Grand prix cycliste ACNOA: Paul Daumont écrase la concurrence

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Paul Daumont a dominé de la tête et des épaules le Grand prix cycliste de la zone 3 de l’ACNOA (Association des comités nationaux Olympiques d’Afrique) qui lançait officiellement les 2es jeux zonaux. Le Burkinabè, en pleine préparation pour le prochain Tour du Faso, a remporté la course en solitaire, signant une performance impressionnante sur le boulevard Thomas-Sankara, ce dimanche 12 octobre 2025.

Il n’y a pas eu de véritable concurrence à Paul Daumont au Grand prix cycliste de l’ACNOA zone 3. Le cycliste burkinabè a réalisé une démonstration de force qui nourrit l’espoir d’une nouvelle victoire burkinabè au prochain Tour du Faso. Le maillot jaune de la 34e édition a montré sa grande forme, le 12 octobre dernier, lors de ces 2es jeux de l’ACNOA zone 3.

Malgré la rudesse du circuit, long de 132,600 km (critériums de 5,1 km), Paul Daumont n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Sur l’asphalte, le sociétaire du Guidon Sprinter Canalien Cycling Team (Guadeloupe), présent à Ouagadougou pour la 36e édition du Tour du Faso, a rapidement transformé cette compétition en une véritable « promenade de santé ». Il a fait la différence en s’échappant du peloton à un tour de la fin.

Avec une avance confortable, il s’est permis de traverser la ligne d’arrivée en solo, s’amusant à slalomer, sous les acclamations des centaines de fans réunis tout au long du boulevard Thomas-Sankara. Le champion burkinabè s’impose avec un temps final de 3 heures 06 minutes et 57 secondes, soit une vitesse moyenne remarquable de 42,556 km/h. Le podium est complété par son équipier de la team Burkina, Daouda Soulama et Boureima Nana de l’AS Bessel.

La course a été très sélective, puisqu’on dénombrait au moins 48 abandons parmi les 78 coureurs issus de 18 clubs et équipes nationales au départ. Pour le président de la zone 3 de l’ACNOA, Jean Yaméogo, le choix du cyclisme, discipline populaire par excellence, était idéal pour lancer les compétitions. Cette course servait également de baromètre pour la saison à venir. La participation des équipes nationales du Burkina Faso et du Bénin a permis une bonne préparation en vue du Tour du Faso, prévu du 24 octobre au 2 novembre 2025. « C’est comme une pédale de préparation pour nos cyclistes qui vont participer au Tour du Faso et c’est pratiquement les mêmes cyclistes qui vont revenir.

Donc je ne peux qu’être fier et remercier tous les pays qui ont pris part », a confié Jean Yaméogo. Il a également salué la mobilisation du public, rappelant que ces jeux visent à renforcer la communion et la solidarité entre les peuples de la zone à travers le sport. Pour rappel, les jeux de la zone 3 de l’ACNOA se tiennent à Ouagadougou, du 12 au 18 octobre 2025. Ils concernent onze disciplines (athlétisme, basketball, haltérophilie, taekwondo, Karaté, etc.).

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Semi-marathon de l’Unité sahélienne: Tankoano Fidèle remporte la première édition

La première édition du Semi-marathon de l’Unité sahélienne s’est déroulée à Ouagadougou, le samedi 11 octobre 2025, attirant plus de 100 athlètes sur la ligne de départ, donné au siège de Tovio à la ZAD. L’événement, qui se veut un message de cohésion, a tenu ses promesses en termes d’engouement sportif et de mobilisation.

C’est Fidèle Tankoano qui s’est imposé sur les 21 kilomètres de l’épreuve. Il a réalisé le meilleur chrono de cette édition, franchissant la ligne d’arrivée après 1h08min14s. Il s’offre ainsi la médaille d’or et une enveloppe financière de 100 000 F CFA. Derrière lui, Yamyiga Finzouyiri est arrivé deuxième avec un temps de 1h09min01s, remportant la médaille d’argent et une prime de 50 000 F CFA. Le podium est complété par Roger Nion, troisième en 1h09min46s, qui repart avec la médaille de bronze et 35 000 F CFA.

Bernadinio Tougma (4e) et Inoussa Nikiema (5e) ont également été primés, recevant respectivement 20 000 F CFA et 15 000 F CFA.Le vainqueur, Fidèle Tankoano, a exprimé sa satisfaction : « En tout cas, pour le momen,t ça me donne de la joie, parce que je suis venu juste pour chercher un bon chrono. Et par la grâce de Dieu, j’ai eu le bon chrono ». Il a également salué l’initiative qui offre aux athlètes une précieuse opportunité de compétition.

Le promoteur, Innocent Bansé, s’est dit pleinement satisfait de cette première édition qui a rassemblé athlètes débutants et professionnels. Il a souligné la portée symbolique de l’événement dans son message. « Ce marathonn’est pas seulement une compétition. C’est un message de paix, de résilience et de vivre-ensemble que nous avons lancé », a-t-il souligné. Il a également apprécié le niveau général des participants et l’accompagnement des différents partenaires.

Jean Elisée NIKIEMA
(Stagiaire)

Renaissance d’une Révolution populaire

Hier, 15 octobre 2025, le Burkina Faso et l’ensemble des amis de la Révolution burkinabè de 1983 ont commémoré la 38e date anniversaire de l’assassinat du capitaine Président Thomas Isidore Noël Sankara. Cette commémoration marquée par une série d’activités visant à faire la lumière sur le vécu de l’homme, rappelle son engagement à protéger et à défendre l’intérêt commun, son refus de la soumission, de l’aplatissement, son idéal, sa vision d’un Burkina Faso nouveau, uni, libre, prospère et totalement débarrassé de « l’impérialisme et du néocolonialisme ».

Cette journée commémorative a été aussi vécue comme un moment de célébrer les hautes luttes pour le développement endogène assumé par la Révolution démocratique et populaire (RDP). Il s’agit également de saisir la balle au bond pour consacrer au temps, la promotion des idéaux révolutionnaires, mais aussi à enseigner les valeurs de probité et de patriotisme aux jeunes générations. En effet, cette date fatidique du 15 octobre 1987 qui est restée à jamais gravée dans la mémoire collective des Burkinabè connait à ce jour une célébration beaucoup plus populaire et plus aboutie du fait de l’implication réelle des plus hautes autorités qui ont opté de prôner les idéaux sankaristes.

Du même coup, la commémoration de la date de l’assassinat du Président Sankara se veut une occasion pour enseigner et sensibiliser les masses populaires sur les exigences d’une révolution, la conduite à adopter et les avantages qui découlent de cette philosophie du changement qualitatif qui met le révolutionnaire au centre de tous ses choix sur les plans politique, diplomatique, économique et social. Cette année, la célébration a vu la participation de bon nombre d’amis du Burkina venus de diverses contrées pour communier avec les Burkinabè d’autant plus que le contexte actuel est beaucoup plus reluisant dans la mesure où des efforts sont consentis pour la poursuite de l’idéal sankariste à travers des Initiatives présidentielles qui ouvrent la voie au développement durable du pays, à l’autosuffisance alimentaire, à la reforestation, à la confiance en soi en tant que Burkinabè sans complexe.

En réalité, en trois ans de gouvernance, l’exécutif actuel s’est illustré par la détermination au plus haut sommet de l’Etat à bannir les pratiques rétrogrades (corruption, vols, détournement), à définir de nouveaux sillons d’une révolution autrefois foulée au pied par des régimes qui se sont succédés au pouvoir entre 1987 et 2022 au Burkina Faso. Pour l’heure, l’espoir renait d’autant plus que la Révolution populaire progressiste (RPP) actuellement enclenchée au pays des Hommes intègres s’illustre bien comme une prolongation directe de la Révolution démocratique et populaire du capitaine Thomas Sankara sous le Conseil national de la Révolution (CNR).

D’ores et déjà, aux premières heures de la proclamation solennelle de la RPP par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, avait dit en ces termes que la RPP tire ses fondements de la Révolution démocratique et populaire mue par un refus de la fatalité et une réaffirmation de la volonté populaire de bâtir une Nation fière, libre et souveraine. Cet idéal qui est fondée sur la capacité intrinsèque du peuple burkinabè à impulser un développement endogène et inclusif à la Nation, est sans nul doute la clé du plein épanouissement des populations. Alors à tous ces nostalgiques du goût inachevé de la Révolution sankariste tragiquement stoppée en seulement quatre ans de mise en œuvre qu’ils trouvent tous les paramètres de cette révolution dans la RPP actuellement en cours au Burkina.

Wanlé Gérard COULIBALY

13e Commission mixte de coopération BurkinaFaso-République du Ghana: le chef de la diplomatie burkinabè échange avec des membres de la délégation ghanéenne

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a accordé une audience, mardi 14 octobre 2025, à une délégation de la République du Ghana conduite par l’ambassadeur Alexander Grant Ntrakwa.

Cette audience tenue le jour de l’ouverture de la réunion des experts dans le cadre de la 13e Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la République du Ghana, a permis aux deux parties de réaffirmer leur volonté commune de poursuivre les efforts engagés par Leurs Excellences, le capitaine Ibrahim Traoré et John Dramani Mahama, en vue de renforcer les acquis en matière de coopération bilatérale.

« Nous avons réitéré, lors de nos échanges avec le ministre des Affaires étrangères, notre volonté de poursuivre les initiatives multiformes des deux chefs d’Etat pour consolider les liens d’amitié et de collaboration entre nos deux pays », a déclaré le chef de la délégation ghanéenne. Les discussions ont également porté sur les secteurs d’intérêt commun tels que l’amélioration des flux au niveau des ports ghanéens, le commerce, les investissements, l’artisanat et la culture, avec pour objectif de promouvoir davantage les richesses et potentialités des deux nations, tout en explorant d’autres perspectives de coopération.

Le chef de la diplomatie burkinabè a traduit ses félicitations et ses encouragements aux experts ghanéens et burkinabè, tout en indiquant que les plus hautes autorités des deux pays ont de fortes attentes de cette Commission mixte de coopération.

Il a saisi l’occasion pour traduire sa gratitude au ministère en charge des affaires étrangères et aux autorités du Ghana, pour l’accompagnement et les facilités accordés aux représentations diplomatique et consulaire du Burkina Faso au Ghana, notamment en matière de gestion de la diaspora burkinabè. La délégation ghanéenne en a profité pour saluer la partie burkinabè, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité dont elle bénéficie depuis son arrivée au pays des Hommes intègres.

DCRP/MAECR-BE

𝐀𝐭𝐡𝐥𝐞́𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐛𝐫𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐇𝐮𝐠𝐮𝐞𝐬 𝐅𝐚𝐛𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐙𝐚𝐧𝐠𝐨

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mercredi 15 octobre 2025, le champion du monde de triple saut, Hugues Fabrice Zango. Accompagné du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Roland Somda, l’athlète est venu annoncer officiellement au Chef du Gouvernement son souhait de mettre un terme à sa carrière d’athlète de haut niveau.

‎‎« Depuis un certain moment, j’ai souhaité arrêter ma carrière sportive. Ce matin, nous sommes venus présenter ce souhait au Premier ministre et lui demander cette autorisation, car à un moment donné, nous ne nous appartenons plus ; nous appartenons au peuple, donc à l’État burkinabè », a-t-il déclaré à sa sortie d’audience.‎Le Premier ministre, tout en prenant acte de cette décision, a souhaité une bonne reconversion à l’athlète et l’a encouragé à partager sa riche expérience pour faire émerger de nouveaux talents. Il a félicité le champion burkinabè pour sa carrière exceptionnelle, marquée par de nombreuses victoires qui ont hissé fièrement le drapeau du Burkina Faso sur les plus prestigieuses scènes sportives internationales.

‎L’athlète a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance pour le soutien constant du peuple burkinabè tout au long de sa carrière : « Mon aventure avec l’athlétisme a commencé en 2011 et se termine maintenant, en 2025. » Il s’est dit disposé à œuvrer pour l’éclosion de nouveaux talents dans le domaine du sport mais également pour le développement, à travers la Fondation Hugues Fabrice Zango.‎En quatorze années de compétition, Hugues Fabrice Zango a bâti un palmarès impressionnant : six médailles mondiales, dont deux titres de champion du monde, une médaille d’argent et deux de bronze, une médaille olympique obtenue à Tokyo en 2021, trois titres de champion d’Afrique, deux titres des Jeux de la Francophonie et deux autres aux Jeux africains. Il a pris part à une soixantaine de compétitions, remporté trente victoires et figuré quarante-quatre fois sur un podium.

‎Parallèlement à sa carrière sportive, il a mené avec succès des études universitaires, devenant docteur en génie électrique en 2023.‎« Dans l’histoire de l’athlétisme mondial, il n’y a jamais eu de docteur et champion du monde. C’est une fierté pour notre pays », a-t-il souligné, évoquant une réussite qu’il attribue à la discipline, au sens du devoir et au travail acharné.‎Cette audience consacre la reconnaissance nationale envers un athlète d’exception, modèle de détermination et d’excellence, qui aura marqué à jamais l’histoire du sport burkinabè.

‎‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Thomas Sankara : le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE rend hommage au leader de la Révolution d’aout 1983

38e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara : Par un message publie ce 15 octobre 2025 sur son compte X, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE rend hommage au leader de la Révolution d’aout 1983.

Lire le communiqué ici

#sidwaya.info

Défendre fermement le principe d’une seule Chine : la résolution 2758 ne saurait être remise en cause

Comme le dit un proverbe africain : « écrire son histoire, c’est prendre en main son destin. » Après mon arrivée au Burkina Faso, j’ai souvent entendu des amis s’indigner que l’Afrique, en particulier le Burkina Faso, soit traitée injustement sur la voie de son développement indépendant, parfois par des clichés ou discours tronqués sur son histoire, qui font souvent la substitution de concepts. Le peuple chinois n’est pas non plus étranger à ces trucs des forces malveillantes qui déforment son image et falsifient son histoire.

Cette année marque le 80e anniversaire de la victoire de la Guerre mondiale antifasciste, ainsi que le 80e anniversaire du recouvrement de Taiwan. Le retour de Taiwan à la Chine est le résultat de la victoire de la Seconde Guerre mondiale et fait partie de l’ordre international d’après-guerre. Récemment, le Parti démocratique progressiste à Taiwan et certaines forces ont ressorti la prétendue « théorie de l’indétermination du statut de Taiwan » et proféré des absurdités calomnieuses à l’encontre de la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Ces propos déforment les faits et falsifient l’histoire, défiant ouvertement l’autorité des Nations Unies et l’ordre international d’après-guerre. Je voudrais partager avec les amis burkinabè quelques faits fondamentaux, surtout sur la résolution 2758 et le principe d’une seule Chine.

Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois depuis les temps anciens. De nombreux documents historiques témoignent des premières activités de développement de Taiwan par le peuple chinois. Dès le XIIe siècle, le gouvernement chinois y avait établi des institutions administratives pour y exercer sa juridiction. En 1895, le Japon s’en est emparé à la Chine par la guerre. En 1943, la Chine, les États-Unis et le Royaume-Uni ont publié la Déclaration du Caire, qui stipulait que Taiwan, volé par le Japon, devait être restitué à la Chine. En 1945, la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union soviétique ont publié la Proclamation de Potsdam, prévoyant que les clauses de la Déclaration du Caire seraient mises en œuvre. En août 1945, le Japon a accepté la Proclamation de Potsdam et, a signé l’acte de capitulation en septembre, s’engageant à « remplir loyalement les obligations stipulées par la Proclamation de Potsdam ». À travers une série de documents ayant des effets juridiques en droit international, la Chine a récupéré Taiwan, à la fois sur le plan juridique et en fait. Taiwan n’a jamais été et ne sera jamais un pays.

En 1949, la République populaire de Chine a été fondée, et elle a remplacé l’ancienne République de Chine en tant que gouvernement légitime de la Chine. En 1971, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une écrasante majorité la résolution 2758, qui a décidé de rétablir tous les droits de la République populaire de Chine aux Nations Unies et d’expulser immédiatement les représentants des autorités Taiwanaises de l’Organisation des Nations Unies et de toutes les organisations qui lui sont reliées. Cette résolution a non seulement résolu de manière complète, sur les plans politique, juridique et procédural, la question de la représentation de la Chine tout entière, y compris Taiwan, aux Nations Unies, mais elle a aussi clarifié qu’il n’y a qu’un seul siège pour la Chine aux Nations Unies, écartant ainsi toute possibilité de « deux Chine » ou de « une Chine, une Taiwan ». Pour respecter les dispositions de cette résolution, l’Organisation des Nations Unies et ses institutions spécialisées, lorsqu’elles se réfèrent à Taiwan, utilisent l’appellation « Taiwan, province de Chine ». Le Bureau des affaires juridiques du Secrétariat des Nations Unies a également émis un avis juridique clair soulignant que « Taiwan n’a pas de statut indépendant en tant que province de la Chine ».

La résolution 2758 incarne pleinement le principe d’une seule Chine, à savoir qu’il n’y a qu’une seule Chine dans le monde, Taiwan est une partie inaliénable de la Chine et le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légal représentant l’ensemble de la Chine. À ce jour, 183 pays ont établi des relations diplomatiques avec la Chine sur la base du principe d’une seule Chine, dont 53 pays africains, y compris le Burkina Faso.

Defendre la justice historique, s’opposer à la falsification de l’histoire et corriger les injustices historiques sont des missions communes pour la Chine et les pays africains. Nous sommes prêts à travailler main dans la main avec le Burkina Faso et nos amis africains pour nous opposer résolument aux séquelles du colonialisme et à toutes les formes d’hégémonisme. Nous estimons que certaines forces devraient assumer véritablement leurs responsabilités historiques, et cesser les ingérences extérieures, les pressions, les sanctions et autres pratiques erronées. L’avenir et le destin de l’Afrique n’appartiennent qu’au peuple africain lui-même.

En même temps, nous espérons que tous les pays et peuples épris de paix se tiendront du côté de la justice historique, défendront les buts et principes de la Charte des Nations Unies, préserveront l’autorité de la résolution 2758, s’opposeront fermement aux calomnies et déformations délibérées des autorités Taiwanaises et de quelques pays, et soutiendront par des actions concrètes la cause juste du peuple chinois dans la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, ainsi que dans la réalisation de la réunification de la patrie.

 

S.E.M. Zhao Deyong
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire
de la République populaire de Chine au Burkina Faso

 

 

Initiative Faso Mêbo à Fada N’Gourma : Plus de 15 tonnes de ciment mobilisées en une matinée

Dans le cadre de la seconde quinzaine des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), édition 2025, des corps constitués, des associations de développement, des « Wayiyans » et des particuliers ont apporté, hier mardi 14 octobre 2025, à Fada N’Gourma, leur contribution à l’initiative présidentielle Faso Mêbo. Ils ont mobilisé plus de 15 tonnes de ciment en une matinée.

Lancé le 2 octobre dernier, à Fada N’Gourma, à la faveur de la seconde quinzaine des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), édition 2025, le concept « Un citoyen, un sac de ciment pour soutenir Faso Mêbo» a suscité un réel engouement. En effet, hier mardi 14 octobre 2025, baptisé « Journée de l’action patriotique », des corps constitués, des associations de développement, des « Wayiyans », des structures communautaires et de simples citoyens se sont rendus au Quartier général (QG) de l’initiative présidentielle, bras chargés de sacs de ciment, pour répondre à l’appel de la direction régional en charge des droits humains de l’ancienne région de l’Est et du gouvernorat.

Dans une ambiance conviviale, les contributions se sont succédé. C’est en tout une quinzaine de tonnes de ciment mobilisée en une matinée. Parmi les donateurs les plus en vue, l’Association Tin Ba s’est distinguée par un don conséquent : 10 tonnes de ciment, 100 moules, 200 plants d’anacardiers, 200 baobabs et de l’eau. Selon son Secrétaire exécutif, Yempabou Coulidiati, parrain de la Journée, cette mobilisation traduit la fierté nationale que suscite Faso Mêbo. « Cette initiative s’inscrit en droite ligne des actions que nous menons dans le cadre du programme Réserve de biosphère transfrontalière W-Arly-Pendjari (RBT-WAP). Parler d’assainissement et d’embellissement, c’est aussi parler d’environnement. C’est un acte à la fois citoyen et écocitoyen », a-t-il souligné.

Une solidarité collective exemplaire

A sa suite, le directeur régional en charge des droits humains de l’Est, Bouléma Yonli, s’est dit impressionné par la « forte » mobilisation des citoyens. Il a salué le sens du patriotisme et de la solidarité des contributeurs. Au-delà de cette journée, l’initiative Faso Mêbo

Pour le président de la coordination régionale de la veille citoyenne, Mahamane Traoré, à travers Faso Mêbo, le peuple s’est engagé à construire le Burkina Faso.

enregistre, au quotidien de nouveaux contributeurs. Parmi eux, figurent l’Eglise évangélique SIM de Kompienga, donatrice de 6 tonnes de ciment et 50 moules, les commerçants organisateurs d’une foire locale qui ont offert une tonne de ciment, ainsi que l’association des personnes handicapées et plusieurs particuliers, dont Awa Salambanga, une septuagénaire venue offrir, avec émotion, un sac de ciment.

Aux yeux de Labidi Issaka Toguyeni, conseiller technique du Président de la délégation spéciale (PDS) de Fada N’Gourma, cette dynamique est révélatrice d’un engagement citoyen croissant : « en une semaine, la population a mobilisé près de 10 tonnes de ciment, des milliers de litres d’eau de gâchage, des paires de gants, des vivres et d’autres matériels de travail », a-t-il précisé. Pour la présidente des femmes patriotes de la région, Georgette Thiombiano, cette effervescence autour de l’initiative suscite beaucoup d’espoir et traduit une prise de conscience collective.

Même son de cloche du côté de la coordination régionale de la veille citoyenne, dirigée par Mahamane Traoré, qui voit en Faso Mêbo un catalyseur. « Au-delà de nos actions de sensibilisation pour motiver les gens à adhérer à cette cause noble, nous avons apporté du ciment et nous sommes présents chaque jour pour contribuer à la conception des moules », a-t-il déclaré. Le secrétaire général de la région de l’Est, Siaka Ouattara, a, pour sa part, salué la détermination de la population et appelé à maintenir la dynamique : « à ce rythme, Fada N’Gourma se transformera bientôt. Mais pour y parvenir, chacun doit continuer à donner de lui-même. Personne ne viendra construire notre ville à notre place », a-t-il martelé.

Joanny SOW