5e Salon régional de l’artisanat: Rendez-vous du 24 au 31 octobre prochain à Tenkodogo

Le Comité national d’organisation de la Ve édition du Salon régional de l’artisanat a tenu une conférence de presse, le jeudi 16 octobre 2025, à Tenkodogo, pour faire le point des préparatifs.

Le compte à rebours a commencé pour la Ve édition du Salon régional de l’artisanat (SARA) prévu, du 24 au 31 octobre 2025, à Tenkodogo, dans la région du Nakambé sur le thème :
« artisanat burkinabè et industrialisation : quelle contribution pour la souveraineté nationale ? ». A une semaine du début de cet événement, le Comité national d’organisation (CNO) a tenu une conférence de presse, le jeudi 16 octobre 2025, à Tenkodogo pour faire le point des préparatifs.

Selon le président du CNO, Eric Bassolé, l’organisation des SARA s’explique par le fait que de nombreux artisans burkinabè ne peuvent pas prendre part au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), en raison du coût élevé de leur participation. C’est pourquoi, la direction générale du SIAO, a-t-il soutenu, a décidé d’organiser des salons régionaux de l’artisanat pendant les années hors SIAO. L’objectif global, a expliqué, M. Bassolé, est de contribuer à la promotion de l’artisanat au niveau national.

Ce salon entend également, d’après lui, participer à la dynamisation de l’économie locale, rapprocher le SIAO des artisans locaux, encourager la professionnalisation des artisans locaux, favoriser des échanges entre les acteurs nationaux du secteur, enregistrer des participants pour la 18e édition du SIAO, entre autres. Eric Bassolé a précisé qu’à la date du 16 octobre 2025, 260 exposants ont été enregistrés sur un total 283 prévus. Il a confié que les coûts des stands à l’air libre sont de 75 000 F CFA, les climatisés dans les chapiteaux à 100 000 F CFA et les stands institutionnels à 200 000 F CFA.

Interrogé sur l’impact des SARA sur les artisans, M. Bassolé a affirmé que les retombées des SARA sont énormes. « Grâce aux SARA, plusieurs artisans participent à des foires internationales. Le SARA a permis à des artisans de bénéficier de stands gracieux au SIAO et ont aujourd’hui des marchés publics », a-t-il argué. En outre, il a fait savoir que les SARA permettent aux artisans de se rencontrer, d’échanger entre eux et d’améliorer leur savoir-faire.

En plus des expositions-ventes de produits artisanaux, il est prévu, au cours de cette édition, un cross populaire, une compétition entre artisans afin de récompenser les trois meilleurs du Salon, un séminaire sur le thème, un espace Burkin riibo, une académie SARA, la création de l’hymne du SARA, l’opération de délivrance de cartes nationales d’identité burkinabè sur place. L’entrée au site du Salon est gratuite selon le conférencier.
La prochaine édition du SARA se tiendra à Dédougou, dans la région de Bankui, en 2027.

Anselme KAMBIRE

Office national de l’eau et de l’assainissement: des efforts pour un accès permanent à des services de qualité à Kombissiri

L’Office national de l’eau et de l’assainissement a organisé une visite de ses réalisations pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement aux populations. L’initiative qui a eu lieu, mercredi 15 octobre 2025, a permis à une équipe de journalistes de toucher du doigt les grands projets mis en œuvre à Kombissiri, dans la province du Bazèga.

L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) s’est inscrit dans le renforcement de ses actions en vue d’un meilleur accès des populations à des services de qualité. Dans cette dynamique, elle a fait visiter ses réalisations et projets à une équipe de journalistes dans la localité de Kombissiri.

« L’objectif est d’améliorer la connaissance et de renforcer la visibilité des réalisations de l’ONEA tout en sensibilisant le public aux enjeux majeurs liés à l’accès à l’eau et à l’assainissement, et renforcer la transparence dans les actions de l’ONEA », ont indiqué les organisateurs, à l’entame de cette tournée qui, par ailleurs, sillonnera les localités de Manga et de Zabré. La première étape qui a eu lieu, mercredi 15 octobre 2025, a été celle du Centre ONEA de Kombissiri, dans la province du Bazèga.

Là, les visiteurs ont eu droit à une présentation sommaire du Centre avant de se rendre sur les sites prévus. Rattaché au Centre de regroupement de Pô, de la Direction régionale de Koudougou, le Centre ONEA de Kombissiri, a indiqué son premier responsable, William Ilboudo, exploite 12 forages d’un débit cumulé de 77 m3/h.

Pour ce qui est du stockage, il a confié qu’il se fait à travers un château d’eau métallique d’une capacité de 100m3. Après cette mise au point, les hommes de médias sont allés constater, de visu, les actions mises en œuvre par la nationale de l’eau, dans cette partie du Burkina Faso, pour desservir l’ensemble de la population en eau potable.

Garantir l’accès à l’eau potable aux populations

Au nombre de celles-ci, il y a le forage KMB-F11, situé au secteur 5 de la ville qui cumule un débit de 10 m3 /h et avec une production journalière d’environ 150 m3.
« Sa particularité est qu’il est alimenté par un groupe électrogène et permet ainsi d’apporter un plus dans notre capacité de production d’eau potable », a soutenu le chef du Centre de regroupement de l’ONEA de Po, Kiswensida Aubin Boukari Taïta, ajoutant que beaucoup de moyens ont été mobilisés pour satisfaire la population en matière d’accès à l’eau potable.

A l’issue de cette étape, les journalistes se sont rendus sur le site d’un nouveau château de 500 m3 en construction, sis au secteur 2. Pour le responsable du Centre de l’ONEA Kombissiri, la nécessité de construire cet ouvrage hydraulique fait suite à la mise en œuvre de 4 forages d’un cumul de 80 m3/h, en cours de raccordement, et qui doit être reversé dans ce nouveau château.

« Actuellement, notre production de 72 m3/h se reversait dans l’ancien château métallique de 100 m3. Ce nouveau château va donc nous permettre d’accroitre notre capacité de production pour encore satisfaire davantage nos populations », a souligné M. Ilboudo. Pour ce qui est du niveau d’exécution de l’ouvrage, il est estimé à 15% et devrait être livré dans les plus brefs délais, de l’avis du chef de chantier, Ahmed Barro.

« Nous avons déjà fini la fondation et nous allons entamer, maintenant, la construction des poteaux », a-t-il assuré. Tous ces efforts fournis pour garantir l’accès à l’eau par les premiers responsables de l’ONEA sont salués par les populations qui ont relevé des avancées significatives. C’est le cas de Latifatou Nikiema, rencontrée à une borne fontaine de la ville, venue s’acheter le liquide bleu. Elle a confié que l’eau a toujours été
disponible au robinet dans la ville, facilitant ainsi à chacun, a-t-elle fait remarquer, l’exercice de ses activités. Selon les données récentes recueillies, le Centre ONEA de Kombissiri compte à ce jours 2 382 abonnés dont 1 833 actifs.

Soumaïla BONKOUNGOU

 

Primature: le nouveau directeur des marchés publics officiellement installé

Le secrétaire général de la Primature, Abdou Salam Gampéné, a présidé, mercredi 15 octobre 2025, la cérémonie de passation de charges entre Joanny Ouattara, nouveau Directeur des marchés publics (DMP) de la Primature et Oui Dioma, appelé à d’autres fonctions.

Administrateur des services financiers, monsieur Joanny Ouattara a été nommé directeur des marchés publics de la Primature par le Conseil des ministres en sa séance du jeudi 9 octobre 2025. Il remplace à ce poste monsieur Oui Dioma, qui y aura passé trois années de service. La cérémonie, empreinte de solennité, a réuni plusieurs responsables de la Primature, des collaborateurs, amis et proches, venus témoigner leur soutien au nouveau directeur et souhaiter une bonne continuation de carrière à son prédécesseur.

Dans son allocution, le secrétaire général de la Primature a salué les résultats obtenus par le directeur sorti au cours de son mandat. « Il y a eu des acquis et cela, nous le devons à la qualité de votre management. Malgré les contraintes budgétaires et les difficultés liées à la commande publique, vous avez toujours su faire preuve de professionnalisme et de clairvoyance. Vous avez contribué à maintenir la Primature sur les rails, en anticipant sur les leviers à activer pour surmonter les défis », a souligné M. Gampéné.

S’adressant au nouveau directeur, le secrétaire général a rappelé les exigences du poste : « la tâche que vous vous engagez à assumer n’est pas simple, mais vous avez la chance de disposer d’une équipe expérimentée et d’un prédécesseur disponible pour vous accompagner. Il vous faudra allier rigueur technique et gestion humaine, car à ce niveau de responsabilité, le management des hommes est aussi déterminant que la compétence ». Le nouveau DMP, M. Joanny Ouattara, a exprimé sa gratitude à Son Excellence Monsieur le Premier ministre pour la confiance placée en lui, avant d’affirmer sa pleine motivation à s’investir pour la réussite de sa mission.

« La commande publique constitue un levier essentiel pour soutenir la dynamique de développement de notre pays », a-t-il rappelé, avant d’assurer de sa détermination à inscrire son action dans la continuité, en privilégiant la rigueur, la transparence et la collaboration. Pour sa part, M. Oui Dioma a remercié les autorités, ses collaborateurs et l’ensemble des acteurs de la chaîne financière pour leur appui constant. Il a également adressé ses félicitations et ses encouragements à son successeur, tout en invitant ses anciens collaborateurs à lui apporter leur plein soutien pour la réussite de sa mission.

 

DCRP/Primature

Sabine Mensah, Directrice générale adjointe de AfricaNenda Foundation: « L’accès aux services financiers numériques est un droit pour tous les Africains »

Leader reconnue dans le domaine des services financiers digitaux, la Burkinabè Sabine Mensah s’impose comme une voix majeure de l’inclusion financière sur le continent. Son parcours, riche d’expériences au sein d’organisations multilatérales et du secteur privé, l’a conduite aujourd’hui au poste de Directrice générale adjointe de AfricaNenda Foundation. A Accra, lors de la Conférence et des Prix d’excellence des médias d’Afrique de l’Ouest (WAMECA), elle a pris part à un panel réunissant plusieurs acteurs clés autour d’un sujet au cœur des transformations du continent : le rôle des infrastructures publiques numériques dans le développement inclusif en Afrique de l’Ouest. Dans cet entretien accordé au Journal de tous les Burkinabè, la diplômée de l’Institut franco-américain de Management en France et de la Central Michigan university aux Etats-Unis revient sur l’importance du numérique dans le développement des Etats africains.

Sidwaya (S) : Pouvez-vous présenter AfricaNenda Foundation à nos lecteurs ?

Sabine F. Mensah (S.M) : AfricaNenda Foundation est une organisation philanthropique qui accompagne les Etats, les régulateurs et les banques centrales dans le déploiement de systèmes de paiement instantanés inclusifs en Afrique. Nous défendons l’idée que l’accès et l’usage des services financiers sont un droit pour tous les Africains. C’est pourquoi nous travaillons avec les Etats pour mettre en place des systèmes permettant, grâce au téléphone mobile le plus basique, un accès simple et universel aux services financiers.

S : Quelle est sa mission ?

S.M : La mission d’AfricaNenda Foundation est d’accompagner les acteurs de l’écosystème des paiements dans la mise en place de systèmes de paiement nationaux et de veiller à leur interopérabilité.Ainsi, qu’il s’agisse d’un compte mobile, bancaire ou dans une microfinance, il devient possible d’effectuer des transactions financières avec n’importe qui, même depuis le téléphone le plus basique. Nous encourageons cette interopérabilité entre mobile et compte bancaire et aidons les banques centrales et les Etats à la mettre en œuvre. Enfin, il est essentiel que ces services restent abordables. Grâce à ce mécanisme, l’inclusion financière peut se diffuser dans tous les pays, y compris dans les zones rurales reculées, souvent les moins équipées en infrastructures.

Nous sommes convaincus que ce sont ces systèmes qui, s’ils sont réellement inclusifs, abordables et accessibles à tous, peuvent accélérer l’inclusion financière en Afrique. C’est le sens de notre mission. Pour y parvenir, nous travaillons étroitement avec les gouvernements, les banques centrales et d’autres acteurs clés, en mettant à leur disposition nos ressources techniques. Grâce à nos experts en économie numérique et en systèmes de paiement, nous contribuons au renforcement des capacités, accompagnons la mise en œuvre des projets et soutenons leur budgétisation.

S : Quel rôle jouent les infrastructures publiques numériques dans la stratégie numérique des Etats africains ?

SM : Les infrastructures publiques numériques jouent un rôle comparable à celui des infrastructures physiques. Prenons l’exemple des routes : elles relient les communautés, stimulent le commerce et créent des opportunités de développement. Les « rails numériques » ont le même objectif pour nos Etats : connecter les citoyens, les entreprises et le gouvernement. Ces infrastructures permettent de digitaliser les paiements et favorisent le développement du secteur privé, au bénéfice de la
population. Notre ambition est de contribuer à l’essor économique des communautés et à ce que chacun puisse tirer parti de la révolution digitale pour son propre développement.

S : Aujourd’hui, quelles sont les populations les plus touchées par l’exclusion financière dans nos Etats ?

S.M : Les zones rurales sont malheureusement celles qui restent le plus souvent en marge, faute d’une couverture suffisante en réseau GSM ou en internet. Pour les établissements bancaires, ouvrir des agences dans des zones à faible densité de population demeure difficile et peu rentable. Heureusement, la technologie mobile permet aujourd’hui de dépasser ces contraintes. Elle abolit les frontières physiques et rend les services financiers accessibles directement depuis la poche de chacun. Encore faut-il que ces
services soient véritablement inclusifs. La technologie offre également des solutions de paiement hors ligne : même en cas de coupure ou
d’absence de connexion, la transaction peut être enregistrée et validée dès que le réseau est rétabli. Ce type d’innovation montre qu’il est possible de construire des systèmes plus résilients et adaptés aux réalités du terrain.

S : Selon vous, quel est le niveau du développement des infrastructures publiques numériques en Afrique ?

S.M : Les infrastructures publiques numériques deviennent une
priorité pour nos Etats, et c’est une très bonne chose. Elles permettent aux entreprises et aux citoyens d’interagir plus facilement avec l’Etat, notamment pour les paiements de prestations sociales, donnant ainsi accès à des services financiers aux populations vulnérables. Pour les gouvernements, la digitalisation facilite la collecte des taxes et la mobilisation des ressources. C’est tout un écosystème qui se construit pour inclure chacun en Afrique.

S : Quelles initiatives sont actuellement mise en œuvre pour renforcer les infrastructures publiques numériques ?

S.M : Au sein d’AfricaNenda Foundation, notre mission est de soutenir tous les pays africains dans leur transformation numérique. Nous apportons assistance technique et renforcement des capacités, en tenant compte de la vision et des investissements de chaque pays dans les infrastructures publiques numériques. Par exemple, nous avons soutenu dès le départ la BCEAO pour la mise en place du système de paiement SPI, aujourd’hui pleinement opérationnel et avons aidé le Rwanda à faciliter le paiement instantané « eKash ». Nous sommes partenaires de plusieurs pays africains pour construire des systèmes inclusifs et efficaces.

S : Quelles innovations préconisez-vous ?

S.M : L’outil numérique ne vaut que s’il améliore la vie de ceux qui
l’utilisent. Le mobile, par exemple, a révolutionné l’accès bancaire en Afrique : la banque dans votre poche est déjà une innovation majeure. Cela permet aussi de développer de nouveaux systèmes de crédit, numérisés, qui donnent accès au financement à une majorité de personnes. Nous encourageons ce type d’innovation, en partenariat avec les Etats, les institutions financières et les
régulateurs, pour créer un cadre permettant aux fintechs d’offrir des services aux populations reculées. Grâce à notre assistance technique, AfricaNenda espère voir émerger des services encore plus innovants.

S : Quels sont les grands défis à relever pour garantir une inclusion durable dans les infrastructures publiques numériques ?

S.M : Parmi les grands défis, le premier est l’investissement dans l’infrastructure de connexion pour couvrir l’ensemble du territoire, pas seulement les centres urbains. Le second concerne l’identification : sans identité numérique, pas de compte bancaire possible, et celle-ci facilite l’interopérabilité avec les systèmes de paiement. Le cadre réglementaire constitue également un enjeu : il doit rester flexible pour permettre aux innovations d’atteindre le terrain. Enfin, la sensibilisation des populations est essentielle : il ne suffit pas de proposer des solutions numériques, encore faut-il que les utilisateurs sachent les utiliser, se protéger et comprendre les mécanismes de lutte contre la fraude.

S : Quelle appréciation faites-vous de l’évolution de ces technologies au Burkina Faso ?

S.M : Je suis très fière déjà. Je porte les couleurs du Burkina Faso partout où je vais en Afrique. Je pense que nous avons beaucoup d’opportunités. La dématérialisation en cours au niveau des services est un avantage comparatif avec la numérisation des services et des paiements dans les services étatiques. Je pense aussi que nous avons vraiment une belle opportunité de pouvoir utiliser la révolution digitale pour faire un saut vers une transformation digitale inclusive.

S : Quel appel avez-vous à lancer pour renforcer l’inclusion numérique au niveau national ?

S.M : Je dirais que la technologie n’est plus un problème dans le fait qu’elle offre des solutions qui peuvent nous aider à faciliter l’accès aux services financiers et à leur utilisation. En tant que consommateur, nous devons être à l’affût de l’information. Il faut qu’on soit tous aguerris dans un univers instantané et digital.
Je lance un appel aux pouvoirs publics à prioriser les investissements dans les infrastructures publiques numériques parce qu’elles peuvent être un tremplin de développement pour accélérer la transformation numérique.

Interview réalisée par
Oumarou RABO
De retour d’Accra (Ghana)

 

Regarde-moi dans les yeux…

Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que demain sera mieux
Ecoute le cri du morveux sans peu qui pleure vers d’autres cieux
Il fera le tour des portes closes, il ira dormir à l’ombre de la faim
Loin du monde repu qui digère, ses ulcères croisent le fer sans fin

Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que demain sera mieux
Rien ne marche, tout est en panne, peut-on faire du neuf avec du vieux ?
Entends la mère qui hurle en enfer sur une table morose de ménopause
Elle pousse en vain dans un bain de sang sans gain de cause, juste une rose

Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que demain sera mieux
Seuls les hommes ont des droits, les femmes n’ont d’yeux que pour Dieu
La fille en guenille ne sortira jamais de sa livide coquille vide, même belle
Elle regardera le garçon lire et écrire sans oser dire que le pire c’est elle

Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que demain sera mieux
La veuve abusée ressortira médusée du prétoire des justes avec un non-lieu
Le voleur de poule subira les coups de la foule en boule qui bat à mort et à tort
Le bandit en sursis de la République marche oblique sous le poids des coffres-forts

Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que demain sera mieux
On brûle la case de l’autre au nom des apôtres avec un signe de Croix curieux
Au nom d’Allah une bombe résonne avec foi, le sang versé des innocents purifie
L’ère de la perdition a sonné, la civilisation amputée marche le bras coupé à vie

Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que demain sera mieux
La liberté a fait de l’homme une bête de somme et un demi-dieu
De barbus imbus aux élans tordus mal cousus usent de phallus et d’anus
Des femelles s’entremêlent les ailes en se léchant les doigts et les oculus

Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que demain sera mieux
Le père et la mère de même sexe auront de pauvres enfants heureux
La loi des hommes se moque de la foi qui s’étonne du pernicieux
Demain, la terre sera peuplée de piteux monstres malheureux

Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que demain sera mieux

Clément ZONGO
clmenzongo@yahoo.fr

Jeu concours sur le civisme en milieu scolaire: les lauréats face à Me Edasso Rodrigue Bayala

0

Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux, Me Edasso Rodrigue Bayala, a échangé avec les lauréats du jeu concours sur le civisme en milieu scolaire, mercredi 15 octobre 2025, à Ouagadougou.

Dans le cadre de la IIe édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions a intensifié la promotion de la citoyenneté, du civisme et du patriotisme. Ainsi, un jeu concours a été organisé sur le civisme en milieu scolaire.

Les lauréats ont été reçu par le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux, Me Edasso Rodrigue Bayala, dans la soirée du mercredi 15 octobre, à Ouagadougou. Pour l’occasion les hôtes ont bénéficié d’un cours magistral de civisme et de participation citoyenne à travers des questions d’actualité. Parmi lesquelles l’on peut citer : Qu’est-ce que la Révolution progressiste populaire ? Pourquoi l’immersion patriotique ? Pourquoi le Burkina Faso est attaqué par des terroristes ? …
Selon M. Bayala, ils ont voulu être présents pour échanger avec ces jeunes élèves parce que l’enfant est le père l’Homme. « Et si nous voulons construire un Burkina Faso de demain avec un citoyen modèle, nouveau, patriote, qui s’engage à défendre et à être dans les dispositions à consentir le sacrifice suprême pour la défense de sa patrie nous devons beaucoup miser dans la jeune génération », a-t-il déclaré.

Pour lui, les questions d’actualité posées montrent qu’ils sont des élèves leaders de leurs régions. « Ceci prouve encore qu’ils s’intéressent à la lutte contre le terrorisme dans l’AES, à la réponse apportée au terrorisme », a-t-il ajouté. Le ministre a aussi laissé entendre qu’un ambassadeur doit être un modèle dans son milieu de vie, une lumière qui éclaire son
propre chemin et celui des autres. « Nous leur avons demandé de ne pas attendre forcément les moyens pour aller à l’assaut du travail qui leur est demandé. Il leur est demandé des gestes simples à valeur symbolique pouvant avoir des répercussions sociales durables », a-t-il martelé.

A titre illustratif l’autorité a confié qu’un ambassadeur à l’école doit demander à ses camarades de se comporter bien afin de garder l’environnement propre en jetant les ordures dans les poubelles, d’être discipliné et travailleur à l’école. Après l’entretien les participants se sont dits édifiés. C’est le cas de Jean Zongo de la région du Gulmu. « Notre entretien avec le ministre nous a permis de recevoir des directives concernant notre rôle d’ambassadeur du civisme auprès de nos compatriotes », a-t-il dit.

Pour ce faire, à l’entendre, ils s’engagent à remplir leur engagement civique et sensibiliser leurs camardes à développer le pays des Hommes intègres. « Nous sommes en état de Révolution, nous voulons le changement, le bien-être de notre pays. Et j’ai également retenu qu’avec la volonté tout est possible et sans cette dernière on ne peut rien accomplir dans la vie », a-t-il expliqué. Idem pour Cherifa Banda élève de la classe de 3e qui est engagée pour un Burkina meilleur avec des valeurs citoyennes propres.

Evariste YODA

Salon international des toilettes, de l’assainissement et de l’hygiène de Ouagadougou: la IIe édition prévue les 7 et 8 novembre 2025

Le comité d’organisation du Salon international des toilettes, de l’assainissement et de l’hygiène de Ouagadougou (SITAHO) a annoncé la tenue de la IIe édition de l’évènement, les 7 et 8 novembre prochain, à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse, jeudi 16 octobre 2025, dans la capitale.

Les 7 et 8 novembre 2025, à Ouagadougou, précisément à l’Institut 2iE, va se tenir la IIe édition du Salon international des toilettes, de l’assainissement et de l’hygiène
de Ouagadougou (SITAHO). L’annonce officielle de la tenue de l’évènement sur le thème :
« Accélérer l’accès à l’assainissement pour tous : innover, financer, agir », a été faite par le comité d’organisation, jeudi 16 octobre 2025, dans la capitale. Selon la conférencière, Dr Noaga Inès Glwadys Zouré, le SITAHO, une biennale, est une « véritable » tribune d’échanges et d’actions concrètes pour apporter des solutions locales et durables aux défis de l’assainissement au Burkina Faso et à la sous-région.

« Le thème s’aligne pleinement sur la vision du Programme national d’assainissement des eaux usées et excrétas (PN-AEUE) et contribue à la mise en œuvre de la cible 6.2 des Objectifs de développement durable (ODD) qui vise d’ici à 2030, l’accès universel à un assainissement sûr, équitable et inclusif », a-t-elle déclaré. Dr Noaga Inès Gwladys Zouré, a rappelé que c’est dans cette dynamique que s’inscrit la IIe édition du SITAHO, un cadre stratégique de concertations, d’expositions et d’actions pour l’atteinte de la cible 6.2 des ODD au Burkina Faso.

« Le SITAHO 2025 vise à améliorer la qualité des services d’hygiène, d’assainissement et de gestion de l’eau au Burkina Faso, en s’alignant sur les programmes nationaux d’assainissement et de gestion intégrée des ressources en eau », a-t-elle indiqué. Mme Zouré a informé qu’au menu du SITAHO 2025, se trouvent des rencontres, des expositions et des échanges réunissant l’ensemble des acteurs techniques, économiques, scientifiques et institutionnels ainsi que le « grand public » grâce au soutien « actif » des parties prenantes du secteur « WASH/GIRE ».

« Comme à l’édition passée, il est attendu pour la présente, la participation d’au moins 500 personnes en présentiel et 10 000 visiteurs digitaux qui serviront de relais dans la sensibilisation plus globale pour atteindre nos objectifs. Des communications seront développées par des experts sur des thèmes précis, des ateliers techniques pour outiller les acteurs, des stands d’exposition couverts en continu, des conférences-débats, des rencontres B2B, des tables rondes avec des partenaires et des bailleurs », a-t-elle détaillé. Dr Zouré a ajouté qu’une session sera consacrée à la présentation des innovations technologiques (toilettes intelligentes, bio digesteurs, etc.)

Accélérer l’accès universel à l’assainissement au Burkina

Les toilettes publiques doivent être promues pour favoriser l’hygiène.

« Par ailleurs, bien d’autres activités sont inscrites à l’ordre des 48 heures de cette IIe édition du SITAHO pour qu’elle soit un véritable hub régional afin d’accélérer l’accès universel à l’assainissement au Burkina Faso », a-t-elle laissé entendre. Qu’est-ce qui explique le choix du thème ? Quelles sont les innovations du SITAHO 2025 ? Qu’est-ce que le Sénégal peut apporter au SITAHO, parmi tant d’autres pays à l’image du Mali, le Niger, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Burkina Faso, etc. ?

Ce sont autant de questions posées par la presse au comité d’organisation du SITAHO 2025. Concernant la première question, Dr Noaga Inès Gwladys Zouré a précisé que le thème est inspiré des recommandations de la Journée mondiale des toilettes 2024 en lien avec le changement climatique et l’investissement dans le secteur de l’assainissement. Pour la deuxième préoccupation, le membre du comité d’organisation, Dr Cheick Oumar Zouré, a brandi l’intégration de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) commune une nouveauté dans les activités du SITAHO 2025, incluant le traitement des eaux usées et leur valorisation ainsi que les agences de l’eau pour la gestion de l’eau.

Comme deuxième innovation, il a noté la mise en place d’un comité scientifique pour garantir la qualité technique et scientifique du Salon qui va regrouper des universitaires, des centres de recherches, etc. S’agissant de la dernière interrogation, le promoteur du SITAHO, Benjamin Kientega, a expliqué que le Sénégal a une longueur d’avance dans le financement du secteur de l’assainissement en Afrique avec la touche d’entreprises privées, à l’opposé du Burkina Faso où c’est l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) qui semble mener seul le combat.

Les organisateurs ont enfin dévoilé que le SITAHO 2025 va connaître le patronage du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, les co-présidences du ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro et de son homologue de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano et du parrainage du directeur général de l’ONEA, Flandion Idrissa Sourabié.

Boukary BONKOUNGOU

L’obtention du statut de résident permanent, désormais un préalable à l’acquisition de la nationalité burkinabè

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 16 octobre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 12 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE
Le Conseil a adopté deux (02) projets de décrets portant respectivement dissolution du Centre national pour la coordination du Mécanisme d’alerte précoce et de réponse ainsi que du Conseil d’orientation stratégique de l’Initiative présidentielle « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour ».
Le Centre national pour la coordination du Mécanisme d’alerte précoce et de réponse (CN-CMAPR) a été créé le 29 décembre 2021. Ce dispositif de prévention visait à mettre à la disposition des gouvernements, des rapports sur les tendances et incidents relatifs à la sécurité humaine ainsi que des options de réponse dans les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Suite au retrait du Burkina Faso de la CEDEAO, la dissolution du CN-CMAPR s’impose afin d’assurer une cohérence des dispositifs institutionnels avec les nouveaux engagements régionaux du pays.
Quant au Conseil d’orientation stratégique de l’Initiative présidentielle (COS-IP) « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour », créé le 07 décembre 2021, il est l’organe de gouvernance de cette Initiative présidentielle.
Le Secrétariat permanent de l’Initiative présidentielle (SP-IP) est l’un des organes opérationnels du COS-IP. Son décrochage de la Primature et le transfert de certaines de ses missions au ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales nécessite la dissolution du COS-IP.
L’adoption de ces décrets permet la dissolution du Centre national pour la coordination du Mécanisme d’alerte précoce et de réponse ainsi que du Conseil d’orientation stratégique de l’Initiative présidentielle « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour ».

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Le Conseil a adopté un décret portant modification des statuts de la société d’économie mixte dénommée « Textiles des Forces du Burkina Faso » en abrégé
« TEXFORCES-BF».
Ce décret est une modification du décret n°2024-0353/PRES-TRANS/PM/MDICAPME/MEFP du 03 avril 2024 portant approbation des statuts de la société d’économie mixte dénommée «Textile des Forces du Burkina Faso ».
Cette modification vise à autoriser la prise de participation de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) dans le capital de TEXFORCES-BF à hauteur de
7 000 000 000 F CFA pour combler le besoin en financement nécessaire à l’opérationnalisation de la société.
L’adoption de ce décret permet à la société d’économie mixte TEXFORCES-BF de remplir efficacement ses missions.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de Loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2026.
Les orientations et choix stratégiques budgétaires pour l’élaboration du budget de l’Etat, exercice 2026 ont été définis en lien avec le contexte international, sous régional et national.
Les priorités du budget 2026 s’inscrivent dans la dynamique de mieux répondre aux enjeux du moment portés par la Politique nationale de développement (PND) 2026-2030 en cours de formulation.
En lien avec ces priorités, le projet de loi du budget de l’Etat, exercice 2026, se chiffre à 3 431,5 milliards F CFA en recettes et à 3 918,3 milliards F CFA en dépenses dégageant ainsi un déficit budgétaire global de 486,8 milliards F CFA, correspondant à 2,6% du PIB nominal.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant obligation pour les Organisations non gouvernementales (ONG) et associations agréées d’ouvrir et de domicilier leurs comptes de disponibilités exclusivement auprès de la Banque des dépôts du Trésor (BDT).
Les Organisations non gouvernementales et associations agréées au Burkina Faso sont tenues désormais d’ouvrir et de domicilier l’ensemble de leurs comptes de disponibilités auprès de la Banque des dépôts du Trésor.
Ces comptes ouverts à la BDT retracent l’intégralité des mouvements de fonds des ONG et associations, y compris les dotations, subventions, dons, et toute autre ressource financière perçue dans le cadre de leurs activités. Toutes les opérations de recettes et de dépenses des ONG et associations sont exécutées exclusivement par l’intermédiaire de ces comptes.
Ce dispositif permettra à l’Etat burkinabè d’assurer la traçabilité des fonds reçus et utilisés par les ONG et associations, de prévenir les risques de blanchiment de capitaux, de détournement ou de financement d’activités contraires à l’ordre public et de renforcer la confiance des Partenaires techniques et financiers.
Cette mesure s’inscrit également dans le cadre des engagements internationaux du Burkina Faso en matière de lutte contre le financement du terrorisme et les flux financiers illicites.
L’adoption de ce décret permet d’obtenir une avancée significative dans le dispositif de régulation des activités des Organisations non gouvernementales et Associations et de contrôle de leurs sources de financement.
Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de perception de recettes au titre de certains actes de justice, de prestations de service et des condamnations pécuniaires des Cours et Tribunaux.
La perception des recettes liées aux actes de justice est actuellement régie par le décret n°2017-0376/PRESS/PM/MJDHPC/MINEFID du 22 mai 2017 portant autorisation de perception de recettes au titre des actes de justice des Cours et Tribunaux du Burkina Faso. Ce texte révèle aujourd’hui des limites au regard des évolutions législatives, technologiques et socio-économiques récentes. Ces limites sont notamment dues à l’absence de prise en compte de plusieurs actes délivrés par les juridictions dans le décret actuel.
Ce décret permet de renforcer l’efficacité du service public de la justice, à travers la révision de la nomenclature des actes et prestations ainsi que leurs tarifications tout en garantissant un accès équitable à la justice.
L’adoption de ce décret permet d’élargir l’assiette des prestations et actes des Cours et Tribunaux ainsi que la tarification y relative.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume d’Arabie Saoudite auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Saad Misfer Ahmed ALMIMONI en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume d’Arabie Saoudite auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités d’obtention du statut de résident permanent au Burkina Faso.
La loi n°012-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant Code des personnes et de la famille prévoit la possibilité pour les étrangers remplissant certaines conditions de demander et d’obtenir le statut de résident permanent au Burkina Faso.
L’obtention du statut de résident permanent constitue désormais un préalable à l’acquisition de la nationalité burkinabè. Ce statut permet à l’étranger de jouir des mêmes droits que les nationaux sous réserve des exceptions prévues par la loi.
Le présent décret définit les conditions et modalités d’obtention du statut de résident permanent au Burkina Faso.
L’adoption de ce décret permet une meilleure intégration des étrangers résidant sur le territoire burkinabè.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.
Le premier décret porte changement de dénomination, définition de l’objet social et augmentation du capital social de la Société nouvelle Société sucrière de la Comoé en abrégé « SN SOSUCO ».
La Société nouvelle Société sucrière de la Comoé « SN SOSUCO » prend désormais la dénomination sociale de « Société sucrière de la Comoé », en abrégé « SOSUCO ».
Il est procédé également à l’augmentation du capital social de la SOSUCO par souscription en numéraires de 349 011 nouvelles actions de 10 000 F CFA chacune, fixant son capital social à 11 633 700 000 F CFA.
L’apport de l’Etat correspond au montant actuel du capital de la société évalué à
8 143 590 000 F CFA, soit 70% du capital social. Quant à la participation du secteur privé, elle est fixée à 3 490 110 000 F CFA, représentant 30% du capital social de ladite société. L’adoption de ce décret permet l’opérationnalisation de la SOSUCO en tant que société d’économie mixte à participation publique majoritaire.
Le deuxième décret porte approbation des statuts de la Société sucrière de la Comoé en abrégé « SOSUCO ».
L’adoption de ce décret permet de doter la Société sucrière de la Comoé de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.
Le troisième décret porte dispositif de détermination du prix minimum garanti et du prix de vente de régulation des marchés des produits agro-sylvo-pastoraux.
La volatilité des prix des produits agricoles et ses conséquences néfastes sur les producteurs et les consommateurs obligent notre pays à mettre en place des mécanismes de stabilisation des prix.
Le prix minimum garanti est le prix fixé par les pouvoirs publics en dessous duquel le kilogramme ou toute autre unité de mesure locale du produit ciblé ne peut être vendu ou acheté afin d’assurer aux producteurs une rémunération équitable.
La vente de régulation est une opération de vente de produits ordonnée par les pouvoirs publics sur les produits stockés par la structure nationale en charge de la sécurité alimentaire destinée à contenir les hausses des prix aux consommateurs.
Le prix de vente de régulation est le prix de vente au kilogramme.
Le prix minimum garanti et le prix de vente de régulation concernent notamment les céréales, les légumineuses, les oléagineux, les fruits secs, les produits maraichers, les produits forestiers non ligneux, les sous-produits agro-industriels.
L’adoption de ce décret permet de mieux réguler les prix des produits agro-sylvo-pastoraux au Burkina Faso.
Le quatrième décret porte autorisation d’augmentation du capital social de la société d’économie mixte « Textile des Forces
du Burkina Faso », en abrégé « TEXFORCES-BF ».
La création de TEXFORCES-BF en 2024 traduit la volonté du Gouvernement de produire au Burkina Faso l’essentiel de l’habillement du personnel des forces armées nationales, des forces de sécurité intérieure et des corps paramilitaires.
Pour l’opérationnalisation de TEXFORCES-BF, le plan d’affaires affichait un coût total de 15 663 911 485 F CFA dont 10 000 000 000 F CFA sur fonds propres et un besoin de financement de 5 663 911 485 F CFA.
Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de l’unité industrielle de TEXFORCES-BF, la capacité de production journalière projetée de 6 tonnes pour la filature et le tissage/tricotage a été portée à 12 tonnes nécessitant un besoin de financement supplémentaire.
Le Conseil a autorisé l’augmentation du capital social de la société d’économie mixte TEXFORCES-BF afin de combler l’ensemble des besoins de financement.
Le cinquième décret porte modification du décret n°2024-0341/PRES-TRANS/PM/ MDICAPME/MEFP du 03 avril 2024 portant création d’une société d’économie mixte dénommée « Textile des Forces du Burkina Faso », en abrégé « TEXFORCES-BF ».
La modification de ce décret fait suite à l’autorisation d’augmentation du capital social de TEXFORCES-BF.
L’adoption de ce décret permet de fixer à
17 000 000 000 F CFA le capital social de la société d’économie mixte « Textile des Forces du Burkina Faso ».

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a examiné un projet de loi relatif aux initiatives carbones.
Le Burkina Faso a signé et ratifié plusieurs instruments internationaux relatifs aux changements climatiques. Ces instruments, en plus de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, proposent pour certains, la valorisation des efforts de réduction de ces gaz sous forme de crédits carbone négociables pouvant faire l’objet de transactions, de compensation ou de payement pour services environnementaux.
De nombreuses entreprises nationales et des multinationales ainsi que des Organisations non gouvernementales (ONG), essaient de convertir leurs efforts de réductions des émissions de gaz à effet de serre en crédits carbone, donnant lieu à des transactions carbone de plusieurs centaines de millions de francs CFA.
En dépit de son potentiel carbone considérable, notre pays ne dispose pas d’un cadre juridique lui permettant de sécuriser et de valoriser pleinement les attributs environnementaux découlant des projets et investissements divers réalisés.
Ce vide juridique constitue non seulement, un frein à un développement plus accru des initiatives carbone dans notre pays, mais aussi le prive d’un instrument essentiel pour exercer son contrôle et sa souveraineté sur le potentiel d’opportunités de valorisation du carbone.
Ce projet de loi permettra de doter le Burkina Faso d’un cadre juridique pour mieux encadrer les acteurs du domaine.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de la Santé a fait au Conseil une communication relative aux résultats du quatrième passage de la campagne de Chimio prévention du paludisme saisonnier plus (CPS+) qui s’est déroulé du 18 au 21 septembre 2025 dans soixante-dix (70) districts sanitaires du pays.
L’objectif de cette campagne est de réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme chez les enfants de 3 à 59 mois pendant la période de haute transmission du paludisme. Pour une cible attendue de 4 962 745 enfants, 4 929 318 ont été traités lors de ce passage soit une couverture administrative de 99,33%. Au total 1 441 585 concessions ont été visitées dans laquelle 1 010 486 gîtes ont été identifiés et 743 669 détruits, soit 73,60%.
Chez les moins de 5 ans, 50 514 Tests de diagnostic rapide (TDR) ont été réalisés dont 9 099 effectués en milieu communautaire, et plus de 90 % des TDR positifs ont été traités.
Le prochain passage de la campagne se déroule du 16 au 19 octobre 2025 et concerne tous les soixante-dix (70) districts sanitaires du pays.
II.2. Le ministre de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale a fait au Conseil une communication relative à l’organisation du troisième forum national des personnes âgées du Burkina Faso, prévu du 27 au 28 octobre 2025 à Ouagadougou.
L’objectif de ce forum est de renforcer la protection et de promouvoir les droits des personnes âgées, en favorisant un dialogue inclusif entre les institutions et les acteurs impliqués.
Le forum se tiendra en même temps que la commémoration de la 35e Journée internationale des personnes âgées placée sous le thème : « Les mécanismes d’inclusion socioéconomique et financière des personnes âgées dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso ».
II.3. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil deux (02) communications :
– la première communication est relative aux informations sur les mesures et actions de promotion de l’enseignement de la formation techniques et professionnels mise en œuvre pour la rentrée 2025-2026.
Pour cette année scolaire, le ministère en charge de l’enseignement professionnel a initié des mesures et actions innovantes qui visent à doter les apprenants de compétences pratiques et à mieux les préparer pour répondre aux besoins de développement des secteurs prioritaires de notre pays.
Il s’agit entre autres de :
– l’ouverture de formations qualifiantes dans les lycées professionnels et techniques ;
– l’érection du Collège d’enseignement technique et de formation professionnelle (CETFP) de Banfora en lycée professionnel ;
– la fusion du CETFP et du lycée professionnel de Manga pour offrir un seul cadre de formation aux élèves ;
– l’érection de 170 établissements d’enseignement général en établissements polyvalents.
– la seconde communication fait le point de la session spéciale du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et de la session de remplacement du Baccalauréat, session de 2025.
La session spéciale du BEPC s’est déroulée sur la période du 02 au 13 septembre 2025 dans la région du Goulmou au profit des élèves de Kompienga et de Pama. Pour la session de remplacement du Baccalauréat, les épreuves écrites et orales ont couvert la période du 1er au 13 septembre 2025.
Elle s’est déroulée dans le centre unique du Lycée technique national Aboubacar Sangoulé LAMIZANA. Cette session de remplacement a enregistré la participation des candidats de la province de la Kompienga.
A l’issue des examens, le taux de succès de la session spéciale du BEPC est de 73,55% et celui de la session de remplacement du Baccalauréat de 40%.
Le Conseil félicite l’ensemble des acteurs pour la bonne tenue de ces examens qui a permis de sauver l’année scolaire de plusieurs dizaines d’élèves de la province de la Kompienga.
II.4. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 15e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT), prévue du 22 au 26 octobre 2025 à Ouagadougou.
Placée sous le thème « Quelles contributions des technologies, inventions et innovations, dans un contexte de relance d’industrialisation au Burkina Faso », l’édition 2025 vise à mettre l’accent sur les technologies et les procédés d’exploitation, de synthèses ou de fabrication déjà finis et prêts à être transférés au monde économique.
Cette édition sera couronnée par la nuit des lauréats avec la remise des prix dont le grand prix de l’innovation du Président du Faso dénommé « Le Bangré ».
Le pays invité d’honneur de cette 15e édition est la République du Mali.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Yidjodan Antoine ZIBA, Mle 111 095 V, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Conseiller du Président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ;
– Monsieur Abou SIRI, Mle 43 137 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Conseiller du Président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Monsieur Ousseni OUEDRAOGO, Mle 113 375 X, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Nogmanégré Claude OUEDRAOGO, Mle 203 367 X, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Etienne KANGAMBEGA, Mle 222 271 C, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Etienne KAGAMBEGA, Mle 222 272 J, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Joseph COMPAORE, Mle 110 108 E, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Yelkoussan Bertrand SOME, Mle 98 286 B, 1ère classe, 9e échelon, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, est nommé Directeur de la communication et des relations presse ;
– Monsieur Evariste Dè Ngon Non Na DALA dit TOE, Mle 113 354 S, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Hamado OUEDRAOGO, Mle 57 947 J, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Fada N’Gourma ;
– Madame Mariam ZANGOEBA, Mle 213 771 R, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 2e échelon, est nommée Directrice de la Maison d’arrêt et de correction pour femmes ;
– Monsieur Tingandé KABORE, Mle 110 149 Z, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Boromo ;
– Monsieur Ali SAWADOGO, Mle 358 583 L, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et correction de Djibo ;
– Monsieur Pierre LANKOANDE, Mle 113 360 L, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 3e échelon est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Dori ;
– Monsieur Madé YAMYAOGO, Mle 240 036 A, 1ère classe, 3e échelon, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Kongoussi ;
– Monsieur Oumarou DEMI, Mle 240 037 C, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Manga ;
– Monsieur Toussaint NOMBRE, Mle 213 817 A, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur du Centre pénitentiaire agricole de Sourgoubila ;
– Monsieur Tanga Jean-Baptiste YAMEOGO, Mle 113 365 L, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Tenkodogo.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
– Madame Sita LOUGUE/BOUDO, Mle 119 807 S, Economiste, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Directrice du commerce extérieur.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Ali OUEDRAOGO, Mle 98 011 W, Administrateur civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université Joseph KI-ZERBO ;
– Monsieur Karim DIALLO, Mle 324 255 N, Administrateur civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université Norbert ZONGO.

E. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
– Monsieur Abdoul Aziz KAFANDO, Mle 272 853 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat du Burkina (GIP-PNVB).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;
– de la Société nouvelle Brasseries du Faso (SN-BRAFASO) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;
– de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) et de la Société nouvelle Brasseries du Faso (SN-BRAFASO).

A. MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :
– Monsieur Norbert KOUDOUGOU, Officier, en remplacement de Monsieur Yamba Léonard OUOBA.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Dieudonné SAWADOGO, Mle 104 873 G, Inspecteur du trésor, en remplacement de Monsieur Moussa LENGANE.

Le second décret nomme Monsieur Norbert KOUDOUGOU, Officier, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Yamba Léonard OUOBA.

B. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Société nouvelle Brasseries du Faso (SN-BRAFASO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
– Monsieur Eric BASSOLE, Mle 119 816 E, Conseiller des affaires économiques ;
– Monsieur Inoussa SAWADOGO, Mle 117 065 V, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Pierre ZIDA, Mle 35 916 E, Inspecteur des impôts.

Au titre de la Présidence du Faso :
– Monsieur Samuel KALKOUMDO, Mle 51 187 S, Inspecteur des impôts.

Au titre de la Primature :
– Madame Nathalie KABORE, Mle 359 280 G, Conseiller des affaires économiques ;

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
– Monsieur Tégawendé Alfred SIMPORE, Mle 52 964 T, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Le second décret nomme Monsieur Eric BASSOLE, Mle 119 816 E, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de la Société nouvelle Brasseries du Faso (SN-BRAFASO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Marou ZOUNGRANA, Conseiller en formation, Administrateur représentant la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Semaine régionale de la culture du Djôrô : 533 candidats en compétition pour représenter la région à la SNC

La Semaine régionale de la culture (SRC) du Djôrô, édition 2025, a ouvert ses portes le jeudi 16 octobre 2025, à la salle polyvalente de Gaoua. Pendant trois jours (du 16 au 18 octobre), la capitale du Djôrô vibrera au rythme des arts, des traditions et du savoir-faire culturel de la région.

Cette édition, placée sous le patronage des ministres Serge Poda et Roland Somda, a été présidée par le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, se veut un cadre d’expression et de sélection des meilleurs talents appelés à défendre les couleurs du Djôrô à la prochaine Semaine nationale de la culture (SNC).

Pour cette édition, la région du Djôrô enregistre 533 candidats issus des quatre provinces de la région (Poni, Noumbiel, Ioba, Bougouriba). Ces compétiteurs se répartissent entre 34 troupes et ensembles artistiques en arts du spectacle, 23 lutteurs traditionnels, 147 archers et 7 candidates en arts culinaires. « Ces chiffres témoignent de la vitalité culturelle de notre région et de l’attachement de nos populations à la préservation de leurs traditions », a confié le gouverneur Siaka Barro.

Ces différentes disciplines permettront de désigner les ambassadeurs culturels du Djôrô, qui représenteront la région lors du Grand Prix national des arts et des lettres (GPNAL) à Bobo-Dioulasso.

Au-delà des compétitions, selon  le gouverneur de la région,  Siaka Barro, la SRC 2025 est perçue comme un moment de cohésion sociale et de transmission des valeurs qui unissent les communautés du Djôrô.

La cérémonie de clôture, prévue pour le samedi 18 octobre, marquera la proclamation des résultats et la désignation officielle des lauréats appelés à défendre les couleurs du Djôrô à la 22e édition de la SNC qui aura lieu à Bobo-Dioulasso du 25 avril au 2 mai 2026, sur le thème : « Cultures, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».

 

Boudayinga J-M THIENON

 

 

Conseil des ministres du octobre 2025, adoption de plusieurs décrets majeurs 

  • Conditions et modalités d’obtention du statut de résident permanent au Burkina Faso

  • Projet de loi de finances pour l’exercice 2026

  • Obligation pour les ONG et associations agréées de domicilier leurs comptes auprès de la Banque des Dépôts du Trésor

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce jeudi 16 octobre 2025, le Conseil des ministres. Lors du point de presse tenu à l’issue des travaux, le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, a indiqué que plusieurs rapports ont été adoptés et des décisions importantes prises pour la bonne marche de la Nation, conformément à la Révolution Progressiste Populaire.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil a adopté un décret portant sur les conditions et modalités d’obtention du statut de résident permanent au Burkina Faso. Selon le Ministre Edasso Rodrigue BAYALA, ce décret s’inscrit dans la continuité de l’adoption du Code des personnes et de la famille, qui a institué ledit statut. L’une des conditions pour obtenir le statut de résident permanent au Burkina Faso, conformément au nouveau décret, est d’avoir résidé dans le pays de manière ininterrompue pendant 5 ans.

« Avant de prétendre à la naturalisation, il faut passer par ce statut de résident permanent qui permet de jouir de tous les droits dont bénéficie un Burkinabè, à l’exception de ceux qui sont spécifiquement prévus pour les nationaux, tels que le droit de vote ou le droit d’être candidat », précise le Ministre BAYALA.

Projet de loi de finances 2026

Concernant le ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté l’avant-projet de loi de finances pour l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2026. Ce budget se chiffre à 3 431.5 milliards de FCFA en recettes et à 3 918.3 milliards de FCFA en dépenses, avec une épargne budgétaire de 673 milliards de FCFA et un déficit s’élevant à 486.8 milliards de FCFA.

Selon la Ministre déléguée chargée du Budget, ce projet de loi intègre des mesures fiscales telles que l’élargissement de l’assiette fiscale, des ajustements structurels et des avantages fiscaux. Le projet sera transmis à l’Assemblée législative de transition (ALT) pour examen et adoption.

Les comptes des ONG et Associations agréées, désormais à la Banque des Dépôts du Trésor

Le Conseil a également adopté un décret portant sur l’obligation pour les Organisations non gouvernementales (ONG) et les associations agréées d’ouvrir et de domicilier leurs comptes de disponibilités exclusivement auprès de la Banque des Dépôts du Trésor. « L’adoption de ce décret nous permettra d’assurer un suivi des opérations de ces entités, de faciliter le travail de contrôle des différentes autorités financières et surtout de poursuivre la lutte contre le blanchiment de capitaux », soutient Mme Fatoumata BAKO/TRAORÉ.

Direction de la communication de la Présidence du Faso