Construction de l’autoroute Ouagadougou/Bobo-Dioulasso : 232 Km de l’emprise déjà degagés

La direction de communication et relation presse de la présidence du Faso a organisé, le dimanche 25 janvier 2026, une sortie de terrain sur le chantier de construction de la première autoroute du pays, devant relier Ouagadougou-Bobo-Dioulasso. Objectif, informer les populations de l’état d’avancement des travaux.

Juste après le lancement officiel de la construction de la première autoroute du pays, reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso, le 15 décembre 2025 , l’Agence Faso Mêbo a aussitôt entamé les travaux . Au niveau des quatre postes des travaux, les équipes de Faso Mêbo sont visiblement motivées et engagées. Au moyen de bulldozers, elles nettoient et mettent à niveau l’emprise de la nouvelle infrastructure routière. Déjà, sur 332 km d’autoroute à construire, 232 km ont été terrassés et nivellés.

Des journalistes en ont fait le constat, hier dimanche 25 janvier 2026 , au cours d’une visite de presse initiée à leur intention par la direction de la communication de la présidence du Faso. Pour l’ingénieur des travaux génie civil, Moctar Désiré Tankoana, par ailleurs, chef d’équipe du deuxième poste chargé du nettoyage de l’autoroute Ouaga/Bobo-Dioulasso, les travaux consistent d’abord à nettoyer, à degager l’emprise de la végétation, des arbustes, en préparation des travaux de terrassement.

A Baporo, au second poste des travaux, des bulldozers s’activent à niveller l’emprise de l’autoroute.

« Les travaux se poursuivent de jour comme de nuit avec différents intervenants, à savoir les équipes techniques, d’encadrement, de maintenance et surtout les conducteurs d’engins », a-t-il confié. L’ingénieur Tankoana a , par ailleurs, assuré que toutes les conditions sont réunies pour que les travaux avancent comme il se doit. Le chef d’équipe du premier poste (Yimdi-Tita), René Kandia Onadja, a également soutenu que les équipes travaillent d’arrache-pied pour achever le chantier dans de meilleurs délais.

Le commandant de brigade Faso Mêbo, le capitaine Sayouba Sawadogo, est chargé de suivre les travaux de l’autoroute Ouaga-Bobo. Il a fait savoir que depuis le lancement du projet de construction de l’autoroute, toutes les équipes travaillent inlassablement afin d’exécuter la première phase du chantier. « La première phase du projet consiste au nettoyage de l’emprise de l’autoroute. Nous avons des équipes très dynamiques et motivées qui travaillent 7 jours /7.

Ce qui nous a permis d’enregister des avancées significatives. A ce jour, nous sommes à plus de 70% du taux d’exécution de cette première phase. Sur les 332 km du projet , 232 km ont été nettoyés par des bulldozers », a t-il expliqué. Pour faciliter la prochaine phase de terrassement , le capitaine Sayouba Sawadogo, a précisé que les engins, en dégageant les arbres, enlèvent en même les racines. « Nous avons plusieurs équipes. Pour accélérer les travaux, elles ont été réparties en quatre postes essentiellement », a-t-il révélé. De ce qu’il a dit, le premier poste concerne la tracée de Yimdi-Tita.

Le deuxième est celle de Tita- Boromo. Quant au troisième et au quatrième poste , ils prennent respectivement en compte les tracées de Boromo-Houndé et Houndé/Bobo-Dioulasso. Il a, en outre mentionné que l’exécution du projet porte, certes, atteinte aux domaines des particuliers, mais des solutions ont été trouvées pour y remédier. Avec un

Le commandant de brigade Faso Mêbo, le capitaine Sayouba Sawadogo: «  nous avons des équipes très dynamiques et motivées qui travaillent 7 jours /7 ».

tracé de 332 km, cette route quittera la route nationale N°1 à Yimdi (20 km de Ouagadougou). Elle passera par le sud de Koudougou, le nord de Boromo, le sud de Houndé et le sud de Bobo-Dioulasso pour déboucher sur la route nationale N°1. Elle sera composée de huit voies séparées par un terre-plein, avec des infrastructures connexes.

Le coordonnateur de l’Agence de Faso Mêbo, Ahmed Sakandé, a fait savoir que les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du projet sont d’ordre environnemental. Mais, à son avis, cela est tout à fait normal, car il y a l’impacte des populations riveraines. C’est pourquoi , il a tenu à saluer leur collaboration. Selon lui, cette avancée fulgurante est le fruit d’un travail en symbiose entre Faso Mêbo, la SONATUR, les acteurs de l’environnement et les autorités administratives et coutumières de zones traversées par l’autoroute. « Nous les remercions et comptons encore sur nos braves populations afin de réussir ce projet tant attendu. C’est un projet du peuple et nous allons le réussir ensemble », a-t-il conclu. Pour l’année 2026, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé que 200 milliards F CFA seront destinés au projet.

Adama SAWADOGO

 

Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme: l’Union européenne retire le Burkina de la liste des pays à haut risque

L’Union européenne a annoncé, le retrait du Burkina de la liste des juridictions financières à haut risque en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, traduisant les avancées majeures du pays dans la lutte contre ces phénomènes.

Les efforts du Burkina en matière de renforcement de la gouvernance financière est encore reconnue à l’international. Après le Groupe d’action financière (GAFI), l’organisme mondial de surveillance du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, qui avait retiré le pays des Hommes intègres de sa liste grise en octobre 2025, c’est l’Union européenne (UE) qui acte la sortie du Burkina de sa liste des juridictions financières à haut risque en matière de blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette décision de l’UE dont l’annonce a été faite en décembre 2025, s’appuie sur les évaluations du GAFI et entre en vigueur à partir du 29 janvier 2026.

Par ce retrait, l’UE salue des avancées tangibles réalisées par le Burkina en matière de prévention, de contrôle et de répression des infractions financières, qui est un élément essentiel dans ses relations économiques avec les pays tiers. Selon Bruxelles, le Burkina a corrigé les insuffisances stratégiques identifiées auparavant et a respecté les engagements contenus dans son plan d’actions. En effet, le Burkina avait entamé un processus de renforcement de son cadre juridique en matière de sanctions contre les crimes financiers et de traçabilité des transactions financières dans les secteurs bancaire et non bancaire.

Loin d’être un acte symbolique, cette sortie du Burkina de la liste de l’UE des juridictions financières à haut risque en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme a un impact positif sur les plans diplomatique et économique. Elle améliore davantage l’image du pays sur la scène internationale, notamment vis-à-vis de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, des institutions financières internationales publiques et privées.

Des facilités de mobilisation des ressources financières

Elle permet aussi de rassurer et d’attirer davantage les investisseurs, de fluidifier et de renforcer les échanges commerciaux avec l’Europe, les institutions financières européennes n’étant plus contraintes d’appliquer systématiquement des mesures de vigilance renforcée pour les transactions financières en provenance du pays des Hommes intègres.

Cette décision qui a également l’avantage de renforcer la confiance des investisseurs internationaux à la signature de l’Etat burkinabè, va lui permettre également de mobiliser des ressources sur les marchés financiers et auprès des institutions financières internationales, pour le financement de son développement, à des conditions plus souples. Par exemples, lorsque les banques commerciales ont accès à des ressources financières à des coûts moins élevés, cela peut avoir un impact positif sur le financement bancaire de l’économie nationale, ainsi que sur le coût du crédit au niveau local.

Outre le Burkina, cinq autres pays africains sont concernés par cette sortie de la liste de l’UE des juridictions financières à haut risque en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Il s’agit du Mali, du Nigéria, de l’Afrique du Sud, du Mozambique et de la Tanzanie.

Pour l’UE, ce retrait ne constitue pas un acquis définitif. Car, les pays concernés restent soumis à des évaluations régulières et sont appelés à poursuivre leurs efforts pour faire face aux méthodes, outils et techniques de blanchiment de capitaux et de flux financiers illicites de plus en plus sophistiqués. Il faut noter que certains pays africains comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo restent encore sur la liste de l’UE des juridictions financières à haut risque blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Synthèse de Mahamadi SEBOGO

Embellissement du boulevard Thomas-Sankara: le gouvernement pose des pavés et offre 102 tonnes de ciment

Les membres du gouvernement, conduits par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ont posé des pavés, le long du mur de l’université Joseph-Ki-Zerbo, dans le cadre de l’embellissement des abords du boulevard Thomas-Sankara, samedi 24 janvier 2026, à Ouagadougou.

La journée du samedi 24 janvier 2026 n’a pas été de tout repos pour les membres de l’Exécutif burkinabè. En effet, parés de gilets de l’Agence Faso Mêbo et de gants, les ministres avec à leur tête, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ont posé des pavés aux abords du boulevard Thomas-Sankara. Mobilisés aux côtés du personnel de l’Agence, les ministres dans une ambiance bon enfant ont apporté leur contribution à l’embellissement des abords de ce boulevard. Longue de 4 kilomètres et large de 30 mètres, le boulevard Thomas-Sankara fait l’objet de travaux d’embellissement depuis juillet 2025. Le chantier qui consiste à la pose de pavés, à l’engazonnement et au curage des caniveaux, affiche un taux d’exécution de 33%.

Pour cette mobilisation matinale des membres du gouvernement, au total, une superficie de plus de 150 m2 a pu être pavée en moins de deux heures. « Ce n’est pas la première fois que le gouvernement est présent sur les chantiers de l’Agence Faso Mêbo. Si nous sommes-là, c’est pour une fois de plus marquer l’adhésion totale du gouvernement aux chantiers de Faso Mêbo et à la dynamique enclenchée par le président de Faso », a déclaré le Premier ministre, Rimtalba Emmanuel Ouédraogo.

Pour lui, cette action traduit un engagement en faveur de la construction de la patrie. « Nous avons mis du cœur à l’ouvrage et, un peu plus d’une heure trente minutes après, nous avons pavé une surface appréciable », a loué le patron de l’Exécutif. Il a confié qu’au-delà de cette initiative, le gouvernement lance un message à l’ensemble des citoyens burkinabè à se mettre debout pour participer à la construction de la patrie. M. Ouédraogo a exhorté chacun à consacrer un peu de son temps de repos pour participer à l’effort de construction en accompagnant les chantiers ouverts par l’Agence Faso Mêbo.

Disposer d’un monument à la hauteur des ambitions

Il a relevé la mobilisation exemplaire autour de l’initiative tout en invitant les Burkinabè à poursuivre dans cette dynamique, car, Faso Mêbo est le chantier du peuple burkinabè. « Il convient de saluer toutes les contributions mais, il y a également le besoin de main d’œuvre », a notifié le patron de la Primature. La plus grande fierté de chaque Burkinabè, à son avis, est de pouvoir de façon légitime, revendiquer sa contribution à cette construction de la patrie. Il a, par ailleurs, annoncé que le gouvernement apporte sa contribution à l’Agence Faso Mêbo par la remise de plus de 102 tonnes de ciment. Après un bon moment passé à apporter sa contribution à l’embellissement du boulevard Thomas-Sankara, le Premier ministre s’est rendu au monument des héros nationaux où s’exécutent des travaux de réfection, de réhabilitation, mais aussi de réaménagement du site.

Les membres du gouvernement ont montré leur engagement à travailler aux côtés des équipes de l’Agence Faso Mêbo.

Le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné des ministres de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, et celui du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo, a visité le chantier en cours devant permettre au monument d’avoir un nouveau visage dans son ensemble. « Nous repartons assez satisfaits de ce que nous avons vu. Les travaux s’exécutent à un très bon rythme. Il y a déjà des parties qui sont achevées. Quand on regarde, on sent véritablement qu’il y a eu un travail de qualité », s’est réjoui, le patron de l’Exécutif. Il a encouragé les équipes de l’entreprise Prestige multi service, chargée des travaux à redoubler d’effort et à augmenter la cadence afin que le site puisse être fonctionnel pour la fierté du peuple burkinabè.

« Nous savons que beaucoup de personnes venaient pour pratiquer des activités de sport, de loisir. Tous les travaux devront permettre d’offrir de meilleures conditions d’exercice », a-t-il souhaité. Il a mentionné que le gouvernement a une très grande vision sur l’exploitation de ce monument et l’objectif fixé doit être atteint. Il a exhorté que des travaux s’exécutent avec professionnalisme en vue de disposer à terme d’un monument à la hauteur des ambitions.

La livraison prévue en fin février

Le directeur technique de Prestige multi service, Paul Zabré, a salué la présence de l’autorité pour constater des réalisations. Selon lui, les travaux de rénovation consistent au décapage, à la reprise de la peinture du monument, à la réalisation d’accessoires de sécurité pour permettre l’utilisation du balcon de type R+1. « Nous sommes aussi en train de reprendre tout le carrelage des escaliers de secours. Parce qu’il n’y a qu’un seul ascenseur fonctionnel, donc les escaliers autour du monument seront exploitables », a déclaré M. Zabré. Le directeur technique de l’entreprise a également annoncé la réalisation de l’observatoire qui va permettre d’avoir une vision d’au moins 55 mètres autour de la ville de Ouagadougou.

Il a, en outre, évoqué l’amélioration du mât au-dessus du monument afin de rendre les couleurs du drapeau plus attractives, car le Burkina est en Révolution progressiste populaire (RPP). Le directeur technique a rassuré de l’avancée des travaux nonobstant que d’autres activités soient ajoutées. « Nous avons été clairement instruits de tout faire pour qu’au plus tard, fin février 2026, nous ayons libéré le monument », a-t-il dit. Il a renseigné que le taux d’exécution est de 75% et les chefs d’équipes sont à pied-d’œuvre pour libérer le monument dans le délai. « Actuellement, nous avons déjà libéré le premier niveau. Il nous reste que le carrelage et les aménagements pour la stèle. Pour le nettoyage, nous avons prévu 7 jours pour cela », a précisé le directeur technique de Prestige multi service.

Aly SAWADOGO

 

 

 

 

 

Jubilé d’eau du petit séminaire Saint-François de Sales de Pabré: l’apothéose des activités marquée par une célébration d’action de grâces

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L’archevêque métropolitain de Ouagadougou, Monseigneur Prosper Kontiebo, a présidé la messe de clôture de l’année jubilaire des 100 ans du petit séminaire de Saint-François de Sales de Pabré, samedi 24 janvier 2026, dans la commune rurale de Pabré.

Le 25 janvier 2025, le petit séminaire Saint-François de Sales de Pabré ouvrait l’année jubilaire de ses 100 ans d’existence et plusieurs activités commémoratives et festives l’ont marquée. Placée sur le thème : « 100 ans du petit séminaire de Pabré : Deo Gracias, œuvrons pour son rayonnement », le clou des activités a été la messe de clôture, samedi 24 janvier 2026, dans la commune rurale de Pabré. C’est l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, Monseigneur (Mgr) Prosper Kontiebo, qui a présidé la messe de clôture.

La célébration a connu la présence de nombreux évêques, prêtres, séminaristes, anciens-séminaristes, religieux et religieuses, fidèles catholiques et d’autres confessions religieuses. Une délégation gouvernementale composée du ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré et du ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, représentant tous le Premier ministre, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, a pris part à la célébration.

La confirmation de 27 petit-séminaristes, la consécration eucharistique et l’action de grâces ont été les moments forts de la célébration de la messe. L’archevêque métropolitain de Ouagadougou, Monseigneur Prosper Kontiebo, au cours de l’homélie, a fait l’historique du petit séminaire de Pabré à travers son fondateur Mgr Joanny Thévenoud. Tout en rendant grâce à Dieu pour les 100 ans de vie du séminaire, il a rappelé que plus de 3 000 séminaristes y sont passés, dont plus de 300 consacrés prêtres.

La bénédiction du Pape

Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a traduit la reconnaissance du gouvernement au petit séminaire de Pabré.

A l’occasion, il a invité les familles à soutenir le petit séminaire de Pabré. « Il faut que nos familles chrétiennes soient des terrains fertiles pour les vocations », a-t-il souhaité. Aux petits séminaristes, il a exprimé ses vives félicitations pour l’année jubilaire réussie.
Le nonce apostolique, représentant le Saint-Siège au Burkina Faso, Mgr Eric Soviguidi, a transmis le message du Pape Léon XIV. Le Pape a accordé sa bénédiction apostolique aux jubilaires. Il a félicité les séminaristes et anciens-séminaristes qui ont contribué à l’édification du séminaire et de l’Eglise catholique au Burkina.

Il s’est réjoui de savoir que de ce séminaire est sorti de bons serviteurs de Dieu, 2 présidents du Faso, de nombreux membres de gouvernement, des autorités politiques, civiles et militaires, d’éminentes personnalités ayant toujours gardé la foi en christ. Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a justifié la présence du gouvernement à la célébration. « Notre présence vient traduire notre engagement sans faille à accompagner toute initiative de développement et tout acteur de développement dans son œuvre », a-t-il dit. Le Supérieur du petit séminaire de Pabré, Abbé Vincent Ilboudo, a remercié l’ensemble des acteurs qui se sont engagés pour la réussite du jubilé d’eau. Le président du comité de pilotage du jubilé, Joseph Tapsoba, a confié que les travaux de réhabilitation du séminaire vont se poursuivre jusqu’en mi-avril.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur )

 

Souveraineté économique: le patronat burkinabè prépare un forum majeur

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce vendredi 23 janvier 2026, une délégation de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), anciennement Conseil national du patronat burkinabè (CNPB), conduite par son président, Idrissa Nassa. La délégation est venue annoncer au chef du gouvernement la tenue prochaine d’un forum consacré à l’investissement souverain.
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‎Le patronat burkinabè a réaffirmé, à cette occasion, son engagement à accompagner la vision de développement impulsée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Dans le cadre des missions de la COGEF, nous menons une série de sensibilisations auprès des acteurs économiques afin qu’ils s’inscrivent dans la dynamique du chef de l’Etat pour une économie souveraine et indépendante. A ce titre, nous prévoyons, début février, l’organisation d’un forum pour l’investissement souverain, destiné à mobiliser davantage nos membres autour de la production, de la transformation et de l’exploitation des ressources naturelles », a indiqué Idrissa Nassa.

Le chef du gouvernement a salué l’engagement du patronat et l’initiative de ce forum, souhaitant qu’il constitue un cadre d’échanges constructifs entre investisseurs nationaux et gouvernement, débouchant sur des actions concrètes et innovantes. Il a également assuré les acteurs économiques de la disponibilité du gouvernement à accompagner toutes les initiatives qui s’inscrivent dans la vision de souveraineté économique portée par le président du Faso. « Le Premier ministre s’est engagé à nous assister pour le succès des unités industrielles et des structures que nous allons mettre en place. Nous sortons réconfortés par le soutien du gouvernement.

A l’issue du forum, nous passerons à la mise en œuvre concrète des structures de production afin d’avoir un impact significatif pour les populations », a ajouté le président de la COGEF. Cette audience illustre la convergence de vues entre le gouvernement et le secteur privé en faveur du renforcement de la souveraineté économique nationale. Elle s’inscrit dans la dynamique d’un partenariat stratégique indispensable pour relever les défis économiques et sociaux du Burkina Faso.
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‎DCRP/Primature

 

Souveraineté numérique: le gouvernement inaugure deux datacenters

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a inauguré des infrastructures de stockage des données et d’hébergement de plateformes numériques (Datacenters), vendredi 23 janvier 2026, à Ouagadougou.

Le gouvernement burkinabè poursuit ses efforts en matière de sécurisation et de maitrise des données stratégiques de l’Etat. En effet, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a inauguré deux datacenters modulaires de l’administration publique, vendredi 23 janvier 2026, à Ouagadougou. La cérémonie d’inauguration a été présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a expliqué qu’un datacenter modulaire est une infrastructure de stockage des données et d’hébergement de plateformes numériques. Il loge, a-t-elle poursuivi, les serveurs numériques qui stockent les données dématérialisées de l’Etat civil, de la santé, de la fiscalité ou encore de la fonction publique. Selon la ministre, l’inauguration de ces deux datacenters modulaires qui a coûté plus de 15 milliards F CFA contribue significativement à l’ambition du gouvernement d’accélérer la transformation digitale du pays.

De son avis, ces infrastructures permettront d’héberger les plateformes issues de la dématérialisation des procédures administratives et de rapatrier progressivement les données encore hébergées à l’extérieur. « L’objectif est clair : zéro donnée de l’administration publique à l’extérieur », a-t-elle relevé, tout en saluant l’engagement des équipes techniques, des partenaires financiers et des prestataires privés. Le Premier ministre a précisé que les datacenters inaugurés disposent d’une capacité de stockage de 3000 téraoctets, avec une puissance de calcul largement supérieure à celle de 2015.

Une utilisation rigoureuse

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a fait savoir que l’inauguration de ces infrastructures contribue significativement à l’ambition du gouvernement d’accélérer la transformation digitale du pays.

Après avoir visité les installations, il a salué la qualité des équipements ainsi que le professionnalisme des équipes techniques chargées de leur exploitation. Pour lui, l’inauguration de ces infrastructures va bien au-delà d’un simple événement technique. Elle constitue, a-t-il indiqué, un acte politique fort, un acte de souveraineté et une étape décisive dans la construction d’un Etat modèle, maître de ses choix, de ses outils et de ses données. Selon le chef du gouvernement, la transformation digitale n’est pas une option sectorielle, mais un levier stratégique de la Révolution progressiste populaire engagée sous l’impulsion du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Dans un contexte mondial marqué par la centralité des données, il a rappelé que leur maîtrise constitue un enjeu vital de sécurité nationale, d’indépendance et de dignité. « Celui qui ne maîtrise pas ses données s’expose à la dépendance, à la vulnérabilité et à la domination », a-t-il averti. De ce fait, M. Ouédraogo a invité les acteurs à une utilisation rigoureuse, responsable et disciplinée de ces infrastructures. Il a insisté sur la nécessité de rationaliser les investissements numériques et de mutualiser les ressources au sein des l’administration publique.

A cet effet, des instructions claires ont été données pour le rapatriement de toutes les plateformes et données de l’administration actuellement hébergées dans des centres privés ou à l’étranger. Cette orientation, a précisé le chef du gouvernement, relève de l’intérêt supérieur de la Nation. Il a également annoncé une prochaine étape majeure qui est la construction d’un datacenter national répondant à des normes internationales encore plus exigeantes et doté de capacités accrues. Pour lui, cette infrastructure devra servir aussi bien les besoins de l’administration publique que ceux du secteur privé, des ONG et des institutions nationales afin de soutenir durablement l’écosystème numérique du Burkina Faso.

 

Abdoulaye BALBONE
Fatimata ZOUNGRANA

Reconquête de l’intégrité territoriale: le général de division, Célestin Simporé, félicite la troupe dans le Goulmou, la Tapoa et la Sirba

Une délégation de la hiérarchie militaire, conduite par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, a effectué, vendredi 23 janvier 2026, une tournée dans les régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba. De Fada N’Gourma à Foutouri, en passant par Diapaga, Kantchari et Ougarou, la délégation a traduit la reconnaissance du gouvernement aux forces combattantes, activement engagées dans la reconquête de l’intégrité territoriale.

Dans un contexte marqué par l’intensification des opérations de reconquête du territoire national, le gouvernement burkinabè multiplie les missions de proximité auprès des unités engagées au front. En effet, après des sorties effectuées fin décembre 2025 pour témoigner la reconnaissance de la Nation aux forces combattantes, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, s’est rendu, à son tour, dans les régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba, vendredi 23 janvier 2026. Une mission « commando » qui l’a conduit à Ougarou, en passant par Fada N’Gourma, Diapaga, Kantchari et Foutouri.

Reçu à chaque étape par des soldats visiblement déterminés, dont les cris de guerre traduisent l’engagement, le ministre d’Etat était porteur d’un message de reconnaissance,

…à Foutouri, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, a félicité les forces combattantes pour le travail abattu.

d’encouragement et de mobilisation. « Cette sortie avait pour objectif d’apporter le message de reconnaissance du camarade-Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à nos combattants de la liberté, aux défenseurs des faibles et aux protecteurs du peuple. Il s’agit de leur dire merci pour le travail abattu, pour les reconquêtes réalisées et les consolidations en cours », a-t-il déclaré.

Le ministre chargé de la Guerre a toutefois invité les troupes à maintenir le cap. « Nous avons engrangé de grandes victoires, mais la guerre n’est pas finie. Nous devons rester sereins, concentrés et encore plus déterminés à en finir », a-t-il insisté, relevant que le moral des hommes est « au beau fixe » et que leur détermination à aller « jusqu’au bout » est perceptible sur le terrain.

« Ce n’est pas une guerre asymétrique »

La tournée a également été l’occasion pour le commandement militaire d’échanger avec les notables, la veille citoyenne, et les agents de l’Etat en service dans ces localités à fort défi sécuritaire. Le ministre a salué « leur endurance, leur patience et leur sens de l’engagement patriotique », les exhortant à maintenir la confiance. Selon lui, la lutte en cours vise non seulement le retour de la paix, mais aussi l’ouverture de grands chantiers de développement dans la perspective d’« une liberté, une indépendance et une souveraineté totale » du Burkina Faso et de l’espace aésien.

Le général de division, Célestin Simporé, à ses hommes : « nous avons engrangé de grandes victoires, mais la guerre n’est pas finie ».

« Le bout du tunnel n’est plus loin », a-t-il assuré, formulant des vœux de paix et de santé pour l’année 2026. Revenant sur la nouvelle dénomination de son département, « ministère de la Guerre et de la Défense patriotique », le général de division Simporé a expliqué qu’elle reflète la réalité du contexte sécuritaire national. Pour lui, le Burkina Faso fait face à des groupes « organisés et équipés », qui poursuivent des objectifs de conquête territoriale au profit de puissances impérialistes.

« Ce n’est pas une guerre asymétrique comme on a toujours voulu nous faire croire. A partir de ce constat, nous devons bander davantage les muscles et nous préparer à une guerre de haute intensité », a-t-il soutenu. La notion de défense patriotique, a-t-il poursuivi, repose sur l’implication de tous les citoyens. « Cette guerre concerne chaque Burkinabè. Tout citoyen en âge de se battre doit être prêt à être formé et à répondre à l’appel du peuple pour défendre la Nation contre toute attaque ou invasion », a-t-il indiqué, tout en précisant qu’il ne s’agit pas d’encourager une posture belliqueuse permanente, mais de préparer les esprits à assumer la souveraineté nationale.

Joanny SOW

De Kantchari…
…à Foutouri, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, a félicité les forces combattantes pour le travail abattu.

A Ougarou, les forces combattantes ont présenté à leur hôte du jour leur butin de guerre, composé d’armement et de moyens de locomotion.

Le général de division, Célestin Simporé, à ses hommes : « nous avons engrangé de grandes victoires, mais la guerre n’est pas finie ».

Voir ph dossier Visite ministre de la guerre……..Mac Lazare

Initiative présidentielle pour la santé: Plusieurs spécialités de l’hôpital Yalgado Ouédraogo équipées

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Yalgado Ouédraogo a été doté en matériel médical par l’Initiative présidentielle pour la santé. La remise symbolique a eu lieu, le vendredi 23 janvier 2026, à Ouagadougou.

Le plateau technique du Centre hospitalier universitaire (CHU) Yalgado Ouédraogo s’est vu renforcé grâce à l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS). En effet, dans le cadre de cette initiative portée par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, pour une souveraineté sanitaire, la structure a été dotée en matériel médical de pointe. La remise symbolique du matériel a été faite, le vendredi 23 janvier 2026. Plusieurs services tels que ceux de la chirurgie viscérale, la cardiologie, l’imagerie, l’odonto, la pulmonie, l’urgence pédiatrique et néonatale, l’anesthésie-réanimation, la kinésithérapie, l’endoscopie diagnostique et thérapeutique, ont reçu de nouveaux équipements.

Il s’agit entre autres, d’échographes, de couveuses, de tables d’opération, d’un fibrotouch, d’appareil de réanimation. La réalisation d’une centrale d’air et de vide médical pour la production et la distribution d’oxygène en continue fait aussi partie des nouveaux équipements. L’IPS a rénové entièrement les salles bénéficiaires de ces technologies. Ella a aussi favorisé la réouverture et l’équipement d’une salle d’opération en urgence chirurgie viscérale. Selon le coordonnateur national de l’IPS, Drissa Traoré, ces réalisations dont le montant total s’élèvent à 300 millions francs CFA viennent améliorer l’offre des soins et renforcer les plateaux techniques de ce grand centre du Burkina Faso tout en améliorant le cadre du travail du personnel.

« L’initiative est dans la réalisation de nouvelles infrastructures et l’équipement. Et sur instruction du chef de l’Etat, elle procède également à la réhabilitation et au rehaussement du niveau des plateaux déjà existants. D’autres centres en ont été bénéficiaires et la remise officielle sera dans les jours à venir », a-t-il dit. Toutefois, M. Traoré a souligné que ces dons n’ont pas été faits de façon anodine mais sur la base des besoins exprimés par les différents centres de santé afin d’améliorer l’offre de soin et le cadre de travail du personnel.

Les acquisitions saluées

Le directeur général du CHU Yalgado-Ouédraogo, Ousmane Néré : « ces équipements reçus permettent à l’hôpital Yalgado d’aller vers la vision du chef de l’Etat, la souveraineté sanitaire ».

Quant aux différents chefs des services bénéficiaires, ils ont salué ces acquisitions qui leur permettront de répondre efficacement aux besoins des patients. « La dotation du service en fibrotouch, appareil diagnostic des affections du foie, premier motif d’hospitalisation dans le service vient à point nommé. Il va contribuer à soulager les malades qui pourront désormais effectuer l’examen sur place à un cout réduit », s’est réjoui le chef du service endoscopie diagnostique et thérapeutique, Pr Roger Sombié. La responsable de l’imagerie médicale, Nina Astride Ouédraogo, s’est également réjouie d’avoir reçu un nouvel échographe à quatre sondes qui leur permettront de faire plusieurs explorations.

Pour sa part, le directeur général du CHU Yalgado-Ouédraogo, Ousmane Néré, a traduit toute sa reconnaissance aux autorités burkinabè qui ont œuvré à répondre aux besoins cruciaux de l’hôpital central en termes d’équipements médicaux. « Ce sont des équipements qui sont réellement bénéfiques au CHU Yalgado, d’autant plus que c’est l’expression même des besoins des prestataires, des utilisateurs qui ont été pris en compte par l’IPS », s’est-il exprimé. Pour lui, ces acquisitions vont motiver davantage les prestataires et aussi soulager la population qui n’aura plus besoin de se déplacer pour pouvoir bénéficier de certaines prestations.

« Toutes ses réalisations viennent améliorer les conditions de travail, celles de séjour de nos patients et permettent également la durabilité des équipements que nous avons reçus », a ajouté le directeur général.

Kadi RABO

 

Festival international de danse de Ouagadougou: le ministre Gilbert Ouédraogo visite « le Grin des arts vivants », site de la 14e édition

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a rendu visite à Irène Tassembédo, promotrice du Festival international de danse de Ouagadougou (FIDO).

La visite s’est déroulée à l’espace culturel « Le Grin des arts vivants », situé au quartier Ouidi, site qui sera inauguré en marge de l’ouverture de la 14ᵉ édition du Festival international de danse de Ouagadougou FIDO qui aura lieu, du 24 au 31 janvier 2026. A cette occasion, le ministre de la de la Culture a bénéficié d’une visite guidée de ce nouvel espace culturel qui est à la fois un lieu d’accueil et de spectacles. Le ministre Pingdwendé a également pris connaissance des dispositifs mis en place pour la tenue de la 14ᵉ édition du FIDO et a salué l’engagement de la promotrice et de son équipe en faveur de la promotion de la danse et des arts vivants.

Cette visite a été l’occasion pour le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo de lancer un appel aux promoteurs de spectacles « à mutualiser les investissements et les énergies, afin d’offrir aux populations burkinabè des spectacles de qualité et éducatifs, susceptibles d’aider les élèves et les étudiants à compléter leur formation en salle de classe ». Il a, par ailleurs, souligné que le FIDO constitue un cadre d’expression par excellence, de diffusion et de valorisation de la danse sous ses différentes formes, favorisant ainsi le brassage culturel. La promotrice Irène Tassembédo s’est dit très honorée par la visite des premières autorités du ministère en charge de la culture.

Selon elle, cette marque d’attention constitue une source de motivation supplémentaire et l’encourage à améliorer davantage la qualité des actions menées. Le FIDO, cette année, offre des spectacles, des ateliers et des rencontres artistiques, accessibles aux professionnels du secteur et au grand public. Par cette visite, le MCCAT réaffirme son accompagnement aux initiatives culturelles et invite les populations à sortir massivement pour fréquenter ce nouvel espace culturel.

DCRP/ MCCAT

 

Agence Faso Mêbo: les agents du ministère de la Santé contribuent plus de 12 millions F CFA

Le ministère de la Santé a remis du matériel à l’Agence Faso Mêbo d’un montant de 12 283 398 FCFA, vendredi 23 janvier 2026, à Ouagadougou.
Les agents du ministère de la Santé épousent l’Initiative du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré en vue de transformer durablement les grandes villes du Burkina Faso à travers l’Agence Faso Mêbo. Ils ont fait un don d’un montant de 12 283 398 FCFA à l’agence, le vendredi 23 janvier 2026, dans la capitale. L’offre est constituée d’agrégats, d’équipements de travail matériel d’un montant de 9 511 979 F CFA et de médicaments d’une valeur de 2 771 419 de F CFA.

Selon le directeur de cabinet du ministre, Adjima Combray, à travers ce geste, le département en charge de la santé entend renforcer son engagement aux côtés de l’Etat et réaffirme sa volonté de contribuer activement aux efforts de développement et de consolidation des infrastructures au bénéfice des communautés. Il a expliqué que grâce à l’effort de l’ensemble du personnel du ministère, ils ont pu offrir à Faso Mêbo, 30 tonnes de ciment, 400 tonnes de granit, 25 brouettes, 20 pelles, 30 paires de bottes, 1000 paires de gants.  Adjima Combary a invité les citoyens burkinabè à s’engager pour la construction du Burkina Faso

Valentin KABORE
(Collaborateur)