Ibrahim Traoré, Président du Faso : « Plusieurs zones ont été reconquises en un mois »

A l’occasion de la fête de l’indépendance du Burkina Faso, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a livré son discours à la Nation, mercredi 10 décembre 2025, veille de la célébration. Nous vous livrons l’integralité de son discours.

« Camarades combattants pour la liberté, l’indépendance réelle et la souveraineté, je vous salue. C’est avec immense plaisir et un sentiment de reconnaissance envers vous, nos compatriotes, que je prends la parole aujourd’hui, la veille de la fête nationale de notre chère patrie. Avant tout propos, j’aimerais donc remercier le bon Dieu qui a fait en sorte que ce jour soit et pour tous les bienfaits pour notre chère patrie durant toute cette année 2025 et je continue de prier Dieu qu’il étende sa main sur notre patrie.

Je rends un vibrant hommage à toutes nos Forces combattantes qui aujourd’hui, depuis plus d’un an, sont lancées dans une offensive audacieuse dans des territoires qui étaient autrefois considérés comme des bastions de l’ennemi et qui sont en train d’effectuer avec brio la reconquête de notre territoire. Plusieurs zones ont été reconquises en un mois où nos Forces combattantes ont mis pied et s’y sont installées. Toutes les résistances ennemies qui sont opposées à nos forces ont été écrasées et nous n’avons connu aucune perte en vie humaine au cours de ces offensives rien que quelques blessés légers. D’ailleurs, ces blessés à qui je souhaite un prompt rétablissement et tous les blessés de cette barbarie qui nous a été imposée.

La souveraineté n’est pas qu’un mot, c’est un ensemble. Pour atteindre notre souveraineté pleine et entière, il a fallu passer par la révolution. Cette Révolution progressiste populaire décrétée est en cours. Le Burkina Faso aujourd’hui est une vitrine, un modèle. Nous sommes observés, les gens nous suivent et nous n’avons pas le choix que de réussir. Et, j’ai ce plaisir de dire que nous sommes sur la bonne voie et que nous allons réussir. C’est pourquoi, tous ceux qui se battent pour atteindre cette souveraineté, cette indépendance réelle, je les exhorte à continuer le combat. Et, tous ceux qui étaient encore dans le doute doivent rejoindre le bateau et pouvoir conjuguer ensemble nos efforts.

Tous ceux qui communiquent pour éveiller les consciences de nos populations doivent encore amplifier la communication, intensifier, redoubler d’efforts. Des exemples nous sont donnés à travers le monde, à travers l’Afrique. Ces organisations africaines qui brillent par leur médiocrité, qui ont des comportements aux antipodes de l’honnêteté, qui ont des comportements aux antipodes de l’africanité, sont des exemples palpables qui doivent nourrir les débats pour pouvoir éveiller les consciences des jeunes. A tous ces opérateurs économiques qui avaient l’habitude depuis des décennies d’exporter nos matières premières et de réimporter des matières finies, à tous ceux qui les exhortent à changer de logiciel, à comprendre qu’il faut industrialiser notre patrie, c’est là la souveraineté.

Cela créera de l’emploi et nous permettra de transformer nos matières premières et maintenant de devenir exportateurs de produits finis. A tous ces enseignants, ces braves enseignants à qui je tire mon chapeau, qui se battent corps et âme pour transformer les tout-petits, les rendre plus patriotes, plus civiques, les rendre révolutionnaires dans l’âme, je vous exhorte à continuer ce travail parce que c’est par eux que nous pourrons maintenir le flambeau de notre patrie. A tous ces acteurs du monde de la santé qui font des prouesses aujourd’hui, qui hier nous croyions impossibles au Burkina Faso, je vous exhorte à continuer de vous battre. Nous serons de votre côté. Nous allons vous appuyer autant que possible en matériel, en logistique pour que vous continuiez à exprimer votre talent, à faire en sorte que ce qui se fait ailleurs puisse se faire ici et à conjuguer vos efforts avec le monde des tradipraticiens, ceux-là qui utilisent nos plantes pour nous soigner parce que la souveraineté, elle est aussi sanitaire.

Le monde entier regarde le Burkina

A tous ces acteurs du monde agricole qui ont compris le sens de notre combat, qui accompagnent dans l’Offensive agro-pastorale, nous vous rassurons que nous ne ménagerons aucun effort pour que vous puissiez continuer à donner le meilleur de vous-même, pour que cette souveraineté alimentaire que nous souhaitons tant puisse être une réalité et pour toujours. Quiconque parle de souveraineté ne peut pas tendre la main pour continuer à demander à manger. Cela passe obligatoirement par là. Tous ceux qui se battent pour que nous puissions atteindre cette souveraineté sur tous les plans, pour que nous soyons réellement indépendants, je vous encourage à continuer le combat, à intensifier le combat, parce qu’il faut que nous allions vite et bien.

Pourquoi, je le dis ? Il faut que nous allions vite et bien parce que tout le monde nous regarde. Le monde entier regarde le Burkina, les Africains regardent le Burkina Faso qui a dessiné un modèle et il faut que ce modèle puisse inspirer d’autres peuples à rejoindre le combat de la Révolution pour que l’Afrique soit libre, digne et prospère. La majorité écrasante des peuples qui nous soutiennent prie pour que nous réussissions. Nous leur remercions et nous leur disons de continuer à nous soutenir parce que ce combat que nous menons ce n’est pas uniquement pour le Burkina Faso, c’est pour tous les peuples noirs.

Cette minorité qui est encore perdue, égarée, qu’elle soit au sommet des Etats ou bien ces populations qui n’ont pas encore compris, qui continuent à prier pour que nous échouons, nous leur disons merci parce que leur haine nous permet également de continuer le combat et d’aller de l’avant. Et, j’espère qu’elles comprendront un jour, revenir à la raison et pouvoir se débarrasser de ces gênes de l’esclavage. Le combat contre l’impérialisme, le néocolonialisme et toutes ces manifestations se mènent tous les jours que Dieu fera.

Nous ne baisserons pas les bras. Nous continuerons sur notre lancée et je pense que toute la jeunesse est aussi invitée à s’exprimer. Nous continuerons à les encourager pour que nous puissions atteindre nos objectifs parce que c’est la souveraineté, l’indépendance, la liberté que nous voulons pour vivre en paix au Burkina Faso, c’est tout cela. Voilà pourquoi, je dis que ce n’est pas qu’un simple mot, c’est un ensemble. Aujourd’hui, nous sommes fiers de dire que nous avons fait des progrès tant sur le domaine industriel, industrie civile et militaire.

Le Burkina se développe

Nous avons fait des progrès sur le domaine de la santé. Nous avons fait des progrès sur le domaine des infrastructures. Nous avons fait des progrès sur le domaine de la défense, de la réconquête. Ces criminels qui avaient occupé ces zones de notre patrie, croire que c’était leur sanctuaire, ont été délogés dans plusieurs zones, sont en train de fuir le Burkina Faso. Vous verrez certainement des images de leur fuite. Mais, nous leur disons qu’à présent, ils n’ont que deux choix: fuir le Burkina Faso ou mourir parce que les Forces combattantes sont engagées dans cette offensive et cela va continuer.

Nous allons poursuivre jusqu’aux limites de nos frontières et sécuriser le Burkina Faso pour que le Burkina Faso vive en paix, se développe, soit prospère, soit un modèle qui inspire les autres nations. Je vous souhaite une très bonne fête d’indépendance dans la sobriété, bien sûr. Que ce soit une occasion de réflexion, de pouvoir discuter, d’échanger, de communier pour réfléchir à l’avenir de notre chère patrie et pour que le Burkina Faso soit un modèle. Je répète, le Burkina Faso doit être un modèle pour inspirer d’autres peuples. Vive le Burkina Faso. Vive le pays des Hommes intègres. Très bonne fête nationale à tout le monde. Je vous remercie ».

Propos retranscris par la Rédaction

Dédougou : Les scolaires ont marché pour soutenir les idéaux de la RPP

Les scolaires de la ville de Dédougou dans la région de Bankui ont organisé une manifestation de rue, ce mercredi 10 décembre 2025, en soutien aux idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP).

En réponse à l’appel de la Ligue des élèves du Burkina (LEB), les scolaires de la ville de Dédougou, région de Bankui, ont arpenté les rues, ce mercredi matin, pour soutenir la vision des autorités du pays prônée à travers la Révolution progressiste populaire (RPP). Ils sont ainsi sortis par dizaines de centaines, et plus de 2 000 manifestants selon les estimations des organisateurs, pour exprimer leur adhésion et soutien à la dynamique révolutionnaire en cours.

Selon le président de la ligue régionale des élèves de Bankui, Séko Ali Sawadogo, le mouvement de ce 10 décembre 2025 vise à exprimer la gratitude des élèves au président du Faso et à l’ensemble des autorités en charge de l’éducation pour les multiples sacrifices consentis au profit de la population en général et des élèves en particulier.

Les scolaires de Dédougou ont saisi cette occasion pour inviter le Capitaine Ibrahim Traoré à plus d’engagement en faveur de la jeunesse. A en croire le président Sawadogo, les élèves se sont engagés à accompagner le Chef de l’Etat dans la rigueur et la discipline au travail. Il a expliqué que tous les établissements d’enseignement, privé comme public de la ville, sont sortis pour la marche qui a sillonné la ville. En tout état de cause, les marcheurs du jour ont promis de poursuivre la sensibilisation auprès de leurs camarades en vue de les convaincre à s’aligner derrière les idéaux de la RRP.

Yacouba BELEM  

 

Koulsé/11-Décembre : 131 récipiendaires ont été décorés

Les forces vives de la région des Koulsé ont célébré la fête de l’indépendance du Burkina Faso à la place de défilé de Kaya à travers la décoration de 131 récipiendaires pour leurs services rendus à la Nation.

 

Pour cette année, la région des Koulsé a, une fois de plus, sacrifié à la tradition de célébration de la fête de l’indépendance des pays des Hommes intègres à travers une revue de la troupe par les autorités administratives et militaires, une lecture du discours du Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré par le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo et une série de décorations de 131 récipiendaires.

Ainsi, ces médailles sont constituées de 16 chevaliers de l’ordre de l’Etalon, 33 de l’ordre de mérite burkinabé dont un officier et 32 chevaliers, 35 médailles d’honneur des collectivités locales.

47 médailles d’honneur spécifiques attribués aux récipiendaires dont 15 de l’ordre du mérite de développement rural, 8 médailles de l’ordre des palmes académiques, 2 médailles de l’ordre du mérite de la jeunesse et des sports, une médaille de l’ordre des arts, de lettre et de la communication, 3 médailles de chevalier de l’ordre du mérite, du commerce et d’industrie, 15 médailles de chevalier de l’ordre du mérite, de la santé et l’action sociale, une médaille de l’ordre du mérite de l’économie et des finances et deux médailles de chevalier de l’ordre du mérite de l’administration et du travail.

Le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo a remercié la population de sa région pour leur résilience.

Les décorés ont unanimement exprimé leur joie et reconnaissance envers leurs hiérarchies pour ces distinctions.

L’ex-conseiller technique chargé de la culture du gouverneur des Koulsé, Fidèle W. Ouédraogo est fait médailler d’honneur des collectivités locales après 15 années de service rendu à la Nation.

« Ce sont des sentiments de fierté, de joie et de bonheur pour être reconnu à travers ce que nous avons pu apporter comme modeste contribution à l’édification du Burkina Faso. C’est également une invite à nous mettre davantage au travail pour relever davantage le défi pour la construction de la mère-patrie », s’est-il réjoui. Il a invité les agents du public et du privé à se mettre davantage au travail pour aussi être distingués.

Samuel Tibgouda Sawadogo, journaliste à l’ACD-média est aussi fait médailler d’honneur des collectivités locales, après 18 années de service dans la communication et journalisme. Il a dédié sa médaille au promoteur de l’ACD-média et ses collègues de la structure. Pour ceux qui attendent impatiemment une décoration, le journaliste Sawadogo les a invités à redoubler d’effort.

Emil Abdoul Razak SEGDA

Segda9emil@gmail.com

65e anniversaire de l’indépendance : 141 personnes dont des FDS et des VDP décorées

L’ex-région de l’Est, constituée aujourd’hui des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, a commémoré, jeudi 11 décembre 2025, à Fada N’Gourma, dans la sobriété, le 65e anniversaire de l’accession du Burkina Faso à l’indépendance. A l’occasion, 141 personnes dont des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été décorées.

 Comme chaque 11 décembre, autorités administratives et coutumières, hiérarchie militaire, responsables des collectivités territoriales, représentants des projets et programmes, corps constitués et populations se sont réunis, le jeudi 11 décembre 2025, à Fada N’Gourma, pour célébrer le 65e anniversaire de l’accession du Burkina Faso à la souveraineté nationale et internationale. Cette commémoration a été l’occasion de rendre hommage aux devanciers, mais aussi de reconnaitre le mérite de 141 personnes physiques et morales dont des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Ces « valeureux » fils de la nation ont été élevés à divers grades : ordre de l’étalon, ordre du mérite burkinabè, ordre du mérite spécifique, et médaille d’honneur des collectivités locales. Le gouverneur de l’ex-région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a rendu un vibrant hommage aux forces engagées dans la lutte pour la sécurisation du territoire. « Je salue l’engagement de nos vaillantes forces de défense et de sécurité et des volontaires pour la défense de la patrie qui mènent quotidiennement une lutte sans relâche contre les forces du mal », a-t-il déclaré. S’exprimant sur le thème national de la fête de l’indépendance : « Sacrifice de nos martyrs, flamme de notre résistance, ensemble pour une souveraineté totale et assumée », le gouverneur a rappelé la noblesse des valeurs qui ont façonné la nation burkinabè : dignité, courage, résistance et esprit de sacrifice. Pour lui, malgré les défis sécuritaires et socioéconomiques, le Burkina Faso, porté par la détermination de son peuple, ne pliera jamais. « La flamme de notre résistance ne s’éteindra jamais, car elle brûle dans le cœur de chacun de nous », a-t-il affirmé avant de traduire la reconnaissance des populations du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa au Président du Faso pour les réformes engagées dans le cadre du renforcement de la gouvernance territoriale. La récente réorganisation de l’ex-région de l’Est en trois entités distinctes (Goulmou, Sirba et Tapoa), a-t-il rappelé, figure parmi ces réformes majeures et stratégiques. Ce choix politique, selon lui, vise à doter le pays d’outils administratifs plus modernes et plus adaptés aux défis actuels. « J’invite l’ensemble des populations à accompagner véritablement la mise en œuvre de cette réorganisation afin d’en faire un levier de stabilité, de cohésion et de développement », a insisté le gouverneur Kafando. A l’endroit des récipiendaires, Ram Joseph Kafando a adressé ses félicitations et les a invités à poursuivre avec abnégation leur engagement au service de la nation. « Ces distinctions, symboles de la reconnaissance de la nation à ses valeureux travailleurs, doivent être perçues comme une invite à la persévérance », a-t-il souligné.

Joanny SOW

Fête de l’Indépendance : 102 personnes décorées à Ziniaré

La gouverneure de l’Oubri, Assetou Sy Barry, a présidé, le jeudi 11 décembre 2025, à Ziniaré, la cérémonie de la Fête de l’Indépendance. À cette occasion, cent deux personnes ont été décorées pour leur contribution au développement du Burkina Faso.

C’est la Place de la Nation de Ziniaré qui a accueilli la cérémonie commémorative du 11 décembre 2025 dans la région de l’Oubri. En présence des populations massivement mobilisées, la gouverneure Assetou Sy Barry a procédé à une revue de troupes, composées de militaires, de paramilitaires et d’anciens combattants. Elle leur a rendu un « hommage appuyé » pour les nombreuses victoires contre le terrorisme et réitéré la confiance des populations et des autorités nationales et régionales.
Selon Mme Barry, la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance est le symbole de la souveraineté retrouvée, rappelant aussi les luttes farouches des devanciers. Elle s’est réjouie que ce 11-Décembre 2025 soit placé « sous le signe de l’espoir qui renaît grâce aux efforts des FDS », avec à la clé le retour de milliers de personnes déplacées et une croissance économique soutenue. Assetou Sy Barry a salué la résilience des populations de son ressort territorial.
Faisant référence au thème de ce 65e anniversaire, « Sacrifice de nos martyrs, flamme de notre résistance : ensemble pour une souveraineté totale et retrouvée », la gouverneure a souhaité un prompt rétablissement aux blessés de guerre. Elle a appelé à la résistance et au combat contre l’ennemi. Citant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, Mme Barry a rassuré que « le sacrifice de nos héros et martyrs ne seront pas vains… ».
La gouverneure a salué l’avènement de la Révolution Progressiste et Populaire (RPP). Elle a aussi loué la mobilisation et l’adhésion des populations aux initiatives de développement socio-économique lancées par le Président du Faso. Elle a invité les jeunes à poursuivre et à intensifier le combat pour le triomphe des idéaux de la RPP.
À l’occasion de la Fête nationale, le Burkina Faso a reconnu le mérite de 102 personnes pour leur engagement et leur dévouement pour la Patrie. Elles ont reçu des distinctions honorifiques dans plusieurs ordres nationaux et spécifiques. Le Secrétaire général de région, Harouna Boly, a été honoré de la médaille de Chevalier de l’Ordre de l’Étalon. Il a exprimé sa gratitude, rendant grâce à Dieu pour cette distinction. M. Boly a tenu à remercier les autorités pour la proposition de reconnaissance liée à son travail. Le récipiendaire a assuré que cet honneur l’engage à « redoubler encore plus d’efforts » pour accompagner les idéaux de développement portés par le Capitaine Ibrahim Traoré. Enfin, il a adressé un merci spécial à sa famille.

AES: le Premier ministre nigérien est arrivé à Bamako

Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances de la République du Niger, M. Ali Mahaman Lamine ZEINE a été accueilli ce jeudi 11 décembre 2025, par le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, Premier ministre, chef du Gouvernement.
C’est à 09 heures 10 minutes que l’avion qui transportait le Premier ministre du Niger et sa délégation s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo KEÏTA – Senou. À sa descente d’avion, il a été accueilli par son homologue du Mali entouré de plusieurs membres du gouvernement et d’une importante colonie nigérienne pour réserver un accueil digne et conforme à l’hospitalité malienne. Fanfare nationale et honneur militaire ont agrémenté l’arrivée du Premier ministre nigérien en terre aésienne du Mali.
Le Premier ministre, ministre de l’économie et des finances du Niger est au Mali dans le cadre de la rencontre des ministres des Finances de l’Alliance des États du Sahel, qui vont statuer sur l’opérationnalisation de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Cette institution financière de la Confédération vise à financer les infrastructures et les projets de développement des États membres, pour réduire ainsi la dépendance financière extérieure et promouvoir l’intégration économique.
CCRP-PRIMATURE

Journées agro-alimentaires Plusieurs acteurs primés

La Fédération nationale des industries de l’agro-alimentaire et de transformation du Burkina (FIAB) a organisé la « Nuit des JAAL », jeudi 4 décembre 2025, à Ouagadougou. Le secrétaire général de la FIAB, Modeste Ouédraogo : « la tenue de cette édition est le fruit de la résilience des acteurs et du soutien constant de nos partenaires ». Le directeur général de la promotion de l’économie rurale, Ollo Arnaud Kam, a souhaité que les distinctions deviennent un levier de croissance et une ouverture vers de nouveaux marchés. Une nuit de distinction pour célébrer le mérite des acteurs de la transformation agro-alimentaire.

Du 28 novembre au 5 décembre 2025 s’est tenue à Ouagadougou, la XIIIe édition des journées agro-alimentaires de la Fédération nationale des industries de l’agro-alimen￾taire et de transformation du Burkina (FIAB). La cérémonie de clôture a eu lieu, jeudi 4
décembre 2025, à Ouagadougou. « Transformation agro-alimentaire et souveraineté alimentaire au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives », a été le thème retenu. Au
cours de la soirée plusieurs acteurs de la transformation agro-alimentaire ont reçu des prix de différents partenaires dans 5 catégories.

Le secrétaire général de la FIAB, Modeste Ouédraogo : « la tenue de cette
édition est le fruit de la résilience des acteurs et du soutien constant de
nos partenaires »

Dans la 1re catégorie prix d’excellence du ministre chargé de l’Agriculture, commandant Ismaël Sombié, a été décerné à « Nutrifor industrie SA ». Ce prix est constitué d’une dé￾cortiqueuse de riz. Dans la 2e catégorie, l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (Apex-Burkina) a décerné le prix de la meilleure entreprise agro-alimentaire exportatrice de 2024 à l’entreprise Traoré Tenin production (ETT-PRO). Le lauréat a reçu
un trophée et 200 000 F CFA.

Dans la 3e catégorie, deux acteurs ont été primés par des attestations. Pour la 4e
catégorie, 2 lauréats ont reçu des attestations. Et dans la 5e catégorie, 5 acteurs ont
reçu également des attestations. Le lauréat Amadou Paré, directeur général Nutrifor industrie SA, a indiqué que ce prix est un signe que sa structure est sur la bonne
voie en termes de transformation des matières premières nationales. Il a traduit sa gratitude au ministère en charge de l’agriculture pour la reconnaissance.

Le secrétaire général de la FIAB, Modeste Ouédraogo, représentant la présidente du comité d’organisation a indiqué que la XIIIe édition des JAAL a connu la participation de
plus de 200 exposants venus du Burkina Faso et de la sous-région. Il a expliqué que durant les 7 jours, l’édition a décliné un programme dense et structuré autour du partage, de la valorisation et du renforcement des compétences. Il a remercié l’ensemble des partenaires qui ont permis la tenue de l’édition avant de saluer la forte présence de la délégation malienne.

Le directeur général de la promotion de l’économie rurale, Ollo Arnaud Kam, a souhaité que les distinctions
deviennent un levier de croissance et une ouverture vers de nouveaux marchés

Aux autorités burkinabè, Modeste Ouédraogo a traduit la reconnaissance du comité
d’organisation, pour l’accompagnement aux Journées agro-alimentaires. Il a donné
rendez-vous en novembre 2027 pour la XIVe édition des JAAL. Le directeur général
de la promotion de l’économie rurale, Ollo Arnaud Kam, représentant le ministre
d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, a affirmé que
la Nuit des JAAL témoigne de la détermination des acteurs du secteur à faire de la
souveraineté alimentaire le socle d’un Burkina Faso résilient, maitre de sa production et de sa consommation.

Il a donc encouragé l’ensemble des acteurs à innover et à exploiter toutes les opportunités
afin de dynamiser les unités de transformation en assurant la souveraineté alimentaire
du Burkina. Il a félicité l’ensemble des lauréats. « Que ces distinctions deviennent un levier de crois￾sance, un moteur d’excellence et une ouverture vers de nouveaux marchés », a-t-il souhaité.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Tenkodogo : Des élèves reconnaissants au président du Faso, Ibrahim Traoré

Plusieurs élèves de Tenkodogo ont marché dans la ville, le mercredi 10 novembre 2025, pour soutenir les actions du président du Faso, Ibrahim Traoré, en faveur de l’éducation et d’un Burkina Faso de souveraineté. De la place de la nation, ils  se sont rendus au haut-commissariat de Tenkodogo pour tenir un meeting. « Nous avons décidé de mener cette activité dans les 17 régions pour faire entendre une vérité profonde : lorsqu’un peuple décide de se lever, aucune force ne peut le mettre à genoux », a indiqué la présidente de la ligue des élèves de Tenkodogo (LET), Asbelle Fadilatou Moyenga. Selon elle, les élèves affirment leur engagement pour une nation forte, souveraine et fière.

Dans la même veine, le porte-parole des immergés de 2025, Abdoul Hakim Sana, a soutenu que la jeunesse ne restera pas spectatrice, mais actrice engagée dans la refondation de la patrie. Pour lui, cette manifestation ne doit pas être un événement ponctuel mais le début d’une dynamique, celle de la jeunesse consciente, responsable et debout.

KAK.

 

Kaya / Éducation: Un meeting de soutien au Capitaine Ibrahim Traoré

À l’instar des autres régions du Burkina Faso, la ligue des élèves de la région des Koulsé se sont rassemblés ce mercredi 10 décembre au rond-point de la femme sise au secteur 3 de Kaya, chef-lieu de la province du Sanbondtenga, pour un meeting de reconnaissance au président du Faso et aux acteurs de l’éducation.

Placé sous le thème: << Hommage du monde scolaire au Président du Faso et aux acteurs de l’éducation : reconnaissance, unité et engagement pour un Burkina souverain >> ce meeting à pour objectif de soutenir la révolution Progressiste populaire du Burkina Faso.

Des centaines d’élèves sortis pour la cause, cette marche s’est déroulée dans une ambiance avec conviction et espoir d’un changement et d’une évolution positive du monde éducatif au Burkina Faso.

Illiassa OUÉDRAOGO, président de la ligue des élèves de Kaya, lance un message de soutien au Président du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, chef de l’État << pour son engagement en faveur de la souveraineté de notre pays >> a-t-il laissé entendre. Pour ces élèves, ils admirent et saluent le courage et la volonté du Chef de l’État à faire du Burkina Faso un pays souverain et prospère.

Nematou Ouédraogo (collaboratrice)

Emil Abdoul Razak SEGDA

Conseil supérieur de la magistrature: 7 nouveaux membres prêtent serment devant le Conseil Constitutionnel

Le président du Conseil Constitutionnel, Barthémy Kéré, a présidé l’audience solennelle de prestation de serment de sept nouveaux membres du Conseil supérieur de la magistrature, mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou.

Sept nouveaux membres du Conseil supérieur de la ma-gistrature ont été installés dans leur fonction, au cours d’une audience solennelle présidée par le président du Conseil Constitutionnel, Barthémy Kéré, mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou. Ils ont tous chacun, à tour de rôle, prêté le serment, selon la formule consacrée suivante : « Je jure de bien et fidèlement remplir mes missions en toute intégrité, impartialité, indépendance dans la rigueur de la loi et de garder le secret des délibérations ».

Il s’agit de Fortuné Gaétan Zongo, Barnabé Compaoré, Jacqueline Kaboré /Zoungrana, Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré et Amidou Banhoro. Il y a également Idrissa Wangré et Drissa Coulibaly. Selon le président du Conseil Constitutionnel, Barthémy Kéré, le serment qu’ils viennent de prononcer est un engagement solennel et irrévocable. Il a ajouté que le serment signifie qu’ils placent leurs compétences, intégrité et dévouement au service de la justice et de l’intérêt général, au-delà de toutes les considérations personnelles. « Il est la ma-nifestation concrète de votre fidélité aux principes de
l’Etat de droit et de la Constitution, qui sont le socle de notre démocratie », a-t-il renchéri.

Une charge aussi lourde et exaltante

Une vue des sages du Conseil Constitutionnel à la prestation de serment.

« C’est affirmer que vos décisions, vos choix et vos recommandations seront guidés par l’éthique, l’équité et l’impartialité. C’est reconnaître que votre rôle dépasse les frontières de vos fonctions individuelles pour servir la collectivité et renforcer la confiance des citoyens dans le système judiciaire », a-t-il expliqué. Ainsi, il a indiqué que les nouveaux membres du CSM sont désormais les garants de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Et cette indépendance est le pilier de la démocratie. Sans elle, il n’existe, a-t-il dit, ni justice véritable, ni protection des droits fondamentaux, ni équilibre entre les pouvoirs.

Pour ce faire, leur serment est donc le point de départ d’une responsabilité immense : celle de garantir que chaque citoyen puisse accéder à une justice impartiale et équitable. Barthémy Kéré a aussi rappelé que le Conseil supérieur de la magistrature (CM) est une institution essentielle au fonctionnement de la justice au Burkina Faso. De son avis, sa composition, qui associe magistrats et personnalités extérieures, constitue un atout stratégique. Car, elle permet d’intégrer des perspectives diverses, de concilier les intérêts des magistrats et ceux des citoyens, et de renforcer la légitimité et la transparence des décisions prises.

Pour lui, la révision constitutionnelle du 30 décembre 2023 a renforcé cette ouverture, permettant au CSM de mieux répondre aux attentes des citoyens et de dissiper les critiques relatives au corporatisme. Et, elle a également élargi le regard sur les questions judiciaires et renforcé la crédibilité des décisions de l’institution. Le nouveau membre du CSM, Barnabé Compaoré, a dit mesurer la charge qui l’attend. « Il s’agit d’une charge aussi lourde et exaltante, c’est-à-dire de gérer le corps des magistrats », a-t-il confié. En plus, M. Compaoré a fait savoir le CSM va accompagner le président du Faso, dans sa mission exaltante de président du CSM, garant de l’indépendance de la magistrature.

Evariste YODA