Semaine du cinéma chinois: rapprocher les peuples burkinabè et chinois à travers le 7e art

L’ambassade de la République populaire de Chine a lancé la IIIe édition de la semaine du cinéma chinois, le jeudi 18 décembre 2025, à Ouagadougou.

La IIIe édition de la Semaine du cinéma chinois s’est tenue, du 18 au 21 décembre 2025, à Ouagadougou. L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, a indiqué qu’en organisant la semaine du cinéma chinois, l’ambassade entend utiliser le cinéma comme un trait d’union pour favoriser le rapprochement entre les peuples burkinabè et chinois et promouvoir les échanges culturels mutuels entre les deux pays. Il a soutenu que le cinéma est un art unique qui transcende les frontières, lève les barrières linguistiques et s’adresse au grand public.

Puis de préciser que le 7e art constitue une fenêtre pour découvrir un pays. Le diplomate chinois a confié, en outre, que la Chine et le Burkina sont deux pays du cinéma. « Le Burkina est un grand centre du cinéma africain car le FESPACO jouit d’une renommée internationale.

Le marché cinématographique chinois figure au deuxième rang après l’Amérique du Nord et constitue un moteur de croissance essentiel dans l’industrie cinématographique
mondiale », a-t-il relevé. Le chargé de missions, Michel Saba, qui a représenté le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a déclaré que la semaine
du cinéma chinois est une des expressions de la vitalité de la coopération entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine sur le plan culturel.

A ce propos, il a signifié que les deux pays se sont engagés à œuvrer pour l’élargissement de la coopération culturelle.
Dans cette perspective, a-t-il assuré, les pays vont explorer des domaines de coopération tels que la formation avec l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS), les technologies de sauvegarde de la mémoire, les équipements techniques, le partage d’expériences des professionnels du cinéma et bien-entendu, au cours du lancement, les cinéphiles ont suivi le film « The Wandering Earth2 » de Frant Gwo. C’est une science-fiction de près de 3 heures.

Abdoulaye BALBONE

Mémorial Thomas-Sankara: la numérisation des archives et artefacts en cours

Le Mémorial Thomas-Sankara, à travers son Projet de construction des infrastructures du mémorial (PCIM), a organisé une opération de numérisation des archives et artefacts, le mardi 23 décembre 2025, à Ouagadougou.

Le Mémorial Thomas-Sankara veut préser-ver la mémoire pour mieux la transmettre aux générations futures. C’est dans cette dynamique qu’il a orga-nisé une opération de numérisation des archives et artefacts liés à l’histoire de la Révolution d’août 1983, le mardi 23 décembre 2025 dans la capitale burkinabè. Selon le coordinateur du projet de construction des infrastructures du Mémorial Isidore-Thomas-Sankara, Etienne Lompo, cette initiative marque une étape importante dans la sauvegarde du patrimoine historique national à l’ère du numérique.

Il a indiqué que cette opération s’est déroulée en deux phases. La première a consisté, a-t-il relevé, à rassembler des archives audiovisuelles et textuelles, des journaux, des coupures de presse ainsi que des supports numériques tels que des CD et des cassettes ordinaires. La seconde phase a porté sur la numérisation de ces documents afin d’assurer leur conservation et leur restauration, a-t-il ajouté. M. Lompo a en outre confié que ces archives alimenteront la future bibliothèque numérique du Mémorial. Le coordinateur a, par ailleurs, salué le travail scientifique réalisé, notant une approche méthodique qui est la restauration des documents, le classement par typologie et nature puis la numérisation. Il a souligné que plus de 3100 documents ont été numérisés dont certains dépassent 450 pages illustrant l’ampleur de cette initiative.

Une organisation rigoureuse

« Nous sommes satisfaits du travail accompli », a-t-il déclaré, tout en insistant sur l’importance de l’opé-ration pour préserver la mémoire du père de la Révolution d’août 1983. Le directeur des archives et de la documentation, Babou Batoro, a détaillé la préparation technique de l’opération.

Il a expliqué qu’avant le lancement, un travail intellectuel a été réalisé sur les archives collectées à savoir l’établissement d’un plan de classement et la préparation des documents pour la numérisation. De son avis, cette étape a été menée du 3 au 5 décembre et à partir du 8 décembre 2025, l’opération a débuté sur deux sites, notamment à la direction des archives et de la documentation et au service d’archivage de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB).

« Chaque scanner a été équipé d’un logiciel en connexion avec le matériel et des fiches de procédure ont été préparées pour standardiser le processus », a-t-il soutenu. Puis d’ajouter que cette organisation rigoureuse a permis un démarrage efficace de la numérisation garantissant qualité et traçabilité des documents.

Abdoulaye BALBONE
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

1res journées de la CAN 2025: les grosses nations réussissent leur entrée

Débutées le 21 décembre 2025 avec le match d’ouverture, les premières rencontres de la 35e édition de la CAN n’ont pas enregistré de surprises majeures comme cette compétition a l’habitude de nous montrer. Les gros du continent ont, tant bien que mal, su tirer leur épingle du jeu.

Les gros bras du continent ne se sont pas faits surprendre lors de leur entrée en compétition à cette CAN, Maroc 2025. Les deux têtes de chapeau de chacun des six groupes, à l’exception du Mali (accroché par la Zambie 1-1), ont tous remporté leur match même si ce fut dans la douleur pour certains. Tout a débuté avec le Maroc lors du match d’ouverture qui s’est fait peur avant de l’emporter (2-0) face aux Comores. Sans doute inhibé par la pression, le pays organisateur a longtemps buté sur des Comoriens accrocheurs. Dans l’autre rencontre, le Mali a mené au score, puis dominé de bout en bout la Zambie, ratant plusieurs occasions, et s’est fait braquer en toute fin de rencontre par les Chipolopolo.

Les Aigles peuvent nourrir de gros regrets. Ils n’auront plus droit à l’erreur lors de leur prochain match face au pays organisateur. Dans le groupe B, l’Afrique du Sud a parfaitement entamé sa CAN en dominant l’Angola (2-1). Et, c’est sur le même score que dans l’autre match du groupe, les Pharaons d’Egypte ont battu difficilement le Zimbabwe. Le capitaine Mohamed Salah et ses coéquipiers ont longtemps buté sur les Warriors avant de gagner les trois points de la victoire grâce à leur super star de Liverpool. Les Super Eagle du Nigeria ont également obtenu une victoire laborieuse (2-1) contre la Tanzanie lors de leur premier match dans le groupe C. Ils ont multiplié les occasions mais, ils ont longtemps buté sur le gardien Foba. Aussi, Victor Osimhen et les siens ont manqué de précision dans certaines de leurs actions offensives et ont même tremblé en fin de rencontre.

Une 2e journée palpitante

Dans la même poule, les Aigles de Carthage de la Tunisie ont maîtrisé l’Ouganda de l’ancien sélectionneur des Etalons, Paul Put qu’ils ont facilement domptés (3-1). La Tunisie s’est imposée sans trembler et s’empare de la tête du groupe. Le Sénégal, l’un des favoris de la compétition a tranquillement gagné (3-0) face au Botswana grâce à un doublé de Nicolas Jackson. Quant à la RDC, elle s’est imposée difficilement contre le Bénin sur la plus petite des marques. Les Guépards se sont plaints pendant et après la rencontre parce que la VAR a été défaillante à l’heure de jeu, pendant 15 mn, alors qu’ils réclamaient un penalty sur une main de Chancel Mbemba dans la surface de réparation.

Dans le groupe E, alors que le Burkina Faso a difficilement battu la Guinée équatoriale (2-1), l’Algérie, elle, s’est tranquillement imposée (3-0) face au Soudan sur un doublé de son capitaine, Riyad Mahrez. La 2e journée des phases de groupes promet un alléchant Algérie-Burkina à Rabat qui en vaudra le détour. La poule F, l’un des groupes les plus relevés du tournoi, a clos les premiers matchs de la CAN. La tenante du titre, la Côte d’Ivoire, a enregistré une courte victoire (1-0) face au Mozambique. Les Eléphants doivent aussi travailler leur efficacité offensive pour la suite de la compétition. La dernière rencontre a été le choc des voisins d’Afrique centrale entre le Cameroun et le Gabon qui a vu la victoire des Lions Indomptables (1-0).

Ils ont marqué très tôt dans la rencontre, mais les Gabonais ont poussé en fin de rencontre
avec l’entrée de leur joueur phare, Pierre-Emerick Aubameyang pourtant annoncé forfait, sans réussir à égaliser. L’attraction lors de la prochaine journée dans ce groupe F sera le classique Côte d’Ivoire/Cameroun qui promet des étincelles. En somme, 29 buts ont été marqués lors des 12 premiers matchs de cette CAN 2025. Nicolas Jackson du Sénégal, Riyad Mahrez de l’Algérie et Elia Achouri de la Tunisie, grâce à leur doublé prennent la tête des meilleurs buteurs. En plus, le constat en ce début de compétition est le manque d’efficacité des attaquants devant les buts. Espérons que les canonniers règleront la mire pour plus de spectacles pendant la 2e journée (qui débute ce vendredi), car, toutes les affiches verront l’opposition entre les deux têtes de poules des six groupes.

Sié Simplice HIEN
depuis Casablanca

Concours Pépites d’entreprises 2025: Bassirou Ilboudo, promoteur de Termite Mound, lauréat

Le concours du jeune entrepreneur du Burkina Faso intitulé « Pépites d’Entreprises », initié par la télévision bf1 a fermé ses portes, samedi 20 décembre 2025, à Ouagadougou. Bassirou Ilboudo, promoteur de Termite Mound en est le grand lauréat.

Le verdict est tombé après un suspens de 10 mois. Le concours du jeune entrepreneur du Burkina dénommé « Pépites d’entreprises » a connu son épilogue, samedi 20 décembre 2025, à Ouagadougou. De 215 jeunes entrepreneurs au départ, venus de tout le Burkina Faso, ils étaient quatre à atteindre la finale. Il s’agit de Bassirou Ilboudo, promoteur
de Termite Mound, Ki Aïchatou, promotrice de Naram confection, Wedyam Mathilde Balima, promotrice Sister’s Art et Latifatou Sana, promotrice de la marque Nour.

Au finish, c’est Bassirou Ilboudo, promoteur de Termite Mound, qui est monté sur la plus haute marche du podium. Il a reçu un prix composé de 15 millions F CFA, d’un véhicule et bien d’autres lots pour développer son entreprise. Le lauréat de Pépite d’Or, Bassirou Ilboudo, promoteur de Termite Mound, s’est réjoui de son sacre. Il a aussi félicité les autres candidats pour le fruit de leur effort et les invite à aller de l’avant dans la réalisation de leurs entreprises.

Selon le directeur général de bf1, promoteur de Pépites d’Entreprises, Issouf Saré, face à la montée du chômage, l’entrepreneuriat apparaît comme une solution de plus en plus pertinente. L’émission de téléréalité Pépites d’entreprises, conçue par la chaîne privée bf1, se positionne comme un véritable levier pour encourager et soutenir les jeunes talents burkinabè. L’initiative met en lumière la créativité et l’audace de ces jeunes entrepreneurs, tout en offrant une plateforme pour promouvoir leurs produits et services.
« Pépites d’entreprises se veut un véritable catalyseur de développement économique local, qui contribue à créer des emplois et à dynamiser l’économie du Burkina Faso », a-t-il expliqué.

Selon Issouf Saré, en 2025, 215 jeunes entrepreneurs âgés de 18 à 35 ans, venus de tous les horizons du Burkina Faso, se sont affrontés avec passion et détermination pour remporter le titre de Pépite d’Or et la somme de 15 millions de francs CFA, un véritable tremplin pour propulser leurs entreprises vers de nouveaux sommets.

Tous les candidats ont du mérite, chacun est réparti avec une somme d’argent et bien d’autres lots. « Nous leur souhaitons beaucoup de courage pour la suite dans leur entreprise », a-t-il laissé entendre. Pour le Directeur général de Coris méso finance, Marcelin Rouamba, tous les projets sont authentiques et vont sans doute révolutionner la vie dans les ménages
au Burkina Faso et l’environnement entrepreneurial.

« Merci à bf1 de donner cette opportunité aux jeunes d’exprimer leurs talents », a poursuivi M. Rouamba. A l’en croire, aujourd’hui plusieurs jeunes entrepreneurs issus de ce concours sont devenus des partenaires de cette initiative citoyenne et cela est à encourager.

Valentin KABORE
(Collaborateur)

Violences basées sur le genre: des journalistes outillés

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Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité, en partenariat avec le Programme d’appui au développement sanitaire (PADS) et le soutien financier de la Banque mondiale, a formé des journalistes sur les violences basées sur le genre (VBG), du 1er au 3 décembre 2025, à Koudougou (région de Nando).

La thématique des Violences basées sur le genre (VBG) n’est plus un secret pour des journalistes burkinabè. En effet, une trentaine d’entre eux ont été formés à la question par le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité, en partenariat avec le Programme d’appui au développement sanitaire (PADS) et le soutien financier de la Banque mondiale, du 1er au 3 décembre 2025, à Koudougou (région du Nando).

Selon les organisateurs, l’atelier de formation au profit des professionnels des médias s’inscrit dans le cadre des « 16 jours d’activisme » 2025 qui est une campagne mondiale pour lutter contre les VBG.

Pendant trois jours, les participants se sont familiarisés avec les concepts clés de genre, les différents types de violences et les bonnes pratiques journalistiques pour une utilisation responsable de ces notions. A l’ouverture des travaux de la formation, le directeur régional de l’action humanitaire et de la solidarité de la région de Nando, Roland Kelem, a indiqué que les VBG au Burkina Faso constituent une véritable préoccupation. Il en veut pour preuve, l’enregistrement de 30 000 cas de VBG dont plus de 85 % concernent des femmes, par les services sociaux sur la période de 2021 à 2023.

Pour lui, ces statistiques ne sont qu’une partie visible de l’iceberg, du fait que beaucoup de survivantes ou victimes n’ont pas accès ou ignorent même les mécanismes ou canaux de dénonciation. « Ces données chiffrées cachent de nombreuses disparités, car derrière elles s’affichent des femmes et des filles fragilisées, des vies brisées et perdues ainsi que
des communautés entières touchées », a expliqué M. Kelem. Un premier module intitulé « Généralités sur le genre et les Violences basées sur le genre », a été animé par le juriste, expert des questions de genre, Désiré Tiendrebeogo.

Il a rappelé que le genre ne signifie pas l’égalité mathématique homme-femme, mais renvoie à l’ensemble des rôles, normes, inégalités et disparités construits socialement. Il a ajouté que les VBG regroupent toutes les violences exercées sur une personne en raison de son genre. Il a aussi présenté les différentes formes de violences qui sont physiques, morales, sexuelles, culturelles, économiques, patrimoniales, etc. qui résident dans les abus de pouvoir et les normes sociales discriminatoires qui perpétuent les inégalités
de genre.

Des conséquences individuelles et familiales

Le formateur a porté à la connaissance des apprenants, les conséquences des VBG qui sont individuelles (traumatismes physiques et psychologiques, problèmes de santé, grossesses non désirées) et familiales (éclatement de la cellule familiale, déscolarisation des enfants). Désiré Tiendrebeogo a également rappelé l’existence de plusieurs textes nationaux et internationaux, dont la Convention relative aux droits de l’enfant et la Résolution 1325 des Nations unies (Femmes, Paix et Sécurité).

Il a évoqué l’action de nombreuses structures étatiques et non étatiques, telles que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), œuvrant sous la coordination du ministère en charge de l’action humanitaire. « La lutte contre les violences basées sur le genre se poursuit dans vos rédactions, dans vos reportages et dans vos choix éditoriaux. Vous êtes désormais des acteurs clés de ce combat », a-t-il déclaré.

La seconde communication, intitulée « Les journalistes sensibles au genre », a été livrée par le journaliste Tanga Kafando. A partir d’une analyse de contenus médiatiques, il a montré la faible représentativité des femmes dans les reportages, qui sont estimées
à seulement 20 % contre 80 % pour les hommes. Cette situation, a-t-il relevé, est liée aux pesanteurs sociales, la réticence de certaines femmes à s’exprimer publiquement ou encore la nécessité d’obtenir des autorisations familiales dans certains cas. Tanga Kafando a invité les journalistes à rechercher des sujets alternatifs, à valoriser les initiatives féminines et à créer un environnement favorable à la prise de parole des femmes.

Les participants, à travers leur représentante, la directrice régionale de la RTB de la région de Bankui, Fomie Marie Yé, ont exprimé leur satisfaction et salué l’initiative qui, selon eux, renforcera la qualité de leurs productions journalistiques sur les droits humains et l’égalité de genre. Ils ont été appelés à être des relais essentiels, à travers les reportages et les analyses dans l’optique de déconstruire les stéréotypes ou clichés, relever des victimes ou survivantes, rompre le silence et promouvoir une société de paix.

Boukary BONKOUNGOU

L’AES survivra à l’hiver noir !

Nous avons vu les images du deuxième sommet des chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) tenu à Bamako, le 23 décembre 2025. Nous avons vu la mobilisation des populations ; nous avons suivi les discours des trois leaders du trio insoumis ; nous avons entendu celui du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré résonner plus qu’un appel, plus qu’une interpellation ; c’était une alerte aux allures de prémonition sur la suite du combat. En usant de la métaphore de l’hiver noir, le président n’a fait qu’attirer l’attention de l’opinion sur les enjeux de la lutte pour l’indépendance vraie. Il s’est adressé à ceux qui avaient des oreilles pour entendre mais surtout à ceux qui avaient encore du bon sens et de la fierté d’être Africain.

A l’issue de l’intervention du Président Traoré, des Africains et même des Burkinabè se sont vite rués sur les apparences et ont professé la fin du monde. Mais non, le capitaine président a simplement oser caricaturer la réalité pour les grands esprits en leur disant subtilement que le combat enclenché pourrait être plus ardu et plus long. L’Occident ne renoncera jamais à l’Afrique ; il ne laissera jamais le projet fédéraliste d’une alliance d’Etats faire école et inspirer d’autres pays d’Afrique. Les élans souverainistes sont des postures à risque, parce que ceux qui nous ont enchaînés et réduits en esclave ne vont jamais nous rendre la liberté confisquée. L’engagement nationaliste et panafricaniste des trois chefs d’Etat peuvent être perçu comme un choix suicidaire dont ils sont conscients, mais il n’y a d’alternative à la lutte que la lutte elle-même.

C’est curieux et drôle à la fois de voir des Africains s’opposer à une telle lutte, parce que ceux qui la mènent sont des militaires, parvenus au pouvoir par la voie des armes plutôt que par la voie des urnes. Mais, qu’est-ce qui a prévalu à leur arrivée au pouvoir ? Parfois il suffit de regarder ce qu’ils font depuis leur arrivée pour se convaincre que ni le treillis ni l’arme ne sont antinomiques à l’absolu à la gestion du pouvoir d’Etat. En voyant la mobilisation des masses populaires au sommet de Bamako, on peut oser redéfinir la démocratie et se convaincre qu’on n’a pas forcément besoin de passer par un bulletin de vote pour s’arroger la légitimité qui en découle.

Et quand on sait qu’un bulletin de vote ne coûte parfois que 2000 FCFA plus un Tshirt et un plat de riz gras. Alors, pourquoi diaboliser les militaires quand ce sont les civils qui ont préparé le terrain de leur accession au pouvoir ? Peut-on vraiment jeter l’anathème à ces militaires, quand sous nos cieux des civils tirés à quatre épingles perpètrent des coups d’Etat constitutionnels, savamment préparés avec l’onction déplacée du peuple désabusé. Le trio en béret de l’AES est traité de tous les noms d’oiseau mais il suffit de regarder froidement leurs actions pour reconnaître que la lutte de libération ne se mène pas en costard cravate. Il suffit de voir ce qui se passe dans ces trois pays pour se raviser et affirmer qu’il n’y a rien de plus pragmatique que la volonté.

La volonté politique ne se trouve pas dans les beaux discours ; elle est sur le terrain et au quotidien de la vie de la patrie pour laquelle on se bat. Malheureusement, quand les intérêts égoïstes prennent le pas sur celui de l’Afrique, on ne peut que traiter le trio nigérien, malien et burkinabè de “junte” et de tous les qualificatifs dépréciatifs de l’animosité personnelle.

Mais l’AES est déjà lancée dans sa dynamique de changement d’une Afrique nouvelle qui ne se bat que pour s’affranchir définitivement du joug humiliant de ceux qui l’ont toujours regardée en plongée. L’AES est en marche vers l’autonomie véritable, celle qui libère de la dépendance puérile vis-à-vis d’un occident condescendant qui avait fini par prendre tout un continent comme sa propriété. Tant pis pour ceux qui se complaisent dans l’esclavage moderne en se vantant d’être démocratiques et développés. Tant pis pour ceux qui sacralisent cette démocratie et vilipendent les régimes militaires de l’AES.

En vérité, on peut aisément comprendre leur douleur et leurs ressentis, celui du privilège indu qui s’échappe à la lumière de la rigueur et de la transparence. On ne peut pas aimer un système qui ne profite plus à un groupuscule de repus avides ou à une dynastie de roitelets. On ne peut pas aimer un régime qui chasse le colonisateur d’antan et prend le contrôle de son destin ; on ne peut pas aimer l’AES, parce que l’AES dérange les intérêts de ceux qui l’on toujours pillée pendant des siècles. Et si le reste de l’Afrique n’a toujours pas compris le sens de ce combat, alors l’AES ira seule dans sa marche solitaire mais avec dignité, malgré l’hiver noir qui guette, en vain.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Le président du Faso à la diaspora du Mali, de la Guinée et de la Mauritanie : « Des initiatives sont en cours pour booster le développement »

En marge de la 2e session du collège des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a échangé avec la communauté burkinabè vivant au Mali, en Guinée et en Mauritanie. A bâtons rompus, le chef de l’Etat a expliqué aux compatriotes la dynamique de développement en cours au Burkina.

Le Burkina parviendra à relever les multiples défis auxquels il est confronté depuis quelques années. C’est la conviction du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a été portée aux Burkinabè vivant au Mali, en Guinée et en Mauritanie, dans la salle des banquets du Centre international de conférence de Bamako (CICB), juste après la clôture de la 2e session du Collège des chefs d’Etat de l’AES. Ce face-à-face, entre le président du Faso et les Burkinabè du Mali, qui se sont mobilisés pour la circonstance, a eu lieu dans l’après-midi du mardi 23 décembre 2025.

C’était en présence des membres du gouvernement et de l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Julienne Dembélé. Ces échanges ont permis au chef de l’Etat d’aborder
des sujets majeurs qui intéressent la vie de la Nation et de recueillir les préoccupations de ses compatriotes de l’étranger en vue d’y remédier. Le capitaine Ibrahim Traoré a, entre autres, souligné que des initiatives sont en cours pour booster le développement pour plus de souveraineté et pour l’autosuffisance alimentaire.

Un engagement renouvelé à soutenir les actions

Quant à la situation sécuritaire, le chef de l’Etat a rassuré ses compatriotes de son amélioration avec la reconquête de nombreuses localités.
Le président du Faso a félicité l’ensemble de ses compatriotes pour leur esprit d’intégrité qui favorise leur bonne intégration dans les pays d’accueil tout en les exhortant à ne pas poser d’actes compromettants et de rester surtout de bons ambassadeurs.

Sur les préoccupations soulevées, le chef de l’Etat a apporté des éléments de réponses. Revenant sur le problème relatif aux tracasseries routières, le président du Faso a fait savoir que la question figure parmi ses priorités en tant que président de la Confédération des Etats du Sahel et qu’avec ses pairs, a-t-il souligné, des mesures seront prises pour lutter contre ce fléau. « Je vais demander de me proposer un projet de décision afin que les trois pays prennent des mesures à l’encontre des forces qui exercent des tracasseries contre nos citoyens », a-t-il dit, ajoutant, par ailleurs, que le sujet avait déjà été évoqué avec ses pairs de l’AES.

Le chef de la diplomatie au Mali, Julienne Dembélé, a, pour sa part, salué la tenue de ce cadre d’échanges offert par le président du Faso.
« Notre ambassade à Bamako et l’ensemble de la communauté burkinabè de la juridiction voudraient vous souhaiter la cordiale bienvenue en terre africaine du Mali et vous témoigner leur gratitude pour cette sollicitude », a déclaré Mme Dembélé. En définitive, les échanges avec le président du Faso se sont déroulés dans une ambiance conviviale avec un engagement renouvelé à soutenir les actions en cours pour la bonne marche du pays dans le concert des Nations.

Soumaïla BONKOUNGOU, envoyé spécial à Bamako

Sécurité routière: la stratégie nationale 2026-2030 validée

L’Office national de la sécurité routière (ONASER) a organisé un atelier national de validation de la stratégie nationale de la sécurité routière 2026-2030 du Burkina Faso, le mercredi 24 décembre 2025, à Ouagadougou.

L’Office national de la sécurité routière (ONASER) veut mettre fin aux drames sur les routes. C’est dans cette dynamique qu’un atelier de validation de la stratégie nationale de la sécurité routière a été organisé, le mercredi 24 décembre 2025, à Ouagadougou.
Présidant l’ouverture, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a souligné que l’élaboration de la stratégie nationale de sécurité routière 2026-2030 s’inscrit dans la volonté des autorités de mieux structurer les interventions des acteurs pour plus d’efficacité.

Il a relevé que, malgré les efforts consentis au cours de la période 2016-2025, « les défis liés à la sécurité routière restent imposants et de plus en plus complexe ».
« Entre 2020 et 2024, le pays a enregistré 2 3107 accidents faisant 14 867 blessés
et 1091 décès », a-t-il indiqué. Selon le ministre, la vision à l’horizon 2030 est que le Burkina dispose d’un système sûr de sécurité routière, centré sur l’usager, soutenu par la modernisation des infrastructures, l’innovation technologique et la fiabilité des données statistiques. L’objectif est de « réduire de plus de 50% le taux de mortalité routière en le faisant passer de 4,3 à 2 décès pour 100 000 habitants », a-t-il indiqué. Abordant les perspectives, il a insisté sur la nécessité de « développer de nouvelles actions pour améliorer la sécurité ».

A ce titre, il a rappelé que la contravention électronique est déjà une réalité au Burkina. Il a également annoncé le déploiement prochain de la vidéo-contravention, grâce à laquelle, la technologie va pouvoir constater les infractions et infliger les amendes aux usagers. Le ministre de la Sécurité a également annoncé l’installation de radars afin de lutter efficacement contre l’excès de vitesse. Pour lui, l’appropriation de cette stratégie par tous les acteurs est indispensable pour préserver durablement la vie humaine sur les routes. Le contrôleur général de police, Lassana Bargo, a insisté sur le caractère participatif et inclusif du processus d’élaboration de la stratégie et de son plan opérationnel. Il a précisé que le document définit des objectifs clairs, des mesures opérationnelles et des indicateurs de performance, tout en assurant la coordination des acteurs et en s’inscrivant dans les objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Abdoulaye BALBONE
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

Côte d’Ivoire : Euphrasie Kouassi Yao distinguée « Global Women Ambassador for Peace »

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La Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale (FFPM) a décerné, le lundi 23 décembre 2025, la prestigieuse distinction Global Women Ambassador for Peace à Madame Euphrasie Kouassi Yao, ministre, Conseillère spéciale du Premier ministre ivoirien et titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décision » (CUEFPOD).

Cette reconnaissance internationale salue plus de 35 années d’engagement en faveur de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes, érigée par la ministre en pilier fondamental de la paix durable, de la prévention des conflits et du développement équitable.

« Recevoir cette distinction à quelques jours de Noël, symbole du Prince de Paix, me conforte dans le choix que j’ai fait il y a plus de 35 ans : bâtir les fondements d’une paix véritable au bénéfice de l’humanité », a déclaré Madame Euphrasie Kouassi Yao.

Le prix met en lumière un parcours exceptionnel, marqué notamment par la conception du Plan d’Action National 1325 relatif à la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la création du programme CREA-PAIX, ainsi que le rayonnement international de la CUEFPOD, aujourd’hui reconnue comme une plateforme d’excellence en matière de Genre, Paix et Développement.

À travers le programme CREA-PAIX, lancé en 2019, plus de 23 millions de personnes ont été touchées dans 22 pays sur quatre continents, grâce à une approche innovante fondée sur la conscientisation, la formation et l’action communautaire.

Promotrice d’une « troisième voie pour la paix », portée par les femmes et les jeunes au sein des communautés, Madame Euphrasie Kouassi Yao défend une vision dans laquelle la paix se construit par la compétence, la justice sociale et la transformation des mentalités.

En 2025, elle devient la 7ᵉ lauréate africaine et la première femme ivoirienne à recevoir cette distinction, rejoignant ainsi un cercle restreint de femmes africaines dont l’action a contribué de manière décisive à la paix et à la cohésion sociale sur le continent et dans le monde.

En rappel, la Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale est fondée en 1992  et  est dotée du statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies. Elle œuvre au renforcement des femmes en tant que bâtisseuses de paix à travers l’éducation, le plaidoyer et les services humanitaires sur tous les continents.

T.K.

Les lauréates africaines de la distinction

La prestigieuse distinction Global Women Ambassador for Peace, décernée par la Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale (WFWP/FFPM), honore des femmes d’exception dont l’engagement a contribué de manière déterminante à la paix, à la réconciliation et à la cohésion sociale.

  • Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), Prix Nobel de la Paix 2011 et première femme Présidente d’Afrique ;
  • Nezha El Ouafi (Maroc), ancienne ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger, distinguée en décembre 2024 à Londres pour son engagement diplomatique et social ;
  • H.E. Madam Fatima Vila Nova, Première Dame de Sao Tomé-et-Principe ;
  • H.E. Dame Patience Jonathan, ancienne Première Dame du Nigeria ;
  • H.E. Amb. Dr Callista Mutharika, ancienne Première Dame du Malawi et actuelle Ambassadrice du Malawi au Kenya ;
  • Dr Ida Odinga, épouse de l’ancien Premier ministre du Kenya.

T.K.

 

Agence d’information du Burkina: Le nouveau DG Noufou Enoch Kindo Installé dans ses fonctions

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Le nouveau  directeur  général de l’Agence d’information du Burkina (AIB) Noufo Enok Kindo a été officiellement installé, le mercredi 24 décembre 2025 à Ouagadougou  dans ses fonctions.  

 Nommé à la tête de l’Agence d’information du Burkina (AIB) en Conseil des ministres du mercredi 17 décembre 2025, le nouveau  directeur  général de l’AIB, Noufo Enok Kindo  a été installé dans ses fonctions ce mercredi 24 décembre 2025 à Ouagadougou par le Secrétaire général du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Bètamou Fidèle Aymar Tamini. Le nouveau  DB de l’AIB Noufo Enok Kindo a traduit sa gratitude aux autorités du Burkina Faso et particulièrement au ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme pour cette responsabilité. Il a soutenu qu’il s’agit de faire rayonner la voie officielle et journalistique du Burkina dans le respect absolu des valeurs d’éthique, des rigueurs professionnelles et des souverainetés éditoriales. M. Kindo a indiqué que diriger une agence de presse dans un contexte où l’information circule plus vite que la vérification, où les opinions se confondent aux faits, n’est pas aisée. C’est pourquoi il a adressé ses vifs remerciements à la directrice générale sortante Seraphine Somé/milogo pour son engagement, sa ténacité et sa contribution essentielle à la consolidation des fondations de l’AIB dans un environnement médiatique de plus en plus complexe.

Noufo Enok Kindo a au fait savoir que l’AIB doit être la référence nationale en matière de rigueur, de crédibilité et de narration stratégique de l’histoire du Burkina.

Et pour cela, il a noté que son action à la tête de cette institution reposera sur trois piliers fondamentaux. « Le premier point est la réactivité et exactitude. Le deuxième pilier va reposer sur  la transformation digitale. L’AIB doit achever sa mutation vers le numérique. Et le troisième pilier, le rayonnement international »a-t-il cité. Sur le dernier point, il fait remarquer que le Burkina Faso doit pouvoir se raconter au monde par ses propres mots, avec sa voix, ses codes, sa dignité. Pour l’atteinte de ces résultats le nouveau DG a dit compter sur ses collaborateurs et les agents de l’agence.  « Vous êtes l’âme vive de cette maison, sa force motrice, son souffle quotidien. Je connais la profondeur de votre engagement » a-t-il déclaré.

La DG sortante, Séraphine Somé a dit avoir veillé avec succès sur les missions qui lui ont été confiées afin que l’AIB puisse fonctionner comme  une agence véritable. Elle a souhaité plein succès à son remplaçant dans la réalisation de ces projets futurs avec l’AIB.  Le Secrétaire général du ministère en charge de la communication, Bètamou Fidèle Aymar Tamini, a félicité la directrice sortante pour avoir poursuivi avec abnégation toutes les missions qui lui avaient été assignées. Il a aussi invité le DG entrant à veiller à ce que toutes les ressources mis en œuvre pour le bon fonctionnement de l’AIB puissent être utilisés  à de façon optimal. A l’en croire l’agence est très importante pour le gouvernement c’est pourquoi, il a exhorter les agents de l’AIB  à travailler d’avantage en synergie d’action pour relever les défis qui s’imposent au grossiste de l’information à fin que vive la structure.

Valentin KABORE (Collaborateur)