Faso Mêbo: le ministère de la Sécurité apporte sa contribution

Le Ministère de la Sécurité a remis, le samedi 25 octobre 2025, à Ouagadougou, sa contribution d’une valeur de 7 millions F CFA équivalent à 55 tonnes de ciment, à l’initiative Faso Mêbo.

Le Ministère de la Sécurité a décidé d’apporter son soutien à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Convaincu que c’est une initiative capable de construire le Burkina Faso pour les générations à venir, le personnel du ministère est allé donner sa contribution aux res- ponsables de Faso Mêbo, samedi 25 octobre 2025. Cette contribution est de 7 millions F CFA représentant 55 tonnes de ciment. Ce don, a expliqué le secrétaire général du département, le commandant Ahmed Ouédraogo, vise à prêter main forte à l’initiative dans les différents sites de chantier de Faso Mêbo, à travers la confection de pavés. Faso Mêbo, a-t-il rappelé, comme son nom l’indique, vise à construire le Burkina Faso par les Burkinabè eux-mêmes et rendre concrète la vision assumée et éclairée de son excellence le capitaine Ibrahim Traoré chef de l’Etat.

« Le ministère de la Sécurité ne pouvait pas rester en marge face à cette initiative noble et louable », a-t-il indiqué. M. Ouédraogo a soutenu que la mobilisation du personnel du département permet donc à mettre « la main à la pâte », pour la construction des villes dont les ruelles, a-t-il souligné, sont de plus en plus embellies avec un changement de visage dans certains carrefours. Le commandant Ahmed Ouédraogo a traduit ses félicitations au personnel du ministère pour leur mobilisation qui témoigne de leur engagement pour la construction de la nation.

« Je les invite à continuer dans cette dynamique, car personne ne viendra construire notre pays pour nous », a-t-il dit. Au-delà, de cette action collective, le secrétaire général du ministère de la Sécurité a lancé un appel à chaque Burkinabè à poursuivre les œuvres de salubrité dans son environnement de vie, dans son quartier et dans les différents secteurs pour permettre que le Burkina Faso change de visage dans un futur proche.

Soumaïla BONKOUNGOU
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

Programme national de volontariat-SOTRACO: une convention de partenariat signée

Le Groupement d’intérêt public– Programme national de volontariat au Burkina (GIP-PNVB) et la Société de transport en commun (SOTRACO) ont signé une convention cadre de partenariat en vue de contribuer à l’amélioration du secteur du transport urbain et interurbain au Burkina Faso, vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina (GIP-PNVB) poursuit sa dynamique de promotion du volontariat national comme levier d’action au service du développement économique et social. Dans ce sens, il a signé une convention cadre de partenariat et de sa mise en œuvre avec la Société de transport en commun (SOTRACO). Cette cérémonie a eu lieu, vendredi 24 octobre 2025, à Ouaga-dougou, en présence des premiers responsables des deux structures.

Cette convention, a fait savoir le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, va permettre de mobiliser au moins 130 volontaires nationaux. « Elle traduit surtout la volonté commune de nos deux institutions d’unir nos forces pour contribuer à l’amélioration du secteur du transport urbain et interurbain, à travers la mobilisation de volontaires nationaux formés, engagés et conscients des enjeux liés à la mobilité et au service public », a déclaré M.

Noufé. Il a souligné que le domaine du transport constitue un secteur stratégique pour le développement du Burkina Faso, car, il touche la vie quotidienne
de nos concitoyens et participe au bon fonctionnement de l’économie. « En impliquant les volontaires nationaux, cette convention vise à renforcer les capacités opérationnelles de la SOTRACO, à promouvoir la citoyenneté active et la discipline dans le service public et à offrir aux jeunes volontaires une expérience professionnelle valorisante », a soutenu Djourmité Nestor Noufé.

Une convention conforme à la vision du chef de l’Etat

Par ailleurs, a-t-il ajouté, cette convention de partenariat s’inscrit également dans la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui appelle chaque Burkinabè à contribuer et à s’approprier, la Révolution progressiste populaire (RPP).

« Le GIP-PNVB entend jouer pleinement son rôle d’outil stratégique de mobilisation des énergies volontaires au service des chantiers de transformation nationale », a-t-il laissé entendre. M. Noufé a souhaité que cette convention soit le point de départ d’une collaboration fructueuse, qui inspirera d’autres acteurs à s’associer à la mission de mobilisation sociale par l’engagement volontaire au service du développement.

Le directeur général de la SOTRACO, Drissa Sawadogo, a expliqué que cette convention qui permettra à sa structure de disposer de 150 volontaires essentiellement des machinistes couramment appelé chauffeurs, va rehausser la qualité du service. « Vous avez suivi l’accroissement du parc de la SOTRACO avec 530 véhicules nécessitant un personnel supplémentaire.

C’est dans ce cadre que nous avons eu à notre disposition des chauffeurs bien formés, compétents avec toute l’expertise qu’il faut », s’est-t-il réjoui. Pour Idrissa Ouédraogo, cette convention de partenariat devra donc permettre à la SOTRACO d’atteindre ses objectifs en matière de mobilité urbaine et interurbaine. « Le volontaire, c’est la discipline, le patriotisme. Et cela va améliorer la qualité des services de la SOTRACO », a-t-il conclu.

Soumaïla BONKOUNGOU

Tour du Faso 4e étape: le Malien Diamouténé vainqueur à Diébougou, Paul Daumont intouchable en Jaune

Le Burkinabè Paul Daumont a une fois de plus assuré l’essentiel en conservant le maillot jaune de leader à l’issue de la 4e étape du Tour du Faso, courue ce matin entre Bobo-Dioulasso et Diébougou (128,170 km). L’étape a été enlevée au sprint par le Malien Tiémoko Diamouténé qui s’impose en 3 heures 00 minute et 54 secondes.

Le Tour du Faso a franchi un nouveau cap ce matin avec la 4e étape, reliant Bobo-Dioulasso à Diébougou sur une distance de 128,170 kilomètres. Les 65 coureurs des 12 équipes engagées, (les deux disqualifiés hier ayant été racheté) ont pris le départ réel à 8h46, après un départ « fictif » donné à 8h30. L’enjeu était de taille, notamment pour le classement général. L’étape a été marquée par une course tactique qui s’est finalement conclue par un sprint massif.

C’est le Malien Tiémoko Diamouténé qui a su tirer son épingle du jeu, s’imposant devant les Belges Lance De Cabooter et Timmy De Boes. La performance locale à noter est celle de Soumaïla Ilboudo, de l’équipe nationale des Hauts-Bassins, qui est le premier
Burkinabè à franchir la ligne d’arrivée. Toutefois, le grand gagnant de la journée pour le Burkina Faso reste Paul Daumont.

Le coureur national a géré la course avec sérénité et conserve sans difficulté le maillot jaune de leader du classement général. Il maintient également le maillot du classement par points. Le déroulement de la course a été caractérisé par une relative accalmie du peloton. Les équipes burkinabè ont fait un excellent travail en roulant en blocs pour contrôler la tête de course et protéger leur leader.

Les trois points chauds ont néanmoins permis d’animer l’étape et de distribuer de précieux points. Au 1er point chaud de Soumousso, c’est le Belge Timmy De Boes qui s’est illustré. Au 2e point chaud de Dan, le Burkinabè Soulama Bamassi a été le plus rapide, talonné par Diallo Djandouba du Mali. Enfin, au dernier point chaud de Bondigui (97,900 km), c’est le Marocain Achraf Ed Doghmy qui s’est imposé.

Malgré quelques tentatives d’échappées, notamment à l’approche des 25 derniers kilomètres, le peloton est resté groupé. Le groupe maillot jaune a rapidement repris les fuyards, assurant ainsi un sprint final spectaculaire à Diébougou.

L’arrivée dans la ville de Diébougou était un événement historique pour la région. La cité accueillait en effet la 3e arrivée d’étape de son histoire, après celles de 2008 (remportée par le Français Vincent Graczyk) et de 2019 (victoire du Burkinabè Bassirou Nikiema). La région du Djôro, rarement visitée par la caravane (cinq fois en 36 éditions du Tour, soit en 2005, 2008, 2017, 2019 et cette année), a réservé un accueil enthousiaste aux cyclistes, malgré le fait qu’elle ne compte pas de coureurs particulièrement performants, mis à part Jonas Poda du RCK et Natacha de l’USFA.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Salon régional de l’artisanat: l’APEN se dévoile aux festivaliers

A la Ve édition du Salon régional de l’artisanat (SARA) qui se tient, du 24 au 31 Octobre 2025, à Tenkodogo, dans la région du Nakambé, l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) est présente pour vendre ses services.

En plus des produits artisanaux exposés au Salon régional de l’artisanat (SARA), d’autres produits comme l’expertise dans le domaine des services attirent aussi la curiosité des festivaliers. En effet, l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) propose ses services au public. Dans un stand situé dans le pavillon climatisé, le chargé des ressources humaines de l’APEN, Akin Betran Abdoulaye Bayoulé informe et sensibilise les visiteurs aux missions de l’Agence.

A l’écouter, l’Agence de promotion de l’expertise nationale est un Etablissement public de l’Etat à caractère professionnel sous la tutelle du ministère en charge du commerce. Sa mission est de promouvoir et de valoriser l’expertise nationale. « Nous voulons créer un pool d’experts agréés qui vont contribuer au développement du pays. C’est pourquoi nous sommes venus échanger avec les festivaliers », a-t-il expliqué. Selon lui, l’APEN regroupe des personnes qui sont dans la consultation intellectuelle.

La loi 006 de 2011 régissant l’expertise stipule que pour être expert, il faut avoir un agrément. « Pour l’acquérir, il faut avoir la licence ou un niveau minimum de BAC+3 et avoir de l’expérience dans le domaine à exercer.

« En un mot, nous sommes chargés de délivrer des agréments aux experts, ce qui fait d’eux des compétences reconnues », a-t-il indiqué. Il existe trois catégories d’agréments qui sont la catégorie A délivrée au cabinet, au centre d’études et aux personnes morales, la catégorie B destinée aux acteurs du secteur privé et la catégorie C destinée aux acteurs de l’Administration publique.

« Déjà trois jours que le SARA a commencé et l’on constate de
l’affluence dans notre stand. On espère avoir un pool de compétences d’ici la fin du Salon », a souhaité le chargé des ressources humaines de l’APEN.

Fleur BIRBA

Salon régional de l’artisanat: la région du Bankui à l’honneur

Lundi 27 octobre 2025 a été consacrée à la région du Bankui, invitée d’honneur de la Ve édition du Salon régional de l’artisanat, qui se tient du 24 au 31 octobre, à Tenkodogo.

Les projecteurs ont été braqués pendant quelques heures, lundi 27 octobre 2025, sur les stands de la région du Bankui au Salon régional de l’artisanat (SARA) qui se tient jusqu’au 31 octobre prochain, à la Place de la nation de Tenkodogo. En effet, l’ex-région de la Boucle du Mouhoun, aujourd’hui scindée en deux (Bankui et Sourou), a été choisie comme région invitée d’honneur de cette Ve édition.

C’est par l’exécution de l’hymne national en bwamu qu’a commencé la journée consacrée à l’invité d’honneur. S’en est suivi une animation musicale aux sons de balafon, de flute et de « tianhoun », un instrument musical bwaba, fait à base de tiges de pailles, le tout rythmé de pas de danse orchestrés par des femmes et des hommes mobilisés pour l’occasion, au stand de la région logé dans la salle climatisée du site du SARA. Les vedettes de ce stand ont été sans doute les pagnes tissés san, dafing et bwaba dont le prix des trois pièces oscille entre 25 000 et 30 000 F CFA.

Sur le pagne bwaba, selon les explications de Awa Koumaré, figurent plusieurs espèces animales dont l’éléphant, symbole la force, le lion, commandant de la forêt, et le lièvre en raison de son intelligence. Le pagne comporte aussi des images d’homme muni d’une daba en plein travaux champêtres. Une autre explication révèle que ce pagne, est utilisé à la fois par les dafing et les bwaba et était, jadis, destiné à la noblesse. Particulièrement aux femmes du chef et celles de ses ministres.

Aujourd’hui, cette étoffe est utilisée lors des occasions de joie mais aussi de tristesse. « Toute jeune fille qui veut se marier et qui n’a pas ce pagne, aux yeux de la société, son kit de mariage n’a aucune valeur », a indiqué Mme Koumaré. A côté, il y a également les assiettes en terre cuite et les pots de décoration du village de Tchériba qui font la beauté du stand.

Selon le commissaire général du SARA, Eric Bassolé, cette journée de l’invité d’honneur vise à mettre en exergue un pan des potentialités artisanales et culturelles de la région du Bankui qui va, du reste, accueillir la VIe édition du SARA. « C’est aussi une occasion pour les artisans de la région d’avoir un partenariat entre eux », a-t-il ajouté.
Le représentant du gouverneur de la région du Bankui, Jean Robert Traoré, a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs du SARA d’avoir choisi sa circonscription administrative pour abriter la prochaine édition.

Il a promis que les artisans de sa région vont donner le meilleur d’eux-mêmes pour montrer leur savoir-faire artisanal.

Les visiteurs du stand d’honneur ont pu également déguster des mets typiques de la région, notamment le tô accompagné de plusieurs sauces mais aussi du fonio et du couscous.

Anselme KAMBIRE

Traitement de l’information assurantielle : des journalistes outillés

Dans le cadre de sa 4e Semaine commerciale (SEMCO), SUNU Assurances Burkina Faso a organisé un atelier de formation sur les principes de base de l’assurance et le traitement de l’information assurancielle au profit d’une vingtaine de journalistes et communicateurs, jeudi 23 octobre 2025, à Banfora.

SUNU Assurances Burkina Faso s’est engagée à vulgariser l’assurance auprès des populations. Mais la compagnie est convaincue qu’elle ne peut atteindre son objectif sans l’accompagnement des médias. Dans le but d’offrir aux journalistes, les moyens nécessaires pour jouer leur partition dans la promotion de la culture assurantielle, elle a organisé à leur profit, un atelier de formation aux principes de base de l’assurance et au traitement de l’information assurancielle, le 23 octobre 2025, à Banfora.

Cette activité entre dans le cadre de sa 4ᵉ Semaine commerciale (SEMCO), placée sur le thème : « L’assurance, outil de résilience économique pour les ménages et entreprises locales ».

La communication sur les principes de base de l’assurance a été assurée par le chef de département Réassurance, études et actuariat de SUNU Assurance vie Burkina Faso, Jean-Philippe Zombré, assisté du chef de département souscriptions et encaissements de SUNU Assurance IARD Burkina Faso, Ezéchiel Nabi.

Dans un format interactif et à travers des exemples illustratifs, ils ont entretenu les professionnels de l’information et de la communication sur les concepts clés, à savoir, entre autres, les notions de risques, d’aléas, les contrats d’assurance, les grandes branches d’assurance (vie et non vie ou IARD), les différents types de produits assurantiels, le rôle et les avantages de l’assurance pour les particuliers, les familles, les entreprises et autres organismes. Selon M. Zombré, loin d’être un produit réservé à la haute classe sociale, l’assurance constitue un puissant outil de résilience, de sécurité sociale et économique pour les populations à faibles revenus.

« L’assurance n’est pas une affaire de riches. Elle est plutôt le meilleur allié des personnes vulnérables », a-t-il souligné. Répondant aux questions des journalistes, il a dit que l’Intelligence artificielle va bouleverser le secteur des assurantiels, les assureurs sont alors appelés à se réinventer pour s’adapter à cette évolution technologique.
La charge de la présentation du module sur le traitement de l’information en assurances est revenue à l’ancien rédacteur en chef de Sidwaya et ancien secrétaire général du ministère en charge de la communication, Victorien Sawadogo.

Faire passer le message

Les enjeux et les fondements de la collecte et du traitement et de l’information assurantielle, les axes de traitement des sujets liés à l’assurance, à travers l’analyse du marché, la règlementation et le droit des assurances, les produits d’assurance, les risques et innovations étaient, entre autres, au centre de ses échanges avec les journa-listes.

Au nom du directeur général de SUNU Assurances Burkina Faso, le directeur général adjoint de SUNU Assurances vie Burkina Faso, Boukari Savadogo, a salué les hommes et femmes de médias pour leur participation à cette session qui vise à leur doter d’outils nécessaires pour une meilleure couverture du secteur assurantiel.

Elle s’inscrit dans la continuité des actions de renforcement de capacités des médias engagées par SUNU Assurances Burkina depuis 2022. La mise en place du prix Galian spécial SUNU Assurances entre également dans le cadre de cette volonté d’intéresser les journalistes à l’assurance. « Tous les jours, vous couvrez l’actualité liée à l’assurance.
Il est important que vous soyez outillés pour maitriser le secteur. Cela va vous permettre de mieux cerner les différents paramètres de l’assurance vie et de l’assurance dommage », a confié M. Savadogo.

Pour le directeur général adjoint de SUNU Assurances IARD Burkina Faso, Djibril Kader Ouédraogo, l’objectif n’est pas d’amener les journalistes à parler de SUNU Assurances, mais plutôt de parler aux populations de sorte que le message sur l’assurance passe. « Si tout le monde comprend l’assurance et que 50% de la population s’assure, SUNU saura comment se battre sur le marché pour avoir sa part de gâteau », a-t-il souligné.

Mahamadi SEBOGO

Semaine mondiale de l’éducation aux médias: promouvoir la lutte contre la désinformation

Educommunik organise la VIIe édition de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information, du 24 au 31 octobre 2025 à Ouagadougou, sur le thème :« Citoyenneté numérique à l’ère de l’intelligence artificielle ».

La VIIe édition de la Semaine mondiale de l’Education aux médias et à l’information (SM-EMI) se tient, du 24 au 31 octobre 2025, à Ouaga-dougou. Le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, parrain de la cérémonie, Pascal Yemboini Thiombiano, a lancé les activités, vendredi 24 octobre 2025. La chargée de programmes à Educommunik, Nina Kadi Diallo, représentante du secrétaire exécutif de Educommunik a confié que de plus en plus, ils assistent à une guerre communicationnelle sur les réseaux sociaux liée à la désinformation.

« Les révolutions numériques telles que l’avènement des réseaux sociaux et celui de l’Intelligence artificielle (IA) constituent un véritable bouleversement mondial et au Burkina Faso en particulier », a-t-elle souligné. Malgré ses multiples avantages dit-elle, l’IA présente aussi des inconvénients majeurs, notamment son utilisation dans la création de contenus liés à la désinformation.

« Quand bien même l’IA et l’éducation aux médias ont de nombreux avantages, il n’est pas bien d’écarter ses inconvénients qui jouent sur la prolifération des cas de désinformation et de discours de haine », s’est-elle exprimée. Nina Kadi Diallo a laissé entendre que durant la semaine, il y aura des panels portants sur la citoyenneté numérique, des journées portes ouvertes suivies d’une exposition photo au siège de EducommuniK.

Un double enjeu

La chargée de programme à Educommunik, Nina Kadi Diallo, a confié que sa structure vise à doter les jeunes d’outils nécessaires pour une bonne utilisation et une analyse efficace des contenus médiatiques.

Aussi, des rencontres d’échanges entre des organes de presse et des Wahiyans afin qu’ils puissent s’imprégner du milieu et du cadre de vie des journalistes. « Nous avons jugé bon de les réunir pour plus d’unité et de cohésion sociale, parce que nous assistons à beaucoup d’incompréhension entre ces deux fronts de la société », a-t-elle justifié.

A cela, s’ajoute des séances de sensibilisation des jeunes dans les établissements scolaires de la ville de Ouagadougou. Le représentant du ministre chargé de la Communication, Pascal Yemboini Thiombiano, a affirmé que l’Intelligence artificielle et l’Education aux médias et à l’information (EMI) représentent un double enjeu pour la société.

« L’EMI apparait donc comme un outil stratégique de résilience communautaire et de culture de la paix pour palier à cela », a-t-il confié. Pascal Thiombiano a, au nom du parrain, salué l’initiative de EducommuniK qui vient à point nommé dans une période cruciale où la vie de la nation est marquée par des défis sécuritaire, socio-économique. Mais aussi par une profonde volonté de résilience et de reconstruction collective.

Pour le directeur adjoint de Search For Common Ground Burkina/Bénin, Issouf Ouédraogo, l’innovation technologique doit être le moteur de la paix et de l’équité. « L’Intelligence artificielle n’est plus seulement une révolution technique, elle est une transformation cognitive, sociale, humaine et internationale, a-t-il laissé entendre. Alors, face à la nouvelle ère de formation, il a relevé que l’ensemble des acteurs doivent décider de son bon usage au quotidien.

En rappel, lancée en 2012 par l’UNESCO et ses partenaires, la Semaine
mon-diale de l’éducation aux médias et à l’information est célébrée chaque année à l’échelle mondiale.

Educommunik, depuis sa création en 2010 au Burkina Faso, s’aligne sur cette commémoration et œuvre pour la promotion de l’éducation aux médias et à l’information.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)