10 000 dans le Kouritenga et 3 000 dans le Koulpélogo.

Institué par le gouvernement burkinabè pour renforcer l’ordre et la
discipline chez les élèves, l’encadrement civique et patriotique s’inscrit dans la dynamique de l’immersion patriotique obligatoire qui a concerné, du 10 août au 9 septembre 2025, près de 60 000 nouveaux bacheliers à travers le pays. Cette expérience a permis d’inculquer aux jeunes des valeurs fondamentales telles que la discipline, le patriotisme, la solidarité et le courage. Mais l’immersion patriotique ne concernant que les élèves admis aux examens, le gouvernement a décidé d’étendre cet encadrement aux classes intermédiaires afin de préparer très tôt les apprenants à l’adoption de comportements citoyens responsables.

Anselme KAMBIRE
Amédée SILGA