Région du Djôrô : les forces vives se mobilisent pour un cadre de vie sain

La commune de Gaoua a été le jeudi 16 octobre 2025, le théâtre d’une vaste mobilisation citoyenne autour  du centre d’éveil et d’éducation préscolaire communément appelé garderie à côté du marché de poulets au secteur n°5. Dès les premières heures de la matinée, les forces vives de la région du Djôrô, accompagnées des forces de défense et de sécurité, ont pris d’assaut le site avec pelles, balais, râteaux et dabas, dans le but de nettoyer les abords devenus insalubres. Cette opération, initiée par le gouverneur Siaka Barro, marque la fin de la deuxième phase de la 2ᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Au-delà de l’action concrète de nettoyage, selon lui, cette initiative vise à sensibiliser les populations sur l’importance de la propreté, de l’hygiène et du civisme, tout en soulignant que la responsabilité d’un environnement sain est collective.

#T.B

Bankui et Sourou : Un cross populaire pour annoncer le 2e lancement de Faso Mêbo

Les régions du Sourou et de Bankui (ex-Boucle du Mouhoun) s’apprêtent à lancer pour une deuxième fois, l’initiative présidentielle Faso Mêbo pour davantage mobiliser les populations de la région autour de ce projet bâtisseur.

Après un premier lancement régional à Boromo dans la province des Balé, le 19 septembre dernier, les régions de Bankui et du Sourou s’apprêtent à lancer pour la deuxième fois l’initiative présidentielle Faso Mêbo. La cérémonie est prévue pour se dérouler au cours de cette journée du jeudi 16 octobre 2025 à la place des Martyrs de Dédougou.

Avant le lancement à la lettre, les populations, avec à leur tête le gouverneur de la région Babo Pierre Bassinga, ont organisé tôt ce matin un cross populaire. Parties du haut-commissariat, elles sont passées par le rond-point de la Femme pour rallier la place Melon gare après avoir contourné le grand marché de Dédougou. Par la suite, les marcheurs sont passés par le rond-point Nazi Boni avant de se retrouver d’où ils étaient partis. Là, ils ont observé une séance d’aérobic pendant une bonne trentaine de minutes.

Cette matinée sportive se veut un acte introductif du deuxième lancement de l’initiative Faso Mêbo dans la région. Elle a été refermée par une montée solennelle des couleurs nationales au haut-commissariat de Dédougou.

#Yacouba Belem

Fiière Karitél: les membres des organes d’administration en conclave

0

La Table filière karité (TFK) tient, les 15 et 16 octobre 2025, à Ouagadougou, trois assemblées générales en vue de renouveler les bureaux des organes d’administration et de contrôle des maillons production, transformation et commercialisation et ceux de l’interprofession karité.

Les membres des organes d’administration des maillons de production, de transformation, de commercialisation et ceux de l’interprofession de la Table filière karité (TFK) font le bilan de leur gestion ces cinq dernières années. Ces assemblées générales se
tiennent, les 15 et 16 octobre 2025, à Ouagadougou. Selon le président de la Table filière karité (TFK), Théophane Antoine Bougouma, il s’agit, au cours de ces instances, d’analyser les facteurs d’échec et de réussite et de formuler des orientations pour les futurs
responsables. « Nous sommes en fin de mandat.

C’est l’occasion pour nous de renouveler les différents bureaux des organes d’administration après cinq années passées à la tête des maillons et de l’interprofession », a-t-il confié. Pour la représentante du directeur général de l’économie verte et changement climatique, Gertrude Coulibaly, ces assemblées générales se tiennent à un moment où la vision du gouvernement est de transformer structurellement les filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques à travers l’exportation des produits transformés (semi-finis ou finis).

Le but étant de créer de la valeur ajoutée pour les acteurs de la filière. « Je vous invite donc à améliorer significativement la contribution de la filière karité à l’économie nationale qui est de 0,06 % au PIB », a-t-elle souligné. La Présidente directrice générale (PDG) du groupe Velegda, hadja Mamounata Velegda, quant à elle, a expliqué qu’à travers ces assemblées, il s’agit pour tous les acteurs de se réunir pour trouver des solutions aux problèmes du secteur. « Notre ambition est la transformation du beurre de karité en produit fini. Depuis 2001, je m’évertue à améliorer cette transformation », a-t-elle insisté.

Fleur BIRBA
Mohamed Ly
(Stagiaire)

 

Journées de la culture et des arts dagara : Environ 9 000 festivaliers attendus à Dano, du 6 au 8 novembre prochain

Les promoteurs des Journées de la culture et des arts dagara (JCAD) ont animé une conférence de presse, mardi 14 octobre 2025, à Ouagadougou.

La première édition des Journées de la culture et des arts dagara (JCAD) se tiendra, du 6 au 8 novembre 2025, à Dano. L’annonce a été faite par le comité d’organisation des JCAD au cours d’une conférence de presse, mercredi 15 octobre 2025, à Ouagadougou. Placée sur le thème « Art vestimentaire et souveraineté culturelle : le dagara Kparu », cet évènement s’annonce comme un rendez-vous majeur de valorisation du patrimoine culturel du peuple dagara.

« Pensées pour mettre en lumière la richesse et la diversité du patrimoine artistique et vestimentaire du Sud-Ouest, les JCAD visent à promouvoir le Faso Dan fani, à renforcer la cohésion sociale et à favoriser les échanges interculturels entre le Burkina Faso, les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et le Ghana », a indiqué le président du comité d’organisation des JCAD, Lucien Hien. De son avis, cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion des produits locaux impulsée par les autorités.

« Au regard des atouts économiques indéniables liés à la culture et aux arts, il est important de mettre la créativité et le patrimoine culturel de tout peuple au service de son développement endogène », a-t-il déclaré. La promotrice de l’événement, Estelle Somé, a précisé que ces journées se veulent un cadre d’expression des talents locaux. « Il ne s’agira pas seulement de venir regarder des prestations, mais aussi d’assister à une compétition entre stylistes, couturiers, tisserands et teinturiers. Six prix seront décernés aux meilleurs acteurs », a-t-elle indiqué.

Organisées en collaboration avec le diocèse de Diébougou, à travers l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES), et en partenariat avec l’Association Action diaspora Dano (ADD), les JCAD ambitionnent également de créer un réseau culturel à l’échelle régionale et de promouvoir la souveraineté culturelle, a-t-elle fait savoir.

Sont inscrites au programme de cette première édition, a-t-elle poursuivi, des expositions-ventes de tenues traditionnelles, tissus et accessoires ; des foires artisanales et culinaires ; des animations artistiques autour du balafon, de danses et de prestations de troupes venues du Burkina et du Ghana. Aussi, un concours du « Dagara Kparu », le boubou traditionnel, mettra en compétition les meilleurs stylistes et tisserands. Lucien Hien a appelé l’ensemble des Burkinabè, particulièrement la communauté dagara de la
diaspora, à se mobiliser pour la réussite de l’événement.

Gustave KONATE
(Collaborateur)

 

JEPPC 2025: l’ONI encourage ses usagers à sauver des vies

0

L’Office national d’identification a organisé une opération de don de sang, mercredi 15 octobre 2025, à Ouagadougou.

Dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), la direction générale de l’Office national d’identification (ONI) a posé un acte patriotique. Il a organisé une opération de don de sang, mercredi 15 octobre 2025, à Ouagadougou. Des agents de l’ONI, accompagnés des étudiants de l’Université de technologies et de management (UTM) ont participé à cette opération.

Le directeur général de l’ONI, Arzouma Daouda Parfait Louré, a affirmé qu’à travers la collecte de poches de sang, l’institution entend traduire en actes concrets les valeurs de solidarité, de civisme et de patriotisme. Pour lui, donner son sang, c’est donner une part de soi à une personne qui se trouve dans une situation critique.

« C’est également sauver des patients tout en leur donnant l’espoir de revivre, car à cet instant précis, tout l’or et tout l’argent du monde ne sont d’aucune utilité », a-t-il ajouté. M. Louré a remercié l’ensemble des structures partenaires pour l’accompagnement et invité son personnel à ne pas hésiter à donner son sang.

L’adjudant de police Korotimi Yaméogo a confié avoir donné son sang parce qu’elle a remarqué, que la plupart des femmes qui accouchent sont en manque de sang. Elle a ajouté qu’il y a aussi des enfants malades qui en ont aussi besoin. Le pharmacien du Centre régional de transfusion sanguine de Ouagadougou, Josué Delma, a salué l’Office national d’identification pour ce don de sang. Car, a-t-elle justifié, dans la transition du mois de septembre à octobre, le sang se fait rare.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Lutte contre la fraude: 500 Kg de drogue saisis à Koloko

0

Ce lundi 13 octobre 2025, lors de l’identification des véhicules stationnés dans le parking du bureau, les agents ont remarqué qu’un camion, immatriculé à l’étranger et en transit, présentait une particularité intrigante : un double réservoir soudé, sur lequel étaient posés plusieurs bidons.

Alertés par cette anomalie, les agents ont procédé à une première vérification. Leur flair professionnel a aussitôt permis de découvrir des colis de chanvre indien dissimulés dans le dispositif. Informé de la situation, le chef de bureau a immédiatement pris les dispositions nécessaires pour isoler le véhicule et ordonner une fouille approfondie. Les investigations ont alors révélé l’ampleur du stratagème : le double réservoir, les bidons et même les pneus de secours avaient été transformés en véritables caches pour le transport illicite.

Au terme de cette opération minutieuse, 593 plaquettes de chanvre indien et 194 plaquettes de marijuana pour poids total estimé à environ 500 kilogrammes, ont été extraites du véhicule. La valeur marchande de la saisie est évaluée à 78 700 000 F CFA. Fidèles à leur rigueur, les agents ont souhaité pousser les vérifications plus loin. Des indices laissant supposer d’autres cachettes ont conduit à la décision de démonter le plateau et le bas du conteneur, une opération rendue possible grâce à l’acheminement, dès le lendemain matin, d’une grue en provenance de Bobo-Dioulasso.

Le bilan reste donc provisoire, en attendant la fin complète des opérations pour un point exhaustif. Au-delà des chiffres, cette prouesse illustre la détermination sans faille des douaniers burkinabè, toujours en alerte face à la ruse et à l’ingéniosité des fraudeurs. Le directeur général des Douanes, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a salué cette performance exemplaire et félicité chaleureusement les agents du bureau des douanes de Koloko pour leur professionnalisme et leur sens du devoir. A travers cette opération, la Douane burkinabè réaffirme son rôle central dans la sécurisation du territoire national, la protection des citoyens et la préservation de l’économie légale. Chaque saisie est un signal fort : la fraude recule, la loi avance, et la Douane demeure à la frontière de la sécurité et de la souveraineté du Burkina.

La Douane : Honneur-Dévouement-Vigilance
SCRP-DGD

Mois du consommer local au Burkina Faso: le « made in Burkina » dans toute sa diversité exposée

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Gnaniodem Serge Poda, a lancé officiellement, le mercredi 15 Octobre 2025, à Ouagadougou, la VIe édition du « mois d’octobre, mois du consommer local » sur le thème « consommer local, facteur de développement des chaines de valeur régionales compétitives de l’UEMOA ».

Depuis le 1er octobre et ce jusqu’au 31 Octobre prochain, tous les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) vivent au rythme de la VIe édition du « mois du consommer local ». Pour marquer d’une pierre blanche cette initiative, le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA), Gnaniodem Serge Poda, a lancé officiellement au pays des Hommes intègres, les activités ce 15 Octobre 2025. Selon le ministre, cette initiative consiste à intensifier tout au long du mois d’octobre, les actions de promotion et de valorisation des produits locaux afin de stimuler leur consommation sur les marchés nationaux et régionaux.

« Le consommer local au Burkina Faso aujourd’hui est bien plus qu’une politique économique, c’est une véritable stratégie de résilience et un acte de patriotisme économique. L’objectif est de stimuler l’industrie nationale, créer des emplois et renforcer la capacité de notre pays à résister aux chocs exogènes », a-t-il expliqué. Dans ce sens, l’année 2024 a été marquée au Burkina Faso par l’ouverture de la Société burkinabè de transformation de tomates (SOBTO) à Bobo-Dioulasso et la Société faso tomate implantée à Yako, ainsi que la restructuration et la relance d’unités industrielles telles que Brafaso et Faso Kosam.

« Ces unités ne seront viables que si leurs produits sont connus, valorisés et surtout consommés par nos populations. C’est pourquoi, en matière de promotion et
d’incitation à la consommation des produits locaux, le gouvernement a pris des mesures portant consommation des produits alimentaires locaux par les structures publiques et celles relatives aux achats des produits locaux par les structures étatiques dans le cadre de leur approvisionnement », a expliqué le premier responsable du département en charge du commerce. Et de poursuivre que ces mesures visent à faciliter l’écoulement des produits agro-sylvo-pastoraux, halieutiques, artisanaux, industriels et les services en vue d’accroître les revenus des acteurs et de lutter contre la pauvreté.

Consommer local, c’est créer de la richesse

… des mets « made in Burkina » ont été dégustés.

« Depuis l’entrée en vigueur de ces mesures et jusqu’en 2024, plus de 692,3 milliards de FCFA ont été injectés dans l’économie nationale à travers l’achat de produits locaux par les structures publiques », a confié M. Poda. Pour le coparrain de la cérémonie, Roger Baro, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, le mois du
« consommer local » est le symbole d’une vision économique et sociale partagée.

Car « Il nous permet de renforcer notre indépendance économique, stimuler la production nationale, consolider nos échanges communautaires et avancer résolument vers la souveraineté alimentaire et énergétique. Il participe ainsi à la création d’emplois , à la réduction de la pauvreté et à la construction d’un développement durable », a-t-il indiqué. Roger Baro a encouragé les entrepreneurs à investir dans les filières porteuses en vue de bâtir des filières compétitives, modernes et durables. A cette ocassion, une foire d’exposition des produits locaux se tient, du 14 au 18 octobre 2025, sur le site du SIAO.

Fleur BIRBA

 

38e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara: une exposition pour pérenniser les valeurs du père de la Révolution

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a organisé un vernissage de l’exposition intitulé « Thomas Sankara, le retour », mercredi 15 octobre 2025, au Musée national de Ouagadougou.

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme veut pérenniser les valeurs incarnées par le Président Thomas Sankara et les transmettre à la génération actuelle.

A l’occasion du 38e anniversaire de l’assassinat du père de la Révolution d’aout 1983, le vernissage de l’exposition intitulé « Thomas Sankara, le retour », mercredi 15
octobre 2025, au Musée national de Ouagadougou. La cérémonie placée sous le patronage du chef de l’Etat le capitaine Ibrahim Traoré, a été présidée par le ministre chargé de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme Pindgwendé Gilbert Ouédraogo.

Selon le DG du Musée national, Sabari Christian Dao, cette exposition se veut à la fois un acte de mémoire, un instrument pédagogique et un appel à la conscience patriotique de chaque Burkinabè. « Le retour désigne les hommes et les femmes, qui au quotidien s’engagent pour la cause de la justice sociale, le respect des droits et de l’intégrité de notre nation », a-t-il expliqué. M. Dao a indiqué que l’exposition est structurée en plusieurs zones thématiques.

« Chaque zone offre un regard unique sur la vie, l’action et l’héritage de Thomas Sankara à travers panneaux biographiques, objets personnels, images d’archives, témoignages contemporains, portraits de jeunes femmes, hommes courageux ainsi que des œuvres d’arts, des espaces multimédias et pédagogiques », a-t-il poursuivi.

Le DG du Musée national a fait savoir, en outre, que cette exposition témoigne que le Musée national n’est pas seulement un espace de conservation, mais aussi un lieu de transmission et d’éducation un espace de dialogue et de pro construction. A travers cette exposition, le ministre chargé de la Culture a confié que son département s’inscrit dans une démarche patrimoniale et éducative de grande portée.

« Etre Sankara, c’est être anti-impérialiste »

Pour lui, l’objectif est d’abord de préserver la mémoire d’un homme d’Etat dont les valeurs demeurent universelles. Il s’agit ensuite, a-t-il relevé, de transmettre à la jeunesse l’héritage d’un engagement citoyen fondé sur le travail, l’intégrité, la solidarité et l’amour de la patrie. « Le Musée à travers sa mission de conservation et de valorisation du patrimoine culturel joue ici son rôle d’espace de mémoire d’éducation et de transmission intergénérationnelle.

Il offre à chaque visiteur au-delà de la contemplation, une expérience de réflexion de conscience sur la portée de l’héritage d’un homme qui a su incarner les valeurs cardinales de nos ancêtres », a-t-il déclaré. Le ministre Ouédraogo a, par ailleurs, soutenu que cette exposition est un hommage à ces hommes et femmes qui se battent pour demeurer des Sankara et promouvoir l’idéal Sankariste malgré les pressions et les épreuves. Le député sénégalais, Guy Marius Sagna, par ailleurs membre fondateur du Front pour une révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP–France Dégage) a salué l’initiative du ministère en charge de la culture.

Il a invité les peuples du Burkina, de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et
de l’Afrique à ne pas seulement aimer Sankara sur les tee-shirts. « Nous devons lui ressembler en nous abreuvant aux sources de ses enseignements. Nous l’avons perdu il y a 38 ans mais nous ne dévons pas perdre ses enseignements. Etre Sankara, c’est être anti-impérialiste. Nous devons défendre nos pays contre le néocolonialisme », a-t-il martelé.

Abdoulaye BALBONE
Armella KIBTONGO
(Stagiaire)

Agence de promotion de l’expertise nationale : des experts agréés élaborent un document de plaidoyer

0

L’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) organise, du 13 au 17 octobre 2025, à Koudougou, un atelier d’élaboration d’un document de plaidoyer pour la mise en œuvre des recommandations issues du premier Forum national des experts agréés, tenu l’année dernière.

Un an après le premier forum des experts agréés, tenu en novembre 2024 sur le thème : « Expertise nationale : état des lieux, place et rôle dans le développement socio-économique du Burkina Faso », l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) veut passer à l’action. En effet, une quinzaine d’experts agréés sont réunis, du 13 au 17 octobre 2025, à Koudougou, pour élaborer un document de plaidoyer pour la mise en œuvre des recommandations issues du forum de Ouagadougou.

Selon le président de l’assemblée générale des experts agréés de l’APEN, Noufou Gnampa, la rencontre a pour objectif de proposer des mécanismes de mise en œuvre des différentes recommandations à travers un document de plaidoyer destiné à servir d’outil d’aide à la décision pour les autorités nationales, afin de donner suite aux recommandations formulées. Il a ajouté que ce plaidoyer sera un outil d’influence et de mobilisation pour faire de l’expertise nationale un véritable levier de souveraineté et de développement. Selon la secrétaire exécutive de l’APEN, Sylvie Méda, plusieurs recommandations avaient été formulées lors de ce forum et des engagements pris par les experts.

On peut citer, entre autres : le reversement effectif aux experts des missions ou prestations privées exécutées par l’Administration publique ; l’application effective de la loi et de ses décrets d’application concernant la profession d’expert ; l’appui aux initiatives des experts pour la création d’emplois au profit des jeunes ; ainsi que le soutien de l’Etat à la promotion des produits nationaux d’expertise. De leur côté, les experts se sont engagés à développer l’expertise endogène afin de soutenir le processus de développement initié par le gouvernement et à accompagner les acteurs de l’expertise endogène à adhérer à l’APEN. Au cours de ces travaux, il s’agit de proposer des documents qui seront des outils d’aide à la prise de décision.

« Il ne s’agit pas de propositions abstraites, mais plutôt de documents qui proposent des mécanismes opérationnels qui, une fois adoptés, peuvent être systématiquement mis en œuvre au profit des experts agréés », a fait savoir Mme Méda. De l’avis de Sylvie Méda, l’expertise burkinabè est excellemment appréciée à l’international, mais elle a besoin de plus d’accompagnement de l’Etat et de plus de visibilité afin qu’elle soit plus compétitive. Et d’ajouter que c’est ce à quoi elle et son équipe s’attellent au niveau du secrétariat exécutif de l’APEN.

Beyon Romain NEBIE

Poussins de chair: le gouvernement fixe les prix

0

Les ministères des Ressources animales et du Commerce ont via un communiqué rendu public, les prix plafonds de cession des poussins chair aux éleveurs.