Commémoration du 15 octobre 1987: Souvenirs, reconnaissance nationale et fierté

Le mercredi 15 octobre 2025, date anniversaire de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara et ses compagnons a été marqué par une cérémonie solennelle d’hommage à Ouagadougou.

«Tuez Sankara, des milliers de Sankara naîtront ». Cette parole prophétique du capitaine Thomas Sankara a résonné avec force, hier mercredi 15 octobre 2025, au Mémorial Thomas Sankara à Ouagadougou où une multitude de « sankaristes » du Burkina, d’Afrique et du monde se sont rassemblés pour rendre hommage au Père de la Révolution en cette date marquant son assassinat. A travers une cérémonie solennelle, ils se sont souvenus avec fierté et reconnaissance de « cet homme dont le nom, 38 ans après sa mort tragique, continue de résonner comme un appel à la justice, à la souveraineté et à la dignité ».

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : « ce cérémonial, qui combine rigueur militaire et ferveur populaire, se veut un moment solennel de recueillement et d’hommage ».

Un cérémonial militaire marqué par 21 coups de canon et un dépôt de gerbe de fleurs a eu lieu lors de la cérémonie. Aux dires du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, rendre hommage au capitaine Thomas Sankara et à ses compagnons tombés le 15 octobre 1987 est un engagement à prolonger son œuvre et à défendre les valeurs auxquelles il a dédié sa vie à savoir la justice, la souveraineté, l’intégrité et la solidarité.

De son avis, Thomas Sankara n’est pas seulement un héros national mais un symbole universel. « Il a parlé à son peuple, mais aussi à tous les peuples du monde. Il rêvait d’un monde libéré de la domination et de la corruption. Il a montré que la dignité ne se commande pas, elle se conquiert », a-t-il déclaré. Le chef du gouvernement a souligné que c’est sur les sillons tracés par cet homme de valeur et de dignité que les autorités actuelles tentent de marcher. « Par sa droiture, son humilité, sa discipline et son courage, il a donné à la jeunesse africaine une boussole morale »,
a-t-il déclaré.

Pour lui, Thomas Sankara n’est pas mort car son message résonne encore dans les écoles, les villages et au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina.
« La patrie ou la mort nous vaincrons n’est pas seulement une devise, c’est un véritable cri de guerre et l’expression de notre détermination à lutter pour la libération totale de notre cher Faso », a clamé Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Le chef du gouvernement est convaincu que c’est en suivant la voie tracée par le Père de la Révolution que les Burkinabè continueront de construire un pays fort, uni et libre au cœur d’une Afrique en renaissance.

Un cérémonial militaire, tous les premiers jeudi du mois

Dans l’optique de maintenir une mémoire vive du sacrifice de Thomas Sankara et de ses douze compagnons, un cérémonial militaire sera instauré au sein du Mémorial chaque premier jeudi du mois.

C’est pourquoi, dans l’optique de maintenir une mémoire vive du sacrifice de Thomas Sankara et de ses douze compagnons, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a annoncé qu’un cérémonial militaire sera instauré au sein du Mémorial, lieu rempli d’histoire et de symboles, chaque premier jeudi du mois à partir de 16 heures. « Ce cérémonial, qui va combiner rigueur militaire et ferveur populaire, se veut un moment solennel de recueillement et d’hommage », a-t-il indiqué.

Poursuivant, il a noté que cette initiative destinée également à promouvoir les idéaux du Père de la Révolution permettra de marquer l’esprit des visiteurs sur l’héritage que Thomas Sankara a laissé au Burkina Faso, à l’Afrique et au monde. Il a rappelé que c’est dans cette dynamique que le mausolée Thomas Sankara a été construit. « Un idéal aussi grand que celui de Thomas Sankara, mérite un lieu à sa hauteur, un espace de mémoire, d’éducation et d’inspiration pour les générations à venir », a-t-il relevé. Le Premier ministre a souligné que le mausolée n’est qu’une partie d’un ensemble d’infrastructures qui composent le Mémorial Thomas Sankara, conçu par l’architecte Francis Kéré.

« Ce Mémorial sera un monument d’espoir, un lieu d’inspiration, de recueillement et de renaissance. Le flambeau de la révolution sera permanemment allumé en ce lieu et chaque jeune pourra venir prendre sa part de flamme et aller construire le monde dont il rêve », a-t-il Le président du Comité international du Mémorial Thomas Sankara, le colonel-major, Daouda Traoré a fait savoir que ce jour, à jamais gravé dans notre mémoire collective est à la fois le rappel d’une douleur profonde et l’hommage rendu au courage, au patriotisme et à l’amour de la patrie.

Egalement, a-t-il dit, il est aussi un temps de réaffirmation de notre attachement à ces valeurs inaliénables pour lesquelles, ces révolutionnaires ont sacrifié leur vie. « Ce sont ces valeurs qui ont nourri l’engagement et le patriotisme de tous nos martyrs. Elles sont le

Des « Sankaristes » venus du Burkina et d’ailleurs se sont mobilisés pour rendre hommage au Père de la Révolution.

moteur qui galvanise les FDS et VDP qui chaque jour écrivent, pratiquent de leurs sieurs, de leurs œuvres et de leur sang, notre devise, La patrie ou la mort, nous vaincrons », a-t-il affirmé. Il a ajouté : « je mesure le chemin parcouru depuis ce 15 octobre 2022 où, en dépit des multiples et énormes charges prioritaires qui étaient celles du Président Ibrahim Traoré, il a accepté de venir ici rendre hommage à Thomas Sankara et ses compagnons ».

Depuis lors, selon ses dires, le Mémorial a connu de bons qualitatifs continus, avec des réalisations concrètes et des ambitions qui n’ont d’égal que l’estime et la considération que le Chef de l’État a pour ce visionnaire Thomas Sankara, ce patriote exemplaire et ce réformateur audacieux qu’il a été pour le Burkina qu’il a tant aimé. « Déjà, le mémorial Thomas Sankara est devenu un espace de rayonnement universel, un centre d’éducation, de réflexion et de transmission des valeurs de la Révolution.

Et, le Président du Faso mène avec courage et détermination le combat pour que le flambeau reste allumé », a signifié M. Traoré. Pour lui, le Président du Faso, a fait de la patrie des Hommes intègres, un livre ouvert sur les combats de notre peuple avec des solutions à nous et cela sur tous les plans, notamment la défense et la reconquête du territoire national, l’agriculture, la santé, l’industrialisation, l’urbanisation, le développement.

A son tour, a-t-il soutenu, ses camarades et lui apporteront leur soutien aux initiatives comme Faso Mébo, l’immersion patriotique…mené sous le leadership du Président Ibrahim Traoré. « Le rêve de Thomas Sankara est en marche et c’est notre rêve à tous, d’un Burkina et d’une Afrique souveraine de prospérité, de puissance économique, de cohésion sociale où, l’eau potable, l’école de qualité, la nourriture, la santé et le travail pour tous seront une réalité concrète. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo est convaincu que l’assassinat de Thomas Sankara était une tentative de tuer son rêve.

Mais, a-t-il soutenu, ce rêve, loin d’être mort, vit plus que jamais aujourd’hui dans la volonté d’un peuple qui refuse la fatalité et la renaissance d’une nation, débout, digne et souveraine. « Le Mémorial Thomas Sankara, qui sortira de terre dans quelques années, racontera au monde qu’ici, au Burkina Faso, un peuple a osé croire que la probité pouvait gouverner, que la jeunesse pouvait transformer son destin, que la souveraineté n’était pas un mot, mais une voix », a déclaré le Premier ministre Ouédraogo.

Nadège YAMEOGO
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Pour un bœuf, il écope de 3 ans de prison ferme

T.M, 39 ans, est employé de commerce domicilié à Bobo-Dioulasso. Il a comparu devant la Chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, vendredi 10 octobre 2025, pour abus de confiance. Il lui est reproché d’avoir, le 26 août dernier, détourné ou dissipé un bœuf appartenant à O.A. Ledit bœuf, d’une valeur de 275 000 F CFA, lui avait été remis afin qu’il le vende et remette l’argent au propriétaire. A la barre, le prévenu a reconnu les faits, mais s’est défendu en expliquant avoir perdu l’argent après la vente. « J’ai pu vendre le bœuf à 275 000 F CFA, mais c’est 35 000 que (…)

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Noufou NEBIE
Joanny SOW

Ils ont dit…

Nathalie Yamb, panafricaniste : « je suis heureuse d’être de retour à la maison »

« Je suis heureuse d’être de retour à la maison, à Ouagadougou et au Burkina Faso. Je suis toujours très émue de revenir quand il s’agit d’honorer Thomas Sankara, qui pour nous est une boussole, un visionnaire, dont les idéaux et le rêve pour l’Afrique, pour le Burkina Faso est en train de se concrétiser. Et ce, grâce aux leaders que nous avons aujourd’hui et grâce au peuple du Burkina et de l’Alliance des Etats du Sahel ».

Lianhoué Imhotep Bayala, militant panafricaniste, activiste culturel et analyste au Burkina Faso : « le 38e anniversaire est donc le signe de la résistance et de la continuité »

« Thomas Sankara a été arrêté, mais le sankarisme se perpétue, se renouvelle de génération en génération. Ses bourreaux ont voulu l’effacer, mais il triomphe d’eux. Aujourd’hui, voyez le caractère solennel de cette commémoration : plusieurs nationalités, du Zimbabwe à l’Allemagne, du Togo à l’Italie, se sont rassemblées ici. Ils n’ont pas compris les paroles prophétiques de Sankara lui-même : on peut tuer un homme, mais on ne tuera jamais ses idées. Le 38e anniversaire est donc le signe de la résistance et de la continuité. Le sacrifice de Sankara est aujourd’hui réhabilité dans le cœur des hommes ».

Abdourahamane Oumarou, président Urgences panafricanistes : « Sankara doit être honoré chaque jour »

« C’est une journée très symbolique, même si Sankara doit être honoré chaque jour, chaque seconde, chaque moment de notre vie. Mais aujourd’hui, au-delà de cette commémoration, nous avons manifesté notre sentiment de fierté de savoir qu’il y avait un de nos papas, durant sa vie, qui a osé inventer l’avenir. Comme l’a si bien dit un de mes camarades, il fallait se poser la question. Mais c’est où le Burkina Faso, c’est où Ouaga, mais qui est cet homme ? Sankara a réussi cela. Donc aujourd’hui, nous sommes fiers de lui. En venant aujourd’hui commémorer le Père de la Révolution 38 ans après son assassinat, cela prouve que l’homme a été exceptionnel, patriote et visionnaire. Ce qui est rare aujourd’hui ».

Amadou Dipama, fondateur du Groupe de travail sur le panafricanisme en Allemagne : « j’étais un pionnier de la Révolution de Thomas Sankara »

« Ce 15 octobre n’est pas seulement une commémoration, c’est un symbole fort. Ils ont tenté d’arrêter la marche révolutionnaire initiée par Sankara, mais c’est un échec. La Révolution continue. J’étais un pionnier de la Révolution de Thomas Sankara. Depuis 2007, nous travaillons à faire connaître son idéal en Europe. C’est un combat que nous menons depuis plus de vingt ans. Mon message à la jeunesse africaine est qu’ils se mobilisent. L’ennemi ne dort pas, l’impérialisme ne dort pas. L’Afrique a plus de 70 % de jeunes de moins de 22 ans. C’est une force immense. Si cette jeunesse s’organise, elle peut tracer son propre destin ».

Alifa Diawara du Sénégal : « Thomas Sankara est toujours vivant en nous »

« C’est un sentiment de fierté d’abord de venir en terre burkinabè, au pays de Thomas Sankara, une école dans le monde du panafricanisme. En tant que panafricaniste, assister aujourd’hui à la commémoration de l’anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara est vraiment une fierté pour moi. C’est pourquoi, je n’ai pas hésité à quitter le Sénégal, à traverser des pays et faire tous ces kilomètres pour venir le célébrer. Pour moi, il n’a jamais été question d’enterrer Thomas Sankara, parce qu’il est toujours vivant en nous. Aujourd’hui, plus que jamais, il est là encore dans nos cœurs. Il demeure le guide du panafricanisme ».

Pasambé Sawadogo, artiste et membre fondateur du Centre Thomas-Sankara, « cette cérémonie, qui autrefois symbolisait la douleur, est devenue aujourd’hui une source de fierté »

« Cette célébration est une reconnaissance du sacrifice de Thomas Sankara et de ses camarades, dont les idéaux sont désormais portés par un régime politique. Cette cérémonie, qui autrefois symbolisait la douleur, est devenue aujourd’hui une source de fierté. Pour vulgariser et perpétuer l’œuvre de Thomas Sankara, il faut en faire un programme politique et éducatif, l’intégrer dans les curricula scolaires. Le Burkina Faso, pays des Hommes intègres, n’est pas qu’un slogan. C’est un programme politique visant à faire de chaque citoyen un modèle d’intégrité, de solidarité et de citoyenneté ».

Ali Baba de la délégation africaine de Guinée : « nous commémorons cette date chaque année en Guinée »

« C’est un honneur et un plaisir pour moi de participer au 38e anniversaire du couronnement. Nous, on le dit ainsi parce qu’en Guinée, nous commémorons cette date chaque année au village Rasta. Aujourd’hui, j’ai eu la chance de la passer ici au Burkina. C’est vraiment un hommage au père de la Révolution. Thomas Sankara a été un leader panafricain, un leader pour toute la jeunesse africaine. J’ai les larmes aux yeux quand je vois sa photo et le monument érigé en son honneur. Mais il continue de vivre en nous ».

Abdallah Ouédraogo, secrétaire national du Mouvement Afrika Révolution : « ce cérémonial est une victoire sur l’impérialisme »

« Ce cérémonial est pour nous une victoire sur l’impérialisme, une victoire du peuple burkinabè sur ses valets locaux et une victoire de l’Afrique sur la trahison sous toutes ses formes. Le projet du Mémorial avance, le mausolée est en construction, et une tour y sera bientôt associée. Un téléphérique reliera le mémorial à Bangr-Weogo, symbole fort de notre ancrage révolutionnaire. Le Burkina Faso, sous le signe de Sankara, devient le tombeau de l’impérialisme. Et l’Alliance des Etats du Sahel en est la continuité ».

Propos recueillis par Nadège YAMEOGO
Samira KIENORE
(Collaboratrice)

Journée mondiale de la normalisation: l’ABNORM prêche la culture de la qualité dans le Djôrô

L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a organisé, mardi 14 octobre 2025, à Gaoua, un atelier d’information et de sensibilisation à la normalisation et à la certification, dans le but de renforcer la compétitivité des produits du terroir, à l’occasion de la Journée mondiale de la normalisation.

La normalisation joue un rôle essentiel dans la promotion de la qualité, la sécurité
et la compétitivité des produits. Consciente de cette importance, l’Agence burkinabè de norma-lisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a organisé, mardi 14 octobre 2025, à Gaoua, une rencontre de sensibilisation à la normalisation et à la certification, dans le but de renforcer la compétitivité des produits du terroir, à l’occasion de la Journée mondiale de la normalisation. Instituée en 1970, la Journée mondiale de la normalisation
(ndlr : chaque 14 octobre) vise à sensibiliser à l’importance des normes dans la protection des consommateurs et la facilitation des échanges commerciaux. Placée sur le thème : « Une vision commune pour un monde meilleur », l’atelier a réuni des acteurs issus de divers secteurs : boulangers, responsables de stations-service, transformateurs et producteurs de produits agroalimentaires.

Les échanges ont porté sur deux thématiques principales : « Une vision commune pour un monde meilleur : contribution de la normalisation et de la certification » et « Contrôle métrologique des distributeurs routiers et des boulangeries ». Le directeur de la promotion de la qualité à l’ABNORM, Abdou Rahim Kinda, a précisé que l’objectif de cette activité est de permettre aux acteurs de mieux comprendre les exigences réglementaires pour offrir des produits conformes aux normes. « Concrètement, il s’agit d’échanger avec les acteurs socio-économiques de la région du Djôrô sur la certification des produits du terroir et les modalités de contrôle des distributeurs routiers et des stations-service », a-t-il expliqué.

« Pour les boulangers et responsables de stations-service, il s’agit de garantir aux consommateurs la juste quantité de carburant et le poids réglementaire du pain,
fixé à 160 grammes, conformément à la législation en vigueur », a-t-il insisté. Selon lui, la production conforme aux standards inter-nationaux permet d’améliorer
la compétitivité des produits burkinabè sur les marchés nationaux et internationaux.

Les normes, pilier du développement durable

Le représentant du gouverneur de la région du Djôrô, Robert Zoungrana, a indiqué que le thème de l’année résonne avec les défis contemporains liés à l’économie, à la sécurité, à la santé, à la paix, à la justice sociale et à la protection de l’environnement. « Face à ces enjeux, le recours à des instruments techniques comme les normes nationales et internationales s’impose comme une nécessité. Leur adoption permet de réduire les inégalités, de promouvoir une croissance économique durable et soucieuse du bien-être des consommateurs », a-t-il souligné.

Pour lui, les normes ne sont pas de simples prescriptions techniques. Elles constituent, selon lui, « de véritables piliers du développement durable, garantissant la qualité, la sécurité et l’efficacité de nos produits et services, tout en contribuant au bien-être des populations ». M. Zoungrana a rappelé que pour accéder aux marchés, qu’ils soient nationaux ou internationaux, les producteurs doivent offrir des biens et services conformes aux normes applicables. « Les pouvoirs publics, quant à eux, ont l’obligation de garantir la loyauté des échanges commerciaux et la sécurité des consommateurs, à travers des réglementations techniques élaborées par des experts », a-t-il précisé.

Au nom des participants, Moumouni Ouédraogo, a salué la tenue de cette activité qui, selon lui, permettra de corriger bien des insuffisances observées dans les pratiques quotidiennes. « Souvent, la méconnaissance des textes et lois conduit à des dérives. Par exemple, dans certaines boulangeries, la qualité et le poids du pain ne sont pas respectés. Grâce à cet atelier, nous aurons les outils pour corriger ces imperfections et améliorer la qualité de nos produits », a-t-il reconnu.

Il a également encouragé les autres acteurs à s’approprier les enseignements de la journée pour renforcer la confiance entre producteurs et consommateurs. « Ce qui est bien profite à tous : aux consommateurs, aux producteurs et à l’économie nationale », a-t-il conclu. En clôturant la cérémonie, le représentant du gouverneur a exhorté les participants à devenir des ambassadeurs de la qualité dans leurs milieux professionnels.

Boudayinga J-M THIENON

Semaines régionales de la culture du Guiriko: une montée des couleurs pour annoncer les compétitions

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, a présidé, le 14 octobre 2025, à Orodara, dans le Kénédougou, une cérémonie de montée des couleurs nationales. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne et s’est tenue en marge de la Semaine régionale de la culture du Guiriko, qui s’est déroulée, du 14 au 15 octobre 2025, à Orodara.

La ville d’Orodara, dans la province du Kénédougou, a accueilli, du 14 au 15 octobre 2025, la Semaine régionale de la culture de la région du Guiriko. C’est à partir de la cité du Verger qu’ont été désignés les représentants de la région à la Semaine nationale de la culture prévue, du 25 avril au 2 mai 2026, à Bobo-Dioulasso. En marge des compétitions, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré et la gouverneure de la région du Guiriko, Mariama Konaté, ont assisté dans la matinée à la montée des couleurs au haut-commissariat du Kénédougou et à la visite des unités industrielles installées à Orodara.

A l’occasion, les forces vives de la province ainsi que les Forces de défense et de sécurité se sont mobilisées sur les lieux, où le Ditaniyè a été chanté en langue locale par les jeunes de la troupe Fitini Koulekan. Après le cérémonial qui sied en de pareilles circonstances, le haut-commissaire du Kénédougou, Saïdou Sakira, a traduit sa reconnaissance aux autorités régionales pour le choix de la province pour la tenue des SRC, qui sont, selon lui, porteuses d’espoir et d’espérance, particulièrement pour les artistes de la province et
de la région du Guiriko.

Il a laissé entendre que la province regorge de nombreuses potentialités culturelles et touristiques, comme la troupe Fitini Koulekan ou l’ensemble artistique d’Orodara. La gouverneure de la région du Guiriko a livré aux forces vives le message que le chef de l’Etat a adressé aux Burkinabè lors du lancement de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, dans lequel le président du Faso appelle à un engagement des Burkinabè et à un comportement nouveau pour un Burkina Faso plus prospère.

Le ministre chargé de la Fonction publique a lancé ce même message en invitant chacun à un engagement personnel, car « c’est la somme des sacrifices individuels qui pourra aider à libérer le pays et à aller vers des actions de développement au profit de tous ». Le ministre de la Fonction publique et la gouverneure du Guiriko ont, après la montée des couleurs, donné le coup d’envoi des compétitions de lutte traditionnelle et de tir à l’arc dans le cadre de la Semaine régionale de la culture, puis visité des unités industrielles implantées dans la ville d’Orodara pour encourager les acteurs. Le représentant des unités visitées, Mahamadou Barry, par ailleurs parrain des SRC, a remercié les autorités pour cette visite qui, selon lui, les galvanise.

Adaman DRABO

Don Faso Mêbo: le ministère en charge du travail contribue à hauteur de 8 473 500 F CFA

Les agents du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale ont remis leur contribution à l’initiative Faso Mêbo, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Les « belles » œuvres et les remises de dons à l’Initiative Faso Mêbo continuent de jour en jour. En effet, les agents du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale ne se sont pas fait attendre pour apporter leur contribution, dans la matinée du samedi 11 octobre 2025. C’est le secrétaire général du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga qui a remis le don au nom de son patron.

Une innovation

Il a expliqué que grâce à l’effort de l’ensemble du personnel du ministère, ils ont pu offrir à Faso Mêbo, 50 tonnes de ciment, 10 tonnes de riz, une benne de granit concassé, une tonne de granit plein, des bidons d’huile, des brosses et du matériel d’hiver d’une valeur totale de 8 473 500 F CFA.

Comme innovation, il a confié que le ministère a dépêché une équipe de la direction du travail pour sensibiliser et donner des conseils à l’ensemble des travailleurs du site Faso Mêbo. Ils ont donc conseillé aux travailleurs du site d’adopter de bonnes postures de travail pour éviter les accidents et les maladies professionnelles.

Le secrétaire général du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a salué l’Initiative Faso Mêbo qui est un acte patriotique et noble dans la construction de la nation. Il a donc invité l’ensemble des Burkinabè à rester mobiliser derrière cette initiative.

A ceux qui ne sont pas encore passés dans les différents sites, il les a encouragés à bien vouloir accompagner l’initiative citoyenne. Après la séance de sensibilisation, l’ensemble
des agents du ministère en charge de la fonction publique ont mis la main à la patte. Ils ont chargé un camion de pavés et assisté au pavage.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Kenya : l’opposant Raila Odinga n’est plus

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La Police indienne a annoncé, hier mercredi 15 octobre 2025, la mort de l’opposant kényan, Rail Odinga. « La mort est confirmée », a déclaré un responsable de la police du district d’Ernakumam, Krishnan M. « Il se promenait avec sa sœur, sa fille et son médecin lorsqu’il s’est écroulé […] Il a été conduit dans un hôpital où il a été déclaré mort », a-t-il poursuivi. Agé de 80 ans, Raila Odinga était en Inde pour des soins. Ces dernières semaines, des rumeurs circulaient sur l’état de santé de M. Odinga, bien que sa famille et ses alliés politiques aient démenti les informations suggérant qu’il était gravement malade. M. Odinga était une des figures de l’opposition kényane.

Longtemps député, cinq fois candidat malheureux à la présidentielle, M. Odinga a été Premier ministre de 2008 à 2013. Durant la dernière élection présidentielle en 2022, il avait été battu de peu par William Ruto, avant de dénoncer des fraudes. Mais depuis plusieurs mois, il s’était rapproché du président William Ruto, qui l’avait d’ailleurs soutenu, en février 2025, pour le poste de président de la Commission de l’Union africaine, élection également perdue. Tout au long de sa carrière politique, Raila Odinga a suscité un engouement passionné et une loyauté sans faille, en particulier dans l’ouest du Kenya, sa région d’origine.

Ses partisans l’appelaient « Baba » (père), « Agwambo » (acte de Dieu) et « Tinga » (tracteur), en référence au symbole de son parti lors des élections de 1997. Il était largement considéré comme un maître stratège et un mobilisateur de masse, attirant souvent des foules immenses à ses rassemblements politiques et il avait une profonde capacité à établir des liens avec les gens ordinaires.

On se souviendra de lui pour son combat inébranlable en faveur des libertés démocratiques et des droits de l’Homme. Ancien prisonnier politique, il détient le record du plus long séjour en détention au Kenya. Sa lutte contre la dictature du parti unique lui a valu d’être emprisonné à deux reprises (de 1982 à 1988 et de 1989 à 1991) sous le régime de Daniel arap Moi. Il a d’abord été emprisonné pour avoir tenté d’organiser un coup d’Etat en 1982, ce qui l’a propulsé sur la scène nationale.

Nadège YE

Rentrée sportive de la Fédération burkinabè de Kung fu wushu: formation intensive et Mondial en ligne de mire

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Le dimanche 12 octobre dernier, à l’ISSDH de Ouagadougou, la Fédération burkinabè de Kung fu wushu (FBKFW) a officiellement lancé sa saison sportive 2025-2026. La cérémonie, marquée par d’impressionnantes démonstrations de l’art martial, a donné le ton d’une année ambitieuse, résolument tournée vers l’international et la promotion de jeunes talents.

La relève est le mot d’ordre de cette nouvelle saison sportive de la fédération burkinabè de Kung fu wushu. Maître Siaka Coulibaly, Directeur technique national (DTN) de la FBKFW, a posé les bases de cette politique. « Nous plaçons cette saison sportive, sur l’essor et l’éclosion de la jeune génération, c’est-à-dire les juniors, les cadets, les minimes sur le plan international », a-t-il déclaré.

Cette vision se concrétise immédiatement par un défi majeur. « Nous avons déjà, pour la fin du mois, un déplacement à Dakar où les juniors iront pour un stage pour préparer les Jeux Olympiques de la jeunesse qui se feront en 2026 », a précisé le DTN.

Une étape cruciale pour l’équipe nationale. L’ouverture internationale du Kung fu wushu burkinabè est plus que jamais d’actualité. Maître Gnagré Abdoulaye Ouaré, premier vice-président de la Fédération, assurant l’intérim, a rappelé l’importance d’un succès récent : « on est déjà affilié à la Fédération internationale de Wushu et c’est vraiment un acquis parce que depuis 19 ans, on a tenté de le faire et c’est cette année qu’on a pu l’exécuter » Cette affiliation historique propulse la Fédération vers des compétitions de haut niveau, notamment le mondial.

« Compte tenu du fait que nous sommes désormais affiliés à la Fédération internationale, on doit aussi s’attendre à pouvoir participer au mondial », a confirmé le DTN. Pour être à la hauteur de ces enjeux, la fédération a mis l’accent sur le renforcement des compétences et des structures. Le vice-président a souligné la nécessité de maximiser encore plus sur la formation des athlètes au niveau des clubs, l’organisation de stages et l’établissement d’une école des cadres. Le plan d’action inclut également l’apport d’expertise extérieure.

« On compte même faire venir des experts internationaux et aussi faire participer nos experts nationaux pour perfectionner nos techniques », a ajouté Maître Gnagré Abdoulaye Ouaré. Des efforts seront également déployés pour renforcer la collaboration avec le ministère et aussi certains partenaires. Le calendrier de la saison 2025-2026
est particulièrement dense. Au programme, les championnats nationaux et la Coupe de l’ambassadeur de la République populaire de Chine. Il y a aussi la deuxième édition des Jeux de l’AES avec le Burkina Faso comme pays hôte de même que les compétitions régionale (UFOA), continentale (Africaine) et enfin le championnat mondial.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Jeu de l’ACNOA zone III : le Burkina Faso champion en Taekwondo

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Le Taekwondo burkinabè a démontré sa suprématie régionale en remportant la première place aux Jeux de l’Association des Comités nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA), zone III. Les finales, qui se sont déroulées dans la soirée du mardi 14 octobre 2025 à la salle des arts martiaux du CNOSB, ont permis aux Etalons de rafler cinq médailles d’or, une d’argent et une de bronze.

Malgré un temps de préparation jugé “ très bref “ par la Fédération, les taekwondoïstes burkinabè ont affiché un excellent niveau lors de ces deuxièmes jeux de l’ACNOA. La domination masculine a été totale dans trois catégories. Il s’agit de Trésor Kaboré (-68kg), de Traoré Mohamed Lamine (-80kg) et de Armel Fleury Bama (+87kg). Lassina Doumbia (-58kg) a complété le palmarès masculin avec une médaille d’argent. Du côté des dames, la performance est tout aussi remarquable, avec deux athlètes qui s’adjugent le titre de championne de la zone, avec Mariam Doumbia (-57kg) et Chawquia Zabsonré
(-68kg). Enfin, Ida Kevine Bama (-49kg) est montée sur le podium avec la médaille de bronze.

Mohamed Lamine Traoré, médaillé d’or, a partagé ses impressions sur la difficulté de l’épreuve : « Ces jeux de l’ACNOA se sont bien passés. Par la grâce de Dieu, on termine bien à la première place. Ce n’était pas facile avec les entraînements. La compétition était de taille, les adversaires étaient de taille, surtout avec des pays comme le Niger où le Taekwondo fait partie des disciplines phares ». Il a toutefois salué le soutien des supporters, tout en reconnaissant que la gestion du poids et la fatigue accumulée ont été les principales difficultés.

Forts de ce succès régional, les regards des athlètes et de la Fédération se tournent immédiatement vers la prochaine échéance, le championnat du monde de Taekwondo 2025 prévu à Wuxi, en Chine, du 24 au 30 octobre. Le président de la Fédération burkinabè de Taekwondo, William Ouédraogo, a exprimé son « grand sentiment de satisfaction » et a immédiatement annoncé l’étape suivante, confirmant l’ambition mondiale du pays des Hommes intègres : « le prochain défi, c’est déjà le championnat du monde.

Dès la semaine prochaine, il y a les trois leaders qui vont s’envoler pour la Chine. Nous avons Faissal Sawadogo qui est champion d’Afrique en titre, Ibrahim Maïga qui est champion d’Afrique des clubs en titre et Bama Ida qui est championne d’Afrique en titre aussi. On a bon espoir de ramener la première médaille mondiale de Taekwondo au Burkina Faso ».

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO