CAN 2025, Burkina-Guinée-Equatoriale: Optimisme et prudence dans l’écurie

A la veille de leur entrée en compétition face au Nzalang national de la Guinée-Equatoriale, certains joueurs Etalons se prononcent.

Edmond Tapsoba : « Le premier match d’une CAN est primordial »

Nous nous sentons bien. Nous nous sommes bien préparés et le groupe vit bien. Nous savons tous que le premier match d’une CAN est primordial pour bien lancer la compétition. Pour vous dire que nous prenons le match face à la Guinée-Equatoriale au sérieux. Nous saurons comment l’aborder. Nous les avons déjà croisés en amical. C’est une équipe qui joue très bien au football, mais, nous avons aussi nos atouts. Toutes les équipes présentes à cette compétition ambitionne de la remporter. Le trophée reviendra à l’équipe qui se battra le plus. Et tout commence par le match d’entrée. Nous sommes en mission et nous comptons la remplir avec à la clé le trophée.

C’est pour cela que je compte aider l’équipe à être meilleure. Je vais me donner à fond tout en sachant que chaque minute va compter. Nous défendons à 11 et nous attaquons aussi à ce nombre. En 2023, nous étions en reconstructions. Maintenant, nous nous connaissons mieux. L’équipe est un peu plus mature que celle de la précédente CAN ».

Georgi Minoungou : « Nous allons écrire une grande histoire cette année »

« Je suis à ma première CAN. Mais, à l’image de toute l’équipe, je suis motivé. Nous attendons ce moment en se disant que nous avons tout un peuple derrière nous et qui a besoin de résultats. Nous sommes prêts à nous donner sur la pelouse.

Comme on le dit toujours, les grands obstacles arrivent à ceux qui ont de grandes destinées. Tout ce qui m’arrive est la grâce de Dieu. L’affaire de mon œil est derrière moi. Je suis maintenant focalisé sur mon objectif. Il n’y a pas de pitié dans le monde du football et si tu n’es pas bon, tu ne joueras pas. Et je pense que c’est à cause de ma qualité que j’ai été sélectionné et je donnerai tout ce que j’ai pour justifier cela. Nous allons écrire une grande histoire cette année. Face à la Guinée-Equatoriale d’entrée, nous savons à quoi s’attendre. Nous avons vraiment faim et cette CAN peut être la nôtre. Le point fort du Burkina est son état d’esprit. Je me rappelle avoir vécu cet esprit lors de mon premier match avec les Etalons. En plus de cet état d’esprit, il y a la solidarité au sein du groupe. Chacun se bat pour l’autre ».

Hervé Koffi : « Nous avons l’occasion cette année de nous racheter »

« Je rends d’abord grâce à Dieu pour ma saison en France avec Angers. Là, je suis au Maroc pour la CAN. Il faudra tout faire pour bien entrer dans la compétition. Nous avons un bon groupe travailleur avec une bonne ambiance. C’est à nous de le prouver sur le terrain cet après-midi. La cohésion et la solidarité sont importantes pour nous permettre d’aller loin dans cette compétition. Nous avons l’occasion cette année de nous racheter par rapport à la dernière CAN en Côte d’Ivoire. Le message est clair : essayer de se vider la tête pour bien rentrer dans la compétition et décrocher cette médaille d’or. La Guinée-Equatoriale est une équipe qu’il ne faut pas sous-estimer. Tout compte fait, il n’y a pas de petites équipes à cette CAN. Il faut bien négocier match après match en essayant de prendre le plus de points possibles lors des matches de poules pour terminer en tête de la poule et voir la suite ».

Propos recueillis par Yves OUEDRAOGO Depuis Casablanca

Eglise Catholique: Mgr Prosper Kontiébo appelle les fidèles à s’unir pour un Burkina de paix

A l’orée de la célébration de la fête de Noël, l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, Mgr Prosper Kontiébo, a livré son message et présenté ses vœux de Noël et du Nouvel an 2026 aux fidèles catholiques et à l’ensemble des Burkinabè, mardi 23 décembre 2025, à Ouagadougou

Filles et fils de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou, hommes et femmes de bonne volonté,Noël nous rejoint cette année dans un contexte particulier, marqué par la clôture du Jubilé de l’Espérance. A travers le passage symbolique de la Porte Sainte, nous avons exprimé notre désir profond de quitter le péché pour entrer dans la grâce, d’accueillir une vie nouvelle en Jésus-Christ. Noël est justement cette première porte ouverte par Dieu lui-même en son Fils fait homme, il entre dans notre histoire afin que le peuple qui marchait dans les ténèbres voie se lever une grande lumière (Is 9, 1). Dans la nuit de Bethleem a jailli une clarté que rien ne saurait éteindre, car elle vient de Dieu lui-même, fidèle à ses promesses et proche de l’humanité blessée.

Pour notre monde éprouvé par la violence et les conflits, Noël proclame avec force que rien n’est définitivement perdu. Cette lumière est le signe de la présence agissante et de la sagesse de Dieu, qui s’offre comme l’unique porte vers la paix, le pardon et la réconciliation. Elle nous invite à ouvrir nos cœurs à Celui qui se tient humblement à notre porte et qui frappe, attendant notre accueil pour nous ouvrir à sa joie (cf. Ap 3, 20).
Pour notre Eglise-Famille de Dieu au Burkina Faso, qui a célébré les 125 ans d’évangélisation, et pour notre Archidiocèse de Ouagadougou qui vit le centenaire du petit séminaire de Pabré et qui entrera bientôt dans une année jubilaire diocésaine, Noël est un appel à un renouveau de la foi. L’espérance qui nous habite aujourd’hui est l’héritage vivant de générations de croyants qui ont fait résonner le chant des anges et invité nos pères à marcher vers Bethleem.

En demeurant fidèles à la foi qu’ils nous ont transmise, nous honorons leur mémoire et affirmons que le chemin parcouru n’a pas été vain. Il a porté de nombreux fruits et, comme nous le rappelle le don du Sauveur, l’espérance ne déçoit pas.
La naissance du Christ nous révèle une vérité fondamentale celui qui vient à notre rencontre est un Enfant couché dans la pauvreté d’une mangeoire. Il nous interpelle ainsi sur notre manière de vivre, de partager et de regarder les plus petits comme des frères et des soeurs. Noël nous invite à faire du souci des plus vulnérables une priorité, à bâtir un véritable filet de solidarité, à construire des ponts de communion, à créer des espaces de cohésion sociale.

Dans le contexte d’insécurité que traverse notre pays, gardons l’espérance d’un avenir meilleur, rejetons tout ce qui nous divise et consolidons tout ce qui nous unit et surtout vivons une solidarité agissante et une charité selon le cœur de Dieu.
Notre société a besoin de femmes et d’hommes capables de construire des ponts de retisser les liens du dialogue et de la réconciliation. La naissance du Sauveur rassemble toutes les personnes de bonne volonté et fait naître le désir de rebâtir une fraternité authentique comme le souligne l’encyclique Fratelli tutti du Pape François. Aujourd’hui, nous nous trouvons face à la grande opportunité de montrer pie, par essence, nous sommes frères, l’opportunité d’être d’autres bons samaritains qui prennent sur eux-mêmes la douleur des échecs, au lieu d’accentuer les haines et les ressentiments (Fratelli tutti, 77). Et alors soyons dans nos milieux de vie des acteurs de paix, de dialogue et de réconciliation.

Enfin la Nativité du Seigneur nous fait prendre conscience de notre responsabilité humaine de veiller sur ce monde si fragile qui s’identifie à la fragilité de l’enfant Noël mène à l’Espérance qui ne déçoit pas. Elle est pour tous les peuples un temps de fête, et pour les nôtres vivant des époques de grandes épreuves, un temps d’une plus grande espérance. En effet, si la lumière de l’étoile qui brille dans le ciel ne s’éteint pas, elle sera la promesse d’un ciel radieux. L’étoile du Christ qui brille à Noël est le signe que l’Espérance est sans fin, elle renaît dans la naissance-même du Christ venu apporter la nouvelle paix et la joie. Que chacun travaille à faire de notre vie sociale au Burkina Faso, un espace de fraternité, de justice, de dignité pour tous !

A tous et à chacun, je formule mes vœux sincères de joyeux Noël et d’une heureuse année 2026. A tous ceux qui célébreront Noël dans les hôpitaux ou dans d’autres lieux d’épreuves, aux forces de défense et de sécurité, que l’Emmanuel vous rejoigne et vous visite personnellement dans votre situation particulière. Que la paix et l’espérance, nées de la Nativité du Seigneur, vous accompagnent et vous fortifient tout au long de l’année 2026. Que Dieu nous prenne en grâce et bénisse notre cher pays le Burkina Faso!

Prosper KONTIEBO
Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Défense du territoire: plusieurs villages réinstallés dans les Koulsé

La direction régionale de la Police nationale des Koulsé a animé, lundi 22 décembre 2025 à Kaya, une conférence de presse pour dresser le bilan de ses opérations menées et prodiguer des conseils de sécurité à adopter en cette période de fêtes de fin d’année.

Au cours de l’année 2025, la Police nationale des Koulsé a saisi, entre autres, cinq fusils d’assaut de type kalachnikov, une mitrailleuse PKMS, un lance-roquette de type RPG-7, 16 sacs d’engrais, 72 petits ruminants mis en fourrière municipale de Pissila. Elle a permis la réouverture des axes routiers tels que Kaya-Mané, Tikaré-Kongoussi, Pissila-Ouanobia et la réinstallation de plusieurs villages déguerpis et la consolidation de la sécurité. Les flics des Koulsé a également effectué 1 238 patrouilles sur les axes routiers, installé des check-points aux entrées et sorties des centres urbains et mené des missions conjointes de sécurisation des tranchées avec les autres forces combattantes de la région.

Les opérations de bouclages et fouilles de zones criminogènes à Kaya, Kongoussi et Boulsa ont porté fruit avec à la clé l’interpellation de plus de 90 personnes et la saisie d’armes à feu, de 655,95 kg de drogues et d’engins à deux roues dont certains restitués aux légitimes propriétaires. Les services de police judiciaire ont interpellé plus de 200 personnes présumées auteurs d’infractions et déférées devant les parquets et démantelées une dizaine de groupes criminels spécialisés dans les vols à main armée, les cambriolages et les escroqueries. S’agissant de la sécurité routière, la Police nationale des Koulsé a mené 583 opérations de lutte contre l’incivisme routier dans les provinces de Bam, Namentenga et Sandbondtenga permettant la saisie de 3 350 engins recouvrant une amende forfaitaire au profit des caisses de l’Etat de plus de neuf millions F CFA et de nettoyer plusieurs services publics.

Ces résultats engrangés ont été présentés aux professionnels des médias, dans la soirée du lundi 22 décembre 2025 à Kaya, par le Directeur régional de la Police nationale (DRPN) des Koulsé, Larba Salambanga. Le conférencier principal Salambanga a indiqué que les 31 missions de sensibilisation réalisées en vue d’une prise de conscience a permis une baisse des cas d’accidents au cours des trois premiers trimestres de l’année 2025. Selon lui, la région a enregistré au premier trimestre 190 cas d’accidents dont 15 cas mortels et 248 blessés contre 162 accidents avec 8 cas mortels et 201 blessés.

Alors que le troisième trimestre 2025 a connu 94 accidents dont 12 mortels et 105 blessés. Dans le cadre de l’opération « Wibga » lancée, le 16 décembre 2025, les flics des Koulsé ont mis en place un dispositif spécial sécuritaire des fêtes de fin d’année. Aux dires du DRPN Salambanga, il s’agit, entre autres, de l’intensification des patrouilles, la sécurité des
lieux de cultes et grands rassemblements, la régulation de la circulation au niveau
des carrefours stratégiques, le renforcement des contrôles de jour comme de nuit et le pré-positionnement des équipes d’intervention.

Des conseils de sécurité

En matière de conseils de sécurité, le commissaire principal Salambanga a exhorté les populations à respecter le Code de la route, d’éviter l’excès de vitesse ou de conduire sous l’emprise d’alcool ou stupéfiants, de porter systématiquement le casque pour les motocyclistes et de ne pas utiliser le téléphone pendant la conduite. Pour se prémunir des vols et cambriolages, le DRPN des Koulsé a invité les populations d’implanter des caméras et vidéosurveillances dans les domiciles et lieux de commerce, de mettre un éclairage privé sur les façades de leurs maisons ou boutiques, de renforcer la protection de leurs domiciles et éviter l’exposition inutile d’importantes sommes d’argent ou d’objets précieux.

« Il faut aussi condamner les portières des véhicules en circulation, confier vos engins et véhicules à des tenanciers de parking, ne jamais abandonner dans le véhicule de numéraires ou des objets de valeur, éviter les routines prévisibles (mêmes heures, mêmes trajets), proscrire les déplacements tardifs ou privilégier les déplacements nocturnes en groupes, organiser la veille citoyenne dans les quartiers dans la discipline et non violente », a listé Larba Salambanga.

Le conférencier a invité les populations à faire confiance aux forces de sécurité, les encourager, les soutenir et les fournir les renseignements opérationnels en dénonçant tout comportement suspect aux numéros 10, 16 et 17 ou appelé tout connaissant agent de sécurité.

Emil Abdoul Razak SEGDA
Segda9emil@gmail.com

Le Président du Faso, au peuple de l’AES : « Nous allons nous développer et nous affirmer »

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a livré, le mardi 23 decembre 2025, à Bamako, un message au peuple africain et celui du Sahel en particulier, lors de la 2e session du Collège des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel. Nous vous livrons l’integralité de son discours.

Bonjour à tous. Bonjour chers frères et sœurs. Bonjour, chers parents. D’entame de propos, je souhaiterais m’excuser auprès de la population sahélienne qui nous a attendu hier, et Dieu a voulu que ce soit aujourd’hui que nous soyons là. Nous lui rendons grâce pour tous les bienfaits et ce jour si merveilleux qu’on se retrouve ici, à Bamako, pour la 2e session du Collège des chefs d’Etat de la Confédération AES. Je voudrais aussi rendre un hommage appuyé à nos vaillantes forces combattantes qui mènent un travail colossal sur le terrain et qui permettent qu’aujourd’hui, nous puissions nous retrouver ici pour communier au nom de nos populations.

Je vais m’excuser encore une fois de plus auprès de ceux que mes mots pourraient vexer, parce que je n’irai pas par le dos de la cuillère. Nous allons nous attaquer encore aux maux qui minent l’Afrique. Vous avez certainement tous déjà entendu parler du printemps arabe. Ce phénomène qui a bouleversé la géopolitique du monde arabe, en commençant par le Maghreb, en Afrique, et jusqu’en Asie. Il s’est manifesté avec des conséquences souvent désastreuses, des morts et des divisions par endroits, et des bouleversements politiques sans précédent dans d’autres endroits.

Je pense que tous les Africains devraient comprendre qu’est ce que c’est que ce phénomène, d’où il vient, et qu’est-ce qu’il faut faire pour se prémunir d’un tel phénomène. Malheureusement, nous sommes au regret de constater que certains Africains ne se réveillent pas. Et ce que je vais dire, n’est que ma pensée à moi. Mon analyse, c’est qu’il y a quelque chose qui vient sur l’Afrique de l’Ouest, que j’ai appelé l’hiver noir. L’hiver noir arrive. Il serait un hiver très froid, un hiver sanglant, un hiver meurtrier. Vous allez me poser des questions, pourquoi ? Eh bien.

En fondant la Confédération de l’AES, nous avons senti ce froid venir. Et tous les jours que Dieu fait, nous nous évertuions à trouver des troncs d’arbres pour allumer un feu, un feu qui va réchauffer le cœur des Africains et un feu qui va réchauffer les mentalités et le sang des Africains pour nous unir autour. Et nous nous sommes évertués également à faire la chasse aux loups pour essayer d’utiliser leurs peaux pour faire des manteaux afin de nous protéger du froid de l’hiver. Nous nous sommes évertués à construire des montagnes, des grandes montagnes pour briser le vent de l’hiver qui devraient s’abattre sur nos communautés.

Hiver arrive…

Malheureusement, force est de constater que certains Noirs sont là tous les jours à arroser nos troncs d’arbres d’eau fraîche pour qu’ils ne puissent pas brûler. Ils se transforment en loups ou font en sorte que nous, chercheurs de loups, ne puissions pas surprendre le loup. Lorsque nous voulons construire nos montagnes, ils brisent les cailloux pour que nous ne puissions pas arriver. Pourtant, l’hiver arrive. Et quand l’hiver viendra, devrions nous permettre à ceux-là qui combattent de venir se protéger avec nos manteaux qu’on a confectionnés, avec les montagnes qu’on a construites pour nous protéger du vent, ou encore se réchauffer avec nous autour du feu? Telle est la question qu’il faut qu’on se pose. Qu’adviendra-t-il donc du panafricanisme quand l’hiver viendra ?

L’hiver viendra parce que la guerre se transporte en Afrique de l’Ouest. Les impérialistes font tout pour mettre l’Afrique de l’Ouest à feu et à sang. Mais du sommet de l’Etat jusqu’à certaines populations, soit nous faisons semblant de ne pas voir venir le danger, ou bien nous sommes nous-mêmes complices de ce qui va arriver. Le chaos pourrait s’installer. Je dis bien pourrait s’installer. Beaucoup de gens pourraient mourir. Nous allons nous entretuer de manière tellement atroce. Et pendant ce temps, ils seraient là, à piller nos richesses, à imposer leur volonté. Et ceux qui vont survivre de cette tragédie n’auront que deux choix. Soit s’unir pour toujours contre l’impérialisme, ou se résumer à être des esclaves jusqu’à disparaître.

Il faut donc se prévenir de l’hiver, l’hiver noir qui vient. Nous ne pouvons pas comprendre que des Noirs en Afrique de l’Ouest, ici, prient Dieu que les terroristes tuent des populations noires. Nous ne pouvons pas comprendre que des chefs d’Etat lâches se cachent derrière des soi-disant médias, pour décourager, insulter, activer la haine entre les populations. Les individus qui sont sur leur plateau, tous les jours du matin au soir, crachent leur vénin toxique pour attiser la haine entre les communautés. Ils sont généralement très vilains. Avec leur gueule de musaraille, ils ne savent faire que cela. Regardez-les bien. Ils sont là avec des yeux de drosophiles sauvages.

Tous les jours, c’est craché du vénin. Ils cherchent à diviser les communautés. Sur les réseaux sociaux, ils sont là et ils sont nombreux. Pourquoi est-ce que nous, Noirs, cherchons à cultiver la haine entre nous ? Et par hypocrisie, on se dit, frères. Il faut que nous puissions nous dire la vérité de manière très crue. Quitte à ce que ça vexe, on va s’excuser, mais il faut que nous nous réveillions. Pourquoi est-ce que le Noir…est comme ça ? Pourquoi est-ce que nous ne pouvons pas voir le danger venir, nous unir et nous prémunir ? Pourquoi est-ce qu’il faut que, par nos comportements, nous allions affronter ce danger ? Il risque de nous décimer. Mais d’autres ont fermé les oreilles.

Des peuples se complaisent dans la colonisation

Ils font semblant de ne pas entendre la politique de l’Autriche. Des peuples se complaisent dans la colonisation. Ils aiment cette domination. A peine s’ils n’appellent pas les impérialistes, venez nous coloniser. Nous aimons être vos esclaves. Nous nous posons souvent des questions lorsqu’on voit les réactions. Des pseudo intellectuels decerebrés. Ils sont là en dehors de journée à entamer des débats en toute indignité, en toute malhonnêteté, comme si on ne voyait pas la réalité des exemples qui se présentent à nous. Il y a plein d’exemples. Lorsque la démocratie fait des choses contraires aux règles qu’elle s’est fixées, ils ferment les yeux là-dessus.

Mais ils sont promptes à nous appeler junte ou putchistes. Mais soyez sûrs d’une chose, nous sommes unis et nous resterons unis. Et nous devons ouvrir les yeux. L’AES va évoluer. Tout n’est pas forcément rose. Tout ne peut pas aller au rythme que nous souhaitons. Mais nous avançons sereinement et nous allons arriver à notre objectif. Et quand viendra l’hiver, s’il faille que nous passions par l’hiver pour être libres, pour être unis, nous prions Dieu qu’il en soit ainsi et qu’il protège nos populations. Sinon, une chose est sûre, l’AES vaincra. L’AES grandira. Restez sereins, parce que nous avons confiance en nos populations. Nous avons confiance en vous, que vous compreniez qu’aucune manipulation ne peut aujourd’hui nous diviser∏Å.

Aucune manipulation ne peut nous amener à haïr d’autres personnes. Aucune manipulation ne doit nous amener à riposter d’une manière violente, physique face à ces individus qui n’ont absolument rien compris. Restez sereins, ne ripostez pas physiquement. Nous riposterons par la communication jusqu’à ce qu’ils changent eux-mêmes de mode d’action. Et nous allons aussi riposter en fonction du mode d’action. Restez sereins, Dieu protégera l’AES. Dieu vous protège tous.

Qu’il protège toutes les populations de l’AES. Dieu vous accompagne tous dans vos objectifs. Dieu est si juste pour ceux qui se battent. Nous. Nous nous battons. Nous sommes une population résiliente, la plus résiliente de la sous-région. Personne n’aurait cru que vous pouviez supporter ce que vous êtes en train de vivre. Nous allons vaincre le terrorisme. Nous allons nous développer et nous allons nous affirmer. Nous allons avoir notre place dans le concert d monde.

Que Dieu bénisse l’AES.
Que Dieu bénisse notre population résiliente et résistante.
Que Dieu nous unisse davantage.

La patrie ou la mort, nous vaincrons.

Propos retranscris par la Rédaction

 

Journées de convivialité des personnes âgées : 750 personnes reçoivent des kits pour les fêtes de fin d’année

La 15e édition des Journées de convivialité des personnes âgées s’est tenue, les 19 et 20 décembre 2025 à Réo, dans la province du Sanguié. Organisée par l’Association Pia en collaboration avec le centre socio-sanitaire Oasis J.B, elle vise à permettre aux personnes du troisième âge de prendre part aux fêtes de fin d’année dans la joie.

Plus de 700 personnes vulnérables issues d’horizons divers avaient le sourire aux lèvres à l’occasion de la journée de convivialité des personnes âgées, samedi 20 décembre, à Réo, dans la province du Sanguié. Elles ont reçu des kits alimentaires et du savon à l’occasion de la 15e édition des Journées de convivialité des personnes âgées, organisée par l’Association Pia en collaboration avec le centre socio-sanitaire Oasis JB. Au nombre des bénéficiaires figuraient 250 personnes âgées, 100 veuves des FDS et des VDP tombés au front, ainsi que 400 enfants parrainés par l’Association Pia, majoritairement des orphelins.

Le don est constitué, entre autres, de 7 tonnes de riz, 50 cartons de 24 boules de savon, 350 couvertures pour les femmes des FDS et des VDP et 14 vélos pour les meilleurs élèves de l’Association Pia et les enfants du centre Oasis J.B. Selon la promotrice et directrice du centre Oasis J.B, Clarisse Missoni, cette année, il s’agissait de rendre hommage aux FDS et aux VDP tombés, dont les veuves sont parmi les bénéficiaires, d’où le thème : « Hommage aux personnes âgées, solidarité avec les personnes déplacées internes et soutien aux veuves des FDS et VDP tombés pour la Patrie ».

De l’avis de Mme Missoni, cette journée est la preuve que, malgré les temps difficiles que traverse notre pays, les populations sont résilientes. L’objectif de la Journée est d’offrir aux personnes âgées et autres démunis un peu de réconfort et de joie durant les fêtes de fin d’année. « Malgré leur fragilité, les personnes du troisième âge contribuent à bâtir notre société sur le socle des grandes valeurs humaines et à façonner en nous des hommes et des femmes conscients, responsables et respectueux de la dignité », a-t-elle signifié.
Elle a remercié tous ceux qui ont œuvré à la réussite de cette édition dont les amis allemands et italiens qui ont offert les vélos. Surtout son époux Enzo Missoni pour sa générosité envers les plus démunis.

La solidarité envers les personnes affectées

La promotrice Clarisse Kantiono remettant un kit alimentaire à une bénéficiaire.

Les patrons de la cérémonie, le ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, et sa collègue chargée de l’Action humanitaire, Pélagie Kabré, se sont fait représenter. Prenant la parole en leur nom, le directeur de cabinet du ministre de la Justice, Bépoadi Sinini, a félicité la promotrice pour cette initiative qui a 15 ans d’existence. Pour lui, cette Journée n’est pas une simple fête. Elle est avant tout un acte de reconnaissance, un témoignage de gratitude et un message fort adressé à notre société : celui de ne jamais oublier celles et ceux qui ont bâti, par leur labeur et leur sagesse, les fondements de notre vivre-ensemble. Le thème, qui exprime la solidarité envers les personnes affectées par le terrorisme, s’inscrit dans la vision des autorités actuelles.

L’activité avait pour parrains Bouba Béréhoudougou et pour marraine Dr Emma Kantiono. De son avis, être marraine d’une telle activité est un engagement de cœur, un devoir moral et un acte de fidélité envers nos valeurs de solidarité et de reconnaissance. En ces temps difficiles pour notre pays, cette cérémonie prend une dimension toute particulière.
« Elle nous rappelle que, malgré l’épreuve, la solidarité demeure notre plus grande force. Elle prouve que lorsque les cœurs s’unissent, l’espoir renaît »,
a précisé Dr Kantiono. Le gouverneur de Nando était représenté par le haut-commissaire du Boulkiemdé, Salimata Ouédraogo.

Beyon Romain NEBIE

Fête de patate douce à Goabga: la première édition a tenu ses promesses

Goabga, village de la commune de Niou dans la province du Kourwéogo, a organisé le samedi 6 décembre 2025, la première édition de la fête de patate douce, célébrée avec faste par la population. Entre reconnaissance des producteurs, plaidoyer pour des pratiques agricoles résilientes et animations populaires, l’événement a tenu ses promesses.

Goabga, village de la commune rurale de Niou dans la province du Kourwéogo, a organisé le samedi 6 décembre 2025 la première édition de la fête de patate douce. Célébrée sur le thème, « Quelles techniques culturales adopter pour la production de la patate douce face aux effets du changement climatique ? », cette journée a bien plus été qu’un simple rassemblement. Elle a constitué un acte fondateur pour la valorisation d’une filière ancestrale et un vibrant plaidoyer pour une agriculture résiliente. La cérémonie d’ouverture présidée par le Haut-commissaire de la province du Kourwéogo, Mahamadi Congo, a revêtu un caractère solennel. Entouré des autorités administratives et coutumières, il a donné le ton en saluant une initiative « en droite ligne de la politique du gouvernement burkinabè ».

M. Congo a souligné l’engagement de l’Etat pour l’autosuffisance alimentaire, citant au passage l’Initiative présidentielle et l’Offensive agrosylvo-pastorale et halieutique. « Cette fête est la preuve tangible que Goabga a perçu le rôle des produits vivriers locaux »,
a-t-il lancé, reprenant le slogan national, « Consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons ».

Un sentiment de fierté légitime a empli les discours. Salmata Maïga, Présidente de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Niou, n’a pas caché sa satisfaction. Elle a surtout mis en avant une étape décisive marquée par la structuration des producteurs en Société coopérative simplifiée (SCOOPS), officialisée par un récépissé en avril 2025. « La formalisation de la coopérative va davantage booster la production », a-t-elle assuré. Mieux, elle y voit un cadre idéal pour dialoguer avec les services agricoles et des partenaires.

Portée par l’Association zemstaaba pour le développement local (AZEDEL), l’initiative a trouvé son maître d’œuvre en la personne de Issiaka Ilboudo. Le président de l’AZEDEL, « animé d’une joie profonde et indescriptible », a adressé des remerciements appuyés aux autorités et aux ressortissants du village, au Burkina comme dans la diaspora, dont la mobilisation a été déterminante dans la concrétisation de ce projet.

Des récompenses et perspectives

Le meilleur producteur de l’année, Issa Ouédraogo, visage rayonnant, reçoit son attestation et son prix des mains du haut-commissaire.

Au-delà des célébrations, la fête a assumé une dimension pédagogique et prospective. Le Haut-commissaire Mahamadi Congo a saisi l’occasion pour dresser un tableau sans fard des défis agricoles provinciaux, pointant du doigt « la dégradation accélérée des sols et du couvert végétal », un « goulot d’étranglement » majeur à la réussite des activités agricoles dans sa province. Il a, en outre, expliqué que les services de l’agriculture et de l’environnement mutualisent désormais leurs efforts pour promouvoir l’agro écologie. C’est dans ce contexte que le choix du thème a été salué comme « interpellateur » par l’autorité provinciale. Une conférence publique animée par quatre agents du service départemental de l’agriculture de Niou a ensuite concrétisé cette réflexion.

Les producteurs ont été éclairés sur les itinéraires techniques optimaux, l’impérative adoption de pratiques culturales respectueuses de l’environnement et le recours prioritaire aux fertilisants organiques. Il ressort de ces échanges que la pérennité de la patate douce de Goabga passe par l’adaptation aux nouvelles réalités climatiques. Les conférenciers ont aussi exhorté les producteurs à bien gérer les revenus issus de la vente de leurs patates afin de faire face aux charges liées à la sécurisation de leurs champs.
L’aspect festif et incitatif n’a pas été en reste. Les autorités ont inauguré leur visite par les stands d’exposition, où les tubercules aux formes et couleurs variées, étaient à l’honneur.

Pour stimuler l’excellence, les trois meilleurs producteurs du village ont été récompensés. Issa K. Ouédraogo a remporté le prix avec une production d’environ 8 tonnes sur un hectare. Il a reçu à ce titre une attestation, un sac de compost et une somme de 40 000 F CFA. Le deuxième se nomme Adama Valian qui empoche 30 000 F CFA avec un sac de compost et le troisième, Tenga Valian se contente d’une somme de 20 000 F CFA et un sac de compost.

L’après-midi a basculé dans l’effervescence populaire avec des activités récréatives qui ont drainé les foules. Un match de football a opposé Goabga à son voisin de Napalgué. L’équipe de Goabga a remporté la coupe à la suite de sa victoire par 4 buts contre 1 à l’issue des tirs au but. En plus du trophée, elle est gratifiée par une enveloppe de
30 000 F CFA contre 20 000 F CFA à son adversaire.
Alors que le soleil descendait sur Goabga, la première édition de sa Fête de patate douce s’est achevée sur un constat unanime : le succès était au rendez-vous. Entre la solennité des discours officiels, la pertinence des échanges techniques et la joie des animations, l’événement a réussi son pari.

Ouamtinga Michel Ilboudo

La gale, une maladie très contagieuse

La gale est une maladie parasitaire de la peau très contagieuse qui provoque des démangeaisons intenses. Des traitements efficaces existent pour se débarrasser des sar optes de la gale.

La gale est une maladie parasitaire de la peau causée par un parasite, un acarien appelé sarcopte. Après la contamination par une personne infectée, les acariens pondent leurs œufs en creusant des sillons dans la peau. Les réactions du[td_smart_list_end]
système immunitaire contre ces parasites provoquent des démangeaisons intenses.
La gale est une maladie fréquente, très contagieuse et qui touche des personnes de tout âge et de tout milieu socio-économique.

Les démangeaisons sont le symptôme le plus caractéristique de la gale. Elles deviennent plus intenses le soir et la nuit. Elles sont ressenties sur diverses zones : espaces entre les doigts, peau fine des poignets, aisselles, coudes, ventre, région génitale, par exemple. La gale provoque également des lésions de la peau dues au grattage : des lignes rouges et des croûtes. Souvent, des membres de la famille du malade sont également atteints. C’est pourquoi toute la famille doit être traitée, en même temps, même en l’absence de symptômes. Le sarcopte, invisible à l’œil nu se nourrit de sang et ne survit que quelques jours loin de la peau.

La femelle fécondée creuse un sillon dans la couche la plus superficielle de l’épiderme où elle dépose ses œufs qui éclosent en trois à cinq jours. Les larves deviennent adultes au bout de deux à trois semaines. Une fois éclos, les sarcoptes vivent essentiellement sur la peau, ce qui explique que la gale soit aussi contagieuse par contact de personne à personne. Le nombre de parasites, de cinq à dix dans la gale commune, peut atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs millions dans les gales profuses. Les démangeaisons caractéristiques de la gale sont essentiellement dues à la réaction immunitaire contre les sarcoptes.

Pour cette raison, les personnes infectées pour la première fois ne ressentent de symptômes que deux à trois semaines après la contamination. Mais les personnes qui ont déjà eu la gale commencent à se gratter trois ou quatre jours après une recontamination car leur système immunitaire reconnaît rapidement le parasite.

Une infection sexuellement transmissible

La gale se transmet essentiellement par contact physique direct, peau contre peau, le plus souvent lors de rapports sexuels ce qui en fait une infection sexuellement transmissible. Plus le contact est long, avec présence de chaleur et d’humidité, plus le risque de transmission est élevé. La contamination par des objets inertes tels que les vêtements et draps est possible lorsque les acariens sont présents en grande quantité. La prévention de la gale est difficile, sauf à s’abstenir de tout contact physique avec d’autres personnes. Le diagnostic de la gale commune repose sur l’observation des symptômes et des lésions de la peau.

En cas de doute, un grattage de la peau au niveau des sillons permet parfois d’identifier le sarcopte au microscope, mais un résultat négatif n’élimine pas le diagnostic, la recherche étant difficile en dehors des formes profuses. Le traitement de la gale repose sur des traitements antiparasitaires locaux ou oraux. Lorsqu’une personne est reconnue atteinte de gale, son entourage familial et toute personne ayant eu un contact étroit avec elle, même sans symptômes cliniques, doivent recevoir un traitement. Le traitement de la gale commune repose soit sur l’application sur tout le corps d’une émulsion ou d’une crème destinée à tuer le parasite, soit sur la prise d’un traitement oral.

Dans les deux cas, le traitement est renouvelé au bout de 8 à 15 jours. Lors de gale profuse, les traitements locaux et oraux sont associés et renouvelés au moins 2 fois voire autant de fois que nécessaire. Lors de traitement par application sur la peau, toutes les régions du corps, à l’exception du visage et des muqueuses (yeux, bouche, vagin, gland), doivent être traitées. Le traitement du cuir chevelu est souvent recommandé. Le visage ne doit être traité que dans les formes profuses et chez l’enfant, en protégeant les yeux et la bouche.

Abdoulaye BALBONE
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Région du Liptako: 70 kg de drogues saisies

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La direction régionale de la Police nationale du Liptako a organisé une conférence de presse pour dresser le bilan de ses activités de sécurisation, de police judiciaire et de police administrative de janvier à novembre, vendredi 19 décembre 2025, à Dori.

Dans un souci de redevabilité, la direction régionale de la Police nationale du Liptako a organisé un point de presse pour dresser le bilan de ses activités de sécurisation, de police judiciaire et de police administrative de janvier à novembre 2025, vendredi 19 décembre dernier, à Dori. Ainsi, le point de presse a été animé par le directeur provincial de la Police nationale du Séno, le commissaire principal de police Issa Sedogo, assisté du commissaire central adjoint de la ville de Dori, le commissaire de police Abdoul Wahabou Koanda et du chef secrétariat du directeur régional de la Police nationale du Liptako, le lieutenant Ouango Tapsoba. A en croire les conférenciers, le bilan des activités se résument principalement à la protection des personnes et des biens et ce, à travers des actions de police judiciaire et administrative dans les régions du Liptako et du Soum (ancienne province du Soum).

Sur le plan de la sécurisation, ils ont indiqué que les activités ont porté sur les séances de sensibilisation au port du casque, les opérations de contrôles documentaires, la régulation de la circulation routière et la sécurisation du Centre universitaire de Dori. A cela s’ajoute, la sécurisation des examens scolaires, des concours directs et professionnels ainsi que les différents événements et autres grands rassemblements. Dans le cadre de la reconquête du territoire, les conférenciers ont révélé que les différentes Unités mobiles d’intervention (UMI) ont contribué à la sécurisation de plusieurs sites stratégiques. « Ces unités ont repoussé des attaques des groupes terroristes et mener des actions offensives dans le cadre de la reconquête du territoire national.

Ces actions ont permis de saisir divers matériels abandonnés par les groupes terroristes. Il est important de noter que ces activités ont été exécutées par moment de concert
avec d’autres forces sœurs »,a expliqué le directeur provincial de la Police nationale
du Séno.Concernant la police administrative, les conférenciers ont évoqué l’établissement de 35 493 Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB),3 567 certificats de perte ou de vol et la réalisation de 30 enquêtes administratives. « Les cartes sont confectionnées, mais les concernés ne viennent pas les retirer. Nous avons des pièces établies depuis 2021 jusqu’à nos jours qui sont toujours dans nos locaux.

Défèrement de 38 présumés acteurs d’infractions

Nous invitons les intéressés à venir les chercher », ont-ils lancé. En plus, ils ont dit que 364 missions de sécurisation d’événements et 475 services d’ordre ont été assurées. A propos des patrouilles dissuasives et de lutte contre l’incivisme, le commissaire principal de police Issa Sedogo a précisé que 1 126 opérations ont été menées et ont permis de contrôler 47 984 individus. Dans le domaine de la police judiciaire, « les flics » ont affirmé que les activités ont consisté à l’exécution des instructions du parquet près le Tribunal de grande instance de Dori, des diverses constatations d’infractions, l’enregistrement et le traitement des plaintes de dénonciations conduisant à la production de 400 procès-verbaux et le défèrement de 38 présumés acteurs d’infractions.

Aux dires du commissaire principal de police, ces infractions sont liées aux crimes et délits contre la chose publique avec la saisie de 70 kilogrammes de drogues. Quant aux accidents de la circulation routière, il a annoncé que 95 cas ont été enregistrés dont 5 mortels.
Le dernier point de la conférence de presse a été consacré au rappel de quelques consignes de sécurité à l’orée des fêtes de fin d’années. Pour ce faire, les responsables de la veille citoyenne ont été conviés afin qu’ils puissent également sensibiliser la population au respect de ces consignes de sécurité. De façon générale, les conférenciers ont demandé de limiter les déplacements dans la mesure du possible en ces périodes festives, se munir des documents d’identité et mémoriser au moins un numéro d’un proche à prévenir en cas de besoin, faire confiance aux forces de sécurité et éviter tout abus.

Sur le plan de la sécurité routière, le commissaire principal de police Sedogo a insisté sur la vérification du pneumatique, de l’éclairage, du système de freinage des véhicules notamment les engins à deux, trois et quatre roues y compris la validité des documents tels que la carte grise, la visite technique, la TVA et l’assurance. Par ailleurs, il a exhorté les usagers de la route à porter le casque surtout ceux à moto et à éviter l’excès de vitesse.
« En cas d’attaque terroriste, il est demandé à la population de se mettre à l’abri et appeler les Forces de défense et de sécurité. Pour les éventuels dangers et risques d’agressions et de vols, nous invitons la population à signaler tout cas suspect à travers les numéros verts 16, 17 et le 1010 », a-t-il conclu.

Souaibou NOMBRE

Clôture de la 2e session du collège des Chefs d’État de l’AES : Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ prend la tête de la Confédération des Etats du Sahel

La 2e session du collège des Chefs d’État de la Conférence de la Confédération des États du Sahel a clos ces travaux, ce mardi après-midi, avec la désignation du Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ comme Président de la Confédération des États du Sahel (AES) pour un mandat d’un an.

Le Président sortant, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la République du Mali a passé le témoin au Président entrant, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso.

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a salué le travail abattu par son prédécesseur et dit accepté cette présidence de la Confédération des États du Sahel avec responsabilité et engagement. Il a invité les Forces de défense et sécurité, les diplomates et les acteurs du développement, les populations à s’engager avec détermination pour faire de l’AES un espace viable.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Centres de prise en charge intégrée :Refuges contre les violences basées sur le genre

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Au Burkina Faso, les violences basées sur le genre continuent de toucher plusieurs femmes, laissant derrière elles souffrance et exclusion. Dans les centres de prise en charge intégrée, des survivantes trouvent refuge, accompagnement et réinsertion, malgré des ressources limitées. Témoignages et dispositifs nationaux montrent à la fois les avancées et les défis persistants dans la lutte contre ces violences.

Salimatou Compaoré (Nom d’emprunt), jeune femme de Houndé, a vu son destin brisé par un mariage forcé. Dans son foyer, elle n’a connu que coups et humiliations. « Mon mari me battait chaque jour et me refusait même de la nourriture. Quand j’ai voulu rentrer chez mon grand-père, il m’a interdit de revenir. Alors je n’avais plus qu’une issue : le centre », confie-t-elle avec émotion. Après avoir alerté la gendarmerie, les services sociaux l’ont orientée vers ce lieu de protection.

Alida Guigma (Nom d’emprunt), 17 ans, a également trouvé refuge au centre. Elle explique avoir vécu huit mois sous l’emprise d’un homme, son patron, qui la frappait, la privait de nourriture, la contraignait à des relations sexuelles et refusait de lui verser son salaire de 25 000 F CFA. Avec l’aide d’un voisin, elle a pu déposer plainte au commissariat et trouver un lieu sûr, le centre intégrée de prise en charge des VBG de Baskuy.

Le Directeur de la Promotion du Genre au ministère en charge de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Sacré Moussa Sawadogo rappelle que ces violences peuvent viser aussi bien les femmes que les hommes, car elles « prennent racine dans les rapports sociaux de genre.

Aujourd’hui, ces deux jeunes femmes respirent un peu de sérénité. Salimatou raconte : « Depuis mon arrivée, je me sens mieux. On prend soin de moi, je reçois nourriture et vêtements. » Alida, de son côté, dit avoir retrouvé la paix et une consolation qu’elle croyait perdues.

                          Une prise en charge holistique

Pour venir en aide à ces cas de violences basés le genre, les centres de prise en charge intégrée ont été créés. L’ex directrice du centre,  Gladys Kaboré, explique que la prise en charge est globale, combinant soutien psychosocial, sanitaire, juridique et alimentaire. « Dès l’admission, les travailleuses sociales évaluent les besoins et apportent un accompagnement émotionnel, tandis que les pensionnaires reçoivent un kit de dignité. Les repas sont assurés trois fois par jour malgré des ressources limitées », soutient-elle.

Elle fait savoir que le service sanitaire, composé d’un infirmier et d’une sage-femme, assure le suivi général et la santé maternelle et infantile, avec orientation vers le CSPS si nécessaire. L’absence d’un psychologue permanent reste une limite, compensée par un partenaire externe pour des consultations hebdomadaires ou à distance.

Quant au volet juridique, l’ex responsable du centre affirmé qu’il est assuré par cinq officiers de police judiciaire et gendarmes détachés, qui accompagnent les survivantes dans leurs démarches et sensibilisent les auteurs afin de prévenir la récidive.

                  Réinsertion socioéconomique et défis

L’ex directrice du centre de prise en charge intégré de Baskuy, Gladys Kaboré : « Certaines femmes formées ont créé des associations et soutiennent à leur tour le centre ».

Gladys Kaboré souligne aussi que la réinsertion progresse grâce à des formations professionnelles et à du matériel fourni par les partenaires, mais le suivi reste limité par le manque de moyens financiers et logistiques. Certaines survivantes ont néanmoins créé des associations et contribuent au soutien du centre. Elle évoque l’importance d’un financement renforcé pour garantir la continuité et la durabilité des activités génératrices de revenus.

Le centre fait face à plusieurs contraintes : manque de matériel sanitaire, dortoirs insuffisants, équipements dégradés et ressources limitées, confie Mme kaboré. Et d’ajouter que malgré ces défis, l’équipe s’efforce de maintenir un accompagnement humain et digne.

Pour sa part, le directeur de la Promotion du Genre, Sacré Moussa Sawadogo,  rappelle que les violences basées sur le genre (VBG) touchent aussi bien les femmes que les hommes et s’inscrivent dans des rapports sociaux inégalitaires. « Le Burkina Faso dispose de plusieurs dispositifs : centres intégrés à Baskuy, Bogodogo et Fada N’Gourma, centres d’écoute à Koupéla, Dédougou et Kaya, ainsi que les One-Stop Centers de Kaya et Ouahigouya », indique-t-il

Et d’expliquer que la stratégie nationale genre 2020-2024, appuyée par un plan d’action contre les VBG et diverses politiques sectorielles, assure une prise en charge holistique : soins médicaux, soutien psychologique, assistance juridique et accompagnement socioéconomique. Entre 2021 et 2024, près de 40 000 cas ont été enregistrés, avec une majorité de femmes, mais des hommes sont également concernés, bien qu’ils s’expriment moins en raison des stéréotypes sociaux, a relevé M.Sawadogo. Il estime que les résultats sont visibles : environ 11 000 cas ont été enregistrés en 2021, plus de 10 700 en 2022, plus de 9 000 en 2023 et près de 9 540 en 2024.

 

Etienne Koula, souligne les obstacles majeurs qui entachent les centres. Ce sont les financements insuffisants, infrastructures limitées, persistance de la stigmatisation et contraintes liées à la protection des données.

Il insiste sur le fait que les défis persistent : manque de ressources, stigmatisation des victimes et contexte sécuritaire difficile. Cependant, soutien-t-il, les efforts de sensibilisation portent leurs fruits, et en 2025, 80 travailleurs sociaux, 230 agents de sécurité et 60 magistrats ont été formés. « Pour l’avenir, le ministère prévoit d’étendre les centres intégrés, d’assurer un financement durable, de mettre en place un mécanisme national de gestion des cas et de réviser le cadre juridique afin de le rendre inclusif », relate Sacré Sawadogo.

                       Vers une approche holistique et coordonnée

Selon Abibou Kabré, juriste de formation et experte en matière de violences basées sur le genre, le Burkina Faso dispose d’un arsenal juridique protecteur, renforcé depuis la révision du Code pénal en 2018, qui prévoit des sanctions plus sévères.

Selon le Responsable plaidoyer et communication de l’association SOS Jeunesse et Défis Burkina Faso,(SOS/JD), Étienne Koula, , la prise en charge des survivantes doit être véritablement intégrée, incluant les dimensions sanitaire, juridique, psychosociale, sécuritaire et économique. Les centres intégrés, mieux équipés et dotés de personnel qualifié, permettent une réinsertion plus complète. Il confie que le principal défi reste l’accompagnement économique, essentiel pour garantir l’autonomie des survivantes.

Mme Kabré Abibou, juriste de formation et experte en matière de violences basées sur le genre (VBG), rappelle que la loi n°061-2015/CNT définit et encadre les violences faites aux femmes et que le Code pénal révisé en 2018 renforce les sanctions. Toutefois, l’accès à la justice reste limité par les normes sociales, le coût des procédures et la méconnaissance des droits. Des dispositifs comme le Fonds d’assistance judiciaire existent, mais restent peu connus, surtout en zones rurales. Enfin, elle souligne que les VBG concernent aussi les hommes et les enfants vulnérables, qui bénéficient des mêmes droits et protections.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

Crédit photo : (Photos 2, 3 ont été prises sur le net)