Insertion socioprofessionnelle des blessés en opération: une prise en charge holistique qui fait renaître l’espoir de vie

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Blessés sur le champ d’honneur pour la défense de la mère-patrie contre les forces obscurantistes, les gendarmes bénéficient d’une panoplie de soutiens allant des soins médicaux à leur reconversion en passant par l’apprentissage aux métiers porteurs. Formés en informatique-bureautique, mécanique moto et auto, écriture littéraire, agriculture-élevage …, ces vétérans de guerre sont réaffectés dans divers services administratifs de leur institution. Cette insertion socioprofessionnelle favorise la reconstruction de la vie personnelle, sociale et professionnelle de ces blessés en opération, symboles de la résilience.

Camp Paspanga de la gendarmerie nationale, en cette matinée du vendredi 29 août 2025. Après le contrôle d’usage, la barrière nous est ouverte. Nous faufilons entre véhicules et engins à deux roues, parqués le long de l’avenue du Président Thomas-Sankara. Moins de dix minutes pour rallier la Direction de l’action sociale et des services psychologiques de la gendarmerie nationale (DASSP-GN). Créée en 2022, sa mission principale : promouvoir le bien-être social et psychologique des gendarmes, de leurs familles et des blessés. Sous la coordination de l’adjudant-chef, Zakari Zougmoré, chef de service presse de la Direction de la communication et des relations publiques de la gendarmerie nationale, nous franchissons le portail de cette direction qui donne de l’espoir de vie aux blessés, veuves et orphelins des pandores tombés sur le champ d’honneur.

10h55mn. La DASSP-GN grouille de monde. Les chants des oiseaux dans les arbres se mêlent aux cris des bébés dorlotés par des femmes au « grand cœur » officiant à la crèche de la DASSP-GN construite par l’association GoPaga. Sous le hall du secrétariat, des enfants accompagnés de leurs mères attendent devant le Service de la solidarité et de
l’insertion sociale (SSIS). Affectés en janvier 2023, dans ce service, l’adjudant Mohamed Ouédraogo et ses collègues donnent quotidiennement du sou- rire aux personnes en détresse. Ayant été victime d’une blessure balistique au niveau de son tibia droit, occasionnant une fracture et par la suite une lésion du nerf, il est actuellement suivi par un neurologue.

Un traumatisme physique survenu le 20 août 2020, à Bilbalogho, de retour d’une mission de sécurisation du territoire dans la zone de Foubé, région des Koulsé, suite à une embuscade tendue par l’ennemi. Remis sur pied, notre interlocuteur salue sa prise en charge médicale et psycho-sociale. « Je tire mon chapeau au corps médical du camp Sangoulé-Lamizana qui, dans l’ombre, redonne de l’espoir de vie aux blessés », félicite l’adjudant Ouédraogo. En 2023-2024, il a été aussi pris en charge par un
attaché en santé mental de l’infirmerie du Camp-Paspanga.

Entre service des ressources humaines de la direction de l’action sociale et des services psychologiques de la gendarmerie…

« Aujourd’hui, je me porte très bien. Le moral est au top », rassure le combattant. Pour faciliter son insertion socio-professionnelle, l’adjudant Ouédraogo a bénéficié d’une formation de quatre semaines en informatique-bureautique, en avril 2025, organisée par l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG). Un renforcement de capacité lui permettant de s’adapter au monde de bureau. « Les connaissances sont toujours bénéfiques à l’homme, qu’elles soient personnelles ou professionnelles.

C’est un plus pour ma carrière … », se réjouit Mohamed Ouédraogo. Au plan social, il confesse avoir bénéficié de la solidarité de son commandement, de ses frères d’armes et de sa famille. Un soutien qui lui a permis de se remettre rapidement sur pied. C’est pourquoi, il exprime sa gratitude au commandement militaire. L’adjudant Ouédraogo invite les forces combattantes à garder un mental de fer pour vaincre le terrorisme.

Rester solidaire

Le Marechal des logis chef (MDL-chef), Brice Nougtara est en service au secrétariat de la DASSP-GN. Victime d’un « traumatisme lombaire caractérisé par une propulsion discale L4L5 », sa blessure est survenue après avoir heurté un Engin explosif improvisé (EEI) lors d’une mission d’escorte logistique de Fada N’Gourma à Boungou (Diapaga), en mars 2023. Lui aussi a été médicalement pris en charge au camp Sangoulé-Lamizana. Son psychologue évalue régulièrement son état de santé mentale et lui prodigue des conseils.

Sa famille, ses collègues sont restés à ses côtés durant ses dures épreuves. « La hiérarchie s’imprègne quotidiennement de mon état de santé. Je bénéficie de jours de repos … », se réconforte le MDL-chef Nougtara. Pour lui, cette attention particulière envers les blessés joue sur la détermination des unités sur le terrain. « Si tu sais qu’en te blessant au front, tu seras bien pris en charge, tu es déterminé à combattre l’ennemi jusqu’au sacrifice ultime », estime-t-il. Brice Nougtara a été formé en information-bureautique par l’ASVOVIG. Une formation capitale pour sa fonction.

« Nous utilisons beaucoup l’outil informatique au secrétariat et cette formation m’a permis de m’intégrer dans ce monde de bureau différent de celui du front », approuve-t-il. Notre interlocuteur encourage les unités à rester solidaires pour une victoire finale contre les forces du mal.

« Que le Seigneur et les mânes de nos ancêtres les protègent toujours », prie Brice.
L’adjudant-chef Edmond Kaboré est un autre exemple de résilience. Il a heurté deux EEI au cours de ses missions de sécurisation au Groupe d’action rapide, de surveillance et d’intervention (GARSI) à Toéni en 2020. « De retour d’une mission de sécurisation, j’ai pris une mine à Toéni, le 29 janvier 2020. Evacué à Ouagadougou pour des soins, un mois plus tard, j’ai retrouvé la santé et j’ai rejoint mon détachement.

Cinq mois après (29 mai 2020, ndlr) le premier incident, nous sommes allés à Tougan et de retour, j’ai pris une deuxième mine », raconte chef Kaboré. Ses blessures furent complexes : colonne vertébrale détachée, bassin et talon cassés. Treize fers sont placés dans son dos. Pris en charge au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo et au camp Sangoulé-Lamizana, l’adjudant-chef Kaboré fut évacué en Tunisie à trois reprises pour des soins spécialisés. « Entre-temps, je commençais à perdre mes jambes et je pensais que c’était mon bassin qui avait un problème.

…et activités agropastorales, l’adjudant-chef Edmond Kaboré a reconstruit sa vie socioéconomique et professionnelle.

Et, le personnel soignant a jugé nécessaire mon évacuation en Tunisie. Arrivée, les médecins m’ont dit qu’il s’agit de la colonne vertébrale, parce que les fers se sont déplacés. J’ai subi urgemment une intervention pour les replacer. Lors de ma première évacuation, j’ai fait un mois en Tunisie. Même cette année, j’y étais et le médecin m’a rassuré que toutes les blessures se cicatrisent », se réjouit Edmond Kaboré. A l’entendre, toutes les charges liées à ses évacuations et ses soins ont été assurés par son institution.

Un soutien holistique

Depuis sa blessure, il a toujours fait preuve de résilience. « La première fois que le psychologue a échangé avec moi, il a rassuré ses collègues que mon moral est au top. Depuis lors, il n’est plus revenu », indique l’adjudant-chef Kaboré. Ce moral haut est tributaire à l’élan de solidarité dont il a bénéficié de la part de ses proches et de son commandement. Il appelle les unités à garder ce même élan de solidarité. Depuis 17 mois, M. Kaboré est en service aux ressources humaines de la DASSP-GN, après un temps passé à l’Etat-major de la gendarmerie.

Formé en agriculture et élevage durant un mois au Camp Sangoulé-Lamizana et doté d’une dizaine de têtes de poulets, d’une couveuse et d’aliments à volaille, ce métier constitue pour lui une autre source de revenus pour sa reconstruction sociale et économique.
L’adjudant-chef François Sawadogo, lui aussi, est formé en informatique-bureautique et écriture littéraire par l’ASVOVIG. Un renforcement de capacité qui améliore ses qualités intellectuelle et professionnelle en tant que personnel administratif à la direction de l’intendance militaire de la gendarmerie nationale.

Projeté sur le terrain au GARSI-Toéni en 2020, il a été victime d’une blessure à la tête et dans la région lombaire après avoir heurté un EEI, le 3 avril 2020, lors d’une mission de ravitaillement et de recueillement de certains de leurs éléments. Aussitôt héliporté à Ouagadougou, il subit deux interventions chirurgicales au camp militaire capitaine Alassane-Coulibaly. « J’ai rencontré aussi par deux fois un psychologue militaire et à l’issue de cela, j’ai entièrement recouvré ma santé physique et mentale », rassure l’adjudant-chef. A l’entendre, sur le plan affectif, sa famille, ses proches et son institution l’ont soutenu moralement ; ce qui lui a permis de recouvrer ses aptitudes physique et mentale.

Bénéficiant d’une formation en informatique, le MDL Oumarou Soré ambitionne de se spécialiser dans la cyber-sécurité pour lutter contre l’insécurité.

« C’est une prise en charge globale. L’intervention et les prestations liées à la blessure ont été totalement gratuites », témoigne-t-il. Pour lui, ce soutien holistique des blessés en opération renforce la résilience, la solidarité et la cohésion au sein de l’armée. C’est pourquoi, l’adjudant-chef Sawadogo invite les unités sur le terrain à toujours garder le courage et la même fougue de vaincre.

Le MDL Oumarou Soré est victime d’un traumatisme balistique facial, d’un autre traumatisme balistique plateau tibia gauche et d’une plaie au niveau de la plante du pied. Blessé au cours d’une mission de contrôle de zone et de fortification des différents postes des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour leur éventuel retour, à Kohogo (Koulpélogo), le 29 mai 2024, sa prise en charge médicale a été faite en trois phases. Il s’agit des séances d’intervention à la mâchoire et à la jambe qui ont duré sept mois, des séances de pansement des plaies qui ont pris quatre mois et celles de rééducation. En plus des soins médicaux, il a rencontré à plusieurs reprises un psychiatre mili- taire qui lui a prodigué des conseils et prescrit des produits pour faire baisser la colère, la peur et autres anomalies émotionnelles.

Galvaniser les unités au front

A l’entendre, il a reçu la visite de plusieurs personnalités lors de son hospitalisation au Camp Sangoulé-Lamizana. Parmi ces hôtes figurent l’ex-ministre chargé de la Défense, le général Kassoum Coulibaly et ses homologues chargés de l’Environnement, Roger Barro et de la Sécurité, Mahamadou Sana ainsi que d’autres personnalités civiles. Une marque de compassion qui a remonté son moral et surtout renforcé sa résilience. M. Soré est actuellement affecté au Peloton hors-rang du Groupement mobile de Ouagadougou. Formé en informatique-bureautique durant trois semaines par l’ASVOVIG, Oumarou Soré aspire se spécialiser dans le domaine de la cyber-sécurité, afin d’apporter davantage sa touche dans la lutte contre l’insécurité.

Les frères d’armes actifs de ces gendarmes blessés en opération apprécient positivement cette prise en charge holistique qui s’inscrit en droite ligne de la Politique de l’action sociale des armées telle que prônée par les plus hautes autorités. Pour le chef secrétaire de la DASSP-GN, Soulemane Valéan, cette batterie de mesures joue pleinement un rôle social pour tous les soldats et leurs familles. De son avis, le soutien médical et psycho-social contribue à soulager la souffrance des blessés et à raffermir l’espoir de leurs familles.
« Il galvanise aussi les troupes au front, parce que les gens sont conscients que même si une blessure survient, ils ne seront pas oubliés », félicite M. Valéan.

Abondant dans le même sens, le chef de service blessé en opération, Arnaud Sawadogo soutient qu’il s’agit d’une prise en charge intégrée qui met en évidence la responsabilité, l’humanisme et la cohésion de l’institution vis-à-vis de son personnel. A l’écouter, outre le blessé, ses enfants sont aussi soutenus dans leur soin et leur scolarité. Son service, poursuit M. Sawadogo, mène plusieurs activités au profit des blessés, notamment les causeries-débats sur des thèmes psychoéducatifs, les repas communautaires, les visites à l’hôpital et à domicile, les formations professionnelles …

En service à la direction de l’intendance militaire de la gendarmerie, l’adjudant-chef François Sawadogo dit avoir totalement retrouvé
ses aptitudes physique et mentale.

Le chef secrétaire Valéan ajoute que tout est mis en œuvre pour qu’aucun blessé ne soit en marge de la prise en charge. Cependant, la préoccupation majeure des blessés reste leur décoration et les avancements. Ils souhaitent donc que leur sacrifice soit reconnu
par la Nation. « Certains blessés physiques ne peuvent plus prendre part
aux épreuves sportives des concours professionnels. D’autres, qui ont perdu la vue ou des membres supérieurs, ne peuvent pas non plus à participer aux épreuves écrites.

Si la hiérarchie peut trouver des alternatives pour les évaluer afin qu’ils puissent avancer au même titre que leurs promotionnaires », plaide le MDL-chef Nougtara. L’adjudant Mohamed Ouédraogo renchérit que l’allégement des textes d’avancement permettra de galvaniser les blessés, d’encourager les unités sur le terrain et de favoriser la cohésion au sein de l’armée burkinabè. François Sawadogo, lui, pense que décorer un blessé est un signe de grandeur et une reconnaissance de la Nation envers ces vétérans de guerre. En attendant, les intervenants sont tous unanimes que les blessés en opération bénéficient d’une meilleure prise en charge et leur insertion
socioprofessionnelle est en marche.

Emil Abdoul Razak SEGDA
Segda9emil@gmail.com


 

Il refuse son évacuation sanitaire pour poursuivre le combat !

Courant 2020, le chef de service blessé en opération, Arnaud Sawadogo, est déployé en mission dans un détachement situé dans une localité du Soum (Djibo). Au cours de sa mission, son unité a eu un contact avec l’ennemi occasionnant une blessure grave à la cuisse d’un de ses camarades. Ce dernier a été rapidement soustrait des feux pour bénéficier des premiers soins. Et, une évacuation sanitaire est demandée.
« Pendant que nous continuons le combat, à notre grande surprise, l’élément blessé a refusé son évacuation pour poursuivre le combat au péril de sa vie. Son engagement et son courage nous ont galvanisés davantage dans le combat et nous avons pu prendre le dessus sur l’ennemi. Son caractère de combativité m’a beaucoup marqué », témoigne-t-il. Aujourd’hui, dit-il, lors des départs des unités au front, il est toujours là pour rehausser le moral de ses frères d’armes en leur prodiguant des conseils.

E.A.R.S


Il renseigne depuis son lit d’hôpital !

« En 2015, j’ai effectué une mission avec un frère d’armes dans la zone du Sahel. Au cours d’une attaque, il a été grièvement blessé. Arrivée sur les lieux, une équipe a poursuivi les assaillants pendant qu’une autre lui prodiguait les premiers soins avant de l’héliporter à Ouagadougou. Il est resté en contact permanent avec nous depuis son lit d’hôpital. Maitrisant bien la zone, il avait déjà des sources au sein des populations qui nous renseignaient et il nous mettait sur ces pistes. Souvent tard dans la nuit, il peut nous appeler pour nous dire de voir telle personne ou nous donner des informations. On sentait qu’étant sur son lit d’hôpital, il était toujours préoccupé par ce qui se passait au front. Son engagement et son soutien nous ont permis de bien accomplir la mission. Cela m’a beaucoup touché. Jusqu’à présent, malgré son handicap, il arrive toujours à entrer en contact avec des unités sur le terrain soit pour apporter son soutien moral soit pour diriger. Je l’ai connu en 2013. C’est un gendarme très dynamique qui accomplissait avec abnégation les missions qu’on lui confiait », témoigne Soulemane Valéan, chef secrétaire de la DASSP-GN.

Propos recueillis
par E.A.R.S


Quid du centre Massadjami ?

Inauguré le 11 novembre 2022, le centre Massadjami (résilience, en langue nationale Gouin) a pour slogan : « Quoi qu’on me fasse, je reste débout ». Logé dans l’infirmerie militaire du Camp Paspanga, ce centre, au-delà des loisirs, est un lieu de ressourcement, de suivi psychologique et de réinsertion socioprofessionnelle des blessés en opération. En plus d’armer leur moral, il donne aussi l’occasion aux blessés de se former dans divers métiers tels que l’informatique-bureautique, la mécanique auto et moto, l’élevage et l’agriculture, l’écriture littéraire, etc. Selon le capitaine Maurice Landry Darga, sa direction travaille en étroite collaboration avec ce centre pour le suivi médical, psychologique et psycho-social des blessés en opération. A l’entendre, Massadjami accueille les blessés en convalescence le temps que la DASSP-GN assure leur insertion professionnelle. Massadjami permet d’éviter l’isolement des blessés. Toute chose qui améliore leur résilience.

E.A.R.S


Le capitaine Maurice Landry Darga, directeur de l’Action sociale et des services psychologiques de la gendarmerie nationale « L’ouverture de centres de formation et de production agrosylvopastorale nous tient à cœur »

Sidwaya (S) : Présentez-nous les missions de la direction de l’action sociale et des services psychologiques de la gendarmerie nationale.

Maurice Landry Darga (M.L.D) : La mission principale de notre direction est de veiller à l’amélioration des conditions sociales et matérielles d’existence, à l’équilibre psychologique, à l’encadrement socio-éducatif et économique des personnels militaires et civils de la gendarmerie nationale ainsi que leurs familles. De façon spécifique, elle met en œuvre la politique de l’action sociale au sein de la gendarmerie nationale, assure la protection sociale par la prévention et la prise en compte des problèmes sociaux et psychosociaux des personnels et leurs familles, harmonise et coordonne toute activité permettant l’épanouis- sement du militaire et de sa famille et renforce les mécanismes de la solidarité au sein des militaires et leurs familles.

S : Quels soutiens apportez-vous aux blessés en opération ?

M.L.D: Nous ne soignons pas directement les blessés, mais nous participons, à travers les visites à l’hôpital pour évaluer les besoins immédiats du patient en termes de couvertures, de vêtements, de kits d’hygiène, etc. Une fois que le patient est libéré, nous faisons régulièrement des visites à domicile pour suivre et évaluer son état de santé, rehausser son moral et surtout rassurer sa famille qu’il n’est pas abandonné par son institution. Nous organisons aussi des séances de thérapie de groupe ou de thérapie individuelle au profit des blessés pour une prise en charge psychologique. Sur le volet protection sociale, nous constituons leurs dossiers de carrière et les transférons à la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) pour des éventuels traitements.

Une fois que les blessés retrouvent leurs aptitudes physique et mentale, nous organisons des formations à la réinsertion socioprofessionnelle à travers l’apprentissage aux métiers porteurs pour leur insertion socioprofessionnelle dans certaines fonctions. Il s’agit des formations en informatique-bureautique, mécanique moto-auto, élevage-agriculture, saponification… Ceux outillés en informatique-bureautique sont directement affectés dans les services courants et administratifs. Les formés en mécanique auto et moto renforcent les effectifs dans nos garages. Ceux qui ont fait l’élevage, l’agriculture et autres métiers attendent toujours l’opérationnalisation des centres de formation et de production agrosylvopastorale.

S : Quel est l’objectif visé dans la reconversion des blessés en opération ?

M.L.D: L’objectif est double. Le premier est de leur donner une seconde carrière afin qu’ils restent utiles à l’institution malgré leur limite physique. Le second est de favoriser leur autonomie et de préserver la dignité en leur permettant de se réinsérer dans les fonctions adaptées : administrative, formation, appui et logistique. Actuellement, la plupart des blessés formés dans les fonctions de l’administration, de l’informatique et de la logistique, sont directement employés au sein de l’institution. Seuls ceux formés en élevage-agriculture et autres métiers attendent l’opérationnalisation des centres de formation et de production.

La formation et la reconversion des blessés dans d’autres fonctions leur évite d’être oisifs. Toute chose qui renforce leur estime de soi et leur résilience. Laisser nos blessés dans l’oisiveté à la maison fait croire que leur institution les a abandonnés. C’est pourquoi, nous travaillons à ce que tous les blessés soient actifs. Toute chose qui leur donne une seconde vie et renforce la cohésion au sein de l’armée. De même, le déploiement de nos unités sur le terrain engendre un déficit en personnel au niveau de nos services. Dans cette optique, l’apport des blessés demeure essentiel pour garantir la continuité et l’efficacité du fonctionnement de notre institution.

S : Quel bilan faites-vous de la prise en charge des blessés ?

M.L.D: Le bilan est globalement satisfaisant ! Le cycle est vraiment complet. Cependant, des défis subsistent. Le projet qui nous tient à cœur est la création des centres de formation et de production en élevage, agriculture et pisciculture, pour former, créer des opportunités et améliorer les conditions de vie. Pour certains blessés psychiques, les casernes deviennent des environnements anxiogènes. De ce fait, nous sommes en train de négocier avec des structures civiles pour leur mise à disposition afin de permettre leur plein rétablissement. Si les plus hautes autorités peuvent aussi accélérer la procédure d’indemnisation. La question des avancements des blessés revient régulièrement dans leur doléance. Les textes ont été amendés et nous attendons impatiemment leur vulgarisation. Si on arrive aussi à décorer les blessés en opération suivant certains critères, cela galvanisera les unités sur le terrain. Puisque la manière dont nous prenons en charge nos blessés influe directement sur l’efficacité et le continuum des opérations. Vraiment, si tous ces aspects pouvaient être pris en compte, on aura de meilleures unités sur le terrain et une armée résiliente, solidaire où règne la cohésion.

Interview réalisée
par E.A.R.S

Journée mondiale de l’alimentation: La jeunesse invitée à s’engager pour une agriculture durable

L’Association pour la Recherche et la Formation en Agroécologie (ARFA), à travers le programme d’Appui à la Transition Agroécologique par les OSC en Afrique de l’Ouest (APAESC-AO), a célébré en différé la Journée mondiale de l’alimentation, le mardi 21 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso. Organisé en collaboration avec la CNABio, Oxfam Burkina et Enabel, l’évènement a réuni plus de 200 participants venus des milieux universitaire, technique, administratif et associatif.

« Agroécologie et urgence climatique : quel engagement de la jeunesse pour relever les défis de la sécurité et de la souveraineté alimentaire ? » Tel est le thème sous lequel a été célébrée en différé la Journée mondiale de l’alimentation au Burkina Faso, le mardi 21 octobre 2025. L’objectif de cette célébration est d’analyser et de promouvoir les contributions de l’agroécologie comme réponse durable à l’urgence climatique et aux défis de la sécurité alimentaire, en vue de renforcer la résilience des systèmes agricoles et alimentaires au Burkina Faso. Cette journée s’inscrit dans la vision du programme APAESC-AO qui ambitionne, d’ici 2050, d’atteindre la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à travers des systèmes agricoles durables, créateurs d’emplois décents et respectueux de l’environnement. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président de l’Université Nazi Boni, le Pr Hassan Bismarck Nacro, en présence de plusieurs responsables du monde agricole et environnemental. Il s’est réjoui de la tenue de cette journée au sein de son établissement, car pour lui, l’agroécologie s’impose comme une voie d’avenir, une approche qui respecte les écosystèmes et valorise les savoirs locaux. « C’est une approche porteuse d’espoir pour la jeunesse. La jeunesse est un levier fondamental pour faire émerger un modèle agricole plus juste, plus durable et souverain. Pour que cette jeunesse puisse jouer son rôle, elle a besoin de soutien, de formations, d’espaces d’expression et de reconnaissance », a-t-il lancé.

Selon le président de l’Université Nazi Boni, le Pr Hassan Bismarck Nacro, l’agroécologie est une approche porteuse d’espoir pour la jeunesse

L’agroécologie, une nécessité face aux effets du changement climatique

Selon le coordonnateur général de l’ONG ARFA, Salia Hébié, la transition agroécologique constitue aujourd’hui une nécessité face aux effets du changement climatique et à la dégradation des ressources naturelles. Pour lui, cette journée est une occasion de faire découvrir le monde de l’agroécologie aux étudiants et participants afin qu’ils puissent mieux comprendre cette pratique. Il a invité les jeunes à s’impliquer activement dans la promotion de pratiques agricoles durables, capables d’assurer la sécurité alimentaire tout en préservant l’environnement.

Selon le coordonnateur général de l’ONG ARFA, Salia Hébié, cette journée est une occasion de faire découvrir le monde de l’agroécologie aux étudiants afin qu’ils puissent mieux comprendre la pratique.

La coordonnatrice nationale du programme APAESC-AO, Ouoba Amira Karama, a, pour sa part, souligné que cette commémoration vise à renforcer le mouvement agroécologique et à accélérer la transition vers des systèmes alimentaires durables et résilients au Burkina Faso. À l’en croire, le succès de l’agroécologie repose sur la mobilisation des acteurs, la sensibilisation du public et l’adoption de textes et de politiques plus sensibles à l’agroécologie par les décideurs politiques. Elle a invité les étudiants à jouer leur partition, notamment en orientant leurs recherches vers l’agroécologie afin de relever les défis du secteur au Burkina Faso. « En tant que consommateurs, les étudiants doivent mieux comprendre l’importance de l’agroécologie pour un système alimentaire sain et durable, afin de servir de relais dans la sensibilisation des autres », a-t-elle indiqué. Les partenaires techniques, notamment Enabel, CNABio et Oxfam, ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Burkina Faso dans cette voie, en appuyant les organisations de producteurs et les initiatives de jeunesse en faveur de l’agroécologie. Pour la chargée de projet agroécologie et restauration des terres à Enabel, Thérèse Kondombo, cette commémoration est une occasion de promouvoir les modes de consommation et de production durables au Burkina Faso. « À l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de l’alimentation, il faut repenser le système alimentaire pour réorienter nos actions vers un modèle durable. Il faut produire en qualité et en quantité et consommer de façon saine », a-t-elle laissé entendre. L’évènement a été marqué par une conférence-débat sur le thème central, animée par des spécialistes du domaine, ainsi qu’une projection vidéo sur les méfaits des produits chimiques de synthèse et les bienfaits de l’agroécologie. Les participants, majoritairement des étudiants, ont pu échanger sur les défis et les opportunités qu’offre ce modèle agricole face à l’urgence climatique.

Pour rappel, la Journée mondiale de l’alimentation est célébrée chaque année dans le monde entier le 16 octobre, sous l’égide de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) des Nations unies.

Noufou NEBIE

Safiatou BOLY

(Stagiaire)

Construction d’un amphithéâtre et d’un bloc pédagogique à Tenkodogo: les travaux exécutés à 29%

Le gouverneur de la région du Nakambé, Aboudou Karim Lamizana, a visité, le jeudi 16 octobre 2025, le chantier de construction d’un amphithéâtre et d’un bloc pédagogique au profit des étudiants de Tenkodogo.

Plus d’un mois après la visite inopinée du directeur de cabinet du président du Faso, Céleste Anderson Medah, sur le chantier de construction d’un amphi-théâtre et d’un bloc pédagogique au profit des étudiants de Tenkodogo, les lignes semblent avoir bougé sur le site. En effet, selon le directeur technique de Miloungou constructions, l’entreprise chargée de l’exécution des travaux, Diassibo Paul Nassouri, le taux d’exécution des travaux a atteint 29,60%, à la date du 16 octobre 2025, contre 23% à la fin du mois d’août.
« Nous sommes à la phase de planchage de la première dalle.

Pour l’amphithéâtre, nous envisageons réaliser les gradins », a-t-il dit. Il a promis que, même si l’infrastructure ne va pas être livrée dans les délais initiaux, le 19 octobre prochain, tout va être mis en œuvre pour la terminer dans les meilleurs délais, notamment en mars 2026.

Du reste, c’est pour constater l’évolution des travaux que le gouverneur de la région du Nakambé, le colonel Aboudou Karim Lamizana, a effectué la visite sur le chantier, le 16 octobre 2025. Après avoir parcouru les différents compartiments du chantier, il a dit être rassuré. « Je suis satisfait de l’évolution des travaux et nous nous sommes donné rendez-vous, le 16 novembre, car l’entreprise a promis faire le dallage », a indiqué le gouverneur. Il a expliqué que sa visite fait suite à celle du ministre-directeur de cabinet du président du Faso qui avait exprimé son mécontentement face à la lenteur du chantier.

« J’ai exhorté l’entreprise à doubler les équipes afin de travailler jour et nuit pour l’accélération des travaux pour ne pas hypothéquer les chances de nos enfants », a exhorté le colonel Lamizana. Le directeur technique de Miloungou Constructions a rappelé que le projet, dont elle a en charge, entre dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité et dont le maitre d’ouvrage est le Bureau national des grands projets du Burkina Faso. Il consiste, a-t-il poursuivi, à réaliser un amphithéâtre de 500 places combiné à un bloc pédagogique R+2 avec une possibilité d’extension en R+3.

Prévu sur une superficie de 3000 m2, ce complexe va coûter plus de 3 milliards 300 millions de francs CFA à l’Etat burkinabè. La fin des travaux, initialement prévue en ce mois d’octobre, a dû être repoussée jusqu’en mars 2026, en raison de la non-validation des plans d’exécution (mais aujourd’hui entré dans l’ordre), obli-geant l’entreprise à démarrer le chantier le 17 juin 2025, a précisé le directeur technique de Miloungou constructions.

Anselme KAMBIRE

 

Flash

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En circulation, c’est fréquent de voir des motocyclistes qui roulent avec les deux clignotants allumés. Les clignotants servent uniquement à signaler un changement de direction ou une situation de détresse. Garder les clignotants allumés en continu crée donc la confusion. En effet, les autres usagers sont confus quant à la direction que va prendre le conducteur. Ce manque de clarté augmente considérablement les risques d’accident. Les automobilistes et motocyclistes sont invités à utiliser leurs signaux de manière responsable et adaptée. Une bonne maîtrise du Code de la route, c’est avant tout une preuve de civisme et de respect.
Bénédicte KAM

(Collaboratrice)

Rentrée académique 2025-2026 : l’institut 2iE accueille 760 nouveaux étudiants

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L’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) a organisé la cérémonie d’accueil de ses nouveaux étudiants, vendredi 17 octobre 2025 à Ouagadougou.

Chaque année, de nouveaux étudiants accourent, pour se faire former à l’école de l’ingénierie de l’eau et de l’environnement. Pour cette rentrée académique 2025-2026, 428 nouveaux étudiants en présentiel et 332 en ligne de 18 pays africains ont pris d’assaut les enceintes de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE).

La cérémonie solennelle de leur accueil, a eu lieu, vendredi 17 octobre 2025 à Ouaga-dougou. Le directeur général de l’institut 2iE, Pr El hadji Bamba Diaw a affirmé que les nouveaux étudiants ont fait leur entrée dans une communauté d’excellence, reconnue en Afrique et au-delà pour sa rigueur académique, scientifique et son engagement pour le développement durable du continent.

« C’est un espace de vie, d’apprentissage, de créativité où la pratique et l’innovation vont de pair », a-t-il indiqué. Il a donc invité les apprenants à aborder cette nouvelle étape de parcours académique avec détermination, curiosité et esprit d’ouverture dans la discipline et l’humilité. « Travaillez avec rigueur, respectez vos camarades, enseignants
et le personnel administratif », a-t-il conseillé.

La réussite

Il leur a, par ailleurs, demandé à s’impliquer dans les activités socioculturelles afin que 2iE soit une opportunité pour eux de grandir, se surpasser et préparer leur future carrière professionnelle. « Je puis vous assurer que l’ensemble du personnel se tient à votre disposition pour vous garantir les meilleures prestations et encadrement », s’est-il adressé aux étudiants. Le président de l’association des étudiants de 2iE, Abdoulaye Kaboré, a souhaité la bienvenue aux nouveaux étudiants avant de les inviter à s’impliquer dans les activités académiques, culturelles et sportives, tout en gardant le cap sur la réussite académique.

L’ambassadeur de la République du Tchad au Burkina Faso, Mahamat Saleh Adoum Ahmat a soutenu que l’institut 2iE est une structure de référence en Afrique. Pour lui, c’est un système qui est en train de mettre en place un produit fini de qualité sur le marché africain et mondial. Il a laissé entendre que c’est une fierté pour lui d’avoir assisté à la rentrée des nouveaux étudiants de 2iE venus d’horizons divers. Le diplomate tchadien a souhaité que l’institut ait des représentations dans les pays membres. L’étudiante burkinabè à l’institut 2iE, Miranda Koella a confié avoir pris l’engagement de porter le flambeau haut, de représenter au mieux l’institut et de transmettre plus tard le flambeau à la prochaine promotion.

Aux cours de la cérémonie, les nouveaux étudiants ont eu droit à une projection vidéo rétrospective de l’année académique 2024-2025, une présentation des services généraux, du règlement des études, des structures d’accompagnement, d’orientation et de protection des étudiants…La passation de flambeau entre les anciens et nouveaux étudiants, suivi de la signature de la charte de l’étudiant ont été aussi les temps forts de la cérémonie d’accueil. Basé à Ouagadougou, 2iE est un institut inter-états africains d’enseignement supérieur et de recherche depuis plus de 50 ans. Il a pour mission de former des ingénieurs, techniciens et chercheurs capables de répondre aux défis majeurs de l’Afrique, entre autres, dans les domaines
de l’eau et l’assainissement, l’aménagement hydro-agricole, l’électricité et l’énergétique, le génie civil, l’entrepreneuriat etc.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

 

Banque postale: l’agence de Sankar Yaare ouverte

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La Banque postale du Burkina Faso (BPBF) a inauguré sa nouvelle agence au marché de Sankar Yaare à Ouagadougou, le samedi 18 octobre 2025.

Dans son maillage territorial, la Banque postale du Burkina Faso (BPBF) cherche à se rapprocher au mieux de sa clientèle. C’est cette option qui a favorisé l’ouverture d’une nouvelle agence d’au moins trois guichets au cœur de Ouagadougou dans l’enceinte du marché de Sankar Yaare, le samedi 18 octobre dernier. C

ette agence de la BPBF de Sankar Yaare est située sur l’avenue 56, dans le quartier de Dapoya, non loin de l’entrée du marché. Selon le Directeur général (DG) de la BPBF, Inoussa Boundaoné, sa structure bancaire a été créée avec l’ambition de rapprocher ses services de la population et d’offrir aux parti-culiers, aux entreprises et aux acteurs du secteur informel des prestations accessibles, modernes et dignes des standards du marché.

Il a également expliqué que l’implantation de la BPBF à Sankar Yaare, l’un des marchés dynamiques du commerce burkinabè, constitue une étape clé dans la réalisation de cet objectif : s’ouvrir à toute la communauté et demeurer une banque du peuple. « Le secteur informel est un pilier essentiel de l’économie de notre pays. L’ouverture de cette agence est le fruit de notre conviction profonde de la vitalité de ce secteur. Vous avez été pendant longtemps marginalisés par le système bancaire classique. Nous sommes ici aujourd’hui pour réparer cette injustice. Désormais, avec la BPBF, vous avez pleinement votre place dans l’écosystème financier du pays », a fait savoir le DG Boundaoné.

Accompagner les projets

Il a rassuré le secteur des affaires que la banque est engagée pour accompa-gner, sa clientèle non seulement comme une banque, mais comme un partenaire de confiance dans la réalisation des rêves les plus ambitieux. Mieux, le DG a expliqué que la BPBF s’inscrit dans la stratégie de développement de la banque et va continuer à multiplier ses prestations.

« En trois ans d’existence, la BPBF a bâti un réseau conséquent, comprenant 45 guichets aménagés au sein des agences de la Poste BF et trois agences distinctes », a dit M. Baoundaoné. Selon le chef de l’agence Sankar Yaare, Ahmed Sawadogo, la présence de l’agence matérialise la volonté de la BPBF d’être une banque de proximité. Il a déclaré que l’agence se veut un ancrage dans la réalité des communautés locales.

De son point de vue, elle représente une orientation vers l’accompa-gnement des citoyens, des commerçants et des porteurs de projet. « D’ores et déjà, mes collaborateurs et moi sommes résolument engagés pour vous accompagner dans vos différents projets. Notre banque, que dis-je, votre banque, se distingue par sa capacité à financer toutes les couches socioprofessionnelles.
Des particuliers aux entreprises, en passant par le secteur informel, aucune cible clientèle n’est mise en marge de notre stratégie commerciale », a indiqué Ahmed Sawadogo.

 

Wanlé Gérard COULIBALY
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

 

Société nationale d’aménagements des terrains urbains: plus d’un millier de parcelles en vente du 28 au 31 octobre 2025

La Société nationale d’aménagements des terrains urbains (SONATUR) a animé une conférence de presse, lundi 20 octobre 2025, à Ouagadougou pour annoncer l’ouverture de vente de parcelles de ses sites viabilisés à Bindougousso (Bobo-Dioulasso), Poédogo (Ouahigouya) et Silmiougou (Ouagadougou) et aussi dénoncer l’usurpation de l’identité visuelle de la société par des cybercriminels.

L’ouverture de vente des parcelles viabilisées sur les sites de Silmiougou à Ouaga-dougou, de Bindougousso à Bobo-Dioulasso et de Poédogo à Ouahigouya se déroulera du 28 octobre 2025 à partir de 10h au 31 octobre 2025 à 12h. C’est ce qu’ont annoncé les responsables de la Société nationale d’aménagements des terrains urbains (SONATUR) au cours d’une conférence de presse animée, lundi 20 octobre 2025, à Ouaga-dougou.

Le conseiller principal du Directeur général (DG) de la SONATUR, Adama Séré, a indiqué que ce sont plus de 500 parcelles à Bindougousso, 400 parcelles à Silmiougou et 250 parcelles à Poédogo qui vont être mises en vente au cours de cette opération. Il a souligné que la souscription se fera sur la plateforme de commercialisation de la SONATUR qui est : https://souscription.sonatur.bf, dans la limite du stock disponible et par la méthode du premier souscripteur. M. Séré a également relevé que les frais de souscription sont de 50 000 F CFA pour les parcelles de Silmiougou et de Bindougousso et de
25 000 FCFA pour celles de Poédogo.

Des frais payables uniquement en banque

« Ces frais sont payables uniquement en banque dans les comptes SONATUR indiqués sur la quittance de souscription en même temps que l’acompte minimal exigé », a-t-il précisé. Ces frais sont non remboursables, a-t-il fait savoir. Les souscripteurs, de l’avis de Adama Séré, devront verser 30% du coût total pour les parcelles à usage d’habitation en plus des frais de souscription. Et pour ce qui est des parcelles à usage commercial, le taux est de 40 % du coût total, auxquels s’ajoutent les frais de souscription, a-t-il ajouté.

Il a confié qu’à Poédogo, les souscripteurs devront également verser 30 % du coût pour les parcelles à usage d’habitation et 40 % pour celles à usage commercial, en plus des frais de souscription. Le reliquat doit être soldé dans un délai d’un an à compter de la date de vente.

Quels sont les coûts des parcelles ? En réponse à cette question, le conférencier a précisé que le coût des parcelles varie en fonction des localités. A Silmiougou, le prix est fixé à 26 000 F CFA/m² pour les habitations ordinaires, 28 000 FCFA/m² pour celles situées à l’angle.
40 000 FCFA/m² pour les commerces sur voies non bitumées, 45 000 FCFA/m² pour les commerces à l’angle sur voies non bitumées, 50 000 FCFA/m² pour les commerces sur voies bitumées et 55 000 FCFA/m² pour ceux à l’angle. S’agissant de Bindougousso, le mètre carré est de 25 000 FCFA pour les habitations ordinaires, 28 000 FCFA pour celles à l’angle. 30 000 F CFA pour les habitations sur voies bitumées, 33 000 FCFA pour celles à l’angle, 50 000 FCFA pour les commerces sur voies bitumées et 55 000 FCFA pour ceux à l’angle. Sur le site de Poédogo, le coût est de 17 000 FCFA/m² pour les habitations ordinaires à 19 000 FCFA/m² pour celles à l’angle, et 20 000 FCFA/m² pour les parcelles destinées aux commerces et services.

Le conseiller principal du DG de la SONATUR a, par ailleurs, signifié que la SONATUR fait l’objet d’usurpation d’identité par des individus malintentionnés. « Afin de garantir la transparence et de prémunir les partenaires et souscripteurs contre les cybercriminels, pour cette nouvelle opération de vente, des dispositions ont été prises. « Il n’y aura
pas d’intermédiaires ou de démarcheurs. Aucun paiement ne se fera par les moyens de paiement mobile (Orange money, Moov money, Telecel money, Sank money ou Wave….Les seuls moyens de paiement restent et demeurent les comptes bancaires inscrits sur
les quittances de souscription », a-t-il prévenu. Il a réitéré sa profonde solidarité envers les victimes tout en rassurant qu’une procédure judiciaire est en cours ainsi que des actions légales pour traquer et mettre hors d’état de nuire les auteurs.

Aly SAWADOGO

Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier plus: une mission du ministère de la Santé en supervision à Dédougou

Le directeur de cabinet (Dircab) du ministre de la Santé, Adjima Combary, a conduit une mission de supervision au passage P4 de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier plus (CPS+) dans le district sanitaire de Dédougou, dans la région de Bankui, vendredi 17 octobre 2025.

Du 16 au 19 octobre 2025, s’est déroulé le passage P4 de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier plus (CPS+). Cette campagne se fixe pour objectif de toucher 421 808 enfants de 3 à 59 mois. Elle va consister en l’administration gratuite de médicaments aux enfants en bonne santé de cette fourchette d’âge afin de les protéger contre le paludisme. Au-delà de la prévention contre les infections palustres, la présente campagne intègre le dépistage de la malnutrition aigüe, la recherche et le rattrapage des enfants non à jour de leur vaccination antipaludique, l’identification et la destruction des gites larvaires et le diagnostic et la prise en charge des cas de paludisme dans la communauté.

Dans le cadre de cette CPS+ au passage P4, le district sanitaire de Dédougou a reçu une visite terrain et de supervision du déroulement de la campagne de la part des premiers responsables du département en charge de la santé, ce vendredi 17 octobre 2025. Elle a été conduite par le Directeur de cabinet (Dircab) du ministre de la Santé, Adjima Combary, représentant le ministre.

La délégation s’est rendue au Centre médical urbain (CMU) de la ville pour toucher du doigt l’évolution de la campagne. Le chef de mission a souligné d’emblée que le paludisme est un problème majeur de santé publique, donc une priorité sanitaire. Dans l’agenda du Burkina Faso, cette maladie, aux dires du directeur du cabinet, est inscrite pour être éliminée. « La CPS+ est une des meilleures stratégies préventives adoptées », a-t-il précisé. Il a salué la mobilisation des acteurs, en particulier celle des agents de santé conjuguée avec leur professionnalisme pour la réussite de cette opération.

Prêts à accompagner techniquement et financièrement

Le secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, Dr Sidzabda Christian Compaoré, a confié qu’au cours de l’année 2025, ce sont près de 5 millions d’enfants burkinabè de moins de cinq ans qui ont été touchés par cette stratégie. Le DIRCAB de relever d’ailleurs que toutes les stratégies sont bonnes. Il a encouragé aussi la population à l’utilisation des moustiquaires imprégnées qui permettent de briser le contact entre le moustique et la personne. Selon une présentation faite à l’occasion de cette visite, la tendance du paludisme est descendante, surtout dans la zone de compétence du CMU de Dédougou.

De quoi réjouir M. Combary qui a affirmé que de 2023 à 2025, le nombre de cas de paludisme a beaucoup diminué sur l’ensemble du pays. « Mais ce n’est pas encore arrivé au niveau où nous souhaitons », a-t-il fait savoir. Il a donc appelé les acteurs à tous les niveaux de responsabilité à redoubler d’effort pour que l’objectif zéro paludisme au Burkina Faso soit atteint. Adjima Combary a exprimé la reconnaissance des plus hautes autorités aux partenaires du secteur de la santé et sollicité une fois de plus leur accompagnement.

Le représentant de l’OMS à cette activité, Dr Clotaire Hien a rassuré que les partenaires sont engagés aux côtés des autorités du Burkina Faso pour l’élimination effective du paludisme. « Nous sommes déterminés à apporter tout appui technique et financier nécessaire et à accompagner le ministère à déployer toutes les stratégies sur le terrain pour réduire l’impact négatif du paludisme », a-t-il promis.

Yacouba BELEM