Année scolaire 2025-2026 dans les Tannouyan: le gouverneur sonne la cloche de la rentrée

La rentrée scolaire 2025-2026 a été officiellement lancée, le lundi 6 octobre 2025 dans la région des Tannounyan. La cérémonie de lancement s’est tenue à l’école primaire publique Centre « B » de Banfora et a été présidée par le gouverneur de la région, Badabouè Florent Bazié, représentant le ministre chargé de l’enseignement de Base.

Les élèves ont repris le chemin de l’école dans la région des Tannounyan. Le gouverneur Badabouè Florent Bazié a donné le top départ de la rentrée scolaire en début de matinée du lundi 6 octobre 2025 à l’école primaire publique Centre « B » de Banfora. Le gouverneur a transmis le message du ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara. Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité pour tous les acteurs du système éducatif de redoubler d’effort afin de bâtir une école plus forte, plus accessible et plus équitable.

« Chaque inscription, chaque classe ouverte, chaque enseignant mobilisé est une victoire nationale », a rappelé le gouverneur Bazié, tout en saluant la détermination et le courage des enseignants qui, a-t-il dit, malgré les défis sécuritaires, continuent d’assurer la mission de transmission du savoir. Le message du ministre a également mis en exergue les réformes majeures qui marquent cette rentrée. Ce sont notamment, la généralisation progressive dès cette année de l’enseignement de l’Anglais qui s’étendra aux classes du CE2, du CM1 et du CM2, la transformation des écoles classiques en écoles bilingues, la promotion des conseils de l’école, et la gestion transparente et équitable des ressources humaines et financières.

Le gouverneur a profité de l’occasion pour inviter les élèves à la discipline et au travail, tout en invitant les parents d’élèves à accompagner leurs enfants dans leur parcours scolaire. Il a par ailleurs exhorté les enseignants à maintenir leur engagement patriotique et professionnel au service de la Nation. La cérémonie a été marquée par une montée des couleurs nationales.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

Hommage à un instituteur: 45 ans après, d’anciens élèves retrouvent leur maître de CP1

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Des anciens élèves (1980) du Cours préparatoire première année (CP1) de l’école Bérégadougou ‘A’ (Comoé-Banfora) ont retrouvé et rendu visite à leur enseignant, Marcel Koffi Yaméogo, le samedi 27 septembre au secteur 5 de Koudougou.

Octobre 1980 – septembre 2025. Après pratiquement 45 ans, d’anciens élèves retrouvent leur « Monsieur » de la classe de CP1. Ces retrouvailles ont eu lieu au domicile de l’enseignant au secteur 5 de la ville de Koudougou, ce samedi 27 septembre 2025. L’émotion était vive et difficilement dissimulable chez les uns et chez les autres. Et c’est la première fois que certains de ces anciens écoliers ont pu coller un nom et un prénom à celui que tous appelaient « Monsieur », à l’état civil, Marcel Koffi Yaméogo, qui les a tenus du CP1 au CE1. M. Yaméogo est admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis décembre 2020.

C’est avec une vive émotion qu’il a reçu ses anciens élèves qu’il a l’habitude de présenter, à chaque fois que l’occasion se présente, comme étant ceux avec qui, il a fait son baptême du feu dans le métier d’enseignant.
Le projet de cette visite est né depuis que le premier élève a eu les nouvelles de leur enseignant. Grâce aux réseaux sociaux, la classe de CP1 de 1980, s’est reconstituée petit à petit. Les membres, hier voisins de classe, sont aujourd’hui dans les quatre coins du monde. Tous ont vivement épousé l’idée de retrouver leur premier enseignant.

Ils disent avoir été marqué par cet instituteur qui avait débarqué à Bérégadougou en octobre 1980 et qui avait hérité de la classe de CP1, leur classe. Pourtant, Marcel Koffi Yaméogo ne comprenait ni le jula, ni le turka, ni le Toussian, langues parlées par la majorité des élèves dans cette localité du pays à l’époque. Cet obstacle linguistique a été rapidement levé grâce à la capacité d’adaptation du maître.

A l’occasion de cette visite, l’ambiance était conviviale. « Monsieur » et sa famille ont réservé un accueil chaleureux à ses anciens élèves. L’utile a été savamment joint à l’agréable. L’assistance s’est rappelée et partagée quelques bons souvenirs qui remontent à plus de 40 ans. « Monsieur » a rappelé le nom de certains promotionnaires dont il se rappelait et raconté des histoires liées à chacun.

De petites histoires aussi drôles qu’amusantes de petits enfants qu’il a toujours en mémoire. Le représentant des anciens élèves, Oumar Tou, a, au nom de tous les promotionnaires, traduit leur gratitude et leurs remerciements à « Monsieur » pour avoir été celui qui leur a appris les premiers mots en français, à l’écrit comme à l’oral. Il a paraphrasé l’écrivain Albert Camus, qui au moment où il recevait le prix Nobel de la littérature en 1957, a dit que le prix revenait plutôt à son instituteur, qui lui avait inculqué le goût du travail bien fait.

Ce porte-parole a déclaré que l’ensemble des anciens élèves était reconnaissant des sacrifices qu’il a fournis en leur enseignant les b.a.-ba notamment de 1980 à 1984, date de son départ de l’école. « Ce que nous sommes devenus aujourd’hui, nous vous le devons en grande partie, car le début d’une aventure conditionne généralement la suite », a dit M. Tou.En retour, « Monsieur » a prodigué des conseils et des bénédictions à ses anciens élèves. Il a beaucoup apprécié leur projet de création de leur Amicale. « Restez soudés et solidaires car seul on va vite, mais ensemble on va loin », leur a-t-il dit.

Aboubacar CISSE
Correspondance particulière

Interdiction de fumer dans les espaces publics: le décret entre en vigueur le 17 octobre 2025

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Le décret portant interdiction de fumer dans les espaces publics et les transports en commun entre en vigueur le 17 octobre prochain.

 

Afrique de l’Ouest: Ousmane Sonko appelle à un sursaut politique pour une réforme monétaire

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, connu pour ses positions critiques contre le FCFA, a exhorté mardi à Dakar, les dirigeants ouest-africains à faire preuve de courage politique pour accélérer les réformes monétaires.

«Il faut du courage politique dans les prises de décisions. Prenons un exemple très simple : la monnaie pour la zone Afrique de l’Ouest. […] Nous connaissons les problèmes, nous savons les réformes qu’il faut faire, depuis des années c’est posé sur la table, mais il y a un manque de courage politique», a déclaré M. Sonko lors du forum Invest in Senegal. Le chef du gouvernement sénégalais, connu pour ses positions critiques à l’égard du franc CFA qu’il qualifie de vestige colonial, a appelé les autorités de la région, en présence des Présidents sénégalais Bassirou Diomaye Faye et bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló., à « avancer». Selon lui, « il est temps que nos autorités prennent leurs responsabilités pour faire les réformes », rappelant que peu de régions dans le monde partagent encore une monnaie commune sans véritable contrôle politique. En rappel, le FCFA imprimé en France depuis l’époque coloniale est la monnaie de 14 de ses anciennes colonies en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale. Depuis quelques années, des appels de plus en plus pressants surtout au sein de la jeunesse et des panafricanistes, réclament une monnaie souveraine.

Agence d’Information du Burkina

Police nationale de Kaya: des engins et objets volés restitués aux propriétaires

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Dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de la participation citoyenne, la direction régionale de la police nationale des Koulsé a remis, mercredi 8 octobre 2025 à Kaya, divers matériels saisis par sa structure provinciale de Sandbondtenga aux légitimes propriétaires.

Pour marquer sa participation à la seconde phase des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, la direction régionale de la Police nationale des Koulsé a organisé une cérémonie de restitution d’objets volés à leurs propriétaires légitimes, le 8 octobre 2025. Cette opération a été organisée avec l’accord du parquet. Le matériel est composé, entre autres, d’une dizaine d’engins à deux roues, d’une trentaine de téléphones portables, des ordinateurs portables, des onduleurs, des baffles, etc.

Parmi ces objets, figurent des kits de bureau (ordinateurs, onduleurs…) de la mairie de la commune rurale de Tougouri et un engin retiré par les terroristes dans la commune de Bouroum (Namentanga). « Nous ne pouvons pas faire un point exhaustif des objets à remettre aux propriétaires, puisque les enquêtes de certains engins et objets n’ont pas été bouclées. Et la restitution se fera au fur et à mesure », a indiqué le Directeur régional de la police nationale (DRPN) des Koulsé, Salambanga Larba.

A l’entendre, les présumés voleurs sont déférés devant le parquet. Le DR Salambanga a mis l’occasion à profit pour inviter les populations à plus de collaboration avec les forces de sécurité afin de pouvoir les protéger et ainsi que leurs biens. Les légitimes propriétaires de ces objets volés ont traduit leur reconnaissance à la police judiciaire de Kaya pour le travail abattu. Benjamin Koudougou vient de recevoir symboliquement son engin de trois
mois d’ancienneté soustrait frauduleusement avec certains de ses objets tels qu’un réfrigérateur, une télévision, un ordinateur portable, des chaises, des clés USB, des cachets de son service, etc.

« C’est en quelque sorte un déménagement que les voleurs ont fait. Dieu merci, à l’heure où je vous parle, j’ai retrouvé tous le matériel volé grâce à la Police nationale que je remercie pour le beau travail abattu…», s’est réjoui M. Koudougou. De ce fait, il a invité les populations à une franche collaboration avec la Police nationale pour qu’elle mène à bien ses missions de protection des citoyens et de leurs biens.

Merci à la Police nationale

Pour le gouverneur de la région des Koulsé, Blaise Ouédraogo, ce résultat engrangé par la Police nationale traduit l’harmonie, l’efficacité et la performance qui existent en leur sein, une force qui concourt à la paix et à la tranquillité. « Et par ce moment de lutte contre le terrorisme, une force que l’on voit au front et en arrière en train d’assurer la protection des populations. Les mots pour vous féliciter pourraient se résumer au mot merci », a souligné le gouverneur des Koulsé. Pour lui, cette restitution va renforcer la confiance entre la population et la Police nationale.

C’est pourquoi, Blaise Ouédraogo l’a exhortée à maintenir le cap des perfor-mances afin que la résilience et la bravoure des populations des Koulsé puissent conduire sereinement vers le développement durable par un engagement citoyen et collectif. Pour le substitut du procureur près le Tribunal de grande instance (TGI) de Kaya, Antoine Boéna, cette acti-vité est importante à deux niveaux.

« Cette remise permet de crédibiliser les institutions étatiques et de rapprocher la justice des populations. Si ces biens ne sont pas remis à leurs propriétaires, il faudra que ces biens viennent à notre niveau, ce qui peut allonger la procédure. Cette remise allège donc les travaux au niveau de la justice et permet d’aller vite comme le veut le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré », a précisé le substitut Boéna. C’est pourquoi, il a félicité la police judiciaire pour cette initiative.

 

Emil Abdoul
Razak SEGDA
Segda9emil@gmail.com

Attribution des hangars et boutiques des marchés de Colma et d’Accart-ville: le PDS de l’arrondissement 2 de Bobo-Dioulasso dément toute opacité

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de l’arrondissement 2 de Bobo-Dioulasso, Siegfried Sigaro Sanou, a animé une conférence de presse, le mardi 7 octobre 2025, pour donner sa version des faits dans l’affaire d’attribution des boutiques et hangars des marchés de Colma et d’Accart-ville.

Cinq jours après la sortie médiatique des commerçants des marchés de Colma et d’Accart-ville, qui dénonçaient une gestion opaque des attributions, le Président de la délégation spéciale (PDS) de l’arrondissement 2 de Bobo-Dioulasso, Siegfried Sigaro Sanou, a tenu à rétablir, selon lui, « la vérité des faits ». Face aux hommes de médias, entouré de certains de ses collaborateurs, il a assuré que le processus s’est déroulé « dans le strict respect des règles de transparence et d’équité ».

Selon lui, le système d’attribution par tirage au sort, dénoncé en son temps par certains commerçants, a été adopté pour éviter toute forme de favoritisme ou d’ingérence. « Ce mode de sélection a été validé en concertation avec les représentants des commerçants eux-mêmes. Il a permis de garantir une chance égale à tous les postulants », a expliqué M. Sanou. Dans une déclaration liminaire lue par la secrétaire générale de l’arrondissement, Salimata Karambiri, il est ressorti que les premiers acteurs de ces infrastructures marchandes ont été impliqués tout au long du processus d’attribution des boutiques et hangars. Et contrairement à ce qui est véhiculé, certaines boutiques et hangars demeurent encore inattribués à ce jour.

A la question des journalistes de savoir pourquoi cette sortie des commerçants malgré les dispositions prises pour éviter tout point d’achoppement, Siegfried Sigaro Sanou a soutenu que ces agissements laissent entrevoir des intrigues. « C’est à croire que certaines personnes ne souhaitent pas que ces deux infrastructures voient le jour, au regard de certaines informations véhiculées, ajoutées à cette sortie médiatique », a laissé entendre le PDS. Toutefois, il a pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour l’achèvement effectif de la construction des deux marchés. Lancé en 2021 pour une durée initiale de 18 mois, le projet de construction des marchés de Colma et d’Accart-ville devait s’achever en juillet 2023.Mais, il a connu plusieurs difficultés. Malgré l’avenant accordé à l’entreprise, les travaux peinent encore à être finalisés.

Kamélé FAYAMA
Safiatou Boly
(Stagiaire)

Immersion patriotique: des élèves immergés de Gaoua assainissent le centre médical

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Des élèves immergés de Gaoua ont initié, le samedi 27 septembre 2025, une opération de salubrité au Centre médical de la ville. A travers ce geste citoyen, ils entendent traduire en actes les valeurs de civisme et de patriotisme acquises durant leur formation.

Râteaux, machettes, et pelles en mains, des élèves ayant suivi l’immersion patriotique obligatoire ont débroussaillé la cour du Centre médical de Gaoua, le samedi 27 septembre 2025. A travers ce geste, ces apprenants ont traduit ainsi en actes, les valeurs de civisme et de patriotisme acquises au cours de leur formation. Les immergés disent avoir beaucoup appris durant leur mois d’immersion patriotique.

« Nous avons appris, au cours de notre immersion, des valeurs comme le civisme et la citoyenneté. C’est pourquoi nous avons décidé, entre nous, de venir nettoyer le centre médical », a expliqué, Sié Bérenger Hien, élève immergé au lycée municipal de Gaoua. Il a lancé un appel à ses camarades de la région du Djôrô et de tout le Burkina Faso à suivre cet exemple. Pour Madina Ouattara, également participante à l’activité, cette initiative est une manière concrète de vivre les valeurs apprises durant l’immersion.

« Nous avons retenu beaucoup de choses, notamment la citoyenneté, le civisme et la solidarité. A travers cette action, nous voulons montrer à la population que nous avons assimilé ces valeurs et que nous sommes prêts à les appliquer sur le terrain », a-t-elle souligné. « Après cette expérience, je vois la vie autrement. J’ai compris beaucoup de choses sur la société. Cela a réveillé en nous des valeurs comme la solidarité et l’entraide », a renchéri Sandrine Kambiré. Selon les élèves, cette action s’inscrit dans une série d’activités prévues à la suite de leur formation.

« Nous n’allons pas nous arrêter là. Nous comptons également organiser des sensibilisations sur le civisme, la citoyenneté et le respect du code de la route », a confié Sié Bérenger Hien. Du côté du centre médical, l’initiative a été chaleureusement accueillie. « C’est avec une grande joie que nous avons vu ces jeunes venir en nombre, plus d’une soixantaine, pour nettoyer et embellir notre centre », a déclaré la responsable du Centre médical de Gaoua, Dr Tatiana Oubda. « Nous voyons les retombées concrètes de cette immersion. Nous espérons que ce groupe va inspirer d’autres jeunes à poser des actes citoyens semblables », a-t-elle ajouté.

Boudayinga J-M THIENON

Eliminatoires Coupe du monde 2026/ Sierra Leone-Burkina Faso ( 0-1): les Etalons font enfin plier les Leone Stars

Les Etalons du Burkina Faso se sont imposés face aux Leone Stars de la Sierra Leone, le mercredi 8 octobre 2025 au stade Samuel Doe de Monrovia. Une rencontre comptant pour la 9e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

On savait la tâche laborieuse, mais les Etalons l’ont accomplie avec succès non sans souffrir. Ce 8 octobre 2025 sur la pelouse synthétique du stade Samuel Doe de Monrovia, au Libéria, les Burkinabè ont obligé les Sierra Leonais à s’incliner pour la première fois. Un coup de tête de Mohamed Zoungrana (42e ) a suffi pour cela, dans une première mi-temps difficile pour les Etalons. Il a en effet fallu à Bertrand Traoré et ses camarades, une bonne dose de concentration pour se sortir de la pression à leur imposée par les Leone Stars sur les premières 45 mn. Kylian Nikiéma a dû se déployer de manière spectaculaire à plusieurs reprises pour garder les cages des Burkinabè inviolées devant la menace répétée, portée par le trio d’attaquants sierra leonais Augustus Kargbo, Ibrahim Kamara et le capitaine Ansu Keita Kamara.

C’est notamment le cas à la 37e et à la 39e minutes lorsque le gardien burkinabè repousse du bout des gants le plat du pied de Kargbo et immédiatement après, la tentative d’Ibrahim Kamara. Devant cette trop grande facilité des Leone stars à se retrouver entre les lignes adverses, la défense des Etalons est mise à rude épreuve et Rachid Ayindé finit par être averti à la 39e minute. La réponse des garçons de Brama Traoré est principalement construite par Dango Ouattara et Bertrand Traoré dans les couloirs. Contre le cours de la partie, Mohamed Zoungrana, sur corner, surgit au premier poteau pour placer une tête croisée et ouvrir le score pour les Burkinabè (42e).

Une autre claquette de Kylian Nikiéma une minute plus tard permettra aux siens d’aller à la pause avec un avantage au score, et ce qui devrait être une ascendance psychologique. Mais les Sierra Leonais ne l’entendent pas de cette oreille. Ils reviennent de l’oxygènation comme ils y sont allés et cette fois-ci c’est Issoufou Dayo qui est sanctionné du carton jaune (58e) pour son intervention sur le très remuant Kargbo qui filait au but. Les ajustements opérés par Brama Traoré dans le dernier quart d’heure n’ont pas émoussé l’ardeur des Leone stars qui sont restés menaçants avec l’apport des nouveaux entrants Alhassane Koroma et Samuel Gandi. Avec cette victoire, le Burkina Faso conserve la seconde place du groupe A.

La tête du classement de la poule est occupée par l’Egypte qui a battu Djibouti (3-0) et se qualifie pour la Coupe du monde 2026. Quant aux Etalons, ils devront lors de la dernière journée, face à l’Ethiopie le 12 octobre prochain au stade du 4-Août, bien négocier ce match à domicile pour espérer accrocher l’un des quatre meilleurs deuxièmes au classement de ces éliminatoires zone Afrique, pour les barrages.

Voro KORAHIRE
Monrovia (Libéria)


Classement du groupe A à l’issue de la 9e journée

1er Egypte 23 pts+17
(qualifié)
2e Burkina Faso 18pts+13
3e Sierra Leone 12pts+1
4e Guinée Bissau 10pts-1
5e Ethiopie 9pts-3
6e Djibouti 1pt-27


Résultats de la 9e journée dans le groupe A

Sierra Leone # Burkina Faso 0-1
Djibouti # Egypte 0-3
Ethiopie # Guinée-Bissau 1-0

Développement économique et durable: promouvoir l’entrepreneuriat vert des jeunes

Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Anûuyirtole Roland Somda, a présidé la séance de consultation avec les parties prenantes sur la promotion de l’entreprenariat vert au Burkina Faso, le mardi 7 octobre 2025, à Ouagadougou.

En vue de promouvoir un entreprenariat respectueux de l’environnement et porteur de développement durable au Burkina Faso, le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, à travers son secrétariat permanent Youth connect Burkina, vise à renforcer le dialogue entre acteurs institutionnels, partenaires techniques et financiers, organisations de jeunes et du secteur privé.

A cet effet, il a organisé, une séance de consultation, mardi 7 octobre 2025 à
Ouagadougou. Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Anûuyirtole Roland Somda, a indiqué que cette séance d’échanges a été initiée par la Fondation Tony Elumelu (TEFConnect), en collaboration avec la banque UBA Bur-kina Faso et le Secrétariat permanent Youth Connect Burkina. Il a laissé entendre que la séance vise à découvrir le dispositif TEF Connect et sa composante liée à l’entrepreneuriat vert, identifier des axes d’alignement en matière de politique publique et de plaidoyer.

Il s’agit également d’explorer des opportunités d’accompagnement et d’impliquer les jeunes ainsi que les bénéficiaires pour accroître la visibilité et l’impact du programme.
A cela, il a signalé que le bilan des opérations au Burkina parle de lui-même. « TEF Connect a permis de former et de financer 378 entrepreneurs, pour un montant global d’environ 450 millions de francs CFA », a-t-il dévoilé.

L’engagement de UBA Burkina à accompagner les priorités nationales

Mais au-delà de ces chiffres, il a déploré une autre réalité cachée. Celle du faible nombre de jeunes bénéficiaires du Burkina Faso comparativement aux autres pays africains. Pour lui, il est donc opportun de se pencher sur les éventuels mécanismes pouvant permettre une participation plus accrue des jeunes et femmes du Burkina au programme. Tout en rappelant que TEF Connect est une initiative d’autonomisation des jeunes et des femmes en Afrique et particulièrement au Burkina, Roland Somda a exprimé la reconnaissance de son département à la Fondation Tony Elumelu.

La directrice générale de UBA Burkina, Rasmata Djibo, a souligné que cette rencontre est une opportunité stratégique de pouvoir renforcer positivement la position de UBA comme banque partenaire de la jeunesse et de l’entreprenariat, en soutenir les priorités nationales en matière de transition écologique et de développement durable et en créant des passerelles entre l’écosystème financier, les acteurs publics et les entrepreneurs verts. Elle a confié que UBA Burkina reste déterminée à jouer pleinement son rôle en tant que partenaire de TEF. « Nous continuerons à soutenir les projets porteurs, à promouvoir l’innovation responsable et à faciliter l’accès aux opportunités pour les jeunes »,
a-t-elle dit.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Rentrée scolaire: le groupe SOCOM Burkina offre des kits scolaires aux élèves de Pèlègtenga

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Le Président-directeur général du groupe Société de commerce moderne (SOCOM) Burkina a remis, au cours d’une cérémonie, le mardi 7 octobre 2025 à Pèlègtenga dans la commune de Dapelgo, des kits scolaires aux élèves du lycée et des écoles primaires du village et ses environs.

Les élèves de Pèlègtenga dans la commune rurale de Dapelgo et des villages environnants affrontent désormais la rentrée scolaire en toute quiétude. En effet, six établissements du primaire et du post-primaire ont reçu ce mardi 7 octobre 2025 à Pèlègtenga dans
la commune rurale de Dapelgo (Région de Oubri) des kits scolaires. Le don est venu d’un fils de la localité, El hadj Boukaré Ouédraogo, Président-directeur général (PDG) du groupe Société de commerce moderne (SOCOM Bur-kina). « Quand j’ai commencé la classe de CP1 dans les années 1980, c’était sous un arbre que l’enseignant nous dispensait les cours. C’était sur un tas de sable que nous avons appris à écrire.

Aujourd’hui, nous rendons grâce à Dieu. C’est pourquoi, j’ai décidé de soutenir mes petits frères », a-t-il relaté. Le donateur pense à travers son geste, apporter sa contribution à bâtir un Burkina meilleur et résilient dans un contexte de défi sécuritaire. Aux bénéficiaires, il les a invités à travailler avec assiduité et à respecter leurs parents et leurs enseignants. « Vous avez en vous la capacité de transformer vos rêves en projets concrets. Les fournitures scolaires sont essentielles pour la réussite scolaire », a-t-il lancé. El hadj Ouédraogo est convaincu qu’éduquer un enfant, c’est investir dans le capital humain qui fait marcher la société en créant un environnement propice, à la tolérance et au respect des différences culturelles.

« L’éducation nous offre les outils pour comprendre le monde, pour questionner, pour innover et pour participer activement à la vie de la communauté », a-t-il précisé. Il a rendu un hommage aux enseignants pour leur dévouement et leur professionnalisme.
« Vous êtes les artisans du futur, ceux qui plantent les graines de la connaissance et les accompagnent vers la maturité et l’autonomie », a-t-il loué.

« Les enseignants sont des artisans du futur »

Il a alors annoncé des remises de kits scolaires à une cinquantaine d’écoles à
Ouagadougou dans les jours à venir. Après les bénédictions des autorités coutumières,
visiblement émues par le geste d’un des leurs, le proviseur du lycée de Pèlègtenga, Justin Ouédraogo a rappelé que le donateur n’est pas à son premier geste. « Notre lycée a ouvert ses portes en 2019 avec l’appui du PDG du groupe SOCOM Burkina. Depuis cette date, il offre à chaque début d’année des kits aux apprenants », a-t-il indiqué. Il a appelé les enfants à se battre en classe pour ne pas décevoir le donateur.

Cet appel a reçu un écho favorable, car la représentante des élèves, Claudine Ouédraogo, a promis faire honneur à leurs parents et à leur bienfaiteur par le travail. Quant au directeur provincial de l’éducation pré-scolaire, primaire et non formelle de Bassitenga, Yacouba Guigma, il a relevé que les fournitures scolaires sont des outils de base de l’éducation et il souhaite que les élèves transforment les efforts du donateur en résultats en fin d’année. « Avec ce geste, vous avez les chances pour emprunter le chemin de l’école en toute dignité », a-t-il adressé. Soulignant que l’éducation est le plus grand chantier des autorités, il a rassuré les enseignants de sa disponibilité à les accompagner dans leur noble métier.

Adama SEDGO