Institut des sciences et des techniques de l’information documentaire: une offre de deux tonnes de ciment à Faso Mêbo

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L’Institut des sciences et des techniques de l’information documentaire (ISTID) a offert deux tonnes de ciment à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

L’Institut des sciences et des techniques de l’information documentaire (ISTID), première école de formation des archivistes, des bibliothécaires et des documentalistes depuis vingt ans au Burkina Faso, n’entend pas rester en marge de la construction de la nation. En effet, dans le cadre des festivités de son 20ᵉ anniversaire, l’ISTID a apporté sa contribution à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou. Il s’agit de deux tonnes (t) de ciment et de la main-d’œuvre pour aider à la confection des pavés.

Le directeur par intérim de l’ISTID, Pascal Soubeiga, a confié qu’après 20 ans d’existence, l’Institut a voulu marquer d’une pierre blanche cet anniversaire par un certain nombre d’activités, notamment ce don à Faso Mêbo, pour manifester son engagement aux côtés du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et de l’ensemble des membres du gouvernement. Pascal Soubeiga a également précisé que, pour la journée du don, une cinquantaine d’archivistes, de documentalistes et de bibliothécaires ont été mis à la disposition de Faso Mêbo. Ils ont participé à la confection des pavés et à la préparation des agrégats.

Emmanuel BICABA

Sécurité routière à Bobo-Dioulasso: l’ONASER en sensibilisation nocturne sur les bonnes pratiques

L’Office national de sécurité routière (ONASER) a effectué une mission de contrôle et de sensibilisation des usagers de la route sur les bonnes pratiques routières dans la soirée, du lundi 13 octobre 2025, sur plusieurs artères de Bobo-Dioulasso. Cette sortie de contrôle s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne qui se tiennent sur toute l’étendue du territoire national du 2 au 16 octobre 2025.

Le gouvernement veut inculquer le civisme et la citoyenneté à la population burkinabè. C’est dans ce cadre qu’il a initié les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), dont la phase deux se tient du 2 au 16 octobre 2025. Dans le même esprit, et en vue d’enseigner les bonnes pratiques routières aux usagers, l’ONASER a entrepris des séances de contrôle et de sensibilisation sur les principaux axes routiers du pays depuis le 8 octobre dernier.

C’est ainsi que les agents de l’ONASER ont effectué une mission de contrôle et de sensibilisation nocturne, le lundi 13 octobre 2025, sur plusieurs artères de la ville de Bobo-Dioulasso. La sensibilisation portait sur la limitation de vitesse, le port du casque, le port de la ceinture de sécurité et la consommation d’alcool. Concernant l’alcool, plusieurs tests ont été réalisés avec les nouveaux appareils Alcotest.

Selon le chef de la cellule de l’opération, le lieutenant de police, Moctar Ouédraogo, cette mission vise à sensibiliser les usagers de la route sur les comportements à risque dans la
circulation. « Nous avons remarqué une timidité dans l’application du port de casque, alors même que nous sommes sortis à plusieurs reprises pour sensibiliser la population sur l’importance de le porter », a-t-il affirmé. A l’écouter, après les phases de sensibilisation, l’ONASER passera à la répression. Par conséquent, il a invité les usagers à se conformer aux différentes règles de circulation.

« Dès demain je vais me procurer un casque »

Plusieurs usagers ont apprécié positivement cette mission de contrôle et de sensibilisation qui vient leur rappeler une fois de plus la nécessité de respecter les règles de la circulation routière. C’est le cas de Daouda Ouédraogo, usager de la route, qui trouve cette sortie correcte. « Je pense que c’est une bonne démarche, car ça y va de notre sécurité. Donc, nous saluons cette initiative ; ça va galvaniser les gens à porter le casque afin d’éviter les accidents graves », a-t-il déclaré. N’ayant pas porté de casque, il a indiqué comprendre l’enjeux de le porter.

Quant à l’usager Hamidou Djigemdé, il a félicité les agents de l’ONASER pour l’alcotest qu’ils ont effectué sur lui. « Je suis très content de la manière que procède l’ONASER, parce que l’alcool avec la circulation, c’est très compliqué et dangereux aussi. Je n’ai pas de casque. On a entendu qu’il faut obligatoirement porter le casque.

Ce n’est pas par manque de moyens que je n’en ai pas. Actuellement, je vois que c’est nécessaire et dès demain, je vais me procurer un casque », a-t-il lancé. Pour le port de la ceinture de sécurité, plusieurs usagers étaient également en infraction. Natacha Traoré, conductrice de véhicule, n’avait pas porté sa ceinture de sécurité. « J’avoue que je suis en infraction et la leçon a été comprise.

A l’avenir, je vais porter ma ceinture et j’exhorte les gens à le faire. Je félicite également cet acte de l’ONASER », a-t-elle reconnu. Pour Madame Bognini, c’est une bonne chose de sensibiliser les gens. « Cela nous aide beaucoup. Cette sensibilisation permettra de limiter la vitesse et les accidents. Elle nous préserve de beaucoup de choses. Je n’ai pas porté la ceinture de sécurité et je reconnais que je suis en infraction », a-t-elle indiqué.

Noufou NEBIE

Eau et assainissement: le ministre Roger Baro salue les avancées de la « bataille de l’eau »

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a effectué le lundi 13 octobre 2025 une visite des chantiers d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement dans la région du Djôrô, notamment dans la commune rurale de Gbomblora, située à une vingtaine de kilomètres de Gaoua.

Dans la région du Djôrô, l’accès à l’eau et à l’assainissement franchit une nouvelle étape. Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro est allé, le lundi 13 octobre 2025, évaluer les chantiers qui traduisent sur le terrain, la volonté du gouvernement d’offrir des services de base à toutes les populations. Cette sortie s’inscrit dans le cadre du Programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement (PAEPA), piloté par le ministère et fait suite à la réunion du 12 juin 2025, au cours de laquelle les entreprises en charge des travaux avaient été invitées à accélérer les chantiers afin de respecter les délais d’exécution.

Dans la commune rurale de Gbomblora, le ministre, accompagné de ses collaborateurs, a constaté l’opérationnalisation du système d’adduction d’eau potable simplifiée (AEPS). Au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de la commune, un système de latrines communautaires a été mis en place, adapté aux femmes, aux hommes, aux personnes à mobilité réduite et au personnel soignant. Après Gbomblora, le premier responsable du département de l’eau s’est rendu à Gongombili-Paboulona, village également situé à une vingtaine de kilomètres de Gaoua, où il a supervisé la mise en fonction du mini AEP. « Aujourd’hui, nous constatons une nette amélioration. En matière d’eau potable, près de 70 % des entreprises ont atteint les 100 % d’exécution, tandis que pour l’assainissement, environ 44 % des chantiers sont désormais achevés », a indiqué le ministre à l’issue de cette étape de sa visite.

Un engagement fort du gouvernement

Le ministre a rappelé que le cas du village Gongombili illustre parfaitement les avancées du programme. Autrefois, les habitants parcouraient de longues distances pour puiser une eau boueuse dans les marigots, avant de la traiter avec de la cendre. Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, l’eau coule désormais au robinet. Les populations ont accès à une eau claire et propre, à proximité de leurs domiciles.

Pour lui, ces réalisations traduisent la concrétisation de la “bataille de l’eau”, une ambition portée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui entend garantir à chaque Burkinabè un accès à l’eau potable et à un système d’assainissement fonctionnel, où qu’il se trouve sur le territoire national. Satisfait du niveau global d’exécution, il a salué les efforts des entreprises, tout en annonçant que la pression restera maintenue pour livrer les ouvrages dans les délais. Il a également exhorté les populations bénéficiaires à assurer l’entretien durable des installations.

« L’Etat continuera à investir dans les localités encore dépourvues, mais il appartient aux communautés de veiller à la gestion et à la préservation des infrastructures existantes », a-t-il conclu. Pour sa part, le coordinateur du programme, Fidèle Koama, a affirmé que dans la région du Djôrô, le Programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement (PAEPA) a permis la réalisation de nombreux ouvrages : des forages équipés de pompes à motricité humaine, des systèmes d’adduction d’eau potable simplifiée, ainsi que des ouvrages d’assainissement familiaux et communautaires dans les CSPS, écoles et marchés.

Selon lui, ces actions contribuent à améliorer durablement l’accès des populations à l’eau potable et à l’assainissement. Il a précisé que la gestion des ouvrages est assurée par les communes, appuyées par des fermiers et des comités de gestion (COGES), afin de garantir la durabilité des infrastructures. De leur côté, les populations des deux localités ont exprimé leur joie face à la mise en service des nouvelles infrastructures. Elles ont salué les efforts du gouvernement et promis d’en assurer une gestion responsable et durable. Le ministre et sa délégation ont terminé leur tournée sur le cours d’eau de la Bougouriba. M. Baro y a supervisé une démonstration de jaugeage, conduite par la Brigade d’hydrologie de la Direction régionale de l’environnement, de l’assainissement et de l’eau du Djôrô (DREAE).

Cette activité visait à illustrer les techniques de mesure du débit des cours d’eau, essentielles pour anticiper les crues, planifier les ouvrages hydrauliques et mieux gérer les ressources en eau. Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a souligné l’importance du jaugeage des cours d’eau pour la prévention des inondations et la planification des infrastructures hydrauliques. « Sans ces données, il est impossible d’alerter les populations en cas de risque d’inondation ou de bien planifier nos ouvrages. C’est pourquoi nous avons mis en place un centre d’alerte précoce sur les crues et les inondations qui nous informe en temps réel de la situation des plans d’eau », a précisé le ministre.

Boudayinga J-M THIENON

Loi de finance rectificative exercice 2025: l’ALT donne son quitus

A l’unanimité, les 69 députés, présents à la séance plénière du mardi 14 Octobre 2025 à l’Assemblée législative de transition, ont voté la loi de règlement au titre du budget de l’Etat, exercice 2024 et la loi de finance rectificative pour l’exercice budgétaire 2025.

Le gouvernement a reçu le quitus ce 14 Octobre 2025 de l’Assemblée législative de transition (ALT) pour la mise en œuvre de ses ajustements à la loi de finance initiale. Dans cette loi de finance rectificative de l’exercice 2025, des innovations en termes de dispositions fiscales ont été introduites. Il s’agit, selon la ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget, Fatoumata Bako, de la taxe additionnelle pour les parcelles non mise en valeur ou insuffisamment mis en valeur, conformément à la législation domaniale et foncière et situés en zone urbaine aménagée sur le territoire du Burkina Faso.

Cette taxe a soulevé des interrogations chez les députés. Ils ont souhaité l’exonération de la taxe additionnelle pour des personnes ayant une parcelle ou de revoir le délai d’exécution. Et la ministre déléguée de faire comprendre que cette taxe a été instaurée dans l’optique d’inciter les gens à construire. « La mise en valeur consiste à faire une clôture, une maison de 16 tôles et des toilettes.

Seules les personnes indigentes ayant un certificat d’indi-gence délivré par le ministère en charge de l’Action humanitaire sont exonérées ainsi que les enfants mineurs héritiers »,
a-t-elle expliqué. En sus, il y a l’exonération de certains produits pour accompagner l’offensive agropastorale à savoir les produits en lien avec les aliments de poisson, de l’exonération de la TVA sur les intrants pour la fabrication du ciment et l’ajustement du quitus fiscal pour les nominations des chefs de service.

L’exercice 2024 appréciable

La ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargée du Budget, Fatoumata Bako : « la loi de finance rectificative pour l’année 2025 a été introduite pour tenir compte de la conjoncture économique actuelle de l’évolution de l’environnement »

Dans cette loi de finance rectificative, des ouvertures de recettes à hauteur de 150 milliards FCFA pour prendre en charge des dépenses assez urgentes ont aussi été introduites. Au cours de cette séance plénière, la loi de règlement au titre du budget de l’Etat, exercice 2024 a aussi été adoptée. Elle a pour objectif de régler les comptes de l’Etat conformément à la loi organique n°73 relatives aux lois de finances.

Pour la ministre déléguée chargée du budget, c’est un devoir de redevabilité, de transparence pour le gouvernement de revenir à l’Assemblée législative de transition à la clôture budgétaire de l’année 2024 pour faire un bilan. « Nous avons eu le quitus d’exécuter la loi de finance 2024, il est donc de bon ton à la clôture, de revenir rendre compte de ce qui a été fait », a-t-elle souligné. Globalement, il ressort que l’exécution s’est assez bien passée conformément à l’autorisation qui a été donnée.

« L’on constate une amélioration de certains ratios, concernant la masse salariale sur les recettes fiscales et le taux de pression fiscale », a-t-elle indiqué. Comment l’initiative « Faso Mêbo » sera-t-elle gérée vu qu’elle draine assez de ressources ? A cette préoccupation des députés, la ministre a rassuré que des réflexions sont en cours en vue de trouver la bonne méthode pour rendre compte aux populations de ce qui est fait de leurs contributions, comme c’est le cas avec le Fonds de soutien patriotique (FSP). « Déjà, l’initiative est en cours de déploiement dans les 17 régions du pays », a affirmé Mme Bako.

Fleur BIRBA

Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne : la police nettoie le cimetière municipal de Bobo-Dioulasso

La direction régionale de la Police nationale du Guiriko a nettoyé, samedi 11 octobre 2025, le cimetière municipal de Bobo-Dioulasso sur la route de Banakeledaga. Cette activité s’inscrit dans le cadre des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

Les policiers, les gendarmes, les volontaires adjoints de la sécurité se sont mobilisés, au petit matin du samedi 11 octobre 2025, pour nettoyer le cimetière municipal sur la route de Banakeledaga en face de la cité Bobo 2010. Ils ont débarrassé le cimetière des mauvaises herbes et autres ordures rendant ainsi les lieux propres. Cette activité est à l’initiative de la direction régionale de la Police nationale du Guiriko et s’inscrit dans le cadre des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

« C’est une manière pour nous d’honorer nos parents, frères et amis d’armes qui sont inhumés ici, et aussi de rappeler à tous que c’est notre derrière demeure. Elle doit rester saine et propre »,a souligné le directeur régional de la Police nationale de Guiriko, le commissaire divisionnaire de police Pierre Claver Konaté.
Toujours dans le cadre de ces Journées, la police a remis à ses propriétaires les engins volés qui ont été retrouvés et a participé au nettoyage du cimetière militaire de Ouezzinville. Le directeur régional de la police de Guirko a appelé la population à perpétuer cette initiative afin de garder toujours propre le cimetière pour honorer ceux qui nous ont devancés.

Adaman DRABO

Association « An Ka Sininasigi »: 200 kits scolaires aux élèves vulnérables

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L’Association « An Ka Sininasigi » a organisé la IIIe édition de la journée de la solidarité, mercredi 8 octobre 2025, à Bobo-Dioulasso. Pour l’occasion, 200 kits scolaires ont été distribués aux élèves vulnérables des différents établissements de la ville.

Cinq kilomètres, c’est la distance que parcourait Mariam Démé à pied pour rejoindre son lycée. Mais grâce au geste de l’association « An Ka Sininasigi » et de ses partenaires, elle le fera désormais sur un vélo neuf. En effet, l’association lui a offert un vélo, et 200 kits scolaires à d’autres élèves en difficulté financière, mercredi 8 octobre 2025, à l’occasion de la troisième édition de sa journée de solidarité. La cérémonie s’est déroulée à l’école primaire Accart-ville Sud « A ».

Les kits, d’une valeur de plus de 300 000 F CFA, ont été distribués aux élèves vulnérables de plusieurs établissements de la ville de Bobo-Dioulasso. Selon le président de l’association « An Ka Sininasigi », Issouf Safo Koné, en faisant ce geste, son association veut s’assurer qu’aucun élève ne reste en marge de l’école par manque de moyens. « Nous savons combien le poids de la précarité peut compromettre l’avenir d’un enfant. Comment apprendre avec un cahier déchiré, comment espérer réussir si on manque du minimum », a-t-il affirmé.

C’est pourquoi l’association a décidé de poser un acte de solidarité et d’espoir en direction des enfants en situation difficile. Le parrain de la cérémonie, le proviseur du lycée mixte d’Accart-ville, Abdoulaye Ouédraogo, a, pour sa part, félicité et encouragé l’association pour ses multiples soutiens aux élèves vulnérables.

« C’est vraiment un acte salutaire, car aujourd’hui les enfants ont la volonté d’aller à l’école, mais les conditions des parents ne leur permettent pas », a-t-il souligné. Il a traduit toute sa reconnaissance à l’association pour son geste qui, selon lui, enlève une épine au pied des parents de ces enfants qui veulent aller à l’école, mais n’ont pas le minimum pour y accéder.

Noufou NEBIE
Safiatou Boly
(Stagiaire)

Protection des données à caractère personnel: la CIL échange avec les agents du ministère en charge de l’alphabétisation

La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) a animé, mardi 14 octobre 2025 à Ouagadougou, une séance d’échanges avec les agents du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales sur la protection des données à caractère personnel.

La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) veut renforcer la culture de la protection des données à caractère personnel dans l’Administration publique. C’est pourquoi, dans le cadre de ses tournées de sensibilisation au sein des départements ministériels, sa présidente, Dr Halguièta Nassa, a rencontré, ce mardi 14 octobre 2025 à Ouaga-dougou, les responsables et agents du Ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN). Par ces échanges, la CIL entend informer le personnel sur les enjeux liés à la collecte et au traitement des données personnelles et encourager la mise en place de bonnes pratiques au sein du ministère.

La présidente de la CIL a insisté sur la responsa-bilité particulière de ce département ministériel, qui manipule quotidien-nement des données sensibles concernant les élèves, les enseignants, les parents d’élèves et les agents administratifs.
« Derrière chaque donnée se cache une personne, une identité, un droit fondamental », a-t-elle rappellé tout en invitant à adopter des comportements responsables dans le traite-ment et la conservation des informations. Elle a proposé trois axes prioritaires pour une gouvernance efficace des données.

Il s’agit de la désignation d’un Délégué à la protection des données (DPO), l’identification des différents traitements de données effectués dans les structures du ministère et le respect des formalités légales prévues par la réglementation nationale. Selon elle, ces étapes sont indispensables pour garantir la transparence, renforcer la confiance et assurer la conformité de l’administration. Tout en réaffirmant la disponi-bilité de son institution à accompagner le MEBAPLN, Dr Nassa a insisté sur la nécessité d’intégrer la culture de la protection des données dans les programmes scolaires.

Elle a proposé que la rentrée scolaire et universitaire soit désormais couplée à la campagne nationale d’éducation au numérique. Une mesure qui, à son avis, permettrait d’enraciner durablement la culture du respect de la vie privée dans le système éducatif. Quant au ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, il a salué la démarche de la CIL et réaffirmé l’engagement de son département à œuvrer pour une gestion responsable des données personnelles.

Il a indiqué que plusieurs plateformes numériques sont utilisées par son ministère. Il a cité entre autres, le Fichier national unique des élèves (FIUE-BF), la plateforme Faso
e-éducation et le logiciel Gr@ine. « Ces outils sont essentiels à la modernisation de notre système éducatif, mais ils exigent une vigilance accrue », a souligné le ministre Dingara. Il a invité les acteurs du secteur à « construire ensemble un environnement numérique sécurisé et respectueux des droits de chacun ».

Adama SEDGO
Armella KIBTONGO
(Stagiaire)

Marché burkinabè de l’innovation: la Ire édition prévue du 16 au 18 octobre prochain

Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB), a annoncé la tenue de la Ire édition du Marché burkinabè de l’innovation (MBI), du 16 au 18 octobre prochain, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse animée, lundi 13 octobre 2025, dans la capitale.

Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) et ses partenaires entendent promouvoir et valoriser les produits et services issus de l’innovation dans l’artisanat, l’agriculture, l’énergie, l’environnement, la santé, l’eau et l’assainissement. En effet, en collaboration avec le Consortium nouvelle vision pour un développement durable (CNVie) et la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF), le GIP-PNVB a annoncé la tenue de la Ire édition du Marché burkinabè de l’innovation (MBI), du 16 au 18 octobre 2025, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse animée, lundi 13 octobre, dans la capitale.

Selon le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, l’évènement a pour thème : « Contribution de l’innovation dans un contexte de crise sécuritaire et de changement climatique ». Il a indiqué que cette édition du MBI s’inscrit dans le cadre de la seconde phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation Citoyenne (JEPPC) autour du slogan : « Pour l’ordre et la discipline, je m’engage ». Djourmité Nestor Noufé a informé que le MBI va accueillir plus de 50 exposants et des centaines de visiteurs, d’institutions, d’entreprises, d’investisseurs, de chercheurs, de jeunes entrepreneurs et d’acteurs du développement.

Ces activités, a-t-il précisé, vont s’étendre sur trois jours d’expositions, de panels, de conférences, de rencontres d’affaires et de réseautage. « Afin de reconnaître et de valoriser les efforts de tous les participants, il est prévu que chaque exposant reçoive une attestation de participation au MBI. Par ailleurs, les meilleurs innovateurs et artisans seront distingués par des prix spéciaux en reconnaissance de leur créativité, de la qualité de leurs produits et de leurs contributions au développement durable », a déclaré M. Noufé. Le directeur général de la CMA-BF, François Ouédraogo, a ajouté qu’il s’agit de distinguer un certain nombre d’acteurs qui ont pu montrer des produits qui sortent de l’ordinaire. Quel intérêt revêt le MBI ? En réponse, le secrétaire exécutif du CNVie, Apollinaire Kaboré, a indiqué que cette initiative est à promouvoir pour rendre visible toute l’innovation. En outre, il a souligné que les JEPPC permettent aux populations de s’engager à travers des actes de développement et de construction de l’Etat.

Boukary BONKOUNGOU
Mohamed LY
(Stagiaire)

Programme national de volontariat au Burkina Faso: les volontaires réhabilitent les routes de l’arrondissement 9

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Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) a lancé les travaux communautaires de réparation des routes dans l’arrondissement 9, dimanche 12 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) continue de dérouler ses activités dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). En effet, les volontaires, à travers la technique japonaise pour l’entretien des routes dénommées « DO-NOU », ont réhabilité les voies à l’aide de sacs remplis de terre compactée, dans l’arrondissement 9 de Ouagadougou.

La cérémonie de lancement des travaux a été présidée par le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, dimanche 12 octobre 2025, en présence de la présidente de la délégation spéciale de l’arrondissement 9, Jocelyne Traoré. Cette initiative vient prolonger l’opération « Coup de balai volontaire » entamée deux jours plus tôt dans d’autres arrondissements de la capitale, selon Djourmité Nestor Noufé Noufé. Elle vise, à ses dires, à encourager la participation citoyenne dans la gestion du cadre de vie. « Il ne faut pas tout attendre des autorités.

Le développement commence par nous-mêmes. A travers ces actions, les volontaires transfèrent leurs compétences aux populations qui prendront la relève pour pérenniser les acquis », a-t-il indiqué. Pour le directeur général du GIP-PNVB, ces initiatives traduisent en actes concrets l’esprit d’engagement patriotique prôné par les JEPPC, en favorisant la cohésion sociale et la responsabilisation communautaire. La présidente de la délégation spéciale de l’arrondissement 9 a salué la pertinence du projet et l’engagement du GIP-PNVB.

« Cette action vient à point nommé et répond à un besoin concret. Nous remercions le GIP-PNVB pour cet appui et invitons les habitants à poursuivre cette belle dynamique pour le bien-être collectif », a-t-elle déclaré. L’opération « Coup de balai volontaire » s’étend sur l’ensemble du territoire national et mobilise plus de 2 500 volontaires, dont 450 dans la région du Kadiogo. Les volontaires entendent poursuivre leur mission dans d’autres communes du Burkina Faso, avec le même esprit de solidarité et de citoyenneté actives.

En plus des actions d’assainissement dans les arrondissements 1 et 3, cette phase marque une diversification des activités à travers l’entretien et la réparation des voies urbaines. La technique du « DO-NOU », déjà expérimentée dans plusieurs pays africains, offre une solution économique et durable pour l’entretien des routes communautaires, souvent dégradées en saison pluvieuse. Elle favorise également l’implication directe des citoyens dans l’amélioration des infrastructures locales.

Gustave KONATE
(Collaborateur)

13e session de la Coopération Burkina – Ghana: les experts se réunissent du 14 au 16 octobre 2025 à Ouagadougou

Les experts de la 13e Commission mixte de coopération entre le Burkina et Ghana sont en conclave du 14 au 16 octobre 2025, à Ouagadougou. Durant trois jours, ils vont peaufiner les projets d’accords de coopération.

Durant trois jours, les experts de la 13e session de la commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la République du Ghana vont se réunir à Ouagadougou. L’événement s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays. Les travaux ont débuté sous la présidence du chef de la délégation des experts du Burkina Faso, Saïdou Zongo, le mardi 14 octobre 2025 à Ouagadougou.

A l’entendre il s’agira pour les parties de faire le point des recommandations et les accords signés lors de la 12e session qui a eu lieu à Accra en 2018 et d’examiner les nouveaux projets d’accords de coopération entre les deux pays. Il a poursuivi que ce sera également l’occasion de passer en revue d’autres aspects de la coopération bilatérale notamment sur les domaines de la sécurité, de justice et de transport.

En outre M. Zongo a indiqué qu’au regard de la volonté affirmée des présidents du Ghana et du Burkina d’insuffler une nouvelle dynamique à la coopération. La partie burkinabè a soumis de nouveaux projets d’accord de coopération portant sur des domaines diversifiés et d’intérêts communs. Ainsi, il a souhaité que ces propositions fassent l’objet d’une attention bienveillante de la part du Ghana.

Le chef de la délégation des experts de la république du Ghana, Alexander Grant Ntrakwa, a appelé les participants à s’impliquer pour façonner la collaboration.

« Le Burkina et le Ghana continuent d’entretenir d’excellentes relations de coopération empreintes de respect mutuel, de consi-dération profonde et d’entraide permanente », a-t-il affirmé. Le chef de la délégation burkinabè a aussi fait savoir que la tenue régulière des consultations régulière entre les deux Etats traduit la bonne santé de ces relations. Pour cela, il a rendu hommage au leadership des plus hautes autorités burkinabè et ghanéennes qui œuvrent inlassablement à préserver des relations de bon voisinage.

Quant au chef de la délégation des experts de la république du Ghana, Alexander Grant Ntrakwa, il a salué la tenue de la réunion bilatérale. Ainsi, il a exprimé sa gratitude au nom du peuple du Ghana pour l’hospitalité réservée à sa délégation. Pour lui, cette réunion représente un tournant décisif pour renforcer les relations bilatérales afin de permettre une coopération bénéfique pour le Ghana et le Burkina.

« Cette commission conjointe est une plate-forme stratégique à travers laquelle les deux Nations continuent de consolider et d’étendre les coopérations dans les domaines clés que sont l’investissement, la sécurité, l’agriculture, l’énergie, l’éducation et l’infrastructure », a-t-il expliqué. En sus, Alexander Grant Ntrakwa a indiqué que la partie ghanéenne attend de cette rencontre, des fondements nécessaires pour renforcer cette coopération. Par ailleurs, il a nourri l’espoir de voir l’assemblée se focaliser sur des domaines qui vont impacter le domaine sécuritaire qui est un élément important pour les deux pays.

Evariste YODA