Journées nationales d’engagement patriotique et participation citoyenne: la Gendarmerie en rang serré contre l’insalubrité

Le Chef d’Etat-major de la gendarmerie, le colonel Kouagri Natama, a donné le premier coup de balai de la Gendarmerie nationale, dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le commandement de la Gendarmerie nationale a pris en compte le volet assainissement dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), au menu des activités inscrites dans son agenda pour ces Journées. Le premier coup de balai a été donné, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou par le Chef d’Etat-major de la gendarmerie, le colonel Kouagri Natama. En effet, en cette matinée du samedi dernier, les gendarmes avec le premier responsable en tête, le Chef d’Etat-major de la gendarmerie, ont nettoyé les différents services de la caserne de Paspanga, les locaux de l’Etat-major, ainsi que le lycée Nelson Mandela.

Selon le Chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale, son institution a formé des équipes afin de nettoyer la caserne de Paspanga d’une part et d’autre part participer aux journées de salubrité organisées par les ministères en charge de la sécurité et de la défense. « Nous avons pris l’engagement de nettoyer le Nelson qui est l’établissement le plus voisin. Nous avons vu lors de la montée des couleurs que le cadre n’était pas assez propre et, pour donner l’exemple à ces jeunes nous avons opté de nettoyer leur cadre d’apprentissage », a affirmé le colonel Kouagri Natama.

Il a également informé que dans le cadre de la bonne conduite des activités des JEPPC, les services déconcentrés vont participer aux différentes activités liées au civisme dans les régions. « De plus en plus, partout où cette activité de civisme sera nécessaire, la gendarmerie va s’organiser pour le faire afin de donner l’exemple, pour accompagner les services et surtout pour la mise en œuvre efficace de cette Initiative présidentielle », a rassuré le colonel de gendarmerie. Le colonel Natama a, par ailleurs, fait mention du bon voisinage existant entre le quartier Paspanga et la caserne de gendarmerie de Paspanga. Il a exprimé sa reconnaissance à l’Etat-major de la gendarmerie pour ses initiatives constantes de sensibilisation sur le civisme, le patriotisme et la citoyenneté au profit des élèves de son lycée.

Wanlé Gérard COULIBALY

Campagne agricole 2025-2026: le gouverneur de la région de Yaadga s’imprègne des réalités du terrain

Dans le cadre du suivi de la campagne agricole humide, le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, a effectué une tournée dans les bas-fonds rizicoles, le vendredi 10 octobre 2025, dans les communes de Ouahigouya et de Gourcy.

L’offensive agropastorale et halieutique, une initiative assignée par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire est une vision partagée par tous les burkinabè. C’est dans ce sens que le gouverneur de la région de Yaadga ainsi que les corps constitués de la région et les partenaires techniques et financiers étaient sur le terrain le vendre 10 octobre dernier afin de constater les réalités du monde agricole et encourager les producteurs à poursuivre les efforts.

Nous sommes à Goinré, à quelques km de la ville, côté Nord de Ouahigouya, un bas-fond rizicole d’une superficie de plus de 50 hectares (ha) complètement aménagé dans le cadre de l’offensive agropastorale et halieutique au profit des personnes déplacées internes (PDI) et des populations hôtes pour la production du riz. Bientôt c’est la moisson et avec l’appui technique de l’Etat et ses partenaires, la joie se fait sentir sur les visages des producteurs et des autorités lors de la visite de ce 10 octobre 2025. Selon les avis des producteurs, l’autosuffisance alimentaire sera une réalité au Burkina Faso. Avec un rendement estimatif de 6 tonnes à l’hectare, c’est plus de 300 tonnes de riz FKR19 qui sont attendues pour la campagne.

Abdoulaye Ouédraogo est bénéficiaire d’une parcelle dans le bas-fond de Goinré. « La physionomie des plantes nous donne déjà satisfaction. Je peux vous affirmer sans crainte que nous allons faire un bon rendement. Tout cela, c’est grâce à l’appui des autorités ».
Après Ouahigouya, nous voilà à Kibilo, un village situé à 13 km de Gourcy dans la province du Zondoma. Là également, grâce l’appui de l’Etat et de ses partenaires, plus de 50 hectares de superficie y ont été aménagés par les autorités pour la première fois au profit des populations pour la production rizicole.

La réussite de la campagne agricole dépend de l’engagement de tous, a lancé le gouverneur de la région de Yaadga lors de sa tournée à Goinré et Kibilo. En allant à la rencontre des producteurs en compagnie des corps constitués et des partenaires, l’autorité régionale a voulu donner un signal fort, celui d’une administration proche du terrain et soucieuse des résultats escomptés selon la dynamique du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, qui est celle de la souveraineté alimentaire.

« Notre sortie vise à constater l’effectivité de l’offensive agropastorale et halieutique dans la région. Nous sommes vraiment satisfaits des résultats qui sont prometteurs. Nous remercions l’ensemble des acteurs pour ces résultats et nous les rassurons de l’accompagnement des plus hautes autorités du pays qui ont pris l’engagement de parvenir à la souveraineté alimentaire par cette initiative. Le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré met l’accent sur l’agriculture pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et je suis convaincu qu’avec ce que nous avons vu, cela sera une réalité au Burkina Faso », a déclaré le gouverneur Thomas Yampa.

Après la tournée dans les deux bas-fonds rizicoles de Goinré et de Kibilo, c’est un sentiment de joie qui a animé le gouverneur. « Nous avons rencontré des populations totalement engagées qui ont bien compris le message des plus hautes autorités du pays. Nous rassurons la population de la disponibilité des autorités et nous les invitons à poursuivre dans la même dynamique de détermination afin que la souveraineté alimentaire soit une réalité au Burkina Faso dans un bref délai » a conclu M. Yampa.
Le directeur régional en charge de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques de Yaadga, Bernard Sawadogo, dit être très satisfait de l’évolution de la campagne agricole dans la région.

Un bon rendement à l’horizon

Le directeur régional chargé de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques de Yaadga, Bernard Sawadogo, : « nous sommes convaincus quant à l’atteinte des résultats escomptés. En termes de production de riz, nous serons au-delà des 31 000 tonnes de riz dans la région ».

Pour lui, dans le cadre de l’offensive agropastorale et halieutique, les producteurs ont bénéficié d’un accompagnement de l’Etat et de ses partenaires. Beaucoup d’intrants ont été remis aux producteurs. Monsieur Sawadogo a indiqué qu’au regard de la bonne pluviométrie jusqu’à cette date, la campagne agricole présage de bons résultats. « Nous sommes convaincus quant à l’atteinte des résultats escomptés. En termes de production de riz, nous serions au-delà des 31 000 tonnes de riz pour dans la région ».

Moussa Sawadogo, producteur dans le bas-fond rizicole de Kibilo, exprimait sa joie. Pour lui, grâce au soutien des autorités, la moisson s’annonce bonne. Sur le site du bas-fond rizicole, monsieur Sawadogo et ses collègues producteurs espèrent récolter environ 175 tonnes de riz FKR19 pour la campagne. « Nous sommes très contents de revoir le gouverneur sur ce site. Je remercie les autorités pour l’initiative. A l’heure actuelle, nous pouvons vous rassurer que la campagne agricole s’est bien passée. Aujourd’hui, le gouverneur nous a donné le top départ pour les récoltes. Nous espérons atteindre les objectifs visés ».

Toujours dans le cadre des visites, le gouverneur a rendu visite à l’entreprise « Mandélize », une unité industrielle spécialisée dans la transformation de la patate douce en d’autres produits alimentaires tels que le biscuit et bien d’autres. Tout en saluant la détermination des responsables de l’unité dont la vision s’inscrit dans la dynamique des autorités, M. Yampa a rassuré son accompagnement et les a invités à poursuivre dans la persévérance.
C’est dans une bonne ambiance avec les producteurs, partenaires et services techniques qu’a pris fin la visite. Le gouverneur a invité l’ensemble des acteurs impliqués à faire confiance à la vision des autorités et de soutenir nos forces combattantes dans la reconquête du territoire national jusqu’ à la victoire finale.

Bassirou BADINI
bassirouba264@gmail.com

Don de sang: l’armée s’engage à sauver des vies

Le ministère de la Défense et des Anciens combattants a organisé une opération de don de sang, mardi 14 octobre 2025, à Ouagadougou.

En plus de leurs actions sur le théâtre des opérations dans la lutte contre le terrorisme, les Forces armées nationales veulent marquer la seconde phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) 2025 en mettant en avant un geste à la fois humanitaire et profondément civique. Elles ont décidé de donner du sang pour sauver les populations. Organisée par le ministère de la Défense et des Anciens combattants, mardi 14 octobre 2025 à Ouagadougou, l’opération a connu une forte mobilisation des Forces de défense et de sécurité.

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de Brigade Célestin Simporé, a souligné l’importance de ce geste simple mais vital. Pour lui, le sang ne se fabrique pas. Il est donc normal que l’on puisse faire acte de patriotisme pour les concitoyens. « C’est le plus beau cadeau que nous puissions donner à notre peuple pour sauver des vies et soigner des enfants atteints du paludisme et toute autre maladie nécessitant une transfusion sanguine.

C’est une fierté pour nous de poser cet acte patriotique de participation citoyenne », a-t-il déclaré. Tout en rappelant que le sang est un bien inestimable, un don divin qui ne s’achète ni ne se vend, le ministre a invité la population et toute personne de bonne volonté à emboîter leur pas. Le directeur central des services de santé des armées, le médecin colonel Romaric Toé, a aussi soutenu qu’au-delà des besoins civils, l’armée est également concernée. « Les blessés parmi les forces armées, souvent victimes d’opérations ou d’accidents, dépendent eux aussi de la disponibilité du sang pour leur survie.

Cette journée de don se veut donc un geste de soutien à la fois aux civils et aux militaires », a-t-il indiqué. Pour cette opération, plus de 200 poches de sang sont attendues. Les donneurs ont également exprimé leur gratitude au ministère de tutelle, qui, à travers ces JEPPC témoigne de la solidarité entre les forces armées et la population civile. Pour l’aviateur à la Base aérienne 511, Victor Traoré, le don de sang est un acte de fraternité envers ceux qui risquent leur vie pour protéger la nation et la population civile. A son avis, cette contribution est une manière concrète de venir en aide à ses frères d’armes et aux autres blessés qui ont besoin de ce geste vital.

Oumarou RABO

FIEPEMPO 2025: les objectifs atteints selon les organisateurs

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La IIe édition de la Foire internationale d’exposition et de promotion des entreprises médicales et paramédicales de Ouagadougou (FIEPEMPO) a refermé ses portes, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Les rideaux sont tombés sur la IIe édition de la Foire internationale d’exposition et de promotion des entreprises médicales et paramédicales de Ouagadougou (FIEPEMPO). La cérémonie de clôture de la Foire s’est tenue samedi 11 octobre 2025. Trois jours durant, du 9 au 11 octobre 2025, se sont réunis, acteurs publics et privés du secteur de la santé autour du thème : « Renforcement de la résilience du système de santé au Burkina Faso : quels plateaux techniques pour des soins de qualité ? ».

Organisée sous la présidence du ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou et placée sous le parrainage du Président du conseil d’administration du groupe Univers Bio, Dramane Coulibaly, cette édition a offert un cadre d’échanges entre praticiens, chercheurs, industriels et distributeurs de biens et services médicaux. Selon le président du comité d’organisation, Barthélémy Zoma, les objectifs fixés ont été atteints. « Tout ce qui a été prévu a été réalisé.

Les expositions, les conférences et les échanges ont permis de formuler des recommandations fortes pour renforcer nos plateaux techniques et mieux adapter les équipements aux réalités du pays », a-t-il confié. Pour lui, la FIEPEMPO constitue une plateforme essentielle pour la promotion du savoir-faire local et l’innovation médicale au Burkina Faso. « L’arbre qui grandit ne renie jamais ses racines », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de valoriser les compétences nationales tout en s’ouvrant aux partenariats internationaux.

Le représentant du ministre de la Santé, Richard Ganou, a salué la pertinence du thème et la qualité des travaux menés. « Nous avons découvert des innovations technologiques porteuses de solutions concrètes pour améliorer les soins et renforcer la durabilité des équipements médicaux », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le parrain, Dramane Coulibaly, a exhorté les acteurs du secteur à poursuivre la dynamique enclenchée. « La résilience sanitaire ne se décrète pas ; elle se construit pas à pas, dans la collaboration, l’innovation et la solidarité », a-t-il rappelé. Il a
encouragé les organisateurs à ouvrir davantage la Foire à l’international pour attirer des partenaires de la sous-région et favoriser l’émergence de produits made in Burkina.

La soirée de clôture a été marquée par une remise de trophées et d’attestations de reconnaissance à plusieurs acteurs, parmi lesquels le ministère de la Santé, les sponsors, les chercheurs et les exposants. Les trois meilleurs stands ont également été récompensés. Djualy BioPharma SA a occupé la première place, suivie de Medicare SA et C.M.B Burkina.

Gustave KONATE
(Collaborateur)

Théâtre populaire Désiré-Bonogo: un concert pour vivifier le patrimoine culturel

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme en collaboration avec l’agence de communication Nephtali Media a animé une conférence de presse, le mardi 14 octobre 2025, à Ouagadougou pour annoncer officiellement l’organisation d’un concert patriotique pour la renaissance du Théâtre Populaire Désiré-Bonogo, prévu pour le 18 octobre 2025.

Autrefois un cadre d’expression culturelle et artistique vivant, le Théâtre populaire Désiré Bongo souffrait d’une léthargie depuis plus de deux décennies. Ainsi, le gouvernement du Burkina Faso, dans le cadre de sa politique de valorisation et la promotion de la culture burkinabè a entrepris des projets de réalisation et de réhabilitation d’infrastructures culturelles dont le Théâtre populaire Désiré Bonogo.

Sur initiative du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) en collaboration avec l’agence de communication Nephtali Media a animé une conférence de presse, le mardi 14 octobre 2025, à Ouagadougou. A l’occasion, les organisateurs ont annoncé officiellement la tenue d’un Concert patriotique pour la renaissance du Théâtre populaire Désiré -Bongo prévu pour, le 18 octobre 2025, sur le même site.

Il est ressorti que le Théâtre populaire Désiré-Bonogo est un espace qui s’étend sur environ 4 500 m² et offre 1 600 places assises, extensibles à près de 3 000 spectateurs grâce à sa cuvette à ciel ouvert et à son relief naturel de 7,9 mètres de dénivelé, garantissant une acoustique exceptionnelle est un cadre de proximité pour la communauté locale. Le directeur général du CENASA Abraham Abassagué, a révélé que le partenariat MCCAT-Nephtali Média incarne la synergie nationale entre l’Etat, le secteur privé et les forces vives culturelles unis pour redonner vie à un patrimoine qui appartient à tous les Burkinabè.

Les journalistes se sont intéressés pour la pérennisation de l’infrastructure. Pour le directeur général de l’agence de communication Nephtali Media, Aboubakar Abach Yoda, le Concert patriotique pour la renaissance du Théâtre populaire Désiré-Bonogo marque le début d’une série d’activités.

De son avis, les ressources générées par ces activités serviront à revaloriser l’infrastructure. « Sous mandat du CENASA, Nephtali Media assure la communication et la valorisation du projet avec des contenus visuels, documentaires et digitaux qui donneront une visibilité et une mémoire à chaque étape de la mobilisation des ressources en fédérant mécènes, entreprises et institutions au tour d’une logique de contribution », a indiqué M. Yoda.

Emmanuel BICABA

 

Tribunal de grande instance de Banfora: un nouveau président et 4 autres magistrats installés

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Le nouveau président du Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora, nommé en juillet dernier, a été installé dans ses fonctions, lundi 13 octobre 2025. A la suite du nouveau président, 4 autres magistrats précédemment nommés par le Conseil supérieur de la magistrature, ont été installés par la même occasion.

Le poste de président du Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora, vacant depuis l’incarcération en début février 2025 du président d’alors, Sidaty Yoda (Ndlr : pour stellionat et blanchiment de capitaux), ne l’est plus à compter de ce jour. Nommé pour cette juridiction par décret du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le 17 juillet dernier, le nouveau président, Sié Elvis Ouattara, a été installé dans ses nouvelles fonctions, lundi 13 octobre 2025, à Banfora.

Conformément à la loi organique de la magistrature, c’est en audience solennelle tenue dans la salle d’audience du TGI de Banfora que le nouveau président a été installé. Cumulativement à sa fonction de président du TGI, il est également le nouveau président du Tribunal administratif de Banfora, comme le précise son décret de nomination. Le nouveau promu est un magistrat de 2e grade, 3e échelon, qui a intégré le corps de la magistrature burkinabè en 2015 après 2 ans de formation.

Comme premier poste, il fut juge au TGI de Dédougou jusqu’en 2020. En 2020, il est affecté au TGI de Bobo-Dioulasso également comme juge jusqu’à sa nomination à son nouveau poste. Le procureur du Faso près le TGI de Banfora, Ollo Idriss Palé, qui a lu les réquisitions du ministère public lors de l’installation, a souligné que le départ de M. Yoda a jeté le TGI de Banfora et ses acteurs dans un climat de méfiance des justiciables de la région.

Effectif réduit

Une façon pour lui d’évoquer le défi qui attend le nouveau président. « Il est attendu de vous, la rupture avec les pratiques aux antipodes des règles déontologiques auxquelles se livrait votre prédécesseur », a lancé M. Palé. Il a également évoqué le problème de
ressource humaine auquel fait face le TGI, notamment l’effectif réduit de magistrats à savoir un total de 9 magistrats, y compris, ceux du siège, ceux de l’instruction et ceux du parquet. Or, a-t-il dit, il faut suffisamment de magistrats pour satisfaire les justiciables.

Outre le nouveau président, 4 autres magistrats ont été installés ce jour. Doumadiyé Arsène Ibrahim Nagalo, magistrat du 2e grade, 2e échelon, nommé par décret du 2 octobre 2025, a été installé comme vice-président du TGI et cumulativement du Tribunal administratif de Banfora. Issa Konaté, magistrat de 2e grade, 1er échelon, occupe désormais la fonction de Juge au TGI et cumulativement Juge des Enfants.

Souleymane Traoré, magistrat 2e grade 1er échelon, est nommé juge du siège au TGI de Banfora. Yves Ansèlme Thélesphore Kaboré, magistrat de 2e grade 1er échelon, est installé au poste de substitut du procureur près le TGI de Banfora et cumulativement, Commissaire de Gouvernement adjoint du Tribunal administratif de Banfora. Tout en les félicitant, le procureur Palé a exhorté les magistrats nommés à tout faire, dans la légalité pour mériter la confiance des justiciables.

Au sortir de son installation, le nouveau président a dit être conscient du défi qui l’attend et s’est engagé à travailler afin de mériter la confiance des justiciables de la région, avec à l’appui, un plan de modernisation de la juridiction. Le président du CSM, Adama Ouédraogo, a reconnu les désagréments qu’a pu causer l’arrestation de l’ex-président. Il a par la même occasion rassuré les populations que l’installation du nouveau président marque une rupture avec le feuilleton de Sidaty Yoda.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

Manga : Une soixantaine d’enfants démunis reçoivent des bourses scolaires

L’Association Tarwend sida pour la protection et l’épanouissement de la femme et de l’enfant a fait don de bourses et du matériels scolaires à des enfants démunis et ceux en situation difficile. La remise du geste a eu lieu, samedi 11 octobre 2025, à Manga, dans le Nazinon.

Une soixantaine d’enfants démunis et ceux en situation difficile de Manga, dans le Nazinon, repartent avec le sourire. Le samedi 11 octobre 2025, ils ont reçu chacun, un kit scolaire, un sac de riz et une somme de 20 000 F CFA. Parmi ces 70 élèves vulnérables, 14 ont obtenu individuellement un vélo. Une bourse scolaire d’une valeur de plus de 3 000 000 F CFA seront également octroyé à l’ensemble des bénéficiaires, en raison de 54 000 F CFA chacun. Ce don de l’Association Tarwend sida pour la protection et l’épanouissement de la femme et de l’enfant, a été remis au cours d’une cérémonie, présidée par le gouverneur de la région du Nazinon, Yvette Nacoulma. Par la voix de Flora Bouda, élève en classe de 1ère D, les bénéficiaires ont témoigné leurs reconnaissances à l’endroit de donatrice.

Selon eux, grâce aux cadeaux, ils ont retrouvé l’espoir de poursuivre leurs études dans la dignité et de rêver d’un avenir meilleur. Ils se sont également engagés à travailler avec sérieux et rigueur. « Nous voulons que vous soyez fière de nous et fière de voir que votre soutient porte ses fruits », ont-ils adressé à la donatrice. Par ailleurs, les bénéficiaires se sont dit déterminés à devenir des citoyens responsables, des modèles et des porteurs d’espoirs pour ceux qui viendront après eux. La présidente de l’Association Tarwend sida, Aline Moulma, a rappelé que les questions liées à l’éducation des enfants en situation de vulnérabilité ont toujours fait partie des priorités de sa structure. « Nous restons convaincus que l’éducation est la clé de l’essor de notre jeunesse et du développement de notre pays », a-t-elle conclu. A l’occasion de la cérémonie de remise, l’Association a remis pour Faso Mêbo, cinq bidons de cinq litres de savon liquide, cinq lave-mains et une tonne de ciment.

                                                                                                   Noufou Sawadogo

 

Xinjiang : l’émancipation féminine, un moteur pour la région

Au cœur de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, région aux paysages divers et aux cultures multiples, les femmes jouent un rôle croissant dans la transformation et le développement de la société. Quel que soit leur domaine de compétence, elles incarnent une même énergie : celle de la persévérance et du dévouement au bien commun.

L’esprit de la célèbre citation de Mao Zedong « les femmes portent la moitié du ciel » se manifeste ici avec force. Dans les ateliers, artistiques, mécaniques, ou dans les bureaux, les femmes du Xinjiang contribuent chacune à leur manière à relier le passé et l’avenir, la culture et la technologie. Leurs parcours témoignent d’une région en mouvement où le travail féminin est à la fois source d’équilibre, d’innovation et d’inspiration.

Lors de mon voyage au Xinjiang, j’ai pu rencontrer des femmes dont le courage et la détermination m’ont profondément marquée : une ingénieure qui répare des trains dans une région où ce métier est encore largement considéré comme masculin, et trois autres jeunes femmes passionnées par la sauvegarde du patrimoine culturel local dédiant leur énergie à préserver les trésors historiques de la région. Ces rencontres m’ont ouvert les yeux sur un aspect souvent méconnu du Xinjiang : le rôle central des femmes dans la modernisation, la culture et la mémoire collective.

Au Xinjiang, les femmes bousculent les normes. À Urumqi, dans un atelier bruyant entouré de rails et de wagons, la jeune ingénieure explique avec fierté son travail quotidien : réparer des trains qui traversent des milliers de kilomètres à travers la Chine. Elle n’est pas simplement une technicienne, elle est le symbole de la possibilité pour les femmes de s’affirmer dans les milieux traditionnellement masculins, de gravir les échelons professionnels et de contribuer activement au développement économique de la région.

Plus au sud, sur le site des grottes de Kizil, trois autres jeunes femmes s’emploient à sauvegarder le patrimoine culturel. La première reproduit à la main les dessins se trouvant dans les grottes grâce à des pigments naturels. La seconde, médiatrice culturelle, est entre autres chargée de faire connaître le site au grand public et d’organiser des expositions. La troisième dont le travail est davantage axé sur la recherche, réalise des modélisations numériques du lieu. J’ai pu ressentir la passion qui les animait et leur envie de partager leurs connaissances sur ces grottes. À leur manière, elles contribuent à protéger l’identité et la mémoire historique. Leur engagement démontre que la culture et l’histoire peuvent être des leviers puissants pour l’émancipation et la reconnaissance des femmes.

Ces femmes font face à de nombreux défis. Pourtant, leur détermination reste intacte. Elles sont la preuve vivante qu’avec du courage et de la persévérance, il est possible de transformer les normes et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les générations futures.

 

Suzon Gaborieau

 

Source : CGTN Français

Engagement patriotique et participation citoyenne: les agents du ministère de la Santé assainissent la Trypano

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Le ministère de la Santé a organisé une journée de salubrité, dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Assainir le cadre de vie et de travail participe à la prévention qui est un pilier fondamental de la politique sanitaire au Burkina Faso. Fort de cette dynamique, le ministère de la Santé a organisé une journée de salubrité, dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.
Le personnel de toutes les directions du département en charge de la santé s’est mobilisé, muni de râteaux, balais, pelles, pioches, coupe-coupes, gants, brouettes et d’autres outils, pour balayer, curer, ramasser, désinfecter et assainir l’enceinte de la Trypano.

Pour le directeur de l’hygiène publique et de l’éducation pour la santé, Kipsa Paul Lingani, cette journée de salubrité est née de la volonté des « plus hautes autorités ». Elle vise, selon lui, à promouvoir, à travers un geste concret, les valeurs de civisme, de solidarité et de patriotisme auxquelles le Burkina Faso est profondément attaché.

« Cette journée nous rappelle que la santé commence par l’hygiène de notre corps, de nos maisons, de nos lieux de travail et de nos espaces publics », a-t-il indiqué. Le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac et les autres addictions, Eric Doyé, a soutenu que des maladies, telles que le paludisme, le choléra, les diarrhées et des infections, trouvent leur origine dans l’environnement immédiat.
« Un environnement propre et sain est une condition essentielle pour le bien-être et pour l’accomplissement efficace de nos missions de service public », a-t-il insisté.

Emmanuel BICABA