Opération de sécurisation autour des lycées à Bobo: 77 élèves interpellés et sensibilisés

Dès 7h30, de ce lundi 27 octobre 2025, les éléments de la Brigade anti-criminalité (BAC) se sont rassemblés au camp pour un briefing opérationnel dirigé par le commissaire principal de police, Dakiswendé Moïse Sylvain Tiendrébéogo. L’objectif était clair : procéder à une opération de contrôle autour de certains établissements scolaires, dans le strict respect des droits des élèves.

Les consignes données étaient précises : intervenir sans violence, sensibiliser les élèves interpellés et les conduire sur le site de Faso Mêbo, pour des actions citoyennes.

Trois équipes ont ainsi été déployées autour de trois établissements : le lycée professionnel régional Guimbi Ouattara, le lycée provincial Mollo Sanou, et le lycée municipal Vinama Thiémounou Djibril.

À l’issue de l’opération, 77 élèves retrouvés en dehors de leurs établissements pendant les heures de cours ont été interpellés, sensibilisés et acheminés sur le site de Faso Mêbo. En parallèle, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de 70 motos et 47 vélos.

Selon le capitaine de police Fabrice Ouédraogo, chef du bureau des opérations de la BAC, des investigations ont révélé que les abords de certains établissements servaient de points de vente de stupéfiants.

Cette opération vise à mettre fin à ces dérives et à responsabiliser les élèves. Les responsables des établissements concernés ont salué cette opération, qu’ils considèrent comme une contribution à la restauration de la discipline et à l’amélioration du climat scolaire.

La Rédaction de Bobo

Octobre Rose: Sage-femmes et gynécologue unis pour la santé de la femme

L’Association burkinabè des sage-femmes et maïeuticiens (ABSF/M), en collaboration avec la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina Faso (SOGOB), a organisé, le samedi 25 octobre 2025 à Ouagadougou, une séance d’aérobic à l’endroit des femmes, dans le cadre d’Octobre Rose.

Le monde entier célèbre chaque mois d’octobre de l’année « Octobre Rose », une période dédiée à la lutte contre les cancers féminins, en particulier le cancer du sein et du col de l’utérus. C’est dans cette optique que l’Association burkinabè des sage-femmes et maïeuticiens (ABSF/M), en collaboration avec la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina Faso (SOGOB), a organisé une séance d’aérobic placée sous le thème : « Unis pour la santé des femmes, stop aux cancers féminins ». La présidente de l’ABSF/M, Blanche Zoungrana/Zongo, a expliqué que la cérémonie d’aérobic symbolise l’engagement et la solidarité des sage-femmes, des gynécologues et de toutes les personnes impliquées dans la lutte contre le cancer féminin. L’objectif, a-t-elle précisé, est de sensibiliser à l’importance du dépistage précoce, car plus le cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont élevées. Mme Zoungrana a indiqué que l’association est présente dans toutes les régions du pays, et compte aujourd’hui plus de 400 membres. Sa mission principale, selon elle, est de garantir à chaque femme un accès aux soins prodigués par une sage-femme et de promouvoir la santé de la mère et de l’enfant. Blanche Zoungrana/Zongo a aussi lancé un appel à toutes les femmes : « L’autopalpation des seins doit devenir un réflexe mensuel. » Elle a insisté sur le fait que toutes les femmes sont concernées, qu’elles soient jeunes, enceintes ou ménopausées.

Le secrétaire général de la SOGOB, Dieudonné Ouédraogo, a souligné que le sport joue un rôle préventif. « Le sport renforce l’immunité et la capacité de l’organisme à lutter contre les maladies. Au-delà de l’effort physique, cette activité est un appel à toutes les femmes sur l’importance du dépistage précoce », a-t-il indiqué. En plus de cette séance aérobic, il a affirmé que la SOGOB a pris part à plusieurs autres activités au cours du mois, notamment des séances de dépistage organisées avec des associations partenaires et des conférences de sensibilisation. « En tant que société savante, nous mettons notre expertise au service de la prévention, du dépistage et du traitement des maladies féminines », a ajouté le secrétaire général.

Quant au coordonnateur du Programme national de lutte contre le cancer, le Pr Nayi Zongo, il a salué l’initiative conjointe des sage-femmes et des gynécologues, qui ont choisi le sport comme moyen de sensibilisation durant le mois d’Octobre Rose. Selon lui, la pratique régulière du sport ne profite pas seulement à la prévention, elle aide également les personnes atteintes de cancer à mieux supporter les traitements, à atténuer les effets secondaires et à limiter les risques de récidive. Le Pr Zongo a par ailleurs adressé un message d’encouragement aux femmes déjà atteintes de cancer, en rappelant que le gouvernement œuvre pour rendre les traitements plus accessibles et adaptés. À celles qui sont encore en bonne santé, il recommande la prévention par le sport, la mammographie dès 40 ans, et la vaccination des jeunes filles âgées de 9 à 15 ans contre le cancer du col de l’utérus. Il a enfin insisté sur la nécessité pour chaque femme d’effectuer régulièrement un double dépistage du sein et du col afin de détecter les lésions précancéreuses à temps.

Abibata KARA

Collaboratrice

Tour du Faso 4e étape : Le Malien Diamouténé vainqueur à Diébougou, Paul Daumont intouchable en Jaune

Le Burkinabè Paul Daumont a une fois de plus assuré l’essentiel en conservant le maillot jaune de leader à l’issue de la 4ᵉ étape du Tour du Faso, courue ce matin entre Bobo-Dioulasso et Diébougou (128,170 km). Il a désormais 10 secondes d’avance sur son poursuivant direct, le marocain El Alouani Driss. L’étape a été remportée au sprint par le Malien Tiémoko Diamouténé, qui s’impose en 3 heures, 0 minute et 54 secondes.

Le Tour du Faso a franchi un nouveau cap ce matin avec la 4e étape, reliant Bobo-Dioulasso à Diébougou sur une distance de 128,170 kilomètres. Les 65 coureurs des 12 équipes engagées, (les deux disqualifiés hier ayant été rachetés) ont pris le départ réel à 8h46mn, après un départ fictif donné à 8h30. L’enjeu était de taille, notamment pour le classement général. L’étape a été marquée par une course tactique qui s’est finalement conclue par un sprint massif. C’est le Malien Tiémoko Diamouténé qui a su tirer son épingle du jeu, s’imposant devant les Belges Lance De Cabooter et Timmy De Boes. La performance locale à noter est celle de Soumaïla Ilboudo, de l’équipe nationale des Hauts Bassins, qui est le premier Burkinabè à franchir la ligne d’arrivée. Toutefois, le grand gagnant de la journée pour le Burkina Faso reste Paul Daumont. Le coureur national a géré la course avec sérénité et conserve sans difficulté le maillot jaune de leader du classement général. Il maintient également le maillot du classement par points. Le déroulement de la course a été caractérisé par une relative accalmie du peloton. Les équipes burkinabè ont fait un excellent travail en roulant en blocs pour contrôler la tête de course et protéger leur leader. Les trois points chauds ont néanmoins permis d’animer l’étape et de distribuer de précieux points. Au 1er point chaud de Soumousso, c’est le Belge Timmy De Boes qui s’est illustré. Au 2e point chaud de Dan, le Burkinabè Soulama Bamassi a été le plus rapide, talonné par Diallo Djandouba du Mali. Enfin, au dernier point chaud de Bondigui (97,900 km), c’est le Marocain Achraf Ed Doghmy qui s’est imposé. Malgré quelques tentatives d’échappées, notamment à l’approche des 25 derniers kilomètres, le peloton est resté groupé. Le groupe maillot jaune a rapidement repris les fuyards, assurant ainsi un sprint final spectaculaire à Diébougou. L’arrivée dans la ville de Diébougou était un événement historique pour la région. La cité accueillait en effet la 3e arrivée d’étape de son histoire, après celles de 2008 (remportée par le Français Vincent Graczyk) et de 2019 (victoire du Burkinabè Bassirou Nikiema).

La région du Djoro, rarement visitée par la caravane (cinq fois en 36 éditions du Tour, soit en 2005, 2008, 2017, 2019 et cette année), a réservé un accueil enthousiaste aux cyclistes, malgré le fait qu’elle ne compte pas de coureurs particulièrement performants, mis à part Jonas Poda du RCK et Natacha de l’USFA.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

80e anniversaire de la Journée des Nations unies : le Burkina appelle l’ONU à engager des réformes justes et réalistes

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, a coprésidé, le vendredi 24 octobre 2025, la cérémonie commémorative marquant le 80e anniversaire de la Journée des Nations unies, placée sur le thème: « Construisons notre avenir ensemble ».

Lors de son allocution, le chef de la diplomatie burkinabè a souligné que l’histoire des Nations unies au cours des huit dernières décennies est marquée à la fois de réussites, de déceptions et parfois de rendez-vous manqués. Il a par conséquent insisté
sur la nécessité pour les parties prenantes de cultiver une écoute mutuelle, une compréhension partagée, ainsi qu’une action collective pour relever les défis actuels.

Le ministre Traoré a alors exhorté le Système des Nations unies à mener des réformes réelles, profondes et justes, axées sur les besoins des populations afin que les décisions de l’institution soient plus inclusives, efficaces et bénéfiques pour tous. Tout en saluant le travail accompli par l’ensemble du système des Nations unies au Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué la pleine disponibilité du gouvernement burkinabè, à poursuivre le partenariat avec les Nations unies dans un esprit d’écoute et de respect mutuel. Il a, par ailleurs, rassuré les différents acteurs des agences onusiennes présentes au Burkina Faso de l’engagement du Burkina Faso à leur offrir un cadre de travail favorable à la mise en œuvre efficace de projets concrets, alignés sur les priorités définies par les plus hautes autorités.

De son côté, monsieur Maurice Azonnankpo, coordonnateur par intérim du Système des Nations unies au Burkina Faso, a renouvelé son engagement et la détermination de son institution, à travailler aux côtés des autorités burkinabè sur
des questions touchant au développement durable, à la paix, à la sécurité et à la résilience des populations. Il a précisé que l’ambition future de l’ONU est d’être davantage en phase avec les besoins spécifiques des pays et de leurs peuples. Il faut noter que le système des Nations unies au Burkina Faso compte une vingtaine d’agences de Fonds et de Programmes.

DCRP/ MAECR-BE

Accélération des formalités douanières: le DG Yves Kafando s’assure du respect de la nouvelle mesure

Le Directeur général des Douanes, Yves Kafando, a visité le dimanche 26 octobre 2025, le bureau des Douanes Ouaga Route. Objectif, s’assurer du respect de la nouvelle mesure visant à accélérer l’accomplissement des formalités douanières.

Conformément à la note de service n° 2025-0509 du 24 septembre 2025, le personnel du bureau principal des Douanes et ses partenaires doivent travailler 7jours/7, durant le dernier trimestre de l’année, afin de diminuer l’afflux massif des camions le long de la voie de contournement. Pour constater l’effectivité de cette mesure, le Directeur général des douanes, Yves Kafando, a visité le dimanche 26 octobre 2025, le bureau des Douanes Ouaga Route. Il s’est réjoui de l’ouverture effective des bureaux et a remercié le personnel qui a accepté consentir ce sacrifice, preuve de leur engagement patriotique. Du reste, le DG des Douanes a déploré le manque d’engouement de la part des usagers, lors de sa visite.

« Nous recevons des plaintes à tout moment. Le bureau est ouvert, mais il n’y a pas assez d’affluence. La Douane travaille avec plusieurs unités. Lorsque l’administration des Douanes est prête pour engager les procédures et que certains acteurs ne sont pas là, évidemment, cela va jouer un peu sur la célérité des procédures. Nous avons appris, ce matin, qu’une vingtaine de déclarations ont été déposées au niveau des services depuis trois jours, mais le déclarant n’est plus revenu. Cela peut bloquer la procédure », a-t-il regretté.

C’est pourquoi, il a invité les partenaires à suivre la dynamique enclenchée par l’administration douanière. « Nous souhaitons que tout le monde puisse suivre le rythme qui a été imprimé. Cela va permettre de désengorger définitivement la situation que nous voyons », a-t-il appelé. Yves Kafando a, en outre, encouragé et félicité le personnel du bureau des Douanes Ouaga Route pour les résultats appréciables obtenus dans le mois. « Je suis très satisfait de mes collaborateurs. Ils ont fait un travail formidable. Avant la fin du mois d’octobre, depuis le 25 octobre, ils ont franchi la barre de 100% en termes de mobilisation des recettes qui était assignée comme objectif pour le bureau. Cela est très bien appréciable », a-t-il reconnu.

Et de les inviter à garder cette dynamique, cette ambiance, car dans certains offices par moments, le niveau de recouvrement piétine.
Le DG des Douanes a annoncé que, si la situation perdure d’ici janvier 2026, d’autres mesures vont être envisagées pour désengorger les files d’attente. « S’il faille travailler jusqu’à des heures tardives, nous allons le faire », a-t-il promis.
Yves Kafando a aussi souligné que le bureau n’a pas de problème d’effectifs ni de compétences ni d’outils logistiques. « Nous avons 80 vérificateurs, si chaque vérificateur reçoit trois dossiers par jour, c’est 240 camions qui sont traités. Donc la situation est gérable », a t- il assuré.

Le chef du bureau des Douanes Ouaga Route, Ghislain Sanon, pour sa part, a indiqué que la visite du premier responsable les galvanise à faire mieux, à travers la remobilisation de la troupe. « On a atteint les prévisions du mois, en recouvrant près 20 milliards F CFA de recettes. Il nous reste encore quelques mois pour boucler l’année, mais les perspectives sont bonnes à notre niveau »,
a-t-il déclaré.

Adama SAWADOGO

IIIe édition des Journées scientifiques de l’ingénieur en génie civil : sous le sceau de la modernisation des infrastructures

La IIIe édition des Journées scientifiques de l’ingénieur en génie civil s’est tenue, du 23 au 25 octobre 2025, à Ouagadougou, sur le thème « ingénieur du génie civil et opportunités d’investissement pour la modernisation durable des infrastructures au service de la souveraineté du Burkina Faso ».

L’Ordre des ingé-nieurs en génie civil du Burkina Faso œuvre pour des solutions durables et innovantes afin de relever les défis de l’ingénierie au service du développement. Ainsi, à la faveur de la IIIe édition des Journées scientifiques de l’ingénieur en Génie civil (JSI-GC) tenue, du 23 au 25 octobre 2025, à Ouagadougou, la réflexion a été portée sur le thème :
« ingénieur du génie civil et opportunités d’investissement pour la modernisation durable des infrastructures au service de la souveraineté du Burkina Faso ».

L’objectif de cette rencontre qui a réuni, des chercheurs, praticiens, enseignants, étudiants, institutions publiques et privées venus du Burkina et d’ailleurs est de permettre aux acteurs d’échanger en vue de proposer des solutions innovantes pour un développement endogène et souverain en matière d’infrastructures durables. Selon la vice-présidente de l’Ordre des ingénieurs en génie civil, Josseline Sonia Kaboré, il s’agit à travers cet évènement d’explorer des opportunités d’investissement permettant de concrétiser des ambitions infrastructurelles et valoriser le savoir-faire pour promouvoir une ingénierie burkinabè forte, compétitive, axée sur la durabilité.

« Nous pouvons contribuer au développement de nos infrastructures, aussi permettre aux ingénieurs de nos pays frère, en particulier le Niger et le Mali, au regard des défis communs que nous avons au niveau du développement des infrastructures, de réfléchir et de proposer des solutions innovantes », a-t-elle confié. L’édition 2025 des
JSI-GC a été placée sous le patronage du Président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), Ousmane Bougouma, représenté par le 3e vice-président de l’ALT, Hermann Yelkouni et le parrainage du ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho et de celui de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé. M. Sorgho a expliqué que le génie civil n’est pas qu’une science de la construction, mais également un art de bâtir durablement la Nation.

« Un art de bâtir durablement la Nation »

« Chaque pont qu’un ingénieur érige, chaque route qu’il trace, chaque barrage qu’il conçoit est un acte de libération, un symbole de résistance, et une pierre posée sur le socle
de notre souveraineté nationale », a-t-il relevé. Il a salué la thématique qui cadre avec la vision du gouvernement et met en lumière un enjeu crucial notamment comment transformer les compétences techniques en matière d’investissement et d’autonomie nationale.

« Nous invitons à faire de la science un bouclier, de la technique un levier, et du patriotisme un ciment pour unir nos efforts », a-t-il souhaité.
M. Sorgho, a, par ailleurs, rendu un hommage au ministre nigérien chargé des Infrastructures, le colonel-major Salissou Mahaman Salissou, pour sa présence qui honore le Burkina Faso et surtout le secteur du Bâtiment et travaux publics (BTP). Le représentant du Président de l’ALT a salué l’Ordre des ingénieurs en génie civil du Burkina Faso pour l’organisation de ces journées. Il a indiqué que cet évènement contribue à l’édification d’un Burkina Faso modèle, résilient et souverain.

« Je tiens à réaffirmer le soutien de l’ALT à toutes les initiatives qui concourent à renforcer la profession d’ingénieur,
à promouvoir la qualité des ouvrages publics… », a-t-il confié. Le ministre nigérien chargé des Infrastructures a aussi affirmé son soutien à cette réflexion des ingénieurs en vue de trouver les moyens de construire des infrastructures adaptées aux réalités des pays de
l’Alliance des Etats du Sahel (AES). « Nos trois pays ont entamé une marche commune qui consiste à aller vers la recherche de notre souveraineté », a-t-il appuyé.

Aly SAWADOGO

Confédération des Etats du Sahel: les forces vives du Liptako s’approprient ses idéaux

La Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES) a organisé une conférence régionale sur l’encrage de la Confédération et l’appropriation de la vision des trois chefs d’Etat par les forces vives du Liptako, vendredi 24 octobre 2025, à Dori.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES) a organisé une conférence régionale sur l’encrage de la Confédération et l’appropriation de la vision des trois chefs d’Etat par les forces vives du Liptako, vendredi 24 octobre 2025 à Dori. Selon le président de la CN-CES, Basolma Bazié, l’objectif global de cette rencontre est de contribuer à l’encrage de la Confédération des Etats du Sahel et de permettre une appropriation de la vision des trois chefs d’Etat par les forces vives de la région du Liptako.

En clair, la conférence a permis de présenter la commission, décliner ses missions, faire le point des avancées au niveau de l’AES et donner les perspectives et enfin de recueillir les préoccupations et les suggestions des participants. Dans cette optique, M Bazié a rappelé que le 16 septembre 2023, les trois chef d’Etat du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont retrouvés au Mali et à travers la Charte du Liptako-Gourma, ont mis en place l’Alliance des Etats du Sahel. Puis, a-t-il poursuivi, le 6 juillet 2024 au Niger, ils ont signé la Charte mettant en place la Confédération des Etats du Sahel.

C’est cette Charte et l’ensemble des documents qui permettent de mettre en place dans chaque pays la CN-CES. M. Bazié a souligné que c’est cette Charte et l’ensemble des documents qui permettent de mettre en place dans chaque pays la commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel.

De son avis, les actions de la commission qu’il préside s’inscrivent sur trois piliers à savoir la défense et la sécurité, la diplomatie ainsi que le développement. Concernant les missions de la commission, son président a affirmé qu’elles se déclinent en 8 points.

Les attributions de la commission

Pour ce faire, la CN-CES, dans le cadre de ses attributions, est chargée de suivre la mise en œuvre des décisions du collège des chefs d’Etat et des sessions confédérales des Conseils des ministres, préparer les réunions du collège des chefs d’Etat, les sessions confédérales des Conseils des ministres et les réunions des hauts fonctionnaires préparatoires des instances de la Confédération des Etats du Sahel. En plus, la commission établit au niveau national, le programme annuel d’activités, suit et coordonne son exécution et conduit des réflexions prospectives sur l’évolution de la Confédération des Etats du Sahel en proposant des mesures et actions à entreprendre en vue de la consolidation de la Confédération.

Hormis cela, elle contribue à l’éla-boration de la stratégie de communication en colla-boration avec les structures nationales et confédérales compétentes et suit sa mise en œuvre au Burkina Faso. Enfin, la commission travaille à la promotion de la Confédération en sensibilisant les populations à ses objectifs et examine tout autre dossier à elle confié.
A en croire Basolma Bazié, l’atteinte des objectifs assignés à la CN-CES
passe nécessairement par l’adhésion et l’appropriation des idéaux des trois chefs d’Etat et la solidarité entre différentes couches de la société de l’espace confédéral.

Autrement dit, a-t-insisté, les populations à la base doivent alors être mobi-lisées afin qu’elles puissent non seulement défendre et promouvoir les idéaux qui fondent l’AES mais aussi participer activement à la mise en œuvre des mesures prises. A ce sujet, le gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim Zongo, a rassuré de la disponibilité des populations à s’impliquer, comprendre, défendre et à faire rayonner les valeurs de l’Alliance. C’est pourquoi, il a déclaré que cette conférence est accueillie non seulement comme un moment d’échanges, mais également un acte fondateur dans le processus d’adhésion des masses populaires à la Révolution progressiste populaire (RPP). Pour finir, il a estimé que l’AES n’est pas qu’un projet institutionnel, elle est plutôt une vision, une aspiration populaire, un socle pour bâtir ensemble une communauté forte, solidaire et prospère.

Souaibou NOMBRE

Décès de Jean Victor Ouédraogo: le journaliste repose au cimetière de Silmissin

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Le journaliste et communicateur, Jean Victor Ouédraogo, plus connu sous le nom de JVO, décédé le mercredi 22 octobre 2025, à l’hôpital de Tengandogo à Ouagadougou, a été inhumé au cimetière de Silmissin dans la commune rurale de Komsilga le samedi 25 octobre 2025.

Figure respectée du paysage médiatique national, Jean Victor Ouédraogo a tiré sa révérence, mercredi 22 octobre 2025, à l’hôpital de Tengandogo, à Ouagadougou, après une carrière riche et marquée par un engagement constant au service du développement rural. Journaliste à l’AIB, Sidwaya et la RTB puis communicateur, M. Ouédraogo a occupé plusieurs postes de responsa-bilité, dont celui de directeur de la communication du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST (CNLS-IST), directeur de la communication du ministère en charge de la jeunesse et dernièrement directeur de la communication et des relations avec la presse de la Primature.

Le regretté a été inhumé au cimetière de Silmissin dans la commune rurale de Komsilga, samedi 25 octobre 2025. Pour Emile Bayala, un ancien collaborateur du défunt, JVO était un passionné des questions de développement rural, il s’était particulièrement distingué par son investissement dans la promotion du secteur agricole. « JVO était entre autres le promoteur du Salon international de l’agriculture et de l’élevage (SIAEL), du Salon régional de l’agriculture et de l’élevage (SRAEL) et du réseau Initiative des journalistes et acteurs de la communication pour le développement (IJACOD), des structures qui ont contribué à valoriser les initiatives agricoles et rurales du Burkina Faso », a-t-il expliqué.

De son avis, l’homme fut un excellent journaliste dévoué qui a su traiter les sujets intéressants parfois dangereux pour sa propre vie quand il était à l’AIB. « Que Dieu lui accorde son paradis et que la terre lui soit légère », a souhaité Emile Bayala. Selon son promotionnaire Emmanuel Nitiéma, le journaliste Jean Victor Ouédraogo a touché, par sa
transversalité professionnelle, presque à tous les domaines du journalisme ainsi que de la communication. Il retient aussi que JVO s’était investi dans la promotion de l’agriculture et de l’élevage. « JVO restera, pour la génération actuelle et future, un modèle », a-t-il lancé. Pour Ali Sawadogo un ancien collaborateur du défunt à Sidwaya, JVO était un homme serviable, dévoué dans son travail dans toutes les structures dans lesquelles il est passé. « Au niveau associatif, il est initiateur de beaucoup d’œuvres sociales.

Sa disparition nous attriste tous », a relevé M. Sawadogo. Le Directeur général de l’Agence nationale de la promotion de finance inclusive, Wango Fidèle Yaméogo, a soutenu avoir connu Jean Victor Ouédraogo depuis les années 90 à Ouahigouya. « Nous avons mené bon nombre d’activités ensemble surtout dans le domaine du monde rurale. Son départ est regrettable », a-t-il déploré. Quant au chargé de communication au Secrétariat national de l’éducation catholique, Fernand Ouédraogo, il a souligné que JVO est à féliciter pour toutes ses bonnes actions entreprises pour le monde rural. « Il était très perspicace très engagé après plus de quinze ans de collaboration avec lui. Je suis son disciple », a-t-il confié.

Valentin KABORE
(Collaborateur)

Visite des Afro-descendants au Burkina Faso: la délégation accueillie à l’aéroport de Ouagadougou

Une délégation du ministère des Affaires étrangères, conduite par le Secrétaire général, l’ambassadeur Hermann Yirigouin Toé, a accueilli la délégation des Afro-descendants et de la diaspora africaine à son arrivée, dans l’après-midi du dimanche 26 octobre 2025, au pays des Hommes intègres.

A l’initiative de l’Institut de développement de la diaspora africaine (ADDI), cette délégation de près de 700 Afro descendants a choisi le Burkina Faso comme destination privilégiée pour un retour symbolique en terre ancestrale. Ce grand retour au Burkina Faso s’inscrit dans la volonté des communautés des Afro-descendants de renouer avec les racines africaines. Il est surtout stimulé par le leadership du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat, dont la vision et l’action inspirent une profonde admiration au sein de la diaspora africaine.

En foulant le sol burkinabè, la Présidente de ADDI, Dr Arikana Chihombori et la délégation ont exprimé toute leur joie et leur profonde satisfaction de se sentir chez elles et de vivre ce moment symbolique qui renforce les liens identitaires et historiques avec le continent. « Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré que le Burkina Faso est la maison des Africains, c’est ainsi que nous sommes venus lui témoigner notre soutien et réaffirmer notre engagement à œuvrer pour la concrétisation de sa vision commune pour l’Afrique », confie Dr Arikana Chihombori. Tout en souhaitant la chaleureuse bienvenue à la délégation, le Secrétaire général, l’ambassadeur Hermann Yirigouin Toé, a salué l’initiative noble de la communauté des Afro-descendants.

« C’est une démarche de retour symbolique et de réconciliation mémorielle qui place le Burkina Faso comme pays d’accueil mais aussi pays d’espoir pour de nombreux africains de la diaspora. Ce voyage se déroule dans un contexte de renaissance panafricaniste portée par la vision éclairée du capitaine Ibrahim Traoré », a indiqué le Secrétaire général.
Le séjour des Afro-descendants au Burkina Faso, prévu du 26 octobre au 8 novembre 2025, s’annonce riche et diversifié. Le programme comprend des rencontres officielles, des conférences et ateliers, des visites de sites historiques et culturels burkinabè, ainsi que des actions de solidarité en faveur des personnes déplacées internes. Des échanges sont également prévus avec le secteur privé burkinabè afin de dynamiser les secteurs stratégiques et de contribuer au développement du pays.

DCRP/MAECR-BE