Coopération parlementaire: le diplomate chinois, Deyong Zhao, pour le renforcement de l’axe Ouaga-Pékin

Le Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, a reçu en audience l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Deyong Zhao, vendredi 26 décembre 2025, à Ouagadougou.

Le nouvel ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Deyong Zhao, veut rapprocher la législation burkinabè à celle de son pays. A cet effet, il a rendu visite au Président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Ousmane Bougouma, vendredi 26 décembre 2025, à Ouagadougou.

Au sortir des échanges, le diplomate chinois a souligné avoir eu un entretien très fructueux avec le chef du Parlement burkinabè. Il a confié que pendant son mandat, il va travailler à consolider la coopération entre les deux institutions parlementaires pour renforcer les échanges entre les deux pays.

« Je suis confiant pour l’année 2026 dans la coopération entre nos deux nations », a-t-il ajouté. M. Zhao a relevé qu’il y a déjà une fructueuse coopération entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine, notamment dans les domaines de l’agriculture, la santé, la sécurité aussi de l’énergie. Par ailleurs, l’ambassadeur de la République populaire de Chine a traduit sa fierté pour l’inauguration du CHU de Pala, à Bobo-Dioulasso qui a connu la présence des autorités burkinabè. Il a souhaité une meilleure année 2026 couronnée de bonne santé pour le peuple burkinabè.

Soumaïla BONKOUNGOU

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Coopération internationale: l’ambassadeur de l’Inde et le directeur-pays du CICR à L’ALT

Le Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, a accordé successivement une audience à l’ambassadeur de l’Inde au Burkina Faso, Om Prakash Meena et au directeur-pays du Comité international de la Croix-Rouge, Yves Arnoldy, vendredi 26 décembre 2025, à Ouagadougou.

L’ambassadeur de l’Inde, Om Prakash Meena, veut renforcer la coopération diplomatique entre son pays et le Burkina Faso. Dans ce sens, il a échangé avec le Président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Ousmane Bougouma, vendredi 26 décembre 2025.

Revenant sur la récente visite du chef du Parlement burkinabè en Inde, Om Prakash Meena a indiqué que cette audience lui a permis de faire le point de cette mission avec Ousmane Bougouma. « Nous sommes venus pour prendre les réponses de sa visite à l’Inde que nous avons trouvée très productive et dont il garde de bons souvenirs », a-t-il déclaré. Pour lui, cette visite a été très profitable pour la partie burkinabè et augure d’un renforcement de la coopération entre l’Inde et le Burkina Faso. Par ailleurs, le diplomate indien a confié que les échanges ont aussi porté sur plusieurs domaines d’intérêts communs, notamment le renforcement des capacités, le développement et d’autres sujets essentiels.

A sa suite, le Président de l’ALT, Ousmane Bougouma, s’est également entretenu avec le directeur-pays du CICR, Yves Arnoldy. Cette rencontre a permis au responsable du CICR de faire le bilan des activités menées en 2025. « C’était l’occasion d’échanger sur les activités que nous avons eues cette année et de réfléchir aux axes prioritaires pour l’année prochaine », a-t-il confié. Yves Arnoldy a souligné que cette collaboration va s’améliorer et répondre de la manière la plus appropriée à son mandat humanitaire au Burkina Faso.

Soumaïla BONKOUNGOU
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

CAN 2025 : Le Burkina Faso affronte l’Algérie aujourd’hui à 17h30 au stade Moulay El Hassan de Rabat, pour le compte de sa deuxième journée

Les Étalons du Burkina Faso et les Fennecs d’Algérie s’affrontent ce dimanche 28 décembre 2025 à 17h 30 à Rabat, dans le cadre de la 2ᵉ journée du groupe E de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Un choc entre les deux poids lourds de la poule, déjà victorieux lors de la première journée, et qui pourrait déterminer le leader du groupe, voire offrir une qualification anticipée pour les huitièmes de finale.

#sidwaya.info

Régions de Bankui et du Sourou : L’opération « Wibga » en marche pour offrir des fêtes de fin d’année sécurisées aux populations

La direction régionale de la Police nationale (DRPN) de Bankui et du Sourou a organisé une conférence de presse, vendredi 26 décembre 2025 à Dédougou pour présenter des mesures prises par ses services afin que les fêtes de cette année 2025 finissante se déroulent dans la sécurité pour le bonheur des populations des deux régions. Ces dispositions entrent dans le cadre de l’opération « Wibga » lancée par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, pour accompagner les populations dans les célébrations.

Du 15 décembre 2025 au 15 janvier 2026, les services régionaux de la Police nationale de Bankui et du Sourou sont appelés à intensifier des actions de sécurisation des populations et de leurs biens pendant ces moments de fêtes de fin d’année. En effet, une batterie d’actions et de mesures ont été présentées à la presse, ce vendredi 26 décembre 2025 à Dédougou dans le Bankui, à l’occasion d’un point de presse animé par le directeur régional de la Police nationale, le commissaire divisionnaire de police Abdoulaye Sidibé. Entouré de ses proches collaborateurs, il a précisé que ces actions de sécurisation déjà en cours se situent dans le cadre de l’opération « Wibga » lancée par le ministre de la Sécurité pour renforcer la quiétude et la sérénité des populations pendant cette fin d’année marquée par des festivités.

A l’échelle des deux régions, la direction régionale de la police nationale (DRPN) a établi un dispositif pour parer à toute éventualité. Selon le conférencier, il est prévu « d’intensifier des patrouilles de sécurisation et de dissuasion dans les zones criminogènes, les zones sensibles, les lieux de cultes et les marchés et d’opérer des contrôles sécuritaires et documentaires ainsi que des fouilles de véhicules sur les axes routiers et dans les centres urbains, de jour comme de nuit ».

Du respect aux consignes sécuritaires

Il a indiqué que ses hommes sont à pied d’œuvre pour prévenir les vols, les cambriolages et les troubles à l’ordre public. M. Sidibé a rassuré que tout est mis en œuvre pour contrer toutes formes de criminalité, les accidents de la circulation routière et les risques d’infiltration. Ces actions de sécurisation vont mêler des campagnes de sensibilisation sur le port du casque et le respect du code de la route, a-t-il souligné.

Sans préciser le nombre, il a confié qu’un « effectif conséquent » de policiers et de Volontaires adjoints de sécurité (VADS), est déployé chaque jour sur le terrain et le sera jusqu’au 15 janvier prochain pour contribuer à garantir la quiétude à la population. A l’écouter, le dispositif intègre la sécurisation des lieux de culte, des zones sensibles et le bouclage des endroits criminogènes.

Le patron régional de la police nationale a mis à profit ce point de presse pour porter à la connaissance de la population quelques consignes sécuritaires à observer. Entre autres consignes, il est conseillé de se munir de son document d’identité et les documents afférents à la circulation et à la conduite de son engin à deux roues ou son véhicule automobile, de respecter le code routier et les consignes des agents sur le terrain et de faire confiance aux forces de sécurité, les encourager, les soutenir et leur fournir le renseignement opérationnel. A noter que cette rencontre avec les médias a donné l’occasion à la DRPN de dresser le bilan de ses activités menées en 2025. Nous y reviendrons.

Yacouba BELEM

CAN 2025 : « Nous allons donner le meilleur de nous-mêmes pour un résultat positif », Mohamed Zougrana en conférence de presse avant le match contre l’Algérie

« Personnellement, c’est un match particulier pour moi. Je connais bien le football algérien puisque j’y évolue.

Nous sommes tous motivés. C’est toujours spécial de porter les couleurs de notre chère patrie, le Burkina Faso. Nous avons donc à cœur de donner le meilleur de nous-mêmes lors de cette rencontre et d’en sortir avec un résultat positif pour la suite de la compétition. »

 

#sidwaya.info

Conférence de presse d’avant-match : « Nous respectons l’Algérie, mais nous ne la craignons pas »

À la veille du choc très attendu face à l’Algérie, prévu ce samedi 27 décembre, le sélectionneur national des Étalons, Brama Traoré, s’est présenté devant la presse aux côtés du milieu de terrain Mohamed Zoungrana. Une sortie médiatique marquée par un discours clair, déterminé et profondément patriotique.
Dès l’entame de la conférence, le technicien burkinabè a donné le ton, affichant une volonté sans équivoque de défendre les couleurs nationales. « Chaque centimètre carré du terrain sera un espace où nous défendrons les intérêts du Burkina Faso », a-t-il déclaré, soulignant l’engagement total attendu de ses joueurs.
Sur le plan physique et mental, Brama Traoré s’est voulu rassurant. Selon lui, le groupe est en bonne condition et prêt à relever le défi face à une équipe algérienne réputée pour sa solidité et son expérience. « Les joueurs sont en forme et prêts à livrer bataille », a-t-il assuré, confiant dans la préparation effectuée.
Au-delà de l’enjeu sportif, le sélectionneur a rappelé la dimension symbolique de cette rencontre. « Nous avons un devoir : nous battre pour notre population, notre peuple, nos familles. La mission continue et nous sommes prêts », a-t-il affirmé, appelant à un engagement collectif et à un dépassement de soi.
Interrogé sur l’adversaire, Brama Traoré a tenu un discours empreint de respect et de sérénité. « L’Algérie est une grande équipe, elle a toujours été compétitive. Nous la respectons, mais nous ne la craignons pas », a-t-il conclu.
#sidwaya.info

Fêtes de fin d’année à Ouagadougou : 850 Policiers municipaux et 200 VADS mobilisés pour la sécurité urbaine

À l’occasion des fêtes de fin d’année, la Police Municipale de Ouagadougou renforce le dispositif de sécurisation afin de permettre aux populations de célébrer dans la quiétude. Pour ce faire, les interventions sont intensifiées et les actions mutualisées sur l’ensemble du territoire communal.

Au total, environ huit cent cinquante (850) policiers municipaux sont déployés, appuyés par deux cents (200) Volontaires Adjoints de Sécurité (VADS). Une cinquantaine de carrefours stratégiques sont occupés avec l’appui des VADS pour la surveillance des feux tricolores, la régulation de la circulation et la sensibilisation des usagers au respect du code de la route.

Par ailleurs, des patrouilles et des rondes sont menées autour des marchés, des gares, des marchés à bétail, des débits de boissons et des zones sensibles, afin de prévenir les troubles mineurs et lutter contre les nuisances sonores. Une sécurisation particulière des lieux de culte est également prévue les 24, 25 et 31 décembre.

Concernant le désencombrement de la voie publique, des équipes effectuent des contrôles pour lutter contre les stationnements anarchiques. La Police Municipale invite enfin les citoyens à respecter les consignes des agents déployés.

#sidwaya.info

CAN 2025/Burkina-Guinée équatoriale: une belle entame, selon le consultant Madou Dossama

Consultant de Sidwaya à cette 35e Coupe d’Afrique des nations, Madou Dossama fait son analyse de la rencontre Burkina-Guinée équatoriale.

Nous avons eu droit à une première période assez fade sans action nette de but. Les deux équipes ont entamé la rencontre avec la même envie : celle d’avoir le lead de ce match. Le Burkina a été la première équipe à envoyer les premières banderilles avec un coup de tête de Yssoufou Dayo suite à un corner à la 7e minute. Après ces tentatives burkinabè, la Guinée équatoriale commence par réagir par des attaques sporadiques, mais sans gros danger pour la défense des Etalons.

Notre gardien Hervé Koffi s’est un peu ennuyé durant ce début de match. Notre entrejeu constitué du trio Ibrahim Blati, Gustavo Sangaré et Ismahila Ouédraogo a eu des difficultés à s’imposer au milieu avec des déchets techniques et des ballons perdus dans les duels physiques imposés par les Equatoguinéens. Du coup, ces 30 premières minutes sont passées très vite sans un niveau technique élevé des deux équipes.

Dans un match aussi fermé, les 10 dernières minutes de cette première période ont vu les Etalons être très entreprenants, mais tellement maladroits, notamment avec Dango Ouattara qui a eu la plus belle occasion des Etalons à la 42e minute. Hélas, une balle mal exploitée sur un long contrôle qui n’a rien donné. Les stats de cette première période sont assez parlantes : 64% de possession stérile pour le Burkina contre 36%. 6 tirs côté Burkinabè (2 cadrés) contre 2 tirs non cadrés pour l’adversaire. 6 corners contre 1 côté équatoguinéen.

En seconde période, un autre match commençait à la 50e minute pour le Burkina : celui de jouer et de gagner à 11 contre 10 contre la Guinée équatoriale. En effet, le défenseur trop rugueux, Basilo Ndong, prends un carton rouge sur une faute grossière sur Bertrand Traoré (après consultation VAR). C’est en toute logique que le Burkina prend donc les choses en main avec des attaques tous azimuts. Mais, la maladresse de nos attaquants était toujours bien présente. Dango rate encore son face à face à la 58e minute.

Puis, il y a eu des changements : Aziz Ki et Lassina Traoré font leur entrée sur le terrain. 1er ballon de Lassina et 1er but refusé. Les Equatoguinéens, sans doute piqués par cet avertissement, vont changer de stratégie en acceptant de sortir un peu plus de leur organisation défensive (bloc bas). Ils vont même réussir à marquer à la 85e minute. Un but assassin sur un de leur rare corner. Tout était à refaire pour les Etalons.

Sans jamais lâcher et malgré les attaques mal préparées, le Burkina égalise enfin, grâce au nouvel entrant Georgi Minoungou à la 95e minute. Et, à force de continuer à attaquer les bases équatoguinéennes, le Burkina marque le 2e but grâce à Edmond Tapsoba. Quel match !!! Tout n’a pas été parfait, mais, il fallait bien entamer notre CAN. Et pour cela, il fallait gagner coûte que coûte. Ce fut laborieux, mais on ne va retenir que les 3 points.

 Propos recueillis par
Yves OUEDRAOGO

Amélioration des soins de santé: le capitaine Ibrahim Traoré inaugure le CHU de Pala

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a inauguré le Centre hospitalier universitaire de Pala, le mercredi 24 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso. Cette infrastructure sanitaire moderne, de haut standing, dotée d’équipements de dernière génération, répond aux normes et standards internationaux. D’un coût de réalisation de plus de 70 milliards F CFA, ce complexe sanitaire est le fruit du partenariat entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine.

Longtemps attendu, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala s’ouvre enfin à la population. Après trois ans et huit mois de travaux, l’infrastructure est désormais prête à accueillir ses premiers patients. L’inauguration officielle a été présidée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le mercredi 24 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso. Selon le président du Faso, en inaugurant ce centre, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la santé humaine du Burkina Faso. Pour lui, c’est une matérialisation concrète des relations stratégiques entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine.

« A partir de cet exemple que la République populaire de Chine nous a donné, nous avons pris la décision d’en construire neuf pareils dans le pays. L’objectif est d’accroître le plateau technique pour permettre à nos médecins et infirmiers de s’exprimer parce qu’ils ont du talent », a laissé entendre le chef de l’Etat. A entendre le capitaine Ibrahim Traoré, l’inauguration de cet hôpital de haut standing vient prouver la capacité de certaines nations à se mettre au-dessus de toutes les considérations et à tisser une amitié forte avec le Burkina Faso. Selon le ministre de la Santé, Robert Kargougou, le CHU de Pala s’inscrit dans un modèle architectural vertical en R+2, favorisant une utilisation rationnelle du foncier, s’intégrant harmonieusement dans le paysage environnant, avec une extension possible de ses capacités.

Un hôpital ultra-moderne de 500 lits entièrement équipé

D’un coût de réalisation de plus de 70 milliards FCFA, le complexe sanitaire de Pala, doté d’équipements de pointe, est l’un des plus modernes d’Afrique.

« Il s’agit d’un hôpital de 500 lits, entièrement équipé et disposant, entre autres, de 90 salles de consultation, de 11 ascenseurs, d’une unité de soins intensifs, d’un service d’imagerie médicale haut de gamme avec une IRM, un scanner de 80 barrettes, trois unités de radio télécommandées os-poumons et un système d’Angiographie par soustraction numérique (DSA), pour ne citer que cela », a-t-il indiqué. A l’en croire, il dispose aussi d’un bloc unifié de laboratoires, facilitant les traitements et les analyses, et réduisant les longs déplacements et donc le temps d’attente.

« L’une des spécificités de ce CHU est sans conteste sa salle d’imagerie interventionnelle cérébrale et cardiovasculaire. La salle Pheno Artis Siemens qui est installée au CHU de Pala est une salle de dernière génération et serait la première à être installée dans la sous-région », a soutenu le ministre de la Santé. Robert Kargougou a invité les responsables à prendre soin du CHU et à bien entretenir les équipements. Pour l’ambassadeur de la Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, cela constitue un cadeau de la République populaire de Chine au Burkina Faso pour le 65e anniversaire de son indépendance. Il a traduit sa joie de voir l’hôpital achevé et officiellement remis.

A l’en croire, cet hôpital est l’un des plus modernes d’Afrique au regard de son plateau technique. Selon lui, la vision des deux chefs d’Etat démontre pleinement que les deux pays partagent des valeurs communes : placer le peuple au centre et faire de la vie une priorité absolue.

« Nous sommes convaincus qu’avec son inauguration, cet hôpital jouera un rôle essentiel pour améliorer les services de santé publique et former des professionnels médicaux au Burkina Faso, bénéficiant largement à sa population et à celles des pays voisins », a-t-il ajouté. Le personnel de ce centre de santé de référence, par la voix du directeur général, Ounanlini Thiombiano, a rassuré le président du Faso qu’il fera tout ce qui est possible pour non seulement préserver l’édifice et son contenu, mais surtout accomplir avec dévouement et loyauté les missions qui lui sont confiées dans l’excellence médicale.
« Nous avons la lourde responsabilité de préserver cet hôpital dans toute sa splendeur et son plateau technique en nous appropriant les exigences d’ordre et de discipline chères à notre Révolution populaire et progressiste », a-t-il affirmé.

Noufou NEBIE

CAN 2025/Burkina-Guinée équatoriale: fierté et reconnaissance dans l’écurie

Les Etalons ont réussi leur entrée en compétition à la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations en se payant le scalp du Nzalang de la Guinée équatoriale 2-1. Un match référence dont s’en souviendront pendant longtemps le coach et certains joueurs.

De l’histoire du football burkinabè, c’est bien la première fois que les Etalons triomphent pour leur entrée en matière dans une Coupe d’Afrique des nations (CAN). Et de quelle manière ? « Une remontada ».

Menés au score en fin de partie (85e), Bertrand Traoré et ses coéquipiers ont trouvé
l’énergie nécessaire pour renverser la vapeur pendant le temps additionnel (95e et 98e). Toute chose qui peut servir comme référence pour la suite de la compétition selon le buteur victorieux, Edmond Tapsoba.

« Même si, nous avons l’habitude de le faire à l’entrainement, je dirais que ce genre de réaction peut servir pour la suite », avoue-t-il. Pour le sociétaire du Bayer Leverkusen, cette victoire est une meilleure façon d’entrer dans la compétition, « surtout se faire surprendre en fin de match sur coup de pied arrêté et réussir à revenir au score pour finalement l’emporter, il faut le faire ». Edmond Tapsoba laisse entendre que cela n’est pas un fait du hasard.

Pour sa première CAN, Arsène Kouassi assure sur son côté gauche.

En effet, il informe que le groupe vit bien et chacun sait à quoi s’en tenir. « Nous connaissons nos qualités et tout le monde regarde dans la même direction et à tout moment, nous pouvons faire la différence », révèle-t-il. Titularisé pour ce match à la grande surprise, le triple buteur des Etalons au Stade du 4-Août face à l’Ethiopie, Pierre Landry Kaboré reconnait avoir eu une « petite » excitation de bien faire en apprenant qu’il devait débuter la partie. Il confesse n’avoir pas eu peur de perdre le match.

Au départ incertain sur sa participation à cette fête du football continental, Franck Lassina Traoré qui participe d’ailleurs à sa première compétition de ce genre ressent un sentiment de fierté et de reconnaissance envers le staff technique et le peuple burkinabè, mais aussi de la gratitude envers Dieu qui lui a permis d’être là. « J’ai tout donné pour être à cette CAN », clame-t-il.

Content d’avoir pu aider son équipe à gagner ce match devant une formation équatoguinéenne qui était bien en place, Arsène Kouassi admet avoir éprouvé un coup de pression lorsque les Etalons étaient menés. « Et quand j’ai pensé au soutien indéfectible de notre peuple, je me suis dit qu’il fallait faire bonne impression pour ne pas perdre ce match. Nous avons réussi à lui offrir ce sourire », se réjouit-il. Selon lui, l’objectif est de continuer et ne plus se focaliser sur ce match.

Georgi Minoungou ne s’imaginait pas perdre

Georgi Minoungou a marqué pour son 1er match à une CAN.

Premier buteur qui a permis aux Etalons de maintenir le suspens, Georgi Minoungou ne s’imaginait pas le Burkina perdre malgré sa forte do-mination. « Dominer un match et se faire surprendre en fin de partie était compliqué et difficile à supporter.
Heureusement que nous avons un esprit de résilience et nous n’abandonnons jamais. C’est ce qui nous a aidés », commente-il. Quant au coach Brama Traoré sur qui toutes les critiques allaient s’abattre en cas de résultat contraire, il déclare être ravi pour le peuple burkinabè et lui.

« Nous sommes en mission. Nous sommes venus pour glaner des victoires pour la satisfaction de notre peuple résilient. Et commencer par une victoire assure et rassure. Nous allons continuer à travailler davantage pour se qualifier pour les 8es de finale », promet-il. Il apprécie la riche et bonne profondeur de son banc de touche. « Nous pouvons y tirer à tout moment pour faire la différence dans n’importe quel match.

Surtout au niveau de la ligne avant, où nous avons des joueurs comme Georgi Minoungou, Cyriaque Irié qui peuvent apporter un plus pour que nous puissions gagner un match », relate-il. Face au Nzalang National, coach Brama dit avoir constaté qu’il fallait injecter du sang neuf pour que son équipe puisse remporter le gain du match. N’est-ce pas ce qu’on appelle coaching-gagnant !

Yves OUEDRAOGO
Depuis Casablanca