La Loterie nationale burkinabè (LONAB) partenaire du Tour du Faso a offert 100 millions de FCFA au ministère en charge des Sports à l’issue de la signature d’un accord de sponsoring de la 36e édition le mercredi 22 octobre 2025 à Ouagadougou.
C’est une bouffée d’oxygène bien à propos pour la 36e édition du Tour du Faso. A quelques heures du début de la compétition, le ministère chargé des sports a reçu une enveloppe d’une valeur de 100 millions de FCFA de la part de la Loterie nationale burkinabè (LONAB). Ce soutien a été matérialisé par la signature d’un accord tripartite de sponsoring entre le ministère de l’économie et des finances, le département des sports de la jeunesse et de l’emploi et la structure Sportpub International, le mercredi 22 octobre. Expliquant le sens de ce geste, le ministre chargé de l’économie Aboubacar Nacanabo a indiqué que c’est un devoir d’accompagnement dont la LONAB a pris plaisir à s’acquitter conformément à ses obligations sociétales pour permettre une meilleure organisation du Tour du Faso.
Aussi a-t-il rassuré les responsables de l’événement et l’ensemble des acteurs de la continuité de cette aide. Un engagement salué à sa juste valeur par le chef du département des sports. Insistant sur l’utilité du don, Roland Somda a en effet indiqué que l’apport de la LONAB a toujours contribué à résoudre l’équation récurrente de la mobilisation des ressources chaque année. Le directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani a quant à lui a souligné le caractère gagnant-gagnant de l’accord. « Nous avons dans le cadre de cet accord une contrepartie qui nous permet d’user d’espaces qui nous seront offerts pour faire la promotion-vente de nos produits et renforcer la visibilité de la LONAB », a-t-il précisé. Cela permettra à la nationale des jeux de hasard, a-t-il ajouté, d’engranger des ressources pour davantage contribuer au développement du Burkina Faso notamment au plan sportif.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé le 22 octobre 2025, la cérémonie d’ouverture de la 15e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) qui se tient à Ouagadougou.
Placé sous le thème « Quelles contributions des technologies, inventions et innovations dans un contexte de relance d’industrialisation ? », ce rendez-vous biennal se déroule du 22 au 26 octobre 2025. La présence du Chef de l’État à cette cérémonie, une première, vise à encourager le monde de la recherche à s’investir pleinement, à travers leurs inventions, leurs innovations, leurs technologies pour accompagner le développement du Burkina Faso, engagé dans une Révolution.
« Je tenais donc à féliciter tous les chercheurs, les enseignants-chercheurs, tous les inventeurs, tous les innovateurs pour tout le travail qui a déjà été abattu malgré les difficultés qui peuvent se trouver sur le chemin », indique le Capitaine Ibrahim TRAORÉ aux acteurs du monde de la recherche.
Le leader de la Révolution Progressiste Populaire salue les efforts consentis par les acteurs du monde de la recherche scientifique et des innovations technologiques dont les réalisations se trouvent sur le terrain. Il s’est dit déterminé à les accompagner pour mettre en œuvre leurs idées et connaissances au service du Burkina Faso, tout en invitant les Burkinabè à consentir davantage d’efforts dans le domaine de l’invention, de la recherche et de l’innovation.
À noter que la République du Mali est le pays invité d’honneur de la présente édition. Des délégations officielles du Niger et du Togo sont également présentes à ce 15e FRSIT.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Un camion en provenance de Ouagadougou et à destination de Dori a été arrêté pour contrôle l𝐞 𝐝𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝟏𝟗 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓, par les agents de la Brigade mobile des Douanes de Kaya à l’entrée de ladite ville. Après une fouille minutieuse, les douaniers ont découvert 𝐜𝐞𝐧𝐭 (𝟏𝟎𝟎) 𝐟𝐮̂𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐲𝐚𝐧𝐮𝐫𝐞 savamment dissimulés sous une cargaison de sacs vides de ciment.
Le véhicule ainsi que son contenu prohibé ont été conduits dans un lieu sécurisé pour la suite de la procédure.
Substance hautement réglementée, le cyanure n’est pas seulement un produit chimique dangereux : il représente une véritable menace pour la sécurité nationale lorsqu’il échappe au contrôle de l’État. Utilisé dans les activités minières, il peut aussi servir à la fabrication d’explosifs ou à des activités illégales susceptibles d’alimenter les réseaux terroristes.
Sa circulation clandestine accroît donc le risque d’empoisonnement des populations, de dégradation de l’environnement et de détournement à des fins destructrices.
En interceptant ce convoi, la Douane a ainsi prévenu un potentiel usage criminel du produit et contribué à la sécurisation du territoire national, au moment où le pays livre une bataille déterminante contre les forces du désordre.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le mode opératoire témoigne d’une organisation de plus en plus sophistiquée des trafiquants, utilisant des cargaisons anodines comme paravent. Cette méthode rappelle d’autres cas récents, où la vigilance des brigades a permis de mettre la main sur des cargaisons illicites de nature similaire.
Face à cette situation, le Directeur général des Douanes, 𝐥’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐊𝐀𝐅𝐀𝐍𝐃𝐎, a félicité les agents pour leur professionnalisme avant d’adresser un appel appuyé à la responsabilité citoyenne. Il invite les acteurs du transport et de la logistique, qu’ils œuvrent dans le fret ou le transport de passagers, à signaler toute activité suspecte ou chargement douteux dont ils auraient connaissance.
Cette saisie, au-delà de sa portée opérationnelle, traduit la détermination constante de l’administration des Douanes à protéger la Nation contre toutes les formes de trafic mettant en péril la sécurité, la santé publique et l’environnement.
Elle rappelle que, sur les routes du pays, la vigilance douanière demeure un rempart essentiel dans la défense du bien commun.
La route tue à Bobo-Dioulasso comme partout ailleurs dans les autres centres urbains du Burkina Faso. Les chiffres sont encore effroyables dans le milieu scolaire. Chaque année, de nombreux élèves sont victimes d’accidents de la route dans la capitale économique du pays des Hommes intègres. Les raisons de ces accidents mortels sont, entre autres, l’incivisme, la vitesse, la manipulation du téléphone portable en circulation, … et la négligence parentale.
Mardi 25 février 2025. Il est un peu plus de 6 heures 30 minutes à Bobo-Dioulasso, dans la province du Houet, région du Guiriko. La ville s’éveille au rythme des klaxons, des bruits de moteurs et des chants d’oiseaux. Devant les établissements scolaires, la scène est toujours la même : un flot de vélomoteurs déboulent à toute vitesse, transportant des élèves en uniforme, parfois à deux ou trois sur le même engin. La circulation est un théâtre d’incivilités : casques mal fixés, feux tricolores non respectés, téléphones en main …, le tableau est inquiétant. Dans cette course contre la montre pour arriver à l’heure à l’école, surviennent fréquemment des accidents, parfois graves et même mortels, avec leur lot de conséquences. Les causes sont : vitesse excessive, non-respect du Code de la route, surcharge, circulation de nuit sans éclairage, dépassements défectueux, inattention, etc.
Au troisième trimestre de l’année 2025, les éléments de la deuxième Compagnie d’incendie et de secours (CIS 2) des sapeurs-pompiers à Bobo-Dioulasso ont secouru les victimes dans 438 cas d’accidents de circulation impliquant des scolaires et étudiants, accidents dans lesquels trois décès ont été enregistrés. En 2024, sept élèves ont trouvé la mort sur le
Un tas d’engins impliqués dans les accidents de la route au service de la section accident de la Police nationale de Bobo-Dioulasso.
chemin de l’école dans la ville de Sya. Pour le chef de service de la section des accidents de la police nationale de la ville de Bobo-Dioulasso, le capitaine Mariette Bélemsigri, l’accident est un événement fortuit, mais il est souvent provoqué par l’irresponsabilité humaine.
« Certains élèves se dopent avant de sortir. Ils font des acrobaties avec leurs vélomoteurs ou roulent sans freins ni phares. Et quand l’accident survient, c’est la mort ou le handicap. Un seul élève mort, c’est déjà trop », lâche, d’une voix ferme, Mme Bélemsigri.
Un jeune garçon de 16 ans, les écouteurs aux oreilles, la tête ailleurs, relate-t-elle avec désolation, a trouvé la mort après avoir percuté un taxi dans le centre-ville.
Les causes sont multiples, mais l’usage du téléphone portable en circulation revient souvent. « Les scolaires sont tentés de manipuler leurs téléphones pendant qu’ils sont en circulation.
Certains suivent des vidéos sur TikTok ou répondent à des messages WhatsApp alors qu’ils roulent. Ils oublient qu’un instant d’inattention peut être fatal », fait savoir le capitaine Bélemsigri. Les réseaux sociaux, la mode et la vitesse excessive
forment un cocktail dangereux, dit-elle.
La responsabilité parentale
Le fondateur du complexe scolaire « Le Savoir », Aboubacar Koïta, est convaincu que la sensibilisation des élèves sur la bonne conduite dans la circulation va finir par porter ses fruits.
Dans les lycées et collèges, le constat est établi. Abdoul Rahim Ouattara, 17 ans, élève en classe de 2nde A, a eu son vélomoteur après l’obtention de son Brevet d’études du
premier cycle (BEPC). S’il soutient faire preuve de prudence dans la circulation, ce n’est pas le cas de certains de ses camarades. Fatoumata Madjouma Traoré, élève en classe de 2nde AB3, avoue enfreindre souvent aux règles de la circulation. « Quand je suis en retard, c’est difficile de respecter toutes les règles de la circulation. Mais, je porte toujours mon casque », dit-elle.
Pour le fondateur du complexe scolaire Le Savoir, Aboubacar Koïta, c’est bien de payer un engin pour son enfant, mais, il faut s’assurer de sa bonne utilisation. « Quand on regarde les statistiques, les accidents impliquant les scolaires sont préoccupants. Beaucoup n’ont pas de permis, ne connaissent pas les panneaux de signalisation et refusent de porter le casque », regrette-t-il.
Les parents, laisse entendre le capitaine Bélemsigri, sont souvent les premiers responsables des accidents impliquant leurs progénitures.
Quand les écoles deviennent des postes de régulation
« Ils offrent des motos sans encadrer leurs enfants. Avant d’offrir un engin, il faut l’inscrire à l’auto-école pour qu’il apprenne le Code de la route, l’éduquer au port du casque. Un casque ne coûte presque rien, mais, il sauve des vies », enseigne Mariette Bélemsigri. Sur les routes de Bobo-Dioulasso, cette négligence parentale se paie cher. Les élèves roulent souvent sans casque, sans permis de conduire et parfois avant l’âge requis (au moins 14 ans). « Derrière chaque statistique, il y a un drame, un deuil, un rêve brisé. Quand la mort survient, c’est toute une famille qui est détruite », soupire Mme Bélemsigri.
A 17 ans, Abdoul Rahim Ouattara affirme qu’il roule prudemment dans la circulation en tenant compte des autres.
Dans les rues poussiéreuses, entre les bruits des motos entremêlés aux vrombissements des véhicules et les embouteillages du matin, on croise désormais ces adolescents en gilets orange. Leurs gestes calmes et leurs regards concentrés rappellent que la sécurité routière n’est pas qu’une affaire de lois, mais de citoyenneté. Le complexe scolaire Le Savoir, situé en bordure d’une route bitumée, a connu plusieurs frayeurs. Pour minimiser les accidents de circulation impliquant ses pensionnaires, l’établissement a mis en place un club bénévole de sécurité routière. Le club, selon l’un de ses membres Fatoumata Sanogo, est né après un concours sur la sécurité routière que le complexe a remporté.
« On a voulu prolonger cette victoire en actions concrètes », soutient l’élève Sanogo. Munis de gilets fluorescents et de petits panneaux, ces adolescents se tiennent fièrement devant leur école pour faciliter la circulation de leurs camarades, notamment les plus petits. Leurs gestes sont précis : bras levés pour stopper les usagers de la route, regard vigilant pour laisser passer les enfants du primaire. Barakissa Sarambé, élève en classe de 1re D, est
aussi membre du club.
« On a mis en place le club pour réguler la circulation. On a déjà évité plusieurs accidents », se félicite-t-elle. « On veut préserver et sauver la vie de nos camarades en les sensibilisant sur la manipulation du téléphone en circulation et sur le port du casque », insiste Abdoul Barro. Au-delà de cette initiative, la direction de l’établissement a noué un partenariat avec la Police nationale.
« Chaque matin, pendant les rentrées, la police vient nous aider à réguler la circulation devant l’école. Mais comme elle ne peut pas être là tout le temps, le relais est assuré par
« Certains élèves se dopent avant de sortir. Ils font des acrobaties avec leurs motocyclettes, ils roulent sans freins, ni phares (…) ».
les enseignants et maintenant par les élèves du club », explique M. Koïta. Le résultat est visible :
« Depuis la mise en place du club de sécurité routière, aucun accident grave n’a été enregistré à proximité de l’établissement. C’est la preuve que la prévention fonctionne », commente fièrement le fondateur.
L’éducation, un levier de changement
Face à ce fléau, la sensibilisation reste la meilleure arme. La section des accidents de la police nationale de la ville multiplie dans ce sens les interventions dans les écoles.
« La vie est tellement précieuse qu’il faut la préserver.
Et c’est une lueur d’espoir quand les élèves eux-mêmes demandent qu’on vienne leur parler de sécurité routière, c’est qu’ils ont compris quelque chose », estime le capitaine Bélemsigri. Les thèmes abordés par le chef de service de la section accident de la police nationale de la ville de Bobo-Dioulasso et ses éléments avec les élèves sont le respect du Code de la route, les dangers de la vitesse excessive, le port du casque et le comportement citoyen. Aussi, fait savoir le capitaine Bélemsigri, les enseignants s’impliquent dans l’éducation routière des élèves. « Dans certaines classes, les règles de circulation sont désormais intégrées aux leçons d’éducation civique. Les élèves apprennent à reconnaître les panneaux, à respecter les feux et à adopter les bons réflexes », indique-t-elle. Un apprentissage qui pourrait, à long terme, sauver des vies. Dans les cours d’école, les discussions sur la sécurité routière deviennent de plus en plus fréquentes. Cette prise de conscience, bien que lente, est
tangible.
Les jeunes commencent à comprendre que la route n’est pas un terrain de jeu et que la vitesse excessive, symbole de liberté, peut détruire toute une vie. Le fondateur du complexe Le Savoir est convaincu que la sensibilisation va finir par porter ses fruits. « Un jour, ces enfants seront parents, conducteurs, responsables. Ce qu’ils apprennent aujourd’hui peut changer la société de demain », se convainc-t-il.
De ce fait, Aboubacar Koïta plaide pour un enseignement obligatoire du Code de la route dès le
secondaire et pour des partenariats renforcés entre les écoles, la police et les associations.
Kamélé FAYAMA
De l’obligation du port du casque
Le port du casque est obligatoire pour tous les usagers d’engins à deux roues motorisées au Burkina Faso, conformément à la législation en vigueur. Cette
obligation est inscrite dans le décret n°78-107/PRES/TPTU du 30 novembre 1978, qui impose le port du casque pour les conducteurs et passagers de cyclomoteurs,
vélomoteurs et motocyclettes. Pour renforcer cette mesure, un décret du 20 avril 2005 (n°2005-231/PRES/PM/MCPEA) oblige les commerçants à fournir un casque
homologué lors de la vente de ces véhicules. Cette disposition vise à garantir que chaque acheteur dispose d’un équipement de sécurité dès l’acquisition de son engin. Malgré ces textes législatifs, le respect de cette obligation a longtemps été insuffisant. Pour remédier à cela, les autorités burkinabè ont décidé de passer à une phase de
répression progressive. Ainsi, depuis janvier 2025, des contrôles et les sensibilisations s’enchainent pour s’assurer que les usagers portent effectivement le casque.
Réunis en séance plénière, mardi 21 octobre 2025, à Ouagadougou, les députés de l’Assemblée législative de transition ont adopté à l’unanimité, la loi portant sur la réorganisation agraire et foncière.
Au Burkina Faso, l’Etat renforce sa souveraineté sur les terres nationales. Au cours de la séance plénière du mardi 21 octobre 2025, à l’Assemblée législative de transition (ALT), à Ouagadougou, les 71 députés ont donné leur quitus au projet de loi portant réforme agraire et foncière. Cette réforme vise à renforcer le contrôle de l’Etat sur les ressources foncières afin de garantir une utilisation équitable, rationnelle et conforme aux priorités nationales.
Selon les explications fournies par le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, la réforme du foncier figure parmi les priorités stratégiques du gouvernement dans le cadre du Plan d’action pour la stabilisation et le développement. Cette réforme s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la gouvernance, notamment à travers une meilleure organisation et une gestion plus transparente des
ressources foncières.
Pour le ministre chargé de l’Economie, la première loi sur l’organisation agraire et foncière remonte à 1984, période de la Révolution burkinabè. Plusieurs modifications ont été apportées en 1991, 1996 et 2012. Celle de 2012 était jusqu’à présent le texte de référence. Toutefois, le ministre Nacanabo a relevé qu’un diagnostic approfondi réalisé en 2021 a mis en lumière plusieurs insuffisances de la loi de 2012. Il s’agit pour lui, de l’absence d’une position centrale de l’Etat dans la gestion foncière, la multiplication des accaparements de terres et la difficulté croissante à mobiliser des terres pour des projets d’intérêt national, notamment agricoles.
« Pour faire face à toutes ces insuffisances, une relecture de la réorganisation agraire et foncière a été engagée. C’est cette relecture qui nous a permis d’aboutir à la loi votée aujourd’hui », a fait savoir le ministre chargé de l’Economie. Comme innovation majeure de la nouvelle loi, plusieurs changements structurants ont été introduits. Pour Aboubakar Nacanabo, le texte consacre désormais la propriété pleine et entière de l’Etat sur les domaines fonciers nationaux.
Quid des personnes étrangères ?
Toutefois, il prévoit la délégation de gestion à certaines collectivités territoriales, en fonction des besoins et des réalités locales. « Bien entendu, cette loi ne remet pas en cause la propriété privée. Puisque les particuliers peuvent toujours obtenir des titres fonciers. Le principe fondamental reste cependant que la terre appartient à l’Etat», a-t-il précisé. Autres innovations, a poursuivi M. Nacanabo, les personnes de nationalité étrangère ne peuvent plus détenir un droit de propriété sur les terres rurales, sauf en cas de réciprocité entre Etats. Cette mesure vise à préserver la souveraineté foncière et à protéger les terres rurales de la spéculation étrangère.
Pour les terres aménagées à vocation agricole, aucun titre de propriété ne sera désormais délivré. Les bénéficiaires, a éclairé le ministre, devront passer par un bail emphytéotique, autrement dit, un contrat de longue durée allant de 18 à 99 ans. Cette formule permet de garantir la durabilité de l’exploitation agricole tout en maintenant la propriété de l’Etat.
Le ministre Nacanabo a aussi expliqué qu’en ce qui concerne les procédures d’expropriation, la nouvelle législation a introduit la possibilité d’expropriations d’urgence, destinées à accélérer la mise en œuvre de projets stratégiques.
Cette innovation vise à réduire les délais administratifs qui pouvaient jusqu’alors compromettre la réalisation de certains projets prioritaires. Avec cette nouvelle loi, le gouvernement affiche sa volonté de moderniser la gouvernance foncière et de rétablir la justice sociale dans la gestion des terres. La prochaine étape, a conclu le ministre chargé de l’Economie va consister à finaliser les textes d’application afin de permettre l’entrée en vigueur effective de la réforme.
Le mouvement solidaire pour la paix au Burkina a animé une conférence de presse, vendredi 17 octobre 2025 à Ouagadougou, pour annoncer la tenue de la compétition Bayiri Awards.
Le mouvement solidaire pour la paix au Burkina veut promouvoir les langues nationales. Dans ce sens il a initié un concept dénommé Bayiri Awards.
Pour mieux expliquer l’évènement, les initiateurs ont animé une conférence de presse, le vendredi 17 octobre 2025 à Ouagadougou.
Le promoteur et coordonnateur de Bayiri Awards, Dakiswendé Zoungrana, a expliqué que Bayiri Awards vise à reconnaître les mérites des hommes et femmes pour leurs actions et leur dévouement en matière de valorisation des richesses culturelles.
La compétition se tient sur le thème : « Valeurs ethniques et Langues nationales : Un levier de la Révolution Progressiste Populaire ». M. Zoungrana a signifié que Bayiri Awards comporte trois volets. Il a cité la valorisation des langues nationales, la promotion des valeurs ethniques et la parenté à plaisanterie. Selon lui, le comité d’organisation a lancé un recrutement pour obtenir les candidats dont l’âge est compris entre 8 à 45 ans.
« Les candidats vont rivaliser en slam, conte et chant dans les langues comme le Fulfulde,
le Mooré, Gourounsi, San, Lobiri etc. » a-t-il précisé. Le promoteur de la compétition a révélé que la présélection des dossiers des candidats en vue des phases de la compétition va se tenir dès le 25 octobre à partir de 8h à 10h à l’Institut national de formation en travail social.
La cérémonie d’ouverture de la deuxième édition de l’atelier d’écriture mémorielle organisée par la délégation aux anciens combattants et anciens militaires est intervenue, le mardi 21 octobre 2025, à Ouagadougou et ce, jusqu’au 24 du mois.
La Délégation aux anciens combattants et anciens militaires (DACAM) veut mieux outiller ses membres à la connaissance et à la maîtrise de l’écriture mémorielle. Ce faisant, la structure organise, du 21 au 24 octobre 2025, la deuxième édition de l’atelier d’écriture mémorielle au profit des anciens militaires et anciens combattants. La cérémonie d’ouverture officielle de ce master class des retraités des forces armées nationales est intervenue, hier 21 octobre 2025, sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, représenté par son secrétaire général, l’intendant colonel-major Yamba Léonard Ouoba.
Pour cet officier militaire, le thème de cet atelier qui est : « écrire pour éclairer les générations actuelles et futures » en dit long sur la nécessité de préserver la mémoire collective afin de bâtir un Burkina Faso souverain, résilient et prospère. Il a salué la pertinence de cette initiative de la DACAM qui vise, a priori, selon lui, à promouvoir les productions intellectuelles et artistiques des anciens militaires et anciens combattants. « Le ministère en charge de la défense adhère parfaitement à cette initiative qui rassemble les anciens vétérans (anciens chef-d’état-major, ambassadeurs, attachés de défense, (…) mais aussi qui relate les combats, les sacrifices et les vécus de chacun à une époque donnée. A travers ces rendez-vous nous allons parvenir à préserver la mémoire militaire collective », a fait savoir le représentant du ministre de la Défense.
Sauvegarder la mémoire collective
L’officier supérieur a émis le vœu de voir ces rencontres entres anciens de la crème de l’armée accoucher d’ouvrages sur l’histoire militaire du Burkina Faso. Pour le délégué aux anciens combattants et anciens militaires, le colonel de gendarmerie William Aristide Nassidia Combary, il s’agit au cours de l’atelier de capitaliser les expériences diverses et multiformes pour éclairer les générations d’aujourd’hui et celles à venir. Le colonel Combary a indiqué que plusieurs thématiques axées sur l’histoire des forces armées nationales seront développées au cours des quatre jours de formation. La délégation des anciens combattants et anciens militaires est une structure du ministère de la Défense et des Anciens combattants du Burkina Faso qui a pour rôle de recueillir les témoignages des anciens militaires pour transmettre leur patrimoine historique, d’accompagner leur rédaction de mémoires et de veiller à leurs intérêts.
Le ministère de la Santé a tenu une rencontre bilan semestriel de la surveillance des décès maternels et périnataux et la riposte, mardi 21 octobre 2025 à Ouagadougou.
La santé de la mère et des nouveau-nés est un bon indicateur de développement d’un pays. C’est dans cette perspective que le ministère de la Santé, à
travers ses directions sanitaires régionales et générales, a organisé une rencontre-bilan semestriel de la surveillance des décès maternels et périnataux et la riposte, mardi 21 octobre 2025 à Ouagadougou. En effet, au cours de cette rencontre-bilan semestriel, chaque région sanitaire a présenté les résultats de la surveillance des décès maternels périnataux et la riposte, suivi d’une séance de questions-réponses.
L’incident-manager dans la lutte contre la mortalité maternelle et périnatale, Dr Adama Ouattara, par ailleurs chargé de mission au ministère de la Santé, a indiqué que depuis juin 2024, le ministère de la Santé a déclaré que tout décès maternel et prénatal, est un incident de santé publique. « C’est une urgence qui nécessite une organisation, une réaction et une riposte », a-t-il expliqué. En termes de bilan, de la semaine 1 à la semaine 42, le ministère a noté 717 décès maternels, 6 500 bébés mort-nés pendant l’accouchement et 5 800 décès de nouveau-nés avant la 1re semaine de vie. Au total, il a noté plus de 13 000 décès enregistrés au Burkina Faso.
L’engagement du ministère salué
L’incident-manager a confié que lorsqu’une femme ou un bébé vient à perdre la vie du fait de la grossesse, c’est le suivi de la grossesse qui est mis en cause. Alors, l’organisation des soins prénataux doit être « auscultée » pour apporter des orientations.
Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou, a fait savoir que de nombreux facteurs limitent les performances du système sanitaire au Burkina Faso. Aux rangs de ceux-ci, il a cité la faible implication de la communauté, l’insuffisance de certaines offres de soins et de certains plateaux techniques des hôpitaux de référence, ainsi que la qualité des services de santé.
A cela, il a ajouté l’insuffisance du système d’information sanitaire opérationnel ne permettant pas d’obtenir des informations sur les circonstances de survenue des décès des mères et des enfants. De l’avis du ministre de la Santé, cette rencontre contribuera à avoir un aperçu sur les difficultés des régions afin de trouver des solutions. Le chargé de la santé
sexuelle et reproductive à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Clotaire Hien a confié que le Burkina Faso fait partie des pays de l’OMS ayant pris un engagement à haut niveau dans la lutte contre la mortalité maternelle. « Toutes les actions mises en œuvre par le ministère de la Santé vont permettre de booster la réduction
de mortalité maternelle et permettre d’être dans les limites recommandées par l’OMS », a-t-il déclaré.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)
La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) a organisé, le mardi 21 octobre 2025 à Ouagadougou, une séance de sensibilisation sur la protection des données à caractère personnel au profit des membres du conseil de cabinet du ministère de la Santé. A l’occasion, une convention de partenariat a été signée par les deux institutions.
La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) souhaite que les acteurs de l’adminis-tration cultivent la protection des données à caractère personnel. C’est pourquoi, dans le cadre de ses sorties de sensibilisation, une équipe conduite par sa présidente, Halguièta Nassa, était face aux membres du conseil de cabinet du ministère de la Santé en vue de renforcer leurs compétences en matière de gestion des informations à caractère personnel. La présidente a rappelé que le secteur de la santé repose sur des plateformes numériques contenant les dossiers des patients, les systèmes de suivi des soins, des plateformes de téléconsultation et de télémédecine.
Et ces outils, selon elle, génèrent une quantité de données à caractère personnel et médicinales qui nécessitent des mesures de sécurité. Car, a-t-elle dit, la divulgation de ces informations peut avoir des conséquences graves pour les personnes concernées. La présidente de la CIL souhaite alors que chaque acteur ait le bon réflexe et agisse de manière responsable dans la manipulation des données. Pour ce faire, les deux parties ont signé une convention de partenariat.
A travers cette convention, a soutenu la présidente de la CIL, son institution s’engage à accompagner toutes les structures de santé dans leurs démarches de sécurisation et de mise en conformité de leurs données. Le ministre de la santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, a loué cette initiative de sensibilisation de la CIL à l’endroit de ses agents. Il a traduit sa gratitude à la présidente pour sa disponibilité.
Car a-t-il dit, cette rencontre de sensibilisation est importante pour son département qui fait de la protection des données de santé, l’une de ses priorités. Le ministre Kargougou a
estimé que toutes les données doivent être protégées pour renforcer la confiance des patients dans les formations sanitaires. Pour ce faire, il a dit compter sur l’accompagnement de la CIL pour atteindre la conformité réglementaire dans le domaine.
Le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, a lancé dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, la Semaine régionale de la culture de la région autonome du Houet. Ce sont au total 522 artistes et troupes répartis dans quatre disciplines qui vont s’affronter pendant trois jours et dont les meilleurs iront représenter le Houet à la prochaine Semaine nationale de la culture.
La Semaine régionale de la culture pour la région culturelle autonome du Houet se déroule du 20 au 23 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso. Ce sont au total 522 artistes et troupes qui prennent part aux compétitions dans quatre disciplines que sont les arts du spectacle, les arts plastiques, les arts culinaires et les sports traditionnels. Les meilleurs d’entre eux seront retenus pour représenter le Houet à la Semaine nationale de la culture (SNC) prévue se dérouler du 25 avril au 2 mai 2025 sur le thème, « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».
La SRC de la région autonome du Houet se tient sous le patronage du ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, et sous la présidence du gouverneur du Guiriko, Mariama Konaté. Elle est parrainée par l’opérateur économique, Seydou Boro. C’est d’ailleurs le représentant du ministre Roger Baro, le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, qui a donné le top départ des hostilités le 20 octobre 2025. Pour lui, le Houet est à juste titre une région culturelle autonome, parce qu’elle concentre en son sein une immense diversité d’expressions artistiques, un vivier de talents, et une tradition d’excellence qui inspire le Burkina Faso tout entier.
Il a invité les compétiteurs au fair-play, au respect mutuel et surtout au respect des résultats qui seront proclamés à l’issue des épreuves. « L’essentiel n’est pas de gagner à l’issue de cette semaine régionale, mais de faire rayonner la culture du Houet dans toute sa splendeur », a-t-il lancé aux compétiteurs. Le secrétaire du gouvernement a souhaité que cette semaine renforce l’attachement aux valeurs culturelles, inspire la jeunesse, et consolide la place du Houet comme phare culturel du Burkina Faso.
Un creuset de transmission des valeurs sociales
Le haut-commissaire du Houet, Laurent Kontogom, a ajouté qu’à travers ces expressions multiples, c’est l’âme du Houet qui se manifeste, une âme faite de créativité, de résilience.
A l’entendre, la SRC est bien plus qu’une phase éliminatoire de la SNC. Elle est, selon lui, un espace d’expression et de communion, un creuset de transmission des valeurs sociales, un moment où se côtoient la musique, la danse, les arts du spectacle, la gastronomie, les savoir-faire artisanaux et les sports traditionnels. Il a souhaité que cette édition renforce les liens entre les générations, ravive la flamme de l’identité et donne à la jeunesse du Houet, la fierté d’appartenir à une région d’excellence et culturelle.
Pour la directrice générale de la SNC, Christiane Sanon, cette Semaine régionale de la culture constitue une formidable occasion de célébrer, de valoriser et de transmettre la richesse culturelle qui fait la fierté de ses habitants et mérite d’être partagée au-delà de nos frontières régionales. Elle a cité les innovations introduites aux SRC dont la participation des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) aux phases régionales de sélection.
« Il s’agit là d’une avancée majeure qui renforce les liens culturels entre notre pays et nos compatriotes établis à l’étranger, porteur de nos valeurs au-delà des frontières », a justifié la directrice générale de la SNC. Christiane Sanon a appelé les artistes à exprimer leurs talents avec passion, dans le respect des règles, et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour séduire les jurys et le public afin de représenter valablement la région en 2026. Ces représentants seront connus aujourd’hui 22 octobre 2025.