Filière avicole : A la recherche du prix plafond du poussin de chair local

0

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques a organisé la rencontre de concertations entre les acteurs de la filière avicole, mercredi 8 octobre 2025, à Ouagadougou.

Des acteurs de la filière avicole se sont rencontrés, mercredi 8 octobre 2025, à Ouagadougou. En effet, ils ont répondu à l’appel du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques ayant organisé cette réunion d’échanges. Selon les organisateurs, il s’agit de trouver des pistes pour une meilleure organisation de l’écoulement des poussins de chair issus de la production nationale. Selon le représentant du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques,
Dr Rassablaga Dominique Sawadogo, le gouvernement a décidé de la suspension temporaire de la délivrance des autorisations d’importation de poussins de chair.

Cette mesure, à ses dires, loin d’être restrictive, suit une démarche volontariste qui veut stimuler la production nationale, renforcer la compétitivité de la filière et créer davantage de valeur ajoutée pour l’économie nationale. Pour mettre en œuvre de façon effective et harmonieuse cette décision gouvernementale, il faut une concertation étroite entre les différentes parties prenantes, s’est-il convaincu. « C’est tout le sens de la présente rencontre, qui vise à instaurer un dialogue constructif entre les pouvoirs publics et les acteurs de la filière, afin d’assurer une compréhension commune des enjeux, de lever les éventuelles contraintes et de convenir du prix plafond du poussin de chair local », a indiqué Dr Rassablaga Dominique Sawadogo.

« Pas de flambée de prix des poussins de chair local »

Les poussins de chair locaux ont vu leur importation suspendue temporairement par le gouvernement.

Au regard des discussions entreprises, il a assuré qu’il n’y aura pas une flambée des prix du poussin de chair local. Car, a-t-il justifié, les producteurs nationaux n’ont aucun intérêt à augmenter le prix, étant donné que la mesure gouvernementale est prise pour améliorer la production nationale. Cet exercice de dialogue et de respon-sabilité, a ajouté M. Sawadogo, est essentiel pour garantir la stabilité du marché, encourager la production locale et préserver les intérêts de l’ensemble des acteurs, du producteur au consommateur.
Le secteur avicole, a expliqué le représentant du ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, de par son potentiel économique et nutritionnel, représente un levier « important » de création de richesses et d’emplois.

L’aviculture est un vecteur « essentiel » de réduction des importations des produits avicoles qui reste encore tributaire des importations de poussins et de poulets de chair, entrainant d’importantes sorties de devises et sapant les efforts de valorisation de la production animale, a-t-il déploré. « Les politiques et programmes structurants se traduisent notamment par la mise en œuvre de l’Offensive agro-pastorale et halieutique pour la promotion des filières porteuses, dont la filière avicole cons-titue un pilier majeur », a soutenu M. Sawadogo. Quant au directeur général de la promotion de l’économie rurale, Ollé Arnaud Kam, il a confié que le conclave va permettre de trouver un accord avec les acteurs de la filière avicole moderne, à travers les dynamiques en cours. Ce, a-t-il soutenu, pour renforcer la chaîne de valeurs de cette filière.

« Nous partirons sur des propositions pour pouvoir exécuter les orientations et atteindre les objectifs. Avec les différents acteurs, nous allons aborder les enjeux de la mesure de suspension temporaire des autorisations d’importation de poussins de chair », a déclaré Ollé Arnaud Kam. Le directeur général de la promotion de l’économie rurale a également relevé qu’au cours de l’atelier, les participants vont accorder leurs violons en vue de trouver des canaux pour faciliter un bon écoulement de la production nationale de poussins de chair local. Les échanges devraient aboutir à des propositions concrètes, réalistes et équilibrées à même de consolider les bases d’une filière avicole nationale, forte, résiliente et durable.

Boukary BONKOUNGOU

Les enjeux d’une succession

L’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a un nouveau directeur général. En effet, son conseil exécutif a choisi, lundi dernier, l’Egyptien, Khaled El-Enany, pour succéder à Audrey Azoulay. Agé de 54 ans, Khaled El-Enany devient ainsi la première personnalité du monde arabe mais aussi le deuxième Africain à diriger l’institution. Cela, après le Sénégalais Amadou-Mahtar Mbow qui a également marqué l’histoire de l’orga-nisation. Avec comme slogan, « L’UNESCO pour les peuples » celui qui prend les rênes de l’orga-nisation mondiale, en quête de renouveau, a su convaincre, ces derniers mois de campagne politique plus d’un.

Rappelons que cet ancien ministre des Antiquités et du Tourisme de l’Egypte, égyptologue de formation, a très largement devancé, lors de l’élection, le candidat congolais, Firmin Edouard Matoko, rassemblant 55 voix sur 57. Ce qui se dégage de cette actualité est qu’elle est perçue, de l’avis de certains observateurs, comme une victoire symbolique pour l’Afrique.

Cela d’autant plus qu’être à la tête de cette institution internationale a, estime-t-on, l’avantage certain de renforcer la présence du continent au sein des grandes institutions, dans ce contexte de géopolitique mondial en constante évolution. Le nouveau directeur général, au vu du calendrier établi, prendra officiellement ses fonctions le 14 novembre 2025 prochain, après sa désignation formelle par la Conférence générale de l’UNESCO, prévue le 9 novembre à Samarcande, en Ouzbékistan. Pour ce que l’on sait, Khaled El-Enany, à la tête de cette institution au cœur des enjeux culturels et éducatifs mondiaux aura des défis énormes à relever.

Face à une institution accusée permanemment, à tort ou à raison, d’être politisée, espérons que l’ex-pensionnaire de l’université Paul-Valéry Montpellier, en France, saura mettre à profit son background pour recentrer l’orga-nisation sur ses missions fondamentales, au bénéfice de tous. C’est d’ailleurs conscient de cela qu’il dit « privilégier les délibérations techniques plutôt que la politisation de l’organisation, construire le consensus afin de préserver l’UNESCO comme un espace de rapprochement et de solutions, dans un monde en pleine tourmente ». Il a ensuite promis une feuille de route visant à moderniser l’organisation et la projeter vers l’avenir afin de permettre à l’UNESCO, d’agir vite et d’agir juste.

Mais, ce n’est pas tout. Le nouveau dirigeant de l’UNESCO devra travailler à diversifier les ressources pour pallier les retraits de certains pays et hisser l’organisation au rang de force de proposition, capable d’agir rapidement pour lui redonner son prestige d’antan et la positionner au firmament comme un acteur incontournable dans un monde en crise. On se rappelle le retrait fracassant des Etats-Unis pour diverses raisons, privant
l’organisation de 8% de son budget.

C’est dire que Khaled El-Enany devra s’investir à restaurer la crédibilité de l’UNESCO, attirer des financements alternatifs et mener des réformes audacieuses s’il veut renforcer son efficacité dans ses missions d’éducation, de sciences, de culture et d’information. Au total, son profil académique et sa sensibilité au patrimoine culturel ainsi que l’accompagnement de l’ensemble des acteurs pourront l’aider à faire face aux attentes politiques, diplomatiques des Etats membres, de plus en plus exigeants. Les quatre prochaines années de sa gouvernance nous édifieront.

Soumaïla BONKOUNGOU

VIe édition du dialogue intergénérationnel: un cadre de transmission des valeurs sociales aux plus jeunes

Le ministère de la Justice et des Droits humains a organisé, ce mercredi 8 octobre 2025 la VIe édition du dialogue intergénérationnel.

Les activités entrant dans le cadre de la seconde phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne se poursuivent.
Ce mercredi 8 octobre 2025, le ministère de la Justice et des Droits humains a réuni autour d’une même table des jeunes et personnes âgées pour des partages de savoirs et de transmission des valeurs sociales.

Le représentant du ministre chargé de la Justice, Bepoadi Sinini, a rappelé que ce dialogue intergénérationnel est un espace essentiel qui contribue à la consolidation de la paix et au développement durable. Et ce, en fixant des repères solides, en renforçant les liens entre les différentes générations, en établissant une compréhension commune.

« Susciter une réflexion autour de nos valeurs sociales, favoriser le partage de bonnes pratiques et des leçons de vie, amener les différentes couches sociales à s’approprier
ses valeurs cardinales, sont entre autres, les objectifs poursuivis par
le présent dialogue intergénérationnel », a-t-il précisé.

Et d’ajouter que cet élan s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de tout le peuple autour des idéaux et des orientations de la révolution progressiste populaire. Il a souligné que le thème central des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne « Pour l’ordre et la discipline, je m’engage », est celui qui est abordé tour à tour et sur tous ses angles par les différents panélistes. Car, a-t-il ajouté, ce thème invite chaque Burkinabè à la réflexion, quant à son engagement à cultiver des valeurs de patriotisme et de cohésion sociale et sa participation citoyenne aux actions de défense du pays.

Moussa Cissé, militaire à la retraite et panéliste, est revenu sur la nécessité pour les Burkinabè de se discipliner et de prendre en compte l’ordre, car le pays veut vaincre l’insécurité et se développer. « Les générations d’avant ont eu le temps de nous apprendre dans le dialogue intergénérationnel. Nous devons passer le flambeau, amener les jeunes à comprendre la nécessité pour toute personne qui vit dans notre pays ou qui vit ailleurs et sympathise avec notre pays, que l’ordre doit y régner », a-t-il insisté.

Adama SEDGO

Faso basket développement IIe édition: l’AS SONABHY s’offre Majestic en match d’ouverture

Lancée ce dimanche 5 octobre 2025 à Ouagadougou sous le signe de l’expansion et de la promotion, Faso basket développement (FBD), organisée par l’association éponyme a vu l’AS SONABHY s’imposer de justesse face à Majestic Basket Académie, marquant le coup d’envoi d’un mois de joutes sportives qui s’annoncent passionnantes. Avec 15 équipes engagées et des objectifs clairs de développement national, le FBD confirme son rôle de tremplin pour la balle au panier au pays des Hommes intègres.

Le match d’ouverture de la IIe édition de Faso basket développement, qui s’est tenu à la salle des arts martiaux de Ouagadougou, a tenu toutes ses promesses en termes de suspense. La rencontre a opposé l’AS SONABHY à Majestic Basket Académie et a offert
un spectacle riche en rebondissements. Dès le premier quart temps, Majestic Basket Académie a pris l’avantage (18-14). L’intensité de la partie s’est maintenue, conduisant à une parfaite égalité de 28 points à la mi-temps. Au retour de la mi-temps, Majestic a de nouveau, créé l’écart au troisième quart temps, menant (46-38).

Cependant, l’AS SONABHY n’a pas abdiqué. Grâce à un dernier quart temps maîtrisé, l’équipe a réussi à remonter son déficit pour finalement s’adjuger la victoire sur le score final de 59 à 54. Une performance qui lance la compétition de la meilleure des manières. Le président du comité d’organisation de cette deuxième édition, Romuald Ouédraogo, a profité du lancement pour souligner les avancées du tournoi.

La principale innovation réside dans l’augmentation significative du nombre d’équipes participantes, passant de 11 l’année précédente à 15 formations de Ouagadougou cette année. Trois nouvelles équipes ont rejoint la compétition, un signe, selon lui, de l’intérêt croissant et de la crédibilité de l’événement. Pour le déroulement de la compétition, les 15 équipes sont réparties en trois poules de cinq. Chaque équipe jouera quatre matchs lors de la phase de poules. Les deux meilleures équipes de chaque poule, ainsi que
les deux meilleures troisièmes, se qualifieront pour les phases finales (quarts de finale, demi-finales, et finale). La finale est provisoirement fixée au 22 novembre 2025,
sous réserve du respect du calendrier.

L’Association Faso Basketball Développent (FBD), composée d’anciens et d’actuels basketteurs, s’est donnée pour mission d’apporter une “pierre de plus au développement du basketball sur le plan national et, pourquoi pas, international.” Le tournoi sert donc de vitrine et de plateforme pour maintenir ce sport et le niveau des joueurs. Pour encourager les athlètes, les récompenses financières ont été maintenues, avec une nouveauté, la prime pour l’équipe classée 4e.

Les prix sont répartis comme suit : Vainqueur : 500 000 F CFA, Finaliste : 300 000 F CFA 3e place : 150 000 F CFA 4e place : 100 000 F CFA. Malgré son succès grandissant, l’organisation du tournoi repose encore principalement sur les cotisations des membres de l’association et les dons des bienheureux donateurs.
Conscient de l’impact social et sportif du FBD, Romuald Ouédraogo, a lancé un appel vibrant aux sponsors et aux bonnes volontés pour soutenir l’événement. Un appui financier extérieur est crucial pour pérenniser et professionnaliser ce tournoi qui est désormais un rendez-vous majeur pour le basketball burkinabè.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Maracana Association Lagmtaaba de Bassinko: Ashura FC remporte la IIe édition

0

Le champion 2025 du tournoi de Maracana de la Cité de Bassinko est désormais connu. C’est l’équipe d’Ashura FC qui a décroché le titre de cette deuxième édition organisée par l’Association lagmtaaba de la cité de Bassinko (ALCIBA), au terme d’une finale palpitante contre Cobra FC disputée le samedi 27 septembre dernier.

Ashura FC est la deuxième équipe à s’inscrire dans le palmarès des vainqueurs du tournoi maracana ALCIBA après les Vétérans à la première édition. Elle a triomphé de Cobra FC lors de la finale disputée le samedi 27 septembre dernier. Après un score nul et vierge, Ashura FC s’est montrée plus décisive à l’épreuve fatidique des tirs au but (2-1). La rencontre a tenu toutes ses promesses en termes d’intensité, même si le temps réglementaire (deux fois 20 minutes) s’est soldé par un score de 0 but partout.

Malgré une large domination dans le jeu, l’équipe d’Ashura FC a manqué d’efficacité offensive face à une formation de Cobra FC très solide défensivement. Les finalistes malheureux ont su résister aux assauts répétés de leurs adversaires, jusqu’aux tirs au but. Cet exercice a aussi nécessité huit tireurs de part et d’autre, pour finalement tourner en faveur d’Ashura FC. Le capitaine des vainqueurs, Ouadio Arthur, s’est réjoui de cette victoire : « Le match n’a pas été facile parce que l’équipe que nous avons affrontée est une équipe qui défend très bien.

Nous avons poussé, mais c’est à la séance des tirs au but qu’on s’est départagé. » Leur mérite a été récompensé du premier prix composé du trophée, d’une enveloppe de 60 000 F CFA ainsi que de nombreux gadgets. L’équipe de Cobra FC, finaliste malheureux, s’est consolée avec une somme de 45 000 F CFA, des ballons, des gadgets et des jeux de maillots. Lassané Ouédraogo, président de l’ALCIBA, a souligné le succès de l’événement :
« nous sommes très contents de ce beau spectacle auquel nous avons assisté.

Les joueurs ont montré un fair-play sur le terrain, nous nous réjouissons vraiment de cette compétition ». Pour lui, l’objectif principal du tournoi est avant tout de renforcer les liens et la cohésion entre les résidents de la Cité de Bassinko. L’événement a également servi de cadre à une initiative citoyenne notable.
En effet, ALCIBA a récompensé les meilleurs élèves de la cité.

Elisée NIKIEMA
(Stagiaire)

Fonds de soutien patriotique: la diaspora burkinabè au Ghana et au Niger injecte plus de 22 millions F CFA

Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a présidé la cérémonie de remise de don au Fonds de soutien patriotique de la diaspora burkinabè au Ghana et au Niger, le mercredi 8 octobre 2025 à Ouagadougou.

Les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur continuent de répondre présent à l’appel du président du Faso à l’effort de paix. La diaspora burkinabè résidant au Ghana et au Niger n’est pas restée en marge à cet appel. Elle a remis leur contribution au Fonds de soutien patriotique (FSP), à hauteur de 22 225 700 F CFA, au ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, le mercredi 8 octobre 2025, à Ouagadougou.

La diaspora burkinabè vivant au Niger a collecté la somme de 12 225 700 F CFA. En ce qui concerne l’ambassade du Burkina Faso à Accra en République du Ghana, elle a organisé une deuxième édition des journées de mobilisation patriotique et culturelles en juillet dernier à Accra. Et cette activité a permis de récolter 10 millions F CFA. Le représentant de la communauté des Burkinabè vivant au Niger, Aly Tindano, a révélé que la communauté n’a pas voulu rester silencieuse à l’appel du président du Faso.

Le représentant de la communauté des Burkinabè vivant au Niger, Aly Tindano (droite), a confié que cette remise de chèque vise à soutenir le gouvernement burkinabè dans ses efforts de reconquête du territoire national.

Car, depuis l’extérieur, elle voit les réalisations que le capitaine Ibrahim Traoré fait en faveur du développement de la Nation. Le délégué du haut conseil des Burkinabè vivant au Ghana, Romuald Sawadogo, par ailleurs président de la communauté burkinabè, a fait savoir que c’est un devoir pour eux en tant que diaspora de participer à l’effort patriotique, en s’engageant dans les différents chantiers de construction du pays. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a traduit la gratitude du gouvernement aux deux communautés pour la contribution au FSP.

Il a laissé entendre que l’appel du président du Faso, à revenir construire la Nation n’est pas vaine. « Au-delà de la mobilisation des ressources, nous sommes aujourd’hui des témoins du fait que le fonds de soutien patriotique est aussi un fonds de renforcement de la cohésion, un fonds de rassemblement de l’ensemble des énergies », a-t-il mentionné. Il a affirmé que la contribution que la diaspora apporte, qu’elle soit monétaire ou non, est toujours la bienvenue. « Chaque fois que vous parlez du bien, de paix de votre Nation, vous apportez une contribution. Chaque fois que vous renoncez à faire circuler des discours haineux sur votre pays, vous apportez votre contribution », a-t-il relevé. Il a souhaité que de telles initiatives continuent pour la construction de la Nation.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

 

Festival international panafricain de Nguékokh: la Xe édition Prévue du 10 au 20 octobre 2025 à Ouagadougou

La coordonnatrice du Festival international panafricain de Nguékokh (FIPAN), Fatou Weouli Balora, a animé une conférence de presse, mercredi 8 octobre 2025 à Ouagadougou, pour annoncer la tenue de la Xe édition.

Dans le cadre de l’organisation de la Xe édition du Festival international panafricain de Nguékokh (FIPAN), la coordonnatrice de l’événement pour le Burkina Faso, Fatou Weouli Balora, a organisé une conférence de presse le mercredi 8 octobre 2025 à Ouagadougou. Face aux journalistes, elle a confié que la Xe FIPAN se tiendra du 10 au 20 octobre 2025 dans la capitale burkinabè. Mme Balora a indiqué que le FIPAN est un évènement culturel, politique et éducatif panafricain réunissant des jeunes, des femmes, des acteurs de la société civile, des artistes, des militants et des personnalités politiques provenant d’Afrique et de la diaspora.

Pour elle, le Festival international panafricain de Nguékokh se veut un cadre synergique de dialogue et de sensibilisation sur les enjeux et les défis de souveraineté, d’unité et de développement du continent africain. « Ce cadre unique en Afrique de par sa démarche, constitue un espace d’éducation civique et populaire mobilisant les jeunes du continent et de la diaspora » a-t-elle martelé. A l’entendre durant 10 jours des panafricanistes du continent et de la diaspora vont promouvoir et se réunir autour des questions essentielles concernant les enjeux et défis à promouvoir sur le plan social, politique, environnemental, économique, culturel, etc. Fatou Weouli Balora a également confié que le FIPAN a pour objectif de promouvoir la participation massive, active et consciente des africains au processus de transformation économique, politique et culturel de l’Afrique, tout en incitant la diaspora à mieux s’intégrer dans le dispositif de prise de décision.

Au programme des activités selon la coordonatrice du FIPAN, il est prévu des panels et conférences, des débats et arbres à palabre, des activités culturelles, expositions-vente et des rencontres B2B. Pour le responsable de la commission scientifique et innovation culturelle du FIPAN Salam Abdoul Koussoubé l’événement est un rendez-vous du donner et du recevoir. Pour ce faire il a appelé tous les jeunes panafricanistes à s’approprier les activités de l’édition 2025. « Nous voulons que les africains prennent à bras le corps leur avenir dans le concert des autres peuples du monde », a-t-il conclu.

Evariste YODA

 

Conducteurs et transporteurs tombés du fait du terrorisme: la Présidence du Faso offre des kits scolaires à 187 orphelins

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a organisé la cérémonie de remise symbolique de kits scolaires à 187 orphelins de conducteurs et transporteurs routiers tombés du fait du terrorisme au Burkina Faso, mercredi 8 octobre 2025, à Ouagadougou.

La présidence du Faso se soucie des enfants orphelins des con-ducteurs et transporteurs routiers tombés du fait du terrorisme au Burkina Faso. En effet, le ministère de l’Administration territoriale, à travers la direction générale des transports terrestres et maritimes, a organisé la cérémonie de remise de kits scolaires offerts, par la Présidence du Faso, à 187 de ces enfants, mercredi 8 octobre 2025, à Ouagadougou. Séance tenante, ce sont quatre enfants orphelins qui ont reçu symboliquement leurs kits.

C’est le chargé de missions du président du Faso, Dominique Konombo, représentant le ministre-directeur de cabinet du président du Faso, le capitaine Martha
Céleste Anderson Dekomwin Medah qui a présidé cette cérémonie, 3e du genre. Dominique Konombo a salué la mémoire des conducteurs tombés lors des convois de ravitaillement dans les zones sous blocus. « Leur sacrifice, au-delà du devoir, témoigne d’un engagement rare pour leur pays, pour la vie, pour l’espoir. Ils ne portaient pas d’armes, mais ils ont combattu avec courage pour que d’autres vivent dignement », a -t-il laissé entendre.

« Un message fort d’espérance »

De l’avis de Dominique Konombo, au-delà de la valeur matérielle, ces kits scolaires portent un message fort d’espérance. « Continuez à croire en l’avenir, à vous battre, à étudier. Vous deviendrez demain les bâtisseurs du Burkina Faso de paix, de dignité et de justice que vos pères ont servi jusqu’au sacrifice ultime », a-t-il déclaré. Le directeur général des transports terrestres et maritimes, Sibidi Vincent Tougri, lui aussi, a rendu un hommage « mérité » à tous les chauffeurs et transporteurs tombés dans l’exercice de leur devoir.

Pour lui, ce geste n’est pas simplement une remise de fournitures scolaires mais un message d’espérance, une leçon d’humanité et un appel à la responsabilité. « L’acte posé montre que l’Etat reste aux côtés des plus vulnérables, que chaque enfant mérite une chance, et que le sacrifice de nos conducteurs tombés n’est jamais oublié », a confié M. Tougri. Le directeur général des transports terrestres et maritimes a aussi loué la résilience des familles endeuillées et la force des enfants bénéficiaires.

Au nom des bénéficiaires, le représentant du président de l’Union nationale des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), Dramane Doussa, a été reconnaissant aux « plus hautes autorités » du pays des Hommes intègres. « Nous remercions le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour cette marque d’attention et de considération à l’endroit de nos familles. Ce geste nous réconforte et nous encourage à poursuivre notre engagement aux côtés du gouvernement », a-t-il confié.

Dramane Doussa a saisi l’occasion pour réaffirmer l’accompagnement de sa structure à toutes les actions du gouvernement. L’une des bénéficiaires, Nassiratou
Ouédraogo, a remercié la Présidence du Faso pour ce geste. Elle a promis de bien étudier à l’école pour obtenir de meilleurs résultats et être récompensée les années à venir.

Boukary BONKOUNGOU
Mohamed LY
(Stagiaire)

𝐃𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐱𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́ : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́ 𝐛𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚𝐛𝐞̀ 𝐝𝐮 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥

‎En marge de sa participation au Forum Invest In Sénégal 2025, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a échangé avec la diaspora burkinabè établie au Sénégal, ce mardi 07 octobre 2025. Cette activité s’est déroulée à la résidence de l’ambassadeur du Burkina Faso à Dakar.
‎
‎La communauté burkinabè établie au Sénégal a accueilli avec enthousiasme cette initiative du Chef du Gouvernement portée sur un esprit d’écoute, de dialogue et de proximité avec ses compatriotes.
‎
‎ Étudiants, commerçants, travailleurs, responsables d’associations et se sont mobilisés pour échanger directement avec le Premier ministre sur leurs préoccupations, leurs attentes et leurs contributions au développement du Burkina Faso.
‎
‎A l’occasion de cette rencontre, le vice-président de l’Union fraternelle des ressortissants burkinabè au Sénégal, Honorat Tiendrebeogo, a félicité les autorités pour les divers acquis engrangés dans tous les domaines et pour toutes les victoires obtenues sur les différents fronts de la lutte contre le terrorisme.
‎
‎Il a énuméré quelques doléances relatives à l’acquisition d’une « Maison du Burkina à Dakar », les contraintes de la diaspora liés aux délais d’inscription dans la mise en œuvre des programmes immobiliers, la révision de la durée de validité du passeport à 10 ans et la révision de son coût d’établissement, la longue durée dans l’établissement de la CNIB, l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants burkinabè au Sénégal.
‎
‎Dans son adresse, le Chef du Gouvernement a salué la résilience et l’esprit de solidarité qui caractérisent les Burkinabè de l’extérieur.
‎
‎ Il a rappelé le rôle stratégique de la diaspora dans la construction d’un Burkina Faso souverain, prospère et uni.
‎
‎ »Vous êtes les ambassadeurs de notre Nation. Ce n’est pas parce que vous êtes des Burkinabè vivant au Sénégal que vous êtes moins Burkinabè que ceux qui sont au pays. Nous avons tous un destin lié et le sort du Burkina Faso doit nous préoccuper tous. Votre engagement, vos compétences et votre attachement à la Patrie sont des leviers essentiels pour notre transformation collective », a-t-il affirmé.
‎
‎En ce qui concerne les nouvelles du pays, il a rappelé la Révolution Progressiste Populaire en cours et qui est portée par l’ensemble des citoyens burkinabè, à travers l’adhésion massive aux différentes initiatives présidentielles et des enjeux de sécurité. « Aujourd’hui, nous avons fait le choix que nos ressources soient exploitées au bénéfice du peuple burkinabè. Nous savons que ce ne sont pas des décisions faciles mais nous ne sommes pas là pour choisir le chemin de la facilité. Car la révolution n’est pas un chemin facile mais un combat de survie », a-t-il soutenu.
‎
‎Il a également attiré l’attention de la diaspora sur la désinformation portée par certains médias de l’impérialisme ayant pour vocation à conditionner les opinions.
‎
‎Relativement à leurs doléances, il a fait savoir que certaines sont connues et que des actions sont en cours pour les solutionner, dans les plus brefs délais.
‎
‎Le Premier ministre a réaffirmé l’intérêt porté par le Gouvernement à la diaspora et sa volonté de créer un cadre favorable à l’investissement des Burkinabè de l’extérieur, notamment à travers des mécanismes incitatifs et des réformes administratives.
‎
‎Sur ce sujet, il a annoncé la mise en place d’un guichet unique de la diaspora qui devrait servir d’interface unique entre la diaspora et l’administration en vue de simplifier les démarches d’investissement au Burkina Faso.
‎
‎ Il a également encouragé la communauté à participer activement aux projets structurants portés par l’État, en particulier dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé et des infrastructures.
‎
‎Cette rencontre témoigne de l’importance accordée par les autorités aux citoyens, où qu’ils se trouvent, et à leur pleine implication dans la vie nationale.
‎
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment de capitaux : La Police Nationale démantèle deux réseaux de malfrats à Ouagadougou.

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, la Division des Investigations Criminelles (DIC) de la Police Nationale a réussi à démanteler, suite à des dénonciations crédibles, deux réseaux spécialisés de présumés malfrats qui s’étaient spécialisés entre autres dans la fraude fiscale, le blanchiment de capitaux, le faux et usage de faux en écriture publique et la fraude en commande publique.
S’agissant du premier groupe, ses membres, des dirigeants d’une société qui voulaient échapper au paiement des impôts et droits de leurs employés, ont procédé à la création d’une nouvelle société, et s’apprêtaient à la mise en liquidation de l’ancienne et ce, en violation des procédures en la matière, eu égard aux énormes dettes fiscales estimées à plus de 275.000.000 FCFA au titre des impôts et cotisations sociales à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.
Il ressort également que ces individus ne sont pas à leur premier forfait car la société qui était sur le point d’être liquidée a, en réalité, été elle-même créée des cendres d’une autre dont la liquidation n’a respecté aucune procédure légale.
Relativement au deuxième groupe, ses membres, spécialisés dans la constitution des dossiers d’appel d’offres, faisaient croire à leurs victimes et/ou complices qu’ils étaient à mesure de leur faciliter l’acquisition de documents techniques et administratifs demandés dans le cadre des marchés publics. Ainsi, sur la base de vrais agréments, ils faisaient usage des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour remplacer les identités des vrais détenteurs par celles de leurs clients. Il arrivait également qu’ils reçoivent des diplômes de personnes qualifiées contre rémunération, afin de leur faire passer pour des agents des entreprises soumissionnaires aux marchés publics et, après avoir réuni tous ces documents, ils constituaient les dossiers d’appel d’offres pour soumissionner aux marchés publics.
Il est à noter qu’un faux agrément de ce réseau a servi à l’obtention et à l’exécution d’un marché public dans la région des Koulsé.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont, au cours des différentes investigations, pu saisir plusieurs objets dont du matériel informatique, des centaines de documents et faux agréments techniques de plusieurs entreprises et ministères, des spécimens du diplôme BEPC et de fausses attestations.
La Police Nationale remercie tous les citoyens pour leur franche collaboration, leur sens élevé de patriotisme et leur engagement dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. Par ailleurs, elle les exhorte à poursuivre dans la même dynamique en dénonçant les cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !